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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 18:01

SOUPÇON DE COMPLICITE AVEC LA REBELLION ARMEE : DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT VISES



Le processus de paix et de réconciliation nationale engagé depuis l'Accord de Syrte n'exclut pas le souci de complicité avec la rébellion armée qui pèse sur certains membres de gouvernement et autres personnalités politiques considérés à tort ou à raison comme les « cerveaux rebelles ».
Ainsi, le Président de la République reste personnellement convaincu que les exactions rebelles dans le Nord Ouest (Markounda, Kabo, Paoua, Bemal, Sido) sont à l'actif du MLPC et de ses responsables.
Pour lui donc, ce sont bel et bien les natifs de l'Ouham Pendé qui sont à la base de cette rébellion et qui l'animent de l'intérieur comme de l'extérieur. C'est un doigt accusateur qui est ici directement pointé sur l'ex Président Patassé, Prosper N'douba et d'autres caciques de son régime qui jubilaient déjà l'idée de voir le MLPC revenir au pouvoir par la petite force, c'est-à-dire au moyen d'une rébellion armée ou d'un coup de force.
Des personnalités comme Dondon Konamabaye, considéré comme le ‘‘patassiste des patassistes'' savent pour leur part les soupçons qui pèsent sur elles. Seulement la dernière session de la cour criminelle n'a pas été capable de jeter son filet sur ces « cerveaux rebelles » aujourd'hui libres comme le vent. Car seule une justice forte et indépendante est à même d'établir la vérité sur un dossier aussi sensible et épineux. Mais il n'en demeure pas moins que nombre de personnalités originaires du Nord ouest sont encore dans le collimateur du pouvoir de Bangui malgré les nombreux appels au dialogue politique à la réconciliation et au règlement pacifique des conflits en République Centrafricaine.
Ce n'est pas la très grande confiance qui règne au sein du gouvernement de Monsieur Elie Doté. Déjà, au départ des événements graves du nord Est avec les prises successives de Birao, Ouadda, Ouadda-Djallé, Sam-Ouandja, notre confrère « Le Monde de l'Éducation » avait clairement laissé penser que des cerveaux rebelles supposés seraient membres du gouvernement et que de lourds soupçons pèseraient sur eux venant des autorités du pays et en l'occurrence du général François Bozizé en personne. Pêle mêle, des noms avaient été cités comme ceux de Karim Meckassoua ancien responsable de la coordination des patriotes centrafricains « (CPC), Parfait Mbay ancien libérateur, Timoléon M'baïkoua Guy Moskit respectivement ministre d'Etat à la communication, ministre des Transports, ministre de l'urbanisme et de l'habitat et ancien conseiller en communication du chef de l'Etat aujourd'hui en disgrâce et exilé en France.
Ce serait encore de simples rumeurs de journaliste si le Président de la République n'avait pas confirmé ces accusations à l'occasion des festivités du 1er décembre 2006 dans la capitale de la Nana-Mambéré (Bouar). À Bouar en effet, le chef de l'Etat n'est pas passé par quatre chemins pour pointer un doigt accusateur sur certains membres du gouvernement sans les nommer. Mais ce n'est qu'un « secret de polichinelle », puisque l'opinion, publique sait à peu près quelles sont les personnalités visées.
Cette opinion s'attendait à ce que le président de la République donne un grand coup de pied dans la fourmilière de ces « cerveaux rebelles » à travers un remaniement en profondeur de son gouvernement où des « têtes de turcs » ou de simples « boucs émissaires » sont dans la ligne de mire du pouvoir de Bangui.
Des conseils de ministres sont parfois le théâtre de propos outrageants à l'égard des ministres soupçonnés sans que le chef de l'Etat ne lève le petit doigt pour assurer une véritable police des débats. Mais l'on pense que le processus de paix engagé depuis l'Accord de Syrte devait stopper ces soupçons et ces accusations qui fussent de partout. C'est oublier que Bozizé et certains de ses proches ont l'accusation tenace.
Ainsi, des sources concordantes et proches des milieux parisiens et gabonais, François Bozizé et certains de ses ministres accusés auraient eu récemment des explications musclées en présence du Président Omar Bongo Odimba, le parrain N° 1 » du chef de l'Etat centrafricain. Comme quoi, les problèmes centrafricano centrafricains et l'avenir de la République Centrafricaine se décident encore à l'extérieur et en dehors de la volonté des centrafricains ou du peuple centrafricain. De fait, les problèmes centrafricano centrafricains sont devenus un sujet de préoccupation d'une « confrerie » sous régionale à laquelle appartiennent des Chefs d'Etat tels Denis Sassou-Nguésso, Idriss Deby, Omar Bongo Odimba, François Bozizé et certains membres de leurs gouvernements respectifs.
Au nom de cette confrerie donc qui veille sur la République Centrafricaine, le Président Omar Bongo Odimba aurait exigé de leur homologue François Bozizé les preuves irréfutables des accusations portées sur certains membres du gouvernement centrafricain. C'est la condition ultime pour qu'il tranche la question et qu'il s'occupe personnellement de ces ministres récalcitrants. Indépendance nationale, ou es-tu ? Toujours est il que, l'épée de Damoclès pèse encore sur certaines têtes.

Mercredi 21 Mars 2007
Jean Ding Kpi

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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