Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 00:42

Ce dimanche au Sénégal

Wade : seul contre quatorze

Par  Pierre Emangongo

Quinze candidats sont en lice pour l’élection présidentielle de ce dimanche 25 février 2007 au Sénégal. Le président sortant Abdoulaye Wade part favori à cause de la désorganisation des leaders de l’opposition désunis à cette élection caractérisées par plusieurs tensions.

Les électeurs sénégalais vont se rendre aux urnes ce dimanche 25 février 2007 pour élire leur président de la république pour un mandant de sept ans à venir. Le président sortant Adboulaye Wade, âgé de 81 ans et au pouvoir depuis l’an 2000, va s’affronter autres 14 autres candidats en lice.

Il s’agit d’Idrissa Seck(48 ans d’âge), un des plus jeunes candidats, leader du parti Rewmi et ancien collaborateur de Wade ; Moustapha Niasse, plusieurs fois premier ministre au Sénégal et candidat d’une coalition de partis dénommée «Alternative 2007» ; Robert Sagna, ancien ministre d’Etat ayant totalisé 22 ans de présence dans un gouvernement ; Ousmane Tanor Dieng, candidat du Parti socialiste ; Landing Savané, candidat de la coalition «And Dégar Sénégal» (ensemble pour construire le Sénégal) ; . Abdoulaye Bathily candidat de la coalition «Jubbandi-Sénégal»(opposition radicale) ; Amath Dansokoh, ancien ministre communiste d’Abdou Diouf, journaliste de formation et leader du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) ; Mamadou Lamine Diallo, candidat indépendant ; Mame Adama Gueye, avocat et candidat indépendant ; Alioune Petit Mbaye, candidat indépendant ; Talla Sylla(âgé de 35 ans et le plus jeunes des personnes en lice), candidat de l’alliance Jef Jel (un parti d’opposition). Bamba Dieye, leader leader du Front pour le socialisme et la démocratie ; Modou Dia, ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite, candidat sans aucune étiquette politique mais mari de la nièce du président Wade ; Louis-Jacques Senghor, leader du Mouvement libéral pour le peuple sénégalais (MLPS) et neveu de l’ancien chef de l’Etat sénégalais Senghor.

Déjà les 17 et 18 février dernier, ils étaient 24 479 militaires et paramilitaires à accomplir leur devoir de citoyen, renseigne Leader Africa. Même pour le Sénégal, qui passe pour être une des locomotives du continent en matière de démocratie, c’était la toute première fois que militaires et paramilitaires votaient.

WADE FAVORI

Les partisans du président sortant Abdoulaye Wade sont plus que décidés de lui accorder leurs voix afin qu’il achève les différents chantiers en cours d’exécution.

Encore faudra-t-il mettre à l’actif du leader du PDS le fait qu’il bénéficie du soutien des marabouts et de chefs religieux : personnalités des élections présidentielles dans ce pays important de l’Afrique de l’Ouest.

Wade a également tiré profit de la désorganisation des candidats de l’opposition qui se présente à ce scrutin en ordre dispersé. Ce qui le permettra de se rallier plusieurs électeurs indécis.

Cette faiblesse s’est accentuée avec la position controversée de l’opposant Idrissa Seck qui avait fait dernièrement des va et vient dans l’arène du pouvoir Sénégalais, ouvrant ainsi la voie à toutes les spéculations.

Malgré son offensive verbale, nombreux sont des Sénégalais qui croient qu’Idi a conclu un accord secret avec son ancien mentor et que son discours ne servait que pour brouiller les cartes. Ils sont convaincus que Idrissa Seck pourra, le moment venu, désister au profit d’Abdoulaye Wade. Fait qu’il a nié, affirmant soutenir Tanir Dieng au second tour.

De même, certains analystes, estiment que parmi les 14 autres candidats en lice figurent de nombreux partisans du président Wade sous l’étiquette des indépendants ou de l’opposition.

On n’oubliera, cependant, qu’à l’instar d’autres présidents africains, Wade qui est l’organisateur de ce scrutin ne laisserait pas facilement battre, sachant pertinemment bien qu’il a encore le contrôle des institutions sénégalaises habilitées à valider les résultats électoraux. On l’accuse des intentions de fraude.

TENSIONS A VUE

L’élection présidentielle de ce dimanche risque d’être tendue. Car, la fin vendredi de la campagne électorale en a déjà planté le décor de la violence. Situation qui est, selon l’AFP, consécutive aux récentes violences à Dakar entre partisans du président sortant Abdoulaye Wade et de son ex-Premier ministre Idrissa Seck.

En outre, le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, condamnant la violence ayant émaillé la campagne électorale, suscite plusieurs réactions du gouvernement sénégalais.

Ce qui fait dire à un analyste que l’administration Bush risquera de formuler des critiques contre le pouvoir qui sortira des urnes sénégalaises.

Au bout du compte, il nous revient de prédire que le président Abdoulaye Wade risquera de succéder à lui-même en dépit du fait que le chômage a grossi le nombre de candidats sénégalais à l’immigration clandestine vers le vieux continent.

Partager cet article

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
commenter cet article

commentaires

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES