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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 23:38

                  BOZIZE est peut être dans l’histoire !

 

 

La communauté centrafricaine de Bordeaux s’associe dans l’amour de leur pays pour saluer le travail du Président BOZIZE qui a réussi un déroulement paisible et unanime du dernier dialogue national. Un vent de sérénité  a saisi ce pays depuis deux semaines malgré un début cacophonique sur le thème de démission, comme quoi le retard habite toujours certains esprits marginaux, en but à une volonté d’avancer.

 

Le dialogue inclusif nous a fait voir quelques moments marquant, comme les excuses prononcées par ceux là même qui, hier étaient au pouvoir et qui aujourd’hui, se sont rendu compte du mal faite à la population économiquement exsangue. 

 

D’autres diront que les scènes de mea culpa des anciens dirigeants ne promettent rien de bon, que chacun garde son couteau bien ferme dans le dos, et qu’en définitive nous nous préparons assurément à une nouvelle crise très dure dans les mois a venir.

 

Il s’agit en réalité de faits symboliques attendus. Nous souhaitons à ce propos, au chef de l’Etat BOZIZE, que son leader cheap national continu de mieux en mieux, en s’appuyant sur une communication politique forte et transparente, tout en évitant des fautes comme le raidissement autoritaire du pouvoir.

 

Mais en contre partie, si la classe politique respecte le besoin de paix que le pays réclame avidement, les anciens dirigeants et l’opposition doivent  éviter de mettre l’huile sur le feu. NE NOUS PRETONS PAS LE FLAN A L’ANARCHIE QUI AFFAIBLIE L’ETAT, INSTRUMENT DU RASSEMBLEMENT ET DU DEVELOPPEMENT.

 

1  PRESERVER LA PAIX ET LA STABILITE

 

Le chef de l’Etat l’a dit, il faut, au moyen des trente recommandations votées en conclusion de ce dialogue inclusif, « préserver la paix et la stabilité ». Le président s’est engagé pour l’histoire à conduire ce mouvement de construction d’une conscience nationale moderne, afin d’inscrire la RCA dans les enjeux économiques de l’Afrique de demain. La paix intérieure en n’est la condition basique ;  la stabilité en sera la dynamique institutionnelle mobilisatrice des énergies. Les partis politiques sont directement concernés par la paix et la stabilité, s’ils veulent se développer, accroitre leur influence. Dans l’anarchie, aucune conviction ne viendra rassurer les citoyens. En fait, les élites se déconsidèrent quand elles s’amusent  à se renvoyer les accusations de trouble, pour s’ouvrir le chemin de la violence militaire et de la dictature. La politique ne justifie pas tout. Il y a aussi la société vivante, souffrante, laborieuse, créatrice et humaine qui demande d’être respecter.  

 

Malgré les critiques, le GABON nous servira d’exemple de stabilité et de paix. Peut être que l’Afrique doit cesser ses manœuvres idéologiques en emporte pièce, pour considérer de prêt, l’utilité en elle même, de cette paix et de cette stabilité. A cette occasion  il convient de dire merci à son excellence le Président du Gabon OMAR BONGO, pour son investissement personnel dans la longue crise centrafricaine. Ici il a su faire inscrire la sagesse africaine dans l’acte et la pensée de la vie diplomatique en Afrique centrale.

 

 

2  NE PAS TOUCHER A LA CONSTITUTION

 

Le chef de l’Etat gabonais OMAR BONGO l’a dit, il faut préserver à tout pris une constitution déjà réécrite et voter. L’expert de la chose  politique  en Afrique centrale nous apprend, de par son expérience d’homme d’Etat, que seule la constitution peut garantir à chaque citoyen la liberté en société. Je cite ces propres mots : « Faites tout mais ne touchez surtout pas à la constitution ! ». Il s’agit là encore d’une des grandes leçons de cette quinzaine centrafricaine car ici, on n’a pris l’habitude de faire change la loi fondamentale au gré des opinions généralement d’un groupuscule irresponsable qui ne pense jamais à l’avenir du pays.

 

Si, comme il se raconte les rebelles se ravisent et s’implantent dans la vie politique démocratique pour toujours, cette constitution s’appliquera à  chacun d’eux. La vie en commun ce n’est pas à chacun sa constitution. L’individu s’intègre à la communauté et non le contraire. Les gouvernements passent, mais la constitution reste pour longtemps.

 

Plus généralement l’africain est rebelle à la loi, alors il s’applique la sienne, d’où une société d’incompréhension au sens « Weberien ». Sans « compréhension sociale », il n’y a pas de d’institution collective et donc de développement. L’idée d’une élite homogène sur des grands principes de gouvernement des groupes humains n’est pas de l’idéologie bourgeoise, mais  la règle liée à la bonne gouvernance. Les élites doivent cesser de se diviser en clan, en tribu, car nous n’y gagnerons rien de rien.

 

 

3  S’OUVRIR POUR GERER POSITIVEMENT LE CHANGEMENT

 

Les réformateurs nationaux disent que l’avancée de l’« idéologie matérialiste libérale » est déjà un fait d’histoire pour continuer des combats d’arrière garde. Par exemple la femme africaine veut s’émanciper de l’autoritarisme familial. La femme africaine est très active dans l’espace publique, elle conteste la morale traditionnelle de mère pondeuse, préférant son

épanouissement personnel au sacrifice social dû par la tradition.

 

La société qui s’offre à nous est donc multiforme, au pouvoir éclater à tous les niveaux, mais avec  l’unique principe régulateur, la liberté d’action et de conscience. Notre pays avance non par peur du nouveau, que par conviction d’aller vers le meilleur avec la participation de tous, homme, femme, intellectuel, ouvrier, agriculteur, politicien, artiste, croyant ou agnostique.

 

Cet appel de civilisation implique que notre système d’organisation sociale soit à la fois réfléchi, intelligent, respectueux du droit, respectueux des « demandes organisées », comme la lutte des syndicats, la liberté de la presse,  respectueux des « équilibres sociaux » comme la défense d’un pouvoir d’achat décent

 

Pays hospitalier par nature car ayant abrité des migrations venues de partout à travers l’histoire, la République Centrafricaine a vocation à bien traité tous ses enfants. Ainsi elle  s’ouvrira à l’économie moderne pour apporter la richesse financière et développer l’Etat de droit. De même elle fera du Sango, une offre d’identité et de fierté collective ; l’équilibre entre les religions restera vital. En réalité de par sa richesse culturelle incomparable, la RCA poursuit une vocation touristique majeure en Afrique centrale.

 

 

 

 

 

 

 

3  PROBLEMATIQUE CIVILISATIONNELLE

 

Etre « AFRO INTEGRE » ou « MODERNE » telle n’est pas la question. L’identité noire n’est pas en péril par manque de conviction par rapport à sa propre culture, référence faite  aux vestiges des modes de vies disparues, déstructurées à travers le temps.

 

Un pays peut se modernisé, adopté les technologies récentes d’une vie facile sans perdre son âme. Le faut débat amené par les théoriciens de l’identité noire nous prive à chaque instant, de toute notre lucidité sur des questions essentielles de mobilisation politique nationale ou internationale. Au contraire en effet, accélérons la promotion des acteurs nouveaux, motivés par le besoin de création, d’élévation sociale, et de justice républicaine. A chaque époque, son type de lecture historique. Les sociétés africaines d’avant ne revivront plus, même au pris d’une nostalgie lumineuse de par sa force de conviction irréductible.

 

Nos sociétés hésitent sur les choix à faire. Or une telle hésitation laisse la place aux forces étrangères, qui occupent le pays et nous relèguent au lieu et place du strapontin. La division accroit notre incertitude idéologique, d’où des dictateurs qui s’installent au pouvoir de façon pérenne.

 

Le pays doit donc rassembler des hommes et des femmes fortes, qui ne cherchent pas la popularité, mais la croyance dans le long terme. Le consensus qui se dégage aujourd’hui en république centrafricaine est un moment clef d’une responsabilisation effective des élites. Ces dernières devront dire la vérité à propos de la situation de notre pays sur le plan financière et économique, afin de convier tout le monde à un effort nationale salutaire indispensable.

 

 

CONCLUSION

 

Nous sortons d’une prise de conscience collective majeure. Chacun a ravalé ses fiertés partisanes, PATASSE en premier. Le pouvoir a su se faire humble, et l’opposition ne débordant pas d’auto satisfaction. Pour cette cause centrafricaine en œuvre, nous citoyens et intellectuels de bonne volonté de la diaspora, appuierons et défendrons une politique de recherche d’une compréhension nationale et démocratique dynamique, transparente.

Il y va de la volonté de notre pays de rejoindre le mouvement des nations modernes, qui se normalise sur la scène internationale.

 

Jean Mbalanga

Fodem Europe nouvelle Fédération transitoire de la Diaspora

Siège à Bordeaux

 


jdmbalanga@yahoo.fr

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 13:10

INCROYABLE MAIS VRAI...TOUT PEUT BASCULER D'UN MOMENT A UN AUTRE

 

Depuis la dernière déclaration de BOZIZE qui demandait deux noms par entité pour former le gouvernement de large union imposés par ses pairs venus plus souvent à son secours.

 

Bozizé, remonté par le défaitisme de ses représentants au dpi a voulu jouer des pieds avec les entités en présence.

 

Très belle stratégie, diviser les groupes armés sur le partage du gâteau, car on voit mal un Miskine demandé à GAZA BETTY, NDJADDER, DEMAFOUTH ou SABONE, de le remplacer au GOUVERNEMENT.

 

On voit mal comment ces groupes armés déjà divisés au départ pour diverses raisons puissent se faire confiance mutuellement.

 

Si nous avons bonne souvenance, les accords  de paix signés par tous les groupes rebelles stipulaient le partage du pouvoir ainsi que la gestion de la chose publique avec le président BOZIZE.

 

Ce joli coup de SOMBRERO du chef de l'état à moins de 24H de la fin du dpi plonge les centrafricains dans un émoi sans pareil, un doute voire méfiance, d'assister à une défiance du chef de l'état vis à vis des accords de paix et résolutions du dpi.

 

Déjà dans les groupes armés de nombreuses voix s’élèvent pour menacer BOZIZE et ses conseillers qui veulent confisquer le pouvoir dans l’optique d’éviter les audits recommandés et torpiller les recommandations du dpi.

 

BOZIZE est attendu aujourd'hui par toutes les entités représentées au dpi pour des éléments de précisions au sujet de la mise en place du nouveau gouvernement. Ce qui préfigure d'une très vive altercation en perspectives voire clash dans le cas ou le chef d l'état refuserait la participation d'un élément de chaque entité représentée au dpi au sein du nouveau gouvernement d’union nationale comme il l’avait annoncé.

 

Déjà, dans la capitale, des dispositifs militaires sont en place afin de répondre au désordre que cela puisse occasionner. 

 

«  LE REFUS DES ENTITES DE RENTRER DANS CE GOUVERNEMENT  » constituerait la fin du règne BOZIZEEN, car pour paraphraser le doyen BONGO :

 

« Vaut mieux avoir un mauvais gouvernement avec des compatriotes pour ramener la paix que de se voir commander et diriger de l’extérieur » fin de citation…..

 

Dans quelques minutes, heures, le porte parole des groupes armés tiendra un point presse

 

Wait & see

 

La rédaction

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 12:17

République centrafricaine

Patassé reconnaît Bozizé comme président

Article publié le 20/12/2008 Dernière mise à jour le 21/12/2008 à 11:37 TU

 

Les frères ennemis, le président François Bozizé et l'ancien président Ange-Félix Patassé, dans les bras l'un de l'autre : voilà l'image à retenir de cette dernière journée du « Dialogue politique inclusif » en Centrafrique. 
 
Dans son discours, Ange-Félix Patassé a reconnu comme président centrafricain « son petit frère » François Bozizé, actuel chef de l'Etat, qui l'avait renversé en 2003. Pendant deux semaines, gouvernement, ex-rebelles, partis politiques, syndicats et représentants de la société civile ont essayé de tourner la page des évènements tragiques qui ont déstabilisé le pays ces dernières années.
 
 La cérémonie de clôture du « Dialogue politique inclusif » s'est déroulée samedi après-midi à Bangui en présence du parrain de ce dialogue, le président gabonais Omar Bongo. Un gouvernement de consensus, une commission vérité et réconciliation, ainsi qu'un programme de désarmement et de démobilisation des anciens combattants, voilà les trois principaux points sur lesquels les participants de ce Dialogue se sont mis d'accord.
 
Le président centrafricain, François Bozizé (g), son épouse Monique Bozizé (2nd g), le président Omar Bongo (2nd d), et l'ancien président de Centrafrique, Ange-Félix Patassé (d), lors du « Discours politique inclusif », à Bangui, le 20 décembre 2008.(Photo : AFP)

Le président centrafricain, François Bozizé (g), son épouse Monique Bozizé (2nd g), le président Omar Bongo (2nd d), et l'ancien président de Centrafrique, Ange-Félix Patassé (d), lors du « Discours politique inclusif », à Bangui, le 20 décembre 2008.
(Photo : AFP)

 
Avec notre correspondant à Bangui
, Christian Panika
La cérémonie de clôture de ce forum de paix et de réconciliation a duré plus de trois heures. Elle a été riche en couleurs et en péripéties, dont l’instant solennel reste la reconnaissance de François Bozizé comme président de la République centrafricaine par l’ex-président, Ange-Félix Patassé.
 
Le document final du « Dialogue politique inclusif » mentionne que les débats ont été francs, libres, et ont permis de déboucher sur des recommandations consensuelles, fortes et opérationnelles.

L’une de ces recommandations est relative à la mise en place d’un gouvernement de large consensus, réunissant toutes les entités parties prenantes au « Dialogue politique inclusif ». Dans une interprétation en sango, langue nationale centrafricaine, le président François Bozizé a annoncé une concertation mardi prochain avec ces entités.
Chacune d’elles est invitée à proposer les noms de deux personnalités, dont l’une participera au nouveau gouvernement, tandis que l’autre fera partie du mécanisme de suivi du dialogue politique inclusif.

Ange-Félix Patassé, ancien président centrafricain

Un Comité de surveillance pour contrôler l'application des recommandations du Dialogue politique

«Le Comité de surveillance aura, non seulement, à contrôler l'application effective des recommandations, mais aussi un rôle d'apaisement des tensions.»

 

21/12/2008 par Christian Panika

Omar Bongo Ondimba

Président du Gabon

«Nos frères, qui ont pensé que le développement de la RCA devait passer par les armes, je dis non !»

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 12:17

République centrafricaine

Patassé reconnaît Bozizé comme président

Article publié le 20/12/2008 Dernière mise à jour le 21/12/2008 à 11:37 TU

 

Les frères ennemis, le président François Bozizé et l'ancien président Ange-Félix Patassé, dans les bras l'un de l'autre : voilà l'image à retenir de cette dernière journée du « Dialogue politique inclusif » en Centrafrique. 
 
Dans son discours, Ange-Félix Patassé a reconnu comme président centrafricain « son petit frère » François Bozizé, actuel chef de l'Etat, qui l'avait renversé en 2003. Pendant deux semaines, gouvernement, ex-rebelles, partis politiques, syndicats et représentants de la société civile ont essayé de tourner la page des évènements tragiques qui ont déstabilisé le pays ces dernières années.
 
 La cérémonie de clôture du « Dialogue politique inclusif » s'est déroulée samedi après-midi à Bangui en présence du parrain de ce dialogue, le président gabonais Omar Bongo. Un gouvernement de consensus, une commission vérité et réconciliation, ainsi qu'un programme de désarmement et de démobilisation des anciens combattants, voilà les trois principaux points sur lesquels les participants de ce Dialogue se sont mis d'accord.
 
Le président centrafricain, François Bozizé (g), son épouse Monique Bozizé (2nd g), le président Omar Bongo (2nd d), et l'ancien président de Centrafrique, Ange-Félix Patassé (d), lors du « Discours politique inclusif », à Bangui, le 20 décembre 2008.(Photo : AFP)

Le président centrafricain, François Bozizé (g), son épouse Monique Bozizé (2nd g), le président Omar Bongo (2nd d), et l'ancien président de Centrafrique, Ange-Félix Patassé (d), lors du « Discours politique inclusif », à Bangui, le 20 décembre 2008.
(Photo : AFP)

 
Avec notre correspondant à Bangui
, Christian Panika
La cérémonie de clôture de ce forum de paix et de réconciliation a duré plus de trois heures. Elle a été riche en couleurs et en péripéties, dont l’instant solennel reste la reconnaissance de François Bozizé comme président de la République centrafricaine par l’ex-président, Ange-Félix Patassé.
 
Le document final du « Dialogue politique inclusif » mentionne que les débats ont été francs, libres, et ont permis de déboucher sur des recommandations consensuelles, fortes et opérationnelles.

L’une de ces recommandations est relative à la mise en place d’un gouvernement de large consensus, réunissant toutes les entités parties prenantes au « Dialogue politique inclusif ». Dans une interprétation en sango, langue nationale centrafricaine, le président François Bozizé a annoncé une concertation mardi prochain avec ces entités.
Chacune d’elles est invitée à proposer les noms de deux personnalités, dont l’une participera au nouveau gouvernement, tandis que l’autre fera partie du mécanisme de suivi du dialogue politique inclusif.

Ange-Félix Patassé, ancien président centrafricain

Un Comité de surveillance pour contrôler l'application des recommandations du Dialogue politique

«Le Comité de surveillance aura, non seulement, à contrôler l'application effective des recommandations, mais aussi un rôle d'apaisement des tensions.»

 

21/12/2008 par Christian Panika

Omar Bongo Ondimba

Président du Gabon

«Nos frères, qui ont pensé que le développement de la RCA devait passer par les armes, je dis non !»

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 21:36

Bozizé s´engage à former un gouvernement de large ouverture

Bozizé s´engage à former un gouvernement de large ouverture© APANEWS

Le président centrafricain François Bozizé s´est engagé, à Bangui, à former un gouvernement de large ouverture, à l´issue du Dialogue politique inclusif (DPI) en centrafrique.


Le chef de l´Etat à décidé de faire entrer sans délai au gouvernement les représentants des principales entités ayant participé à ce forum national censé mettre un terme aux différentes crises militaires et politiques dans le pays.

«Je demande aux principales entités qui ont bien voulu prendre part à ces assises de réconciliation et de paix de me faire parvenir au plus tard mardi prochain deux noms de leurs représentants pour leur entrée au gouvernement conformément aux recommandations du dialogue politique inclusif », a déclaré Bozizé, fortement applaudi par l´assistance, dans son discours à la clôture des travaux du DPI.

L´opposition démocratique, l´opposition armée, la majorité présidentielle, les pouvoirs publics, la société civile et le groupe des partis centristes sont les six principales composantes ayant pris part au DPI.

«Je rassure la communauté nationale et internationale que je vais respecter scrupuleusement et veiller personnellement sur toutes les recommandations issues de ces assises, afin de garantir la réconciliation nationale pour une paix durable», a souligné le chef de l´Etat.

La formation d´un gouvernement de large ouverture fait partie de la trentaine de recommandations du dialogue politique inclusif, forum qui a regroupé pendant deux semaines à Bangui quelque 200 délégués venus de l´intérieur et de l´extérieur du pays.








































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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 21:33

Satisfaction de l’opposition après l’adoption en plénière des travaux de la commission politique

Les participants au dialogue politique centrafricain ont adopté en plénière ce mardi en début de soirée, les recommandations de la Commission Politique et Gouvernance, considérée comme la plus importante.



Satisfaction de l’opposition après l’adoption en plénière des travaux de la commission politique
Ils ont adopté entre autres, la mise en place d'une commission ad hoc rassemblant toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine pour la révision du Code électoral, l’institution d’une Commission Electorale Indépendante dont les membres de l’administration y seront exclut, en remplacement de la Commission Mixte Indépendant, la mis en place d'un Comité de suivi présidé par le président gabonais Bongo Odimba et comprenant toutes les parties et les partenaires internationaux de la RCA, la composition d'un gouvernement de consensus jusqu'aux élections municipales, législatives et présidentielles à organiser en 2010, la réalisation d’un audit des secteurs financiers (douanes, impôts et trésor), miniers, forestiers, et des télécommunications, surtout du Gateway.

Pour Martin Ziguélé, président du MLPC (mouvement de libération du peuple centrafricain), membre de l’UFVN, il s’agit d’une avancée significative. « C’est le consensus qui a conduit à ces résultats. Parce que ce n’était pas acquis que la majorité présidentielle accepte toutes ces recommandations », a-t-il dit avant d’exprimer sa satisfaction « il s’agit d’une victoire pour toutes les parties. Le débat sur le caractère exécutoire des recommandations du dialogue est dépassé avec la mise en place d’un comité de suivie internationale ce qui rend donc éxécutoire toutes les recommandations ce n’est plus comme en 2003, a-t-il conclu.

Même son de cloche du côté de la majorité présidentielle dont un membre sous le couvert de l’anonymat évoque « une victoire de la démocratie centrafricaine » et la « sagesse de Bozizé qui a permis d’arriver à ces conclusions ».

Toutefois, le scepticisme reste de mise dans le rang de ceux qui ont refusé de faire le déplacement de Bangui afin de participer à cette grande messe.

L’un d’entre eux, Charles Massi, estime pour sa part que toutes ces recommandations ne seront que des vieux pieux sans lendemain. « Tout cela c'est sur le papier. Il faut attendre la voie choisie pour la mise en œuvre. Je vois qu'ils n'ont pas réussi à modifier la composition de l'actuelle Cour constitutionnelle, ni réduit les pouvoirs de l'assemblée Nationale qui risque de tout remettre en cause. La Cour Constitutionnelle et le parlement peuvent anéantir tout ce beau montage quand les lumières seront éteintes sur le DP », explique-t-il.

Il a par ailleurs souligné que « s'ils (les participants) parviennent à obtenir que la modification du Code électoral soit approuvé par ordonnance et que la Commission électorale indépendante puisse examiner et proclamer les résultats des élections laissant à la Cour Constitutionnelle l'examen des contentieux, ce sera une avancée essentielle. Sinon, Bozizé reprendra par l'Assemblée Nationale ce qu'il aura perdu au Dialogue politique et surtout, la fameuse Cour Constitutionnelle le déclarera élu au premier tour de la présidentielle », analyse-t-il.

Maintenant reste à savoir si les grands mâles centrafricains ont véritablement rangé leurs couteaux et sont décidés à trouver des solutions idoines aux maux qui gangrènent le pays.


Mardi 16 Décembre 2008
Adrien Poussou

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 21:12

Christoph Gazam-Betty et Abdoulaye Miskine prochainement à Bangui pour la clôture du dialogue politique inclusif

Selon nos informations, l’ancien ambassadeur de Centrafrique en Chine, Christoph Gazam-Betty, devenu coordonnateur du groupuscule des FRN (forces république nouvelle), serait dans l’avion pour Tripoli (Lybie) où il embarquera en fin de journée pour Bangui dans un avion affrété par le guide libyen, en compagnie de son homme de main Madani et du chef de guerre Abdoulaye Miskine.



Christoph Gazam-Betty
Christoph Gazam-Betty
Ceci à l’initiative de l’ex président Ange-Félix Patassé, qui aurait agit selon les vœux de Pierre Buyoya, qui préside ces assises et du représentant du secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, le guinéen Lansyné Fall.

D’après la même source, Charles Massi qui se trouvait sur cette liste des invités de dernières minutes, a tout simplement décliné l’offre, en arguant sur le caractère contre-productif de la démarche.
Pour lui, tout laisse à croire que ce dialogue politique organisé à Bangui, sans prendre en compte un certain nombre de préalables, n’aura été qu’un grand « bavardage » de plus et ne résoudra pas les problèmes de fond qui se posent à notre pays.

Ouvert le 8 décembre dernier à Bangui, le dialogue politique inclusif présidé par l’ancien chef de l'Etat burundais le major Pierre Buyoya, rassemble les représentants du pouvoir, de l’opposition démocratique, les groupes armés et la société civile. Ce forum censé ramener la paix et la stabilité en Centrafrique s’achève en principe le 20 décembre prochain.

Vendredi 19 Décembre 2008
L'Indépendant


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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 20:52

Texte intégral du discours de Jean-Jacques Demafouth au dialogue politique inclusif

Nous publions, comme nous l’avons fait pour l’UFVN, le texte intégral de l’allocution de Jean-Jacques Demafouth, président de l’un des groupe rebelle actif au nord, APRD (armée populaire pour la restauration de la démocratie).



Texte intégral du discours de Jean-Jacques Demafouth au dialogue politique inclusif
Centrafricaines, Centrafricains
Chers Compatriotes,

L’émotion est grande en cet instant solennel, ou les mots me manquent pour exprimer ma joie. Ce que nous avons pensé inimaginable se réalise aujourd’hui comme un rêve. Rendons grâce au créateur qui a exaucé les vœux du peuple en créant les conditions de ce rassemblement. Je suis très ému car c'est à la fois un honneur et un plaisir que de me retrouver parmi vous aujourd'hui après 6 années d’absence loin de ma famille et de tous ceux qui me sont chers.

J’ai aussi un sentiment de tristesse pour ceux qui ne sont pas là aujourd’hui parmi nous et qui sont absents surtout à cause de notre bêtise humaine. Ayons une pensée pour eux et pour tous ceux qui souffrent à cause de cette absence et de nos actes. C’est l’occasion ici pour moi de demander pardon à tout ceux que j’ai offensé à tout ceux à qui j’ai fais du tort ou du mal de quelques natures que ce soit. Qu’ils sachent que si je l’ai fais cela l’a été par ignorance et que la nature des fonctions que j’ai occupé par le passé et dans la fleur de l’âge ne pouvait que m’exposer. J’en ai pris conscience ce nouvel exil m’a formé et je ne suis plus le même Homme que vous avez connu.

Malgré les six années passées à l'extérieur, pour ma part, je n'ai jamais désespéré de la République Centrafricaine, le pays où je suis né et grandi, de la capacité de ses filles et de ses fils à surmonter les difficultés et les malentendus pour se retrouver à nouveau, rassemblés au sein de la République, unis autour de la Nation Centrafricaine.

C'est un grand moment dans notre histoire, une étape décisive vers le règlement définitif, je l’espère, de la crise Centrafricaine.

En cette date mémorable, je voudrais d'abord rendre un vibrant hommage à celles et ceux qui ont œuvré avec détermination à faire taire les armes et aboutir à un certain nombre d'Accords de paix qui ont permis cette rencontre, car notre pays ne peut continuer à vivre dans la tourmente de la haine, de l'exclusion, de la violence et de la misère.

Notre pays s’est retrouvé dans la situation d’un petit oiseau blessé pris dans le filet que nous même lui avons tendu en nous confiant sa destinée soit à travers des coups de forces ou des victoires électorales. Aujourd’hui nous avons mis notre propre peuple dans un état de tristesse et de misère qu’il n’a plus d’autres choix que de jeter au ciel un cri de douleur.

Comme cette femme dans les environs de Béboura II qui par la magie de la technologie en pleine zone contrôlée par l’APRD parvient à me joindre à Paris pour m’expliquer qu’elle venait d’être chassée de son village avec dans les bras un bébé de 3 jours qu’elle ne peut allaiter. Elle me dira : « acceptez d’être le président de l’APRD, faites la paix et sortez nous de cette situation ».

Je me souviens aussi du dernier pèlerinage à Lourdes des femmes légionnaires sur le chemin de croix elles ont toutes unanimement prié pour la paix.

Que dire des appels lancés par la conférence épiscopale ? Toutes ces appels suprême lancé par notre peuple pour la justice divine qui seule peut le délivrer de cette souffrance ; j’estime pour ma part qu’il a été entendu.

Qui pouvait imaginer un seul instant que je sois aujourd’hui ici sur cette tribune devant vous. Le cri de notre peuple a traversé le monde et a touché les cœurs de tous ceux que la providence divine a mis devant lui pour l’aider et lui rassembler ses enfants pour une ultime réconciliation.

Pour tout cela, permettez-moi d'exprimer ma gratitude au Président EL. A. OMAR BONGO ONDIMBA Président de la République Gabonaise qui mérite tout particulièrement d'être félicité. Chacune ou chacun sait que le Président EL A O BONGO ONDIMBA depuis longtemps, a déployé des efforts inlassables pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans notre pays.

Oui ! Monsieur le Président vos sages conseils nous ont permis d’aboutir aujourd’hui à ce résultat. Merci à vos proches collaborateurs, Merci au Gouvernement et au Peuple Gabonais.

Je tiens également à remercier tout particulièrement Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations –Unis qui a su par son talent à convaincre Laurent Djim a choisir la voix du dialogue plutôt que la Guerre. C’est grâce à son action déterminante, en acceptant de prendre le risque d’aller à Paoua, puis dans les zones sous contrôle de l’APRD, que notre mouvement a finalement opté pour un règlement politique.

Je remercie la francophonie dont le représentant du Secrétaire Général au comité de suivi de l’accord de paix global n’a ménagé aucun effort dans les moments difficiles de négociations pour nous interpeller et nous rappeler la souffrance de nos populations.

Merci à l'Union Européenne, La CEEAC, La CENSAD, Le centre du dialogue humanitaire pour leur appui et conseils qui ont permis la tenue de ce dialogue politique inclusif.

J'adresse mes sincères remerciements au président François Bozizé qui a enfin compris qu’il y a un temps pour tout, un temps pour la guerre et un temps pour la paix, et nous y sommes Monsieur le Président.


Chers compatriotes toutes ces personnalités sont ici pour nous aider à nous délivrer du mal. Du mal profond du rejet de l’autre qui est fortement ancré en nous. Nous devons nous soumettre à ce travail d’exorcisme d’un autre genre. Si nous y parvenons, notre pays sera fier de nous.

Sous d’autres hospices, la République Centrafricaine pourrait être une véritable locomotive pour la sous-région. - Le potentiel naturel de notre pays l’autorise à vouloir un avenir meilleur pourtant, cela fait des dizaines d'années qu’il languit dans la pauvreté, qu'il stagne sur les plans politiques et économiques et que le potentiel de ses ressources humaines est inutilisé. Des dizaines d'années de mauvaise gestion ont privé le peuple de leur liberté, nourrit la méfiance et remis en cause la notion même de la bonne administration.

Malgré toutes ces difficultés, le peuple n'a cessé de croire en un avenir meilleur. Il a refusé de tourner le dos au vivre ensemble, il a continué de croire qu'à la première occasion, la démocratie véritable et le développement prendrait le dessus. C'est pourquoi, aujourd’hui, il y a une lueur d'espoir. Les parties prenantes à ce dialogue politique en venant ici, je l'espère, ont pris la mesure de cet enjeu ultime de rechercher la paix.

Nous sommes donc ici réunis autour d'un dessein commun et d'une vision partagée car ce dialogue politique s'appuie sur les fondements de plusieurs accords préalables de Paix. Ceux-ci ont progressivement renforcé la maturité qui devrait autoriser le passage à l'étape suivante à savoir l'examen sans complexe, avec des mots de vérités, des points sur les questions de politiques et de gouvernances, la situation sécuritaire et des groupes armés, le développement socio-économique et l'alternance démocratique.

Je souhaite que ce dialogue nous conduise à renverser la tendance et de faire de la paix un phénomène contagieux dont les manifestations se renforcent mutuellement.

Certes, les questions sont délicates, mais elles symbolisent l'émergence de la volonté politique d'arriver à des décisions fondamentales qui mettraient en place des mécanismes de renforcement de la confiance, de favoriser la relance socio-économique et l'alternance démocratique ; mais surtout et c’est là le plus important les organes qui seront chargés de l’application effective des décisions que nous arrêterons ici.

Il est de notre devoir de donner l'espoir aux centrafricains en montrant que nous sommes déterminés à vivre ensemble et prendre des mesures pour faire tomber le mur du tribalisme, de suspicion et de la haine qui sépare les uns des autres. En d'autres termes, l'enjeu principal de ce dialogue n'est rien moins que l'avènement d'une ère nouvelle pour les millions d'hommes, de femmes et d'enfants en Centrafrique, qui ont faim, qui ont soif, qui sont malades, qui ont enterrés tant de parents et de proches, qui ont traversé tant d'épreuves, des jeunes qui n’ont pas d’avenir lisibles et qui n’espèrent en rien mais attendent de nous que nous allions au bout de ce que nous avons entamé.

Cette fois-ci, il n’est plus question que les résolutions qui vont être prises soient mises au placard comme jadis ; l’APRD n’est pas venu ici pour participer à un spectacle. Nous voulons que notre pays, à l’instar des autres, se tourne vers la prospérité. Fini le temps où notre pays se classait parmi les derniers de la classe.

En 1965, nos parents étaient réveillés par un tonitruant « l'heure de la vérité a sonné ». Le Colonel JB Bokassa venait de prendre le pouvoir pour le bien du peuple brimé, exploité. Cependant les premières années du long règne du Général, puis maréchal, Président à vie et Empereur firent connaître aux centrafricains quelques périodes de prospérité, de paix et de sécurité. Les indicateurs de croissance étaient dans le vert dans tous les secteurs productifs. Les centrafricains étaient à mille lieues des relents des mots en ISME: - tribalisme - ethnicisme - clanisme - népotisme etc...
Méritocratie - compétence et intelligence avaient une signification.

Notre armée était républicaine. Pour preuve, le Président BOZIZE fut le premier ressortissant de la première promotion de l’ESFOA à être promu général alors qu’il n’est pas de l’ethnie de BOKASSA.
Malheureusement tout commence à se scléroser à partir de 1976. La suite de l'histoire est connue de tous! Mais alors pourquoi cet homme commença t-il à perdre la confiance de son peuple et perdit sa légitimité ?

Je mets volontairement entre parenthèse l'ère éphémère de Dacko 2 car elle est atypique à la fois par sa brièveté et son mode d'accession au pouvoir. Cette période a inauguré néanmoins le « Merci DACKO » le permis de piller et de détruire. Il y eut d’autres règnes, celui du général André Kolingba, puis celui du Président Patasse et aujourd’hui le Président Bozize.

Aujourd’hui nos compatriotes ne reconnaissent que seul le régime de BOKASSA a fait des réalisations et ils affirment ouvertement que depuis sa chute ils ont vu disparaitre le règne de la justice et de l’égalité. Nos compatriotes disent qu’à son époque les considérations ethniques, régionales n’étaient pas les critères pour bénéficier d’une bourse, de formation ou pour occuper une fonction civile ou militaires important. Seule la compétence et l’aptitude étaient exigées. Les promotions étaient aux mérites et se faisaient régulièrement.

Tous les régimes qui lui ont succédé jusqu’à ce jour ont érigé en système d’administration, le régionalisme, l’ethnicisme, le népotisme avec la gabegie comme corollaire.

Ceux qui ont le malheur de ne pas appartenir soit à la tribu du prince, ou soit à son parti sont impitoyablement et définitivement exclus de la gestion des affaires de l’Etat. Ils endossent l’avilissante épithète de traitre à la nation quelque soit le niveau ou l’intérêt de leur formation. Acculés au chômage et au désœuvrement aussi longtemps que durera le règne de l’ethnie au pouvoir. Ces hauts serviteurs de l’Etat se déshumanisent en se réfugiant parfois dans l’alcoolisme ou la délation de leur propre parent. Il n’est pas non plus surprenant de rencontrer ces très hauts cadres formés à grands frais avec l’argent du misérable peuple centrafricain mis en chômage.

Pour les jeunes obtenir une bourse d’études ou de formation que ça soit civile ou militaire relève de la croix et la bannière parce qu’ils ne sont pas de l’ethnie du Président ou de sa région. Comme si cela ne suffisait pas, ils sont harcelés par des polices politiques en les acculant à une vie de paria créant ainsi chez eux un réflexe de vengeance si jamais un membre de leur ethnie ou de leur région parvient au pouvoir.

Ce traitement discriminatoire et injustifié crée des velléités séparatistes, à défaut de se faire entendre. Car à quoi bon de vivre dans un pays ou les autorités en place vous traitent comme moins que rien ! Au nom de quelle logique politique ou religieux les dirigeants affament les cadres et les jeunes n’appartenant pas à leur région ou leur parti ?

C’est un véritable gâchis dans un pays ou les ressources humaines sont rares. Doivent- ils se résigner à attendre le retour ou l’arrivée au pouvoir d’un régime qui leur est plus favorable avant de relever la tête ou de se sentir à part entière membre de la communauté centrafricaine ?

Le pouvoir nous rend fou, la quête ou la confiscation du pouvoir n’a pas de limites. Chers compatriotes, nous avons quelque fois poussé le mal plus loin en invitant des forces étrangères à venir martyriser devant nous nos propres compatriotes, ridiculiser notre armée. Nous créons ici et là des milices en touts genres parfois plus équipés que notre armée. Tous ces moyens pour nous entretuer.

Mais pourquoi le régime installé en 2003, légitimé en 2005 sombre-t-il, au lendemain de l'intronisation du Président, dans les abysses de la répression ?
Pourquoi les rebellions ont-elles vu le jour dans notre pays ?

Sans verser dans de vaines diatribes, je soumets à votre réflexion les préliminaires contenus dans le Manifeste pour un Dialogue Politique Véritablement inclusif en Centrafrique.
En substance, on y lit ceci: « la crise centrafricaine trouve son origine dans le refus obstiné des dirigeants d'accepter et de respecter les principes démocratiques d'accession au pouvoir et de sa gestion. Une fois installés au pouvoir de l'Etat, ces dirigeants se lancent à une gestion patrimoniale au sens péjoratif du terme se traduisant par la prédation au détriment de l'intérêt général, au détriment de toutes les couches sociales ».

Centrafricains, Centrafricaines, chers frères et sœurs! Les doses homéopathiques de démocratie qu'on vous injecte ne suffisent pas à légitimer durablement le pouvoir et à recréer la confiance.
Il s'observe quotidiennement une réelle cassure entre le peuple et ses dirigeants, lesquels sont obligés de recourir à des méthodes condamnables, frisant le terrorisme. Une espèce de fatalisme et d'apathie s'insère insidieusement dans l'esprit et le corps du centrafricain, inhibant toute faculté de réaction.

Cette attitude est contre productive. Le centrafricain a trop souffert des affrontements !
Aujourd’hui, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest en passant pour le Centre, il connaît et ressent quotidiennement dans son sang les conséquences indélébiles des conflits. Les populations de Bangui et de sa périphérie, celles de l'Ouham-Pendé, de l'Ouham, de Nana Gribizi, la Kemo, La Ouaka, la Haute-Kotto qui ont vu déferler sur leur territoire des hordes de pillards, de prédateurs savent concrètement que les conflits sont désastreux, inhumains.

Les conflits s'accompagnent de destruction de tissu socio-économique, de pillage de ressources nationales, des actes de brigandages, de vols de biens de nos populations, de destruction de villages, de famine, de maladie épidermique et endémiques, bref de l'ANEANTISSEMENT des ressources humaines les plus actives, aux conséquences incalculable pour l'avenir de notre pays et de sa jeunesse.

Lorsque j’ai été désigné président de l’APRD, je me suis donné pour mission d’apporter des solutions politiques ; j’y suis parvenu. Nous avons signé des accords de paix et nous avons adopté un processus de Démobilisation Désarmement et Reconversion.
Le peuple en a assez de la médiocrité. Mais quelque part, on a la nette impression que la situation arrange beaucoup de monde, situation qui permet de maintenir un « état de siège permanent » avec ces milices privées, cette garde prétorienne. On constate aussi la prolifération de nouveaux types d’écrivains qui ont pour mérite la rédaction de fiches mensongères qui leur procure une certaine rémunération, au même titre que les fonctionnaires. Ils se vendent mieux à ceux qui ont les moyens de les payer, créant ainsi un climat de suspicion permanent.

Tout a été diagnostiqué depuis l'aube, des grands débats aux dialogues nationaux, les états généraux sectoriels.
Faisons économies du temps et d'argent même si on doit « FORCER NOTRE NATURE » en évaluant rigoureusement, objectivement chaque point d'accords, de résolutions mille et une fois arrêtés dans les différents fora majeurs organisés sur les crises centrafricaines, à savoir notamment les conclusions et recommandations du dernier dialogue national de 2003 et les travaux du Comité préparatoire.
- Adoptons des instruments supranationaux contraignants pour faire appliquer, réaliser les points retenus et prioritaires.
- Exigeons de notre assemblée la mise en place d’une structure consensuelle immédiatement opérationnelle pour appliquer un programme minimum de gestion de notre pays sur une période limitée. Cette structure aura pour principale mission la réalisation du programme DDR, accompagner la préparation et l'organisation des prochaines échéances électorales par une Commission électorale mixte dans un climat social apaisé et que le meilleur gagne.
- Faisons confiance à la MICOPAX, cet instrument régional de paix, venu à notre secours pour nous accompagner dans ce processus et faisons preuve de patriotisme.
Pour ma part et l’APRD que je représente nous voulons apporter notre contribution pour éloigner les nuages de la haine, de la misère, des conflits armés, nuages qui se sont particulièrement accumulés ces dernières années à l'horizon de notre humanité en République Centrafricaine.
C'est pourquoi, je forme le vœu de nous écouter les uns les autres. S’écouter les uns les autres,
- C'est déjà là, nous le sentons un signe de paix.
- C'est déjà là une réponse aux questions inquiétantes qui nous préoccupent.
- C’est déjà là une volonté politique
- C’est déjà là envisager la possibilité de nous tourner vers l’avenir
- C’est déjà là accepter nos torts et faire preuve d’humilité
- C’est déjà là vouloir trouver des solutions durables en faveur de la paix
- C’est déjà là une preuve de maturité
- C’est déjà là honorer la mémoire de nos ancêtres
- Par ailleurs, tout cela sert déjà à dissiper les ombres du soupçon et de l'incompréhension.

Comme disait le Pape Jean Paul II : "On ne dissipe pas les ténèbres avec les armes .On éloigne les ténèbres en allumant des sources de lumière ".

Chers compatriotes, pour finir, je vous invite à laisser tomber les petites querelles, à extirper le venin de nos cœurs et à faire ensemble, à partir des résolutions que nous allons adopter ici, pendant ce dialogue politique inclusif, une nouvelle alliance de paix et de progrès pour la prospérité de notre pays et de notre peuple.
Ensemble, avançons vers l'avenir en tenant haute la flamme de l'unité, de la dignité et du travail ; La République en a vraiment besoin.
- Nos ainés disparus, Boganda et les autres, nous observent de là où ils sont.
- Les Pays voisins attendent de voir enfin l’émergence de nos qualités.
- Le Continent Africain languit dans l’attente de proclamer, enfin, haut et fort : « Oui, je suis fier de mes enfants de Centrafrique ».
- La Communauté Internationale est fatiguée de nous voir nous entre-déchirer et elle attend de nous : sincérité, réconciliation et volonté commune de conduire notre pays et notre peuple vers la prospérité, afin que la joie et la quiétude s’affichent enfin sur le visage de chaque Centrafricain et chaque Centrafricaine. L’APRD que je représente est ici pour cela.

Que Dieu bénisse notre dialogue et nous apporte de la sagesse lors de nos débats.
Je vous remercie.
Jean Jacques Demafouth

Jeudi 11 Décembre 2008
Jean-Jacques Demafouth

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 23:18

LES POLEMIQUES ONT LAISSE UN GOÛT AMER AU DPI

Tout le monde pensait qu’après les journées agitées du lundi 15 décembre 2008 et du mardi 16 Décembre, le dialogue politique inclusif allait revenu au pragmatisme et à la sagesse avec une journée du mercredi 17 plus calme.



Ceux qui ont fait ce pari du réalisme n’ont pas réussi le pronostic, car la journée du mercredi 17 décembre a été plus agitée que toutes les autres journées au point qu’à plusieurs reprises par un rappel à l’ordre surtout aux représentants des pouvoirs publics, le Major Pierre Buyoya, ancien Chef d’Etat du Burundi, président du praesidium du dialogue a menacé de déposer son tablier. Les représentants des pouvoirs publics en tête desquels les membres du gouvernement se sont installés dans une proposition bien inconfortable de la défensive. Très virulents parfois dans le langage, les ministres participant au dialogue n’acceptent pas les critiques formulées par les délégués sur la gestion du régime actuel. Les débats devenant parfois harassants, certains délégués préféraient prendre de l’air soit dans les couloirs ou s’installer carrément au bar de l’Assemblée nationale pour éviter ce climat qui devenait de plus en plus électrique et délétère. Les règlements de compte verbaux et les diatribes sinon insanités déguisées n’ont pas manqué. A un moment, on se croirait dans la rue et lors des disputes de quartier où il n’y a aucune retenue. Les participants ont même oublié que les débats étaient retransmis en direct à la radio et à la télévision nationale. Quand on voit un ministre de la République se lever en pleine séance, brandir des muscles et effectuer des exercices de ‘’kata’’, on se demande si le dialogue ne se transformera pas en gala de pugilistes.

La cohérence du raisonnement a fait défaut
L’attitude de défense a lourdement pénalisé les pouvoirs publics et la majorité présidentielle qui ont donné l’impression d’avoir pris part à ce dialogue sans préparation. De sources bien informées, la majorité présidentielle a bel et bien préparé ce dialogue et des documents avaient bel et bien été distribués. Mais les délégués issus de cette entité, optant pour la passion dans les débats ont perdu tout contrôle et ne se sont pas référés aux documents qui leur avaient été distribués et qui comportaient des justifications assez sérieuses sur tous les aspects des problèmes évoqués.

L’opposition démocratique, les mouvements politico-militaires et parfois la Société Civile, constatant que les pouvoirs publics et la majorité présidentielle cumulaient les failles et voulant procéder par intimidation dans les déclarations, ont exploité à fond les brèches qui étaient ouvertes par des interventions qui frisaient la provocation. Ce sont des stratégies utilisées lors des négociations difficiles pour affaiblir l’adversaire et lui imposer ses points de vue. La colère étant l’arme des faibles, la cohérence du raisonnement disparaît avec cet état d’esprit. Refusant systématiquement de voir leur gestion être passée au peigne fin, les ministres participant au dialogue politique inclusif ont fait front commun. Parfois les interventions sont tellement intempestives que le président du présidium décide de faire appel aux pouvoirs publics pour assurer la police des débats. Si jusque-là, le dialogue n’a pas connu d’incidents majeurs et malheureux, cela est dû à la dextérité du Major Buyoya et tous ceux qui l’assistent au sein du présidium. Mais l’activisme des pouvoirs publics dans les débats n’a pas empêché de faire passer des recommandations pour lesquels, elles étaient au départ hostiles.

Certains tabous sont tombés
Les polémiques lors des débats se sont focalisées autour des questions très sensibles. Mais malgré une plaidoirie très farouche des membres du gouvernement, la voix de la majorité a prévalu et certains tabous sont tombés. C’est ainsi que le principe d’un gouvernement d’union afin de matérialiser la réconciliation dans les grandes institutions de l’État notamment dans une des branches de l’Exécutif qu’est le gouvernement. L’un des points les plus délicats était la dernière loi sur la Réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. Les pouvoirs publics, qui n’ont pas souhaité une relecture de cette loi, l’ont défendue becs et ongles. Tous les arguments ont été avancés allant jusqu’à déclarer que c’est la Cour constitutionnelle qui a commis une forfaiture professionnelle. La décision rendue par la Cour Constitutionnelle en lieu et place de l’avis que lui avait demandé l’Exécutif a soulevé l’ire des pouvoirs publics qui se refusaient de voir la vérité en face.

Malgré le compromis d’une commission spéciale, séance tenante et la lecture de la décision de la Cour Constitutionnelle, qui leve toute équivoque, les esprits surtout dans les rangs des pouvoirs publics ne se sont pas apaisés. S’accrochant à une loi qui pose problème par l’inconstitutionnalité de certaines de ses dispositions. Finalement, la sagesse a prévalu et le texte va être renvoyée à la relecture.

Tout s’est passé comme l’impréparation et l’approximation des pouvoirs publics et la majorité présidentielle ont joué en leur défaveur. Les carences dans la défense de certains dossiers de la part des pouvoirs publics résultent selon certains observateurs des atermoiements des gouvernants quant à l’organisation du dialogue politique inclusif. Ce forum est maintenant une réalité. Même des problèmes qui fâchent ont été abordés. Mais qu’au sortir de ces assises, le linge sale aura été lavé en famille. Que les polémiques au cours des débats ne laissent pas un goût amer. Il y va de la sincérité du dialogue politique inclusif quant à la situation future de la République Centrafricaine.



Jeudi 18 Décembre 2008
Madimba Nimba
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 20:47

 





Centrafrique news : -Bonjour Monsieur, pouvez vous décliner votre identité pour les compatriotes centrafricains qui ne vous connaissent point?

 

Réponse :-Je suis Simplice MAPOUKA, mon père et mère sont  Centrafricains d'origine banda

 

Centrafrique news : - Dois je vois appeler Capitaine ou Monsieur Simplice Mapouka?

 
Réponse : -les deux, monsieur ou capitaine me gène pas

 

Centrafrique news : - Pouvez vous nous expliquer le pourquoi de votre surnom d'ALBATROS très répandu à Bangui ?

 


Réponse : -Albatros est un nom du code de service, d'abord je ne suis pas le seul à assurer le poste d’Albatros, c’est depuis au temps du colonel Manssion. Je tiens  qu’en ma qualité d’officier j’ai participé à plusieurs opérations militaires à l’intérieur comme à l’extérieur du pays que cela soit avec l’actuel chef de l’état le général BOZIZE ou bien d’autres que je détaille dans mon livre à paraître : « LES ANNEES SOMBRES DE L’ARMEE CENTRAFRICAINE »Ce que je ne comprends pas pourquoi les gens disent beaucoup des choses à mon nom. Pour ma conscience, j’ai aidé et hébergé beaucoup de familles qui ont quitté Ouango Bangui pour se cacher chez moi. Beaucoup des familles centrafricaines sont sorties de Bangui grâce à moi, d’autres sont en exil, je m'occupais à leur amener de quoi à manger, d’autres mis dans les coffres de voitures pour des destinations inconnues ont été libres grâce à mes interventions.  

 L’Aéroport est un site très sensible et le nom d’ALBATROS est le code de service du responsable de l’aéroport de Bangui M’poko.

 

Centrafrique news : -Capitaine Mapouka vous êtes si jeune et semblez être détenteur de beaucoup de secrets d'état voir militaires dont certains peuvent conduire certains de nos dirigeants au tribunal pénal international. Est ce la raison pour la quelle les ZAGAWA du président BOZIZE ont intenté à votre vie le 25 Mars 2003?

 

Réponse -parlons des ZAGAWA du président Bozizé, qui ont réalisé le coup d'état du 15 Mars 2003, en arrivant à Bangui, ils avaient reçu une liste avec des noms des militaires, Officiers, sous officiers, gradés à  éliminer et mon nom y figurait. Dès que les ZAGAWA  m'ont pris, ils m'ont de suite accusé d’avoir avec les militaires libyens tiré sur eux

 Je voudrais me justifier, ils se sont mis à me tabasser devant les gens en face du marché central, j’ai été mis dans  leur véhicule et remonté jusqu’au camp de roux. Devant les militaires Gabonais de la C.E.M.A.C qui voulaient obtenir ma libération, ils n'ont pas pu face aux menaces des «  Zagawa. »
Il s’est passé beaucoup de choses dans le pays c’est pourquoi nous avons opté pour la rébellion,

En tout cas, l’Etat major de l'époque doit demander pardon à l'Armée Centrafricaine et au peuple Centrafricaine, pour nous c’est fait on a signé pour la paix c'est-à-dire le pardon.

 

 

Centrafrique News :-Pourquoi êtes vous en Exil  aujourd'hui et pouvons nous savoir dans quel pays vous vous trouvez en ce moment?

 

Réponse -Je suis en Exil aujourd'hui à cause du comportement du général Bozizé et de ses Zagawa. Je vous explique, il y a beaucoup de familles qui pensent que leurs parents sont en Exil et encore en vie, alors que non, Les militaires du général Bozizé les ont tués depuis. Nous avons perdu beaucoup des frères, des papas, mamans et les proches.

 Si je suis en Exil, aujourd’hui c’est pour des raisons de santé c'est-à-dire les séquelles des tortures corporelles à ma personne, pour eux (ZAKAWA), ils pensaient m’avoir déjà tué  j’ai perdu la connaissance, ils m'ont jeté croyant mort. Je suis en vie grâce à Dieu qui en  a voulu ainsi, mes habits ont été jeté en face du marché centrale, mes parents avaient déjà organisé ce que communément chez nous on appelle « Place mortuaire » Pour l'instant je suis en France

 

 

 Centrafrique News :- Vous soutenez la rebeillion de Florian NDJADDER BEDAYA est ce par amitié ou pour les mêmes causes?

 

Réponse :-Nous sommes des militaires, nous defendons les causes et principes même cause, non pas par amitié, mais par attachement pour l'intérêt de l'armée, et peuple Centrafricaine, auquel à trop subit des humiliations, discriminations raciales

 

 

Centrafrique News :- Pouvez vous nous en dire plus sur vos réelles motivations à prendre les armes?

 

Réponse :-Dans l'armée centrafricaine, il faut avoir un parent proche du régime d'être en stage de formation. Si non avec ton bac ou ta licence, tu resteras dans le couloir ou sous le manguier. Nous avons beaucoup plus des officiers sous les manguiers c'est-à-dire QUI N’ONT PLUS DE POSTES. Ils ont trahis l'armée centrafricaine, nous voulons une nouvelle armée centrafricaine disciplinée, si même le général Bozizé a amené beaucoup des Tchadiens au sein de l'armée centrafricaine, qu’il leurs apprenne à respecter la déontologie militaire. Parmi ces militaires centrafricains nés au Tchad, d’autres sont biens nous leur demandons juste de respecter le peuple centrafricain.
Nous ne comprenons pas non plus le pourquoi de la mise en retraite anticipée des officiers et militaires  pour le seul motif de ne pas avoir de parents GBAYA. C’est ce que nous réclamons au dialogue.

 

Centrafrique News :-Vous venez de signer par le biais de votre représentant au dialogue ASKIN NZENGUE le protocole de ratification de paix de Libreville, pourquoi n'avez vous pas signé c document à LIBREVILLE?

 

Réponse :-Ce protocole d'accord a été signé par ASKIN Nzengue au nom de notre mouvement, pour ramener la paix, si les militaires du général bozizé, arrêtent de provoquer en tirant sur notre dispositif, en brûlant des maisons aux pauvres parents, de violer nos sœurs, en prenant par la force les chèvres, moutons, bœufs, des pauvres éleveurs centrafricains. Voyez-vous, nous nous sommes engagés à respecter mutuellement l’arrêt des hostilités et à cantonner nos éléments. Attention, dans cette attente nous participerons au gouvernement consensuel au même titre que l’UFVN et les groupes armés afin de suivre la mise en application de ces résolutions.

.

 

Centrafrique News :-Pourquoi Florian NDJADDER ou vous-même n’êtes pas présents au dialogue ?

 

Réponse :-Vous semblez ignorer que le gouvernement n’avait pas souhaité notre participation. Il suffit de voir que Ni Florian NDJADDER non plus moi et bien d’autres encore ne figurent pas sur la liste des amnistiés. Nous nous sommes battus pour n’avoir que  deux places alors qu’il ya au moins trois commissions au dialogue.

Florian NDJADDER devrait en principe y être mais pour des raisons de santé, il n’a pu s’y rendre. Quant à moi, Regardez, je suis encore convalescent et ne peux pas rester trop longtemps debout. Rassurez vous,  nous  irons au pays, déjà, nous avions signé l’accord de paix global, nous participerons comme les autres groupes armés au développement du pays, c’est pourquoi nous souhaitons que l’on nous considère et mette sur le même pied d’égalité que les autres groupes rebelles. 

 

Centrafrique News: -Puisque vous aviez signé le document êtes vous prêts à rentrer et intégrer le gouvernement de large union que propose le président BOZIZE et les participant à ce dialogue?

 

Réponse-Compte tenu de ma santé, pas au gouvernement en tout cas, par contre je ne suis pas le seul, à Bangui, nous avons des gens sur place et dans les diasporas centrafricaines pour nous représenter valablement dans le prochain gouvernement.
 

Centrafrique News- N'AVEZ VOUS PAS PEUR DE RENTRER AU PAYS MAINTENANT  PUISQUE LE NOM D'ALBATROS FAIT TREMBLER ENCORE BEAUCOUP DE NOS CONCITOYENS?

 

Réponse-Non, pas du tout je  suis centrafricain comme je vous l’ai dit, Albatros c'est le code de service, et le passé doit être effacé pour permettre la réconciliation.  Si les choses ne marchent pas comme nous le voulons, dans ce cas j'aurais le courage de rentrer au pays comme bozizé l'a fait le 15 Mars 2003.Pour l'instant j’observe.

 

Centrafrique News-QU' PENSEZ VOUS DE CE DIALOGUE?

Le dialogue a été le souhait de tout le monde, surtout  en ce qui représente l'armée centrafricaine , qu’ils n'oublient pas de signaler, les souffrances des soldats, auxquels l'Etat major  de la FACA  détourne très souvent les P.G.A des soldats, alors que ces derniers  sont les premiers à être au front et sur le terrain parfois mourir sans argent, après on lui fait faire l'honneur militaire, sans P.G.A. Le détournement de salaires des militaires est fréquent à Bangui.
Moi je suis pour que les anciennes générations passent la main à la nouvelle génération.  Il est grand temps de dire non aux anciennes pratiques, de dire non au tribalisme et la soif du   pouvoir. Centrafricain du sud, est, ouest, nord, c'est un centrafricain.

 Centrafrique News : QU’EST CE QUI PUISSE VOUS MOTIVEZ A RENTRER AUJOURD'HUI AU PAYS?

 

Réponse :- notre rentrée définitive est conditionnée par un retour au calme à la paix et à la mise en place  immédiate des résolutions du dialogue Politique inclusif.

 Centrafrique News : PARLEZ NOUS UN PEU DE VOTRE REBELLION EST CE VOTRE FIN OU CONTINUEREZ VOUS DANS D'AUTRES AUSPICES A SAVOIR METTRE EN PLACE UN PARTI POITIQUE ?

 

Réponse : Nous sommes des militaires, le chef de l’état BOZIZE connaît nos valeurs et capacités de nuisance, notre pace est au caserne pas dans les bureaux climatisés, pour l'instant nous observons et suivons le dialogue .Nous verrons après la mise en application des recommandations.

 

Centrafrique News : VOUS DEFENDEZ COMME FLORIAN NDJADDER LES MEMES CAUSES : L’EXECUTION DE NOMBREUX OFFICIERS CENTRAFRICAINS RESTES IMPUNIS ET SANS QUE LA JUSTICE PUISSE ELUCIDER LES CAUSES ALORS QUE TOUS LES  MILITAIRES SAVENT QUI A TUE TEL OU TEL OFFICIER....FRANCHEMENT QU'ATTENDEZ VOUS DE CE DIALOGUE...UNE NOMINATION MINISTERIELLE?

 

Réponse : non Monsieur, comme je venais de vous le dire nous sommes militaires, nous voulons que tous les centrafricains profitent de la richesse de ce pays, tel n’est pas le cas aujourd'hui dans le fonctionnement de la république,

 

 Centrafrique News : POUR CLÔTURER NOTRE ENTRETIEN QUEL EST VOTRE MOT DE FIN POUR LES CENTRAFRICAINS, L’ARMEE CENTRAFRICAINE QUE VOUS AVIEZ SERVIE AINSI QUE  L'ENCONTRE DU CHEF DE L'ETAT BOZIZE AVEC QUI VOUS AVIEZ EFFECTUE PLUSIEURS MISSIONS ENSEMBLES DONT ON EN REPARLERA EN DETAILS DANS LES JOURS A VENIR A LA SORTIE DE VOTRE LIVRE INTITULE"LES  SOMBRES  ANNEES DE L'ARMEE CENTRAFRICAINE"

 

Réponse :-Je remercie tout  d’abord, ceux  qui œuvrent par tous les moyens dans le but de ramener  la paix en république centrafricaine, si nous avons signé l'accord global pour la paix, c’est pour prouver notre bonne volonté de déposer les armes et surtout de retrousser nos manches pour travailler, tous ensembles nous y arriverons.
Je remercie beaucoup la France, les Nations Unies, le Président Kadhafi, le Président Omar Bongo  pour avoir organisé ce dialogue à Bangui.

Maintenant, nous voulons du concret, c'est-à-dire mettre en application les recommandations des accords de Libreville et celles du Dialogue Politique inclusif. On nous parle du gouvernement consensuel que les choses soient claires, les partis politiques, les groupes armés et la société civile doivent avoir le même nombre de postes Ministériels, le cantonnement doit pas connaître les errements du passé avec les ZAKAWA car on ne pardonnera plus  rien du tout à BOZIZE.


-Je remercie infiniment toute l’équipe de Centrafrique News venue rien que pour réaliser l’interview. A BIENTÔT A BANGUI
 
Capitaine MAPOUKA SIMPLICE


La rédaction  Centrafrique News...



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