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A VOS PLUMES

Mardi 8 juillet 2008

Les tribulations de Francis Bozizé ou du rififi dans le camp du pouvoir



Francis et François Bozize
Francis et François Bozize
Selon nos informations, rien ne va plus entre Francis et François Bozizé, respectivement ministre délégué et ministre de la Défense Nationale.

François Bozizé reprocherait à son fils ses liens avec Charles Massi. A en croire notre source, les services de renseignements du ministère de la Défense auraient intercepté des fréquentes communications téléphoniques entre les deux individus.

Toujours selon la même source le fils Bozizé serait interdit d'avoir accès à son cabinet au ministère de la Défense. Ses mouvements sont surveillés. Car il aurait menacé son père de président des représailles : Francis Bozizé aurait rappelé à son père l'assassinat de Laurent Désiré Kabila et son remplacement par son fils Joseph.

Francis Bozizé que nous avons tenté de joindre pour avoir sa version ne prend plus son téléphone portable. Plusieurs tentatives sont donc restées vaines.

Par ailleurs, on apprend également que le torchon brûle entre le même Francis Bozizé et Jean-Serge Wafio au sujet des 100 logements construits grâce à la coopération chinoise sur la route de Boali. Car François Bozizé, ses fils, ses lieutenants et autres parents occuperaient la majeure partie de ces logements, pourtant destinés aux petits fonctionnaires qui n'ont pas les moyens d'avoir un pied-à-terre. Monsieur Wafio, alias Mo Wara mo Tè Biani, aurait ordonné, en sa qualité de ministre des édifices publics, un recensement de l'immobilier public qui a révélé l'ampleur de la situation : le président centrafricain a, à lui seul deux villas dans le lotissement des 100 logements. Cela n'aurait pas plu au fils Bozizé qui s'en est vertement pris à Jean-Serge Wafio.

Pour certains observateurs, la nomination de ce dernier en tant que Commissaire chargé du Département du Marché Commun au sein de la Cémac équivaudrait à son éloignement du gouvernement.

La vérité complète sur ces tribulations du fils Bozizé sera-t-elle connue un jour ? Rien n'est moins sûr. Néanmoins, une chose semble certaine : le navire bozizéen prend l'eau de partout. Il faut donc s'attendre à des surprises.




Dimanche 06 Juillet 2008
Adrien Poussou


par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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Mercredi 25 juin 2008
Centra




frique - Religion
 
 
L’Eglise centrafricaine demande le respect de l’accord Gouvernement-Mouvements politico-militaires
 

APA-Bangui (Centrafrique) L’Eglise de Centrafrique a demandé que « le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties », dans un communiqué de presse a été signé par neuf évêques au lendemain de la signature de l’accord global intervenu entre le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires à Libreville le 21 juin dernier.

Selon le communiqué de presse, « aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes et des villages entiers sont désertés par leurs populations ».

« La situation de Bangui ne doit pas faire digression, quand la jeunesse est abandonnée, quand tout le pays vit dans un marasme notoire et que des régions entières sont en totale déshérence, abandonnées par l’Etat, sans dispensaire, sans école… », déplore le communiqué.

« Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif comme rendez-vous incontournable, la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation, sont des impératifs pour que le pays rebondisse », prône l’église.

« Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire », avertit le clergé.

 
SL/aft/APA
25-06-2008
 
Centrafrique - Religion

 
 
L’Eglise centrafricaine demande le respect de l’accord Gouvernement-Mouvements politico-militaires
 

APA-Bangui (Centrafrique) L’Eglise de Centrafrique a demandé que « le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties », dans un communiqué de presse a été signé par neuf évêques au lendemain de la signature de l’accord global intervenu entre le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires à Libreville le 21 juin dernier.

Selon le communiqué de presse, « aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes et des villages entiers sont désertés par leurs populations ».

« La situation de Bangui ne doit pas faire digression, quand la jeunesse est abandonnée, quand tout le pays vit dans un marasme notoire et que des régions entières sont en totale déshérence, abandonnées par l’Etat, sans dispensaire, sans école… », déplore le communiqué.

« Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif comme rendez-vous incontournable, la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation, sont des impératifs pour que le pays rebondisse », prône l’église.

« Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire », avertit le clergé.

 
SL/aft/APA
25-06-2008
 
par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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Vendredi 14 septembre 2007
De l’eau dans le gaz
CENTRAFRIQUE - 9 septembre 2007 -
Toujours dans l’attente d’un premier rendez-vous avec Nicolas Sarkozy, le président centrafricain François Bozizé est en délicatesse avec la France. Le 14 juillet dernier, un grave incident a opposé à Bangui, pratiquement sous ses yeux, ses propres gardes du corps aux gendarmes français, à l’intérieur de l’enceinte de l’ambassade de France, alors que le chef de l’État se rendait à la réception officielle donnée par l’ambassadeur Alain Girma. En visite au début d’août dans la capitale centrafricaine, le ministre français de la Coopération Jean-Marie Bockel a cru bon d’en faire reproche à Bozizé, s’attirant une cinglante répartie de ce dernier sur le thème : « Je suis chez moi. »

Autre contentieux : « l’affaire Total ». La société pétrolière française, qui gère depuis sept ans le stockage et la distribution des produits pétroliers en RCA, a vu sa filiale locale, la Sogal, brusquement dissoute fin juillet. Motif : le montant des taxes versées par la Sogal au Trésor public est voisin de zéro, voire négatif puisque l’État est contraint de subventionner le prix des carburants. Total a saisi la Cour suprême et obtenu dans un premier temps l’annulation de cette décision, avant que le président de la Cour, un proche du chef de l’État, ne modifie la décision de ses pairs, lesquels ont été priés début septembre de remettre leur démission.

Pour autant, le principe d’une visite du président Bozizé à Paris d’ici à la fin de 2007 est toujours maintenu. Mais l’on réfléchit encore, à l’Élysée, sur la teneur du message que Nicolas Sarkozy lui délivrera à cette occasion.

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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Jeudi 2 août 2007

Télécommunications: Pourquoi les communications ne passent pas entre Bangui et l'extérieur? la réponse du ministre Fidèle Gouandjika

Comment les Opérateurs de Télécommunications des pays riches, en particulier ceux de l'Union Européenne, ASSASSINENT-ILS le Développement National des Télécommunications des Pays Africains?
Une re-colonisation annoncée : l'exemple de la Gateway Internationale Unique de la République Centrafricaine.



 

Notre gouvernement a pris une initiative originale pour relancer le développement des Télécommunications au niveau national, tout en assurant le développement de la concurrence, par la mise en place d'une « Gateway Internationale Unique ». Laquelle Gateway Internationale Unique offre à l'ensemble des opérateurs fixes et mobiles nationaux, ainsi qu'aux opérateurs internationaux un point d'accès unique et mutualisé pour l'ensemble des communications échangées avec l'international. Cette initiative résulte d'un constat économique qui tient, en premier lieu, à la situation des réseaux de Télécommunications Internationaux dans les pays enclavés comme la Centrafrique, et en second lieu, aux effets pervers qu'a produit dans ce pays la libéralisation brutale et non maîtrisée de l'accès aux Télécommunications Internationales :

-Le développement des investissements dans les réseaux nationaux est freiné du fait de la nécessité pour les opérateurs nationaux de réserver une partie importante de leurs ressources de financement dans des dépenses onéreuses d'équipements et de location d'accès satellitaires internationaux.

-La libéralisation de l'accès aux télécommunications internationales a conduit à une situation paradoxale d'appauvrissement général de l'ensemble du secteur des télécommunications de Centrafrique. Les pertes d'économies d'échelles liées au recours individuel des opérateurs à des solutions satellitaires n'ont pas été compensées par les gains d'efficacité promis par les économistes occidentaux, bien au contraire. Ces économistes, qui ont prôné ces réformes au niveau international, ont oublié que le développement des réseaux de télécommunications des pays en voie de développement, qui reste dramatiquement insuffisant, repose très largement sur les revenus d'interconnexion téléphonique entrante payés par les opérateurs internationaux, et notamment par les opérateurs des pays développés. En introduisant, une concurrence totale sur l'interconnexion internationale, nous avons en fait fragilisé la capacité de nos opérateurs à résister à l'écrasement des prix payés par les grands opérateurs internationaux. Les prix se sont effondrés et la stratégie des opérateurs des pays développés a été d'encourager cet effondrement en favorisant ainsi leur maison mère au détriment même de leur filiale locale: saviez-vous que dans la plupart des cas, il est plus cher pour un abonné français au téléphone fixe d'appeler un abonné mobile français que d'appeler un abonné mobile de Centrafrique ?

Le paradoxe économique est bien là : cette concurrence brutale et non maîtrisée sur l'accès à l'international a permis une baisse drastique des prix des appels internationaux au bénéficie des consommateurs des pays riches, mais en appauvrissant nos opérateurs nationaux. Cette concurrence continue de freiner les projets de déploiement des réseaux fixe et mobile sur notre territoire, et n'a même pas permis de baisse des prix pour les utilisateurs déjà raccordés aux réseaux existants.
Le maintien de cette situation est-il juste et équitable vis-à-vis des pays en voie de développement comme le nôtre ?

Notre réponse a été la mise en place d'une « Gateway Internationale Unique »: elle permet d'augmenter les tarifs des taxes de répartition appliquées aux opérateurs internationaux pour le trafic téléphonique à destination de la Centrafrique, cela pour les porter à des niveaux plus raisonnables et surtout comparables à ceux des autres pays africains. Elle permet ainsi de mieux rémunérer les opérateurs locaux. L'excédent de revenus étant affecté de façon transparente à des fonds spécifiques dédiés à des projets de couverture par un service universel des télécommunications. Ces fonds visent notamment à permettre le développement de la téléphonie et de l'accès à Internet dans les zones non couvertes par les réseaux de télécommunications, notamment en milieu rural.
Cette initiative est établie en concertation étroite avec les principales institutions internationales qui soutiennent le développement économique durable dans notre pays.
En outre, elle s'inscrit avec cohérence dans la logique des réformes du cadre réglementaire des Télécommunications et répond par la même occasion aux besoins de l'ensemble des opérateurs de téléphonie en Centrafrique. Il faudrait aussi rappeler qu'elle constitue une stratégie claire et transparente de développement d'une économique durable des offres de télécommunications dans notre pays, en incluant rapidement les services IP quasi inexistants, seule voie d'accès à l'économie mondialisée.

Or que voit-on ?
Des alliances officieuses, à l'image de celles des opérateurs mobiles de certains pays de l'Union Européenne récemment condamnés pour non-respect de la concurrence, refusent de payer le prix d'accès en Centrafrique et cherchent à écrouler le trafic en refusant délibérément d'acheminer les communications, des français par exemple, vers la Centrafrique. Il s'agit là, d'un assassinat en règle de tous les efforts que nous déployons par la mise en place des groupes puissants qui ont ruiné les économies des télécommunications de plusieurs pays africains, en pratiquant une concurrence déloyale et en ayant une attitude de re-colonisation souterraine intolérable, à l'heure de la mise en place d'une économie qui se veut équitable par les gouvernements des pays développés.

Aujourd'hui, l'ensemble des opérateurs de Télécommunications de la République Centrafricaine est connecté à la Gateway Internationale Unique et soutient ainsi l'action du gouvernement. Le tarif d'interconnexion a été relevé de 6 cts USD à 15 cts USD, le mardi 21 novembre 2006, et nous souhaitons que l'engagement des Gouvernements des pays riches à aider les pays africains se concrétise par l'acceptation et le respect de ce tarif par l'ensemble de leurs Opérateurs de Télécommunications.


Le Ministre des Postes et Télécommunications
Chargé des Nouvelles Technologies



Fidèle GOUANDJIKA
 

 
par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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Mercredi 16 mai 2007
FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

L’opposition exige un comité préparatoire du dialogue politique inter-centrafricain
(APA 16/05/2007)


APA Bangui (Centrafrique) Le coordonnateur de l’Union des forces vives de la nation (UFVN), Me Henri Pouzère, a déclaré, samedi à Bangui, au cours d’une conférence de presse, qu’il est urgent que le chef de l’Etat, garant constitutionnel de l’intérêt supérieur de la nation, mette en place un comité préparatoire du futur dialogue politique inter-centrafricain.

Ce comité doit être doté de l’autonomie financière et composé à parité égale, des représentants du pouvoir, de l’opposition démocratique et de l’opposition armée, a expliqué Me Pouzère.

Le coordonnateur de l’UFVN commentait le rapport de synthèse produit par le groupe des sages mis sur pied pour prendre contact avec tous les acteurs politiques centrafricains, en vue de la tenue d’un dialogue politique sans exclusive.

Le groupe des sages doit notamment proposer l’ordre du jour, le lieu, le coût et la durée de cette rencontre destinée à ramener la paix en Centrafrique.

Me Pouzère a déploré que le groupe de sages n’ait pas contacté l’ancien président Ange-Félix Patassé, qui vit en exil à Lomé, au Togo, ainsi que son prédécesseur à la magistrature suprême, le général André Kolingba qui, en tant qu’ancien chef suprême des forces armées centrafricaines, est une mine d’informations qui ne saurait être tenue à l’écart de toute initiative visant à ramener une paix durable en Centrafrique.

L’Union des Forces Vives de la Nation regroupe le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de l’ancien président André Kolingba, l’Association Löndo de Me Henri Pouzère et l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) de M. Olivier Gabirault.


SL/LMM APA
12-05-2007

 

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par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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