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A VOS PLUMES

Mardi 22 juillet 2008

François Bozizé serait-il en colère contre son ministre Gonda ?




Si de l'avis même des observateurs crédibles, le boycotte de la garden-party du 14 juillet à la résidence de France à Bangui, s'inscrit dans la droite ligne des coup de théâtre dont le président centrafricain s'est fait une spécialité, ils sont quasi unanimes à prendre au sérieux ses sauts d'humeurs de ces jours-ci et sa colère, semble-t-il, contre son ministre de la communication, organisateur du dialogue politique, Cyriaque Gonda.

D'après plusieurs sources crédibles, François Bozizé serait très en colère contre son ministre de la communication, qu'il aurait accusé de sabotage et de copinage avec les groupes armés. Il semblerait que le président centrafricain n'a pas du tout apprécié la manière avec laquelle Cyriaque Gonda a négocié les accords de cessez-le-feu de Libreville. D'où son refus d'autoriser, un peu moins d'un mois après la signature de ces accords, le gouvernement à soumettre à l'Assemblée Nationale, la loi d'amnistie tels que convenu à Libreville.

Au pied du mur

Afin de retrouver la bonne grâce du vizir de Bangui, son ministre de la communication multiplie des déclarations tapageuses et des injures à l'égard des chefs de l'opposition dite démocratique.

L'on se souvient de l'interview qu'il a accordée à notre confrère Le Confident, interview au cours de laquelle monsieur Gonda s'en est vertement pris au principal leader de l'opposition, Martin Ziguélé. «Ce qui est malheureux, ce qui à la limite même me dégoûte en tant que ministre en charge du dialogue, c'est le fait que M. Ziguélé, qui a montré ses limites, arrive à vouloir s'en prendre à des personnalités comme moi et m'amener malheureusement à des situations où je peux sortir de ma réserve. Si M. Ziguélé était capable de gérer une crise, il n'allait pas rejoindre une ambassade en pagne et prendre l'avion pour disparaître », avait-il dit.

Ces propos pour les moins insolites et dégoutants démontrent si besoin en était encore, le manque de sérénité de ceux qui ont été bombardés ministre chez nous, et la panique qui a toujours guidé leurs pas à la moindre crise.

En l'espèce, ayant conscience de sa position très délicate, sachant qu'il est assit sur une chaise éjectable et que le vrai pouvoir est détenu par les gbaya Boyes, ceux-là même qui forment le derniers cercle familiale de François Bozizé et qui prennent les importantes décisions à sa place, Cyriaque Gonda a été obligé d'utiliser le langage des aigris et des faibles d'esprits, à savoir, l'injure. Car nous assistions ces derniers jours à un festival de propos déplacés de la part de ce ministron sur les antennes de Radio-Centrafrique contre les leaders de l'opposition.

Par ailleurs, c'est pourtant un secret de polichinelle, François Bozizé n'a aucune estime pour son ministre de la communication. L'on se souvient encore de sa mise à l'écart après les élections de 2005. Il a fallut le décès des ministres Pierre Gonifeï Ngaïbonanou et Charles Hervé Wénézoui, deux têtes pensantes de la galaxie bozizéenne, pour que le président centrafricain se résolve à confier un poste de responsabilité à monsieur Gonda. Ceci peut expliquer cela.

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : BONNE GOUVERNANCE
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Jeudi 17 juillet 2008

Ndlr Centrafrique-Presse : Au moment où il est beaucoup question de loi d’amnistie générale avant l’ouverture des travaux du dialogue politique inclusif, il nous a paru utile de rafraîchir la mémoire de nos fidèles lecteurs avec les dépêches et articles de presse de l’époque au sujet du même genre de situation que connaissait la République centrafricaine.

 

La seule différence avec la situation actuelle est que le président de la République naguère s’appelait Ange Félix Patassé et le chef de la rébellion n’était autre qu’un certain François Bozizé qui exigeait une amnistie générale avant de retourner au pays.

 

Il s’agit des extraits édifiants d’une interview accordée par le général rebelle Bozizé au quotidien camerounais Mutations du 16 septembre 2002 où celui-ci ne faisait pas mystère de son empressement à prendre le pouvoir par coup d’Etat car il ne pouvait patienter jusqu’à la fin du mandat électoral du président Patassé en 2005. Il accusait également ce dernier de s’être transformé en homme d’affaires et d’avoir de relations avec des maffieux.

  

Depuis le 15 mars 2003, Bozizé a remplacé Patassé à la tête du pays et les Centrafricains se souviennent de l’affaire Düsseldorf où Bozizé a été arrêté en juin 2004 en Allemagne par la police en tentant d’écouler ses diamants. En le recevant le 19 novembre 2007, le président Sarkozy a ouvertement accusé de corruption deux de ses ministres dont son neveu Ndoutingaï à propos des dessous de table dans le dossier URAMIN AREVA.

 

C’est comme si l’histoire de notre pays se répète. Le reste se passe de commentaires

 

Le général Bozizé pressé de prendre le pouvoir

 

Afrique Express N°256 du 02/10/2002

 

Le général centrafricain rebelle François Bozizé a laissé entendre qu’il pourrait prendre le pouvoir en Centrafrique avant l’échéance des élections présidentielles de 2005, qu’il juge “trop loin”, dans une interview au journal camerounais Mutations, parue le 16 septembre.
L’ex-chef d’état-major de l’armée centrafricaine, réfugié au Tchad depuis novembre 2001 après avoir résisté à une tentative d’arrestation à Bangui, affirme que le président Ange-Félix Patassé doit “soit changer de politique soit rendre son tablier”.


Interrogé sur sa préférence entre la voie des armes et celle des urnes, il déclare: “Les urnes pour vous, cela signifie qu’il faut attendre la prochaine élection présidentielle dans trois ans? C’est trop loin. Le peuple meurt de faim pendant qu’il (le président Patassé) se remplit les poches”.


“Nous avons des atouts pour réussir et des moyens pour parvenir à nos fins. Mais je ne peux pas vous fixer une date. Dieu seul pourra mieux nous fixer sur l’avènement de ce jour là”, ajoute encore M. Bozizé, au journaliste qui lui demande s’il sera président dans moins de trois ans.

 
Bozizé, devenu pomme de discorde entre les régimes centrafricain et tchadien, fustige le président Patassé qu’il accuse de s’être “transformé en homme d’affaires” et d’avoir “rallié une clique mafieuse qui pille avec lui le pays”.


“Aujourd’hui l’Etat centrafricain n’existe plus. Avons nous le droit de croiser les bras? Je dis non!”, poursuit M. Bozizé, qui estime que l’armée centrafricaine “me considère toujours comme son chef et ne veut pas combattre contre moi”, contraignant selon lui le régime de Bangui a recourir à des mercenaires.


Le général reste par ailleurs très flou sur les moyens qui lui permettent d’entretenir depuis bientôt un an ses partisans armés à l’extrême nord de la RCA, près de la frontière avec le Tchad. “Les paysans nous fournissent le nécessaire pour notre alimentation. Des amis extérieurs nous aident aussi.

 

Je contribue également à entretenir mes hommes grâce à mes modestes économies”, assure-t-il, affirmant : “N’Djamena ne nous aide par militairement”.

Il souligne enfin qu’il ne serait prêt à être réinstallé dans ses fonctions et prérogatives en RCA qu’aux “conditions” d’un arrêt des poursuites judiciaires et d’une amnistie totale pour lui et ses hommes.

 

 

Abandon des poursuites judiciaires  contre le général Bozizé qui refuse  de rentrer au pays et réclame une amnistie

 

Afrique Express N° 242  du 02/01/2002

 

"La poursuite de la procédure contre François Bozizé et autres est inopportune", a annoncé de manière impromptue à la radio nationale, le jour de Noël, le président de la Commission mixte d'enquête judiciaire, Joseph Bindoumi, chargée de faire la lumière sur le putsch manqué du 28 mai dernier. "Le procureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Bangui, mettra immédiatement en liberté les personnes considérées comme auteurs, co-auteurs et complices dans cette affaire", a ajouté Joseph Bindoumi.

L'ancien chef d'état-major, réfugié actuellement au Tchad, était accusé lui aussi d'avoir voulu renverser le président Ange-Félix Patassé.

 

Des accrochages survenus fin novembre dans le nord de la Centrafrique entre des troupes centrafricaines et ses partisans armés, qui se sont également réfugiés au Tchad, ont probablement avivé les craintes des autorités centrafricaines de voir ces soldats perdus former un début de rébellion.

Les tensions entre le Tchad et la Centrafrique a atteint son apogée le 21 décembre, quand les deux pays se sont mutuellement accusés de mouvements de troupes sur leur frontière commune.

Cette décision surprise de Bangui doit sans doute beaucoup à la pression de la Libye, qui soutient militairement le régime du président Patassé, avec quelque 200 militaires libyens toujours présents dans le pays. Le ministre libyen de l'Unité africaine, Ali Abdel Salam Triki, venait en effet de rencontrer les présidents Patassé et gabonais Omar Bongo, avant que Bangui ne se décide à faire un geste en direction de Bozize, et surtout du Tchad.

 

Le général Bozizé : une amnistie avant tout retour en Centrafrique

 

François Bozizé, dans un entretien à Radio France Internationale (RFI), a lié son retour en Centrafrique à une amnistie de la part du président Ange-Félix Patassé. "Que le président de la République prenne une décision d'amnistie" au lieu de "laisser la justice jouer un jeu flou et confus", a-t-il réagi à l'annonce de l'arrêt des poursuites judiciaires lancées contre lui.

 

Il s'est aussi interrogé sur la "sincérité" du président centrafricain Patassé. "S'il est sincère, que les troupes étrangères quittent le sol centrafricain, qu'on n'entende plus parler de la venue d'une force de maintien de la paix en République centrafricaine", a déclaré le général exilé, en référence aux conclusions du sommet de Khartoum sur la crise centrafricaine, organisé le 3 décembre à l'initiative de la Libye.

 

Le Tchad et la Libye ont par ailleurs salué la décision des autorités centrafricaines d'abandonner les poursuites judiciaires contre l'ancien chef d'état-major.

par Juliette Abandokwe publié dans : Centrafrique
par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : BONNE GOUVERNANCE
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Mardi 15 juillet 2008

CENTRAFRIQUE NEWS:LE PRESIDENT PATASSE QOI QU'AVIENNE NE POURRA ECHAPPER A LA CPI
Qui a dit que le ridicule tue l'Africain?
PATASSE CHEF D'ETAT,DEMAFOUTH MINISTRE DE LA DEFENSE,BOZIZE CHEF D'ETAT MAJOR
Lequel de ces trois(3) échappera t'l à la cour pénale internationale?

PATASSE en sa qualité de chef d'état de l'époque est considéré comme étant le donneur d'ordre aux troupes de BEMBA SON FILS ADOPTIF.

DEMAFOUTH en sa qualité de Ministre de la défense est associé aux différents plans d'action DES "BAYAMOULENGUE"dirigés par l'actuel chef d'état BOZIZE CHEF D'ETAT MAJOR DE L'EPOQUE

Lorsque DEMAFOUTH parle d'interroger PATASSE sur ces évènements, il ignore les rapports de la CPI le considérant au même titre que PATASSE et BOZIZE comme Etant les  éléments clés de ces évènements.

Il faut lire ce long rapport de plus de 1000 pages pour savoir qui a reçu BEMBA et ses troupes à BANGUI, qui a livré les armes et munitions voire tenues de combats aux éléments de BEMBA.

Pourquoi l'état centrafricain ne s'est il pas constitué partie civile dans le braquage de nombreuses banques Nationales par les éléments de BEMBA dès leur arrivée?

En tout cas BANGUI va vivre des moments agréableset palpitants politiquement parlant

Raymond BOMONGO

par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : BONNE GOUVERNANCE
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Dimanche 6 juillet 2008

 Pascal KOYAMENE récuse la présence du fils Kolingba au Gouvernement

« Le RDC  n'a jamais conclu un accord de gouvernement avec le KNK. Par conséquent, le RDC n'a pas un Ministre au gouvernement ».



Pacal Koyamene, SG du RDC
Pacal Koyamene, SG du RDC
Présentez-vous à nos lecteurs ?
Je suis Pascal KOYAMENE, Secrétaire Général du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC).

Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle de Centrafrique ?
Notre pays traverse une crise grave. Tous les fondamentaux de l'économie nationale sont au rouge. La crise sociale est profonde. Il y a des bruits de bottes partout dans le pays, notamment dans le Nord Ouest, le Nord Est et, maintenant l'Est, marqué par la présence des rebelles ougandais. Le Nord qui naguère était le grenier de notre pays est exsangue.
En sus de cela, notre démocratie naissante est malade à cause de ses dirigeants. Je puis dire que les moyens d'expression de la démocratie que sont : les marches pacifiques, les meetings, les sit-in, les protestations sont interdits. L'accès des partis politiques, surtout ceux de l'opposition, au média d'Etat est prohibé. L'impunité, la mal gouvernance, le tribalisme outrancier, l'amateurisme sont devenus les règles de gestion des affaires de l'Etat. Les institutions républicaines sont malades de leurs dirigeants.
Sans pousser l'analyse plus loin, vous conviendrez avec moi que la société  centrafricaine est malade et connaît une misère sans précédent. Chaque  foyer centrafricain doit faire face à une misère criarde. A cela vous y ajoutez la hausse incontrôlée des produits de première nécessité, alors que le salaire des fonctionnaires est bloqué depuis un quart de siècle. Cependant la classe dirigeante s'enrichie impunément !
Tout ce sombre tableau  interpelle la classe politique et particulièrement le RDC et l'opposition dans son ensemble. C'est pourquoi nous avons demandé à hue et à dia et obtenu le principe du dialogue politique inclusif dont la préparation tire à sa fin

Comment expliquez-vous le sommeil, disons-le très profond, du RDC ?
Qu'appelez vous sommeil très profond du RDC ? Cela prouve que vous, Journalistes centrafricains, vous ne suivez pas les activités des partis politiques. Vous ne chassez pas l'information comme cela se fait sous d'autres cieux !
Je puis vous informer que le RDC a renouvelé ses structures de base à Bangui comme dans l'Est et l'Ouest de notre pays, je veux parler des Préfectures de la Ouaka, du Mbomou, de la Haute Kotto, du Haut Mbomou, de la Basse Kotto, de la Mambéré Kadeï de la Sangha Mbaéré, etc…
En plus nous organisons à une cadence régulière, des assemblées générales et récemment, la Jeunesse de notre parti, a organisé une semaine culturelle retentissante, du 23 au 28 février 2008.
Le RDC est aussi l'un des principaux animateurs de l'opposition regroupée au sein de l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN).

Avec ce silence, doit-on considérer le RDC comme un parti politique appartenant à l'opposition ou à la mouvance présidentielle ?
Le RDC est résolument dans l'opposition. Votre question prouve encore une fois que votre journal ne suit pas l'actualité politique de notre pays. Le Secrétaire général du RDC que je suis est Porte Parole de l'UFVN. Il me paraît inconcevable de demander si mon parti appartient à la mouvance présidentielle.

N'empêche que le RDC a un représentant au Gouvernement ?
Le RDC  n'a jamais conclu un accord de gouvernement avec le KNK. Par conséquent, le RDC n'a pas un Ministre au gouvernement.
On dit aussi que le Général Kolingba, président du RDC, jouerait le jeu de son frère d'arme Bozizé. Son silence devant des sujets d'extrême préoccupation, tels les actes de barbaries recensés ça et là à travers le pays est considéré par certains comme de la complicité passive. Qu'en dites-vous ?
 Vous voulez prêcher le faux pour connaître le vrai ! Le Président Kolingba est un Homme d'Etat qui est imbu d'une sagesse légendaire. Il est aussi visionnaire et pour exemple, le peuple centrafricain se souvient avec amertume de tout ce qu'il avait annoncé à la fin de son régime (la famine, l'insécurité, la paix que nous recherchons ardemment aujourd'hui).
Son silence est justifié par le non accès de l'opposition au média d'Etat.
‘ Laisser ceux qui ont gagné (sic) les élections gérer le pouvoir avait-il déclaré. Son discours même teinté de sagesse est mal accueilli par le cercle du pouvoir qui lui cherche tout le temps des poux sur un crâne rasé.
Par conséquent, il n'y a pas de complicité passive ou je ne sais quoi. Le RDC a toujours dénoncé la barbarie, l'impunité, la mal gouvernance etc, qui caractérisent le pouvoir du Président Bozizé.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que le RDC est un club d'amis ?
Je ne comprends  pas qu'on puisse demander à moi, Secrétaire Général d'un Parti qui à 16 fédérations correspondant aux 16 Préfectures de la RCA et 3 fédérations à Bangui, en un mot l'un des rares partis de dimension nationale, que mon parti est un club d'amis. Soyons honnêtes !
C'est peut-être votre journal qui l'affirme, mais cela n'engage que vous. Mais aucun Centrafricain sérieux et observateur politique ne peut dire ce que vous insinuez sournoisement.
Je me permets de conclure sur cette question par ce proverbe chinois » L'ignorance es la nuit de l'esprit, et cette nuit n'a ni lune, ni étoiles ».

  Mais vous-même (le RDC), ne faites rien pour faire taire cette considération. En exemple, l'année dernière, pour peu qu'un journaliste ait critiqué le groupe ethnique ayant plus d'adhérant au sein de ce parti, pour que nous soyons servis d'un droit de réponse très salé ?
Si vous avez lu  la « réponse salée » dont vous parlez, votre question n'a plus sa raison d'être. C'est par devoir de vérité que nous avons concocté ce droit de réponse. Il était temps de rétablir la vérité et de montrer, preuve à l'appui, que le Président Kolingba a eu à travailler avec toutes les filles et tous les fils de ce pays, quelque soit leur appartenance régionale, clanique ou tribale.
Il vous appartient, à vous journalistes, d'écrire la vérité au lieu de vous complaire dans le mensonge et la haine tribale qui tue ce pays. Comparativement à ce qui se passe sous le régime du Président Bozizé, il n'y a pas de commentaires. Mêmes vous autres journalistes et surtout ceux qui étaient toujours prompts à jeter l'anathème sur le régime Kolingba, vous restez tous muets comme des carpes.

Que doit-on dire de l'Etat de santé, si je peux me permettre cette métaphore clinique, du RDC ?
Le RDC n'est ni malade, ni comateux, encore moins dans un état clinique comme vous le persiflez et je sais quel médecin viendra le soigner. Le RDC pète la santé comme on dit. C'est un parti politique qui se respecte et qui a sa stratégie, même s'il y a des détracteurs qui répandent ces nouvelles sur son compte, pour gagner quoi, je ne sais. Mais en tout cas, le RDC se porte très bien. Ses structures fonctionnent à merveille.

Trouvez-vous normal que le RDC n'a plus tenu un congrès après celui de Berberati ?
Encore une fois la vérité est tronquée. Le RDC a organisé trois congrès constitutif en février 1987, deux ordinaires dont un à Berbérati en 1990 et un à Bangui en 1994. J'ajoute qu'il a eu le Congrès extraordinaire de 1991 en plein multipartisme naissant.

A quand le prochain congrès du RDC ?
Pour se mettre en ordre de bataille pour les échéances électorales futures, le RDC organisera son congrès en 2009.

Où en sommes-nous avec la dissidence des Zingas, Léna et Beladé qui ont rejoint en 2005, avec armes et bagages, les rangs du vainqueur des élections ?
Il n'y a pas match sur la question. Ils étaient sous le coup de la loi en utilisant le sigle, le logo du RDC et la justice de notre pays a tranché, il ne leur reste qu'à créer leur parti.

Que pense votre parti au sujet du dialogue politique inclusif ?
Mon parti est l'un des géniteurs du dialogue politique inclusif. Compte tenu de l'ampleur de la crise que traverse notre pays, c'est à mes yeux, la seule solution de sortie de crise.

Que vous inspire les derniers développements au sujet de ce dialogue, notamment l'élection de
l'ancien ministre de Patassé, Demafouth en qualité de président de l'un des groupes rebelles centrafricains, en occurrence l'APRD ?

L'élection de Démafouth à la tête de l'Armée populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) dérange ceux qui ont des choses à se reprocher. Que je sache, il a géré les affaires de l'Etat avec eux. On serait bien curieux de connaître le contenu de leur pomme de discorde et en tirer les leçons pour la paix durable dans notre pays. Pour garantir le caractère inclusif du dialogue, il doit être présent.

Ce dernier est poursuivi pour son rôle présumé dans l'assassinat des proches du président de votre parti, quelle est la position du RDC sur la question ?
L'affaire que vous évoquez est pendante devant la justice. Si Démafouth doit répondre de ses actes devant la justice de son pays, quoi de plus normal ? Le RDC ne s'immisce pas dans les affaires de la justice. Il appartient à cette dernière d'aider le peuple centrafricain à connaître la vérité, rien que la vérité et de sanctionner les auteurs de ces actes odieux.

Seriez-vous prêts à travailler avec celui-ci au sein d'un Gouvernement d'Union Nationale ?
S'il n'est pas reconnu coupable par la justice, mais c'est un centrafricain ! Si on  doit travailler avec lui dans un hypothèque gouvernement d'union nationale, pour la paix, pourquoi ne pas le faire ? Nous sommes un parti de rassemblement et de fraternité, prêt au pardon, comme notre Président Fondateur, le Général d'Armée André Kolingba l'a fait en son temps. Mais nous ne distribuions pas des étiquettes aux centrafricains comme vous.

Quel est votre message de fin ?
 
Notre parti, le RDC et son Président Fondateur, ont toujours prôné la paix en Centrafrique, notre beau pays. Cette paix, le RDC, est prête à l'offrir au peuple centrafricain en 2010.



cb[Commentaire de la Rédaction: étant donné qu'il s'agit d'une interview muette, c'est-à-dire réaliser à distance par le biais d'un protocole soumis à l'interviewé, ce qui ne donne pas lieu à un droit de suite, la rédaction de L'indépendant se voit dans l'obligation de faire les observations qui s'imposent. Les affirmations pour les moins insolites, voire même fantaisistes, teintées de suffisance et d'orgueil mal placé, contenues dans cette interview n'engagent que l'auteur. En aucun cas, notre journal, n'insinue sournoisement ni même ne persifle, encore moins n'attribue des étiquettes à qui que ce soit, surtout pas à son parti ô combien très grand. Oublie-t-il, qu'un parti, quel qu'il soit, n'existe que dans la mesure où il émette des avis sur des sujets graves qui touchent l'avenir du pays ? Le MLPC par exemple, pourtant membre de l'UFVN ne manque pas l'occasion de s'exprimer par le biais des communiqués de presse sur les questions hautement sensibles qui peuvent surgir. Tel n'est malheureusement pas le cas du RDC. Comme les lecteurs et les cyber-lecteurs peuvent s'en rendre compte, pour des questions sommes toutes claires, nous avons eu droit à des réponses plein de fioritures. Quant à ses leçons de journalisme il peut les garder, car il nous semble que le RDC n'était pas demandeur de cette interview. Enfin, si l'ignorance est la nuit de l'esprit comme il affirme fièrement, il n'en reste pas moins certain que l'arrogance est méprisable et le Moi, haïssable. ]cb

L
Propos recueillis par Adrien Serge Poussou


par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : BONNE GOUVERNANCE
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Dimanche 6 juillet 2008

 Le dialogue politique se résume à la distribution des strapontins ministériels, selon Cyriaque Gonda



Au micro de nos confrères de l'Agence Reuters, ce mardi, le ministre centrafricain de la communication qui est en même temps l'organisateur du prochain dialogue politique, Cyriaque Gonda, a réduit les enjeux de cette importante assise censée ramener la paix et la stabilité dans le pays à une distribution des strapontins ministériels. « Il n'est pas exclu qu'il y aura une redistribution des cartes après le dialogue politique », a-t-il dit à Reuters dans une entrevue. « Le gouvernement, depuis la signature des premiers accords, a déjà commencé à donner quelque chose. Si cela doit se poursuivre au nom de la réconciliation nationale, il continuera ».

Loin d'apaiser les esprits, ces déclarations du ministre centrafricain sont de nature à amplifier la controverse autour de la question du dialogue politique en préparation. Elles sont l'émanation de la vision des autorités de Bangui sur la question. Il ne fait l'ombre d'aucun doute ni d'aucune hésitation que le président centrafricain et les stratèges de paille qui l'entoure tentent par toutes les manœuvres de vider ce dialogue politique de sa substance. D'ailleurs nul n'est besoin de rappeler que c'est par contrainte et sous la pression de la communauté internationale que ceux-ci se sont résolus à accepter l'idée d'un dialogue politique.

Dialogue de la dernière chance

Réduire les enjeux de ce dialogue voulu par la majorité des centrafricains à une simple question de répartition des portefeuilles ministériels aux rebelles et une frange de politiciens soucieux de rejoindre la mangeaille nationale c'est courir le risque d'engager le pays dans une voie sans issues et de l'empêtrer davantage dans ses péripéties. On se saurait ignorer allégrement les graves problèmes de gouvernance auxquels le pays est confronté. Ce dialogue est l'occasion de jeter les bases d'une vraie démocratie où les principes de la séparation des pouvoirs n'est pas seulement une simple vue d'esprit. La survie de notre dépende de la réussite de ce dialogue. Feindre de méconnaitre cette évidence même visible pour les aveugles, c'est faire peu de cas des nombreuses souffrances et désolations du peuple centrafricain. A moins que ce ministre n'a encore rien compris à la gravité de la situation qui exige la tenue d'un dialogue politique entre toutes les forces vives de la nation.

Nous voulons ici montrer, calmement, concrètement, sans esprit de polémique, comment cette réduction des enjeux du prochain dialogue, conduit le pays dans un piège. Nous ne parlons pas là, naturellement, des errements multiples et répétés du régime actuel. Nous ne parlons pas non plus des nombreux cas de détournement des biens et deniers publics ni des violations systématiques et quotidiennes des droits de l'homme et de la constitution. Mais ce piège dans lequel se dirige notre pays n'est rien d'autre que l'amateurisme et le manque de patriotisme de ses dirigeants qui le conduit inexorablement à vau-l'eau.

Nous parlons donc de cette jeunesse en mal de repère et sans avenir. Nous parlons justement de cette mère qui voit son enfant mourir ne sachant quoi faire. Nous parlons aussi de ce père de famille, fonctionnaire de surcroit, qui n'a pas touché son salaire depuis belle lurette et qui a perdu tout honneur au sein de la société. Nous parlons également des hôpitaux qui manquent l'électricité et l'eau courante et qui sont devenus de véritables mouroirs pour malades. Nous parlons en fin de cette zone de non-droit qu'est devenu notre pays, de ces aberrations juridiques et politiques, qui restent, à l'heure où nous écrivions ces lignes, le déshonneur de tout un peuple jadis fière de son existence.

Voilà pourquoi le président centrafricain et ses conseillers doivent éviter d'engager le pays dans cette partie de poker grandeur-nature qui cache mal leur volonté de s'éterniser au pouvoir.

 Juillet 2008
Adrien Poussou


par BOMONGO Lucé Raymond publié dans : BONNE GOUVERNANCE
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