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A VOS PLUMES

Dimanche 22 juin 2008
Sud Quotidien - SENEGAL
http://www.sudonline.sn/spip.php?article11914
À Mamadou Konté…
Pour que le soufflé ne retombe jamais
vendredi, 20 juin 2008 / Felix NZALE
C’était le mercredi 20 juin 2007, la veille de la fête de la musique. Un terrible coup du destin s’abattait sur le monde des arts et de la culture : Mamadou Konté tirait sa révérence. Tranquillement, à l’hôpital Principal de Dakar, le promoteur le plus acharné de la musique en Afrique faussait compagnie à ses camarades, non sans avoir tenu à jouer une dernière partition. Konté est parti, en effet, après avoir pris part, quelques jours plus tôt, à un grand séminaire sous-régional sur les stratégies de la lutte contre la piraterie et la contrefaçon des œuvres de l’esprit organisé sous l’égide du ministère de la Culture.

Habité par un esprit de refus et fidèle à ses convictions de « retour au pays » pour assurer un développement africain endogène, l’« homme au chapeau » est à l’origine du développement de la carrière de plusieurs artistes qu’il a découverts, au nombre desquels on compte Baba Maal, Manu Dibango, Ismael Lô, Touré Kunda, Kassav, Angelique Kidjo, Salif Keita…

À Dakar où il dépose ses valises après qu’il a quitté la France, il mène ses activités. « Africa Fête », la structure qu’il a créé en 1978 pour sensibiliser l’opinion à la condition des travailleurs immigrés s’élargit à la production discographique, et à la formation professionnelle et devient, très rapidement, la tête de pont du réseau d’opérateurs africains réunis au sein de la structure « Circul’A ».

Enfin, « Tringa Musique et Développement » est la structure qui a porté les diverses activités d’ « Africa Fête », en particulier le projet de mise en place de la Cité Internationale de la Musique Africaine, lieu de formation, de création, de diffusion et de distribution. Un modèle, faut-il le rappeler, de structuration du secteur musical en Afrique de l’Ouest.

En cette veille de la Fête de la musique, les pensées vont à celui qui, plus que quiconque, s’est battu pour que le soufflé de retombe jamais.

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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Vendredi 17 août 2007
Ces fils de présidents qui s'apprêtent à diriger
(Camer.be 17/08/2007)


L'exemple togolais, pays où Gnassingbé Eyadéma, après trente-huit ans de règne, a passé la main à son fils Faure pourrait en inspirer bien d'autres. Beaucoup d'observateurs soupçonnent des chefs d'Etats africains de vouloir emprunter cette voie.

Il se dit ainsi que le président égyptien Hosni Moubarak, au pouvoir depuis vingt-six ans, prépare son fils Gamal à lui succéder. En Libye, Mouammar Kadhafi, en poste depuis trente-huit ans, prend des dispositions pour que son fils lui succède.

On prête les mêmes intentions à Abdoulaye Wade, qui verrait bien son fils Karim diriger le Sénégal après lui. Parfois les choses ne se passent pas toujours comme on l'avait prévu. Au Tchad, l'assassinat du fils d'Idriss Déby entraîne une redistribution des cartes.

Au Togo, Gnassingbé Eyadéma a préparé, par petites touches successives, son fils Faure Gnassingbé à prendre les rênes du pays. Si bien que, le 5 février 2005, après le décès d'Eyadéma père, le fils a aussitôt été désigné président par l'armée. Ce choix controversé a été avalisé par la majorité des députés togolais grâce à une révision express de la Constitution.

Aujourd'hui, le successeur de Gnassingbé Eyadéma a réussi à se donner un vernis de légitimité après une élection en avril 2005, avec 60 % des suffrages exprimés.

Celui qui a hérité du pouvoir à Lomé [capitale du Togo] est le seul enfant du général Eyadéma a être entré en politique, à l'instigation de son père qui refusait que ses autres enfants descendent dans l'arène publique. Faure, avant de devenir président, exerçait les fonctions de ministre des Mines, de l'Equipement et des Télécommunications. Il était surtout le conseiller financier de son père pour les phosphates, la téléphonie et la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises "privatisées" installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé).

En Libye, Seif Al-Islam semble bien placé pour succéder à son père. Propulsé sur la scène internationale par son rôle, entre autres, dans l'indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie et du DC 10 d'UTA et, aujourd'hui, la libération des infirmières bulgares, ce célibataire de 32 ans aux allures de play-boy serait en piste pour la course au pouvoir.

L'architecte et peintre Seif Al-Islam, pour succéder à son père, dispose d'une machine de guerre : la Fondation Kadhafi. A la tête de cette organisation non gouvernementale, il est en fait le ministre officieux des Affaires étrangères libyennes.

Avant sa mort, Brahim Déby (assassiné le 2 juillet 2007 à Courbevoie, en France), fils du président tchadien Idriss Déby, avait occupé différentes fonctions au sein du pouvoir tchadien. Son père le destinait à sa succession. Diplômé en management d'une université de Montréal, au Canada, il avait été nommé secrétaire particulier du chef de l'Etat. Brahim était même surnommé "le petit président".

Mais, à N'Djamena [capitale du Tchad], il avait la réputation d'être un homme violent et imprévisible, capable de gifler des ministres en public.

Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade souhaiterait voir son fils reprendre sa place. Il en aurait fait la confidence au président français Nicolas Sarkozy. Expliquant au successeur de Jacques Chirac le bien-fondé de son choix, le chef de l'Etat sénégalais confie que c'est sur la suggestion d'un de ses amis français qu'il a décidé de mettre son fils à l'épreuve.

En Egypte, Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission politique du parti de la majorité (en septembre il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand). Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau gouvernement.

Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu'il est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait donner des idées à certains.


© sarkozy-afrique : Bakayoko Youssouf
Reactions
zo
L'Afrique dernier continent sur le plan economique mondial,et premier continent en longitivite des presidents au pouvoir,Il n;ya jamais eu a ma conaissance de chef d'etat a un mandat sans coup d'etat en Afrique laisser le pouvoir ou magouille -mafio politique.C'est soit disant nos parlementaires en general qui ne meritent pas leur place car le parlement et le pouvoir judiciaire d'1 pays doivent avoir des gens qui reflechissent pour le peuple et non pour s;en servir de ce peuple.Mettez ds les assemlees nationales les gens capables de contrecare le president et un systeme de justice fiable.Bien sur le noeud du probleme c'est qu'on ne se laisse pas exploiter par les pays occidentaux ou nos freres se laissent exploiter.J'ai fait une semaine au cameroun le mois passe,il fallait sugerer une proposition a un DG,j'ai rempli l'audiance etant arrive tot apres moi un indien a aussi rempli l'audiance le vigile a laisse entre l;indien devant moi je me suis revolte,l'indien me replique:LA PRIORITE AUX BLANCS COMME NOUS ET FRANCAIS,meme les indiens au Cameroun sont consideres comme les blancs ,ailleurs on recoit d'abord les nationaux,et il n;ya aucun secret contre les etrangers en Afrique,Bien sur les aficains comme M'BOLLO OUBLIENT LEUR HISTOIRE


© Camer.be 2005-2007

 

 

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par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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Jeudi 3 mai 2007
Aucun risque de dévaluation du CFA, selon Abdoulaye Wade
(La Tribune 03/05/2007)


Il n'y aaucun risque de dévaluation du franc CFA, a indiqué mardi à Bissau le chef de l’Etat sénégalais, Maître Abdoulaye Wade, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de l'agence de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) dans la capitale bissau-guinéenne.

Démentant les rumeurs d'une dévaluation du franc CFA, Me Wade a précisé que "si un pays estime que ses progrès économiques sont tels que sa monnaie est devenue forte, il peut décider souverainement de dévaluer sa monnaie.

Ce qui entraîne la compétitivité de ses entreprises et l’accroissement des exportations", mais ajoute-t-il, "il n’y a pas de risques de dévaluation du franc CFA par suite de difficultés économiques ou financières de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).


Pour le président sénégalais, "le franc CFA est une monnaie solide et convertible, car nous nous sommes assignés une véritable discipline monétaire", précisant que l’UEMOA a d’importantes réserves monétaires en France évaluées à 1.700 milliards d’euros placés sur les marchés financiers.


Selon le Chef de l’Etat bissau-guinéen, Nino Vieira, qui a présidé la cérémonie, l’adhésion de la Guinée-Bissau à l’UEMOA lui a permis de se doter d’une monnaie convertible, mais aussi d’accroître lss échanges commerciaux avec les pays de la sous-région.


La Guinée-Bissau a adhéré à l’UEMOA le 2 mai 1997, un an avant que n’éclate la guerre civile, rappelle-t-on. (pana)

 

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par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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Dimanche 25 mars 2007

Coordonnateur Général de la Convergence France  Europe


Chargé de Mission de la Diaspora
Ambassade centrafricaine en France
30, rue des Perchamps
75016 Paris.

Tél : 06 69 40 45 81

E-Mail : ouambodjento@...




     Paris, le 22 février 2007       



A la Très Haute attention de son ExcellenceFrançois BOZIZE Président de la RépubliqueChef de l’Etat
  



   Objet :     Rapport circonstancié relatif à la mission mixte gouvernementale en France


  

Excellence monsieur le Président de la République,



 
Vous avez bien voulu me confier, la gestion des centrafricains de l’étranger (Diaspora), je vous remercie pour cette marque de confiance et vous assure en retour de tout mon dévouement.

Je voudrais par cette occasion vous adresser ce rapport pour vous informer de l’issue de la mission mixte gouvernementale qui a séjourné en France du 11/02 au 23/02/2007.

Pendant mon séjour à Bangui où j’ai répondu à l’invitation de votre excellence pour assister à la réunion de la restructuration des comités de soutien, j’ai été informé qu’une mission mixte gouvernement, cabinet présidentiel se rendra en France pour informer les centrafricains de la diaspora, je fus sommé de regagner mon poste pour  assister cette mission.

 
Je suis revenu précipitamment en France dans le but d’organiser et faciliter la réalisation de cette mission. Deux réunions préparatoires ont eu lieu en France dans le but d’organiser efficacement les rencontres avec les compatriotes de la diaspora.

Le Ministre délégué Porte parole du gouvernement a envoyé une première note d’information pour fixer les dates et les lieux de ces rencontres qui devaient débuter le 06/02. Compte tenu de la signature des accords de Syrte la mission n’a pas pu effectuer le voyage initialement prévu. Malgré le report de ces dates qui ont été publiées par tous les moyens de diffusion (Internet). Le signataire de cette note n’a pas daigné s’excuser auprès de nos compatriotes qui avaient déjà bloqué leurs agendas pour assister à ces rencontres.

C’est finalement le 11/02 que  le groupe des cinq est arrivé en France. Un groupe est parti sur Bordeaux, il est composé  du ministre Fidèle NGouandjika et le conseiller Lévy YAKETE, l’autre groupe composé des deux Porte-paroles de la Présidence et du gouvernement Cyriaque GONDA et Simplice Aurélien ZINGAS et Thierry MALEYOMBO devant descendre à Lyon.

Il faut rappeler que compte tenu du report des dates de ces rencontres initialement prévues le 06/02 c’est plus de trois jours après que le ministre délégué transmet une nouvelle note d’information totalement incohérente dont je vous joins une copie. La lecture de ce document pourra vous donner une idée de la légèreté qui a conduit à la rédaction de cette note. Il s’agit tout simplement d’une grave erreur de communication lorsqu’il s’agit d’informer une masse de nos compatriotes.

 
Je tiens à préciser, qu’en tant que chargé de mission de la diaspora, et, malgré ma présence à Bangui, je n’ai jamais été associé à la  préparation de la dite mission, ni aux choix des villes retenues. La coordination KNK France Europe qui est actuellement le seul organe susceptible de fournir les informations et les indications pouvant faciliter la réussite de ces rencontres n’a pas non plus été associée à cette mission. C’est tout simplement sur un seul coup de fil du Porte-parole de la Présidence à titre personnel qui a chargé un ou deux membres de cette coordination pour leur demander de participer à cette mission. La coordination a bien voulu envoyer un compte rendu et relevé de conclusion de leur réunion au Porte parole pour donner son avis par rapport aux thèmes choisis et les lieux de ces rencontres (voir copie du compte rendu).

Malgré tout ce manquement, la coordination a tenu une dernière réunion le samedi 10/02 pour désigner les accompagnateurs, c’est ainsi que, J’ai personnellement accompagné le groupe de Bordeaux, Siméon ZIEM et Alain KOGALAMA ont accompagné le groupe de Lyon. Les deux rencontres ont eu lieu simultanément à Lyon en présence de 42 compatriotes et à Bordeaux avec 92 compatriotes.

Je peux affirmer aujourd’hui que cette mission a été un échec ou tout simplement des aventures personnelles ceci à plusieurs titres :

1/ Le choix du thème de ces rencontres

Comme l’a soulevé la coordination KNK France Europe dans son compte rendu du 3/02/2007 le thème choisi ne correspond pas à ce que nos compatriotes de la diaspora attendent de vos actions personnelles et celles du gouvernement. Il a été relevé lors des échanges que nos compatriotes attendaient plus que le thème des réalisations opérées sous votre impulsion. Il était souhaitable de venir faire des propositions concrètes à nos compatriotes qui attendent les réalisations des promesses que la coordination KNK a faites lors de la campagne ce qui a suscité leur adhésion à votre projet de société.

2/ le choix des grandes villes de France

De ce point de vue, je dirai aujourd’hui que le choix des ces villes répond à des convenances personnelles de la part des responsables de cette mission. Lorsque nous avons mené campagne pour votre élection, la coordination a sillonné la France et est à mesure de dire que la coordination dispose de la démographie exacte et de la sociologie de nos compatriotes dans les diverses villes de France.

 
La mission a prévu initialement se rendre dans les villes indiquées dans la note du ministre délégué. A ce jour seules les deux villes de Bordeaux et de Lyon ont été visitées, les autres villes ont été occultées et les deux Porte parole ont été portés disparus. Par contre le ministre Fidèle NGouandjika et le conseiller Lévy YAKETE ont à titre personnel rendu visite à une compatriote qui dirige une association à Strasbourg, ville qui n’était pas inscrite dans les plaquettes des rencontres.

Je profite de cette occasion pour saluer le courage et le dévouement du Ministre NGOUANDJIKA et du Conseiller YAKETE qui sont allés visiter cette association dont ils vous rendront compte de ce qu’ils ont vu.

 
Paris, la capitale de France qui comporte le plus grand nombre de nos compatriotes n’a pas été inscrit dans les plaquettes de cette mission au point que je suis assailli de questions auxquelles je ne peux répondre actuellement car la coordination et moi n’étions pas associés à l’organisation et aux choix des villes devant accueillir ces rencontres.

 
Lors des échanges avec les compatriotes, la mission a informé les compatriotes de la ville de Lyon qu’un car devait être affrété et mis à leur disposition pour aller vous accueillir à Cannes lors du sommet France Afrique. La veille de l’ouverture du sommet les deux porte-paroles, à la surprise générale, informent ces compatriotes pour leur dire que le quai d’Orsay a interdit la présence des particuliers à ce sommet pour raison de trouble à l’ordre public.

A ce jour nous ne savons pas par quel moyen la mission a été informée de cette interdiction car le seul interlocuteur du quai d’Orsay est notre représentation diplomatique alors que la mission a pour elle un caractère privé.

 
A la différence de Bordeaux où les compatriotes de cette localité ont eu à mobiliser la presse locale ainsi que les autorités  de la mairie de Bègles pour assister à cette rencontre, celle de Lyon  a été un fiasco total. Le nombre des participants était à peine 40 personnes pour une population centrafricaine estimée à 1000 personnes. L’organisation de la rencontre de Lyon a été confiée à une petite amie au conseiller, porte parole à la présidence qui a été remboursée sans présentation de la note de frais. Celle de Bordeaux a été faite en toute démocratie et l’organisation a par contre reçu le remboursement par le ministre NGOUANDJIKA et le conseiller Lévy des frais engagés

 
La mission s’est rendue à Cannes sans prendre un minimum de soin d’obtenir l’accréditation nécessaire délivrée uniquement par le quai d’Orsay, ce qui s’est traduit par l’interdiction et le refoulement de certains d’entre eux à accéder à la salle de conférence et au diner offert par l’organisation du sommet. Il a fallu une négociation avec les organisateurs du sommet pour que des badges de la presse  puissent être délivrés aux membres de cette mission.

La coordination knk avait déjà pris des dispositions pour qu’un accueil  digne soit réservé à votre excellence lors de votre arrivée à Cannes, une banderole était même commandée à cet effet mais hélas, la coordination n’a pas fait le déplacement de Cannes.
 
Les compatriotes ont manifesté un certain mécontentement par rapport à cet amateurisme de la mission qui a brillé par des incohérences dans les propos tenus lors des échanges à Lyon.

Cette mission qui a généré d’importants frais de mission et de charges (titres de transport, frais de mission et caisses d’avance) pour les caisses de l’Etat au détriment de certaines prioritaires de l’Etat a été pour moi un échec. Le budget alloué à chaque ville était disproportionné par rapport à la taille des villes et aux réalités locales. Certainement que les responsables et l’intendance de la mission rendront compte légitimement et fidèlement de la gestion financière de cette mission.

 
Des voix s’élèvent aujourd’hui en France pour dénoncer l’amateurisme de cette mission et le comportement irresponsable de certains membres de cette mission qui ont le plus pensé à se remplir leurs poches que de se dévouer pour la cause de votre excellence  et celle de notre pays.

 
Le spectacle que le Porte Parole de la Présidence a livré à l’hôtel Hilton est indigne de son rang. Ce dernier a fait venir les militants de son parti de Lyon, ainsi que sa petite amie pour les substituer aux membres de la coordination qui avaient introduit leur demande d’audience auprès de votre excellence, avec une copie auprès de monsieur l’ambassadeur Jean WILLIBYRO SACKO pour une séance de travail. Le Porte-parole a jeté un trouble en arrêtant sa liste et a conduit lui même cette délégation en lieu et place du chargé de mission de la diaspora. C’est ainsi qu’il a écarté de la liste monsieur Remy Feiganamo, militant knk de Lyon et Siméon Ziem membre de la Coordination de Paris, pour faire place à sa petite  amie venue spécialement de Lyon.

L’objectif des deux Porte Paroles est de liquider la coordination knk qui soutient votre excellence pour la remplacer par leurs hommes. Le Ministre NGOUANDJIKA et le Conseiller YAKETE sont mieux placés pour vous expliquer le quiproquo survenu entre eux et les deux Porte paroles à l’issue de l’audience que vous avez accordée à la Coordination.

 
J’ai tenu à vous rendre compte fidèlement de ce qui s’est déroulé en France lors de cette mission car à l’heure où je vous transmets cette note je compte repartir dans ces villes qui n’ont pas été visitées pour calmer nos compatriotes qui se sont sentis lésés alors qu’ils ont pris les dispositions nécessaires pour un échange avec la mission.

Je vous prie d’accepter, Excellence monsieur le Président e la République, Chef de l’Etat, l’expression de mes profonds dévouements.
   

Coordination Général de la Convergence KNK France Europe
Chargé de Mission de la Diaspora    



Maurice OUAMBO
 


Ndlr : Voici la preuve de ce que nous écrivions déjà il y a quelques semaines dans nos colonnes, que la mission en France des prétendus spécialistes communicants de Bozizé serait non seulement un fiasco mais occasionnerait de dépenses inutiles sur le budget de l'état et consisterait en une simple promenade pour ces mangeoiristes de KNK. C'est un triste épisode de plus à rajouter aux prétendues réalisations de Bozizé dont la présence à la tête du pays devient de plus en plus désastreuse chaque jour qui passe. Le courrier de Maurice OUAMBO alias Djento et ses aveux sont très édifiants à ce titre et se passent de commentaires

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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Jeudi 1 mars 2007
Boubacar Boris Diop : "Nous ne nous sommes pas assez battus contre la Françafrique"
(Le Courrier d'Abidjan 28/02/2007)


Vous revenez dans L’Afrique au-delà du miroir sur le génocide au Rwanda qui avait déjà fait l’objet d’un livre : Murambi ou le livre des ossements. Le Rwanda semblerait être une de vos obsessions…

Cela devrait être l’obsession de tous les êtres humains, car un génocide ne peut être comparé à rien d’autre. Ce n’est pas pour rien qu’on le définit comme le crime des crimes, comme le crime absolu, imprescriptible. S’agissant du cas particulier du Rwanda, il faut en parler aussi souvent que possible, car pour beaucoup de prétendues voix autorisées, la mort de plus d’un million d’innocents en Afrique ne mérite pas qu’on en fasse toute une histoire. François Mitterrand a ainsi déclaré en 1994 que sur notre continent un génocide «ce n’est pas trop important.»
Il y a eu beaucoup d’insultes publiques tout aussi grossières au sujet du Rwanda et d’autres tragédies et cela n’a pas calmé les ardeurs amoureuses de la plupart de nos intellectuels à l’égard de la France ! Pour se faire accepter à Paris, ils en rajoutent en dénigrant l’Afrique sur tous les plateaux de télé et dans les studios des radios. Comment s’étonner dès lors qu’il y a eu brusquement des tas de livres de soi-disant experts dans lesquels on nie les atrocités de la colonisation et de la traite négrière. Dans un sens, la manière dont est traité le génocide rwandais est exemplaire de toutes ces manipulations médiatiques sur les tragédies africaines. Au lieu d’incriminer une partie de la classe politique rwandaise, on explique l’évènement de manière assez simpliste par la culture de la violence soi-disant propre aux Africains. Cette façon de raisonner n’est curieusement appliquée qu’aux Africains, car je n’ai jamais lu quelque part que la Shoah c’est la faute de tous les Allemands ou encore moins de tous les Européens. Mais je crois que tout cet écran de fumée est destiné à faire oublier la responsabilité de l’Etat français et de certains hommes politiques bien connus en France.


Mais au Rwanda même il y avait cette haine et ce mépris d’un groupe ethnique pour un autre…

Je me permets de vous faire remarquer qu’on ne peut pas parler de ‘groupe ethnique’ au Rwanda. Les Hutu, les Tutsi et les Twa ne sont en rien des ethnies au sens scientifique du terme. Ils avaient à l’époque pré-coloniale le même Dieu, ils ont toujours parlé la même langue et aucun d’eux n’a jamais pu être identifié à un espace géographique. Chez moi au Sénégal, on peut parler des Wolof, des Sérères et des Al-pulaar mais pas au Rwanda. Ce serait trop long à expliquer mais on peut dire que grosso modo ce qu’on appelle ethnies au Rwanda renvoie à une certaine division du travail. C’est un point sur lequel tous les chercheurs sont d’accord. Cela ne veut pas dire que ce pays était homogène. Un pays sans conflits ni clivages cela ne s’est jamais vu sur la terre des hommes !
Je veux bien que l’on parle de la responsabilité du Rwanda mais pour moi cela veut dire, encore une fois, une partie de la classe politique rwandaise. En outre, cela ne doit pas faire oublier qu’au Rwanda la violence politique de masse sous cette forme particulièrement ravageuse est d’origine coloniale.


Vous mettez l’accent sur l’implication et la responsabilité de l’Etat français. N’est-ce pas trop facile d’accuser les autres ?

C’est une question qui est soulevée assez souvent et pas seulement en France. Les gens disent à peu près ceci : vous feriez mieux de balayer devant votre propre porte au lieu de mêler les autres à vos affaires. Mais ce sont justement les autres qui se mêlent de nos affaires ! Faire abstraction du rôle de la France dans son pré carré, c’est comme essayer d’écrire l’histoire de l’Irak de ces dernières années sans jamais mentionner le nom de George Bush. Il est vrai que ce dernier intervient au grand jour alors que l’action de Paris est plus souterraine. Malgré tout ça n’a absolument aucun sens de faire comme si Paris n’a ni bases militaires ni intérêts économiques chez nous ! A propos du rôle de la France au Rwanda, je ne veux pas me laisser entraîner dans des spéculations abstraites sur la question de savoir qui doit accuser qui. Je sais que c’est un piège et je ne vais pas tomber dedans. La bonne question est la suivante : les faits que l’on reproche à la France dans le cas particulier du Rwanda sont-ils avérés ? C’est juste de cela qu’il s’agit. Je pense simplement que tous les dirigeants politiques, même ceux des pays riches, doivent être comptables de leurs actes. Un génocide a eu lieu en 1994 et les principaux responsables, du côté rwandais, ont été arrêtés et sont jugés à Arusha. Il me semble normal que la même justice se saisisse du cas des citoyens français qui ont été accusés. Pour moi, le problème il est là. Si cette démarche n’est pas respectée, cela veut dire que la justice internationale c’est la loi du plus fort. Des autorités civiles et militaires sont accusées en France et leurs noms sont connus de tous. Sont-ils coupables ? Sont-ils innocents ? Il existe des instances judiciaires habilitées à se prononcer là-dessus. Dans la vie ordinaire, je ne vois pas un tribunal dire à un plaignant : vous vous en prenez tout le temps aux autres, votre plainte ne sera pas examinée, allez-vous en ! vous avez bien mérité ce qui vous arrive. Les accusations ne sont pas portées contre la France en général mais contre des citoyens français bien identifiés et il y a des faits, des dates et des lieux. Certains ont peur de la vérité et ils savent bien pourquoi.


Avec le Rwanda, on est dans la Françafrique, en somme ?

On est au cœur de la Françafrique. Et il a beaucoup été question de cette dernière il y a quelques jours. Ces quarante huit chefs d’Etat et de gouvernement africains autour du président français, c’était une cérémonie des adieux, il y avait comme une étrange mélancolie dans toutes ces effusions. Ce n’était peut-être pas seulement à cause du départ prochain de Chirac, qui rappelait à beaucoup de nos dinosaures que le leur était malgré tout bien proche. Pourtant, contrairement à ce qu’on a prétendu, l’Afrique n’était pas à Cannes. Le continent n’était pas là mais plutôt ses chefs d’Etat, les mêmes que l’on a vus il y a quelques semaines à Pékin. En fait, la Françafrique semble faire des complexes ces temps-ci. J’ai noté par exemple un détail révélateur à propos du sommet de Cannes. Cette fois-ci on l’a appelé dans la plupart des médias le sommet Afrique-France. Sans doute pour que les gens n’aient pas à l’esprit le mot inventé paraît-il par Houphouët-Boigny et popularisé par le regretté François-Xavier Verschave. Il y a, certes, des signes annonciateurs de la fin d’une certaine relation franco-africaine mais il serait bien naïf de s’y fier. La mort de la Françafrique est inéluctable mais elle n’est pas proche. Nous ne nous sommes pas assez battus contre elle et je pense qu’elle va s’adapter au nouveau contexte politique pour assurer sa survie. C’est d’ailleurs une des leçons que nous pouvons tirer de nos rapports avec la France : elle a toujours su rénover ses méthodes de domination sans jamais rien céder sur le fond. Dans les années soixante, elle a inventé les Indépendances et plus tard le discours de La Baule a été une habile manœuvre de diversion. Dans quelques mois, il y aura un nouveau locataire à l’Elysée mais son nom importe peu. Il ne va pas compromettre les intérêts français en Afrique pour nous faire plaisir. On ne fait jamais de cadeau à personne et les jeunes générations doivent constamment avoir cela à l’esprit.

Edwige H.

 

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par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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