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A VOS PLUMES

CENTRAFRIQUE NEWS

 

   














LA LIBERTE D'EXPRESSIVITE EST UN ATOUT MERVEILLEUX POUR LA DEMOCRATIE ET L'EVEIL DES CONSCIENCES POLITIQUES; SI TU VEUX FAIRE AVANCER TON PAYS, OUBLIES TON PASSE QU'IL SOIT SIMPLE OU COMPOSE  VIENS PARTICIPER A TON PRESENT POUR QUE TON FUTUR SOIT PLUS QUE PARFAIT    
LUCE RAYMOND BOMONGO
OBJECTEUR DE CONSCIENCE POLITIQUE




POLITIQUE

CONVOCATION DE LA REUNION DE KNK

 

(section de Bordeaux)

 

 

Une réunion de crise aura lieu à Talence :

 

Le Dimanche 08 novembre 2009 de 14h30  à 17h30

 

Cette réunion sera placée sous la supervision de :

 

Madame Solange PAGONENDJI NDAKALA Vice Pdte du bureau provisoire

 

Monsieur Claude LENGHA rapporteur

 

L’adresse de la salle ainsi que les plus amples informations vous seront communiquées ultérieurement.

 

 

Ordre du jour :

 

 Compte tenu d’une profonde crise qui mine le fonctionnement de son bureau du fait des agissements de son  actuel Président le nommé Monsieur Emmanuel MANGOT :

- refus répété de convoquer des réunions et la tenue d’une assemblée générale en dépit de l’insistance du comité de base KNK,

 

- indisponibilité pour des raisons inavouées.

 

- Refus de coopérer avec certains responsables du bureau pour de motifs limite tribaux…

 

Le Bureau politique a confié à ces deux personnalités, actuellement en mission en République Populaire de Chine, un mandat pour la mise en place du bureau définitif.

 

 

Pour le bureau exécutif,

 

Le 1er Vice Président Casimir M’BILO

 

 

Koyambonou lâche Patassé: ainsi sonne le glas politique de l'Ange
>
>
> Déclaration du bureau politique suite aux propos de Ange-Felix PATASSE
> Redacteur Chef
> 13/01/2009 10:20 pm
> Suite à une Interview donnée sur Radio Ndékè-Luka à Bangui, par Ange Felix PATASSE, le dimanche 28 decembre 2008, le Bureau Politque tient à retablir la verité par le present communiqué
> Déclaration relative aux contre-vérités du camarade Ange Félix PATASSE
>  
> Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a suivi sur les ondes de la Radio Ndékè-Luka, le Dimanche 28 Décembre 2008, la déclaration dénuée de tout fondement du camarade Ange Félix PATASSE, suspendu de toute activité par le Congrès Ordinaire du 23 Juin 2007 et qui s'est auto proclamé Président Fondateur du MLPC et qui selon lui serait créé à Bambari en 1962.
> Cette déclaration lunatique qui n'engage que son auteur et ses adeptes qui se prévalent de leur appartenance ethnique, tribale et régionale, participe de la crise interne provoquée et entretenue depuis fort longtemps par ceux-ci.
> Il importe de rappeler que le juge des référés et le Tribunal de Grande Instance de Bangui ont rendu et séparément dans cette affaire deux décisions de rejet de la requête comme mal fondée, décision de rejet confirmée par la Cour d'Appel de Bangui le 19 Décembre 2008.
> Suite à cette crise interne qui a engendré le dysfonctionnement du Parti, le Ministre de l'Intérieur a instruit la direction du MLPC par lettre n° 037/MICSP/CAB du 8 Août 2006 à l'effet de convoquer un Congrès Ordinaire prévu par les textes organiques aux fins de mettre un terme aux dissensions qui empoisonnent la vie politique nationale.
> Ainsi, le troisième Congrès Ordinaire de Juin 2007 a été convoqué de commun accord avec toutes les tendances exprimées et validé par le Ministère de l'Intérieur.
> Point n'est besoin de préciser la participation massive de tous les organes du Parti de l'intérieur et de l'extérieur.
> Le camarade Martin ZIGUELE a été élu démocratiquement, Président du MLPC, pour un mandat de trois ans conformément aux dispositions des Statuts et Règlement Intérieur en vigueur avec la première mission de conduire le Parti aux élections de 2010.
> Il est inadmissible et incompréhensible que le camarade Ange Félix PATASSE pourtant suspendu de toute activité pour indiscipline par le Congrès, organe-suprême du MLPC, puisse se targuer de la qualité de Président Fondateur du Parti comme seule personne habilitée à convoquer un Congrès, alors qu'il n'a présentement pas la
> légitimité.
> Il est aussi impensable et ridicule que le camarade Ange Félix PATASSE torde le cou de l'histoire en s'auto proclamant Président Fondateur du MLPC alors que toute la classe politique, y compris la population de la OUAKA connaissent les vrais Fondateurs de ce Mouvement créé dans la clandestinité le 22 Février 1979 à BANGUI, au quartier Ben-Zvi sous la paillote du camarade Francis Albert OUAKANGA, dont l'objectif était de combattre la dictature de BOKASSA 1er que le camarade PATASSE a accompagné dans le durcissement de son pouvoir dictatorial contre la population pendant plusieurs années.
> L'actuel Bureau Politique, conformément au 1er Congrès Ordinaire du MLPC tenu à Bangui en 1995 et présidé par le camarade Ange Félix PATASSE, Congrès au cours duquel l'historique de ce Parti a été fait et adopté, affirme avec certitude que le MLPC a été créé non pas en 1962 à Bambari par le camarade PATASSE mais, à BANGUI, sous l'Empereur BOKASSA 1er le 22 Février 1979 par :
> - PAMATOU PAMOTO Paul
> - MAZETTE Jacquesson (actuel 2è Vice Président du MLPC)
> - OUAKANGA Francis Albert
> - KOSSI BELLA Denis
> - BALEZOU Abdel Aziz
> En considération de cette réalité politique historique, le Bureau Politique du MLPC, conduit par le camarade Martin ZIGUELE, Président élu démocratiquement par le 3ème Congrès Ordinaire de Juin 2007, ne saurait cautionner de tels mensonges qui discréditent et déshonorent son auteur.
> Le Bureau politique du MLPC, résolument engagé pour la liberté, la justice, le progrès et la démocratie :
> - Demande à la Communauté Nationale et Internationale de ne pas se laisser abuser par cette plaisanterie de mauvais goût ;
> - Appelle tous les militantes, militants et sympathisants à demeurer sereins, vigilants et à resserrer les rangs du MLPC pour la victoire en 2010.
> Par ailleurs et conformément aux Statuts, au Règlement Intérieur et à la décision de suspension du camarade Ange Félix PATASSE adopté par le 3eme Congrès Ordinaire de Juin 2007, le Prochain Conseil Politique National (CPN) du MLPC se prononcera définitivement sur son cas.
> Pour le Bureau Politique
> Le 1er Vice Président
> Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU
> www.lemlpc.net

LES VRAIES RAISONS DE LA NON PARTICIPATION D'ANDRE KOLINGBA AU DIALOGUE INCLUSIF

LE Général André KOLINGBA n'est pas un lascard ou un retardé mental, c'est un fin stratège qui avait déjà préparé le terrain via internet, en annoncant sa non participation au dialogue inclusif du 5/12/2008 à Bangui.


Comme aimait le dire"PASCAL" tout est calcul....dans ce microcosme fin de citation


Notre général a bien tiré profits de l'expérience précédente des derniers dialogues inter-centrafricains ou la théatralisation des faits et gestes de nos politiques dont l'optique d'un coming back et du partage du fromage pourri  avait atteint son degré de paroxysme.


Un spectacle ubuesque  d'une rarissime intensité en bouffonnerie comme ils( les assassins,crimels économiques,vendeurs de rêves et pilleurs de la nation centrafricaine, ceux là même qui depuis 50 ans, monopolisent le pouvoir en accentuant  le degré de paupérisation du peuple)savent le faire deant , les micros et caméras:

 VERSER DES LARMES DE CROCODILES ET   DEMANDER LE PARDON ...QUEL PARDON A QUI ? ET POURQUOI ?  

Au lendemain de ce grand rendez-vous des invectives du genre "PARDON DU SERPENT A DEUX TETES" fusent sur les ondes de la radio nationale....

ET HOP NOUS VOILA REPARTI ENCORE POUR UN TOUR DE REBELLION...DE CRISE POLITIQUE,
INSTITUTIONNELLE,SOCIALE...ETC...


Quant à notre cher Général prétextant de son état de santé, a su déjouer le spectacle que lui reservait notre Ange NOIR (PATASSE) revenu au pays pour empocher comme le général sa pension d'ex chef d'état.


La deuxième explication de texte de l'absence du général au dialogue était due à l'insécurité plus que cela à la densité de son message lu par le sécrétaire de son part le RDCdans lequel, le général exige une TRANSITION CONSENSUELLE DEMOCRATIQUE.


Que veut dire cette expressivité? Le général comme le représentant des forces vives "UFVN" par le biais de Me POUZERE ont réclamé la démission du Chef de l'ETAT pour violation de la constitution, ce qui a fait sursauter tous les membres du KWA NA KWA dans l'hémicycle.

BOZIZE démissionnera t'il? En tout cas, faut pas trop rêver car à quelques mois des prochaines échéances présidentielles de 2010 et de surcroît lorsque l'on prend de bonnes habitudes de se servir des caisses de l'état  et les honneurs de la fonction qui s'y attachent, il devient difficile de lâcher prise....

Lucé Raymond BOMONGO
Objecteur de conscience politique
 

                             LE NOUVEAU BUREAU FODEM EUROPE BORDEAUX

                                                A FAIT SON ENTREE POLITIQUE

  

 

 

 

La salle municipale  LE POUJO,  sise 4 mails MENDES France 33600 Belgrave PESSAC a abrité le vingt trois novembre deux mille huit à seize heures, une réunion pour la rentrée politique du nouvel organe FODEM EUROPE.  Annoncée depuis deux mois, il a fallu l’annonce de l’ouverture proche  du dialogue « inclusif » pour précipiter les choses. En fait les raisons de ce retard viennent des calendriers qui se sont télescopés. U S C B (Union Sportive des Centrafricains de Bordeaux) très active, renouvelait ses instances dirigeantes et A C B (Association des Centrafricains de Bordeaux) tenait aussi ses assemblées dans la même période. La location de la salle  en vue de cette réunion fondatrice n’était pas facile.

 

Malgré un temps maussade et pluvieux des compatriotes se sont déplacés à cette occasion. Le dimanche est jour de repos en famille. Avec la pluie et l’obtention tardive de cette salle LE POUJO, les jeunes très  nombreux dans cette agglomération Bordelaise n’ont pas fait le déplacement par manque d’information, ou bien cette information leur est parvenue en retard leur week end  étant déjà organisé. Néanmoins la qualité des personnalités qui eux, se sont déplacés a compensée le nombre pléthorique de la masse. Maître GNOU  du barreau de Bordeaux, Monsieur SOW ASSANA, gestionnaire et formateur, Monsieur ZOE KASANGBA, Président de l’USCB, et bien d’autres éminents compatriotes comme le juriste ONDOMA GUY, l’entrepreneur  MBILO KASIMIR, l’informaticien MOKOLOMBOKA GISLAIN et bien sûre, des jeunes centrafricains venus s’instruire des enjeux politiques nationales.

 

Le climat politique centrafricain ne s’ait pas assainie. La multiplication des mouvances rebelles paralyse la modernisation de la société et décourage la bonne volonté des masses.

La période est propice au rôle des intellectuels en ce sens que l’histoire trouve toujours un rebond quand ils se mettent à agir par intérêt pour le peuple. Comment interpréter la libération des peuples opprimés, ont ils droit au bonheur, les élites sont elles vouées à la corruption, à la manipulation sans issu ?

 

Né d’une conscience au sein de la diaspora, parce que la lutte est une voie vers la compréhension de la vie en société, le FODEM a cherché à apporter un certain sens historique en combattant la corruption, le népotisme, le tribalisme, la dictature étatique. Notre génération croit d’abord aux valeurs de la société de l’information et de l’utilité sociale. Le développement de la science a permis une certaine  émulation sociale, ainsi chacun imagine se construire dans la vie selon des valeurs choisies et non subi par la naissance, la race, la classe.

 

C’est dans ce contexte de lutte pour  des valeurs démocratiques que la crise du Parti  est mise en perspective. Comment accroître la place de la diaspora dans la vie politique nationale, quelle stratégie pour contrarier la régression historique des politiques « a main nue ». Comment notre communauté Bordelaise entend participer à cette renaissance politique africaine.

 

Ainsi à seize heures trente, la séance est ouverte, Monsieur MBALANGA Jean président de séance donne la lecture de l’ordre du jour. Informations nationales et internationales, suivi immédiatement  de la présentation du contexte générale de la crise du FODEM. L’analyse atteste que le Président MASSI a pris une décision personnelle sans égard aux codes de bonnes sociétés, en mettant et Bangui et Paris devant les faits. Il n’est pas difficile de voir que la surenchère sur le marché des rebelles attire de l’argent, du pouvoir, et pourquoi pas forcer un destin national. L’image du Parti n’est pas sortie indemne, surtout sur le chemin menant aux échéances électorales prochaines.

 

Le Président de FODEM France condamne comme un acte manqué, le basculement dans la rébellion de son chef. Le Parti est de facto en situation de schisme idéologique, d’une part parce que la majorité de la base n’a pas suivie l’analyse ayant conduit à une position extrémiste en dehors de la ligne du congrès, d’autre part parce que les éléments réformistes et légitimistes dans le mouvement se sont violemment opposés au leader. Dès lors en retraçant l’histoire du mouvement, Monsieur MBALANGA Jean a fait remarqué que Bordeaux a récupéré l’héritage d’une organisation qui est née en son sein.

 

Dans une atmosphère détendue l’assistance a réagi, cherchant à comprendre la démarche politique de ce parti tantôt légitimiste, tantôt rebelle. En effet le FODEM à signé un accord de gouvernement en deux mille cinq, et il a participé autant le P U N au pouvoir sans interruption depuis trois ans. Prenant la parole Maître GNOU, témoin privilégié de l’époque, parce qu’il a connu les évènements de très prêt, à rappeler que la définition du mouvement par son créateur  avait précisément une connotation « ethnique ». MASSI allait en politique parce qu’il se donnait la mission de défendre les BAYA. Monsieur GNOU mettait donc en évidence d’après ce fait historique le rôle factice des cadres ne se réclament pas de la même origine. La complexité du pays se révélait subitement dans toute sa noirceur, d’où la difficulté d’inscrire la démocratie dans la réalité sociale. 

 

Des questions sont venues de la salle, comme celle de Monsieur KASANGBA ZOE, qui apostrophe le responsable de la séance, pour pointer l’absence du travail des Partis Politiques à Bordeaux, d’autant que la réputation de la ville reste importante. La réponse selon MBALANGA est que tactiquement, certains ne voulaient pas s’étendre sur le pouvoir actuelle. Néanmoins une réunion s’est tenue à l’hôtel Mercure Mériadec en deux mille six malgré des réticences. Au cours du débat il est apparu qu’un nouvel élan devait mobiliser les compatriotes pour que chacun apporte sa compétence dans l’intérêt de la société. Il a été promis donc la mise en place d’un cite de débat et d’information, construire le réveil de

 l’A C B qui est le cœur de notre communauté Bordelaise. Monsieur SOW ASSANA a suggéré que les autorités centrafricaines, de passage à Bordeaux, contribueront utilement  à donner des informations sur l’entreprenariat en Centrafrique, afin de faciliter la compréhension de la vie d’affaire dans ce pays.

 

 Cette réunion de recadrage communautaire autant que de fondation pour FODEM Bordeaux à balayé tous les sujets porteur d’intérêts pour une bonne action politique. A la question relative au Dialogue qui débute le cinq décembre, Monsieur MBALANGA Jean donne comme indicateur d’une évolution réussi, la liberté d’aller et venir dans le pays condition d’une prospérité économique.

 

Monsieur MBILO CASIMIR, co président de la séance, à fait une intervention pour situer, dans une culture de plus en plus facile pour la rébellion, les conséquences en terme de liberté, du droit des gens à vivre en paix. L’intérêt du débat est resté soutenu, animant une curiosité de plus en plus grande. Une échange riche qui a fait de cette rencontre un début positif.

 

Il faut noter que la communauté centrafricaine de Bordeaux et ses environs est l’une des plus importantes du grand sud ouest. Elle est composée d’une génération arrivée grâce à l’opération héliportée pour ramenée vers la France ceux qui avaient la nationalité française.

IL reste encore des anciens arrivés avant dix neuf cent quatre vingt dix, installés dans des activés variées, comme la médecine, création d’entreprise…etc. Il a été convenue de faire un travail de re motivation pour rassemblée l’essentiel, afin de raffermir notre identité culturelle.

 

Les participants se sont donnés rendez vous pour une prochaine réunion, ainsi la séance fut lever vers vingt heures.

 

 

 

Le collectif  Pour FODEM EUROPE

                                                                                                                                                                                                                                              

DAVID DACKO: OU ES – TU ? Aujourd’hui, lorsque l’on essaie de jeter un regard attentif sur la gestion des hommes qui ont été amenés à présider la République Centrafricaine, que constate t-on ? Sur le plan de la conception politique, Feu Barthélemy Boganda avait assis sa philosophie politique sur ses cinq verbes. Il s’en est suivi que toutes ses actions politiques en découlaient. Par exemple, en matière de salaires et pension des retraités, il ne cessait de répéter." Qui paie commande" cela résultait du verbe "nourrir". En matière d’éducation, il affirmait également. "L’enseignement n’est pas un luxe mais une nécessité" d’où le verbe "Instruire" Et il a fait de ces cinq verbes le fondement de sa philosophie politique. Son successeur , Monsieur David Dacko, qui l’appelait toujours son Maître adhéra totalement à cette philosophie politique. Aussi, conduisait–il les Affaires de l’État avec une responsabilité digne d’un homme d’État. De 1960 à 1965, aucune trace d’accumulation des arriérés de salaires, bourses et pensions de retraite. Le rapport de sa gestion établi par la magistrature sur instruction du Président Bokassa Jean Bédel, aux lendemains du coup d’état du 31 décembre 1965 en fait foi. Profitant également des relations historico-politiques toutes particulières unissant la France et la RCA que M. David Dacko n’ignorait pas, il assura la formation de très haut niveau des centrafricains dans les grandes écoles et les universités françaises. Le Président Bokassa Jean-Bedel, appliqua, lui aussi la même politique. malheureusement, vers la fin de son règne, sous les coups de boutoir de ses conseillers, il s’écarta de cette politique et conduisit la République Centrafricaine à la situation que nous avions connu. L’empereur Bokassa 1er ignorait que le Président David Dacko, pendant sa présidence, avait aussi recours à des conseils des hommes d’État dont entre autres le Général De Gaulle. En effet, parmi les conseils de ce Grand Homme d’Etat français, nous pouvons citer : ‘‘Jeune homme, vous avez la chance d’être à la tête d’un Etat en qualité de Président de la République, cela relève aussi de la bénédiction divine. Mais sachez une chose, le pouvoir fascine, le pouvoir trompe, le pouvoir use aussi. En certaines circonstances et, elles seront nombreuses, très nombreuses, sachez vous élever suffisamment en hauteur pour se situer véritablement au niveau des responsabilités qui sont les vôtres et, en toute responsabilité prenez vos décisions seules. C’est en cela que l’on reconnaît un homme d’État. Mais, méfiez-vous toujours de tous ceux qui vous entourent. Car quelques soient leur capacité et leur compétence, ils ont des intérêts divergents et contradictoires avec ceux de l’État, et ils savent manier leur langue. Fort de tels conseils, le Président David Dacko prenait toujours les dispositions nécessaires pour vérifier personnellement les "choses" avant de prendre une décision. C‘était un professionnel de la politique. En rétablissant la République en terre Centrafricaine le 20 septembre 1979, M. David Dacko n’avait trouvé dans les caisses de l’État que la modique somme de 20.000.000 FCFA. Et, pourtant dix (10) jours plus tard, soit le 30 septembre 1979, grâce à son charisme, grâce à ses relations internationales, il fit face, avec responsabilité, à tous les engagements financiers de l’État sans exception. Il était véritablement un homme d’État. Et il en profita également pour récompenser tous ceux qui l’avaient aidé à rétablir la République. Par exemple, à M. Aguide Simon, il confia le Ministère de l’agriculture, à l’étudiant Malabar, il procura les moyens financiers lui permettant de poursuivre ses études dans les meilleures conditions. M. David Dacko était aussi un homme totalement dépourvu d’ingratitude, toujours reconnaissant envers les autres. A partir de 1979, Monsieur David Dacko était déterminé à mettre en œuvre une politique devant faire de la RCA un pays où il fait bon vivre. D’abord, il composa un gouvernement où se retrouvaient toutes les entités nationales. Puis il procéda à la révision en hausse des grilles salariales tant dans le secteur public que privé et au paiement à termes échus des salaires, bourses et pensions de retraités, ainsi que des autres engagements financiers de l’État, conduisant à la relance de l’économie par la consommation. Voici, sur le plan de l’action ce que ces trois hommes ont été capables d’apporter à leur pays. Mais, depuis que nous avions entendu les cris des fonctionnaires, agents de l’État, retraités et étudiants relatifs à l’accumulation des arriérés de salaire, bourses et pensions des retraités ? Nous assistons même à l’occupation de la bourse de Travail par les forces de l’ordre, empêchant ainsi les fonctionnaires de débattre de leurs droits dans un État dit de Droit. Ce faisant, on oublie ainsi que l’on empêche les travailleurs de travailler et les étudiants de vaquer à leurs chères études. Bref ! La République Centrafricaine de vivre. A cet égard, nous pouvons nous permettre de dire deux choses. Premièrement, le Général De Gaule rappelait régulièrement au Président David Dacko ceci : ‘‘Ne tentez jamais de transférer les Pouvoirs de l’Etat dans la rue. Les Pouvoir de l’Etat sont en eux-mêmes un symbole qui repose sur un socle dont vous en êtes le détenteur légitime. En tentant de transférer les Pouvoirs de l’Etat dans la rue, vous vous mettez dans la position de celui qui combat par l’épée. N’y a-t-il pas un adage militaire qui dit ‘‘qui combat par l’épée, périra par l’épée’’ ? Fin de citation. C’est en recourant à ce conseil sage que M. David Dacko refusait de jeter la population banguissoise, pourtant déterminée, dans la rue, en 1993, pour revendiquer les Pouvoirs de l’Etat, alors même qu’il était élu au 1er tour des élections présidentielles. L’occupation de la Bourse du Travail par les forces de l’ordre constitue aux yeux de chacun une tentative de transférer les pouvoirs de l’Etat dans la rue. Deuxièmement, le président David Dacko ne cessait lui aussi de répéter ‘‘Les civils s’accommodent très mal de la discipline militaire’’. Lorsqu’ils sont soumis à la discipline militaire, les institutions de la République fonctionnent très mal. Et, il s’en suit des crises sociales particulièrement aiguës, aux conséquences dommageables incalculables. Simon Didier Bongolape

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