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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 12:40
Les cours n'ont pas repris à Bangui malgré l'appel du gouvernement
(Gabonews 11/04/2006)


Bangui, 11 avril (GABONEWS) - Les enseignants vacataires qui réclament leurs frais de vacation estimés à 135 millions de FCFA n'ont pas répondu favorablement à l'appel du ministre de l'Education nationale qui leur demandait de reprendre les activités pédagogiques dès mardi matin, a constaté GABONEWS.


Lundi un affrontement a opposé les forces de l'ordre et les enseignants vacataires ainsi que les élèves du lycée des Martyrs. La police a fait usage des gaz lacrymogène. Les manifestants, de leur côté, ont lancé des cailloux en direction des policiers.

Ces échauffourées se sont soldées par une dizaine de blessés et trois arrestations parmi les élèves.

"Le gouvernement regrette amèrement les incidents qui se sont produits au lycée des martyrs et rassure tous les acteurs du système éducatif des mesures conséquentes qu'il entend prendre afin de garantir la bonne marche des activités pédagogiques", a indiqué de l'Education nationale, Armel Doubane.

« J'invite les tous les enseignants sans distinction et les élèves des lycées et collèges de la capitale à reprendre les cours dès mardi matin car le gouvernement s'engage à régler les frais de vacation dans un bref délai et 'engage également à libérer immédiatement les élèves arrêtés et prendre en charge les soins de ceux qui ont été victimes des blessures », a-t-il poursuit.

Mardi matin 3 grands établissements secondaires de la capitale, notamment, les Lycées Boganda, Miskine et Martyrs situés respectivement dans les 1er, 4è et 5è arrondissement de Bangui, sont restés quasi déserts. Les quelques enseignants et élèves qui sont venus sont restés dans les environs pour observer. Seul le personnel administratif était visible au sein de ces établissements.

« Nous avons décidé de boycotter les cours pour soutenir nos collègues vacataires et nos élèves car nous ne pouvons pas tolérer qu'on tire sur des personnes qui réclament leurs droits légaux », a déclaré à GABONEWS M. Léon Otto professeur de philosophie au lycée Boganda.

Au lycée des Martyrs où il y a eu des incidents la veille entre les forces de l'ordre et les enseignants et élèves, trois véhicules de la police remplis d'éléments lourdement armés étaient positionnés mardi matin de part et d'autre de l'établissement.

Les cours sont paralysés depuis le 7 mars dernier dans les lycées et collèges publics de la capitale à cause du mouvement de grève des enseignants vacataires qui représentent les 3/4 du corps enseignant dans les établissements étatiques.

GN/JLG/YLG/06

 

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 12:39
6 agents du Trésor public sous les verrous
(Gabonews 11/04/2006)


Bangui, 11 avril (GABONEWS) - Le Directeur général du Trésor public centrafricain, Djibril Kamoun, a annoncé mardi à la radio nationale, l'arrestation de 6 agents de son institution dont le 2ème Fondé du pouvoir, Vincent Yakoïssé, un des proches parents du Président Bozizé, a appris GABONEWS.


« Je confirme l'incarcération de mes six collaborateurs qui sont impliqués dans un détournement d'une importante somme d'argent appartenant à l'Etat », a déclaré M. Kamoun.

« Seul l'aboutissement des investigations en cours et menées par les professionnels en la matière, nous situera sur le montant exact des fonds détournés », a-t-il poursuivi.

Les 6 fonctionnaires présumés auteurs de détournement sont placés sous mandat de dépôt par le parquet de Bangui et gardés dans les locaux de la Section des recherches et d'investigations (SRI), une brigade spécialisée de la gendarmerie nationale.

Vincent Yakoïssé, 2ème Fondé du pouvoir au Trésor Public centrafricain qui est l'un des prévenus, a fait l'objet plusieurs fois de poursuites judiciaires pour cause de malversations financières. Il a été deux fois en prison en 1990 sous le règne Kolingba et en 1996 sous le régime de Patassé pour les mêmes faits.

GN/JLG/YLG/06

 

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 11:42

[g]Pourquoi notre système économique et financier, basé sur le papier-monnaie comme vecteur et le dollar comme dictateur, est-il voué à se transformer, voire à disparaître?


[g]La fonction principale de la finance est d'assurer le transfert de la (nos) «valeur/s» dans le temps.

[g]En réalité, la finance ne fait que vendre, contre de la monnaie (qui, elle, donne droit à jouir immédiatement d'une part de la richesse produite aujourd'hui), un «droit» sur une part de la richesse qui sera produite dans le futur. Et elle organise, jusqu'à leur échéance, la revente de ces droits, leur circulation. Ces droits sur la richesse future ne sont en réalité que des promesses. Et une promesse n'engage que celui ou celle qui y croit. Rien, absolument rien, ne permet en effet d'en faire des droits sûrs, qui seront honorés quoi qu'il arrive dans le futur. Pour que notre «système» économico-financier basé sur une logique capitaliste «économie de marché» continue de fonctionner, nous sommes condamnés à faire confiance à ses acteurs, à leurs capacités à assumer la fonction principale: «la promesse de transférer la richesse dans le temps», et à croître afin d'augmenter, à travers le temps, la valeur de cette richesse, quoi qu'il arrive. En effet, les deux piliers du temple capitaliste sont la confiance et la croissance. Si l'un deux vient à faillir, d'une façon durable, tout l'édifice s'écroule.

[g]Après avoir défini l'objectif et les enjeux de cette partie, expliquons-en les règles: l'économie, c'est assez compliqué, c'est plein de poudre aux yeux et d'idéologie, et le quidam - à qui on n'a jamais appris comment ça fonctionne - ne peut que s'attarder à dénoncer (exercice parfaitement vain...) des symptômes visibles comme les inégalités, le sous-emploi, la lourdeur de la réglementation, les faillites, la volatilité des marchés, le «twin deficit», les fraudes, etc. Alors, on englobe tout ça dans le "système", sorte de grosse bestiole mythologique à l'ADN indéchiffrable, grâce auquel vit un microcosme impénétrable de fonctions à haute-valeur-inutile synthétisées sous le vocable ésotérique: la finance de l'économie de marché.

[g]Pourtant, ce n'est pas si compliqué. En fait, la première chose à constater est que la fin du système est inscrite dans la logique même du système: le jeu de Monopoly a une fin. Et notre système économique (qui est fort différent du Monopoly) a aussi une fin.

[g]Et, deuxièmement, que l'origine des symptômes réside exclusivement dans le système de papier-monnaie qui régit le monde actuellement.

[g]En bref, le seul problème économique, comme dirait mon épicière, c'est l'argent.

[g]La manière la plus pédagogique d'expliquer le fonctionnement d'un système est de jouer à un petit jeu. Appelons-le le «jeu de C.»,

[g]D'abord le jeu à 2.

[g]Vous, vous êtes le banquier central, et votre ami Alan est votre client. En tant que banquier central, vous émettez des billets de banque de la seule monnaie dont vous autorisiez la circulation: par exemple, vous appelez votre monnaie l'UJC (unité du jeu de C). L'UJC, comme l'euro ou le dollar, ne sont bien sûr le substitut d'aucune richesse réelle.

[g]Sur votre photocopieuse, vous fabriquez donc 100 billets de 1 UJC, que vous prêtez à Alan pour une durée de 1 an, à un taux d'intérêt de 5% l'an. Après 1 an, Alan doit donc vous rembourser 105 billets de 1 UJC.

[g]La fausse monnaie étant interdite dans le jeu, à votre avis, comment Alan fera-t-il pour trouver les 5 billets manquants?

[g]Car les 5 billets des intérêts, eh bien, ils n'existent pas. Dès la première minute du jeu, Alan est déjà insolvable: même s'il offre tous ses biens en échange des billets manquants, il ne les trouvera pas, puisqu'ils n'existent pas.

[g]La seule manière pour qu'Alan puisse rembourser est que vous remettiez votre photocopieuse en route afin de lui prêter les 5 billets qui manquent. Naturellement, vous prêtez ces 5 billets toujours à du 5% l'an. Et s'il vous remet, cette année-là, les 105 billets, il n'y a plus aucun billet en circulation, alors qu'Alan a toujours une dette de 5 unités. Les intérêts continueront donc à courir à l'infini. Et chaque année, vous serez obligé d'émettre de nouveaux billets que vous prêterez à Alan, billets qu'il utilisera pour vous payer les intérêts échus. La dette d'Alan s'accroîtra donc à l'infini (en théorie du moins: car lorsqu'Alan dira: "Ce jeu est trop con, j'arrête de jouer", alors le jeu s'effondrera).

[g]Voilà: si vous avez compris ça, vous avez déjà compris l'essentiel du fonctionnement du papier-monnaie, et, partant, de notre système économique.

[g]Maintenant, le jeu à 3.

[g]Vous êtes toujours le banquier central. Vous prêtez 100 billets de 1 UJC à Alan et 100 billets de 1 UJC à Jean-Claude.

[g]Jean-Claude² et Alan doivent chacun vous rembourser 105 UJC à la fin de l'année. Et le problème est toujours le même: il n'y a que 200 UJC en circulation.

[g]Et c'est ici que les choses deviennent intéressantes, et mériteraient une petite caméra-espion comme dans le loft: afin de pouvoir rembourser 105 billets à la fin de l'année, Alan va tenter de soutirer des billets à Jean-Claude, et inversement. De la sorte, s'il est le plus malin (ou s'il est armé), Alan sera solvable, mais pas Jean-Claude.

[g]Le système n'est ainsi conçu que pour pouvoir rembourser, il ne sert à rien ni de travailler, ni de produire des richesses: la seule manière de continuer le jeu est de prendre - d'une manière ou d'une autre - de l'argent chez les autres.

[g]Dans un jeu plus élaboré, où tout le monde est contraint par les milices de fonctionnaires armés de participer, le jeu peut ainsi se poursuivre pendant des décennies. Et plus le temps passe, plus l'insolvabilité globale augmente, et plus les gens auront tendance à utiliser tous les moyens (et la violence notamment) pour tenter, individuellement, de surnager.

[g]On notera que deux risques surgissent à cette occasion:

[g](1) toujours le risque qu'Alan dise: "Je ne joue plus", c'est-à-dire qu'il refuse de continuer à travailler, à inventer et à entreprendre dans ces conditions, et

[g](2) le risque que la violence ainsi générée entre individus finisse par se retourner contre le système.

[g]Et c'est à contenir ces deux risques que sert l'Etat.

[g]Pour contenir le premier risque, l'Etat impose son monopole sur la monnaie, et fait voter, année après année, des lois de plus en plus répressives censées interdire toute autre forme d'échange.

[g]Et pour contenir le deuxième, l'Etat a pris pour rôle d'être la "réserve" de la dette: plutôt que de laisser s'endetter outre mesure directement les individus (ce qui aurait provoqué un chaos tel que le système serait par terre depuis longtemps), l'Etat s'endette lui-même au nom des individus. Ce faisant, l'Etat fait coup double: il sert de "vase d'expansion" à la dette globale (ce qui limite, comme dans un circuit de chauffage, la surpression des individus), tout en s'assurant le financement des indispensables capacités répressives afin, d'une part, de maintenir tout le monde dans le bocal fermé du système (il s'agit bien d'un système autarcique), et d'autre part, de pouvoir pomper les richesses produites par les citoyens.

[g]L'Etat, (sur)endetté, tente parallèlement de maintenir un bon "rating" de sa dette, c'est-à-dire la capacité de pouvoir emprunter à des taux pas trop élevés. Le "rating" de chaque Etat est attribué par des agences de notation internationales, qui notent la capacité de l'Etat à honorer le paiement des intérêts de sa dette.

[g]Comme le système n'est pas stable (vu l'inéluctable endettement, toujours croissant), les Etats se voient contraints de renforcer leur pouvoir afin de maintenir le rating de leur dette à un niveau raisonnable.

[g]Mais l'exemple japonais (rating A2 depuis peu) montre qu'il y a néanmoins une chose qu'aucun Etat ne pourra jamais faire: c'est contraindre les gens à s'enthousiasmer pour le surendettement, à continuer à inventer et à donner le meilleur d'eux-mêmes pour cela. En URSS, le ressort s'est cassé pour de bon dès les premières purges. Au Japon, il s'est cassé voici plus de dix ans. Et maintenant, c'est à notre tour, d'abord les USA, et ensuite les Européens.

[g]Avant d'inventer le Jeu de C., nous jouions à un jeu moins virtuel car, alors, la monnaie était le substitut d'une richesse physique disponible en quantité limitée (or, immobilier, actions, pétrole, oeuvres d'art, etc.), il n'y avait aucun problème de solvabilité (et aucun besoin d'un monopole quelconque!), puisque les richesses étaient produites (ou extraites) par le travail.

[g]Par exemple, si votre monnaie est un substitut de l'or, et si vous prêtez, de fait, l'équivalent monnaie de 100 grammes d'or à Alan, il suffit pour Alan (directement ou indirectement) de se retrousser les manches et de trouver chaque année 5 grammes d'or dans le sol, qu'il vous remet,que vous stockez dans votre coffre, et que vous utilisez comme garantie pour émettre de nouveaux billets (ou vous pouvez aussi inverser l'ordre, et faire rentrer les billets correspondant aux intérêts dans le circuit via des achats à la mine d'or).

[g]A l'origine, l'intérêt représentait naturellement le prix du renoncement de la jouissance immédiate d'un bien par un prêteur. Quelle est la justification de l'intérêt que demandent la BCE ou la FED ou les autres banques centrales pour l'émission, non contrôlée, de leur papier-monnaie (qui n'a rien d'une richesse!), à part l'intérêt bien compris de certains à perpétuer le Jeu de C?

[g]A ce sujet, voici une belle prémonition, celle du père du financier Warren Buffet, Howard Buffet, qui était membre du Congrès US en 1948. Il disait, lors d'une intervention prophétique: “Human Freedom Rests on Gold Redeemable Money”

En voici un extrait:

[g]«En raison de la puissance économique des Etats-Unis, cela peut prendre du temps jusqu'à ce qu'on arrive à la fin de l'expérience du papier-monnaie. Mais quand ce jour viendra, notre gouvernement trouvera certainement qu'il est plus sage de faire une guerre à l'étranger que d'engager un débat dans le pays. C'est ce qu'ont fait Hitler et d'autres dirigeants.

[g]Si l'on veut sauvegarder la liberté humaine, il n'y a pas de défi plus important que de gagner le combat pour la réintroduction d'une monnaie honnête, c'est-à-dire convertible en or. C'est le seul moyen d'être sûr que les fruits de notre travail nous resteront.»

[g]Enfin, et c'est probablement la menace la plus importante à laquelle nous, Européens, devons réagir: il est urgent de constater que l'actuelle Convention européenne, dans son article III-77, risque de constitutionnaliser l'indépendance (la dictature) de la BCE et donc son pouvoir monopolistique incontrôlé.

[g]En effet, l'indépendance de la BCE à l'égard des gouvernements et des élus, et la mission unique qui lui est assignée- la stabilité des prix - risquent d'être constitutionnalisées. Aucune autorité ne peut sanctionner la BCE, aucune majorité ne peut la contrôler. Rien n'est dit sur l'harmonisation et la coordination budgétaires. Elle n'a même pas, dans l'énoncé de son objectif, la mission d'assurer la croissance et l'emploi, contrairement à la FED qui, pour sauvegarder sa croissance, recourt à la stratégie de reflation. Son seul objectif, la lutte contre (ou le maintien de) l'inflation. Accepter cette convention en l'état, ce serait mettre en péril, hypothéquer le bien-être des générations futures d'Européens. En tant qu'investisseur averti, nous nous devons de faire preuve de responsabilité citoyenne en mettant en avant ce danger d'autodestruction auprès de nos représentants politiques.

[g]Bis repetita, une guerre à financer, des déficits abyssaux, un pétrole cher, des taux d'intérêts très bas, l'or à la hausse , cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose? Bien sûr, nous sommes dans les mêmes circonstances qu'en 1971 , l'année qui, entre autres évènements importants, a vu définitivement s'évanouir les accords de Bretton Woods (convertibilité du $ en or).

[g]Le miroir de l'histoire lui renverra-t-elle le négatif de son image? Quoi qu'il en soit, nous sommes à la veille d'un changement majeur dans les règles du «jeu de C.»

[g]Rendez service à nos contemporains, distribuez cet article, car il n'y a rien de plus absurde que de participer à un jeu duquel on ne connaît pas les règles!

[g]Vous l'aurez compris:

[g]• Notre système financier n'est pas éternel parce qu'il est fondé sur des concepts manipulables et virtuels, alors que seule la valorisation de nos richesses à partir d'un étalon physique présent en quantité mesurable et limitée (rare) sur notre planète peut rendre pérenne la transmission de la (notre) richesse dans le temps.

[g]• Notre système financier n'est pas éternel parce qu'il est issu du commerce des promesses, et une promesse n'engage que celui ou celle qui y croit, rarement celui ou celle qui l'a faite.

[g]• Notre système n'est pas définitif parce qu'il est fondé sur un postulat simple: l'entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires, qui se confond insidieusement avec celui de ses dirigeants.

[g]• Notre système financier n'est pas durable parce que, comme il est condamné à croître, nous nous apprêtons à léguer aux générations à venir des dettes financières majeures et des pénuries matérielles irréversibles.

[g]Tout se passe comme si le présent était notre seul avenir. Dès lors, pourquoi transférer nos richesses dans le temps? Ne serait-il pas préférable de transférer nos valeurs, celles qui font que la vie vaut d'être partagée et vécue?[/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g][/g]

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans ECONOMIE
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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 11:26
LA PREFERENCE NATIONALE OU GUINEÏSATION DU COMMERCE

QUI A DIT QUE SEUL LEPEN AVAIT LE MONOPOLE DU NATIONALISME?




Interdiction d'exercer, fermeture d'échoppes, saisie de marchandises... Les commerçants étrangers venus chercher une vie meilleure en Guinée équatoriale, pays enrichi par le pétrole, sont la cible depuis janvier d'une croisade des autorités au nom de la préférence nationale.


C'est un arrêté du ministère de l'Intérieur qui, le 9 janvier, a donné le ton aux nombreux petits commerçants étrangers, originaires pour la plupart d'Afrique de l'Ouest.


"Les négoces des bars, d'épiceries et de vente ambulante de marchandises variées restent réservés uniquement et exclusivement aux Equato-Guinéens", ordonnait dans ce texte le ministre Clemente Engonga Nguema Onguene.


La mesure, poursuivait-il, est censée combattre "une constante et intense immigration clandestine".


Car c'est un véritable retournement de situation qu'a connu la Guinée équatoriale en à peine plus d'une décennie. Jadis l'un des plus pauvres au monde, ce petit pays hispanisant est rapidement devenu le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne.


Du coup, de nombreux Africains de l'Ouest ont débarqué à la recherche d'un travail.


"La plupart d'entre nous sont en règle, la vraie question n'est pas celle des papiers", proteste Amadou, un commerçant malien arrivé il y a plus de cinq ans. Il est l'un des rares à oser évoquer publiquement le problème.


"Nous payons la carte de résidence, les impôts et les loyers, et on nous traite de sans papiers. Pourquoi nous faire payer tout ça s'ils ne veulent plus de nous ici?" demande-t-il sous le regard inquiet de ses collègues.


"On est venus de loin pour aider nos familles. On ne sait pas quoi faire ni où aller maintenant, toutes nos petites économies sont ici", renchérit l'un d'eux.


Mais ces économies, justifie l'arrêté de janvier, sont directement transférées vers les pays d'origine, au lieu d'être versées dans des banques équato-guinéennes.
"C'est une mesure salutaire pour l'économie du pays. Il faut voir à Western Union (service international de transfert rapide d'argent), c'est tous les jours l'affluence", confirme Enrique, un fonctionnaire équato-guinéen.


Deux jours après cette décision, toutes les épiceries tenues par des Ouest-Africains ont été fermées. Mais un mois plus tard, accusent les autorités, certains ont commencé à les rouvrir en se protégeant derrière des gérants de façade équato-guinéens.


Lucio Azeme Eyama, gouverneur de Bioko-Nord où se trouve Malabo, prend alors les choses en main le 22 mars et donne 24 heures aux "récalcitrants" pour "abandonner" leurs magasins.


Pour appuyer sa fermeté, il développe un argumentaire très dur contre les étrangers, accusés de venir "gagner leur vie dans notre pays" sans "jamais embaucher de nationaux", et de répandre la contrefaçon.


Depuis, des commerçants équato-guinéens tentent de prendre la relève, mais peinent à s'approvisionner en marchandises.


Les commerçants étrangers sont jugés "beaucoup plus fiables que les Equato-Guinéens, et ils bénéficiaient donc de crédits auprès des grossistes", explique Manuel Obama, employé d'un grand magasin de vente en gros tenu par des Libanais à Malabo.


Le gouverneur Azeme Eyama a dû appeler jeudi les sociétés commerciales à concéder des crédits aux épiciers équato-guinéens "comme elles le faisaient avec les commerçants étrangers". Il en a profité pour nuancer son propos: "Ce qu'on veut, c'est donner des opportunités aux nationaux pour qu'ils s'occupent des épiceries tandis que les étrangers peuvent s'occuper des boutiques et des magasins", a-t-il assuré

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 11:20

Faut-il une liste noire des gouvernements corrompus ?

Après la publication récente de la liste noire européenne qui interdit à 92 compagnies aériennes, dont 83 africaines, de venir en Europe, la Commission européenne va-t-elle établir la liste noire des pays dont les gouvernements sont corrompus, comme le lui a demandé le Parlement européen lors de l’adoption, le 6 avril dernier, à l’unanimité, d’un rapport d’initiative (rapport sur l’efficacité de l’aide et la corruption dans les pays en développement) rédigé par l’euro-député Margrietus van den Berg pour la Commission du développement dudit parlement en vue de renforcer l’efficacité de la politique de développement de l’UE, premier donateur mondial?

Si la liste noire des compagnies aériennes dangereuses reste discutable, dans la mesure où les compagnies africaines incriminées n’ont jamais volé au-dessus du ciel européen et n’ont pas de rapport direct avec l’Europe, il devrait en être autrement pour la liste des gouvernements corrompus des pays en voie de développement, surtout les africains.

 La corruption est considérée par la Banque mondiale comme un problème qui se pose pour le développement car elle entrave la croissance économique, décourage l’investissement privé étranger et réduit les ressources disponibles pour l’infrastructure, les services publics et les programmes de lutte contre la pauvreté. Elle affecte les pauvres en les forçant à payer les services publics essentiels qui devraient être gratuits, ou en leur refusant ces services sans pourboire. Elle réduit également l’efficacité des projets financés par les bailleurs de fonds, et affaiblit l’appui du public pour une telle assistance dans les pays développés donateurs.

Depuis les années 1960, l’Afrique a reçu plus de 500 milliards de dollars d’aide, qui l’ont plus appauvrie car la majorité des fonds reçus a servi à alimenter les comptes en banque en Suisse de nos dirigeants (chaque année, 35% des richesses de l’Afrique sont exportées illégalement) et à asseoir leur pouvoir dictatorial en entretenant des armées prétoriennes et des réseaux politico-mafieux comme ceux de Françafrique.

Selon les estimations de l’Union africaine, la corruption coûte aux économies africaines plus de 25% du PIB annuel de l’Afrique, soit 148 milliards de dollars, et bride considérablement le décollage économique des pays africains. La corruption est l’un des grands fléaux de l’Afrique. L’indice de perception de la corruption (IPC)[1] 2005, publié par Transparency International (TI) le 18 octobre 2005, le prouve une fois de plus en classant les Etats africains parmi les plus corrompus au monde. Même si l’entrée en vigueur de la convention des Nations unies contre la corruption représente une étape décisive en matière d’éradication de la corruption, beaucoup reste à faire.

En effet, adoptée le 9 décembre 2003 à Merida (Mexique) et ratifiée par 38 des 140 Etats signataires, cette convention vise à aider les pays membres à combattre la corruption dans le secteur public aussi bien que dans le privé. Elle reconnaît la nécessité pour tous les Etats de s’engager à rapatrier les avoirs, précise les cas d’incrimination pour corruption, prévoit les modalités de la coopération pénale internationale et surtout la restitution des produits des infractions liées à la corruption. «La corruption est une cause majeure de la pauvreté ainsi qu’un obstacle pour la contrer...

Elle doit être combattue avec vigueur pour que toute aide allouée puisse provoquer une vraie différence pour libérer les gens de la pauvreté», a affirmé Peter Eigen, président de TI. Selon lui, «la corruption freine la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) car elle est à l’origine du «sabotage» de la croissance économique et du développement durable». Les OMD ambitionnent entre autres de réduire la pauvreté dans le monde de moitié d’ici 2015. Mais six ans après son adoption, et neuf ans avant l’échéance finale, les huit objectifs du millénaire (réduire de moitié l’extrême pauvreté; favoriser l’accès à l’éducation pour tous les enfants, promouvoir l’égalité et l’autonomisation des sexes; réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle; combattre l’épidémie du Sida et le paludisme; favoriser l’accès à l’eau potable; assurer un environnement durable; développer un partenariat mondial entre le privé et le public), paraissent avoir peu de chances d’être atteints en 2015 dans les pays africains gangrenés par la corruption.

Notre continent, confronté à une paupérisation à outrance de ses populations, reste paradoxalement un exportateur net de capitaux vers les pays européens. C’est pour cela que le Parlement européen dans le rapport précité souhaite un «système international de listes noires afin d’éviter que les banques ne prêtent d’importantes sommes d’argent aux régimes ou aux représentants gouvernementaux corrompus.»

 Mais au-delà de la mise en oeuvre de la convention des Nations unies contre la corruption et de la publication de l’indice de perception de la corruption, il faut des mesures élémentaires locales pour endiguer ce fléau. Il est désormais établi qu’en Afrique, en raison de la perte de l’indépendance et de la faiblesse du pouvoir judiciaire par ailleurs corrompu et du pouvoir législatif, la corruption s’est incrustée fortement dans tous les rouages du gouvernement par lequel passent les aides au développement et les prêts alloués.

Quand bien même certains de nos dirigeants ont parlé de la nécessité d’avoir à rendre des comptes et de l’intégrité, rien n’est fait pour passer du stade de promesses à celui d’efforts réels. Rares sont les chefs d’Etat africains qui font une déclaration de biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat, conformément à la Constitution. De plus, la mise en place d’institutions de lutte chargées de combattre la corruption, comme au Togo avec la commission nationale de lutte contre la corruption et le sabotage économique (dont le siège est à la présidence de la République), ne produit guère les résultats escomptés car ces institutions sont sans réelle autonomie et sous pression des chefs d’Etat.

Il faudrait renforcer l’autonomie de telles institutions et les préserver de toute pression gouvernementale, leur faire rendre compte au parlement et au non au chef de l’Etat. En ce qui concerne le parlement, son rôle d’autorité budgétaire doit être renforcé par le biais d’enquête de suivi des dépenses publiques. Encore faudrait-il avoir des élections libres et transparentes, pour permettre à des individus compétents d’accéder à l’hémicycle.

Mais du fait que les élections, législatives comme présidentielles, sont truquées pour permettre à des personnes de perdurer au pouvoir, aboutissant à la monarchisation quasi absolue du pouvoir dans nos pays -comme au Togo où l’ancien chef d’Etat Gnassingbé, après 38 ans de règne, a été remplacé à la tête de l’Etat par son fils à la suite de son décès lors d’une mascarade électorale en 2005 [2]- il est illusoire de croire à l’efficacité d’un quelconque contrôle budgétaire classique (contrôle des finances publiques) ou des institutions anti-corruption.

Dans ces conditions, le salut pourrait venir donc d’une liste noire des régimes et des représentants des gouvernements corrompus afin que les institutions financières ne leur prêtent d’importantes sommes d’argent ou que les aides au développement ne leur soient confiées. Mais il est peu probable qu’une telle liste voie le jour au niveau de l’Union européenne, certains pays européens continuant à soutenir des régimes africains qui spolient et massacrent leurs populations, à l’instar de celui du Togo, et acceptant dans leurs banques des fonds détournés.

 Le Parlement européen, en reconnaissant la nécessité de l’établissement d’une liste noire des régimes corrompus des pays en voie de développement, a eu le mérite d’admettre implicitement que les dettes contractées par ces régimes n’ont jamais servi aux populations, et il est temps d’annuler ces dettes absurdes, qui ont été détournées par nos dictateurs et présidents à des fins personnelles et placées sur des comptes en Europe. Komi

TSAKADI Consultant.

-------------------------------------------------------------------------------- [1] L’indice de perception de la corruption (IPC) est publié chaque année depuis 1995 par Transparency International, une ONG basée à Berlin. Cet indice est une enquête qui reflète les perceptions des milieux d’affaires, des universitaires et des analystes de risques, à la fois nationaux et non-nationaux. La note IPC s’étend de 10 (probité élevée) à 0 (très corrompu). [2] Rapport de l’ONU sur les présidentielles 2005

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 01:46

Kadhafi demande reparation aux ex-colonisateurs pour ce qu’ils ont volé en Afrique

[ Dakar - Sénégal ] ( 06/04/2006) Afrique Centrale

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a appelé mercredi les pays africains à réclamer des indemnisations à leurs anciens colonisateurs, dans une déclaration devant l’Assemblée nationale du Sénégal à Dakar.

Nous ne voulons pas de dons, nous ne tendons pas la main, nous ne sommes pas des mendiants. Nous voulons juste qu’ils nous rendent ce qu’ils nous ont volé", a-t-il déclaré, citant "le diamant, l’or, le manganèse" entre autres richesses.

 
"Ces demandes de dédommagements sont dans l’intérêt des pays qui nous ont colonisés. S’ils ne peuvent pas payer des indemnisations, ils doivent trouver une autre formule", a poursuivi M. Kadhafi.
 
Il a notamment estimé que la France devait dédommager les tirailleurs sénégalais (troupes coloniales) pour "effacer les traces du passé, soigner des plaies toujours ouvertes" et a assuré que l’Italie s’était engagée à indemniser la Libye.
 
Le dirigeant libyen a aussi réclamé des excuses pour les préjudices causés aux anciennes colonies.
 
Arrivé lundi à Dakar, Mouammar Kadhafi a pris part mardi aux festivités marquant le 46e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, auxquelles étaient également invités les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), Joao Bernardo Vieira (Guinée-Bissau) et Pedro Pires (Cap-Vert).
 
Le dirigeant libyen, qui s’est exprimé pendant plus d’une heure et quart en arabe, s’est par ailleurs déclaré contre la limitation des mandats présidentiels en Afrique, et pour l’utilisation par les Africains de langues du continent comme l’arabe, le peul, le swahili et le haoussa afin de pouvoir "communiquer directement" au lieu de passer par des "langues étrangères".
 
Il a également plaidé pour une "unité vraie et réelle de l’Afrique", continent qui, a-t-il dit, a besoin d’une "position de négociations unifiée" face aux grandes puissances.
 
Dans son discours d’accueil, le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Pape Diop, a déclaré qu’en invitant M. Kadhafi, l’Assemblée nationale avait "voulu honorer l’une des figures emblématiques de la renaissance africaine", un homme de la stature de dirigeants du continent comme le Sénégalais Léopold Sédar Senghor ou le Sud-Africain Nelson Mandela.
 
Sauf que ces illustres figures du continent n’ont jamais utilisé le terrorisme ni la violence. Décidément Pape Diop a la mémoire courte.
 
© Afrique Centrale 2006

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 01:42

Lorsque le Mamba fait peur au président Omar Bongo

[ Libreville - Gabon ] ( 03/03/2006) BDP-Gabon N.

Omar Bongo, par le biais du CNC, vient de prendre la dangereuse décision d'interdire à la population gabonaise l'accès aux sites du BDP-Gabon Nouveau et de sa branche armée, Le Mamba, sites que le régime Bongo juge " subversifs ". Le Mamba, au nom du peuple gabonais et du BDP-Gabon Nouveau, condamne vivement cette folie.Cette décision confirme également l'état de paranoïa dans lequel vit le régime Bongo.

 Dans le cadre de son but avéré d'empêcher tout débat contradictoire au Gabon, Omar Bongo, par le biais du CNC, vient de prendre la dangereuse décision d'interdire à la population gabonaise l'accès aux sites du BDP-Gabon Nouveau et de sa branche armée, Le Mamba (http://www.bdpgabon.org et http://www.lemamba.org), sites que le régime Bongo juge " subversifs ".

Le Mamba, au nom du peuple gabonais et du BDP-Gabon Nouveau, condamne vivement cette folie.

Cette décision inédite dans la précaire et hésitante histoire d'Internet au Gabon est lourde de conséquences pour le devenir démocratique de notre pays et confirme la dérive dictatoriale d'un régime aux abois qui se sait désavoué à la fois par la communauté nationale et internationale suite à la " brillante victoire " (dixit Chirac) d'Omar Bongo lors des élections présidentielles frauduleuses de novembre 2005.

Cette décision confirme également l'état de paranoïa dans lequel vit le régime Bongo depuis que le BDP-Gabon Nouveau a annoncé sa transformation en mouvement de libération nationale et la création du Mamba, sa branche armée.

La fébrilité et le ridicule du régime Bongo face aux préparatifs insurrectionnels du Mamba sont clairement démontrés dans les raisons que le président du CNC, François Engongah Owono, avance pour justifier la censure des sites BDP. En effet, dans ses déclarations à l'AFP le 28 février 2006, François Engongah Owono accuse Le Mamba d'être un mouvement terroriste  qui appelle, sur  son site, " à agresser ou éliminer les Français au Gabon ".

Rien de plus mensonger.

Tous ceux qui visitent le site officiel du Mamba (http://www.lemamba.org) depuis son ralliement au BDP-Gabon Nouveau le 9 décembre 2005 savent qu'à aucun moment Le Mamba, depuis cette date, n'a appelé à agresser qui que ce soit parmi les étrangers qui résident au Gabon ou visitent notre pays. Au contraire, Le Mamba dit clairement dans sa liste de fatwas, notamment dans sa Fatwa 3, que " Notre combat ne peut porter atteinte ni aux étrangers résidant au Gabon ou visitant le Gabon, ni à leurs biens. Ainsi, ni les Français, ni les occidentaux, ni les autres étrangers vivant au Gabon ou visitant le Gabon (Africains, Asiatiques, Arabes, diplomates, hommes d'affaires, touristes, etc.), ni leurs biens, ne peuvent être la cible des combattants de la liberté du Mamba. Les combattants de la liberté ne peuvent faire preuve d'aucun acte de xénophobie et doivent, partout où ils le peuvent, protéger les étrangers dans le respect des principes édictés dans l'appel aux étrangers du Gabon lancé par le BDP-Gabon Nouveau; aucune mission ne sera autorisée si elle risque de causer des dommages collatéraux touchant aux étrangers ou à leurs biens. "

Ailleurs sur son site, Le Mamba ajoute clairement que "… nous ne pourrons jamais assurer le développement du Gabon sans la participation effective des Français et autres étrangers qui aujourd'hui participent à la vie économique de notre pays " et que " Le devoir premier du Mamba, maintenant qu'il s'est intégré au BDP-Gabon Nouveau en tant que branche armée, sera avant tout d'assurer la sécurité des personnes et des biens, y compris des Français et de tous les étrangers qui vivent au Gabon. "

On comprend donc que dans sa fébrilité, le régime Bongo essaie très maladroitement d'utiliser les Français comme boucliers en tentant de créer chez eux un sentiment anti-BDP et anti-Mamba. Malheureusement pour le régime Bongo, les Français savent lire leur propre langue. La France ne viendra donc pas à son secours et cette maladroite propagande ne peut que conforter Le Mamba dans son désir de mettre ce régime hors d'état de nuire.

Comme l'a dit le Dr. Daniel Mengara lors de son interview du 1er mars 2006 sur la Voix de l'Amérique, le combat du BDP-Gabon Nouveau et de sa branche armée n'est pas un combat terroriste, mais bel et bien un combat de libération nationale, et à ce titre ne vise que le régime Bongo.

Le Mamba rassure donc non seulement les Français, mais également tous les étrangers qui visitent notre pays ou qui y résident. Il réitère ici que, conformément à l'idéologie du BDP-Gabon Nouveau et de son président, le Dr. Daniel Mengara, les étrangers du Gabon sont chez eux dans notre pays et nous comptons bien, une fois le régime Bongo évincé, cultiver avec les étrangers du Gabon des rapports de fraternité qui feront de tous des acteurs privilégiés du développement optimal de notre pays, pour le bien du plus grand nombre.

La décision du CNC ne peut cependant tromper personne : de par l'impossibilité de bloquer l'accès à toutes les centaines de milliers de sites pornographiques qui existent sur Internet de par le monde, on comprend vite que cette décision ne concerne nullement les sites pornographiques dont se repaissent d'ailleurs avidement les membres du régime eux-mêmes et toute l'administration publique gabonaise, mais bel et bien, et uniquement, les sites du BDP-Gabon Nouveau et de sa branche armée, Le Mamba.

Que l'on ne s'y trompe donc pas. Cette décision d'interdire aux Gabonais l'accès aux sites " subversifs " du BDP-Gabon Nouveau n'est pas un fait isolé. C'est une décision qui rejoint celle qui, en septembre 2005, fut communiquée par Omar Bongo lui-même aux médias à son retour du sommet mondial de l'ONU à New York. En effet,  à cette époque, Omar Bongo avait décidé que les opposants gabonais ne recevraient plus de passeport de la part de l'état.

Ce que ni les médias, ni les Gabonais ne savaient à l'époque est que cette décision de Bongo ne concernait nullement les opposants implantés au Gabon comme Zacharie Myboto ou Pierre Mamboundou, mais bel et bien, et uniquement, le Dr. Daniel Mengara, à qui Omar Bongo avait décidé de bloquer l'accès au Gabon pour, d'une part, éviter qu'il n'aille y semer le trouble en période électorale, et d'autre part, pour le punir pour son arrogance. En effet, durant l'été 2005, Omar Bongo avait secrètement envoyé son fils Anicet Bongo par deux fois aux Etats-Unis pour tenter de rencontrer le Dr. Mengara et essayer de le pousser à rencontrer Omar Bongo lors du sommet mondial de l'ONU prévu pour septembre 2005. Malheureusement pour Anicet Bongo, le Dr. Mengara refusa non seulement de le rencontrer, mais organisa également, en septembre, une manifestation anti-Bongo devant le siège de l'ONU à New York alors que le sommet mondial battait son plein. Piqué au vif et rendu furieux par cette double humiliation, le dictateur gabonais décida que tant qu'il serait vivant, le Dr. Daniel Mengara ne mettrait jamais les pieds au Gabon. Et la seule manière de le bloquer hors du pays consistait à refuser de lui délivrer son passeport gabonais. Au jour d'aujourd'hui, le Dr. Daniel Mengara est donc, par ce refus, interdit de séjour au Gabon et forcé à l'exil.

Malheureusement, les journalistes du monde, qui ne savaient pas les dessous de cette histoire de passeports, crurent faussement que cette décision de Bongo de ne plus délivrer de passeports aux opposants concernait Zacharie Myboto. Ce que les journalistes ne savaient pas c'est que cette déclaration de Bongo était en fait le message codé du dictateur à l'encontre du Dr. Mengara, message dans lequel il le " punissait " publiquement pour son arrogance et ses crimes de lèse-majesté.

La mesure de censure Internet que le CNC vient de prononcer à l'encontre des sites du BDP-Gabon Nouveau et du Mamba, sa branche armée, vient donc tout simplement confirmer le désir de Bongo de bâillonner à tout jamais le BDP-Gabon Nouveau. Il espère, par cette censure, réussir à faire enfin taire le mouvement après que la corruption des membres et les tentatives de scission commanditées par le régime ont échoué. 

Comme tout régime totalitaire, celui qui sévit actuellement au Gabon est très allergique aux critiques. Ainsi, depuis l'avènement du multipartisme au Gabon en 1990, Omar Bongo et ses amis n'ont ménagé aucun effort pour empêcher tout débat contradictoire au Gabon : arrestations  arbitraires, tortures, éliminations physiques, corruption, fraude électorale et censure font partie de l'interminable liste de pratiques malsaines dont use le régime pour museler la vraie opposition à l'intérieur du pays comme à l'étranger.

Cette décision de censure des sites du BDP-Gabon Nouveau et du Mamba, sa branche armée, conforte donc plus que jamais le BDP-Gabon Nouveau dans sa croyance que rien de bon ne peut plus arriver au Gabon tant qu'Omar Bongo est au pouvoir.

Car, plutôt que de répondre aux besoins urgents de développement des Gabonais à un moment où 80% de notre peuple vit en dessous du seuil de pauvreté, le régime Bongo préfère se livrer à des gesticulations dictatoriales qui montrent bien à l'opinion nationale et internationale l'insensibilité d'Omar Bongo face au calvaire des Gabonais et, partant, son incapacité à gouverner le Gabon.

Après trente-huit ans d'humiliations, de misères et de précarités animalisantes, et dix-sept ans de tentatives de démocratisation avortées, le peuple gabonais, au travers du Mamba, s'est enfin doté d'un outil de résistance, d'autodéfense et de libération nationale. Cet outil, qui n'a d'autre objectif que la libération du peuple gabonais des quarante ans de dictature d'Omar Bongo, n'est ni hors la loi, ni subversif. La seule entité subversive et hors-la-loi au Gabon est le régime Bongo. A ce titre,  la seule personne subversive et hors-la-loi à censurer au Gabon, c'est Omar Bongo.

Le Mamba, au nom du peuple gabonais et du BDP-Gabon Nouveau, réitère donc ici son appel à l'insurrection généralisée et invite les patriotes de tous bords à rejoindre ce mouvement pour la libération nationale immédiate du Gabon, afin de censurer, une bonne fois pour toute, le régime hors la loi et subversif des intérêts gabonais qu'est le régime Bongo. Rendons le Gabon ingouvernable et faisons du septennat volé d'Omar Bongo un enfer.

Notre combat est justifié, et notre révolte, naturelle.

Vive le Gabon, vive la nouvelle république.

Fait le 3 mars 2006 à Montclair (New Jersey, USA)

Curtis Fortuné BEZAUNA MABIKA
Porte-parole du BDP-Gabon Nouveau délégué auprès du Mamba, Chargé des Missions et de la Communication militaire

Montclair, New Jersey, USA - 3 mars 2006)

©1998-2006 BDP-Gabon Nouveau

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 01:37

Pierre Mamboundou en fuite

[ Libreville - Gabon ] ( 21/03/2006) AFP

Les forces de l'ordre ont investi mardi au petit matin à Libreville le siège du principal parti d'opposition gabonais, l'Union du peuple gabonais (UPG), dont le président Pierre Mamboundou a affirmé avoir pris la fuite, a-t-on appris de sources concordantes.

"Des dizaines de soldats ont encerclé le siège de notre parti vers 4h30 ce matin et ils ont investi la concession peu après 6h00", a déclaré par téléphone M. Mamboundou, qui se trouvait dans son quartier général d'Awendjé au moment de l'intervention.

"J'ai heureusement pu être exfiltré. Je ne sais pas de quoi il s'agit. Les militaires ont complètement bouclé le quartier et ils fouillent maison par maison", a-t-il ajouté.

Les forces de l'ordre ont interpellé plusieurs militants de l'UPG lors de leur intervention au siège du parti et y ont saisi du matériel informatique ainsi que de nombreux documents, a affirmé un responsable du parti, David Tona Ngoye.

"Nous avons sollicité l'assistance de plusieurs ambassades pour assurer la protection du président Mamboundou mais nous n'avons pour l'heure reçu aucune réponse de leur part", a poursuivi M. Tona.

D'importants effectifs de l'armée, de la police et de la gendarmerie étaient toujours déployés mardi à la mi-journée dans le quartier d'Awendjé, dans le nord de la capitale gabonaise, ont rapporté des témoins.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement René Ndemezo Obiang s'est refusé à toute déclaration.

Cette opération intervient alors que des incidents ont opposé samedi près du siège de l'UPG les forces de l'ordre et de jeunes militants du parti de M. Mamboundou qui souhaitaient manifester contre "la vie chère au Gabon".

D'autres incidents violents, qui se sont soldés par une dizaine de voitures incendiées et des interpellations, ont opposé les forces de l'ordre à des manifestants non identifiés lundi dans ces mêmes quartiers du nord de Libreville, selon les médias gabonais.

"Le gouvernement essaie de se servir de Pierre Mamboundou comme un bouc émissaire et de nous mettre sur le dos toutes ces manifestations de colère", a regretté M. Tona Ngoye. "Nous estimons, nous, que ces événements sont dus au malaise général qui frappe le pays", a-t-il ajouté.

Arrivé deuxième à la présidentielle du 27 novembre avec 13,57% des voix, M. Mamboundou a refusé de reconnaître la victoire qu'il qualifie de "frauduleuse" du président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis trente-huit ans, crédité par les résultats officiels de 79,18% des suffrages.

© 2006 AFP

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 01:26

Lorsque Sassou-Nguesso plume le Congo

[ Brazzaville - Congo ] ( 14/02/2006) Mwinda

Le chef d'un des plus pauvres pays d'Afrique a payé plus de 100.000 £ en espèces sur une note d'hôtel de 169.000 £ due par sa suite durant le sommet des Nations Unies l'année dernière à New York, selon des documents produits en justice obtenus par The Sunday Times. Les aides du président Sassou-Nguesso de la République du Congo ont effrayé le personnel du Palace Hôtel sur Madison Avenue en versant des liasses de billets de 100 dollars pour régler la note des 26 chambres.

Marien Ngouabi, l’ancien président du Congo mort assassiné, lorsqu’il voulait s’acheter un journal, ou une revue, avait l’habitude de se rendre à pied à la Maison de la Presse Hachette qui se situait au début de l’avenue Foch sous les arcades au centre ville de Brazzaville. Il faisait la queue pour régler son achat, sans protocole, ni service d’ordre particulier, ni hélicoptère pour survoler le quartier. L’Immortel va se retourner dans son tombeau si jamais un brazzavillois venait à lui faire la lecture de la traduction de l’article paru dans le Sunday Times du 12 février 2006.

Monsieur Sassou Nguesso quand il veut se procurer un journal aurait tendance à acheter, lui ou un de ses enfants, d’abord l’immeuble qui abrite la librairie.

Joachim Yhombi Opango va également se sentir mal à cette lecture. A la veille du 5 février 1979 la rumeur enflait à Brazzaville qu’il dormait dans un lit en or massif. En fait ce n’était qu’un lit en laiton acheté deux millions et demi de F. CFA à Libreville quand tout était hors de prix dans cette ville. Une autre version indique que c’était un cadeau du Président gabonais. Déjà !?! Toujours est-il que ce lit avait été une des justifications du mouvement du 5 février. Le prix finalement payé a été dix années d’assignation à résidence pour le Président Yhombi et vingt-cinq années de dictature pour les congolais.

Quel prix paiera cette oligarchie extravagante, épicerie de luxe équatoriale ? L’histoire nous le dira bien un jour !

Oui pour l'initiative PPTE mais...



En attendant découvrons la vie de château que menait Sassou Nguesso à New York telle que nous la révèle le « Sunday Times » !

Lire l'article original en anglais ou la traduction que nous vous proposons ci-dessous.


Dernière révélation et de taille qui fera couler les dernières bouteilles de champagne à Mpila, après la grande fête organisée pour célébrer la " victoire " de la désignation de " l'homme des masses " à la tête de l'UA : jeudi 16 février prochain, la République du Congo atteindra le point de décision au programme pays pauvres très endettés (PPTE). Doit-on considérer cela comme un cadeau de plus fait à Monsieur Sassou Nguesso ou une avancée considérable pour le peuple congolais ?


A voir l’empressement et les pressions inouïes qu’ont exercés les « amis » de Monsieur Nguesso - il faut croire que les intérêts en jeu sont gigantesques car nul n'ira croire que les " bienfaiteurs " du Congo agissent dans l'ombre pour les seuls beaux yeux des Africains - on ne peut pencher pour la seconde hypothèse ! A moins que les conditions soient renforcées...

La note d’hôtel de 169.000 £ (150.000.000 FCFA) du chef d’Etat du Congo



The Sunday Times

Le chef d'un des plus pauvres pays d'Afrique a payé plus de 100.000 £ en espèces sur une note d'hôtel de 169.000 £ due par sa suite durant le sommet des Nations Unies l'année dernière à New York, selon des documents produits en justice obtenus par The Sunday Times.

Les aides du président Denis Sassou-Nguesso de la République du Congo ont effrayé le personnel du Palace Hôtel sur Madison Avenue en versant des liasses de billets de 100 dollars pour régler la note des 26 chambres.

Sassou-Nguesso, qui est le président de l'Union Africaine, représentant tous les gouvernements du continent, négocie avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale (FMI) pour annuler une grande partie de la dette de son pays du fait qu'il ne peut supporter son remboursement. Néanmoins le président s'est offert une semaine en septembre dernier au Palace Hôtel, une des plus prestigieuses adresses de Manhattan.

Il a payé 8.500$ (environ 4,5 millions de FCFA) la nuit pour une suite, sur trois niveaux, meublée en Art Déco, une baignoire Jacuzzi et un écran plasma de 50". Le room service lui a facturé pour la seule journée du 18 septembre plus de 2.000£ (2 millions de FCFA +/-).

Plus de 70% des 3 millions d'habitants de la République - connue comme Congo-Brazzaville pour la distinguer de sa grande voisine, la République du Congo Démocratique - vivent avec moins de 1100 FCFA par jour.

La délégation de plus de 50 personnes du président comprenait son valet de chambre, son photographe personnel et la coiffeuse de son épouse. Le groupe a également occupé 25 chambres au Crowne Plaza Hôtel, près du siège de l'ONU.

Les copies des factures montrent que la délégation a dépensé plus de 295.000 $ (150 millions de FCFA) pour un séjour de 8 nuits à New York, y compris plus de 81.000 $ (40 millions de FCFA) pour la seule suite de Sassou-Nguesso. Le but principal de la visite présidentielle était de livrer un discours de 15 minutes à l'assemblée générale du sommet du 60ème anniversaire. Il a également eu des entretiens avec une compagnie pétrolière américaine.

Les détails de l'extravagance du Président a outragé les créanciers du Congo-Brazzaville et a soulevé de nouvelles questions au sujet de la crédibilité de ce pays pour se qualifier pour une réduction de sa dette suivant l'accord soutenu par Tony Blair au sommet du G8 de l'année dernière à Gleneagles.

Les militants anti-corruption ont écrit à Paul Wolfowitz, chef de la Banque Mondiale, le pressant de s'opposer à la réduction de la dette du Congo-Brazzaville tant qu'il n'y aura pas « un grand nettoyage » des finances du pays, qui sont lourdement dépendantes des revenus pétroliers. Le FMI doit se prononcer sur le Congo-Brazzaville à la prochaine réunion des Directeurs vendredi prochain.

Global Witness, le groupe anti-corruption, dénonce dans un récent rapport sur le Congo-Brazzaville le fait que la richesse pétrolière " a depuis trop longtemps gérée pour le profit personnel de l'élite plutôt que pour le profit de sa population "

Sassou-Nguesso est arrivé au Palace, qui se flatte d'offrir le « luxe ultime », le 11 Septembre. Un ancien marxiste qui a perdu le pouvoir en 1992 mais qui l'a regagné après une guerre civile en 1997, s'est montré dans une suite connue comme le Triplex. Elle se vante de fenêtres hautes de 6 mètres de haut, de sol en marbre et d'une terrasse extérieure avec une vue spectaculaire sur la ville.

Les notes de l'hôtel révèlent qu'environ 6.900£ (environ 7 millions de FCFA) ont été facturés rien que pour le room service au compte du président. Aucun détail n'a été donné, mais le Palace propose à ses invités des menus qui comprennent des poêlées de foie gras, des langoustines d'Ecosse, des truffes émiettées, du crabe Dungeness et des escargots braisés dans une mousse de poulet.

La mission du Congo-Brazzaville à l'ONU avait payé un chèque de 51.000 $ pour la réservation. Le dernier enregistrement sur la facture groupée montre que le solde a été entièrement réglé par un « paiement espèces » de 177.942,96 $ (90 millions de FCFA) - un montant extraordinaire à transporter pour n'importe quel client d'hôtel.

Les détails n'auraient jamais dû être rendu public si quelques créanciers du Congo-Brazzaville ne poursuivaient pas le pays devant les tribunaux US et britanniques pour le règlement de ses dettes.

Parmi les créanciers un fonds d'investissements, Elliott Management, qui détient plus de 100 millions de dollars de dette sur le Congo-Brazzaville. Les notes d'hôtel de Sassou-Nguesso figuraient parmi les pièces présentées par les avocats d'Elliott. La mission du Congo-Brazzaville n'a pas répondu la semaine dernière aux sommations qui lui ont été faites de s'expliquer sur les notes d'hôtel. Déjà Sassou-Nguesso avait dénoncé les fonds d'investissements surnommés "vautours" qui rachètent à bas prix les dettes du Tiers Monde. Il s'est engagé également devant la Banque Mondiale et le FMI à coopérer avec empressement à des réformes financières.

Cependant deux juges de la Haute Cour Britannique ont conclu dans des affaires distinctes, il y a deux mois, que des représentants de haut rang du Congo ont "apporté des témoignages effrontément malhonnêtes" et " refusé de présenter les documents pertinents " dans des affaires impliquant de vieilles dettes.

Dans le cas présenté par Kensington International, une filiale d'Elliott au Royaume-Uni, M. Justice Cooke a jugé qu'un représentant officiel congolais a cherché à cacher les profits de transactions pétrolières afin que des créanciers ne puissent les saisir.

Il a établi que Denis Gokana, le chef de la compagnie pétrolière appartenant à l'Etat et Conseiller spécial du président, avait mis en place des compagnies "bidons" pour "dissimuler les éléments véritables" de la vente d'une cargaison de pétrole de 39 millions de dollars à un trader anglais, Glencore Energy UK, lequel a revendu le pétrole à BP.

Le juge a établi qu'en filtrant les revenus pétroliers au travers d'un réseau de faux traders, Gokana et ses maîtres politiques ont essayé d'empêcher les créanciers de saisir les biens du Congo-Brazzaville, et se sont fait des millions de dollars pour leurs sociétés par la même occasion. "A mon avis, un tel comportement est malhonnête" a décidé le juge.

Pour les militants anti-corruption, la décision britannique en faveur de Kensington a été une preuve supplémentaire malgré l'enthousiasme de Blair pour l'allègement de la dette - et les très en vue campagnes de rock stars comme Bono - que l'effacement de la dette du Congo-Brazzaville pourrait enraciner la corruption.

Des sources de la Banque Mondiale révèlent que Paul Wolfowitz était perturbé par le cas du Congo-Brazzaville, mais il est sous la pression des français pour approuver un allègement de la dette.

Jay Newman d'Elliott Management indique que la suite d'hôtel du président " coûte plus en un jour qu'un congolais moyen gagne en dix ans ".

Newman ajoutait : " C'est tellement chic de faire la java avec Bono et Kofi Annan (le secrétaire général de l'ONU) et il y a peut-être des exemples pour lesquels l'effacement de la dette a du sens.

" Mais plutôt que l'effacement, pour quelques pays les véritables réponses sont des sanctions politiques et, quand cela est justifié, des poursuites criminelles."

Traduit d'après un article du The Sunday Times ©

© 2006 Mwinda

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 01:22
Brazzaville - Congo ] ( 07/02/2006) Mwinda

L’European Investment Bank vient d’accorder un prêt de 13 millions d’euros à Magindustries Corp pour les projets industriels dans la région du Kouilou au Congo Brazzaville. Ce prêt permettra le financement d’une étude banquable de faisabilité pour un projet de production de magnésium au Congo. " Mwinda " va faire la démonstration qu’il s’agit là d’un véritable scandale qui réunit encore une fois le pouvoir de Brazzaville à des opérateurs douteux et auxquels se mêle, par connivence et complaisance, une institution internationale.

L’European Investment Bank vient d’accorder un prêt de 13 millions d’euros à Magindustries Corp pour les projets industriels dans la région du Kouilou au Congo Brazzaville. Ce prêt permettra le financement d’une étude banquable de faisabilité pour un projet de production de magnésium au Congo.

" Mwinda " va faire la démonstration qu’il s’agit là d’un véritable scandale qui réunit encore une fois le pouvoir de Brazzaville à des opérateurs douteux et auxquels se mêle, par connivence et complaisance, une institution internationale.

La compagnie Magindustries, présente au Congo depuis le 28 mai 1997, n’avait jamais eu la volonté de démarrer cette étude indispensable au financement du projet. Dans la Convention minière (signée avec Congo Minerals, devenu Magnesium Alloys puis Magindusties) la société s’était engagée à la produire dans les 4 années, soit avant le 28 mai 2001. Cette compagnie toujours dirigée par M. William Burton devait engager 250 travailleurs congolais. Or seuls 3 ou 4 emplois ont été créés (jusqu’à ces derniers mois). Elle devait également forer 32 puits d’appréciation. Un seul a été réalisé.

Le facteur déclenchant de leurs activités réelles au Congo va démarrer par un vol spectaculaire pour les Congolais qui n’aurait pu être commis si la famille régnante n’y était pas associée. D’ailleurs, aux noms déjà connus des « hommes du président » comme celui de M. Hubert Pendino, Jean Yves Ollivier, nous pouvons en découvrir un autre : M. Stéphane Rigny, Vice Président de Magindustries. L’argent qui sera gagné dans la vente des rondins d’eucalyptus servira à leurs investissements personnels et privés dans un projet de production de magnésium auquel finalement la famille aura été associée.

Contrairement au pétrole dont les Congolais n’ont jamais vu la couleur, mises à part les torchères qui brûlent loin du rivage et quelques installations offshore, l’objet de ce vol, les forêts d’eucalyptus, lui est bien connu et faisait aussi notre fierté (et celle de M. Sassou lui-même). Durant quelques minutes avant que l’avion n’atterrisse à Pointe-Noire, le survol de ces plantations nous réconciliait avec les pouvoirs successifs par la beauté de ces millions d’arbres alignés et par la promesse d’une richesse renouvelable !

L’objet du vol étant ces 48.000 hectares plantés, à combien chiffre-t-on son montant ? La cupidité des partenaires de « l’homme des masses » est sans limite. Ils le révèlent, en partie, dans
leur communication financière et dont voici un extrait :

Une étude récente des opérations de EFC menée par Crickmay and Associates, consultants en sylviculture, évalue les plantations et les équipements à 52 millions de US dollars (à l'exclusion de 20.000 hectares de terre à planter, évalués au dessus de 10 millions de US dollars). Cette évaluation ainsi qu'un audit récent effectués par Ernst & Young contribuera de manière significative à la valeur des actifs du bilan de MagIndustries. MagForestry a acquis son intéressement de 55% dans EFC en payant un montant total de 2 millions de US dollars.

Oui vous avez bien lu ! C’est en payant seulement 2 millions de US dollars (soit un milliard de francs CFA ou plus de 1,6 million d'euros) que ces prédateurs ont mis la main sur un patrimoine qu’un cabinet de consultant a évalué au total à 62 millions de US dollars (52 millions + 10 millions, soit plus de 51 milions d'euros ou près de 34 milliards de F. CFA). Certains disent que ces plantations valent encore plus que cette expertise et « Mwinda » va vous le prouver !

Avec 55% de ces plantations Magindustries contrôle donc les forêts et en disposera pendant les 50 prochaines années.

Il y a près d’une vingtaine d’années, le Centre Tropical Forestier avait démarré les plantations d’eucalyptus avec une densité de 1500 arbres à l’hectare mais finalement les plantations de l’UAIC se sont effectuées à la moyenne de 800 arbres à l’hectare. 2 mono-clônes avaient été sélectionnés, à l’origine, pas bien adaptés pour la production de la pâte à papier et pas très bons pour le sol. La compagnie pétrolière SHELL qui un temps avait pris le contrôle de l’UAIC avait en projet de changer la variété d’eucalyptus plantée au Kouilou après 1997. En 1998, confrontée aux problèmes de la taxe maritime imposée par la SOCOTRAM de Willy Nguesso et au racket d’autres membres de la famille, SHELL avait préféré abandonner ses activités au Congo : les forêts d’eucalyptus et le permis pétrolier Marine XI (déjà !).

Il était acquis que le coût d’un arbre produit était de 4 dollars sans tenir compte de l’incidence de la valeur de la terre. Dans ces 4 dollars étaient compris, la production du plant, sa plantation, l’entretien pendant 7 années de la plantation et finalement sa récolte. Chaque plant permet de récolter 3 fois un arbre toutes les 7 années.

Un arbre récolté donne 3 rondins de 250 kg soit 750 kg au total. Le reste, des sous-produits, sert à la fabrication de charbon de bois. Une plus grande valorisation de la production est également permise par la transformation des arbres en poteaux électriques mais nous ne traiterons que les éléments fondamentaux.

Sur le marché actuel de la pâte à papier, le bois d’eucalyptus est vendu aux environ de 65 dollars la tonne. Ce qui valorise un eucalyptus à environ 50 dollars.

Un hectare planté de 800 arbres à 50 dollars pièce a une valeur marchande de 40.000 dollars (sans tenir compte du fait que dans 7 années une nouvelle récolte sera disponible).

40.000 dollars x 48.000 hectares = 1.920.000.000 US dollars (960 milliards de FCFA)

Le contrôle de ce patrimoine obtenu par Magindustries, pour 2 millions de dollars a une valeur marchande d’un milliard neuf cent vingt millions d’US dollars. Quelle belle affaire ! D’autant plus que dans 7 années il y aura, sur ces 48.000 hectares, 38.400.000 arbres qui auront repoussé et qui vaudront, au moins, encore 1.920.000.000. US $.

C’est tellement une belle affaire que c’est un vol manifeste ! Un contrat léonin !

A quoi assistons-nous aujourd’hui ? Encore une fois au concours d’un organisme international à une opération mafieuse !

L’European Investment Bank finance une société, Magindustries :

- qui n’a, contractuellement plus de contrat d’exploration avec la République du Congo puisqu’elle devait présenter une étude banquable de faisabilité avant le 28 mai 2001;

- qui n’a pas les garanties propres à garantir un quelconque prêt (il suffit d’aller sur les comptes que la société Magindustries a publié);

- qui apporte, très sûrement en garantie d’un prêt et d’un projet, un bien dont elle a obtenu le contrôle à des conditions scandaleusement minorées, par un contrat léonin.

C’est effectivement un scandale ! Un scandale de plus direz-vous, auquel nous sommes confrontés.

Après la complaisance du FMI voilà l’assistance de l’Union Européenne au travers d’un de ses instruments de financement. Monsieur Louis Michel, Commissaire européen au développement, qui était tout récemment auprès de Monsieur Sassou Nguesso à Brazzaville, aurait-il déjà donné son approbation à ce pillage ?

Pendant ce temps, la misère au quotidien de la population continue et continuera sous le régime de M. Sassou avec ou sans la contribution des Institutions Internationales. Rien ne changera !

Institutions myopes, aveugles ou corrompues ?

Jusqu’où et quand devrons-nous faire le travail de leurs Experts ?

La rédaction de Mwinda

© 2006 Mwinda

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