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A VOS PLUMES

Lundi 23 juin 2008

Bulletin d'Information Humanitaire République Centrafricaine (RCA) 16 - 23 juin 2008


Points saillants

- Accord de paix global entre le gouvernement centrafricain, l’APRD et l’UFDR signé à Libreville le 21 juin

- La RCA reçoit 7,9 millions de dollars de la Banque Mondiale

- Près de 800 déplacés à Batangafo

- Le Fonds humanitaire commun démarre en RCA le 1 juillet

Contexte et sécurité

Accord de paix global signé à Libreville

Le gouvernement centrafricain a signé un accord de paix global le 21 juin avec l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), dirigée par l’ancien ministre de la défense Jean-Jacques Démafouth, et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Zakaria Damane. L’accord reste ouvert pour donner l’opportunité aux Forces Démocratiques pour le Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, qui était représenté, de le signer à tout moment.

L’accord, qui consolide les conventions individuelles agrées auparavant entre le gouvernement et chaque mouvement rebelle, a été signé à Libreville au Gabon en présence des présidents François Bozizé de la RCA et Omar Bongo du Gabon. L’accord global, rassemblant les trois mouvements rebelles et le gouvernement, est une condition requise pour l’organisation du Dialogue politique inclusive, qui doit ramener toutes les parties autour de la table, le gouvernement, les rebelles, l’opposition légale et la société civile. L’ouverture du dialogue, prévue pour le 8 juin, avait été reportée en attendant l’accord entre le gouvernement et les rebelles.

Cet accord prévoit une amnistie totale pour les combattants et pour toutes les activités liées aux rébellions. Les détails du programme de démobilisation et de réinsertion restent à être déterminés. Un comité de suivi de la mise en oeuvre de l’accord, composé de représentants des Nations Unies, de l’Union Européenne et des pays Centrafricains, a été mis en place.

Dirigeant des droits de l’Homme menacé

Selon la Fédération Internationale de la Ligue des Droits de l’Homme (FIDH), Maitre Goungaye Wanfiyo, avocat et président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) aurait reçu des menaces de mort. Cette intimidation aurait un lien avec l’arrestation de Jean-Pierre Bemba par la Cour Pénale Internationale (CPI) le 25 mai dernier, et particulièrement avec l’action menée par Me Wanfiyo auprès de la CPI en faveur des victimes des exactions commises à Bangui en 2002 par les éléments de Bemba.

La FIDH a également attiré l’attention sur les menaces exprimées à l’adresse de Bernadette Sayo et d’Eric Kpakpo, dirigeants de l’Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (OCODEFAD). En effet, cette ONG centrafricaine oeuvre aussi en faveur des victimes des violences sexuelles perpétrées lors des conflits en RCA depuis 2002.

Appui de la Banque Mondiale à la RCA

La Banque Mondiale a fait un don de 7,9 millions de dollars afin d’appuyer le gouvernement centrafricain à épurer sa dette envers cette institution et à mener à terme les réformes de gestion économique et de bonne gouvernance dans le pays.

Le projet vise à soutenir la mise en oeuvre du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) de la RCA et aidera également le gouvernement à bénéficier de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). La Banque mettra les fonds alloués à la disposition du gouvernement à la fin du mois de juin.

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |
Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78
Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : ASSOCIATIONS ET ONG
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Vendredi 7 septembre 2007
Sensibilisation des Maires et Chefs de quartiers sur la gestion des ordures
(Agence Centrafrique Presse 06/09/2007)


Bangui, 06 sept. (ACAP)- Le Directeur Général par intérim de l'Agence d'Exécution des Travaux d'Intérêt Public (AGETIP), M. Gilles Diogène Gon a présidé jeudi 06 septembre 2007 une réunion d'information et de sensibilisation à l'intention des populations de 2ème, 3ème, 5ème, 6ème et 8ème arrondissement de Bangui dans le cadre de la gestion des ordures ménagères, en la salle de réunion de l'Agence Centrafricaine de Formation Professionnelle et de l'Emploi (ACFPE), à Bangui.

M. Diogène a expliqué le but du Projet d'Urgence de Réhabilitation d'Infrastructures et des Services Urbains (PURISU) qui lutte contre l'insalubrité et qui interdit aux populations desdits arrondissements précités de ne pas déverser les ordures et les déchets solides dans les grands collecteurs au risque des débordements des eaux.

Le Chef du projet PURISU, M. Berthio a présenté le Purisu qui comprend deux volets, à savoir, la composante A qui s'occupe de l'approvisionnement en eau potable, la gestion des déchets solides, la réhabilitation d'un système de la voirie et la réhabilitation d'un système de drainage.

La composante B vise à renforcer les institutions impliquées dans la gestion du projet, notamment le ministère du Plan, de l'Urbanisme, de l'Hydraulique et de l'Equipement, la Société de Distribution d'Eau en Centrafrique (SODECA) et l'AGETIP.

Le Purisu est entièrement financé par l'Association Internationale de Développement (IDA) à hauteur de neuf (9) milliards de FCFA.

Cette réunion de sensibilisation et d'information est organisée par l'AGETIP, et a regroupé plus de soixante dix (70) maires, chefs de quartiers et des chefs de groupe des cinq (5) arrondissements touchés par le grand collecteur de Bouagba.


Jeudi 06 Septembre 2007 - 18:30
Biongo/ACAP

 

© Copyright Agence Centrafrique Presse

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : ASSOCIATIONS ET ONG
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Mercredi 29 novembre 2006
Quelle politique française en Afrique ?
Par le Crid et Survie
samedi 10 juin 2006
Dans la perspective des élections françaises de 2007, le CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) coordonne une campagne d’interpellation des candidats sur les relations Nord-Sud. "Survie", membre du Comité de pilotage, est investie dans ce projet et tout particulièrement sur la thématique de la politique de la France en Afrique.Il s’agit de faire en sorte que le maximum de citoyen(ne)s inscrive la solidarité internationale dans leur réflexion à l’approche du vote. Il s’agit également d’inciter les partis politiques à intégrer les questions de solidarité internationale dans leur programme, puis pour les élu(e)s, de vérifier la mise en œuvre de leurs engagements. Nous publions ci-dessous, comme contribution au débat sur les alternatives à la politique néo-coloniale de la France en Afrique, un extrait du document de la campagne "Etat d’urgence planétaire" sur les élections présidentielle et législatives de 2007 .

POUR UNE POLITIQUE DE LA FRANCE EN AFRIQUE RESPONSABLE ET TRANSPARENTE

Nous demandons aux partis politiques de s’engager :

• en faveur d’une politique de coopération avec l’Afrique respectant : l’état de droit et les aspirations démocratiques, les droits économiques, sociaux et culturels des peuples, de la souveraineté économique, politique et militaire des États reconnus par leur population, les dynamiques régionales et continentales afrcaines ;

• en faveur d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique afin qu’elle ne puisse plus être confisquée par une minorité d’acteurs politiques et économiques. Nous demandons que soit mise en place une commission parlementaire chargée de réaliser un bilan des politiques françaises en Afrique en auditionnant experts, responsables politiques, économiques et associatifs ;

• pour que la France défende plus activement les intérêts africains au sein des institutions internationales.

LE CONTEXTE

Plus de quarante ans après les indépendances, le bilan de la politique de la France en Afrique, tant au plan économique, politique que militaire, est contesté par ses bénéficiaires supposés. A part quelques expériences positives (notamment certaines réalisations dans le domaine de la coopération technique) et bien qu’ayant fait l’objet de réformes institutionnelles, cette politique n’ pas toujours servi les objectifs de développement, de soutien à la démocratie et à la paix, affichés parfois ostensiblement. Décidées dans l’opacité, sans contrôle parlementaire et citoyen, les interventions de l’Etat français en Afrique (financées par les contribuables) ont surtout servi les intérêts, parfois contradictoires, de minorités économiques ou politiques, en France comme en Afrique (les « réseaux de la Françafrique »). Du fait de son manque de cohérence et de transparence, il apparaît aujourd’hui nécessaire de refonder cette politique sur des bases plus conformes aux aspirations des populations africaines et des citoyens français.

LES ARGUMENTS

LA DIPLOMATIE FRANÇAISE A SOUVENT BLOQUÉ L’ÉMERGENCE DES SOCIÉTÉS CIVILES AFRICAINES en soutenant sans modération des régimes contestés par leurs peuples, favorisant de nombreuses situations de crises politiques et de guerres. Le soutien au régime génocidaire au Rwanda, la crise de succession au Togo ou la dérive du clan Déby au Tchad ont montré la situation d’impasse à laquelle mène une « diplomatie de la stabilité » qui ne fait qu’aggraver les facteurs de tensions. La France doit réellement conditionner son appui au respect de l’État de droit et encourager fortement les États mettant en place des systèmes de gouvernance démocratique et investissant dans des programmes sociaux (éducation, santé, eau, logement, transport). Elle doit mettre un terme à une diplomatie fondée sur des amitiés personnelles en instaurant des règles de protocole plus strictes et en révisant la nature et les fonctions des groupes d’amitié parlementaires. Elle doit également contribuer efficacement aux processus démocratiques en ne cautionnant plus des élections organisées sans contrôle efficace et en favorisant une supervision par l’ONU de tout processus électoral « à risque ».

LE DÉFICIT DE SOUVERAINETÉ EMPÊCHE LES RÉGIMES AFRICAINS LES PLUS VOLONTARISTES DE PRÉSIDER EFFICACEMENT AUX DESTINÉES DE LEUR NATION. Il est criant dans le domaine financier (poids de la dette) et monétaire, dans la zone CFA. Le lancement d’un plan de transfert progressif de souveraineté monétaire aux institutions régionales, chargées de se prononcer sur le maintien ou non de cette unité monétaire, devrait donc être envisagé. Au niveau économique, le respect de la souveraineté passe par un encadrement plus strict des interventions des multinationales françaises, notamment en matière d’extraction de matières premières, de délégations de services publics (eau, communications, transport). Cet encadrement doit être formalisé sur la base de règles de procédures et de transparence à valeur contraignante. Sur le plan de la souveraineté militaire, la suspension des interventions armées unilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU et la fermeture des bases militaires françaises, à l’exception de celles prévues dans le cadre du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP), doivent être envisagées.

L’ENCHEVÊTREMENT DES LIEUX DE DÉCISIONS DE LA POLITIQUE FRANÇAISE EN AFRIQUE AVEC UNE PLACE CENTRALE DE L’ÉLYSÉE (qui en a fait son domaine réservé notamment à travers sa « cellule africaine »), montre l’extrême nécessité que la politique extérieure de la France soit aujourd’hui soumise aux règles élémentaires de démocratie. Cela doit commencer par un rôle accru et effectif du Parlement en matière de coopération économique et financière, mais aussi de coopération militaire.

LA POLITIQUE FRANÇAISE EN AFRIQUE S’INSCRIT AUJOURD’HUI DANS UN CONTEXTE D’INTERVENTIONS CROISSANTES D’ACTEURS MULTILATÉRAUX SUR LE CONTINENT. Grâce à son influence diplomatique au sein de l’ONU, de l’UE et son poids financier au sein des institutions financières internationales, la France est en mesure de défendre des politiques de coopération multilatérales plus efficaces en matière de lutte contre la pauvreté et moins soumises à l’orthodoxie néolibérale, ce qu’elle a très peu fait par le passé. Il s’agit également de permettre aux Etats africains d’acquérir plus de poids dans la défense de leurs intérêts. En matière diplomatique, domaine dans lequel l’influence de la France s’exerce le plus fortement, il est souhaitable de mettre un terme à la politique du « domaine réservé » que la diplomatie française tente d’imposer au sein de l’Union européenne ou de l’ONU dès lors qu’il s’agit de l’Afrique francophone, avec des objectifs souvent éloignés des revendications des peuples africains.

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : ASSOCIATIONS ET ONG
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Jeudi 2 novembre 2006

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Jeudi 13 juillet 2006

Marche de l’Udps et alliés

La Monuc : «L’usage de la force ne se justifiait pas»

Par  E.S.

La Monuc estime que la marche de l’Udps et alliés de mardi dernier à Kinshasa n’aurait pas dû être interdite ni réprimée. Selon la mission onusienne, l’usage de la force par la police ne se justifiait pas. Une enquête indépendante pourrait établir si les manifestants constituaient par leur nombre et leur comportement une menace sérieuse pour l’ordre public.

« Les textes constitutionnels et réglementaires du pays, particulièrement la circulaire du 29 juin 2006 du ministre de l’Intérieur autorisent les manifestations publiques sur simple déclaration auprès des autorités. » C’est ce qu’a rappelé le chef de Division de l’information publique et porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki au cours du point de presse de mercredi 12 juillet 2006.

« Il a précisé que le droit de manifester figure dans la constitution congolaise. Il estime que non seulement les manifestants doivent respecter la loi, mais encore la Police doit faire un usage modéré et proportionnel de la force.

« Faut-il rappeler que les organisateurs avaient respecté la procédure en la matière en informant plusieurs jours à l’avance l’autorité urbaine. Et dans le cas d’espèce, la répression était mal venue car les dérapages n’étaient pas à craindre, les manifestants ayant été mains nues.

INCIDENTS ET IRREGULARITE

« Le porte-parole de la Monuc s’est gardé de commenter sur l’efficacité et le rendement de la police formée et équipée par la mission onusienne. Son adjoint , Jean-Tobie Okala, s’est appesanti sur la campagne électorale démarrée officiellement le 29 juillet dernier. Il a estimé que celle-ci est émaillée d’incidents et irrégularités à travers le pays.

« Il a cité, au passage, quelques cas : des enfants arrêtés au marché public Mariano à Kinshasa ; des candidats empêchés de faire campagne à Kabare ( Sud-Kivu). A Kananga (Kasaï occidental), l’intolérance est montée en flèche, avec des altercations entre militants, des affiches arrachées et déchirées, quand elles ne sont pas brûlées.

« Par ailleurs, la Monuc se dit préoccupée par le traitement quelque peu discriminatoire réservé à certains candidats à la présidentielles qui sont obligés de payer des taxes aéroportuaires là où ils se rendent pour battre campagne, alors que d’autres candidats en sont exemptés.

« Réaffirmant le rôle d’accompagnement des autorités congolaises dans le processus électoral, le porte-parole de la Monuc a rappelé que la campagne devait se dérouler dans le calme, la sérénité et dans les conditions de transparence totale. Il a lancé un appel pour un traitement d’égalité à réserver à tous les candidats.

« Cependant, il a souligné les limites des interventions de la Monuc, laquelle n’a pas « pour vocation à se substituer au gouvernement congolais et assurer, comme certains candidats l’ont demandé, leur sécurité pendant la campagne. »

« Evoquant les tracasseries et autres tentatives de musellement de la presse par des intimidations,arrestations et assassinats, Kemal Saiki a indiqué qu’il revient à l’Etat congolais de permettre aux journalistes, nationaux comme étrangers, de faire leur travail en toute sécurité. « Nous constatons avec regrets, que des journalistes continuent à être agressés, intimidés et assassinés, sans que l’Etat ne soit capable d’empêcher de tels actes. Nous demandons à la Ham de condamner fermement toutes les atteintes à la liberté de presse en Rdc », a ajouté le porte-parole de la Monuc.

par LA MONUC publié dans : ASSOCIATIONS ET ONG
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