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Jeudi 30 novembre 2006
Centrafrique/sport : Bravo ! Bravo aux fauves cadets

Bangui 28 nov. (ACAP)- Ces jeunes, […] les fauves cadets de bas-Oubangui version football ont mérité l'accueil qui leur a été réservé lundi 27 novembre de leur retour du Gabon où ils ont battu samedi dernier au stade d'Oyem (600 km), l'équipe cadette du Gabon sur la marque de 2 buts à 1, en match aller comptant pour les éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations des moins de 17 ans.



 

les fauves cadets triomphalement accueillis à l'aéroport de Bangui Mpoko (ph YAKA MAÏDE/Acap)
les fauves cadets triomphalement accueillis à l'aéroport de Bangui Mpoko (ph YAKA MAÏDE/Acap)
Déjà aux environs de 15 heures, les populations de Bangui, jeunes et vieux, hommes et femmes se sont massées aux abords des principales artères de la capitale. D'autres ont pris d'assaut l'aéroport Bangui Mpoko pour voir de leurs propres yeux l'avion qui allait débarquer les tombeurs des jeunes « léopards » de la RD Congo, les « lionceaux indomptables » du Cameroun, puis les petits « panthères » du Gabon.

Ce n'est qu'aux environs de 17 h 40mn que l'avion de la compagnie Centrafric Air a atterri à l'aéroport Bangui Mpoko où attendaient le président de la fédération centrafricaine de football, M. Thierry Kamach et son staff, les membres du bureau de l'organisation des femmes de Centrafrique (OFCA) et d'autres dirigeants politiques et sportifs centrafricains.

Interrogé par l'ACAP, le vice-président de la fédération centrafricaine de football, Jean-Marie Sakila qui accompagnait les fauves cadets au Gabon, s'est dit « très flatté de l'accueil qui est réservé aux joueurs ».

Quand à l'entraineur, Jean-Jacques Ombi, «la victoire des fauves cadets à l'extérieur justifie le sérieux que le gouvernement et les autorités sportives nationales ont mis dans la préparation de cette équipe ».

Le président de la fédération de football, Thierry Kamach, s'est dit très honoré par cette victoire et a déclaré qu' « il ne s'était pas trompé en orientant sa politique de développement du football centrafricain vers l'encadrement des plus jeunes », espérant qu'avec le soutien du gouvernement et des centrafricains tout entier, cette équipe cadette poursuivra son élan jusqu'à la phase finale prévue en mars prochain au Togo.

L'ambiance était au top niveau. Le cortège qui a quitté l'aéroport Bangui Mpoko à 18 h 30 atteindra son point de chute au stade Barthélémy Boganda qu'aux environs de 20 heures après quelque cinq kilomètres parcourus. Les populations du grand quartier populaire de Bangui, du KM5 ont été privées de cet enthousiasme, puisque, arrivé au croissement du 5ème arrondissement, le cortège ne pouvait plus continuer (foule compacte) est obligé d'emprunter l'Avenue de France afin d'aboutir au stade Barthélémy Boganda où attendait déjà le ministre de la Jeunesse des sports, des arts et de la culture, Désiré Zanga Kolingba, là où les manifestants ont chanté à cœur joyeux l'hymne national, la Renaissance.

L'essentiel est déjà fait. Il est évident de comprendre qu'il ne manque pas de talents en Centrafrique et surtout dans le domaine du sport. D'ailleurs, les fauves centrafricains version basketball l'avaient démontré en arrachant deux fois la coupe d'Afrique des nations en 1972 et 1987. Ce qu'il faut pour ces jeunes, c'est leur offrir des moyens conséquents afin de les encourager à aller de l'avant.

Le match retour est prévu pour le 09 décembre 2006 à Bangui ; Rencontre qui sera disputée sur le nouveau stade de 20.000 places, construit grâce à la coopération chinoise et qui sera inauguré officiellement le 07 décembre 2006.


Mardi 28 Novembre 2006 - 15:44
Dagoulou/ACAP
par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : SPORTS - ARTS- CULTURE
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Mercredi 12 juillet 2006

Zidane : l’hypothèse d’une disqualification de l’Italie se propage

Peu probable mais pas infondée

L’annonce par la FIFA de l’ouverture d’une enquête sur Zidane ouvre la porte aux spéculations sur la possibilité de voir l’Italie déposséder de son titre de champion du monde, basées sur une récente décision de la fédération internationale prévoyant des sanctions sévères en cas de comportement raciste sur le terrain. Au coup de tonnerre de la 110e minute à Berlin répondrait un coup de théâtre à Zurich

1De crainte, sans doute, d’être taxés de mauvais perdants, personne en France n’a spontanément évoqué le scénario hypothétique d’une disqualification de l’Italie après l’annonce, hier, par la FIFA de l’ouverture d’une enquête disciplinaire à l'encontre de Zinédine Zidane pour son coup de tête porté à l'Italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde. La presse étrangère s’en est chargée même si le communiqué officiel de la fédération internationale ne mentionne pas d'éventuelle responsabilité de Materazzi comme étant à l'origine du geste de Zidane, exclu sur carton rouge à la tristement célèbre 110ème minute du match.

Le Telegraph est formel; «ce que Materazzi a dit à Zidane sera au centre de l’enquête de la Fifa» et le Guardian lui emboîte le pas suggérant que si le capitaine des Bleus aura à répondre de son geste, «les investigations vont se focaliser également sur le rôle de l’Italien dans l’incident». Pour rappel, Materazzi a indiqué, hier, à La Gazzetta dello Sport avoir insulté Zidane et, si l’on se réfère aux révélations du Times ou du Daily Mail,
lui aurait lancé «tu es le fils d'une pute terroriste» (lire l’article). Toutefois, le joueur de l'Inter Milan a démenti avoir traité Zidane, justement, de «terroriste».

2Le Guardian va plus loin, ce matin, estimant que si l’enquête de la Fifa venait à prouver que les propos du joueur italien comportaient des termes racistes les appels pour une initiative ferme et rapide se multiplieront. A l’appui de sa thèse, le quotidien britannique reproduit la déclaration de Keith Hackett, président de l’association des arbitres anglais, à propos des responsables de la FIFA «généralement réticents à prendre des résolutions après un match mais », ajoute-t-il, «voici une situation qui, s’il y a des preuves et pour le bien du football, doit mener à une sentence».

En fait, les spéculations sur une éventuelle disqualification de l’Italie tournent autour d’un nouvel amendement du code disciplinaire de la Fifa introduit le 16 mars dernier dans le cadre de sa campagne de lutte contre le racisme. L’alinéa 4 de l’article 5 prévoit ainsi que «si des joueurs (...) font preuve de quelque façon que ce soit d'un comportement discriminatoire ou inhumain (...), pour des matches où aucun point n'est attribué, l'équipe concernée, dans la mesure où l'on peut l'identifier, sera disqualifiée».

3Lilian Thuram avait été invité par la Fifa le jour de l’introduction de cet alinéa dans son règlement et avait déclaré qu'il y a «une seule race, la race humaine. Il faut agir de concert et sans tarder afin que des mesures plus strictes soient adoptées et que le fléau du racisme et de la discrimination disparaisse de notre beau sport. C'est pourquoi je me réjouis que la famille du football et le Comité Exécutif de la Fifa aient fait un grand pas dans cette direction».

La difficulté reste que le coup de tête de Zidane a été capté par les objectifs des caméras et rediffusé à l’infini alors que les propos échangés entre les deux joueurs n’ont été enregistrés par aucun microphone. Ce sera parole contre parole.

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : SPORTS - ARTS- CULTURE
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Lundi 10 juillet 2006

Bangui a un stade de 20.000 places

 

 

 

Bangui, 16 juin (ACAP)- Le nouveau stade de Bangui de 20.000 places, fruit de la coopération sino-centrafricaine a été remis officiellement au gouvernement centrafricain, vendredi 16 juin 2006, en présence du Premier ministre Elie Doté, quelques membres du gouvernement et de l’ambassadeur de Chine à Bangui, M. Hesi Ji.

M. Elie Doté qui représentait le chef de l’Etat à cette cérémonie a exprimé la joie du peuple centrafricain en réceptionnant l’ouvrage.

« Permettez moi de vous dire, M. l’Ambassadeur, quelle est la joie que le peuple centrafricain tout entier ressent pour la réalisation de cet ouvrage et, pour mieux le dire, pour la réalisation de ce joyau, qui participe désormais à l’embellissement de la ville de Bangui », a vanté le chef du gouvernement.


Le Premier ministre a loué la perspicacité et la ténacité des experts chinois, qui, malgré les multiples difficultés survenues tout au long de la période d’exécution du projet, ne se sont pas découragés et ont mené jusqu’au bout les travaux.

M. Elie Doté a félicité les bonnes relations qui existent entre la République Centrafricaine et la Chine et qui sont justifiées par la réalisation de plusieurs projets en Centrafrique, notamment le stade de 20.000 places, dans le domaine de la santé, de l’éducation et des télécommunications.

Il remercie la Chine pour son engagement à réhabiliter l’hôpital de l’Amitié et, très prochainement, la construction d’un immeuble devant abriter les services de l’Etat.

Le stade étant déjà devenu la propriété du gouvernement centrafricain, le Premier ministre Elie Doté a évoqué le problème de l’entretien et de la sécurisation de ce complexe sportif.

L’Ambassadeur de Chine en Centrafrique, M. Hesi Ji, a rappelé que la construction de ce stade de 20.000 places à Bangui est le fruit de la coopération entre son pays et la République Centrafricaine.

Il a fait remarquer que « depuis le retour de la République Centrafricaine à l’ordre constitutionnel, avec l’investiture du chef de l’Etat le 11 juin 2005, le gouvernement et le peuple centrafricains ne cessent de déployer des efforts pour le redressement socio-économique ainsi que pour la lutte contre le sous-développement ».

Ainsi, pour soutenir cette action de redressement, M. Hesi Ji a déclaré que « le peuple et le gouvernement chinois veulent se mettre aux côtés du peuple et du gouvernement centrafricains pour leur apporter un soutien conséquent », rappelant ici l’aide budgétaire de un milliard Fcfa que la Chine avait accordé à la RCA au début de l’année 2006.

Il a également annoncé que le gouvernement chinois a marqué son accord pour la réhabilitation de l’hôpital de l’Amitié qui a été construit dans les années 80 grâce à la coopération chinoise et la construction d’un bullding pouvant abriter plusieurs services de l’Etat.

Signalons que lors de cette cérémonie, quatre (4) experts chinois ont été décorés.

Notez que le stade de 20.000 places est un ensemble de bâtiments circulaires à trois niveaux à moitié recouverts. Deux entrées officielles donnent accès au 1er niveau qui comporte entre autres six vestiaires, y compris des toilettes, huit (8) salles de repos des arbitres, deux salles de conférence, une infirmerie, 14 bureaux.

Le 2ème niveau est structuré en deux salons des hôtes et des personnalités, 10 comptoirs de vente de boissons fraîches, un couloir périphérique de promenade qui donne accès à la tribune des officiels prévue pour accueillir 430 personnes et aux gradins.

Le dernier niveau regroupe la salle des appareils du tableau d’affichage des scores, un studio des programmes, deux boxes des commentateurs de la radio et de la télévision.

Quatre pilonnes des projecteurs de la lumière surplombent tout l’ensemble et l’aire de jeu que ceinture une piste d’athlétisme subdivisée en huit (8) couloirs.

D’un coût total de 11 milliards 400 millions Fcfa, la construction de ce joyau architectural était prévue pour 26 mois après la pose de la première pierre le 17 février 2003 et le lancement officiel des travaux le 15 décembre 2003.

L’entreprise « Complan » qui a réalisé cet ouvrage a employé 118 travailleurs chinois et 154 centrafricains toutes, catégories confondues.

Il sera inauguré soit le 13 août, anniversaire de la proclamation de l’indépendance, ou le 1er décembre, jour anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.



par ACAP publié dans : SPORTS - ARTS- CULTURE
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Vendredi 12 mai 2006

Centrafrique/Gabon: Voyage hyppotétique de l'équipe Tempête Mocaf à Libreville pour le match aller de la coupe de l'UNIFAC

Bangui

A deux jours du macth aller en foot-ball comptant pour les préliminaires de la coupe de l'Union des Fédérations de l'Afrique Centrale (UNIFAC), les conditions du voyage de l'équipe centrafricaine Tempête qui devra affronter dimanche prochain à Libreville son homologue USP du Gabon ne sont pas encore remplies a appris GABONEWS au près des dirigeants de Tempête Mocaf.

"Sur les 7,5 millions de francs CFA qui constituent le budget pouvant couvrir les charges de cette rencontre, le gouvernement qui doit supporter ces charges n'a pu débloquer à ce jour que 2 millions de francs CFA" a déclaré vendredi matin à GABONEWS l'entraîneur de l'équipe Tempête Mocaf M. Sébastien Ngato.

M. Ngato a ajouté que si rien n'ai fait dans la journée avant la fermeture de l'administration, l'espoir du déplacement de son équipe est totalement perdu.

Interrogé vendredi par GABONEWS, le Directeur des affaires financières au ministère de la jeunesse et des sports M. Alain Gbazouali a déclaré que son département à transmis depuis deux semaines le budget de la prise en charge de Tempête Mocaf au ministère des fiances qui seules détenteur des pouvoirs d'autrorisation des dépenses de l'Etat.

"Nous avons fait ce qui est de notre compétence. Le reste c'est du ressort du département des finances qui autorise les dépenses en fonction des possibilités et des obligations de l'Etat" a indiqué M. Gbazouali.

Vendredi étant le dernier jour ouvrable de l'administration centrafricaine, l'équipe Tempête Mocaf court un forfait avec des risques de sanction de la part l'UNIFAC, si la différence du budget qui se chiffre à 5,5 millions de francs CFA n'est décaissée par le ministère des finances.

La non participation non aux compétitions de L'UNIFAC par des clubs engagés, occasionne une suspension d'une durée de 3 ans vivis à vivis de ces clubs conformément à la règlementation de l'UNIFAC.


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par GABONEWS publié dans : SPORTS - ARTS- CULTURE
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Jeudi 20 avril 2006

La gestion villageoise du football camerounais: Comment on vole à la Fécafoot

Malheureusement, depuis deux saisons, le président et le trésorier gèrent les fonds et les biens de la Fécafoot à leur entière guise. Ils ne veulent sous aucun prétexte, rendre compte de la gestion réelle aux clubs et dirigeants, vrais propriétaires de la Fécafoot.

Où va l’argent du football camerounais ?

 

 

 



Au jour d’aujourd’hui, l’actualité brûlante au sein de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) porte sur les auditions des responsables actuels et de quelques cadres du ministère ayant en charge la gestion des sports au Cameroun. Une situation qui amène nombre d’observateurs avertis du football camerounais à souhaiter une tenue des états généraux de cette discipline sportive qui a déjà tant donné au Cameroun et n’en a presque rien reçu d’aussi importants de ce dernier. Les demandeurs des états généraux du football pensent que ces derniers pourront faire, sans complaisance, le diagnostic du football camerounais et proposer des solutions pour sortir cette discipline tant prisée de l’ornière.
Il sera donc question, d’avoir autour d’une même table, de différents acteurs du football camerounais. Pour pouvoir faire vraiment le tour et répondre à plusieurs questions que ne cessent de se poser des Camerounais tant du terroir que de la diaspora : Qu’à-t-on fait des retombées des cinq coupes du monde de football (1982 en Espagne, 1990 en Italie, 1994 aux Etats-Unis, 1998 en France et 2002 à Corée-Japon) auxquelles le Cameroun a participé ? Les commentaires des lendemains de ces importantes campagnes mondiales dans les milieux sportifs ont le plus souvent porté sur tel ou tel scandale sportif ou financier ayant vu le jour soit pendant la préparation soit pendant le tournoi lui-même.
Le souhait du peuple camerounais au sujet des clarifications à apporter sur les retombées des compétitions internationales de football va au-delà des coupes du monde. Il en est aussi question de toutes les autres compétitions auxquelles ont pris part les Lions Indomptables, toutes catégories confondues, ne serait-ce qu’à partir des années 90. Parlant justement de ces retombées des compétitions internationales, des sources bien introduites au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) révèlent que, dans cette mouvance d’auditions des dirigeants actuels de la Fécafoot, le patron de ce ministère aurait, dans la journée d’hier, reçu la visite des fins limiers de la police judiciaire à Yaoundé.
Selon nos sources, les enquêteurs de la police judiciaire, qui auraient demandé et obtenu de leur hiérarchie l’ordre de poser quelques questions au Minsep, après avoir entendu nombre de ses collaborateurs, s’intéresseraient à la gestion de la Fécafoot, à l’époque où le chef de ce département ministériel était trésorier général de l’instance faîtière du football camerounais. En effet, on se souvient qu’au lendemain de la coupe du monde de football 1994 jouée aux Etats-Unis d’Amérique, de nombreuses voix, tant au sein qu’en dehors de l’instance dirigeante du football camerounais se sont élevées pour décrier de multiples détournements qu’auraient effectués les gestionnaires du football camerounais à cette époque-là.
Un éminent membre de la Fécafoot aujourd’hui, Elias Atanga, secrétaire général à cette époque-là, avait, à l’attention des autres membres du congrès (aujourd’hui assemblée générale) de cette association, produit un document accablant dénommé : “ Des points d’ombre sur la gestion financière de la Fécafoot ”. Nous le publions en pages 8 et 9, ainsi qu’un extrait du relevé des comptes de la Fécafoot auprès de la Fédération internationale de football association (Fifa), de la période du 1er avril 1994 au 16 mai 1995. 

 

 

 

Par Honoré FOIMOUKOM

 

 

 

Comment on vole à la Fécafoot

 

 

 



Selon nos statuts et règlements, l’ensemble des clubs de football regroupés au sein de l’Association dénommée Fédération camerounaise de football mandatent le Comité central qui, à son tour, charge les membres du Bureau exécutif national de gérer chaque saison en leur lieu et place les affaires de la Fécafoot : compétitions, recettes des matches et divers revenus, employés et biens, avec obligation de rendre compte de leur gestion au Congrès. Ce système a, par le passé, fonctionné à merveille, ce qui a valu à notre pays les lauriers que nous connaissons tous.
Malheureusement, depuis deux saisons, le président et le trésorier gèrent les fonds et les biens de la Fécafoot à leur entière guise. Ils ne veulent sous aucun prétexte, rendre compte de la gestion réelle aux clubs et dirigeants, vrais propriétaires de la Fécafoot. C’est pourquoi, bien que la Fécafoot ait bénéficié d’importantes sommes d’argent générées par les compétitions nationales et internationales au cours de la saison 1993-1994, et à l’occasion de la Coupe du Monde aux Etats-Unis, il y a lieu de relever avec amertume que de graves lacunes demeurent au sein de notre Fédération :
1°) Non paiement des salaires et prestations sociales aux employés, depuis plus de quinze mois ;
2°) Absence d’électricité, téléphone et fax, pour cause de non règlement des factures y afférentes ;
3°) Non règlement d’une importante dette de plus de 350.000.000 F, relative aux factures des fournisseurs ;
4°) Non paiement des subventions aux différents comités provinciaux, ligues et commissions techniques nationales, provinciales et départementales ;
5°) Non paiement des arriérés des arbitres, commissaires de match et autres frais de mission de nombreux dirigeants ;
6°) Manque de communication entre le siège de la Fécafoot, les collaborateurs et partenaires de l’intérieur et de l’extérieur du Cameroun, pour défaut de téléphone et de fax ;
7°) Les courriers des correspondants, la Fifa et la Caf comprises, tombent dans la boîte postale et le fax d’un privé, la boîte postale 50, alors que la Fécafoot possède une boîte postale officielle, BP. 1116 Yaoundé.
Malgré ce constat désastreux d’une mauvaise gestion, bon nombre d’illustres membres et dirigeants de notre football, mus par des calculs égoïstes ne croient pas devoir prendre des mesures statutaires prévues par les textes de la Fécafoot, à savoir refus du quitus et suspension des responsables concernés. Il est grand temps que nous, membres du Congrès, prenions nos responsabilités pour redorer le blason de notre football par une meilleure gestion afin d’éviter la dernière place au football camerounais, lequel était hier encore la référence du football africain à travers le monde.
Le tableau ci-joint éclaire, s’il en était encore besoin, ceux qui sont de mauvaise foi ou alors mal informés sur la mauvaise gestion des biens et des hommes et sur l’ampleur des honteux détournements qui contribuent à l’asphyxie de notre sport roi, seul point de ralliement de tous les Camerounais, toutes sensibilités et toutes religions confondues.

D’importantes sommes détournées

A- Tournoi amical
des Lions en Afrique du Sud


1) 25.000.000. F
Somme perçue par Maha Daher lors du tournoi amical disputé l’an dernier en Afrique du Sud par les Lions. Le montant global du cachet touché par la Fécafoot était de 37.500.000 F. Seule l’avance de 12.500.000 F virée au Cameroun par l’Afrique du Sud avant le départ des Lions fut officiellement déclarée dans le rapport.

2) Argent non déclaré
Lors de ce tournoi amical, une autre somme d’argent versée au président de la Fécafoot par les Sud Africains pour un quatrième match arrangé en dehors du tournoi officiel n’a jamais été révélée au public camerounais.

B- recettes de la Coupe
du monde aux Etats-Unis


3) 94.736.250 F
Avance de la Fifa perçue en Suisse le 5 septembre 1994 par des Maha Dahar et Mbarga Mboa, sur la quote-part des recettes du Cameroun à la coupe du monde des Etats-Unis, voir référence n° 3137 du document officiel de la Fifa sur les mouvements du compte du Cameroun. L’encaissement et les dépenses de cette importante somme d’argent n’ont jamais été révélés dans un quelconque rapport par ces responsables.

4) 20.000.000 F
Sur la demande du président Maha Daher, la Fifa avait débloqué 50.000.000 F sur la quote-part des recettes du Cameroun pour l’organisation du 32ème congrès de la Fécafoot en janvier 1995. Or, il faut au maximum 30.000.000 (trente millions) pour un congrès s’étalant sur 4 ou 5 jours. Or, celui de janvier n’avait pas dépassé 2 jours et ne pouvait en aucun cas atteindre ni dépasser 30.000.000 F en dépenses. Les Etats émargés par les membres du congrès de janvier 1995 en font foi. A quoi ont servi les 50.000.000 F reçus de la Fifa pour ce congrès ?

5) 226.778.644
Le rapport financier du trésorier général avait révélé lors du congrès de janvier 1995 un solde créditeur de 432.778.644 dans le compte bancaire de la Fécafoot à la Standard Bank, somme virée par la Fifa, sur le solde de la quote-part des recettes du Cameroun. Si l’on déduit de cette somme :
1°) 106.000.000 F au bénéfice de la banque Standard Bank pour son litige avec la Linafoote ;
2°) 100.000.000 F sur ordre de monsieur le ministre de Tutelle pour les frais de participation des Lionceaux à la phase finale de la Coupe du monde junior à Qatar, il devait rester en banque un solde créditeur de 226.778.644 F. Où se trouve cet argent ?

6) 150.000.000 F
Avance perçue par le président Maha Daher pendant le séjour de la délégation camerounaise aux Etats-Unis, voir réf n° F 3058 du 13/09/1994 du document officiel de la Fifa. Cette somme a servi pour quelles dépenses, puisque la Fifa avait payé 81.600.000 Fcfa pour l’hébergement des Camerounais, voir document officiel de la Fifa réf. 3041 du 17 août 1994.

7) 85.040.800 F
Le gouvernement camerounais avait payé les frais de transport à l’ensemble de la délégation du Cameroun pour son voyage aux Etats-Unis. Mais, la Fifa avait versé à la Fécafoot la somme de 85.040.800 Fcfa en guise de remboursement des frais de transport, voir réf. 3077 du 24/08/94 du document officiel de la Fifa. Où sont donc passés les 85.040.800 F ?

8) 43.980.500 F
Le document officiel de la Fifa révèle que les impôts de nos joueurs avaient coûté 59.512.500 Fcfa aux Etats-Unis, voir réf. 3019 du 17/10/94. Or le rapport financier du trésorier général indique plutôt le montant de 103.493.000 Fcfa. Cette somme a été délibérément grossie de 43.980.500 Fcfa, au profit de quelques individus.

9) 43.303.200 F
Le document officiel de la Fifa, réf. 2841 du 15/04/94, indique que les billets des matches de la Coupe du monde envoyés au Cameroun avaient une valeur de 313.948.200 Fcfa. Mais le rapport financier du trésorier général au congrès de janvier 1995 fait plutôt ressortir la valeur de 270.645.000 Fcfa. Où est passée la différence. Soit 43.303.200 F ?

10) 67.011.500 F
Le rapport financier du trésorier annonce la somme de 67.011.500 F comme recette de la vente des billets. Où se trouve le stock des billets invendus qui prouve que ce chiffre est exact ?

11) 60.979.336 F
La vente des billets a fait ressortir une recette de 67.011.500, selon le rapport du trésorier général au congrès de janvier 1995. Or, selon le même rapport, les dépenses effectuées sur cette recette s’élèvent à 6.032.164 Fcfa. Où est passé le reliquat, soit 60.979.336 Fcfa ?

12) 81.600.000 F
La Fifa avait remboursé au titre de frais de séjour de la délégation du Cameroun aux Usa la somme de 81.600.000 Cfa, voir document de la Fifa, réf n° 3041 du 17/08/94. Cette somme n’apparaît nulle part dans les écritures comptables du trésorier de la Fécafoot.

13) 137.458.240 F
Les trois matches disputés aux Etats-Unis par le Cameroun lui ont généré une recette globale de 1.002.841.740 Fcfa, selon le rapport officiel de la Fifa, réf. 3148 du 31/10/1994. Mais le trésorier marque dans son rapport au congrès, la somme de 865.383.500 Fcfa pour les trois matches, ce qui laisse apparaître une différence en moins de 137.458.240 Cfa au profit de quelques individus. Dans quel compte se trouve cet argent ?

14) Coupe du monde à Quatar
Le Cameroun a participé l’an dernier à la phase finale de la coupe du monde junior à Quatar avec, éventuellement, droit à une quote-part des recettes. Quelle aurait été celle du Cameroun, le rapport financier du trésorier n’en faisant pas allusion ?

15) 15.000.000 F
Le sponsor Mitre avait versé au président Maha Daher aux Etats-Unis la somme de 15.000.000 Fcfa représentant les frais de publicité des photos des joueurs de l’équipe nationale, les Lions indomptables. Cette somme n’a pas été déclarée dans le rapport du trésorier.

C- Recettes des compétitions
nationales et autres sources
de revenus


16- 7.950.000
Les frais de libération et de mutation pour la saison 1993/1994 se sont élevées à 7.000.000 (sept millions) pour les seuls joueurs des 16 clubs de première division, et 950.000 F pour les 16 clubs de seconde division de la seule poule du Centre, soit 7.950.000 F, non compris les frais de mutation et de libération des équipes de deuxième division, ligue et football féminin des neuf autres provinces. Ces frais de libération et de mutation n’apparaissent pas dans le rapport du trésorier.

17) 7.65.635 F
Le rapport du trésorier indique que les frais des sanctions et des licences ont valu à la Fécafoot une recette de 8.111.865 Fcfa. Or les frais des licences de toutes les équipes du Cameroun, toutes divisions confondues, ont rapporté une recette d’au moins 15.770.500 F, sans compter les frais sur les sanctions. Il y a, donc, une différence de 7.658.635 F détournés au profit de quelques individus.

18) 2.000.000 F
La somme de 2.000.000 Fcfa versée à la Fécafoot par un fournisseur pour la confection des calendriers du championnat de première division ne ressort pas dans le rapport du trésorier au congrès de janvier 1995.

19) 550.000 F
Les lois de jeu, objet de dépense n’ont jamais été délivrés des services des Douanes où elles seraient en souffrance par manque de la modique somme de 10.000 F.

20) 63.027.000 F
L’Etat avait débloqué une subvention de 63.027.000 F pour la Fécafoot pour les besoins des équipes nationales. Mais l’on ne trouve nulle part l’utilisation de cet argent.

21) 6.390.000 F
Les recettes du championnat et de la coupe du Cameroun se sont élevées au moins à 24.528.197 Fcfa, et non 18.137.735 Fcfa comme l’indique faussement le rapport du trésorier. La différence de 6. 390.462 Fcfa est allée dans quel compte ?

22) 22.368.035 F
Les recettes globales de la Fécafoot pour la saison 1993/1994, selon le rapport financier du trésorier, ont été de l’ordre de 41.057.405 Fcfa. Selon le même rapport, les dépenses réelles effectuées étaient de l’ordre de 19.589.370 Fcfa, d’où un solde de 22.368.035 Fcfa qui aurait dû apparaître en compte, ou en espèces. Où se trouve cet argent ? Il est à noter que les recettes globales de la Fécafoot n’ont jamais été au-dessous de 180.000.000 Fcfa. Comment se fait-il qu’il n’y ait eu cette saison que 41.057.405 Fcfa ?

23) Championnat gratuit sans assurance
Les clubs ne paieront pas les frais de licence, d’affiliation et d’engagement au championnat et coupe. Telle est la décision prise par le Bureau exécutif national, en compensation des 15 % que réclament les clubs sur les retombées de la Coupe du monde. Il y a lieu de se demander quel serait le sort réservé au fonctionnement de notre Fédération et à la sécurité de nos joueurs qui évolueraient sans assurance au regard de nos lois et règlements.

Total provisoire 934.053.958

Il convient de relever que le tableau ci-dessus est provisoire. En effet, toutes les rubriques qui ont généré des ressources n’ayant pas été exploitées, les recettes des compétitions nationales (championnat et coupe), les frais de licences et autres revenus sont incomplets. C’est le cas des recettes encaissées au cours de la saison 1994-1995. Il n’est pas possible de vous en faire une quelconque analyse, le trésorier s’étant déclaré incapable de présenter son bilan financier lors des travaux interrompus du congrès extraordinaire de la Fécafoot. C’est le cas aussi de la prime à la signature pour le contrat avec le sponsor des Lions indomptables, Mbm, contrat signé pour sept ans par le président et le trésorier général de la Fécafoot. Le montant de la prime n’a pas été révélé.

* Dénonciations faites par Elias Atanga, Sg de la Fécafoot à l’époque aujourd’hui décédé 

Minsep-Fécafoot : la guerre ouverte

 

 

 

Après Jean-René Atangana Mballa, on annonce pour les prochains jours le passage de Pierre-Ismaël Bidoung Mkpatt devant les enquêteurs.

Jean-René Atangana Mballa, le premier vice-président de l’instance faîtière du football camerounais, a reçu lundi 17 avril 2006, une visite de “ courtoisie ” des commissaires de police, Nguimbous et Zeh, en service à la police judiciaire (PJ), et chargés d’enquêter sur la gestion des fonds à la fédération camerounaise de football (Fécafoot). En dépit de la longue attente que leur a fait subir Jean-René Atangana Mballa dans son secrétariat, les deux fins limiers de la PJ sont repartis après deux heures d’audition, à bord d’une Renault 12 de couleur blanche sans immatriculation, tenant dans les mains “ l’arme du crime ” : deux chemises de couleurs rouge et jaune. Les curieux observateurs présents sur les lieux, en voyant les deux policiers afficher un sourire rassurant au sortir des locaux de Tsinga, se sont répandus en commentaires laissant penser qu’il y avait anguille sous roche. Rien de concret n’a filtré de cette autre descente des forces de l’ordre à la Fécafoot.
Les cadres de la Fédération que nous avons approchés, ont préféré tenir la presse en respect. “ Nous ne nous reprochons de rien. Nous ne ferons des révélations publiques que lorsque la bande à Monsieur le ministre Mbarga Mboa aura vidé ses cartouches. Pour l’heure, nous n’avons aucune raison d’être inquiets ou de nous prononcer alors que la police continue les enquêtes ”, a lancé un agent, visiblement agacé par ce qui apparaît à ses yeux comme un complot ourdi par le Minsep. C’est tout naturellement que son indignation cache mal la préoccupation des cadres de la Fécafoot qui se disent victimes d’un lynchage. “ Nous n’avons jamais reçu un franc du ministère. Le ministre qui a ouvert les hostilités risque ne pas s’en sortir propre comme il le croit ”, a-t-il poursuivi. S’il est clair que le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), en tant qu’institution répond de la plainte du gouvernement camerounais introduite contre la Fécafoot et compagnie au sujet de la gestion des retombées des fonds générés par les prestations sportives des Lions indomptables, on ne saurait évacuer la responsabilité et l’implication de Dieudonné-Philippe Mbarga Mboa en tant que individu dans plusieurs affaires qui touchent à l’argent des Lions. L’ancien président de Olympique de Mvolye, qui a aussi été trésorier général de la Fécafoot, peut-il laisser croire qu’il ne devrait pas lui aussi, rendre des comptes sur certains scandales qui se sont produits à la Fécafoot du temps où il en était le trésorier général ou sur des scandales qui se produisent ces derniers temps où il est ministre des Sports ?

Bidoung Mkpatt
attend son tour…

Des sources dignes de foi soutiennent que dans l’évolution des instructions judiciaires en cascades, les enquêteurs de la police judiciaire se sont rendus il y a quelques jours au Minsep où ils ont affronté le ministre Mbarga Mboa. Ils entendaient le voir s’expliquer sur la gestion des fonds générés par la participation du Cameroun à la coupe du monde de 1994 aux Etats-Unis d’Amérique (Usa). On se souvient à propos, que l’actuel ministre était l’une des plaques tournantes de la Fédération. A la Pj, on veut par exemple s’informer sur les retombées du “ Coup de cœur ”. Cette tournure de l’affaire échappe à nos informateurs du côté du ministère des Sports et de l’éducation physique.
Entre autres personnalités susceptibles de passer sur le gril le ministre Bidoung Mkpatt. Il devra répondre de sa gestion du mouvement sportif camerounais pendant les quatre années (soit de 2000 au 14 avril 2004) qu’il a passé à la tête de ce département ministériel. Il devra s’expliquer sur la gestion des fonds provenant de la convention Minjes/Fécafoot. Selon nos sources, on parle d’une enveloppe globale de deux milliards de francs Cfa que la fédération aurait envoyée au ministère depuis 2001. Les enquêteurs entendent donner une lisibilité dans cette affaire. Des sources dignes de foi parlent d’une liste de 80 personnes qui seront entendues par les officiers de la police judiciaire. Il y a quelques semaines, David Mayebi a fait le déplacement de Yaoundé pour répondre aux questions des enquêteurs de la PJ.
De la fébrilité observée en ce moment dans les milieux du foot camerounais, chacun peut mesurer l’ampleur et le degré d’implication de certaines personnes dans la gestion des fonds. On attend des enquêteurs d’établir le degré de responsabilité des uns et des autres.  

 

 

 

Par Sandeau Nlomtiti

 

 

 

par LE MESSAGER publié dans : SPORTS - ARTS- CULTURE
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