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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 20:12
A la recherche d’un citoyen “ Afrique centrale ”
(Le Messager 26/02/2007)


L’Udeac n’a pas réussi à accroître les échanges entre les pays de la sous-région ; ni à réduire les inégalités entre les pays membres. De ses cendres, est née la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Dans un extrait de la préface introductive à l’ouvrage sur les “ textes organiques de la Cemac, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée équatoriale, plante le décor. “ Après une longue période de maturation, la Cemac a définitivement pris son envol, le 05 février 1998, lorsque à la fin de leur 33ème sommet, les chefs d’Etat ont proclamé la fin de l’Udéac et la naissance de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ”. En optant pour une intégration sous régionale offensive, les dirigeants des pays de la sous-région Afrique centrale, étaient convaincus que le développement ne peut pas se faire de manière isolée. La création de la Cemac se justifie : par la nécessité de rechercher la convergence des politiques macroéconomiques de la sous-région, par la promotion de la libre circulation des capitaux, des biens et des services… Pour une meilleure affectation des ressources. C’est en comptant sur de telles perspectives que, dans l’intérêt général de tous, les réformes de 1990 sur la création de la Cemac et celles de 1994 sur la réforme fiscalo-douanière sont amorcées. Elles ont en commun le fait d’avoir identifié du point de vue économique, les raisons pour lesquelles l’Udeac n’a pas fonctionné.
Entre le 05 février 1998 et le 05 février 2007, neuf années sont passées. Mais la volonté des chefs d’Etat signataires, à créer le citoyen “ Afrique centrale ” ne s’est pas encore matérialisée. La distance entre le discours et la pratique démontre que l’adhésion à un grand destin communautaire reste un leurre. En plus de manquer de visibilité, l’élargissement progressif de la liberté de circulation, de résidence et d’établissement des populations n’est toujours pas perceptible. Neuf ans après, Le Messager questionne le bon sens de l’engagement des chefs d’Etat de la Cemac à créer une véritable institution sous-régionale. En une série de quatre tableaux. La série porte sur l’historique de la Cemac aux explications d’un praticiens des relations internationales en passant par différents instruments d’intégration sous-régionale.



Par Souley ONOHIOLO
Le 26-02-2007

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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