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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 23:36

  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

COMMUNIQUE DES FDS: L’Armée dénonce un coup d’Etat / Ce que le communiqué des Fds ne dit pas
(Soir Info 13/12/2006)
( 13/12/2006)


Depuis plusieurs semaines, des Officiers, Sous-officiers et Militaires du rang des FDS ont été approchés par des civils et des militaires, en vue de leur participation à un coup d’état. Ce coup de force est prévu pour se dérouler entre le mardi 12 et le dimanche 17 décembre 2006, avec l’appui d’une force militaire présente en Côte d’Ivoire. Le déroulement de l’action inclut des assassinats d’autorités politiques et de chefs militaires, notamment le Président de la République, le Chef d’Etat-Major des Armées, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Commandant du CeCos, le Commandant du 1er Bataillon d’Infanterie d’Akouédo, le Commandant du Bataillon d’Artillerie basé également à Akouédo, le Commandant du Groupe d’Escadrons Blindés de la Gendarmerie à Agban, pour ne citer que ceux-là. Le cerveau de l’opération, une personnalité militant activement au sein d’un parti politique de la place, se trouve en ce moment sous la protection de ses parrains, après son exfiltration par voie lagunaire de l’hôtel où elle résidait. C’est le lieu d’appeler vivement l’attention de la communauté nationale et internationale sur les risques éminemment graves que font peser sur la Côte d’Ivoire de tels modes de pensée et d’action. La situation socio-politique de l’heure du pays est certes difficile, mais la Côte d’Ivoire et ses valeureuses populations n’ont pas besoin d’un tel scénario, qui ressemble fort étrangement à celui malheureusement conduit dans le pays frère du Rwanda, de par sa conception et l’identité de ses principaux acteurs connus. Les Forces de Défense et de Sécurité pour leur part, tout en prenant les dispositions et les mesures sécuritaires qui s’imposent, poursuivent les investigations aux fins d’en apporter davantage aux preuves irréfutables qu’elles détiennent.

Fait à Abidjan, le 12 décembre 2006 Colonel GOHOUROU Babri Hilaire Le Porte-Parole des FDS

mercredi 13 décembre 2006 par Source Porte-Parole des FDS



ANNONCE DE COUP D’ETAT: Ce que le communiqué des Fds ne dit pas
mercredi 13 décembre 2006 par Armand B. DEPEYLA

Véritable coup d’Etat déjoué ou simple mise en scène des Forces de défense et de sécurité (Fds) pour faire perdre les pédales aux militants du Rhdp qui menacent de sortir le 16 décembre prochain ? S’agit-il d’une action psychologique militaire pour “ enfumer ” l’opposition au point de le désarçonner et exercer un contrôle étroit sur ses leaders ? En tout cas, l’on se perd en conjectures, vu que le communiqué rendu public, hier, par l’Armée n’apporte pas d’éléments déterminants quant à la matérialité des faits. Comment ce coup d’Etat a-t-il été déjoué ? Y a-t-il eu des arrestations ? Si oui, où sont les prisonniers ? Qui sont-ils ? Le porte-parole des Fds, le lieutenant-colonel Gohourou Babri Hilaire, s’adressant, hier, à la nation ivoirienne, a affirmé, sans brandir la moindre preuve, qu’un complot civilo-militaire visant à assassiner le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, avait avorté. Mais le porte-parole des Fds est resté équivoque sur le lieu, la date précise, le commanditaire, le bénéficiaire, les acteurs et les moyens. En fait, le lieutenant Gohourou Babri est resté évasif sur un communiqué pour le moins laconique sur les circonstances de ce fameux complot. Ni indice, ni trace encore moins de nom n’a été avancé, laissant tout le monde perplexe. Pour parler en termes militaires, le porte-parole des Fds a laissé “ tout le monde dans un billard ”. Très rapidement, certains esprits ont vu, derrière ce communiqué, une volonté des militaires loyalistes, non seulement, de saper le morale de l’opposition, mais aussi, de donner un argument en béton au chef suprême des armées, Laurent Gbagbo, de décréter un “ état d’urgence ” en vue d’interdire la marche du Rhdp, prévue pour le samedi 16 décembre. Mais l’on ne peut pasa priori, rejeter la thèse d’un coup de force contre Laurent Gbagbo, ce d’autant que le processus de paix continue de subir des contrecoups, des incidents entre, d’une part, le Premier ministre et Gbagbo et d’autre part, entre Banny et le Fpi. Les rebelles, eux ne jurent que par les armes pour faire partir Gbagbo. Le climat est donc volatile et tout peu arriver à tout moment. Mais là où le bât blesse, ce sont, en général, des annonces, de façon spectaculaire, sur les antennes de “ vrais ou faux coups d’Etat ”, alors que des “ investigations ” sont en cours. Lesquelles investigations n’ont jamais abouti à des résultats concrets.

Coup d’Etat ou coup d’éclat ? Comme dans le cas d’espèce, les enquêtes se poursuivent, selon le porte-parole des Fds. Le communiqué des Fds s’est gardé de citer, nominalement, “le cerveau du complot ”, “ les parrains ”, “ la force étrangère ” impliquée dans le coup, le lieu de l’exfiltration, la cachette du commanditaire, et surtout le parti politique dans lequel il milite. Ces insuffisances ouvrent la porte à des supputations qui pourraient porter un coup à la véracité des faits. Aussi, ce “ coup de force ” avait-il été déjà éventré par la presse proche du pouvoir depuis une semaine. Par ailleurs, la coïncidence de la période d’exécution de ce fameux complot avec la manifestation de l’opposition, prévue le 16 décembre prochain, laisse à penser que ce sont plutôt les Fds qui veulent faire un coup contre l’opposition, soutiennent certains. De leur côté, les Fds restent convaincues qu’il s’agit bel et bien d’une tentative de déstabilisation du régime qui a échoué. “ Depuis plusieurs semaines, des officiers, sous- officiers et militaires du rang des Forces de défense et de sécurité ont été approchés par des civils et des militaires, en vue de leur participation à un coup d’Etat. Ce coup de force est prévu pour se dérouler entre le mardi 12 et le dimanche 17 décembre 2006 avec l’appui d’une force militaire présente en Côte d’Ivoire. Le déroulement de l’action inclut l’assassinat d’autorités politiques et de chefs militaires, notamment, le président de la République, le chef d’état major des armées, le Commandant supérieur de la gendarmerie nationale, le Commandement du Cecos, le Commandant du premier bataillon d’infanterie d’Akouedo, le Commandant du bataillon d’artillerie d’Akouédo, le Commandant du groupe d’escadron blindé de la gendarmerie à Agban, pour ne citer que ceux-là. Le cerveau de l’opération, une personnalité militant activement au sein d’un parti politique de la place, se trouve en ce moment, sous la protection de ses parrains après son exfiltration par voie lagunaire de hôtel où elle résidait ” souligne le communiqué de l’Armée.


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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