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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 16:41

QUAND LA PERSONNE DE KOLINGBA HANTE LE REGIME DE BANGUI



Grand K garde t-il toujours le même charisme d'antan?
Par un communiqué de presse en date du 28 décembre 2006 signé par le Secrétaire Général du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) Pascal Koyamene, le parti du Général d'Armée André Kolingba dénonce l'acharnement du pouvoir de Bangui contre la personne de leur leader. Dans ce même communiqué, le RDC a fait savoir que lorsque le général d'armée André Kolingba était parti en France pour des soins, les éléments de la Garde Présidentielle étaient disposés chaque nuit à l'entrée et à la sortie de la résidence de l'ancien Chef d'Etat. Pourquoi faire ? La question demeure en suspens !
Aussi, on affirme du côté du RDC que le 27 novembre 2006, le Secrétaire Général dudit parti a été reçu par le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique qui lui faisait comprendre que deux fiches, comprenez bien deux fiches parvenaient sur la table dudit Département. La première émanant de la Direction de la Police centrafricaine faisait état d'un probable coup d'Etat qui impliquerait le général d'Armée André Kolingba et la seconde, une correspondance privée qui parlait d'une quelconque opération militaire toujours avec la bénédiction de l'ancien Chef d'Etat. On voit là comment, la personne de André Kolingba constitue une hantise pour le pouvoir de Bangui qui voit la main invisible du Général d'armée dans les crises que traverse le régime de François Bozizé.
Mais diantre, pourquoi la personne de l'ancien Chef d'Etat Kolingba hante t-elle toujours les régimes qui lui ont succédé à la magistrature suprême de l'Etat centrafricain?
De Patassé qui succéda à celui-ci de manière démocratique en 1993 et de François Bozizé qui s'est fait légitimé à la suite des élections du moins démocratiques de 2005, ces deux Chefs d'Etat ont toujours gardé dent contre la personne de l'ancien Chef d'Etat Kolingba qui est devenu presque un cauchemar pour les présidents centrafricains.
On se rappellera qu'au lendemain du coup d'Etat manqué du 28 mai 2001 revendiqué par le Général Kolingba qui demandait à Patassé de démissionner et qu'il assurerait sa protection ainsi que celle de sa famille, sa tête avait été mise à prix (25.000.000 Fcfa). Malgré le soutien des « banyamulenge » du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et des libyens, les forces de défense et de sécurité n'ont pu mettre la main sur la personne de Kolingba qui est parti en exil forcé. Il rentrera au pays qu'après la chute du pouvoir de Ange Félix Patassé au profit d'un autre Général qu'est François Bozizé. A la tribune du Dialogue National, l'ancien Chef d'Etat avait solennellement demandé pardon au peuple centrafricain pour tous les déboires qu'ils ont subi du fait de ses agissements et même lorsqu'il était encore en fonction.
Sous le régime de François Bozizé qui a permis au président fondateur du RDC de retourner au pays, ce dernier qui déclarait par le biais de Mme Mireille Kolingba lors des festivités marquant le 19 anniversaire de la création du RDC qu'il n'est plus celui que beaucoup pensent être toujours le démon de la déstabilisation tant, son spectre continue de hanter les esprits de nos hommes politiques qui n'ont pas confiance en sa personne. A titre d'illustration et comme l'a souligné le communiqué de presse du RDC, en date du 22 mars et 12 septembre 2005, la résidence de l'ancien Chef d'Etat avait été visitée nuitamment par les forces de défense et de sécurité.
Même dans la lettre du Continent N° 508 du mois de décembre 2006, il est fait état de ce que le général d'Armée André Kolingba et certaines personnalités devaient passer un mauvais « quart d'heure » et ils n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention du deuxième conseiller à l'Ambassade de France à Bangui.
Ces différents cas de figure témoignent à suffisance que certaines personnalités politiques sont dans la ligne de mire du régime de Bangui qui voit en elles, la principale cause de ce qui se trame contre les nouvelles autorités.
Au delà de toutes ces tractations politico-militaires, l'on se demande pourquoi le pouvoir de Bangui qui suspecte depuis quelques temps certaines personnalités du pays ne mène que des actions saugrenues au lieu de les traduire devant la Justice, unique tribune pouvant permettre à l'opinion nationale et internationale d'être informée sur leur participation ou non dans la crise que traverse en ce moment le Centrafrique. Soupçonner des gens, sous-tend qu'on a des informations fiables et précises sur les actions subversives qu'entretiennent ces personnalités dans l'ombre à moins que ces accusations ne soient que dénuées de tout fondement.
Ces fiches qu'on fait parvenir à tout moment sur la table du gouvernement peuvent aussi être des pistes à explorer mais également, des moyens de nuisance pour certaines personnes qui aimeraient en découdre avec d'autres ou bien, se tailler une place aux côtés du soleil. Elles ont fait des victimes innocentes dans ce pays et elles ont encore du chemin à faire dans un pays où, les faiseurs de fiches ne mangent que sur la table du roi en offrant sur le plateau, la tête des autres.
Qu'à cela ne tienne, la personne de André Kolingba, président fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain hante les esprits au point de devenir un cauchemar pour les princes qui nous gouvernent.


Vendredi 05 Janvier 2007
Harly _ Schengen

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans CE QUI FAIT DEBAT SUR NOS FORA
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