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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 14:55
RCA : la réalité de notre pays !!!  
   
Compatriotes et Amis,
 
Pour faire suite à ton analyse plein d'aplomb et de bon sens, je dirais simplement pour ma part que l'analyse de l'histoire politique de notre pays, la République centrafricaine depuis l'indépendance jusqu'à aujourd'hui atteste non seulement que la RCA, est un pays d'un éternel recommencement, mais qu' aussi cette histoire a été construite exclusivement par une seule génération. La situation difficile de notre pays s'en ressent à tous les niveaux et je dirais même que c'est ce manque d'attractivité qui, de mon point de vue cantonne la majorité d'entre nous dans un désintérêt profond et cela se justifie même dans la banalisation des échanges sur nos différents foras.
 
Au commencement, Dieu créa l'Afrique et ses différentes nations. Il créa l'Oubangui-Chari, le Cameroun, le Tchad, le Zaîre, le Gabon, le Congo, le Soudan etc..
Il donna au Congo et au Cameroun du pétrole et des pierres précieuses, une faune et une flore riche. Il en fit autant pour le Gabon. A l'Oubangui-Chari, il donna du pétrole, du diamant, de l'or, de l'uranuim, du fer, une forêt riche et dense, une terre fertile qui peut faire pousser des cailloux. Et il vit que cela était bon.
 
Ensuite, il créa les autres continents avec leurs pays respectifs. Il dota certains de ces pays de gaz naturel, de pétrole, de la mer riche en poisson, du fer et toutes choses utiles à la vie.
 
Puis, se retournant pour voir tout ce qu'il a fait, Dieu comprit qu'il fallait changer le nom de l'Oubangui-Chari. Pour ce faire, il choisit un homme, Barthélémy Boganda, qu'il fit d'abord son serviteur, oeuvrant comme prêtre de Dieu de l'Eglise. Il lui fit connaitre l'arrière-pays durant toute sa vie pastorale. C'est là qu'il toucha du doigt la misère de son peuple. Dieu décida de lui confier la mission de libérer ce peuple de la misère et la servitude. Aussi, toucha-t-il le coeur des Oubanguiens qui l'élirent par deux fois député à l'Assemblée coloniale française, puis premier maire de la capitale Bangui. Pour parachever l'oeuvre salvatrice à lui confiée, Dieu fit de lui le plus aimé de son peuple.
 
Devenu président du Grand conseil de l'Afrique Equatoriale française (AEF), il reussit à baptiser l'Oubangui-Chari, lequel devint la République Centrafricaine (RCA) le 01 décembre 1958. Dieu fit de lui le premier président du gouvernement provisoire de la Jeune République.
 
Mais juste au moment où l'oeuvre entamée commençait à porter ses fruits, Barthélémy Boganda devrait disparaitre le 29 mars 1959 dans des conditions pour le moins mystérieuses et dont les circonstances de sa mort sont encore inconnues de nombre de centrafricains.
 
Dans son amour pour son pays, il a donné l'intelligence et le savoir aux centrafricains pour bâtir leur pays. Mais aujourd'hui, à 48 ans, la RCA ressemble à une personne frappée de nanisme et de paraplégie. Un pays de la honte ?
 
Quand 48 ans après, les gens travaillent pendant des années sans être payés ! Est-ce encore concevable de nos jours ? Et ce normal dans un pays dit civilisé et ou constitué ?
Quand 48 ans après, l'instabilité et l'insécurité sont devenues les plats les plus consommés dans le pays !
Quand 48 ans après, les sectes, la drogue et la prostitution constituent les meilleurs refuges pour une jeunesse égarée et abandonnée à elle-même, lasse d'entendre des fausses promesses et d'attendre l'avènement du changement tant vanté !
Quand 48 ans après, les démons de la haine et de la division tiennent la vedette et imposent leur loi de la terreur et de la peur !
Quand 48 ans après, le clanisme, le tribalisme, le régionalisme, l'exclusion, l'impunité, les détournements et la mal gouvernance sont érigés en méthode de gouvernement !
Quand 48 ans après, les dirigeants font appel à l'armée coloniale pour tuer les fils du pays vivant paisiblement sur la terre de leurs ancêtres !
Quand 48 ans après, l'analphabétisme et la maladie pour tous tiennent lieu de programme de politique sociale !
Quand 48 ans après, l'armée se retourne contre elle-même et son peuple parce que vandalisée, clochardisée et humiliée par la hiérarchie politico-militaire !
 
Alors, Narcisse, à tout point de vue et à tous les niveaux, la situation est gravissime et je suis convaincu que c'est cette lassitude, cette incapacité notoire de nos gouvernants à sortir le pays de l'eau qui, à mon avis, génère parfois ce manque de motivation de beaucoup d'entre nous dans les échanges. Tout n'explique pas tout, car je suis convaincu que certains n'utilisent cette tribune que dans le seul dessein d'affirmer leur volonté de participer aussi à la mangeoire.
Oui, parmis nous, il y 'a ceux qui sont attirés par les lampions du pouvoir et qui veulent être bien placés dans le starting-block pour la course au partage et qui se servent uniquement des autres pour soutenir leur cause.
 
Pour revenir à la situation du pays, un pays imprégné de haine, feu, violence, pauvreté, impunité, insécurité, instabilité, non respect des droits de l'Homme, l'injustice etc... Un pays fortement humilié et trahi par ses propres fils. Pays vendu aux forces du mal, aux destructeurs étrangers et ses dirigeants. Pendant qu'autour de nous, les autres évoluent dans la paix, l'unité et la concorde, nous sommes constamment en recule sur le plan économique, social, politique etc... et ce, par notre faute, nous ne cessons de nous trahir.
Pour les initiés de la Bible, je confère ce passage tiré de mes lectures dans Esaie 33,1 il est dit " malheur à toi, qui détruis tout sans avoir subi la pareille, et qui trahis les autres sans qu'on t'ai trahi !
Quand tu auras fini de détruire, tu seras détruit à ton tour. Quand tu auras cessé de trahir, on te trahira toi aussi ".
 
Pour ce qui me concerne, les sujets de débats ne sauraient manquer, mais la question essentielle est l'atttractivité de la situation du pays et l'intérêt que les uns comme les autres peuvent y porter pour le renouveau de notre pays. Nous pouvons débattre de tous les sujets de manière responsable, sans passion, ni haine, jalousie, partie prix et ni démesure aucune. S'il ne faut prendre la plume uniquement que dans le but de plaire ou de jouer aux dougourous et en soutenant bec et ongles certains points de vue, mêmes erronés, alors, je préfère m'abstenir que de vouloir jouer aux guignols ou ouisti-ti comme le firent certains d'entre nous. Je suis convaincu qu'il ne s'agit pas d'être aux commandes du pouvoir ou faire partie de je ne sais quelle administration pour donner son point de vue ou faire des propositions avec le peu d'initiation sur tel ou tel sujet.
La RCA, depuis la période post-coloniale n'a connue qu'une seule génération d'hommes et de femmes politiques, une génération, qui s'essoufle et qui a montré beaucoup de limites et devant cet etouffement, elle n'est plus à même de redorer à ce pays cette image que Boganda souhaitait jadis pour ce pays.
 
Mais il faut croire qu'une nouvelle génération n'a pas encore vu le jour, en tout cas, si a elle déja vu le jour, elle a vraiment du mal à s'éclore, tant qu'elle est mal préparée et qu'elle commence du moins très mal.
 
Freddy BENINGA
 


FREDDY ERIC BENINGA

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Published by FREDDY ERIC BENINGA - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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