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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 02:37

Centrafrique: 12 morts dans une attaque dans l'Est (source militaire)

BANGUI  12/12/2008

Carte de Centrafrique

Carte de Centrafrique

 

Douze personnes, dont un militaire, ont été tuées mardi dans une attaque d'hommes armés non identifiés dans l'est de la Centrafrique, a affirmé jeudi à l'AFP une source militaire centrafricaine ayant requis l'anonymat.

 

Joint par l'AFP, le porte-parole de l'armée n'a pas souhaité immédiatement réagir.

 

Des éléments de l'armée qui voulaient installer un poste avancé vers Baïdou (environ 600 km au nord-est de Bangui) ont été attaqués par ces hommes armés et ont riposté, tuant onze d'entre eux, tandis qu'un militaire est mort lors des échanges de tirs, a expliqué cette source militaire présente dans la région.

 

Parmi les assaillants décédés, figure leur chef présumé, dont la dépouille a été exposée mercredi par l'armée dans la ville minière de Bria (une cinquantaine de km au sud de Baïdou), a indiqué cette source, ajoutant que les militaires ont également fait des "prisonniers" et qu'il y a eu "quelques blessés".

 

"La présence des assaillants a été signalée deux jours avant l'offensive dans quatre endroits différents autour de Bria", a-t-elle expliqué.

 

L'attaque, qui a duré environ une heure, n'a pas été revendiquée.

 

Elle s'est produite au lendemain de l'ouverture à Bangui du Dialogue politique inclusif, forum rassemblant jusqu'au 20 décembre pouvoir, opposition, rébellions et société civile. Cette concertation est censée permettre à la Centrafrique, pays pauvre et enclavé, de sortir de ses difficultés financières et sociales, rébellions et insécurité.

 

Les groupes rebelles sont pour la plupart actifs dans le Nord, mais de précédents assauts enregistrés dans l'Est ont été attribués par des sources concordantes à des mouvements rebelles ou à leurs "éléments incontrôlés".

 

Les Forces pour l'unification de la République centrafricaine (Furca) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) avaient ainsi été citées après les attaques ayant visé fin septembre les localités d'Am Dafok et de Sam Ouandja (extrême Est).

 

Des observateurs soulignent cependant que Bria est confrontée depuis le début de l'année à des affrontements interethniques opposant Ronga et Goula sur des questions de chefferies ou d'ordre foncier, notamment dans les zones diamantifères de cette ville minière.

 

En août, l'armée avait dû intervenir, en faisant des tirs de sommation, pour séparer les deux communautés et une mission parlementaire avait été dépêchée dans la région pour apaiser la tension.

 

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:02
Incidents à Yaoundé en marge d’une manifestation

La police camerounaise a dispersé violemment mercredi à Yaoundé une manifestation contre la corruption et arrêté une dizaine de personnes, dont le président de l'association initiatrice de cette protestation, ont annoncé des responsables d'ONG de la société civile. Parmi les personnes arrêtées, figure Bernard Njonga, le président de l'Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic), a indiqué Jacob Kotcho, un dirigeant de cette ONG qui avait appelé à un rassemblement à son siège dans le cadre d'une campagne contre la corruption au ministère camerounais de l'Agriculture. Plusieurs centaines de personnes y étaient présentes, selon lui.
"La police a chargé, bastonné les militants et embarqué notre président Bernard Njonga" avec une dizaine d'autres militants, arguant que la manifestation "était interdite", a affirmé M. Kotcho.

Il a précisé que plusieurs manifestants ont été blessés, dont deux grièvement. Ces blessés graves ont été transportés dans une clinique. Huit autres personnes, dont M. Njonga, se trouvaient au Commissariat central de Yaoundé.

Des ONG européennes présentes au Cameroun et soutenant la campagne de l'Acdic, dont SOS Faim Belgique et Luxembourg, ont confirmé la dispersion de la manifestation, mentionnant l'interpellation de M. Njonga et de "plusieurs autres manifestants."

Selon un de leurs responsables, Jean-Jacques Grodent, elles "dénoncent avec virulence" cette intervention des forces de l'ordre contre une manifestation pacifique.

Selon l'Acdic, cette manifestation devait mettre fin à une campagne lancée le 3 décembre contre des détournements de fonds destinés aux agriculteurs par des agents du ministère de l'Agriculture. La sensibilisation concernait notamment "la gestion du programme national d'appui à la filière maïs".

Les détournements se font à travers des organes fictifs, créés par des fonctionnaires du ministère, qui ont ainsi absorbé 62% d'une subvention destinée aux producteurs de maïs pour 2008, d'après une étude publiée récemment par l'ONG.

Publié le 10 décembre 2008.
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 21:39
Gabon
 
Bastonnade à la présidence ?

Un journaliste de l'hebdomadaire satirique privé gabonais Le Nganga a été admis aux urgences le 6 décembre après avoir été "brutalisé par des militaires (...) dans l'enceinte de la présidence" à Libreville, a rapporté mercredi l'ONG Reporters sans frontières (RSF). Habib Papy Boubendji, journaliste d'investigation au Nganga, "a été sévèrement brutalisé par des militaires dans la nuit du 5 au 6 décembre dans l'enceinte de la présidence" où il avait été "convoqué", affirme RSF dans un communiqué, citant des "sources concordantes".
M. Boubendji a ensuite été "déposé" par des gendarmes dans un hôpital d'instruction des armées à 9 km de Libreville, où il est "traité depuis le 6 décembre à l'unité de soins intensifs". "Seule sa femme est autorisée à lui rendre visite".

"Il présenterait plusieurs contusions au visage, aurait deux côtes brisées et une jambe cassée", précise RSF, dénonçant une agression "intolérable".

L'organisation de défense des droits de la presse demande "aux autorités gabonaises de faire la lumière sur cette affaire et de donner publiquement des nouvelles du journaliste et de son état de santé".

Un journaliste gabonais ayant requis l'anonymat a affirmé à l'AFP avoir "recoupé et confirmé l'information". M. Boubendji "est interné à Melen", a-t-il indiqué, précisant que sa tentative de lui rendre visite s'était soldée par un refus de "militaires à l'accueil".

RSF et ce journaliste lient cette agression à la parution, le 27 novembre, d'un article du Nganga s'interrogeant sur un possible détournement de fonds qui impliquerait Pascaline Bongo, fille aînée et directrice de cabinet du président gabonais Omar Bongo Ondimba.

Le 21 novembre, un journaliste du média privé gabonais en ligne GabonPage, Sydney Ivembi, avait affirmé avoir été molesté et retenu plusieurs heures un jour auparavant par des gendarmes, alors qu'il couvrait une opération ville propre de la mairie de Libreville.

Publié le 11 décembre 2008.
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:15
Multiplication des affrontements entre gangs chinois au Cameroun
 

APA-Douala (Cameroun) Les affrontements entre les gangs chinois, sous forme de règlements de compte sont de plus en plus fréquents à Douala, a appris APA de sources policières.

En moins d’une semaine, neuf ressortissants chinois ont été interpellés par la police et la gendarmerie, dont quatre placés sous mandat de dépôt pour leur implication dans « diverses agressions physiques » contre des compatriotes, ont indiqué des sources proches du dossier.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les affrontements opposent généralement les ressortissants venant de diverses régions, qui se battent pour le contrôle du marché du textile, de la maroquinerie, de l’électronique, de la restauration ou la distribution, des secteurs où l’on note une forte présence des chinois.e

Toutefois, précise l’enquête policière, «des affrontements sont exacerbés en prélude aux élections des membres des représentants à la Chambre de commerce extérieure chinoise au Cameroun, qui auront lieu incessamment ».

Une candidate pressentie pour la présidence de cette institution influente est actuellement hospitalisée à l’hôpital Laquintinie (Central) de Douala, suite à une agression imputée à ses concurrents.

Selon des sources sécuritaires, de nombreux Chinois, notamment ceux qui sont arrivés récemment au Cameroun, se plaignent de «l’exploitation » dont ils sont victimes de la part de certains ressortissants chinois à qui ils versent mensuellement une rente, ont-ils souligné.

Ces derniers auraient affirmé à la police qu’ils sont dans l’incapacité de se plaindre ouvertement sous peine d’être expulsés, d’autant que parmi ces milliers de Chinois qui affluent au Cameroun, l’on compterait de nombreux sans papiers.

Plusieurs fois, les autorités diplomatiques chinoises sont intervenues, sans pour autant mettre fin à la guéguerre entre citoyens de l’Empire du milieu, visiblement préoccupés par la sauvegarde de leurs intérêts au détriment de la « fraternité ».

 
MBOG/aft/APA
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:09
La Ligue des droits de l’homme favorable à une transition politique en Centrafrique APA Bangui (Centrafrique) Le président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, Me Ngoungaï Wanfio Nganatoua, a proposé, jeudi à Bangui, à la suite de l’ancien président André Kolingba, une transition politique en Centrafrique, à l’issue du dialogue politique inclusif ouvert lundi dans la capitale centrafricaine. «Je partage le point de vue de l’ancien président de la République, André Kolingba, sur la transition politique au sortir du dialogue politique inclusif», a déclaré Me Ngoungaï Wanfio Nganatoua, au cours d’une interview en marge du forum censé ramener une paix durable dans son pays, estimant qu’une transition politique aura pour effet de régler la crise de légitimité entre le gouvernement et la population. S’appuyant sur un document du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le président de la ligue des droits de l’homme a affirmé que 83% de la population centrafricaine ne fait aucune confiance au gouvernement pour régler ses problèmes. Il s’est toutefois dit opposé à une démission du président François Bozizé. «Demander aujourd’hui à ce que Bozizé démissionne, je ne suis pas d’accord, parce que je crois qu’il faut être raisonnable. Il est élu, il va continuer son mandat à terme», a-t-il ajouté. «Je crains que si on arrive pas à la mise en place d’une transition politique, on risque de se retrouver encore dans la crise », a-t-il conclu.
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:43

L’ancien Président André Kolingba propose une transition politique au DPI


Pas mal la proposition d'André KOLINGBA, mais quelle personnaité politique, civile ou Politico militaire pourra présider le pays jusqu'aux prochaines élections Présidentielles?
Si cette proposition devrait se réaliser,puisse elle devient une condition siné qua none des participants à ce dialogue, nous souhaitons que les anciennes générations ainsi les ex ministres ou chefs de partis politiques ou rebelles ne puissent rentrer dans ce gouvernement.

Raymond BOMONGO
Bangui, 10 déc (ACAP)-L'ancien président André Kolingba, président fondateur du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), a proposé "une transition politique", dans un message adressé mercredi 10 décembre 2008, aux participants au Dialogue Politique Inclusif (DPI), lu par le secrétaire général du parti, M. Pascal Koyaméné



L’ancien Président André Kolingba propose une transition politique au DPI
« Je propose donc clairement que l’on aille vers une transition politique dont les contours seront définis par vos assises », indique le message.

Pour le général d'armée André Kolingba, « nous devrions arrêter l’hémorragie au plan politique et économique, et redonner espoir au peuple centrafricain ».

« J’ai demandé à mon parti de proposer dans l’accord politique issu de ce dialogue, une clause allant dans le sens de la création d’une commission internationale pour auditer l’administration et faire la lumière sur le tribalisme dans l’administration et l’armée », ajoute-t-il.

Selon l'ancien président André Kolingba, ce dialogue devrait permettre de comprendre et de trouver des réponses aux problèmes de rébellions armées, de salaire, pensions et bourses qui, selon lui, ne sont pas payés.

Il a ajouté que le Dialogue Politique Inclusif devrait s'appesantir sur la question des gestion des recettes de l’Etat "particulièrement le problème dela douane, de l’organisation des élections transparentes et crédibles et de la violation de la constitution, dans un cadre politique revu".

Pour lui, la question fondamentale est celle de savoir pourquoi les résolutions du dialogue national de 2003 n’ont pas été appliquées, de sorte qu’aujourd’hui, "plusieurs familles ne savent pas qui a tué les leurs et que sont devenus leurs restes, alors que la commission vérité et réconciliation avait été prévue pour cela par le dialogue national"

"C’est ici le lieu de se demander qu’est devenu ce comité qui a pourtant été doté de tous les moyens", relève-t-il.

Il convient de préciser que le message de l'ex-président André Kolingba, qui se trouve actuellement en France, a été délivré à la reprise des travaux, mercredi à l'Assemblée Nationaleau devant tous les participants.

Notons que les assises du Dialogue Politique Inclusif se poursuivent avec les travaux en commission. Signalons également que trois commissions ont été mises en place, selon les trois thématiques.

Les rapports des travaux en commission devraient être restitués en plénière d'ici trois jours, avant leur adoption par le DPI.

Mercredi 10 Décembre 2008 - 12:55
Sébastien Lamba/ACAP



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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:27
Sarkozy met el-Béchir sous pression

Le président français Nicolas Sarkozy a mis lundi la pression sur le président soudanais Omar el-Béchir en affirmant qu'il devait "faire le choix" de la paix au Darfour dans "les jours qui viennent", estimant qu'il avait "son avenir dans les mains".
"Nous avons besoin du gouvernement soudanais pour trouver enfin la paix au Darfour, nul ne le conteste, mais le président Béchir a bien peu de temps pour décider, il a son avenir dans les mains", a déclaré M. Sarkozy lors d'un discours prononcé à l'Elysée pour le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme.

"Soit il change d'attitude, et la communauté internationale peut discuter avec lui, soit il ne change pas d'attitude, alors il sera face à ses responsabilités, notamment devant la Cour pénale internationale (CPI) qui est un progrès de l'humanité", a-t-il poursuivi.

"C'est un choix qu'il doit faire non pas dans les semaines qui viennent, mais dans les jours qui viennent", a insisté le président en exercice de l'Union européenne (UE).

"Quand on a dans son gouvernement un homme qui est poursuivi pour crimes, alors la communauté internationale ne peut pas parler avec vous", a également souligné Nicolas Sarkozy, évoquant les mandats d'arrêts délivrés en 2007 par la CPI contre un ministre soudanais poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la province soudanaise du Darfour.

Le président Béchir a jusque-là toujours refusé de livrer à la justice internationale son ministre aux Affaires humanitaires, Ahmed Haroun, ainsi qu'un chef de milice pro-gouvernementale janjawid, Ali Kosheib, également recherché par la CPI.

"J'ai eu l'occasion de le lui dire à Doha de la façon la plus claire", a également rappelé le président français en évoquant son entretien avec son homologue soudanais le 29 novembre dans la capitale du Qatar, en marge de la conférence de l'ONU sur le financement du développement.

"Je sais bien qu'un certain nombre de gens ont dit +mais comment osez vous parler avec le président Béchir ?+", a-t-il ajouté. "Mais si on n'en parle pas au président soudanais, comment trouvera-t-on la solution dans cette partie du monde ?".

"Si le président soudanais ne change pas de politique, alors plus personne ne lui parlera", a-t-il conclu.

Nicolas Sarkozy avait proposé en septembre de suspendre la procédure de justice visant le président Béchir, accusé par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de "génocide" dans la province soudanaise du Darfour, en échange d'un changement "radical" de la politique de Khartoum et de sa coopération pour résoudre ce conflit.

Il avait également demandé que "des gens qui sont accusés de génocide ne restent pas ministres dans le gouvernement soudanais".

Ce "marché" a suscité l'inquiétude de nombreuses ONG de défense des droits de l'Homme, qui craignent une remise en cause de la procédure engagée par la justice internationale.

Publié le 8 December 2008.

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 01:14

QUI SONT LES RECALES AU DIALOGUE DIT INCLUSIF DE BANGUI

INCROYABLE !!!! NON POURTANT C EST LA REALITE A BANGUI


Ce que certains groupes politico militaires n'ont pas prévu s'est produit ce matin du 9/12/2008 à Bangui;

En plein déroulement du fameux dialogue dit inclusif, le gouvernement, le comité d'organisation et le représentant du BONUCA ont annoncé la couleur à certains groupes politico militaires dont l'UFR de NDJDDER BEDAYA FLORIAN.


Aucun groupe politico militaire ne peut participer au DIALOGUE INCLUSIF sans pour autant avaliser les accords de libreville, condition sine qua none d'accèder aux différentes commissions mises en place;


Il en est ainsi que le representant de l'UFR  LASKIN LANGA que nous avons joint à Bangui a été interdit d'accès pour ne pas avoir signer les accords de libreville comme quelques groupes politico militaires taxés de corrompus pour avoir empocher SOIT DISANT des millions ;


 1-COMMENT PEUT ON IMPOSER AVANT UN DIALOGUE DIT INCLUSIF LA SIGNATURE DES ACCORDS QUI NE REPONDENT POINT AUX ATTENTES DES BELIGERANTS ?


2-CE DIALOGUE NE DEVRAIT IL PAS AMENER LES PARTIES EN CONFLITS A TROUVER UN TERRAIN D ENTENTE POUR GARANTIR LA PAIX?


3-REFUTER OU EXCLURE UN CENTRAFRICAIN MOTIVE ET PRESENT NE CONSTITUE T'IL PAS UNE PREUVE IRREFUTABLE D'UN MANQUE DE VOLONTE NOTOIRE DE LA PART DU GOUVERNEMENT ET DU BONUCA DE REGLER CE CONFLIT VOIRE APAISER UNE FOIS POUR TOUTE LA SOUFFRANCE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN?


4-POURQUOI LES ORGANISATEURS ONT ILS ENVOYE DES BILLETS AUX GROUPES QUI N 'ONT PAS SIGNE A LIBREVILLE CES FAMEUX ACCORDS EST CE POUR LES PIEGER ET CONTRAINDRE?


5-QUI VA ASSURER LA SECURITE DES PERSONNES EXCLUES DU DIALOGUE A BANGUI ?


6-LE GOUVERNEMENT,LE BONUCA ET LES ORGANISATEURS AURONT ILS  LES MOYENS D'EMPECHER CES GROUPES REBELLES A LA REPRISE DE LEURS ACTIVITES PREFEREES?


A en croire les invités, ces derniers seraient logés par catégorie c'est ainsi que l'on retrouve les groupes politico militaires à l'hotel du centre....DEMAFOUTH, MISKINE,ABAKAR ET AUTRES


AFFAIRE A SUIVRE


Lucé Raymond BOMONGO

OBJECTEUR DE CONSCIENCE POLITIQUE

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:52

L’UFVN sort un livre blanc au sujet du dialogue

A la veille de l’ouverture du Dialogue Politique Inclusif censé ramener la paix et la stabilité en Centrafrique, l’UFVN (Union des forces vives de la nations), la principale coalition des partis politiques d’opposition, rend public un mémorandum qui reprend tous les thèmes que le groupement entend développer au cours de ces assises.



L’UFVN sort un livre blanc au sujet du dialogue
L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique
MEMORANDUM

POURQUOI UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF EN CENTRAFRIQUE ?


Bangui, 7 Décembre 2008

INTRODUCTION

Les Partis et Associations Politiques de l’opposition démocratique, réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) pour le Renouveau Démocratique, après avoir constaté l’extrême dégradation de la situation politique, sécuritaire, humanitaire, économique et sociale traduisant l’échec cuisant du Président François BOZIZE et son refus systématique de toute concertation et dialogue, ont exigé dans un mémorandum daté du 08 juin 2006 la tenue d’un Dialogue Politique Inclusif

Evaluant l’exécution des recommandations du Dialogue National à hauteur de seulement 15% du total , la Présidente du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADN) dans sa déclaration devant la classe politique le 23 mars 2006, affirmait : « On retrouve aujourd’hui la plupart des phénomènes identifiés comme des facteurs de résurgence des conflits en Centrafrique à savoir :

- Méfiance de la population envers l’ensemble des institutions publiques, notamment les forces de défense et de sécurité ;
- Clivages ethniques ;
- Culture de la violence ;
- Répétition des troubles sociaux
- Corruption, impunité ;
- Fragilisation de la société ;
- Existence des bandes armées et des combattants ;
- dégradation des conditions de vie et du tissu social.

Tous les observateurs s’accordent à reconnaître qu’aujourd’hui, la République centrafricaine n’est plus un pays apaisé ».

Niant l’évidence et la gravité de cette situation, le Président de la République et son régime ont opté pour une gouvernance faite d’arrogance, de mépris, de suspicion et d’exclusion, rendant ainsi la situation sociopolitique explosive.
La conséquence en est l’apparition d’une coalition des mouvements rebelles dans le Nord Ouest, le Centre Nord et le Nord Est du pays, et qui justifient leur option de prise de pouvoir par la force aux fins de :

« Restaurer l’autorité de l’Etat, l’image et la dignité de la Centrafrique et de redresser l’économique nationale ».

Sans l’intervention des forces spéciales et de l’aviation françaises, le régime du Président BOZIZE aurait été renversé en cette fin d’année 2006.
C’est donc contraint et forcé que le Président de la République lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre 2006, se résoudra à accepter la nécessité du Dialogue Politique Inclusif en désignant le Pasteur Isaac ZOKOUE, afin de prendre des contacts avec les protagonistes en vue de son organisation.

I – Rappel du contexte

A – Les justifications du coup d’Etat du 15 mars 2003

Par son coup d’Etat du 15 mars 2003, le Général BOZIZE entré en rébellion fin 2001, renversait le régime du Président Ange Félix PATASSE, démocratiquement élu, aux motifs suivants :
- Insécurité généralisée ;
- Misère grandissante ;
- Mauvaise gouvernance.
Se proclamant « Libérateur du peuple centrafricain », le Général BOZIZE faisait dans son discours de prise de pouvoir le 16 mars 2006, le serment d’assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, de créer les conditions de la prospérité et d’imposer à toute la bonne gouvernance.

Usant de la logomachie habituelle dans ces situations, le Général BOZIZE déclarait le 16 mars 2003 qu’il inscrivait son coup d’Etat dans l’œuvre de salut public. Autrement dit, il mettrait en place une transition consensuelle et quitterait le pouvoir à l’issue des élections générales censées consacrer le retour à la légalité Constitutionnelle. Pour les thuriféraires du pouvoir, l’occasion était exceptionnelle.

Déniant les principes démocratiques, le coup d’Etat, crime imprescriptible contre le peuple centrafricain était désormais considéré comme « un sursaut patriotique » et « une révolution populaire ». La messe était dite !

Ces derniers se rendront très vite à l’évidence du mensonge d’Etat. En effet, reniant sa parole d’officier général, le Général BOZIZE se déclarait candidat à l’élection présidentielle de 2005.

Enfin, les dérives de la Cour Constitutionnelle de transition (CCT) à l’occasion de la validation des candidatures à l’élection présidentielle sont encore présentes pour rappeler cette transition de tous les dangers.
En conséquence, aussi bien les justifications du coup d’Etat du 15 mars 2003 que les dérives de la transition ne constituent plus pour l’opinion publique centrafricaine qu’une grosse escroquerie politique et un mensonge d’Etat.
C’est vrai qu’il s’agit pour lui d’un appétit de pouvoir refoulé depuis mars 1982 qui va resurgir en novembre 2001 et en octobre 2002 pour s’assouvir le 15 mars 2003. Une ambition dévorante sans réelles capacités ainsi que le démontrera le bilan de son régime.

B – L’évaluation des Actes du Dialogue National

Convaincus que par une concertation franche, on peut rechercher les solutions durables aux problèmes des Centrafricains et Centrafricaines, les forces vives de la nation ont exigé et obtenu des autorités de la transition la tenue du Dialogue National

C’est ainsi que du 9 septembre au 27 octobre 2003 à Bangui, 350 délégués venus de toutes les régions de la République Centrafricaine et représentant toutes les sensibilités sociales et politiques ont pris part au Dialogue National.

A travers un diagnostic rigoureux et sans complaisance, les problèmes et préoccupations de notre pays ont été analysés dans l’objectif essentiel d’assurer la consolidation de l’unité nationale, le retour à la légalité constitutionnelle et la relance économique en vue de garantir la réconciliation nationale.
Sur cette base, des mesures réalistes ont été proposées pour relancer l’économie nationale, améliorer l’emploi, consolider le dialogue social et politique et développer les infrastructures de base aux fins de réduire la pauvreté par un développement humain durable.

Le Dialogue National a formulé 828 recommandations concernant les secteurs suivants :

- Défense et sécurité ;
- Economie et finances ;
- Education Formation-Emploi ;
- Social

Indépendamment de l’engagement solennel pris par le Chef de l’Etat dans son discours d’ouverture de respecter les résultats de ces travaux, une importante résolution votée à l’unanimité par le Dialogue National rend exécutoires ces recommandations.
Cinq années après le dialogue National, l’évaluation de l’exécution des recommandations forte à court et moyen termes est un véritable désastre.

- En matière de défense nationale : sur 91 recommandations, seulement 15 ont été appliquées soit 16 %.

- En matière d’économie et des finances : sur 230 recommandations, seulement 18 sont appliquées soit 7,8 %

- En matière de l’éducation, de la santé et de la Jeunesse : sur 322 recommandations, seulement 30 ont été exécutées soit 9,3 %.

- En matière de lutte contre la pauvreté : sur 41 recommandations, aucune n’a été appliquée !

Dans l’ensemble, les recommandations qui devraient remettre immédiatement le pays sur la voie de sortie de crise n’ont été exécutées qu’à 15 % selon la dernière évaluation faite par le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADB).
Alors que la majorité de ces recommandations ne nécessitait pas la mobilisation de moyens financiers pour leur mise en œuvre, il y a lieu de s’interroger sur la volonté et la capacité du régime du Président BOZIZE à impulser le changement et à donner l’espérance.

II – Bilan du régime du Président BOZIZE

A l’issue des élections présidentielles et législatives de mars et mai 2005, dont le déroulement était loin d’être transparent, les Associations et Partis Politiques de l’opposition regroupés dans l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), soucieux de préserver la paix et l’unité nationale, ont pris acte du « verdict des urnes ».
Adoptant une attitude résolument républicaine, l’Union des Forces Vives de la Nation, a offert aux nouvelles autorités un état de grâce en vue de leur permettre d’entamer l’œuvre de redressement national.
Après seulement trois ans de gestion de l’Etat, que constatons-nous ?

Sur le plan politique

Pendant les trois premières années d’un mandat qualifié de « quinquennat du développement et de la garantie des libertés », le Président de la République, ses gouvernements et son régime ont donné la preuve de leurs carences et de leur incapacité à gérer l’Etat selon les principes et canons exigés par la République et la démocratie.

Le déni d’une gouvernance démocratique

Les sempiternelles allusions du Président de la République au coup d’Etat du 15 mars 2003 sont, pour les démocrates convaincus, non seulement une apologie de ce crime imprescriptible contre le peuple centrafricain, mais également un déni ostentatoire d’une gouvernance démocratique. En cela, le régime démontre bien qu’il tire sa légitimité non des élections de mars et mai 2005, mais du coup d’Etat du 15 mars 2003. Aussi est-il aisé de comprendre les innombrables dérives du pouvoir.

L’une des preuves du déni d’une gouvernance démocratique est la confiscation du pouvoir de l’Etat au profit de la famille, du clan, de la tribu et de l’ethnie du Président de la République.
Le modus operandi de la gouvernance étant désormais l’appartenance au cercle étroit du Président, tous les centres de décision et de pouvoir sont investis entre autres :

- La Présidence de la République ;
- Le Ministère de la Défense ;
- Le Ministère des Mines, de l’Energie et de l’hydraulique ;
- Le Ministère des Finances et du Budget
- Les Sociétés d’Etats et
- Les Offices Publics.

Ces cas vérifiables et vérifiés constituent des cas patents de confiscation de pouvoir de l’Etat au profit de la famille, du clan, de la tribu et de l’ethnie du Président, toutes choses contraires à l’esprit et à la lettre du serment prêté par le Chef de l’Etat le 11 juin 2005 devant Dieu et devant la Nation.

La haine à l’égard des partis politiques

La Constitution en son article 20 dispose : « Les partis ou regroupement politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale ».
Autrement dit, la Constitution confère aux partis et regroupements politiques et notamment aux partis politiques de l’opposition, la mission d’animer la vie politique, économique et sociale, de mettre en évidence les insuffisances et dérives du pouvoir et de proposer des solutions alternatives.
Ainsi, les partis et Associations politiques de l’UFVN pour le Renouveau Démocratique sont bien dans leur rôle. Aussi, ne comprennent-ils pas la haine que développent le Président de la République et son régime à leur égard, ni cette attitude consistant à les considérer comme les censeurs gênants de leur gestion.

Les tentatives de caporalisation

Fidèle au déni d’une gouvernance démocratique, le Président de la République s’emploie, au mépris de la séparation des pouvoirs consacrée par la Constitution, de caporaliser les autres institutions de la République. Les cas avérés sont :

- L’Assemblée Nationale
- La Cour Constitutionnelle
- La Justice
- Le Conseil Supérieur de la Magistrature
- Le Haut Conseil de la Communication
- La Presse Privée Indépendante
- Les Organisations de Défense et de Promotion des Droits de l’Homme.

L’illustration parfaite de ces tentatives de caporalisation et de l’aversion du chef de l’Etat se trouve dans le discours tenu à Bouar le 1er décembre 2006 à l’occasion de la commémoration de la proclamation de la République centrafricaine.

Les violations répétées de la Constitution

La Constitution, texte fondamental, qui régit l’organisation et le fonctionnement des institutions politiques est une garantie pour les gouvernés contre l’arbitraire des gouvernants.
Elle est également pour les gouvernants, du fait du principe de la séparation des pouvoirs qu’elle énonce, la garantie qu’aucune institution politique n’abuse de son pouvoir sauf à la violer. Faisant fi des dispositions constitutionnelles, le Président de la République va se singulariser par des violations répétées du texte fondamental :

- La convocation de l’Assemblée Nationale en session extraordinaire

Ce décret illégal a conduit cette institution à mettre en place son bureau sur la base d’un règlement intérieur caduque puisque relevant d’une Constitution suspendue (Constitution du 15 janvier 1995).
Ainsi d’illégalité en illégalité, l’Assemblée Nationale s’est installée dans l’illégalité avec des membres de son bureau illégalement élus. C’est là, la première bourde d’un mandat de tous les dangers.


- Le Président de la République et la Constitution : histoire d’une violation permanente

A travers les articles 22, 23, 25, 26, 79, 80 et 111 de la Constitution, le Président de la République s’est rendu coupable de violations répétées devenant ainsi un multirécidiviste.
Cette accusation est faite au travers de plusieurs cas.

- Du cumul des fonctions

La Constitution en son article 23 stipule : « la fonction de Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute autre activité lucrative, sous peine de destitution ».

En acceptant le cumul de sa fonction de Président de la République avec celle de Ministre de la Défense nationale, le Chef de l’Etat a violé la Constitution en son article 23.

- De la prestation de serment

En prenant partie pour son parentYango Kapita dans l’affaire Yango Kapita et Claude SANZE d’une part et pour son parent le Pasteur TOUANGAI et des diacres de l’église de Kina d’autre part, le Président de la République a violé les termes de son serment prêté devant la Nation le 11 juin 2005.

- De la déclaration écrite de patrimoine

La Constitution en son article 26 précise : « Dans les trente (30) jours qui suivent la prestation de serment, le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite du patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs ».
Après plus de cinq ans, la déclaration écrite du patrimoine du Président de la République n’est pas encore déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle et rendue publique. Une autre violation flagrante de la Constitution.

- De l’indépendance de la Justice

La Constitution en son article 79 énonce : « Les juges sont indépendants. Ils ne sont soumis dans l’exercice de leurs fonctions qu’à l’autorité de la loi ».

Le Président de la République livre ce qu’il faut appeler une véritable guerre au pouvoir judicaire centrafricain : d’abord contre la Cour Constitutionnelle. Le crime de cette Cour est d’avoir dit le droit dans une affaire commerciale entre l’Etat centrafricain et Total. Elle fut encerclée par la garde présidentielle et interdite d’activité pendant des mois.

Le deuxième objectif est de caporaliser la Magistrature, en se donnant les moyens légaux de couper les têtes indésirables. Ce fut l’essence de la Loi contre le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Cette guerre contre la justice de notre pays, garant des libertés fondamentales du citoyen, ne peut s’expliquer que par un mépris atavique de la Loi et d’une démocratie civilisée.

Mais bien auparavant,, pour avoir ordonné le kidnapping et la déportation des acquittés Mamadou Raïkina et autres et refusé de libérer Sani Yalo après une décision de justice, le Président de la République a foulé aux pieds les dispositions de l’article 79 de la Constitution.

- De la mise en place de la Haute Cour de Justice

La Constitution en son article 111 dispose :
« Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent l’entrée en vigueur de celle-ci ».

Le délai imparti par les dispositions de l’article 111 de la Constitution est largement dépassé sans que la Haute Cour de Justice ne soit mise en place.

B – Sur le plan sécuritaire

S’il y a un domaine où le Président de la République a essuyé un échec retentissant, c’est bien celui de la sécurité. Et pourtant il avait invoqué l’insécurité pour entrer en rébellion et exécuter le coup d’Etat du 15 mars 2003. Et pourtant il s’était dit le mieux placé pour éradiquer l’insécurité en raison de sa qualité d’Officier Général. Et pourtant il avait soutenu la nécessité pour lui de cumuler ses fonctions de Président de la République avec celles de Ministre de la Défense afin d’avoir la haute main sur la sécurité du pays au point de violer l’article 23 de la Constitution.

Et pourtant enfin, il avait bénéficié en sa qualité de Ministre de la Défense, des appuis considérables de la communauté internationale pour réussir la restructuration des forces armées centrafricaines (FACA).

- La généralisation de l’insécurité

Pour conduire et réussir sa rébellion et son coup d’Etat, le Général BOZIZE s’est employé à recruter massivement des tchadiens. N’ayant pas satisfait à ses engagements vis-à-vis de ces mercenaires tchadiens, ces derniers s’en sont très violemment pris à la population dès le mois d’avril 2004 au PK11, grâce aux moyens en armement lourd dont ils disposaient.

Désormais reconnus sous le nom de libérateurs et d’ex libérateurs ces hommes sans foi ni loi, assurés de toute impunité, vont investir Bangui et tout le reste du pays.

Leur cibles privilégiées sont la Mambéré Kadéi, la Sangha Mbaéré et la Lobaye, régions naguère havre de paix. Leurs victimes sont les populations de l’Ouham Pendé, de l’Ouham, de la Nana Gribizi, du Bamingui Bangoran, de la Vakaga, de la Haute Kotto, également et doublement victimes des expéditions punitives de la sécurité présidentielle conduite pour l’essentiel par le seigneur de guerre, le lieutenant Eugène Ngaïkosset, neveu du chef de l’Etat.

Commanditaire en chef de cette insécurité généralisée, il est aisé de comprendre que le Président de la République, Ministre de la Défense ne puisse l’éradiquer, lui qui se disait le mieux placé pour restaurer la sécurité. De l’insécurité généralisée, le pays est désormais dans une rébellion généralisée dont la responsabilité incombe au seul Président de la République.

- Problématique de la restructuration des FACA

Les états généraux de la défense et les actes du dialogue national ont mis en évidence les faiblesses des FACA et proposé des mesures idoines connues de nous tous.

Ici nous nous contenterons de reproduire les propos d’un parti de la majorité présidentielle à savoir le Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le progrès Social (MDI-PS).

Sur « les grandes questions nationales de l’heure. Evolution de la guerre dans le nord Est de la RCA ». Ce parti déclarait : « Si aujourd’hui notre armée n’est plus en mesure d’assurer seule une mission qui lui est dévolue par la Constitution à savoir la défense de l’intégrité du territoire national, c’est bien le résultat final d’un processus de liquidation de l’armée nationale. Cette liquidation a obéi au schéma suivant :

- Création d’une garde prétorienne constituée pour l’essentiel des ressortissants de la même ethnie et de la même région que le Président de la République. Choyée par le pouvoir, tous les moyens sont mis à la disposition (salaires plus réguliers, promotion plus rapide, dotation en équipements militaires, munitions, etc.) ;

- Au nom du rééquilibrage ethnique et régional, recrutements massif au sein des FACA, des jeunes issus de l’ethnie et de la région du Président de la République au mépris des critères habituels de recrutement (moralité, niveau de formation, conditions physiques, etc.)

- Mise en œuvre d’une politique de sous équipement des FACA soupçonnés de velléités de coup d’Etat. En les privant des moyens militaires, le pouvoir espère ainsi minimiser les risques de putsch.

Les conséquences de cette politique sont connues de tous les Centrafricains : l’armée nationale a disparu au profit d’une armée hétéroclite, politisée, indisciplinée, démoralisée et sous équipée.
Le pays se trouve le dos au mur et le chef de l’Etat est directement interpellé en sa double qualité d’Officier Général et de Chef Suprême des Armées ».

Cette déclaration du MDI-PS a fait l’autopsie de notre armée et a conclu à l’absence de volonté politique du Président de la République, Ministre de la Défense pour la mise en application des recommandations. Elle constitue un cinglant aveu d’échec personnel du Président de la République.

C – Sur le plan des Droits de l’Homme

L’instauration de la culture de la violence et les violations massives des droits de l’Homme sont l’une des manifestations quotidiennes du régime du Président BOZIZE.

L’instauration de la culture de violence

Le 27 décembre 2006, lors de la cérémonie de clôture du Forum de validation de la politique nationale de promotion de la Jeunesse, le Président de la République déclarait du haut de la tribune : « Après que les jeunes se sont soulevés pour incendier la maison d’un pasteur, j’ai ordonné à l’armée d’aller incendier la maison du meneur aussi. Et puis c’est tout. Sa maison est brûlée, on va le libérer de la prison. Cette justice est nette ».

De même, il a instauré la culture et la pédagogie fondées sur la violence aveugle et destructrice, l’incitation à la haine, l’intolérance, la justice privée, toutes choses contraires à l’esprit et à la lettre de la Constitution et de l’Etat de droit.

Le Président de la République François BOZIZE démontre ainsi lui-même que malgré l’onction démocratique, il n’entend pas respecter les principes de l’Etat de droit, de la démocratie et de la justice et opte pour la vengeance privée.

Les violations massives des droits de l’homme

- Le triomphe de l’impunité

Selon une note d’information devant servir de base à une réunion consacrée à la République Centrafricaine dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, l’organisation recommande « d’encourager les plus hautes autorités du pays à lutter contre l’impunité, notamment au sein des forces de défense et de sécurité ».

La même note poursuit : « les exactions sur les populations civiles, les violations des droits de l’homme dont les soldats de l’armée régulière sont accusés, l’impunité dont bénéficient certains soldats ont été portées à la connaissance de la délégation ».

Il convient de rappeler que cette mission conduite par l’Envoyé Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine a séjourné en Centrafrique du 15 au 18 novembre 2006.
Les conclusions de cette mission accablent le Président de la République et le Ministre de la Défense en leur double qualité de donneur d’ordres et de protecteur.

Ainsi, n’est-il pas surprenant que les assassinats et autres violations des droits de l’homme ne fassent l’objet de procès et de condamnations, ce qui consacre le triomphe de l’impunité.

Dans tous les cas, les droits de l’homme sont massivement violés ainsi que le témoignent le dernier rapport d’Amnesty International et les résultats de l’enquête de Monsieur Ibrahima Fall du PNUD.
Les populations du nord-ouest du centre-nord et du nord-est, quant à elles, sont livrées à une violence aveugle avec comme corollaire les pillages et destructions en tous genres de leurs maigres biens, les viols de leurs filles et de leurs femmes.
Dans son rapport, Monsieur Toby Lanzer, alors Représentant Résident des systèmes des Nations Unies en Centrafrique, parle d’une catastrophe humanitaire et avance le chiffre d’un million de personnes déplacées et en exil sur un total de quatre millions d’habitants que compte notre pays, c'est-à-dire le quart de la population !
Nous en parlons avec gravité aujourd’hui et prenons à témoin la communauté internationale afin que demain, personne ne puisse dire « nous ne savions pas ».

D – Sur le plan économique

De la destruction, des pillages et de la prédation comme mode de gouvernance

Les pillages d’anthologie selon les propres termes d’une radio étrangère, et l’insécurité généralisée ne présageaient aucune amélioration significative de la situation financière et économique à court et moyen termes.

En effet, d’après les estimations, les destructions et pillages occasionnés par la rébellion et le coup d’Etat du 15 mars 2003 se chiffrent à 41 milliards de dollars américains soit 21.550 milliards de francs CFA.

Quelques exemples méritent d’être cités :

L’unité lourde de travaux publics de l’entreprise japonaise Kajima chargée de bitumer la route Bangui Garoua Boulai, estimée à 200 milliards de FCA a été emportée au Tchad ;
Il en est de même pour l’entreprise allemande GTZ-DROP, évaluée à 350 milliards de FCFA.
Les cinq usines d’égrenage de coton de Ndim, Pendé, Bossangoa, Guiffa et Grimari ont été démontées et emportées au Tchad pour réparer les huit usines cotonnières du sud du Tchad ;
Toutes les infrastructures économiques, administratives, sanitaires, scolaires ont été détruites. Les missions catholiques et protestantes n’ont pas été épargnées.

De la prédation comme mode de gouvernance économique

Faisant l’analyse de l’administration centrafricaine, l’Ambassadeur de l’Union européenne auprès de notre pays, Monsieur Jean Claude ESMIEU déclarait en août 2005 devant l’Assemblée nationale :
« Des études récentes dans certains ministères clés ont montré que l’expertise technique spécifique à ces ministères avait été transférée ailleurs au profit de personnes le plus souvent inaptes aux fonctions qui leur étaient assignées. L’objectif de ces gens reste visiblement un enrichissement rapide et personnel. L’image de la RCA à l’étranger et notamment pour ses bailleurs de fonds est donc celle d’une administration corrompue. Lorsque je parle avec des Centrafricains en privé, il y a un consensus.

Oui, la corruption est un fléau pour le pays. Le FMI lui-même fait mention de ce problème. La Centrafrique avec toutes ses richesses (le bois, diamant, or, café, coton, et.) a été, et sera la cible privilégiée des prédateurs.

Ces prédateurs sont là. Ils viennent de l’extérieur mais aussi de l’intérieur et corrompent les institutions.

La République Centrafricaine doit agir contre la corruption. Aucun investisseur sérieux, aucun bailleur de fonds n’acceptera de venir en RCA si rien n’est fait pour démontrer une volonté, une énergie pour diminuer ce phénomène.
J’insiste qu’il faille des actes et non plus des paroles.
L’heure est grave car la notion de service public et de bien public est entrain de disparaître ; si c’est le cas, cela deviendra un problème de société et de génération ».
Lorsqu’un diplomate range son langage de velours pour parler aussi vertement, cela veut dire que la situation est gravissime.
Par conséquent, toute incantation et allusion à la bonne gouvernance par les tenants du régime sont désormais un mensonge d’Etat.
Nous prenons pour exemple la prise d’un décret muet fixant les salaires et indemnités des Hauts Dirigeants de la République.
Ce Décret a un impact financier très important. En effet, les membres du Gouvernement et assimilés, les responsables des autres institutions nationales auront mensuellement, selon les fonctions qu’ils occupent les sommes suivantes :

1 – Premier Ministre (1)

1.600.000f + 500.000F + 500.000f = 2.600.000f par mois

2 – Ministre d’Etat.

1.100.000f + 300.000f + 400.000f = 1.800.000f

3 – Ministre et assimilés.

900.000f + 300.000f + 400.000 = 1.600.000f

4 – Ministres Délégués

800.000f + 300.000 + 400.000 = 1.500.000f

A l’exception du Premier Ministre dont le montant est de 1.000.000f par semaine. Soit 1.000.000f x 4 = 4.000.000f par mois.

5 – Président de Cour Constitutionnelle (1)

800.000 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.500.000f par mois

6 – Présidents du Haut Conseil de la Communication, du Conseil de la Médiation du Conseil Economique et Social ont :

784.300 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.484.300 par mois et par personne. Soit = 1.484.300f x3 = 4.452.900f par mois.

7 – Vice Présidents de la Cour Constitutionnelle du Haut Conseil de la Communication (2)
Les deux (2) personnalités ont :

786.300f + 200.000 f + 200.000 f = 1. 186.300 f = 1.186.300 par personne et par mois

8 – Conseillers à la Cour Constitutionnelle (9) ils sont neuf (9)

686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne.
Soit : 936.300 f x9 = 8.426.700 f par mois

9 – Conseillers du Haut Conseil de la Communication les neuf (9) ont :

686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne. Soit : 936.300f x 9 = 8.426.700f par mois.

10 – Présidents CIP/PAS ; du CSLP, du CSADN (3)
Les trois (3) personnalités ont :

868.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois et par personne.
Soit : 936.300 f x 3= 2.808.900f par mois

11 – Les Secrétaires Permanents du CIP/PAS : du CSLP, (2)
Ils sont deux (2)

686.300 f + 100.000 f + 100.000 f = 886.300 f par mois et par personne.
Soit : 886.300 f x 2 = 1.772.600f par mois.

A ces chiffres, il faut ajouter les Fonds Spéciaux que les membres du Gouvernement perçoivent tous les vendredis et qui se chiffrent à :

112.500 f par semaine x 4 semaines = 450.000 f par personne et par mois.
Soit : 450.000 f x 30 = 13.500.000f par mois x 12 mois = 162.000.000f.

Grosso modo le trésor public dépense plus de 1 450 000 000 FCFA pour payer une catégorie de personnes appelées dirigeant au détriment de la grande masse des travailleurs Centrafricains.



L’échec des réformes économiques

Dans l’euphorie de la prise de pouvoir, au lieu de prendre de vigoureuses mesures de redressement économique, les nouvelles autorités ont fait preuve de légèreté et d’incompétence.
La masse salariale mensuelle va passer de 2,1 milliards de FCFA à 3,6 milliards de FCFA soit un bond de 71,4 % en seulement 9 mois (du 15 mars au 31 décembre 2003).
Cette masse salariale a explosé sous l’effet conjugué des nominations de complaisance du personnel hors statut à de hautes fonctions de responsabilité à la présidence, à la primature et des recrutements massifs de rebelles tchadiens et d’ex rebelles Centrafricains, exclusivement de l’ethnie du chef de l’Etat.
Cette augmentation de la masse salariale s’explique aussi par la promotion de simples civils et de soldats au grade d’officier, à la nomination des généraux et à l’application de la nouvelle grille salariale des hauts Dirigeants.
Refusant d’assumer toute leur responsabilité, les nouvelles autorités en sont réduites à culpabiliser la communauté internationale en des termes infantilisants :

« Nous avions réussi nos élections comme demandé par la communauté internationale, donc celle-ci ne peut pas nous abandonner et doit payer les salaires et les dettes, etc. ».
La réponse immédiate est apportée par l’Ambassadeur Jean Claude ESMIEU :
« Il n’y a donc aucune obligation pour la communauté internationale d’intervenir massivement après des élections réussies qui sont un élément tout à fait normal dans un pays démocratique ».
Cette personnalité poursuit que : « L’aide internationale ne pourra couvrir l’intégralité des salaires pour les mois passés pendant la transition et ceux qui viennent. La masse salariale a considérablement augmenté alors qu’il était prévu qu’elle diminue et les autres indicateurs économiques sont au rouge et n’ont pas montré d’amélioration contrairement à ce qui était prévu pendant la période de la transition ».

Ces propos suffisent à mettre en évidence l’incapacité du régime du Président François BOZIZE à gérer l’Etat. Sommés par l’opinion centrafricaine et la communauté internationale de changer de cap, le Premier Ministre Elie DOTE et son gouvernement vont tenter quelques réformes sur le plan de l’assainissement des finances publiques. Ces réformes ont essentiellement porté sur la maîtrise de la masse salariale et l’accroissement des recettes publiques.

La maîtrise de la masse salariale

Après l’échec de la mesure relative à l’abattement des salaires qui n’a réalisé qu’une économie de 94 millions de FCFA par mois, le gouvernement a décidé :
- de mettre à la retraite plus de 1.400 fonctionnaires et agents de l’Etat
- de soumettre les fonctionnaires et agents de l’Etat à une opération recensement paiement, mais l’amateurisme et l’opacité qui ont sous-tendu l’opération ont conduit à un échec patent.
- de limiter le paiement des allocations familiales à cinq enfants par fonctionnaire et par agent
- de contrôler l’authenticité des diplômes des fonctionnaires et agents de l’Etat à l’occasion de leur intégration et reclassement
Les premiers résultats étant de nature à jeter le discrédit sur les tenants du régime, des instructions ont été données au Ministre de la Fonction publique pour mettre ces résultats sous boisseau. Ceci expliquant cela, on comprend les raisons des atermoiements du Ministre.
L’ensemble de ces mesures devrait permettre de réaliser une économie de la masse salariale de 500 millions de FCFA par mois.
A l’analyse, nous sommes loin du compte et la masse salariale s’accroît d’où l’indignation de l’opinion centrafricaine et de la communauté internationale.

L’accroissement des recettes publiques

En ce qui concerne exclusivement les Douanes, deux réformes ont été engagées. Il s’agit de la création d’un guichet unique des douanes à travers un corridor sécuritaire, et la réforme de l’administration des douanes.





De la création du guichet unique de Douala

L’objectif visé par la création de ce guichet unique est de sécuriser et d’accroître les recettes portuaires de transit à Douala. Défendant le projet de convention devant l’Assemblée nationale, le Ministre des Finances d’alors, Monsieur Théodore DABANGA, déclarait que le guichet unique rapporterait à l’Etat, c'est-à-dire au Trésor Public la somme de 5 à 10 milliards de FCFA par mois. Après un an de fonctionnement, les recettes confondues provenant des opérations douanières y compris le guichet unique plafonnent à 2 milliards de FCFA !
Le gouvernement centrafricain a dénoncé en catimini en juin 2008 la convention avec Unitec-Bénin, la société exploitante, sans inventaire et sans suite judicaire. L’affaire Unitec-Bénin. est désormais pour les Centrafricains un cas d’arnaque internationale et de forfaiture au sommet de l’Etat. Où en est d’ailleurs la commission d’enquête parlementaire sur ce dossier ?

La réforme de l’Administration des Douanes

Contre toute attente, le Président de la République a pris le 2 septembre 2006 un décret portant dissolution de l’administration des Douanes, à la surprise générale de l’opinion nationale et internationale. Un comité de pilotage dirigé par le Président de la République, c'est-à-dire le substitut du Directeur Général des Douanes est mis en place.
S’étant rendu compte que la dissolution de l’administration des Douanes et la remise des douaniers à la Fonction publique créaient un vide institutionnel, le Premier Ministre, Ministre des Finances et du Budget a successivement pris deux arrêtés réquisitionnant 97 douaniers sur des critères subjectifs.
Jusqu'à ce jour, alors que la réforme était prévue pour ne durer que trois mois, le rapport du comité de pilotage n’est pas toujours déposé.
Au contraire, le Ministre de la Fonction Publique a cru devoir redéployer, par un arrêté jamais appliqué, des douaniers dans les Ministères de l’Education nationale, de la Santé, des Transports, de la Fonction Publique, etc.… Une véritable incurie. Finalement, la douane est revenue en place sans explication.

En conclusion, s’agissant de ces prétendues réformes, l’objectif visé n’étant pas atteint, il y a lieu de stigmatiser l’amateurisme, la désinvolture et l’incapacité dont ont fait montre les gouvernements successifs de BOZIZE.
En effet ni la maîtrise de la masse salariale, ni l’accroissement des recettes publiques qui ont été invoqués n’ont donné un quelconque résultat. Le gouvernement est toujours un peu plus confronté à l’augmentation de la masse salariale et à la modicité des recettes publiques.
A ce sombre tableau, il faut ajouter d’autres tares :
- le manque de transparence dans l’attribution des permis forestiers, miniers et des sites touristiques ;
- le détournement des bonus à l’occasion de l’attribution des permis aux sociétés minières De Beers et Uramine,
- la confiscation à des fins personnelles des diamants trouvés après le lavage des graviers saisis à la Société Lobaye Gold ;
- le détournement des biens des bureaux d’achat de plusieurs bureaux d’achats depuis 2006 (SOPICAD et GETRAD) et de plusieurs autres collecteurs depuis octobre 2008 ;
- la gabegie à l’occasion de l’achat de l’avion Hercules C130 ;
- l’aggravation de la corruption et de l’affairisme au sommet de l’Etat.



Alors qu’en est-il du retour de la communauté financière internationale ?

D’aucuns objecteront que le mérite du retour du Fonds Monétaire Internationale (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD) revient au Président de la République et à son gouvernement. Que non !
Nous savons que le Président de la République et son gouvernement n’ont pas satisfait aux exigences des institutions de Bretton- Woods et qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert économique et financier pour se rendre compte du désastre économique et financier dans lequel se trouve notre pays. C’est vrai qu’il faut un minimum de 9 % de croissance pour permettre à notre pays d’infléchir la courbe de la pauvreté.
Dès lors les 3 % de croissance prévue pour 2008 sont une goutte d’eau dans l’océan de misère dans lequel baigne notre pays.
En considération de ce qui précède, les raisons du retour des institutions financières internationales tiennent au sauvetage d’un régime dont le naufrage est prévisible.
En effet, évitant d’assumer une telle responsabilité, la communauté internationale a exercé de fortes pressions sur ces institutions. Une réponse politique aux exigences financières et économiques en somme !

E – Sur le plan social

L’échec patent des réformes économiques joint à l’insécurité généralisée ainsi que les confrontations entre l’armée régulière et les groupes rebelles ont un impact négatif sur le plan social.

Accumulation des arriérés de salaires, de pensions et de bourses

- Des salaires

Le Président François BOZIZE, concluant un marché avec les fonctionnaires et agents de l’Etat, a pris l’engagement que si ces derniers acceptaient le gel de leurs arriérés de salaires son gouvernement paierait leurs traitements désormais à terme échu.
A l’analyse, malgré des appuis budgétaires colossaux des pays amis et des institutions financières internationales, les fonctionnaires et agents de’ l’Etat compte à ce jour plus de 140 mois d’arriéré de salaires. Un véritable marché de dupes.

- Des pensions

La mémoire collective et l’opinion nationale et internationale ont encore en mémoire les scènes des retraités qui lassés des promesses non tenues de versement de leurs pensions, s’en prennent vertement aux cortèges du Président de la République et de son Premier Ministre.
Pour exemple, les retraités de la Fonction Publique attendent près de 19 trimestres c'est-à-dire près de 5 ans.
Le sort des retraités du secteur privé à l’OCSS n’est guère enviable.




- Des bourses

L’évaluation indique 30 mois d’arriérés de bourses pour les étudiants centrafricains à l’étranger. Pour espérer le paiement d’un seul mois de bourses, nos étudiants sont obligés de recourir à des actions d’éclat qui ternissent l’image de marque de notre pays.
Alors que le président affirmait : « Je n’ai pas fait l’université pour être Chef de l’Etat… Mes enfants ne sont pas à l’université »?


De l’aggravation de la pauvreté

La conjonction de l’échec des réformes économiques, de l’insécurité généralisée, des confrontations armées et de l’abandon du monde rural ne peut avoir pour conséquence que l’aggravation de la pauvreté.
Pour mettre en évidence cette situation, nous nous en tenons au dernier rapport du Représentant Résident du PNUD. Celui-ci déclare « La République centrafricaine est un territoire d’environ la taille du Texas, bien plus grand que la France. Un pays pauvre, le revenu moyen est de 350 dollars par an. Il est parmi les quatre derniers pays sur la liste de l’index du développement humain et au troisième rang des pays les plus vulnérables sur la liste de la Commission européenne ».
Poursuivant son propos, le Représentant Résident du PNUD a affirmé « il est urgent d’agir immédiatement ».
A l’analyse de la situation sociale de notre pays, le gouvernement ne semble pas avoir entendu cet appel de détresse du Représentant Résident du PNUD.
Alors que tout le nord-ouest, le centre-sud et le nord-est qui constituent le grenier et la réserve cynégétique de notre pays sont en flammes, aucune mesure n’est prise par les dirigeants pour enrayer cette situation.
Ayant fait l’objet de pillages, de braquages, de rackets, de viols et de tueries et abandonnée entre les mains de dirigeants incapables et corrompus, la nation centrafricaine s’enfonce inexorablement dans une crise sans nom.

CONCLUSION

Le Dialogue Politique Inclusif n’est pas une Invention de l’UFVN

Le dialogue n’est ni une invention ni une trouvaille de l’UFVN.
Il est une exigence de la Constitution en ce qu’il est expressément inscrit dans son préambule à savoir :

« Conscient que la tolérance et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale ».

Le Dialogue est une exigence de toutes les forces vives de la nation

Dès les premières menaces de la rébellion, les jeunes, les femmes et les organisations de la société civile ont, à travers des marches, exprimé leur volonté d’user du dialogue comme voie de recherche des solutions aux problèmes de notre pays.
L’épiscopat, par la voix de l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Paulin POMODIMO a déclaré « les armes et les couteaux n’ammèneront pas la paix en Centrafrique mais, il n’y a que le dialogue franc entre les acteurs de la crise qui permettra de pérenniser la paix dans le pays ».
IL est donc un moyen qui s’offre aux Centrafricains, gouvernants et gouvernés pour changer leur société c'est-à-dire faire d’elle une société démocratique.
Autrement dit toute société dite démocratique ne peut avoir la phobie du dialogue.

Le Dialogue Politique doit être utile pour notre pays

Dans l’évaluation des Actes du dialogue National, nous avions mis en évidence l’absence de volonté politique du Président de la République et de son gouvernement à appliquer les recommandations fortes.
Les conséquences sont la fracture sociale qui a conduit à l’avènement des rébellions.
Il ne s’agira donc pas de refaire un Dialogue national.

Le Dialogue Politique doit être Inclusif

Le dialogue pour lequel l’UFVN s’est mobilisée et qui a emporté l’adhésion du peuple centrafricain et de la communauté internationale est une concertation politique inclusive.
Le dialogue se veut inclusif pour disposer de toutes les chances d’aborder toutes les questions en intégrant tous les protagonistes des crises.
Ainsi prendront part à ce dialogue politique inclusif les pouvoirs publics, l’opposition démocratique, l’opposition armée à savoir les tenants de la rébellion et la société civile.

Le contenu du dialogue politique inclusif portera sur l’identification et l’analyse des problèmes d’une part, la recherche des solutions, la définition des enjeux et l’élaboration avec plus de lisibilité et de visibilité d’un programme qui concilie les contraintes économiques et les exigences sociales en vue d’assurer le bien être du peuple d’autre part.

Les résolutions du Dialogue Politique Inclusif doivent être mises en œuvre

Le dialogue pour réussir et se démarquer des autres fora doit fixer des objectifs précis et réalistes et déboucher sur des résolutions qui permettent de donner l’espérance au peuple centrafricain et confiance à la communauté internationale censée nous accompagner dans cette nouvelle marche.

Les réponses aux attentes du Peuple centrafricain doivent être concrètes et claires

En raison du bilan désastreux du régime du Président BOZIZE, il y a lieu d’apporter des réponses claires en termes de programmes politiques, économiques et sociaux, tant il est vrai et démontré aujourd’hui qu’en l’absence de vision ni de programme, le régime du Président François BOZIZE ne pouvait apporter des solutions aux problèmes des Centrafricains.



L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique













Dimanche 07 Décembre 2008
Union des forces vives de la nation


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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:50

L’AFDC de Charles Massi communique au sujet du dialogue politique

A seulement quelques jours de l’ouverture annoncée à Bangui du dialogue politique, Massi sort de son silence et pose ses conditions. Retrouvez le texte intégral de la déclaration de l’AFDC



L’AFDC de Charles Massi communique au sujet du dialogue politique
DECLARATION DE L’A.F.D.C.
Relative à sa participation au Dialogue Politique Inclusif



Enumérant, le 29 Novembre 2008, sur les antennes d’une Radio Internationale, la liste des invités à la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif, le Ministre centrafricain de la Communication en charge du dossier a cité, nommément, le Coordonnateur Général de l’A.F.D.C. parmi les personnalités devant prendre part à cet important rendez-vous de sortie définitive de la crise sociale, économique et sécuritaire qui prévaut en Centrafrique.

Malheureusement, l’A.F.D.C. note avec amertume, qu’après avoir entravé durant deux années l’organisation du Dialogue Politique, le Président BOZIZE vient d’en précipiter le processus en fixant l’ouverture de la Table Ronde au 05 Décembre 2008, alors même que la Coordination Politique de l’A.F.D.C. n’a reçu, à ce jour, la moindre invitation fixant les modalités des déplacements jusqu’à BANGUI et de la sécurité de ses Membres.

Tout aussi préoccupant, l’A.F.D.C. s’interroge sur le sort des problèmes épineux découlant de l’Accord Global de Paix de Libreville du 21 Juin 2008 et laissés en suspens.

Ainsi en est-il de la Loi d’Amnistie promulguée en force par le Président BOZIZE, avec des dispositions qui en compliquent l’applicabilité au plan juridique et l’absence des critères d’intégration des combattants dans les Forces de Défense et de Sécurité, des cadres civile dans l’Administration et la vie politique, comme préalables à la tenue du Dialogue Politique, afin de prémunir le pays contre toutes contestations armées.

En raison de l’immense espoir que suscite le Dialogue Politique auprès des populations, la Coordination Politique de l’A.F.D.C. demande au Président BOZIZE de proroger du 05 Décembre 2008 au 1er Janvier 2009, la date de l’ouverture du Dialogue Politique, sans quoi, tout refus traduirait sa volonté d’exclure certaines entités du Dialogue Politique Inclusif.

Le temps ainsi gagné serait mis à profit pour une bonne gestion de la participation et le règlement des problèmes laissés en suspens.

Toujours disposée à prendre une part active à ce rendez-vous de la Rédemption Nationale, la Coordination Politique de l’A.F.D.C. rappelle la constance de sa position,à savoir : la limitation du quota des participants aux personnalités les mieux qualifiées de chaque entité et l’organisation de la Table Ronde à l’extérieur de la République Centrafricaine, pour la sérénité et la sécurité des débats sur des sujets sensibles comme les réformes politiques indispensables au changement qualitatif au sommet de l’Exécutif Centrafricain.

En conséquence, la Coordination politique de l’A.F.D.C., en appelle à la disponibilité du Haut Médiateur de la crise centrafricaine, Son Excellence El HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, pour accueillir et présider la Table Ronde Finale du Dialogue Politique dans son pays, avec le soutien sans réserve des Chefs d’Etats de la CEMAC.

Fait le 30 novembre 2008

Pour la Coordination Politique
Le Coordonnateur Général

Colonel Charles MASSI



Mardi 02 Décembre 2008
Charles Massi

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