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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 10:15
Bangui sollicite l'assistance militaire de la France
(Centrafrique-Presse 28/04/2006)


Bangui, 28 avril 2006 (PANA) Le gouvernement de la Centrafrique a sollicité mercredi l'assistance de la France dans la surveillance de ses frontières à la suite de la récente violation de son espace aérien par un avion non identifié, a appris la PANA de source officielle.

Dans un communiqué diffusé mercredi par la radio nationale, le ministère de la Défense justifie cette demande par l'arrivée sur l'aérodrome de Tiringoulou (1.048 au nord de Bangui) d'un Antonov qui aurait débarqué "une cinquantaine d'hommes en armes" avant de décoller "pour une destination inconnue".

Bangui a également demandé au contingent militaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) présent en Centrafrique d'intensifier ses patrouilles dans cette région où de nouveaux renforts ont été acheminés, indique le même communiqué.

Par ailleurs, le gouvernement affirme son "soutien complet à un président démocratiquement élu par le peuple tchadien" ainsi que son "refus de se laisser entraîner" dans le conflit opposant "la République soeur du Tchad et les rebelles qui veulent renverser le président Idriss Déby".

Cette réaction du gouvernement centrafricain intervient une semaine après sa décision de "fermer jusqu'à nouvel ordre" la frontière avec le Soudan, suite à une incursion des rebelles tchadiens du Front uni pour le changement démocratique (FUC), qui ont attaqué N'Djamena, la capitale tchadienne, le 13 avril dernier.

Au lendemain de cette décision, Bangui avait dépêché dans la région de Birao (1.087 km au nord de Bangui), frontalière avec le Soudan, des éléments des Forces armées centrafricaines afin de veiller à son application.


Auteur : La Rédaction

 

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Published by CENTRAFRIQUE PRESSE - dans POLITIQUE
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 02:40
Photo: N'Cho Jean 
“La France choisit à sa guise les circonstances dans lesquelles elle applique les accords”. 
 
La troisième journée du Colloque international sur le patriotisme en Afrique a été marquée par d'intenses échanges et partages entre les conférenciers du jour et le nombreux public qui a fait le déplacement au Palais de la culture. [g]Le premier à intervenir a été le Dr Tayoro Gbota (Enseignant) sur le thème:[/g] “L'ONU, un instrument au service des grandes puissances?” Jean-Jacques Demafouth, Avocat à la Cour de Paris et ancien ministre de la Défense de la Centrafrique, a ensuite fait une communication portant sur: [g]“Les crises militaro-politiques dans le monde au 21ème siècle: pourquoi?”[g] Harris Olympio, ancien ministre des Droits de l'homme et petit-fils du défunt Président togolais, Sylvanus Olympio, qui a appris la tenue du colloque par la presse, a demandé à y participer en exposant sur le thème: “Le patriotisme ivoirien:[/g] un rêve ou une réalité?”
[/g]C'est sans conteste la communication et les témoignages faits par Jean-Jacques Demafouth sur les similitudes des guerres en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique et en Côte d'Ivoire; et aussi sur l'invariabilité des schémas de déstabilisation des Etats africains par l'ancienne puissance coloniale qui ont édifié le public.[g] Dans ces pays, des rébellions ont été montées, en s'appuyant sur des ressortissants des pays limitrophes, pour chasser du pouvoir des Chefs d'Etat qui n'agréaient pas les puissances occidentales, seules maîtres du monde depuis la disparition de l'URSS.[g] S'agissant de la Côte d'Ivoire, l'ancien ministre de Ange Félix Patassé a expliqué que les soldats qui ont fomenté le coup d'Etat contre le Président Bédié, en 1999, étaient issus du contingent ivoirien de la force de l'ONU en Centrafrique. [/g]Un contingent qui était chargé de surveiller la poudrière du camp Kasaï, aux côtés des soldats mutins centrafricains.[/g] Ces soldats ivoiriens ont alors vu comment le traitement privilégié et les égards qui étaient accordés à ces mutins par la France et la communauté internationale.[g] Après le règlement de la crise, a poursuivi Jean-Jacques Demafouth, les principaux chefs de cette mutinerie ont été exfiltrés par l'armée française, qui les ont fait transiter dans un camp militaire en Côte d'Ivoire avant de les conduire à Paris.[g] “Le téléphone a beaucoup fonctionné” entre mutins centrafricains et ivoiriens, par la suite, dira Demafouth.
[/g]Qui s'est également interrogé sur le nouveau concept militaro-politico-diplomatique de la France expérimenté récemment au Tchad contre la rébellion: [/g]“Coup de semonce”. Jean-Jacques Demafouth s'est demandé pourquoi la France n'a pas fait ce [g]“coup de semonce” [/g]contre les rébellions centrafricaine et ivoirienne, alors que tous ces pays ont signé avec la France les mêmes accords de coopération et de défense. [g]Il en a conclu que “la France choisit à sa guise les circonstances dans lesquelles elle applique les accords”. [/g]Aussi, a-t-il exhorté les Africains à se réveiller et à prendre en main leur destin, en maîtrisant notamment l'information et la communication. [g]“Il faut que nous contrôlions l'information qui va vers nos populations, c'est comme cela que nous éviterons la manipulation”.
[/g]Aux patriotes Ivoiriens particulièrement, il a conseillé de mettre sur pied deux outils importants dans ce genre de lutte: une structure de renseignements et une autre pour la stratégie, afin de pouvoir anticiper sur les événements. [g]Interrogé sur la concomitance du désarmement et de l'identification, l'ancien ministre de la Défense de la Centrafrique a demandé aux Patriotes de ne pas s'inquiéter outre mesure: “Que ce soit de jour ou de nuit, maintenant que le principe du désarmement est acquis, il faut sauter sur l'occasion. [/g]Le tout est de savoir qui va le faire et comment”.[g] Le ministre Demafouth a alors demandé aux patriotes de s'organiser et d'être vigilants pour ne plus être surpris. [/g]S'agissant des moyens de la lutte à opposer aux puissances néocolonialistes, il a exclu la violence, estimant notamment que le terrorisme n'est pas une solution. Par contre, il a conseillé aux Ivoiriens d'user d'intelligence et de sagesse: “Lorsque vous avez affaire à quelque chose de puissant et de très, très fort, utilisez votre sagesse.[g] Ce sont le calme et l'intelligence qui permettent de battre un tel adversaire”, comme dans les arts martiaux.[g] Il a aussi indiqué que les différentes crises vécues par les Africains sont formatrices et permettent de les aguerrir.[/g] Jean-Jacques Demafouth a ensuite mis en garde contre les risques d'après-conflit, notamment au niveau des jeunes qui se sont battus, soit pour défendre la République, soit dans les rangs de la rébellion.[g] Il a dit l'impérieuse nécessité de les encadrer, en leur attribuant notamment un statut militaire pour un certain temps, et en leur donnant une formation afin qu'ils puissent se réinsérer par la suite dans le tissu socio-économique.[/g] Parce que, a prévenu l'ancien ministre centrafricain, “ils ne redeviendront pas aussi facilement de simples civils”.
 
 
Auteur: Michèle PEPE[/g]
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Published by MICHELE PEPE - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 02:32

En exclusivité sur laleonline: Interview vérité avec le Lieutenant. Florian NDjadder Bedaya, SG de l'Union des Forces du Changement de Centrafrique.
________________________________________
 
]Laleonline.com : Depuis quelques jours le public commence à entendre parler de l'Union des Forces Républicaines sur le net.

Mr. Le leader de l'UFR, pouvez-vous vous présenter au public ? Qui est Florian NDjadder Bedaya ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :

En effet, je suis le leader du mouvement de l'Union des Forces Républicaines (UFR), et assure la fonction de Secrétaire Général de l'UFR, cumulativement avec la fonction de Commandant des Forces Républicaines (COM-FORCES Républicaines).

Je rappelle que le but de l'Union des Forces Républicaines, c'est de rechercher des voies et moyens pour résoudre définitivement la crise Centrafricaine, sur le plan politique ou militaire.

Au plan politique, l'Union des Forces Républicaines (UFR) privilégie la voie de la Diplomatie, par un dialogue franc à trois niveaux :

• -LES NATIONS UNIES,
 -L'UNION AFRICAINE,
• -LES ORGANISMES INTERNATIONAUX ET RELIGIEUX.

Au plan militaire,
L'Union des Forces Républicaines, ne voudrait pas nécessairement utiliser la force ou la violence ; pour s'exprimer et trouver des solutions acceptable. Mais, l'alternative de la force reste et demeure en cas d'échec de la Diplomatie ; c'est à ce moment que le mouvement sera dans l'obligation de faire appels à ses forces militaires en gestation. [g]Toutefois, nous restons optimiste pour le succès de la diplomatie sur les forces de ténèbres.

  En somme, je suis un soldaT républicain, épris de PAIX-JUSTICE-SOLIDARITE et de DEVELOPPEMENT, pour le Peuple Centrafricain en  particulier mais aussi et surtout pour le continent Africain et l'humanité toute entière.

Je suis croyant, pratiquant, et  convaincu de  l'existence de DIEU.

 C'est pourquoi Notre slogan se résume en ces termes :
• LE PEUPLE,
 LE PEUPLE ENTIER,
• RIEN QUE LE PEUPLE. 

 Laleonline.com : Ou êtes-vous présentement ?

Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :

 Actuellement, je suis sur le  terrain  de la diplomatie pour interpeller l'Union Africaine, l'Union Européenne, et saisir la Cours Pénale Internationale sur :
•  la violation de la Chartre Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples,

• L'Etat-fallite de la République centrafricaine, vu les structures étatiques et les institutions faibles ; donc absence d'un Etat de droit.
•  L'Abus de pouvoir ;
•  La violation de droits des Défenseurs, des droits de l'Hommes en RCA (Réf :
www.fidh.org  du 20/01/2006)
• Le Droit de retour des réfugiés centrafricains au bercail,
Le problèmes de salaires des fonctionnaires centrafricains (09) mois de retard en contradiction avec L'Article 15.de la Chartre Africaine).
Laleonline.com : Vous dites dans un de vos documents que vous êtes le fils de feu General de Division NDjadder Bedaya. Quel souvenir gardez-vous de lui ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
Un  fidèle patriote, au sens élevé du devoir, au service du peuple. C'est également un Homme de principes tels que :
• -          L'HONNEUR,
• -          La DROITURE,
• -          La FRANCHISE,
• -          L'HUMILITE,

• -           et le sens du PARDON.
[/g]Laleonline.com : Quel a été votre parcours jusqu'à ce jour ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[/g]C'est un véritable parcours de combattant, que je ne saurais résumer ...
Au plan civil,
[g]je suis :Titulaire d'un baccalauréat de Technicien commerciale à Moundou au Tchad (Lycée Technique Commercial),
[/g] - Puis admis à l'Université de N'JAMENA (Gestion et Technique Economique),
[g]- Revenu au pays où j'ai poursuivi mes études à l'Université de BANGUI (L'Institut Universitaire de Gestion des  Entreprises),
[/g]- Enfin, pour finir avec une  soutenance à l'Université de Conakry ;
[g]Thème : L'ARMÉE AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT (PAIX - SECURITE - DEVELOPPEMENT)
[/g]Pour votre information, il s'agit de l'Armée de la Révolution, qui en plus de sa mission traditionnelle défense, doit  désormais participer activement, de manière résolue, au développement de la Nation notamment dans les domaines de l'agriculture, des infrastructures, de santé, de ce fait, le soldat de la Révolution doit : nourrir, vêtir, soigner et protéger le peuple. [g]IL doit avant tout se soucier de l'élévation du niveau de vie du Peuple, du renforcement et de l'épanouissement des bases et des moyens de son bonheur.
[g]Ex : le Génie Militaire...
[/g]Au plan Militaire,
[g]-          Admis au camp 27 au Tchad (Groupement  des Ecoles Militaire Interarmes/GMIA),
[/g]-          Puis à Thiès au Sénégal à l'Académie militaire (sortie avec le grade de Sous-lieutenant) de la 18° Promotion du Capitaine Mouhamadou BAMBA DIOUF.
[g]-          A Bangui, je suis détaché au Bataillon Mixte D'Intervention et d'Appui (BMIA), commandant la 1ere Cie de combat....bref.
[/g]Après le coup d'Etat du Général F.BOZIZE (REBELLE) ; je serai arrêté, torturé pendant un (01) an et six (06) mois.[g] Véritable arrestation arbitraire à titre de règlement de compte pour l'avoir contraint à fuir devant la compagnie de combat que je commandais à l'époque.
 [g]Je pardonne.
[/g]Contraint par les graves violations, assassinats, crimes et humiliations des ex-rebelles du Général F. BOZIZE, je serai obligé de choisir le chemin de l'exil ; et la mise en place du mouvement : l'Union des Forces Républicaines (UFR) de centrafrique. [g]C'est un mouvement politico-militaire (Révolutionnaire). 
[/g]Laleonline.com :[/g] Pourquoi etes-vous en rébellion contre F. Bozizé ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : [g]Il ne s'agit pas d'une  rébellion, mais d'une révolution. [/g]La nuance est que la révolution s'emploie plus spécialement dans le sens politique, contrairement à la rébellion. [g]La priorité du mouvement, c'est d'abord et avant tout la diplomatie, c'est en cas d'échec que nous ferons appel à nos forces actuellement en gestation ; nous ne voulons pas systématiquement nous exprimer par la violence ; mais vu que le dialogue et la concertation n'existe pas ; nous serions hélas obligés !
 [/g]Les causes de la révolution sont immenses ; nous pouvons retenir :
[g]-LA VIOLATION DE LA CHARTRE AFRICAINE de droits de l'Homme et des Peuples,
[/g]-LA VIOLATION DE LA CONSTITUTION CENTRAFRICAINE,
[g]-L'Etat-Faillite de la République centrafricaine,
[/g]-LES GRAVES VIOLATIONS DE DROITS DE L'HOMME EN RCA,
[g]-LES VIOLATIONS DES DROITS DE DEFENSEURS DE DROITS DE L'HOMME EN RCA,  Contraignant le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme à se Réfugier en France.
 [/g]-L'Insécurité dans le Nord et dans la capitale centrafricaine, entretenue par les sbires du Général Président F. BOZIZE,
[g]-Le droit de retour des réfugiés centrafricains au Bercail,
[/g]-l'Incapacité et l'irresponsabilité des dirigeants à faire face aux Problèmes de salaires neuf (09) mois de retards.
[g]- Le non paiement des bourses aux étudiants centrafricains tant à l'étranger qu'à l'intérieur du Pays, ex : des étudiants et stagiaires centrafricains errant et oubliés en grève à l'ambassade de la RCA au Maroc...etc.
[/g]- La Non indépendance de la Justice Centrafricaine.[/g] Conséquence : l'impunité, les violations de droits élémentaires des citoyens.
[g]- Les graves menaces à la liberté de la presse en Centrafrique,
[/g]-L'Incorporation des troupes étrangères au sein de l'Armée nationale centrafricaine,
[g]-Le génocide planifié et organisé par le Général Président F. BOZIZE, dans les préfectures de l'Ouham et l'Ouham-Péndé... (Paoua), pour n'en citer que celles-là.
[g]Laleonline.com : Dans quelle région de la Centrafrique opérez-vous ?
Lieutenant Florian N'DJADDER BEDAYA : L'Union des Forces Républicaines opère à l'Est, à l'Ouest, au Nord, et au Sud de la République Centrafricaine, partout ou il ya l'injustice sur le territoire Centrafricain et même à travers le monde. [/g]Ex : [/g]La Représentation de l'UFR/Europe- Asie, très actif, qui doivent organiser une marche de protestation, le Dimanche 05.03.2006 en France devant l'Ambassade de la RCA à Paris16ème, sise 30, rue Perchamps (en association avec le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l'Evolution de Centrafrique (MDREC) ; enfin finir avec une messe à la cathédrale....[g]Dans cette marche, notre objectif reste et demeure Le départ du Général Président F.BOZIZE.
[/g]Laleonline.com : [g]Quel est l'accueil de la population par rapport à votre mouvement ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : [g]Je suis mal placé pour répondre à la question, car je ne peux être juge et partie.[/g] Par conséquent, je laisse la latitude au peuple d'apprécier.
[g]Laleonline.com :[/g] Pour lancer une rébellion, en plus de la volonté et du désir de changer les choses, il faut des moyens financiers.[/g] Qui vous soutient dans votre lutte ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[g] Je signale une fois de plus qu'il s'agit d'une révolution populaire qui commence par le peuple et fini par le peuple.[/g] De ce fait, Le mouvement est soutenu par le peuple.
[g]Laleonline.com :[/g] Une rébellion a besoin d'une base de retrait. On le voit dans le conflit en RDC, au Darfour, ...[g]qu'en est-il de l'UFR ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : [g]L'UFR est encore en phase de la diplomatie, et ne voudrait pas trahir la confiance de certains pays amis. [g]Ne dit-on pas que le linge sale se lave en famille. [/g]Notre base de retrait, c'est le territoire centrafricain, car nous ne voulons pas exporter nos problèmes dans les pays amis.
[g]Laleonline.com : [/g]Quels sont vos rapports avec l'ancien Président AFP ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : Le Président Ange Félix et moi avions rien qu'un rapport de nationalité, au même titre d'égalité que le Général Président André KOLINGBA, pour qui nous avons beaucoup de respect, c'est un Général model ( Très Démocrate).
[/g]Laleonline.com : [g]Soutient-il votre mouvement ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] Pour l'instant, aucun contact ; mais s'il le désire nous ne trouvions pas d'inconvénient.
[/g]Laleonline.com :[g] Et le reste de l'opposition Centrafricaine ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[/g]Je préfère renvoyer cette question à l'opposition centrafricaine.[/g] L'UFR est un mouvement d'Union populaire qui n'exclu que l'Injustice, et reste ouvert à tout ceux qui partagent les objectifs du mouvement.
 [g]Notre devise c'est : [g]Union Justice Travail.
[/g]Laleonline.com :[/g] Connaissez-vous le General A. Miskine ? Quels sont vos rapports avec son mouvement ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : [g]Affirmatif. [g]Aucun rapport pour l'instant. Je sais simplement qu'il se trouve en exile au TOGO.
[/g]Laleonline.com :[/g] Qu'est-ce que vous reprochez à Général Président François Bozizé ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] Je pense, si ma mémoire est bonne avoir déjà répondu à cette question.
[/g]Laleonline.com : [g]Que pensez-vous du rôle du Tchad dans le drame Centrafricain ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] Je ne peux pas engager, la  responsabilité  du [/g]TCHAD dans le drame Centrafricain.[g] La République Centrafricaine n'est pas gouvernée par le Tchad.[g] Le Tchad et la République Centrafricaine sont deux (02) POUMONS DANS UN MEME CORPS. [/g]Donc, historiquement liés et indivisibles. Les relations entre la Tchad et la République Centrafricaine sont ficelées et cimentées. Personne ne peut séparer ces deux poumons.
[/g]Laleonline.com : [g]Que pensez-vous du rôle du Général Président Tchadien Idriss Deby Itno dans les malheurs qui vous arrivent en Centrafrique ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[/g] Le  Général Président Tchadien Idriss Deby, est le parrain du Général Président F. [g]BOZIZE, par conséquent, il doit porter la responsabilité morale dans les crimes et les génocides que le fameux général F. BOZIZE est entrain de commettre en Centrafrique.
[/g]Laleonline.com : [/g]Que reprochez-vous aux forces que Deby a envoyées pour épauler Bozizé dans la prise du pouvoir ? [g]Sont-elles coupables d'exactions ? Si oui, lesquelles ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[/g]Écoutez, je ne voudrais pas  revenir sur le passé. Mais, le Général François BOZIZE est le seul et unique responsable.[g] Dans l'armée il n'y a qu'un seul chef, un seul commandement, un seul responsable.[/g] La responsabilité n'est pas collective.  [g]Mais [g]si nous appliquons le principe de deux poids, deux mesures c'est une évidence.
[/g]Laleonline.com :[/g] Il y a des milliers de réfugiés Centrafricains qui affluent au Tchad. [g]Quels sont vos commentaires ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : Je partage avec eux cette souffrance de près ou de loin.
[g]A l'endroit de la communauté nationale et internationale, je lance un appel pressant, pathétique aux organisations non gouvernementales spécialisées pour que très rapidement des mesures d'urgences et à titre préventif soient mises en place dans les jours avenir afin d'éviter des catastrophes humanitaires sans précédant dans la localité de Paoua et ses environs telles que  des graves épidémies comme la méningite..., [/g]la famine également.
 [g] Je réitère ma demande jointe à celle des trois députés de Paoua et des partis d'opposition centrafricaine (Le MDREC Du PR. J. BENDOUNGA, BOUCANGA...etc.) pour la mise en place d'une commission Internationale d'enquête placée sous l'égide de l'Union Africaine, l'Union Européenne.
[/g]Laleonline.com : [/g]Que dites-vous du rapport des trois députés de la région Nord de la Centrafrique qui accusent le régime Bozizé de massacres des populations civiles ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : IL n'y a pas de commentaire à faire.[/g] C'est la triste réalité. [g]Ce rapport est authentique.
[g]Laleonline.com :[g] Votre position par rapport a l'arrestation de Florence Ndouba, sœur de [/g]Mr. Prospère Ndouba ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[/g]C'est la preuve de la dictature du régime BOZIZE et l'ignorance totale du jeu de la [g]Démocratie, dans un état dit de droit.
[/g]Lydie Florence Ndouba, est belle et bien la sœur de Mr Prosper NDOUBA, porte-parole du président  centrafricain Ange Félix Patassé .[/g]Elle est détenue depuis mardi par la gendarmerie dans le cadre d'une affaire non précisée, a-t-on appris mercredi de sources concordantes à Bangui.
[g]Le procureur de la République Firmin Féïndiro, neveu du Général-Président F.BOZIZE na jusqu'à ce jour préciser sur quels faits porte l'arrestation de FLORENCE NDOUBA.
[/g] Rappelons que, Mme Ndouba,  soeur de Prosper Ndouba, porte-parole de l'ex-président Patassé, renversé par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé en mars 2003,est fonctionnaire au ministère de l'Intérieur. [g]Prosper Ndouba vit en exil en France, d'où il anime le site Internet Centrafrique presse, très critique à l'égard du régime Bozizé. [/g]Elle même est membre du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le parti de [g]M. Patassé, en exil au Togo.
[/g]Selon Christophe Ndouba, son frère aîné,  député de Paoua (500 km au nord de Bangui), 
[g]Il a déclaré que l'arrestation de sa sœur est lié  à son activisme au sujet de supposées "tueries" de civils par l'armée à Paoua, fief de M. Patassé.
[/g]Le ministre de l'Intérieur Michel Sallé avait démenti mi-février les allégations de trois députés MLPC, dont Christophe Ndouba, accusant l'armée d'avoir tiré sur la population de Paoua, faisant 104 morts selon eux.
[g]Vous conviendrez sans nul doute qu'il s'agit là, purement et simplement d'un règlement de compte afin d'intimider les autres ; les obliger à se taire sur les tristes évènements de Paoua. [/g]Est-ce cela, la démocratie ? [/g]Vouloir utiliser la force pour gouverner, et bâillonner le peuple, c'est encore une forme de démocratie que le Général Président F. BOZIZE nous présente.[g] Doit-on continuer à accepter que le peuple sans défense, ni sécurité soit torturé et assassiné devant ceux qui sont supposer leur apporté secours et protections ?
[g]Laleonline.com :[g] Etes-vous en contact avec les mouvements rebelles Tchadiens ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : [/g]non.
[g]Laleonline.com : [g]Il y a une rébellion qui vient d'être lancée au Sud du Tchad par le [/g]Colonel Mbailemal, le connaissez-vous ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[/g]Affirmatif, je le connais pour avoir passé une bonne partie de ma jeunesse au Tchad (Gorée, Béssao, Kaba-Raoungar, Bessada, Badaya, Koumra, Doba, Moundou, Kélo, Bébalem, Bénoin, BONGOR, Guéléndeng, N'djaména, Tibesti, Koundoul,Kanem,Mao, Abéche...).[g]Que sais-je encore ?
[/g]Laleonline.com : [/g]Et les autres politico-militaires Tchadiens : FUC, SCUD, MDJT,... ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[g] non.
[/g]Laleonline.com :[/g] Avez-vous un message pour eux ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : [g]Un message de soutien, et de fraternité dans leur lutte....
[/g]Laleonline.com : [/g]Si oui, de quoi parlez-vous ?[g] Comptez-vous coordonner vos actions contre les régimes Bozizé et Deby dans les jours à venir ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya: [g]No comment.
[g]Laleonline.com : [g]Comment voyez-vous l'avenir de votre pays ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] Très sombre !!![g] La situation va de mal en pire, après les multiples crise financières neuf (09) mois de retards de salaires des fonctionnaire centrafricains, nous assistons au génocide planifié et organisé par le régime BOZIZE.[/g] La Croix Rouge locale en accord avec Médecins Sans Frontières basé dans cette localité (Paoua) ont  dénombré  des morts par centaines.[g] Le représentant de la Croix Rouge locale indique qu'il a fait inhumer les morts dans deux fosses communes contenant dix corps chacune.[/g] Les autres corps ont été emportés par des parents, en général des femmes, et enterrés à la sauvette parce que les hommes et les jeunes gens ont fui et se trouvent  en brousse.
[g]Par ailleurs, le représentant de la Croix Rouge a indiqué qu'il a travaillé sans gants, sans masques, sans sacs plastiques et que c'est la porte de la Mairie de Paoua qui a servi de brancard au transport des corps.[/g] Quel avenir pour ce pays déjà en ruine et dans le coma ?
[g]La Président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme, Me Goungaye qui, après être entré en clandestinité  parce que ayant plusieurs fois fait l'objet de menaces de mort de la part des bras armés de Bozizé, a pu gagner dernièrement la France et se prépare à animer prochainement  à Lyon une conférence sur les droits de l'homme en RCA.[g] Idem pour l'ancien Président de la LCDH.[/g]  Me Nicolas Tiangaye,  contraint  pour d'évidentes raisons de sécurité après la mise à sac de son domicile en son absence et l'exécution barbare de son ancien aide de camp ; [g]de rester à l'étranger. [/g]Quel avenir selon vous !!!
[/g]Laleonline.com :[/g] Pensez-vous que la paix reviendra dans la sous - région Afrique centrale ? [g]Si oui, comment ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] L'Allemagne d'HITLER a connu un soubresaut, idem pour  la France du célèbre Général de GAULLE, mais la PAIX, la STABILITE, la JUSTICE, l'ÉGALITÉ sont revenues dans ces différents pays. [/g] La sous région de l'Afrique aussi parviendra également à une PAIX, à la SECURITE et au DEVELOPPEMENT une fois que nous aussi aurons réussi notre REVOLUTION DEMOCRATIQUE.
[g]Laleonline.com :[g] Que pensez-vous du syndrome de présidence a vie en Afrique ?
Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] C'est le sentiment de peur qui anime ceux qui souhaitent la présidence à vie, pour se protéger derrière l'immunité politique faces aux multiples crimes politiques, économiques commis sous leurs régimes.[g] Mais avec  la révolution populaire, ce syndrome de Présidence à vie disparaîtra, car le Peuple sera souverain et les décisions seront populaires.
[/g]Laleonline.com :[g] Qu'est-ce qui empêche l'Afrique de décoller ? Ne pensez-vous pas que cela viennent du fait que nous sommes gouvernés par des hommes gourmands, méchants et sanguinaires qui ne veulent pas quitter le pouvoir (Exemple du Togo, du Tchad, de la Guinée,...) ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :[/g] Nul ignore les potentialités dont dispose le continent Africain, comparées aux autres continents d'Europe ou d'Amérique.[/g] C'est d'abord et avant tout une question d'hommes (vous le dite si bien).[g] Mais, aussi une question de bonne volonté politique des gouvernants. Ex : [g]la déclaration du guide de la révolution Libyenne au sommet de la jeunesse Africaine, dénonçant le comportement de certains  hommes politique qui nous gouvernent. [g] Certains leaders ne sont pas sérieux pour la concrétisation de l'Union Africaine et refusent de présenter au parlement les différents projets, ni au gouvernement qu'ils prétendent représenter.
[/g]C'est en réalité une question de choix politique et d'hommes réellement engagés au service du Peuple.
[g]Laleonline.com : Que dites-vous de la politique africaine de la France ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : C'est une politique des intérêts ...
[g]Laleonline.com :[g] Quels commentaires faites-vous de la situation en Cote d'Ivoire et au Darfour ?[/g] Etes-vous par exemple pour une intervention onusienne dans le Darfour ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : 
[g]La situation en Côte d'Ivoire et au Darfour  est en grosso modo identiques. Si nous l'analysons en terme  macro, c'est la même main invisible [/g]« d'ADAM SMITH » [g]qui se trouve en Côte d'Ivoire, qui se trouve derrière les conflits au Darfour...j'espère que vous saisissez, je fais allusion aux en dessous de la crise Ivoirienne.
[/g]Mais, en terme micro, nous disons simplement que le problème de la crise Ivoirienne ; c'est d'abord et avant tout une question de carence politique des Institutions Nationales.  A propos de l'intervention onusienne dans le Darfour, cette solution n'est pas recommandable, car  l'exemple des casques bleu de  l'ONU au ROUANDA, n'a pas empêché le génocide mais bien au contraire....idem en Afghanistan, en  Irak, bref.
[g]Une force onusienne, pour recoloniser l'Afrique et mettre le continent sous tutelle étrangère comme nous sommes entrain d'assister en Côte d'Ivoire.  
Laleonline.com :[/g] Avez-vous un message pour la jeunesse de votre pays ? De l'Afrique ?
[/g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya :
[g]En effet, La jeunesse  Centrafricaine en particulier et la jeunesse africaine en générale doivent prendre leur responsabilité  face au défi  du troisième millénaire  à  savoir réussir l'Unité Africaine par le biais d'une révolution démocratique. [g]Car certains  gouvernements africains prétendent  bâtir l'Unité Africaine mais en réalité sont pour la division, ils sont incapables de réussir l'Unité au sein de leur peuple ;[g] mais prétendent rassembler le peuple Africains.[/g] Le plus souvent, ils sont à la  solde de l'étranger. [/g]Certains pays grâce à la  révolution qu'ils ont réussi le décollage économique de leur pays. - [/g]Ex :[g] l'ex-Haute Volta, devenu le Burkina- Faso avec la Révolution de feu Président Capitaine Thomas SANKARA/Paix à son âme.
[g]Rappelons ici quelques faits historiques :
-          [/g]LA REVOLUTION FRANCAISE de 1789, dans ce qu'elle a signifié pour le peuple français et pour les autres peuples épris de LIBERTE et de JUSTICE dans l'exaltation des idéaux d'égalité et de démocratie, n'a-t-elle pas canalisé les forces et de l'énergie du peuple français dans un mouvement national ?
-          [g]Faut-il rappeler également l'histoire des Etats-Unis d'Amérique, pays naguère divisé, colonisé et pauvre, dont 80% des habitants ne possédaient ni de quoi se nourrir  ni de quoi se vêtir ? [/g]Mais comment les Etats-Unis ont-ils réussi, en moins  d'un siècle et demi  à  utiliser toutes leurs potentialités et à atteindre un degré de développement économique tel, qu'ils sont à même, aujourd'hui, de garantir la sécurité et d'assurer le bien-être de tous les Américains ? [g]Si cela  a été possible c'est parce que, au moment de la lutte pour l'indépendance, il s'est créé un seul courant qui ,s'il regroupait certes des formations diverses est finalement parvenu à constituer un mouvement, puis un front national unique.[/g] Cette victoire des colonies britanniques d'Amérique sur elles-mêmes leur a ainsi permis de gagner la grande bataille de l'indépendance, de l'Unité et du développement ultérieur à l'économie Américaine.
-          [/g]Et comment la CHINE, avec une population de plus de 700million à l'époque, face aux problèmes colossaux comme ceux de son alimentation et l'amélioration des conditions de vie ;[g] comment ce pays a-t-il pu , depuis son indépendance et en dépit de nombreux danger qui le menaçaient , réussi à surmonter, imposé son indépendance et assurer son propre développement au point qu'aujourd'hui elle est devenu une grande  une puissance économique, et depuis en 1964 une puissance nucléaire .
[g]Par conséquent, nous n'avons nullement à craindre de prendre nos responsabilités et  nous ne devons pas cacher la vérité à nos peuples.
  [/g] Le but fondamental de la lutte révolutionnaire de l'Union des Forces Républicaines, c'est la transformation heureuse des conditions d'existence du Peuple. 
[g]Or les conditions d'existences  du peuple sont définies par l'ensemble des facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui conditionne le bien-être de l'homme et du Peuple.
[/g]Le peuple Africain doit s'unir face au défi du troisième millénaire.
• [g]Ne pas nous unir aujourd'hui, c'est commettre un acte de complicité avec nos adversaires, qui nous bâillonnent, oppriment et divisent,
• [/g]Ne pas nous unir aujourd'hui, c'est être artisans de la perpétuation de  notre sous- développement économique, scientifique, technologique.
• [g]Ne pas nous unir aujourd'hui, c'est travaillé à l'étouffement de nos peuples. [/g]C'est nous abstenir délibérément de leur fournir toutes les chances d'être utilement présents de tout le poids qu'ils sont en droit d'exiger dans le concert des Nations, au rendez-vous de la Mondialisation.
[g]Nous devons, pour l'honneur et la grandeur  de nos Peuples, assurer nos responsabilités historiques en nous engageant  fermement dans la voie de l'Unité, dans la voie du Travail, dans la voie de la Justice, dans la voie de la Coopération Fraternelle et confiante. Le devenir de nos jeunes nations, de nos  peuples dépend de notre attitude dans le présent.
 [/g]Laleonline.com : Votre mot de la fin ?
[g]Lieutenant Florian NDjadder Bedaya : 
[/g]Primo : 
[/g]La première leçon à tirer de ces illustres exemples c'est que, ce sont les peuples qui font l'histoire, c'est-à-dire que ce sont eux exclusivement qui en sont le moteur.[g] Et dans ce processus, il leur faut non pas seulement de l'argent, des moyens techniques, des subsides charitables et anesthésiants, mais  aussi le bien suprême de l'humanité, celui que ni les incendies, ni les guerres ne sauraient détruire, celui que le temps même ne saurait jeter bas, cette richesse qui n'est rien d'autre que la conscience politique, d'une jeunesse engagée pour son destin.[g] Cette haute conscience qui dicte et contrôle les activités humaines dans un sens de constante élévation et du développement continu.
[/g]Notre Histoire, l'histoire de la république centrafricaine et de l'Afrique se fera, parce que les jeunesses Africaines aussi sont des hommes conscients et responsables qui aspirent à la liberté et au bonheur. [g]C'est pourquoi malgré notre retard sur les autres pays d'Amérique, d'Europe occidentale ou orientale, nous réaliserons, grâce à notre UNITÉ NATIONALE, ce que ceux-ci ont réalisé, en défendant puissamment, victorieusement les acquis de la révolution.[/g] Tel est le sens de notre devoir et tel est le sens de l'engagement de notre action.[g] En Afrique, il est vrai, nous avons bien sûr nos contradictions. [/g]Mais, il est temps pour nous de les transcender et de faire face à nos communes responsabilités dans la sauvegarde de notre LIBERTÉ, de notre DIGNITÉ, et de notre  UNITÉ AFRICAINE. [g]Alors, l'avenir qui s'ouvre devant nous sera le fruit de nos activités fécondes. [/g]Et cet avenir sera sans nul doute un avenir merveilleux.
Secundo :
[g]Face aux mêmes ambitions légitimes, aux mêmes désirs que nourrissent peuple centrafricain et Africain, il est impérieux et nécessaire d'unir nos forces  pour mettre hors d'état de nuire ceux qui oppriment, abusent, et bâillonnent nos peuples épris de PAIX, LIBERTÉ, JUSTICE et  DÉVELOPPEMENT.
[/g]Tertio :
 [/g]Que le DIEU CLÉMENT ET MISÉRICORDIEUX DAIGNE PROTÉGER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN, TCHADIEN, et AFRICAIN.
[g]Vive la Révolution Démocratique, Vive la Jeunesse Centrafricaine, et Africaine, pour que
[/g]Vive la PAIX, SECURITE, JUSTICE et le Développement en République Centrafricaine et dans le monde entier.
[g]Laleonline.com: Merci de nous avoir accordé cette interview.
 
[g]Lieutenant

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 02:24

QUE PEUT-ON ATTENDRE DE LA PROCHAINE CONCERTATION DE BOZIZE AVEC LES FORCES VIVES DE LA NATION ?

A l'issue de la marche pacifique pour la paix organisée par la jeunesse centrafricaine le vendredi 21 avril 2006, le Chef de l'Etat François Bozizé s'est solennellement engagé à organiser dans les tout prochains jours une concertation avec la classe politique centrafricaine.]Une initiative tout à fait louable de la part du Chef de l'Etat qui a finalement compris que seul le dialogue véritable peut apporter une issue favorable à la crise que traverse actuellement la République centrafricaine du fait des bandes armées qui sévissent sur le territoire national.
L'initiative étant déjà prise, la question fondamentale qui demeure posée est celle de savoir quels sont les thèmes qui seront débattus au cours de cette concertation et quels seront aussi les participants. S'agira t-il seulement de l'opposition politique représentée par les leaders politiques aussi bien interne qu'externe comme Ange Félix Patassé, Demafouth et Martin Ziguélé du MLPC ainsi que tous ceux qui sont en exil ? Qu'en est-il de l'opposition armée représentée par Abdoulaye Miskine du FDPC, l'APRD de Larma et Stève Gueret, l'UFR de Florian N'djadder ?]Autant de questions qui doivent être résolues avant la tenue de cette concertation qui n'est autre qu'une séance de dialogue avec les différentes sensibilités du pays aux seules fins de trouver des voies et moyens pour sortir de l'impasse. A vouloir pratiquer la politique d'exclusion, les solutions au mal centrafricain ne seront jamais trouvées et le pays ne fera que s'enfoncer davantage.
Il n'est un secret de polichinelle que les crises que traverse en ce moment la République Centrafricaine sont dues en majeure partie à l'insécurité qui gangrène le Nord et le centre Ouest Centrafricain où des compatriotes ont perdu la vie et bon nombre de ceux-ci continuent de vivre dans la psychose la plus totale. Il est plus que jamais urgent que le Président de la République qui avait entre temps opposé une fin de non recevoir quant à l'ouverture d'un dialogue franc avec les factions rebelles puisse se ressaisir car le peuple n'attend que cela pour vaquer librement à ses occupations. Aussi bien les leaders politiques, les femmes centrafricaines qui avaient marché, la jeunesse ainsi que l'ordre des médecins, tous ont enfin compris que l'insécurité qui a élue domicile en Centrafrique compromet véritablement les libertés d'aller et venir, accroît les pertes des personnes ressources et menace sérieusement la cohésion nationale. Cette concertation, osons le dire apparaît essentiellement comme l'ultime occasion qui permettra de dissiper les malentendus, les querelles intestines et de contribuer à l'enracinement de la démocratie dans le pays.Espérons que la défense de l'intérêt général aura primauté sur les petites considérations qui ont toujours été les causes principales des problèmes de notre pays. La paix n'a pas de prix.


leconfident

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 01:56
Le Tchad suscite beaucoup de convoitises / Les choix à risques de l’ami Français
(L'Humanite 28/04/2006)


Le président Deby joue la carte de l’internationalisation de la crise. Un pari dont le résultat dépendra des rivalités entre pays voisins, mais aussi entre grandes puissances.
Le pari d’Idris Deby va-t-il s’avérer payant ? Menacé par des groupes armés qui, à la mi-avril, ont poussé l’offensive jusqu’aux portes de sa capitale, le président tchadien a résolument joué la carte de l’internationalisation du conflit. Niant sa responsabilité dans une crise qui tient pourtant beaucoup à la monopolisation du pouvoir par sa famille et les mem- bres de son groupe ethnique, les Zaghawa, il n’a cessé d’accuser le Soudan de l’agresser par rebelles interposés. Il s’en est pris à l’Union africaine et est entré en guerre avec la Banque mondiale, qui, pour le punir d’avoir modifié la loi définissant les modalités de dépenses des revenus pétroliers, a bloqué les comptes où sont placés ces revenus. Pour obtenir une réaction de l’institution et des États-Unis, dont les compagnies sont présentes sur place, il a été jusqu’à menacer de couper les vannes du pétrole. Enfin, il a cherché à faire vibrer la fibre humanitaire de la communauté internationale en promettant un temps de renvoyer chez eux les 200 000 réfugiés soudanais qui ont fui au Tchad les violences de la crise du Darfour.

Les réactions à ces appels du pied sont diverses. Hormis quelques discours de négation officielle, le Soudan, dont la province du Darfour longe la frontière tchadienne, semble se moquer des accusations de son voisin. Khartoum a deux problèmes que la chute de Deby pourrait l’aider à résoudre. D’une part, elle est aux prises depuis 2003 à deux rébellions armées dans le Darfour, qu’elle a tenté de réduire en lâchant son armée et ses milices djandjawids sur les populations civiles. Depuis que le principal de ces groupes, le Mouvement de libération du Soudan (SLM) s’est divisé en deux, elle tente, pour réduire à bas prix la pression internationale, de conclure un accord de paix séparé avec la faction minoritaire du SLM. Mais pour qu’un tel accord ait une portée, il lui faut réduire l’autre faction. Or c’est précisément de celle-ci, composée en majorité de membres de l’ethnie des Zaghawa, située entre les deux pays, que Deby s’est rapproché. En janvier dernier, il a parrainé un accord entre cette dernière et le deuxième groupe rebelle du Darfour, lui aussi composé de Zaghawa.

La nouvelle alliance ainsi créée, qui combat aujourd’hui aux côtés du président tchadien, a de plus bénéficié d’un soutien et d’une base arrière. Autre problème pour le Soudan, depuis février dernier, la communauté internationale veut remplacer l’actuelle mission de l’UA au Darfour par une force de paix onusienne. Ce projet, mis en place par les Américains, a été approuvé du bout des doigts par l’UA mais a été conditionné à l’obtention d’un accord de paix entre belligérants. En déstabilisant le Tchad, Khartoum peut conclure une paix peu contraignante avec des rebelles affaiblis, pour limiter l’impact de l’arrivée sur son sol d’une force onusienne.

Dans son soutien aux rebelles tchadiens, le Soudan est aidé par son allié chinois. Des sources tchadiennes et soudanaises évoquaient, il y a déjà quelques mois, une implication directe de Pékin, au point que certains membres de la rébellion projetaient de se rendre dans la capitale chinoise. La République populaire en veut d’abord à Deby d’avoir rompu ses liens diplomatiques avec elle pour se rapprocher de Taïwan. Et la concession pétrolière accordée en fin d’année dernière à une compagnie taïwanaise nfait qu’envenimer le climat. D’autant que, très impliqué dans l’exploitation du pétrole soudanais, Pékin pourrait rêver de mettre la main sur les réserves de la région et d’opérer une jonction entre pipelines tchadien et soudanais.

Face à cette étrange coalition, les Américains maintiennent l’ambiguïté. Malgré leur hostilité à Deby, un président en mal de légitimité, réputé être l’un des maillons de la « françafrique » et prêt à remettre en cause un accord d’exploitation pétrolière qu’il a pourtant souhaité et signé, ils semblent avoir été précisément sensibles à ces menaces d’arrêt de l’exploitation. Soucieux de défendre les intérêts de leurs compagnies, majoritaires dans le consortium qui exploite le pétrole tchadien, ils ont entamé lundi une médiation non officielle entre le Tchad et la Banque mondiale. De plus, ils ne veulent ni d’une instabilité qui menacerait l’extraction pétrolière, ni d’une arrivée au pouvoir à N’Djamena de rebelles soutenus par Khartoum dont ils se méfient. Du coup, Washington semble parfaitement s’accommoder de l’intervention de Paris, qu’il laisse néanmoins seul à s’impliquer militairement.

L’avion libyen, qualifié de militaire par l’AFP, qui s’est écrasé lundi après avoir raté son atterrissage sur N’Djamena, pourrait indiquer l’entrée en scène d’un autre acteur. Tripoli, qui jusque-là avait été plutôt neutre, faisant même office de médiateur dans le conflit tchado-soudanais, a-t-il décidé lui aussi de sauver Deby ? Avec de tels parrains, Deby pourrait réussir son pari et se maintenir au pouvoir. Un maintien qui n’est pas sans risque. Faute d’obtenir la tête de Deby, les Soudanais pourraient décider de déstabiliser durablement tout l’est tchadien.

Camille Bauer

Les choix à risques de l’ami Français

Directement impliqué dans le conflit, Paris soutient le président Idriss Deby.
« Les Français, ce qui se passe ici, c’est pas leur affaire. C’est la nôtre. Il ne faut pas qu’ils s’en mêlent... » Si la virulence du ton est inhabituelle, le jeune Youssouf exprime un sentiment répandu à N’Djamena. Avec plus de mille militaires présents sur place, de l’aéroport aux bars, le France est le seul pays dont l’ingérence est perceptible aux yeux du Tchadien de la rue. Et qu’on la salue ou qu’on la condamne pour son rôle dans le combat mené le 13 avril contre l’offensive rebelle, celle-ci n’est un mystère pour personne. « Elle a choisi un côté », celui du président Idriss Deby. Un choix qu’au Quai d’Orsay, on explique par la crainte de voir le chaos s’installer et contaminer tous les pays voisins. Un risque réel, alors que le pays est entouré de la fragile Centrafrique, d’un Nord Nigeria déjà en proie à l’islam radical, d’un Niger taraudé par les crises alimentaires et d’un Darfour dont plus de la moitié de la population a été tuée ou déplacée.

Mais pour la France, Deby a aussi été un bras armé. Dans la posture d’hom- me fort de la région, il a multiplié des interventions militaires auprès de régimes amis de Paris. Au Congo Brazzaville d’abord, où ses hommes ont aidé en 1997 Sassou N’Guesso à reconquérir le pouvoir ; en République démocratique du Congo pour soutenir Laurent Désiré Kabila contre l’offensive rwandaise ; en Centrafrique enfin, en 2003, pour aider le général Bozizé à renverser le président Patassé. Relais de la politique africaine de la France, le Tchad tient aussi une place privilégiée dans l’imaginaire des militaires français. Terrain sans pareil d’exercice au combat, il est perçu comme une terre de guerriers valeureux.

En matière économique, la France qui s’est exclue du consortium qui exploite le pétrole du pays, n’a pas d’intérêts majeurs. Total a bien des contacts avec le pays et certaines rumeurs font état de concessions pétrolières gagnées en remerciement de l’intervention françaises, mais rien ne peut prouver une implication. En revanche, la présence de la compagnie française au Soudan, où elle dispose d’une concession sur l’un des plus importants gisements pétroliers à ce jour identifié, n’est pas une spéculation. Il s’agit d’un enjeu économique important que la politique tchadienne de la France pourrait fragiliser.

C. B.





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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 18:58
Les organisations de la société civile dans les régimes démocratiques africains
(Le Republicain (Nig) du 27 avril au 03 mai 2006)


Qu’est-ce que la société civile ? Quels sont ses rapports avec l’in-dividu, la famille, les syndicats, les partis politiques, l’Etat… ? Quels place et rôle détient-elle dans les régimes démocratiques africains ?

C’est sur ces pistes de réflexion socio-politique et historique que nous convie Dr El Back Adam, enseignant-chercheur à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, à travers cette contribution.

Leur terrain est la société civile elle-même qui fut l’objet de multiples défini-tions. Tout à fait réduite à l’Etat chez Thomas Hobbes qui en fait la sphère politique organisée en vue de l’ordre et de la paix sociale, la société civile deviendra chez John Locke le niveau social des opérations d’échange, de communication et de propriété. Adam Smith en fait le lieu de rencontre des intérêts humains les plus particuliers. Hegel la comprend comme « un système de be-soins », le domaine de l’égoïsme et de l’illusion, le champ surtout de l’intérêt particulier qui peut alors menacer l’exis-tence commune.

Il en fait notamment la « Société bour-geoise » ( Bürgesliche gesallechaft ), cette étape intermédiaire de la société qui compromet les comportements citoyens et se situe entre la famille et l’Etat ; l’Etat qui demeure chez lui le repré-sentant ou l’incarnation de l’intérêt gé-néral, l’instance sociale qui s’arrache des liens familiaux et au sein de laquelle l’in-dividu s’élève jusqu’à la sphère de la citoyenneté pour servir le général ou l’universel.

Dans la conception politique contemporaine, la société civile est cette strate sociale bien distincte de l’Etat et de ces éléments, des partis, des ména-ges ou des individus. Elle est l’instance qui se fixe à son quotidien, qui s’auto constitue et s’auto mobilise pour pourvoir à ses besoins les plus essentiels. Elle regroupe spontanément des structures et des individus attachés à leurs sorts, unis par certains intérêts particuliers, agissant pour leur compte dans la vie collective, exerçant des activités sociales variées autonomes du pouvoir dans leur définition, dans leur exécution ou leur coordination. Ses organisations des sociétés civiles sont économiques, sociales ou professionnelles et demeurent si variées et aussi multiples que les différents problèmes de la société.

La société civile n’est pas l’indi-vidu puisqu’elle suppose des obligations collectives, se définit surtout des objectifs communs qui demeurent son espace de revendication, devient un cadre gé-néral de production, d’expression et d’échange entre ses éléments.

Elle ne se ramène pas non plus à la famille, car sa composition et son fonctionnement se font par la division sociale du travail, se fondent sur le mérite des personnes et des groupes, sur leur formation et leur qualification, alors que la famille se fonde sur la naissance, sur la consanguinité et sur l’héritage.

Elle n’est pas le parti politique ordinaire qui cherche à conquérir la direction publique, agit pour la collectivité toute entière et vise l’union des groupes autour de son projet. La base d’un parti est le corps de la nation. Celle de la so-ciété civile est fragmentaire puisqu’elle est professionnelle ou confessionnelle. Le parti politique concilie des tendances et unifie des besoins assez différents. La société civile essaie bien plutôt de satisfaire tous ces besoins dans leur dif-férence, tels qu’ils s’offrent à tous et sur leur terrain même, respecte la diversité de ses composantes et la multiplicité de leurs intérêts. Chacun contribue ainsi et à sa façon au bien-être commun des entités humaines, le parti par l’exercice du pouvoir d’Etat, la société civile par des actes quotidiens orientés vers des secteurs bien déterminés.

Enfin, elle n’est pas l’Etat qui, comme le parti, agit en fonction de l’in-térêt général et dont elle tient les principaux représentants pour comptables envers elle de toutes leurs promesses, de toutes leurs attitudes et de toutes leurs actions.

La société civile crée alors des organes qui la représentent face aux autres entités, qui l’organisent au mieux dans ses activités, la structurent et en font passer les projets.

En effet hors des troubles d’une certaine ampleur, tous les peuples du monde sont comme des nébuleuses sans qualité ni revendications précises. Ils demeurent des magmas ayant besoin d’organes pour gérer leurs affaires de manière harmonieuse, servir leurs inté-rêts les plus élémentaires, faire entendre leur cause dans l’espace national et pouvoir limiter l’influence négative que tout Etat ne manque pas d’exercer sur eux. Dans les situations sociales négro-africaines, les forces organisées les plus emblématiques et les plus actives de la société civile vont des divers syndicats et associations aux organisations non gouvernementales.

Les syndicats agissent spécifique-ment pour assouvir les désirs du monde du travail, plus particulièrement de leurs adhérents dont ils formulent et défen-dent les aspirations. Ils engagent des actions en revendication fondées pour l’essentiel sur les tendances des groupes, sur la satisfaction de leurs besoins vitaux, sur le relèvement de leur pouvoir d’achat, sur la morale publique et sur la transparence. Ils luttent pour la répartition des avantages qu’offre pré-cisément la vie en société dont toute la gestion est dévolue à l’Etat. Dans les sociétés négro-africaines modernes, ils ont longtemps été le seul contre-pouvoir, du moins la force sociale la plus structurée et la plus manifeste dans le champ de l’action. Maints régimes suc-combèrent sous leurs puissantes pressions, car ils regroupent les forces les mieux organisées et les plus dynamiques face au pouvoir d’Etat. Mais parallèle-ment à leur engagement, ceux de ces syndicats ou groupements scolaires et estudiantins qui affichèrent leur foi et leur autonomie furent les premières victimes des anciennes dictatures qui ne se gênaient guère de leur étouffement, de leur dissolution à l’occasion des crises, de la limitation de leur droit de grève, du licenciement de certains de leurs leaders, de leur déportation ou leur assassinat. Fréquemment exposés aux raids de la police, ils sont les té-moins privilégiés des horreurs, de la démagogie et des violences gratuites dont nombre de régimes africains furent porteurs.

Les associations protègent sans but lucratif les intérêts fondamentaux de leurs membres. Elles ont le devoir de défendre ces membres situés dans des corps précis qui les organisent. Elles ont aussi vocation à former leurs hommes, à les perfectionner au plan intellectuel, à en assurer toute la qualification, à pré-server leur être et à les ouvrir aux autres structures opérant dans le monde. Celles se rapportant aux droits de la personne se font un grand devoir de promouvoir les normes relatives à la vie et à la liberté, éduquent les citoyens sur leurs prérogatives, sur leurs privilèges et leurs devoirs essentiels, les incitent à lutter pour les mêmes exigences dont la jouissance améliore toute leur existence. Mais bien d’autres s’activent au déve-loppement des différents secteurs de leur vie nationale où elles permettent l’éclo-sion de nouveaux talents.

Dr. El Back Adam, Enseignant-chercheur à l'UAMD

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 18:44
La société civile demande aux electeurs de s'abstenir à la présidentielle du 3 mai
TCHAD - 27 avril 2006 - XINHUA
Des représentants de la société civile tchadienne ont appelé mercredi à N'Djamena les électeurs du pays à s'abstenir le 3 mai à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle, selon une information en provenance de N'Djamena mercredi.

"Nous appelons les citoyens à rester chez eux le 3 mai et à observer une journée de deuil", a déclaré lors d'une conférence de presse Delphine Djiraïbé Kemmeloum, coordinatrice du Comité du suivi de l'appel à la paix et la réconciliation qui réunit de nombreuses associations et ONG.

"Le président de la République doit prendre un décret pour suspendre le processus électoral, dissoudre la Commission électorale nationale indépendante et mettre en place un comité de pilotage pour préparer le dialogue national", a poursuivi Mme Djiraïbé au nom du Comité.

La société civile tchadienne demande depuis des semaines le report du scrutin du 3 mai, dont le président sortant Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, est le grand favori face à quatre candidats issus de sa majorité. L'opposition a décidé de bouder l'élection, jugée "frauduleuse".

Deux semaines après l'offensive avortée des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) sur N'Djamena, le président Deby a décidé de maintenir le scrutin, malgré les nombreux appels à son report

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 18:37
Bozizé en Afrique du Sud
Bangui, 27 av (ACAP) Le président centrafricain, le général d’armée François Bozizé, a quitté Bangui, jeudi en milieu de matinée à bord d’un avion spécial, pour une visite de travail de trois jours en Afrique du Sud.


Centrafrique/Coopération

Bozizé en Afrique du Sud

Bangui, 27 av (ACAP) Le président centrafricain, le général d’armée François Bozizé, a quitté Bangui, jeudi en milieu de matinée à bord d’un avion spécial, pour une visite de travail de trois jours en Afrique du Sud.

François Bozizé, qui est accompagné d’une délégation réduite composée notamment de Sylvain Maliko et Sylvain Ndoutingaï, respectivement ministre de l’Economie et ministre des Mines, effectue son premier voyage au pays de Nelson Mandela depuis son arrivée à la tête de l’Etat centrafricain le 15 mars 2003.

Il devrait mettre à profit les entretiens prévus avec son homologue sud-africain Thabo Mbeki pour tenter de renforcer les relations de coopération entre les deux pays.
L’Afrique du Sud qui intervient en République Centrafricaine depuis le début des années 70, y a renforcé sa présence depuis la prise du pouvoir par François Bozizé grâce notamment à
la conclusion par la société De Beers d’un accord portant sur l’exploitation industrielle du diamant dans la préfecture du Mbomou, au sud-est du pays.




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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 18:01
Des soldats ougandais seraient entrés en RDC pour traquer des rebelles

 

© AFP
Carte de la République Démocratique du Congo
© AFP/Infographie
KINSHASA (AFP) -
jeudi 27 avril 2006 - 16h22 - Des troupes ougandaises auraient pénétré mercredi sur le sol de la République démocratique du Congo (RDC) pour y pourchasser des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a-t-on appris jeudi de source militaire congolaise.

"Selon nos informations, environ 300 hommes portant l'uniforme de l'armée ougandaise sont entrés en RDC, près de Aba (localité proche de la frontière soudanaise), pour chasser les LRA qui fuyaient après une offensive au sud-Soudan", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de l'armée congolaise basé en Ituri (nord-est).

"Selon un rapport de nos troupes commandos basées à Aba, il n'y a aucun doute sur l'identité de ces troupes, mais nous n'avons reçu aucune confirmation d'observateurs de l'Onu de cette présence", a-t-il poursuivi.

De son côté, le porte-parole de l'armée ougandaise, le major Major Felix Kulaigye, a nié toute intrusion ougandaise sur le sol congolais.

"Ce n'est pas vrai, les rapports dont nous disposons indiquent qu'un groupe de Congolais non identifiés avait enlevé des habitants d'une localité appelée Lasu au Sud-Soudan", a-t-il déclaré à Kampala.

"Les Soudanais les ont pourchassés jusqu'en RDC et il y a eu un échange entre eux, mais l'Ouganda n'était pas impliqué. Nous avons essayé de découvrir de quel groupe il pouvait s'agir au Congo mais n'avons pas pu l'identifier pour le moment", a-t-il ajouté.

Pour sa part, le capitaine Charles Boeka, officier de liaison de l'armée congolaise en Ituri, a confirmé qu'un rapport interne de l'armée congolaise avait signalé la présence de l'armée ougandaise et qu'une "mission de vérification" allait être envoyée à Aba.

"Nous sommes en train de voir comment organiser rapidement cette mission, avec la Monuc (Mission de l'Onu en RDC), pour savoir ce qui s'est vraiment passé", a-t-il déclaré à l'AFP, joint par téléphone à Bunia, chef-lieu d'Ituri.

Connue pour ses exactions contre les civils, la LRA combat le régime du président ougandais Yoweri Museveni depuis 1988. Elle opère dans le nord de l'Ouganda, frontalier du Soudan et de la RDC.

M. Museveni, a menacé à plusieurs reprises d'envoyer ses troupes en RDC pour y traquer la LRA, suspectée du meurtre de 8 Casques bleus guatémaltèques en janvier dans le nord-est de la RDC.

L'Ouganda a récemment plaidé au Conseil de sécurité de l'Onu pour le lancement d'une "stratégie régionale" pour désarmer les rebelles de la LRA et les livrer à la Cour pénale internationale, qui a déjà émis des mandats d'arrêt à l'encontre de cinq de ses dirigeants.

Kampala réclame notamment la mise en place "d'un protocole d'accord" entre la RDC et l'Ouganda, similaire à celui existant entre le Soudan et l'Ouganda, autorisant les forces ougandaises à pénétrer en territoire congolais pour pourchasser la LRA.

Kinshasa s'est toujours opposée à cette demande, refusant de voir "à nouveau" pénétrer sur son sol l'armée ougandaise, qui a déjà envahi à deux reprises l'est de la RDC au cours des dernières guerres (1996-98, 1998-2003).

 

 

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 17:51
Tchad: armistice dans la "guerre du pétrole" avec la Banque mondiale

 

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Le président tchadien Idriss Deby ouvrant, le 10 octobre 2003, à Komé les vannes du pipe-line reliant le Tchad au Cameroun
© AFP/Archives Desirey Minkoh
N'DJAMENA (AFP) -
jeudi 27 avril 2006 - 13h39 - Le Tchad a signé avec la Banque mondiale un armistice qui suspend leur conflit sur l'utilisation des revenus pétroliers tchadiens et va permettre à l'institution internationale de reprendre partiellement ses financements en faveur de N'Djamena.

Après plusieurs jours d'intenses tractations à Washington avec le ministre tchadien des Finances Abbas Mahamat Tolli, la Banque mondiale (BM) a annoncé jeudi que les deux parties étaient parvenues à un "accord intérimaire" sur le différend qui les oppose depuis trois mois, même si, a-t-elle immédiatement précisé, "un accord global et définitif reste à conclure".

Selon cet accord, le Tchad s'est engagé à adopter avant la fin de l'année une loi budgétaire "spécifiant que 70% des revenus pétroliers seront utilisés pour des programmes prioritaires de lutte contre la pauvreté". "Les dépenses consacrées à la sécurité sont exclues de cette enveloppe, et seront financées sur les revenus généraux du Trésor tchadien", précise la BM.

Sitôt cette loi votée, la Banque "déboursera chaque mois au cours du prochain trimestre un tiers des sommes totales en dépôt" sur le compte bancaire qu'elle a bloqué en janvier, "étant entendu que cette période servira à élaborer un accord global" sur la question.

Selon les autorités de N'Djamena, environ 100 millions de pétrodollars tchadiens sont gelés sur un compte londonien de la Citibank ou retenus par le consortium pétrolier américano-malaisien qui exploite le brut des champs de Doba, au sud du Tchad.

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Le sous-secrétaire d'Etat américain adjoint aux Affaires africaines, Donald Yamamoto, le 24 avril 2006 à N'Djamena
© AFP/Archives Martin Van der Belen
Pour saluer cet accord "intérimaire", la BM a décidé de reprendre le versement d'une partie des 124 millions de dollars de crédits au Tchad qu'elle avait suspendus au début de la crise, pour des projets en matière "d'éducation, de santé, de développement communautaire, de lutte contre le sida, d'agriculture, d'électricité, d'eau et d'infrastructures".

Le compromis annoncé jeudi vient mettre un terme à la grave crise ouverte en décembre par la décision du Tchad d'amender unilatéralement sa loi sur la gestion des revenus pétroliers, imposée par la Banque mondiale en échange du financement d'un oléoduc de plus de 1.000 km entre les puits de Doba et le port camerounais de Kribi.

Présenté comme un modèle de bonne gouvernance, ce texte bloquait 10% des revenus de l'or noir sur un fonds destiné aux générations futures et imposait au Tchad, moyennant contrôle, d'affecter 85% des sommes restantes à des projets de réduction de la pauvreté.

Mais, deux ans seulement après avoir extrait son premier baril, le régime tchadien, confronté à une grave crise financière et menacé par des mouvements rebelles, a fait voler ce texte en éclats, notamment, comme le président Idriss Deby Itno l'a récemment admis, pour acheter des armes.

Sitôt la révision de la loi votée fin décembre, la Banque mondiale a riposté en suspendant ses crédits et en gelant les pétrodollars tchadiens. Et malgré des navettes incessantes entre N'Djamena et Washington, le conflit est resté en l'état jusqu'à l'offensive avortée des rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc) le 13 avril sur N'Djamena.

Désespérément à court d'argent, le Tchad a menacé dès le lendemain de couper son robinet de brut (200.000 barils par jour) s'il ne récupérait pas avant le 18 avril ses pétrodollars bloqués à Londres.

Les intérêts de leurs "majors" directement menacés, les Etats-Unis ont alors proposé leur médiation, acceptée par le Tchad qui a retardé son ultimatum à la fin du mois d'avril.

Plusieurs jours de discussions à N'Djamena entre l'émissaire américain Donald Yamamoto et les autorités, et à Washington entre le ministre Abbas Mahamat Tolli et les responsables de la BM, ont finalement permis de trouver un terrain d'entente, même provisoire.

 

 

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Published by AFP - dans ECONOMIE
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