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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 21:59
Groupes armés : Kabila demande l’aide des voisins
(La Référence Plus 18/12/2006)
( 18/12/2006)


A l’issue de cette conférence, la Rdc a consenti 1 million de dollars pour le Fonds social pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs.
Comme il fallait s’y attendre, la conférence de paix qui vient de se tenir à Nairobi au Kenya a donné l’occasion aux « frères ennemis » des Grand Lacs africains de se rentrer dedans en s’accusant mutuellement de déstabilisation. Pour le congolais Kabila, les Etats de la région devraient s’impliquer pour aider le Congo à se débarrasser de ces bandes armées que notre pays n’a jamais invité et ainsi réunir les conditions de la paix du bon voisinage et de la renaissance des Grands Lacs pour le bonheur des peuples qui les composent. La question reste cependant de savoir si ceux qui accusent Kinshasa de servir de base arrière à ces bandes armées ont eux- mêmes une volonté réelle d’en sortir. Onze pays africains de la très troublée région des Grands Lacs se sont retrouvés jeudi et vendredi à Nairobi pour une conférence destinée à promouvoir une paix durable et sortir la zone du cycle des dictatures, des guerres et des génocides qui l’ont ensanglantée.

Cette conférence, sous égide et en présence du secrétaire général de l’ONU sortant, le Ghanéen Kofi Annan, et de son homologue de l’Union africaine, le Malien Alpha Omar Konaré, arrive au moment où renaît un fragile optimisme dans cette zone agitée par des drames : le géant de la région, la RDC, vient de vivre ses premières élections démocratiques en plus de 40 ans, confirmant au pouvoir le président Joseph Kabila, après avoir été la proie d’une sanglante guerre qui aura entraîné pendant cinq ans l’implication de six pays africains.

Un ambitieux Pacte de sécurité, de stabilité et de développement, élaboré depuis deux ans, y a été signé vendredi dernier. La conférence prévoit également faire le point sur les avancées de la paix régionale et prendre des engagements politiques en faveur du désarmement des milices, d’une meilleure gestion des frontières et de l’aide aux millions de déplacés de la région pour qu’ils retrouvent leurs terres et leurs biens.

Dans ce contexte, les Etats des Grands Lacs et ceux qui leurs sont frontaliers (Angola, Burundi, République centrafricaine, République du Congo, RDCongo, Kenya, Rwanda, Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie) ont signé un accord prévoyant que ces pays consacrent sur cinq ans deux milliards de dollars au rétablissement d’infrastructures dévastées ou inexistantes : construction de routes et mise en œuvre de services de base, comme moyen de désenclaver les zones de conflit pour ramener la paix.

“Tous les projets sont réalisables et tangibles, ce ne seront pas que des éléphants blancs”, a déclaré George Ola-Davies, porte-parole de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs.

Selon le rapport obtenu par l’Associated Press, un milliard de dollars sera consacré à la construction des 2.946 kilomètres manquants de la Transafricaine, du Kenya en Afrique orientale au Nigeria en Afrique de l’Ouest. Le projet de Transafricaine a été conçu dans les années 70, mais la plongée dans la guerre de l’Afrique centrale aura empêché que soit menée à bien la réalisation de la plus grande partie des 6.260 kilomètres de route.

Parmi les autres projets concrets figure la relance de l’exploitation du barrage d’Inga sur le fleuve Congo, qui a un potentiel de production de 40.000 mégawatts d’électricité mais n’en produit actuellement que 1.775.

La région des Grands Lacs, coeur de l’Afrique-RDC, Rwanda, Burundi a vécu dans les ténèbres depuis l’été 1994 et le génocide qui fit plus de 800.000 morts en 100 jours au Rwanda, et son effet domine sur les guerres civiles du Congo-Kinshasa qui ont fait entre 1996 et 2003 environ 3,3 millions de morts, la plupart des civils succombant aux maladies et à la faim, provoqué le renversement d’une des plus vieilles dictatures d’Afrique, celle de Mobutu Sese Seko, et entraîné dans le conflit six pays africains.

Ces conflits congolais, apaisés depuis 2003 malgré la poursuite d’affrontements sporadiques, ont aussi aggravé la guerre civile qui a ravagé le Burundi pendant 12 ans, causant la mort de 260.000 personnes, des civils pour la plupart, avant un retour au calme l’année dernière.

La première conférence par le Conseil de sécurité de l’ONU, s’était tenue en 2004 à Dar es Salaam, en Tanzanie. “Nous avons réussi à faire la paix au Congo, au Burundi et Rwanda. Les Grands Lacs sont beaucoup plus paisibles aujourd’hui que lorsque nous nous sommes réunis la première fois”, a déclaré Asha-Rose Migiro, ministre tanzanien des Affaires étrangères.

A Nairobi, la Tanzanie a cédé la présidence de ce forum au Kenya. Un secrétariat a été mis sur pied pour assurer la coordination des divers projets, les dirigeants réunis ont choisi un Burundais comme son premier secrétaire exécutif.

A l’issue de cette conférence la RDC a consenti 1(un) millions de dollars pour le Fonds social pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs.

(Ern.)

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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