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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:42
RENCONTRE DU 30 JANVIER 2005 A BORDEAUX DE L'OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN.... COMPTE RENDU DE LA RENCONTRE DU 30 JANVIER 2005 ORGANISEE PAR L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE RELATIVE A LA CRISE INSTITUTIONNELLE ET SES CONSEQUENCES EN CENTRAFRIQUE (Communiqués 25/02/2005) Dimanche 30 janvier 2005 s’est tenue à MUSSONVILLE dans la commune de BEGLES à Bordeaux, la première rencontre organisée par l’Observatoire centrafricain de la bonne gouvernance avec tous les acteurs socio politiques de centrafrique. Le point d’orgue de cette rencontre, la crise institutionnelle provoquée par l’invalidation de certains candidats aux présidentielles de 2005 par la cour constitutionnelle de transition. Présents ou représentés : 1-Pour les partis politiques : - Alliance pour la Démocratie et le progrès (ADP) Bertrand Kemba - Front patriotique pour le progrès : Julien Lavodrama, Kpigné Francis - Forum Démocratique pour la Modernité (Fodem) Jean Mbalanga - Mouvement de Libération du Peuple centrafricain’ (MLPC) Clément Godame - Parti Démocratique Centrafricain ( PDCA) Emmanuel Mangot 2- Candidats indépendants : POUZERE Francis représenté par Joseph Makoudoubou de LONDO 3- Personnalités et élus locaux Mairie de Bègles ( Noël Mamère) représenté par son directeur de cabinet M. Merlette Le Président des verts de Bègles, Narcisse Kamagnawode La secrétaire générale du bureau des verts de Bègles 1- Cadrage du débat par l’animateur Première constatation, après discussion l’ensemble des participants pense qu’il faut organiser le débat sur la crise et ses conséquences, la richesse du thème le justifiant. Dans les faits, les discussions ont plus porté sur la genèse de cette crise institutionnelle et provoquée par l’invalidation par la cour constitutionnelle de transition de certains candidats aux présidentielles de 2005 ainsi que ses conséquences. Il a été proposé d'aborder la question en s'interrogeant sur : Les raisons de cette invalidation et le pourquoi de la médiation étrangère : 1- L’impossibilité des protagonistes à se mettre autour d’une table, 2- De s’interroger sur les causes exogènes et endogènes de l’implication du Président Omar Bongo dans la médiation d’une affaire centrafricano centrafricaine, 3- De mesurer l’impact que le non-déroulement de ces élections tant attendues par les Centrafricains ainsi que la communauté internationale afin de valider un retour effectif à l’ordre constitutionnel et démocratique. 4- De la prise de conscience des risques potentiels d’une guerre civile si les élections n’avaient pas lieu et aussi dans le cas ou chaque protagoniste réfutait les résultats de ces scrutins à venir. 2-- RAPPEL L’animateur et président de la séance M. Lucé Raymond BOMONGO a rappelé les principaux points de cette rencontre. : Ce sont les prévalences de la bonne gouvernance, l’unicité, l’éveil et le sens patriotique conditions siné qua non de la stabilité politique, de la paix et du développement socio économique de la république centrafricaine ; Cette crise ayant évolué, puisqu’une réunion s’est tenue à Libreville sous les auspices du Président Omar Bongo et cela a aboutit à un compromis entre les protagonistes, Ainsi, la plupart des candidatures invalidées ont été régularisées sauf celle de l’ancien Président Ange Félix Patassé, - Que faut il penser de cette crise ? - Quelles leçons devons nous en tirer ? 3- DEBAT : Le FPP, par la voix de l’un de ses représentants, M. Kpigné Francis a dénoncé la confiscation du pouvoir, de la presse, et la violation des actes constitutionnels par le président candidat Bozizé. Ce dernier a rappelé, les risques de la guerre civile si les résolutions de Libreville n’étaient pas mises en application dans les jours à venir. M. Kpigné Francis désigne l’actuel chef d’état et candidat le général Bozizé comme étant le responsable du blocage institutionnel, de l’insécurité grandissant par les actes de barbaries des « Zakawa » et de sa garde rapprochée qui continuent à terroriser le peuple centrafricain. L’ADP, représenté par, M. Bertrand Kemba, a mis l’accent sur ce qu’il appelle » la méthode qui choque » de Bozizé, en utilisant la cour constitutionnelle de transition pour régler ses comptes avec certains compatriotes candidats aux présidentielles de 2005 et plus précisément le candidat Gabirault qui a toutes les chances de gagner ces élections. Il s’interroge sur les compétences qui seront retirées à cette cour constitutionnelle de transition qui s’est montrée défaillante et qui seront donc affectées à la CEMI, M. Bertrand Kemba a demandé qu’une lecture de l’article 154 du code électoral soit faite dans l’optique d’éclairer l’assemblée à ce sujet. LE MLPC, par la voix de son représentant de la section Bordeaux en la personne de M. Clément Godame, est intervenu pour faire la genèse de cette crise et dénoncer le coup d’état du 15 mars 2003. Tout en apportant une touche particulière dans ses détails, ce dernier à fustiger la gestion de cette période transitoire qui d’après lui à causer beaucoup plus de souffrance au peuple centrafricain par manque de professionnalisme des acteurs du 15 mars 2003 qui n’ont pu présenter un vrai programme post crises. Répondant à la demande de M. Bertrand Kemba, Clément godame a donné lecture de l’article 154 du code électoral qui a écarté l’ancien chef d’état Ange Félix Patassé de la course aux présidentielles. Une explication détaillée du pourquoi du soutien du MLPC au candidat Ziguélé a été donnée FODEM, par le biais de son représentant de la section Bordeaux - Toulouse, en la personne de M. Jean Mbalanga 1er vice-président Fodem France, a tout d’abord dénoncé avec vigueur les conditions d’invalidation des candidatures aux élections présidentielles. Il a rappelé que normalement Bozizé ne devrait point être candidat et que cette volonté subite a entraîné le dérapage de la cour constitutionnelle qui lui facilitait le hold up électoral. Il a noté que l’issu de la crise à permis la contribution patriotique et démocratique du Président fondateur du Fodem M. Charles Massi. Il reproche au chef de l’état le mal gouvernance, le népotisme, le régionalisme et l’enrichissement sans cause. Le Fodem, réclame avec force, un retour rapide à l’ordre constitutionnel et démocratique. Pouzère Francis, représenté par M. Makoudoubou Joseph du parti londo a vilipendé la mascarade du chef de l’état Bozizé, depuis 1999 jusqu’à ce jour. Il lui reproche d’avoir confisquer la transition consensuelle et d’aiguiser de plus en plus son appétence du pouvoir. PDCA( membre du Kwa na Kwa), par la voix de son représentant de la section bordeaux Emmanuel Mangot a rejeté du revers de la main les avis qui tendent à présenter le Président Bozizé comme étant le seul responsable du blocage de la décrispation de la situation créée par la bévue de la cour constitutionnelle de transition. Répondant à la question de la confiscation du pouvoir et au prétendu hold up électoral par Bozizé, il affirme ne pas disposer de preuves probantes de ces allégations alors que le souci de son Président candidat est un retour prompt au processus constitutionnel et démocratique. Il s’interroge sur le fait, que la transition a été gérée par tous les partis politiques, ceux qui ont soutenu ou pas le coup de force du 15 mars 2003. Il note par ailleurs aucune démission de la part des acteurs de cette transition et estime qu’il serait malsain de décrier une seule personne « le Président Bozizé » comme ayant raté cette transition. Il a précisé que durant cette qui prendra fin le 13 mars 2005, et ne comprend toujours pas le pourquoi de toute cette agitation à l’approche des élections présidentielles. Répondant à la question de la médiation du Président Omar Bongo, il a répondu que le président Bozizé, en tant que démocrate et père de la nation, il a accepté cette médiation dans l’optique de reprendre le processus démocratique bloqué par des opposants. 4- Questions : Deuxième constatation, compte tenu de la densité du débat, une liste des intervenants a été dressée : Rongba Jean Pierre, Wandji, Gabato firmin, Viko, Kopogo, Bomongo Domino Il ressort de ces interventions quatre (4) questions fondamentales à savoir : 1- Les problématiques du transfère du pouvoir de la CCT à la CEMI ? 2- Le pourquoi de la médiation d’Omar BONGO 3- La problématique des alliances Fodem, Mlpc, Rdc, et autres qui ont toujours été des frères ennemis 4- Pourquoi, le front uni ne présente t’il pas qu’un seul candidat contre Bozizé ? 5- Pourquoi, nos partis politiques ne viennent devant les électeurs que pendant les échéances électorales ? 5-REPONSES : Concernant les alliances M. Jean Mbalanga 1er vice-Président du Fodem France a répondu que le front d’union national nécessite une coordination au sein des partis politiques pour donner une réponse politique forte à la crise générée par la volonté autoritaire de l’équipe au pouvoir. Pour le reste, le Président du Fodem M. Charles Massi a été toujours contraint à l’exil et à la prison. Au sujet de la problématique de la médiation du Président Omar BONGO, le représentant du MLPC Bordeaux, M. Clément Godame a précisé que le choix de ce dernier était normatif du fait que M. Omar Bongo connaissait très bien les soucis de notre pays pour y être intervenu à maintes reprises. Répondant à la question sur la présence des partis politiques juste à l’approche des échéances électorales, M. Lavodrama Julien a expliqué que le FPO est omniprésent par ses diverses actions dans les grandes villes françaises. Une demande au Président de l’observatoire centrafricain de la bonne gouvernance afin d’organiser une rencontre avec les compatriotes de Bordeaux, M. Lucé Raymond Bomongo lui a suggéré, cette réunion, du 30 Janvier 2005, pour une question de commodité et surtout de facilitation de contact avec les autres partis politiques souhaitant rencontrer les compatriotes de cette ville de Bordeaux. Emmanuel Mangot représentant du PDCA et de la convergence Kwa n Kwa a répondu à la question relative aux transfères de certains pouvoirs de la cour constitutionnelle de transition. Il a expliqué la nécessité de ce transfère car cela y va de la crédibilité de ces élections, et de la recherche du consensus national voulu par le chef de l’état Bozizé. L’intervention du directeur de cabinet de Noël Mamère M. Merlette Directeur du cabinet de Noël Mamère est intervenu pour remercier la pratique de la démocratie participative qui tend à se développer en république centrafricaine ainsi que ses acteurs. Il s’interroge sur la fonctionnalité et la partialité de la cour constitutionnelle de transition qui a invalidé certains candidats sans sanctionner la violation des actes constitutionnels du chef de l’état qui a déclaré sa mise en disponibilité qu’après avoir fait avaliser sa candidature. Il déplore l’incapacité des acteurs socio politiques centrafricains à pouvoir régler eux même leurs différents. M. Morlette informe la disponibilité de M. le maire Noël Mamère a aidé la communauté centrafricaine dans les différentes formations à savoir : -Le commerce équitable -L’environnement -la démocratie participative -le développement durable M. Morlette a relevé le point d’orgue de cette discussion soulevé par tous les participants, la probabilité d’une guerre civile dans le pays et s’est surtout interrogé sur le rôle effectif de l’union européenne dans cette gestion de crise. Le Président de l’observatoire centrafricain de la bonne gouvernance a pris la parole pour répondre au directeur de Cabinet de Noël Mamère. Une explication détaillée du rôle des différents acteurs dans la crise centrafricaine est donnée, il s’agit de l’union africaine, le Bonuca, l’Union européenne par le biais de la commission de gestion et prévention de crises de la sous région de CEMAC et des grands lacs et le comité de suivi du dialogue National. 6- Conclusion : Les partis politiques présents souhaitent que le processus constitutionnel et démocratique aille jusqu’à sa fin et que le code de bonne conduite signé par ces derniers soit, vite mis en exergue et application afin d’éviter tout dérapage anti démocratique pouvant faire basculer le pays dans une guerre civile. L'ordre du jour étant épuisé. La réunion a pris fin à 18 heures Fait à Bordeaux contact permanence: 0760145957 Animateur et Président de la séance : Lucé Raymond BOMONGO Président de l’observatoire centrafricain de la bonne gouvernance VEN 25 FÉV 2005 AUCUN COMMENTAIRE

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Published by CENTRAFRIQUE OPINION - dans BONNE GOUVERNANCE
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