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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 12:09
TOUT POUR FAIRE PEUR


 

Ce qui se dit par les autorités politiques, ce qui se fait sur le terrain par les forces de sécurité sur instruction des autorités politico-militaires du pays ne sont pas de nature à mettre le centrafricain tant de Bangui que de l'arrière pays à l'abri d'une psychose hypnotisant.
Les derniers événements dans le nord et surtout les représailles des militaires ont, non seulement fait déserter les villages des environs de Paoua par leurs habitants qui vivent en brousse dans des conditions assimilables à celles des populations primitives, mais ont cloué au sol les opérations économiques.
Les dernières déclarations du Président de la République qui, tardivement, a reconnu l'existence de trois groupes de rébellion en gestation dans le nord (frontière avec le Tchad) et dans l'Est (frontière avec le Soudan) ; la réaction des chefs de ces rébellions qui menacent de marcher sur Bangui, font encore plus peur que de mal à la population. Celle-ci avait vécu des atrocités sous les Banyamulengué et sous les rebelles du général Bozizé.
Les fréquentes et multiples rafles qu'opère une force mixte de sécurité dans le 8ème arrondissement de Bangui, plus précisément dans le quartier Combattant supposé fief des ethnies du Nord et surtout le fait que des éléments de cette force mixte se transforment en véritables bourreaux pour la population en enlevant de force leurs biens sous prétexte qu'ils ne détiennent pas les factures d'achat, arguments avancés pour exiger une rançon, font vraiment très peur au point que la population ne sait à quel Saint vouer pour sa sécurité.
Par ailleurs, l'on fait croire d'une part au Centrafricain que son armée de l'air ne dispose d'aucun avion, d'autre part on lui apprend le décès de deux de ses officiers survenu à Paoua cette zone tant redoutée dans un accident d'avion. Tout est parti pour faire peur tant aucune vérité n'est portée à la connaissance du centrafricain en la matière. Ce sont là des signes d'une déchéance dont on ne peut actuellement préciser la nature et qui font penser à ‘‘ l'étrange destin de Wangrin''.
La peur que l'on ne cesse de faire endurer à la population centrafricaine ne s'arrête pas à ce niveau. Alors que la fin du mois s'approche et que les fonctionnaires et agents de l'Etat doivent, en situation normale, tourner les regards vers le trésor public pour le paiement de leurs dus et malgré les arriérés des salaires, bourses et pensions, l'on entend dire que des fringants au trésor ont mis en place un réseau pour voler les quelques recettes. La dernière nouvelle fait état de la disparition d'environ 298 millions de F CFA.
Le mal gouvernance, la corruption, le détournement, l'impunité, voilà les vraies plaies cancéreuses qui tuent le pays et qui ne cessent de faire peur aux partenaires du développement au point de les empêcher de voler au secours de la RCA .
Et puis le lieutenant Koudémon Olivier allias Gbangouma vient encore de semer la peur hier dans le rang des taximen
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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 16:05
Le développement régional pour résoudre le problème migratoire
28.03.2006 | 14h47 
Réunion préparatoire de la Conférence euro-africaine

Le Comité de pilotage, chargé de la préparation de la Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, prévue à Rabat les 10 et 11 juillet prochain, a eu une deuxième séance de travail lundi à Rabat. Une réunion importante à la fois par le nombre et la qualité des participants que par son objet.

Des experts, venus de Tunisie, du Portugal, du Nigeria, de la République du Congo, de la Grande-Bretagne, du Sénégal, d'Espagne, de France, d'Allemagne, d'Autriche, de Finlande, du Ghana, d'Italie, de Libye, du Mali, d'Irlande, du Niger, de Mauritanie, de Malte et du Maroc, en plus de la Commission européenne ont eu une journée de travail intense pour fixer les axes d'intervention pour les participants à la Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement de Rabat. Un rendez-vous capital qui connaîtra la participation de près de 60 pays africains et européens et ceux d'une dizaine d'Organisations régionales et internationales, avec l'objectif d'apporter des solutions concrètes, appropriées et durables au défi de la gestion des flux migratoires.

L'approche est intéressante. L'initiative est venue du Maroc de faire réunir l'ensemble des parties concernées par le phénomène, à la fois du côté des pays importateurs que de celui des pays récepteurs, et entamer une réflexion responsable et volontariste autour de la question complexe qu'est la migration. Une démarche qui ambitionne de faire assumer leur responsabilité par tous.

Le diagnostic est fait, à chaque fois, d'un seul côté et chacun renvoie la balle à l'autre pour ce qui est de la gestion d'un problème pourtant multidimensionnel. L'idée du Maroc est donc de faire confronter les expériences pour sortir avec une vision commune et surtout une action concrète et consensuelle pour une meilleure gestion de la question migratoire. Une canalisation des énergies est nécessaire pour éviter un gaspillage inutile.

La réunion des membres du Comité de pilotage a ainsi permis de cadrer les thèmes d'intervention de la prochaine Conférence de Rabat. Les participants aux travaux du Comité ont de fait appelé, lundi à Rabat, à l'adoption d'une vision organique du processus migratoire, en particulier la synergie entre développement et immigration.

L'objectif souligné est celui d'apporter une réponse intégrale et urgente à la problématique migratoire entre l'Afrique subsaharienne et l'Europe, sur la base d'un partenariat entre pays d'origine, de transit et de destination.
Les participants aux travaux du Comité ont, par ailleurs, estimé que la réponse globale à la problématique de l'immigration devrait notamment aborder les problèmes de développement structurel à l'origine de la tendance à ce phénomène.

Youssef Amrani, directeur général des Relations bilatérales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a ainsi relevé l'aspect important de cette première recommandation des membres du Comité de pilotage qui lie la problématique migratoire à l'impératif de développement et qui devrait, de ce fait, jeter les bases d'une véritable coopération entre l'Europe et l'Afrique.

Les participants à la réunion de lundi à Rabat ont, également, plaidé pour le travail avec les populations de migrants et les diasporas en tant que facteur de développement, de modernisation et d'innovation dans les sociétés d'origine, le renforcement des capacités des pays émetteurs et de transit en vue de gérer les flux migratoires, l'intensification de la lutte contre l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains, y compris la réadmission des immigrants légaux, l'amélioration de voies légales à l'immigration et la mise en œuvre d'une politique active d'intégration et de lutte contre l'exclusion, la xénophobie et le racisme dans les pays d'accueil.

Pour les membres du Comité de pilotage, une approche cohérente de la gestion du phénomène migratoire doit émaner d'une double constatation: la 1ère est que les flux migratoires sont positifs pour les sociétés concernées s'ils sont correctement maîtrisés selon un principe d'intérêt partagé et régulé de manière concertée, tandis que la 2e est que le phénomène migratoire crée une relation étroite entre tous les pays concernés.

La Conférence ministérielle euro-africaine entend ainsi impulser la coopération en matière de renforcement des capacités financières, logistiques, techniques, matérielles et humaine dans le but de maîtriser les flux migratoires. Une telle action est à même de permettre aux pays africains d'adapter leurs moyens à la mesure de l'ampleur du phénomène de l'immigration illégale.

Cette rencontre ministérielle, la première du genre, ambitionne également d'amorcer une coopération en matière de contrôle du territoire et des frontières, dans le respect de la souveraineté nationale. Ce contrôle, qui relève de la responsabilité de chaque Etat, est essentiel pour mieux contribuer au démantèlement des réseaux et itinéraires de la migration illégale, du trafic des êtres humains et du crime organisé.

Les participants aux travaux du Comité de pilotage ont, dans ce sens, affirmé que le renforcement des capacités administratives et judiciaires et de la bonne gouvernance dans les pays africains est nécessaire pour la création d'un climat favorable au développement économique et à l'investissement étranger et local.
La gestion des flux migratoires entre l'Afrique et l'Europe, ont-ils souligné, doit en premier lieu s'inscrire dans un partenariat de lutte contre la pauvreté et de promotion du développement durable, précisant que l'immigration ne devrait pas être perçue comme une menace, mais au contraire comme une source d'enrichissement tant pour le pays d'accueil que pour le pays d'origine.

La réunion du Comité de pilotage relève ainsi d'une importance primordiale, dans la mesure où elle lie la problématique migratoire à l'impératif de développement et jette les bases d'une véritable coopération entre l'Europe et l'Afrique.
Cette rencontre, qui se tient dans un contexte marqué par l'intensification des crises humanitaires provoquées par les afflux croissants d'immigrés irréguliers d'origine subsaharienne vers l'Europe, vise à aborder de toute urgence et dans un esprit de co-responsabilité, les différents aspects et les diverses phases du processus migratoire.

Synthèse rédaction | LE MATIN 
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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 16:38

DECLARATION DE L'ADP CONCERNANT LA REBELLION EN CENTRAFRIQUE

 



 

DECLARATION DE L'ADP CONCERNANT LA REBELLION EN CENTRAFRIQUE
L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (ADP) condamne le très grand retard avec lequel la Présidence de la République reconnaît officiellement le 15 mars 2006, pour la première fois, l'existence d'une rébellion dans le Nord du pays.

Cela est d'autant plus regrettable que pendant de longs mois, le pouvoir avait toujours qualifié de « fantaisistes » et « malveillantes » les nouvelles relatives à des combats avec les rebelles déjà actifs dans le Nord depuis mai 2005 et dont la presse en a parlé à plusieurs reprises.

L'ADP a eu également à condamner par sa Déclaration N° 001 du 18 octobre 2005 la position du Gouvernement sur cette situation, surtout que le Nord Ouest, véritable poumon économique du pays et principal axe d'accès à la mer était entre les mains de bandes armées.

Par ailleurs, malgré le constat fait sur le terrain par les organismes des Nations Unies et l'Union Africaine qui ont dénoncé cette situation en novembre 2005 tout en parlant d'une grande attaque en préparation par la rébellion, le Gouvernement a toujours tout caché au peuple centrafricain en répétant à plusieurs reprises que dans le Nord du pays, seuls des bandits communs et des pillards étaient présents.

Ce mensonge éhonté, indigne et criminel au peuple centrafricain traduit un mépris total à son égard dès l'instant où depuis plusieurs mois, on entendait parler quotidiennement d'assassinats et de violences dans cette zone.

Il constitue par ailleurs pour la Communauté internationale qui possédait pourtant déjà les éléments de cette situation, une preuve d'irresponsabilité de nos dirigeants.

La rébellion étant désormais officiellement reconnue, l'ADP (ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES) demande au Gouvernement dont la première mission est d'assurer la sécurité du peuple centrafricain et de ses biens, de prendre dès à présent ses responsabilités de la manière la plus appropriée.

Tout en réaffirmant son profond attachement à la démocratie, à la paix et à l'unité nationale, l'ADP demande au Gouvernement de réunir sans délai l'ensemble des forces vives de la Nation pour cerner très rapidement les points de désaccord à l'origine de cette situation et y trouver les solutions qu'il faut, afin d'éviter au peuple centrafricain de nouveaux sacrifices inutiles en vies humaines et en biens.

Fait à Bangui le 16 mars 2006

Olivier Emmanuel GABIRAULT
Président National du Comité
Exécutif Ad' Hoc

Lundi 20 Mars 2006
Mathurin Nestor Constant Momet
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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 16:33

ALLIANCE-pour-la-DEMOCRATIE-et-le-PROGRES

 
 
 
Vendredi 03 Mars 2006

Centrafrique : Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine Célestin-Leroy Gaombalet a demandé mercredi au gouvernement de "sortir de son mutisme" à propos de l'insécurité dans le nord-ouest du pays et d'exactions présumées dont est accusée l'armée

BANGUI, 1 mars 2006  - Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine Célestin-Leroy Gaombalet a demandé mercredi au gouvernement de "sortir de son mutisme" à propos de l'insécurité dans le nord-ouest du pays et d'exactions présumées dont est accusée l'armée.

 "Depuis quelques semaines, nous sommes témoins d'un matraquage médiatique sur la situation qui prévaut dans le nord du pays (...) Le peuple se perd en conjectures", a déclaré M. Gaombalet dans un discours à l'occasion de la rentrée parlementaire. "Afin d'éviter toute supputation, je demande au gouvernement de sortir de son mutisme", a-t-il lancé en présence des ministres et du corps diplomatique.

 La ville de Paoua, à 500 km au nord de Bangui, a été attaquée le 29 janvier par des individus armés non identifiés.

 L'attaque a été repoussée par l'armée, qui a tué selon les autorités une dizaine d'assaillants. Mais trois députés de l'opposition ont accusé l'armée d'avoir depuis perpétré des exactions contre les civils soupçonnés de soutenir des rebelles.

 Selon eux, ces représailles présumées ont fait 104 morts, un bilan qui n'a pas été confirmé de source indépendante. Le président de l'Assemblée a souligné que les mots "pogrom", "génocide" et "massacres" avaient été utilisés pour évoquer la situation dans le quart nord-ouest de la Centrafrique, "parfois avec des détails précis".

 S'agissant des attaques à répétition qui frappent cette région et qui ont provoqué la fuite de plusieurs milliers de Centrafricains vers le Tchad voisin depuis juin dernier, il a demandé s'il s'agissait de "l'oeuvre des bandits" ou d'une "tentative de rébellion". Il a enfin appelé le gouvernement "à sauvegarder l'intégrité territoriale" de la Centrafrique

 
 
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Published by AFP - dans POLITIQUE
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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 16:23

DISCOURS BILAN DU PREMIER MINISTRE ELIE DOTE



 

Centrafricaines, Centrafricains, chers compatriotes et amis de la RCA,
le programme de politique générale du gouvernement que j'ai eu l'honneur de présenter le 8 août 2005 devant l'Assemblée Nationale, prévoyait des réalisations à court, moyen et long terme. Je me présente aujourd'hui devant vous, après 8 mois de gouvernement, pour rappeler les engagements pris, évaluer ensemble le chemin parcouru depuis lors et explorer les perspectives d'avenir.

Permettez moi tout d'abord, en ce début d'année, de vous présenter à toutes et à tous, au nom du Chef de l'Etat et en mon nom personnel, mes vœux les meilleurs de bonne et heureuse année 2006. je souhaite qu'avec la mobilisation et la participation active de vous toutes et tous, nous fassions de cette année 2006, l'année de relance des activités de production significative dans notre pays, aussi bien dans l'agriculture au sens large que dans les activités forestières, les mines, le tourisme et l'industrie.

Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes et amis de la RCA,
A travers le programme du gouvernement, je m'étais engagé à œuvrer dans un premier temps pour créer les conditions préalables à l'assainissement de la situation nationale à savoir :

tout mettre en œuvre pour mieux recouvrer les recettes de l'Etat afin de pouvoir payer régulièrement les salaires, les pensions et les bourses, préparer et signer avec le FMI un programme solide de redressement du déséquilibre macroéconomique, afin de bénéficier plus tard de l'annulation des dettes vis-à-vis des bailleurs de fonds ; mettre en place dans l'immédiat un dispositif de gestion transparente et de bonne gouvernance, ce qui revient à mobiliser toutes les énergies pour le développement et contre les fraudes et la corruption.
Les actions prévues dans le programme du gouvernement se déclinent selon trois grands axes devant se réaliser au cours des trois prochaines années : la sécurité et la consolidation de la paix ; la stabilisation macroéconomique et financière et les réformes structurelles ; la reconstruction des infrastructures de base du pays.

Pour atteindre ces objectifs, la mobilisation effective des ressources humaines, financières et matérielles est un préalable indispensable que le gouvernement s'efforce d'obtenir.
Le présent rendez-vous me donne l'occasion de vous présenter l'état des réalisations du programme du gouvernement que je dirige sous la très haute impulsion de son Excellence, M. le président de la République, Chef de l'Etat, après huit (08) mois d'exercice.

Depuis la mise en place du gouvernement, la situation de la sécurité dans le pays continue à s'améliorer, notamment dans les villes. C'est ainsi que depuis novembre 2005, le niveau de sécurité à Bangui est passé du stade 3 dans le système des Nations Unies au stade 2. par ailleurs, le projet de réinsertion des anciens combattants et d'appui aux communautés suit son cours dans les zones ayant souffert des conséquences du conflit de 2002.

Dans les zones rurales du nord, nord-ouest, toutefois, l'on continue à déplorer les sévices dus aux coupeurs de route et à un pseudo mouvement de libération nationale. C'est ainsi que le nombre de réfugiés centrafricains installés dans le sud du Tchad est estimé actuellement à 45.000 personnes. Il faut souligner qu'au niveau de la sécurité, notre pays continue de bénéficier de l'appui du contingent de maintien de la paix de la CEMAC installé à Bozoum et à Bria et du concours de la France qui assure le renforcement de la capacité de nos forces armées et qui nous a fait bénéficier récemment d'un appui en intervention héliporté.

il convient enfin de souligner qu'en 2005, le gouvernement a renforcé la coopération militaire avec ses voisins camerounais et tchadien afin de mener des actions concertées contre les bandes armées opérant dans les zones frontalières. Nos forces de sécurités viennent d'arrêter l'un des chefs de bandes qui terrorisent la population et sèment la désolation dans les familles. Elles poursuivent leurs efforts pour sécuriser l'ensemble du pays. Mais les informations contradictoires qui nous parviennent du nord, après la mission du ministre de l'Intérieur et, en dépit de l'assurance apportée par celui-ci, suscitent des réactions passionnées des un et des autres, jetant des troubles dans les esprits. Cependant, des informations dignes de foi en notre possession indiquent dans un premier temps qu'il s'agit de bandes armées non identifiées qui ont attaqué la ville de Paoua, Boguila. Plus tard, on apprendra qu'il s'agit en fait d'une insurrection de certains centrafricains désireux de s'emparer du pouvoir qui ont été neutralisés par nos forces armées.

Chers compatriotes, nous devons tous nous ressaisir devant cette situation affligeante et pénible pour tous et rechercher calmement la réconciliation nationale, seul gage d'une paix durable en vue de notre développement. Dans cette perspective, nous pensons qu'une mission multidisciplinaire de paix, permettra d'éclairer l'opinion nationale et internationale et d'apaiser nos compatriotes de Paoua. Le comité de sages contribuera à trouver de concert avec la mission et les autorités les solutions idoines à cette situation.

En matière de finances publiques, le gouvernement a pris des mesures vigoureuses au niveau des recettes et des dépenses publiques pour stabiliser le cadre macroéconomique et financier du pays.

Au niveau de l'Administration des impôts, le gouvernement a généralisé le numéro d'identification fiscale (NIF) à tous les opérateurs économiques avec des sanctions sévères à l'encontre de tous ceux qui essaieraient de s'y soustraire. Il a renforcé le contrôle fiscal et a accru le nombre d'équipes de vérificateurs ; Au niveau de la douane, et dans le but de mieux combattre la fraude, le gouvernement a instauré :

(i) une identification plus précise des produits d'origine CEMAC, et
(ii) une caution systématique de 50 millions de Fcfa à tout commissionnaire en douane. Il a créé un comité de revue chargé d'examiner les demandes de traitement préférentiel et a supprimé la main levée provisoire sur l'importation des véhicules d'occasion. Il a mis en place une cellule de gestion du transit, afin de renforcer l'action de l'antenne de douane centrafricaine à Douala et la mise en place du guichet unique. Cela nous a permis de réaliser un gain supplémentaire de huit cent millions de Fcfa pour le premier mois d'activité.
Par ailleurs, le gouvernement a révisé les prix à la consommation des produits pétroliers et porté de 18 à 19% le taux de la TVA afin de renforcer davantage les recettes de l'Etat.

Concernant la maîtrise des dépenses publiques et, notamment, de la masse salariale, le gouvernement devait réaliser une économie de 600 millions sur un montant mensuel évalué à 3,5 milliards. Dans ce cadre, il a réalisé l'opération contrôle paiement, qui a permis d'identifier de nombreuses fraudes et un nombre considérable de fonctionnaires fantômes. Cette opération a permis de réaliser une économie d'environ 700 millions de F cfa. D'autres économies seront réalisées à travers la révision des allocations familiales (5 enfants par agent de l'Etat) et la réduction des primes et indemnités. Ces mesures nous permettent de réaliser une économie de 100 millions de Fcfa chaque mois. Par ailleurs, plus de 1.400 agents et fonctionnaires de l'Etat ont été mis à la retraite en 2005. Afin de prévenir les risques, le transfert de la gestion du personnel d'appui à la solde et le transfert de la fonction de saisie informatique des données relatives à la paye du personnel de la fonction publique, de l'Office National d'Informatique à la Solde.

S'agissant de la reconstruction des infrastructures et de mesures économiques et sociales prises au cours des 8 mois écoulés, des réalisations notables ont été obtenues. Je voudrais citer, entre autres:

Dans le secteur de l'Equipement, des Transports et de l'Aviation Civile
Le gouvernement a lancé un vaste programme d'entretien du réseau routier et ouvrages d'art qui a été mis en œuvre dans le contexte de la reprise des activités économiques avec l'appui du Fonds d'Entretien Routier, et a permis d'atteindre les résultats suivant : 2.599 KM de route en terre ont été entretenus par rapport à 2.000 Km programmés soit une réalisation de 130% ; 44 ouvrages d'art réfectionnés sur 55 programmés soit 80% ; 295 Km de route entretenu en voirie urbaine dans 5 villes dont 109 KM à Bangui ; 24 bacs réparés sur un effectif total de 50 soit 48% ; 720 Km de route entretenue et contrôlées à l'entreprise et bureau d'étude ; 3 ponts construits sur financement extérieur, notamment, ceux de Lim, Lobaye et M'Baéré

(2) Dans le secteur de la santé
16. Le gouvernement a lancé la campagne de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite. Les résultats obtenus ont dépassé nos prévisions se situant respectivement à 95% et 100% contre 80% pour les deux types de vaccination. Le gouvernement a engagé les réformes au niveau du personnel et des programmes appuyés par des partenaires et a finalisé le plan national de développement.

(3) Dans le secteur de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
17. Le gouvernement a pu organiser les examens et concours de l'année académique 2004-2005 au niveau des Fondamentales 1 et 2. il a lancé le programme de coopération RCA-PAM sur les cantines scolaires et créé de nouveaux établissement secondaires à Gordile, Ouadda-Djallé et Mbata.

(4) Dans le secteur de la jeunesse et sport
18. Afin d'assurer un encadrement approprié de la jeunesse, le gouvernement a finalisé le statut de la jeunesse qu'il a soumis à l'Assemblée Nationale et a entrepris la création et la réhabilitation des maisons de jeunes. En vue de créer un environnement propice pour le sport, le gouvernement a entrepris la réhabilitation du centre national de la jeunesse et des infrastructures sportives régionales. Les travaux du stade Barthélemy Boganda sur financement de la Chine sont en voie d'achèvement.

(5) Dans le secteur de la famille, des affaires sociales et de la solidarité nationale
19. Le gouvernement a pris un certain nombre d'actions dans les domaines de l'action sociale, de la solidarité nationale, de la protection de la femme et de l'enfant. Il a finalisé le code de la famille malgré ses ressources financières très limitées. Dans le domaine de l'action sociale, le gouvernement a mobilisé des ressources financières en faveur des orphelins, les personnes handicapées et du 3 âge à travers le budget national pour un montant d'environ 16 millions de Fcfa. Il a finalisé le projet de loi portant protection de l'enfance en Centrafrique qui a déjà été soumis à l'Assemblée nationale. En matière de développement communautaire, des structures d'organisation des populations à la base ont été mise en place et des formations des animateurs endogènes, animateurs professionnels, membres du comité sous-préfectoral, ont été assurées.

20. Dans le domaine de la solidarité nationale et de la mobilisation pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA, le gouvernement a procédé, entre autres, à l'identification des orphelins et autre enfants rendus vulnérables par le VIH/SIDA de certains agents de l'Etat et une assistance multiforme avec l'appui des partenaires aux compatriotes sinistrés de Bangui, Bimbo, Bégoua et 16 sous-préfectures du pays suite aux pluies diluviennes qu'a connues notre pays.


21. S'agissant de la promotion de l'égalité et l'équité entre les sexes et la protection de la femme, le gouvernement a organisé des sessions de formation avec l'appui technique et financier de l'UNFPA des cadres sur l'approche genre et développement, notamment, à l'intention des membres du gouvernement, des parlementaires et du chef de l'Etat et ses conseillers. Le gouvernement a élaboré et validé le document de politique nationale de promotion de l'égalité et l'équité.

22. Au niveau de la protection de la femme et de l'enfant, le Gouvernement a, avec l'appui de banque mondiale, poursuivi la mise en œuvre du projet pilote de lutte contre les violences à l'égard des femmes.

Dans ce cadre, en plus des ateliers et réunions d'informations sur ce projet, le gouvernement financé 8 projets présentés par 4 Ong pour un montant de 20 millions de FCFA , soit 2,5 millions de FCFA par projet.

23- Pendant cette période sous revue, le gouvernement a finalisé le code de la famille et entrepris sa vulgarisation et dissémination à Bangui et à l'intérieur du pays afin d'améliorer les connaissances des autorités politiques, administratives centrales et locales sur cet instrument juridique important de protection de la famille.


(6) Dans le secteur du tourisme et de l'artisanat
24- Le gouvernement a identifié les besoins des centres de formation du personnel de l'administration nationale du tourisme. Il a entrepris des missions de suivi et de contrôle des activités touristiques et artisanales et a eu des séances de travail avec les opérateurs du tourisme et de l'artisanat afin de faire l'état des lieux et définir des perspectives d'action. Il a entrepris la réhabilitation et la construction des locaux des directions régionales afin de mettre en place les services déconcentrés du tourisme et de l'artisanat. Il a entrepris la mise en place de tous les instruments juridiques indispensables au développement des activités du tourisme et de l'artisanat et l'élaboration du code d'éthique et la charte d'investissement du tourisme.

(7) Au niveau de l'économie, du plan et de la coopération internationale
25- le gouvernement a entrepris la restructuration du Ministère par des définitions de nouvelles orientations de politiques et programmes économique en vue d'améliorer les performances économiques du pays. Il a également entrepris la publication des statistiques dans le délai afin d'améliorer le système d'information statistique. Il a relancé la coopération avec les pays amis traditionnels comme la France, l'Allemagne, le Japon, la Chine et les USA afin de mobiliser des ressources nécessaires au financement du développement. A cet égard, le gouvernement attend finaliser en 2006 le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté qui sera son instrument privilégié de coordination de l'aide dont le processus d'élaboration est très avancé. Ce cadre stratégique débouchera sur un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) dans la perspective de mise en place de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI et de l'accès du pays à l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés ( PPTE). Le gouvernement a déjà engagé avec le PNUD et certains bailleurs de fonds, la réflexion dans ce domaine.

(8)Dans le secteur du commerce, de l'industrie, des PME/PMI
26- Le gouvernement a entrepris l'harmonisation des textes nationaux avec les règles internationales du commerce afin d'améliorer le cadre juridique et réglementaire nécessaire au développement du secteur privé ; l'étude d'identification de zone industrielle en dehors de Bangui ; le renforcement des capacités institutionnelles du Ministères pour mieux apporter appui au développement du secteur privé. Il a mené d'autres actions dont l'adoption de 2 textes d'application de la charte des investissements et la loi y relative ; l'agrément de 4 entreprises pour les investissements globaux d'environ 8 milliards d FCFA et 541 emplois créés ; la restructuration de la CCIMA et la création de postes de contrôle des imports/exports des directions régionales.

27- Il convient de souligner qu'une délégation centrafricaine conduite par Son Excellence, le Président de la République, a rencontré le mouvement des entreprises françaises (MEDEF), le Patronat français, qui a marqué son intérêt pour la redynamisation de la coopération entre les deux pays dans le secteur du commerce, de l'industrie et des PME/PMI. La sécurité, la paix et l'amélioration du cadre juridique et réglementaire des affaires étaient, entre autres, leur légitime préoccupation qui a retenu la Haute Attention du Président de la République qui, dès son retour au pays, a donné des instructions fermes visant la sécurisation de l'ensemble du pays, la culture de la paix, le renforcement de la réconciliation nationale et la bonne gouvernance.


(8) Dans le secteur agricole
28 – le gouvernement a décider de redonner la priorité à ce secteur et a entrepris les préparatifs de la relance de la filière cotonnière. Une nouvelle société cotonnière est en voie de création et des efforts soutenus sont accomplis afin de pouvoir payer aux paysans, comme préalable à la relance des activités, les arriérés qui leur sont dus sur les 4 dernières campagnes. Le gouvernement est en discussion avec les bailleurs de fonds en particulier avec l'Union européenne et l'AFD pour le financement de ces arriérés dont le montant s'élève à 2,2 milliards de FCFA. Les mêmes efforts se poursuivront sur le café, le palmier à l'huile et le tabac afin d'augmenter les revenus des paysans et lutter contre la pauvreté en milieu rural.

(9) Dans les secteurs des Eaux, Forets, Chasse, Pêche et Environnement
29- le gouvernement a mené de nombreuses actions au cours de ces 8 derniers mois dont la prorogation du projet d'Appui à la réalisation des Plans d'Aménagement Forestier (PARPAF) sur financement de l'AFD ; le démarrage de la formation des cadres du Département par le CIRAD- Forets, en vue de la mise en place d'un Centre de Données Forestières, grâce au financement de l'Union européenne ; le suivi du programme de sécurisation des recettes d'exportation du bois et de sa traçabilité, exécuté par la société BIVAC Export RCA dont les montants sécurisés depuis mai 2005 sont de 1,2 milliards de FCFA, (v) la signature d'un contrat avec l'Unesco pour la mise en œuvre du programme d'Aide d'Urgence au Parc Manovo-Gounda-St Floris ; la signature de la convention de Bonn sur les espèces migratrices ; la compagne de sensibilisation dans le cadre du projet du lac Mbali financé par le FAO pour le repos biologique du lac et le démarrage du processus d'élaboration du programme d'Action Nationale de la dégradation des sols.

(10) Dans le cadre des Mines, de l'Energie et de l'hydraulique
30- en vue de la création future d'une cimenterie en RCA, le gouvernement a obtenu le financement de l'étude de faisabilité du gisement de calcaire de Bobassa auprès du Gouvernement Chinois. Il a signé une convention de développement minier entre l'Etat Centrafricain et la société Aurafrique, filiale de la société AXMIN qui passera bientôt à la phase d'exploitation du gisement aurifère dans la région de Ndassima ( Bambari) dans la préfecture de la Ouaka. En outre, le gouvernement a lancé la campagne d'exploitation de gisements kimberlitiques dans la région du Mbomou.
31- Dans le cadre de la lutte contre la fraude, le gouvernement a mis en place une commission interministérielle chargée de la création de la police des mines. Pour permettre aux acteurs miniers de profiter de leur production, le gouvernement mettra en place sous peu, la bourse de diamant Centrafrique. De même une Taillerie International de Bangui(TIP) est déjà installée dans l'objectif de valoriser au mieux les produits de artisans miniers.
32- Dans le domaine de l'énergie, le gouvernement a pris deux décrets portant d'une part, sur les attributions, l'organisation et le fonctionnement de l'agence autonome de régulation du secteur de l'électricité, et d'autre part, fixant les attributions et portant l'organisation et fonctionnement de l'agence autonome de l'électrification rurale. En juillet 2005, le gouvernement a obtenu une subvention de 1,5 million de dollars américain du Conseil du Fonds mondial pour l'environnement pour le financement de 4 sites de micro centrales hydroélectriques et est à la recherche de financement pour le six sites déjà retenus. Dans le cadre de l'intégration régionale, le gouvernement a initié une étude et de projets avec le concours de la BDEAC et les fonds arabes pour l'interconnexion électronique entre la RCA et la RDC. Dans le domaine de hydraulique, le Gouvernement a réalisé dix neuf (19) forages et réhabilité quatre vingt (80) forages, équipés de pompes manuelles avec l'appui de l'Unicef, du HCR et de l'USAID. Ainsi, en moins de 6 mois, le Gouvernement a couvert les besoins en eau de 300.000 habitants situés dans les préfectures de l'Ouham, de la Nana Gribizi, de l'Ombella M'poko, de la Lobaye et du Mbomou.


(11) Dans le domaine de télécommunications et de nouvelles technologie de l'information
33– Le Gouvernement a entrepris, entre autres, l'élaboration du cadre stratégique du développement des télécommunications et la mise en place des infrastructures à larges bandes et à haut débit afin de moderniser les réseaux de télécommunications. Il a aussi entrepris l'offre des bouquets de services nouveaux comme la visioconférence, le télé médecine, la radio et la télévision numérique.

(12) Dans le secteur des Affaires Etrangères, de l'Intégration Régionale et de la Francophonie
34- Notre pays, la République Centrafricaine, a intégré l'Union Africaine lors du sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de Syrte (Libye). Cette réintégration a permis la pleine participation de notre pays au 6ème sommet de l'Union Africaine tenu du 23 au 24 janvier 2006 à Khartoum (Soudan). Note pays a, aussi, participé à la 59ème session de l'Assemblée générale de l'ONU et a pris part à la conférence ministérielle des pays membres de l'organisation internationale de la Francophonie à Madagascar et au Sommet de France/Afrique au Mali. Il a repris la Coopération avec l'Union Européenne suite à l'organisation et à la réalisation des opérations électorales réussies et appréciées par la communauté internationale. Le Gouvernement a programmé la mise en route et le rapatriement des fonctionnaires et agents de l'Etat rappelés à l'administration centrale et qui demeurent sans titre de transport retour ainsi que l'apurement progressif des arriérés des ambassades et des consulats dont la mise en œuvre est tributaire de l'amélioration des finances publiques. Ces actions sont axées sur la réforme introduite par la nouvelle carte diplomatique. Le gouvernement est en train de réactiver les commissions mixtes pour traiter des questions de sécurité, de la libre circulation des personnes et des biens et autres questions connexes avec certains pays amis. Pendant cette période, les ambassadeurs des pays suivant ont présenté leurs lettres de créance au chef de l'Etat: japon, Israël, Afrique du Sud, Saint-Siège, Egypte, Russie, Mali, Ordre Souverain de Malte et Turquie.

13 Dans le secteur de la Justice
Le gouvernement a pris deux textes visant l'amélioration de la justice, l'un, portant création d'une section spéciale au sein du Parquet de Bangui et la mise en place de deux cabinets d'instruction spécialisée et l'autre, visant la création et l'organisation du Tribunal du Commerce en République Centrafricaine. En fin de renforcer la lutte contre la corruption, la criminalité transnationale et protéger davantage les droits de l'homme, le gouvernement a signé plusieurs conventions internationales dont la convention de l'Union Africaine contre la corruption et la convention des Nations Unies sur la criminalité transnationale organisée qui ont été soumises à l'Assemblée. Dans le cadre de la formation initiale et continue des magistrats, le gouvernement a sélectionné fin octobre 2005, 30 jeunes qui sont en formation à l'École Nationale d'Administration et de la Magistrature. Au plan disciplinaire, le gouvernement a traduit devant le conseil de discipline de la Fonction Publique qui les a sanctionné, 4 magistrats. De même, 6 greffiers suspendus à l'issue du contrôle paiement attendent d'être traduits devant le conseil de discipline afin de montrer la détermination du gouvernement dans sa lutte contre le détournement, la fraude, la corruption et l'impunité.

(14) dans le secteur de la Fonction Publique, du Travail, de la Sécurité Sociale et de l'insertion Professionnelle des jeunes
36 au niveau de la fonction publique, le gouvernement a organisé l'opération recensement paiement effectuée à Bangui et en province en vue de la maîtrise de la masse salariale et les effectifs de la fonction publique. La masse salariale est passée de trois milliards sept cent cinquante millions de francs cfa (3.750.000.000) à fin décembre 2004 à trois milliards cent soixante douze millions de francs Cfa (3.172.000.000) à fin juillet 2005 soit une baisse de 11,30%. Au cour de cette période, les effectifs sont passés 26.269 à 23.663 agents soit une réduction de 10 % correspondant à 2.606 agents. Le gouvernement a procédé au contrôle des enfants bénéficiant des allocations familiales et a régularisé la situation de 1.546 décisionnaires et personnels d'appui. Il a mis à la retraite 921 fonctionnaires et agents de l'Etat supplémentaires et procède à l'expérimentation du programme des contrats d'insertion professionnelle de jeunes en entreprise. Il a traduit devant le conseil de discipline 1699 agents de l'État coupables de malversations. Il vient de réaménager, suite à l'ordonnance du Président de la République quelques articles du statut général de la fonction publique en matière des sanctions disciplinaires et va créer quatre nouveaux conseils de discipline afin d'accélérer l'instruction des dossiers. Le remaniement technique du gouvernement du 31 janvier 2006 consacre la volonté du chef de l'Etat et du gouvernement de mener la lutte contre la fraude et d'appliquer la loi de ce pays à tout le monde quel que soit le rang social.
37 Dans le domaine du travail, notre pays a ratifié une dizaine de conventions internationales et a fait appel au BONUCA pour son expertise et son conseil pour l'examen de l'avant projet du code de travail. Par ailleurs, le gouvernement a assuré la formation des fonctionnaires relevant de cinq ministères aux techniques de lutte contre le VIH/Sida et a mis en place dans huit entreprises sur dix des comités de santé, d'hygiène et de sécurité sociale.
38. S'agissant de la sécurité sociale, le gouvernement a informatisé les services de l'OCSS et élaboré un manuel de procédure pour faciliter le travail des agents tout en mettant à jour les fichiers prestataires. Il a soumis à l'assemblée nationale des projets de lois portant création de la caisse nationale de sécurité sociale et poursuit la restructuration et reformes de l'OCSS.
39. en ce qui concerne la formation professionnelle, le gouvernement a établi un diagnostic de fonctionnement de plusieurs sociétés et a assuré le perfectionnement des travailleurs du secteur privé dans plusieurs domaines dont la boulangerie, le dessin asd'emplois et soumis trente trois (33) jeunes au programme des contrats d'insertion professionnelle en entreprise. Le sisté par ordinateur, l'électricité automobile, l'ingénierie appliquée à la formation des adultes et le plan comptable OHADA. Il a procédé au recensement de 3180 entreprises à Bangui et élaboré le répertoire des ONG et autres structures d'appui au développement de la libre entreprise. Il a informatisé les fichiers de demandeurs
gouvernement a organisé le deuxième forum de l'emploi et de la formation professionnelle ainsi que le premier salon d'entreprise et y a pris une part active. Il a actualisé les textes en matière de recrutement de la main d'œuvre étrangère pour plus de transparence.

(15). Au niveau du Secrétariat du gouvernement et des relations avec le parlement
40. le gouvernement a mené une intense activité de juin 2005 à février 2006 qui se résume à la tenue de 42 conseils de Cabinets et 33 conseils des Ministres qui ont permis de prendre 115 décisions dont 80% déjà exécutées dans divers domaines et 20 % notifiés et en cours d'exécution. Pendant cette période, 328 Décrets ont été signés et 16 lois ont été promulguées dont deux lois de finances, 11 lois de ratifications ainsi que trois lois organiques relatives aux fonds d'entretien routier, à la Cour Constitutionnelle et à la loi d'habilitation autorisant le chef de l'Etat à légiférer par ordonnance.
41. Dans ses relations avec le parlement, le gouvernement a initié 2 sessions extraordinaire qui ont permis l'installation de l'assemblée nationale issue des dernières élections législatives et la présentation de son programme de politique générale. Il a reçu du parlement 5 propositions de lois qui ont été ventilées dans les commissions techniques pour avis à communiquer à l'assemblée nationale. D'ores et déjà, le gouvernement a émis un avis favorable sur la proposition de lois relatives aux violences faites aux femmes et n'a pas retenu la proposition relative à la scolarisation du jeune garçon et de la jeune fille en raison de l'existence de la loi d'orientation de l'éducation nationale. De son coté, le gouvernement a soumis au parlement 26 projets de lois dont 16 ont été votées et 10 sont en cour d'examen. Tout cela témoigne du dynamisme de notre jeune démocratie et des bonnes relations harmonieuses qui existent entre les pouvoirs législatif et exécutif dont les règles de fonctionnement sont bien définies par des textes en vigueurs. Nous ne pouvons que nous en féliciter.
42. La tension permanente sur la trésorerie de l'Etat n'a pas permis au gouvernement d'assurer la publication régulière du journal officiel, accusant un retard cumulé de 230 numéros depuis 1977. Le gouvernement actuel est en contact avec certains partenaires pour reprendre la publication régulière du journal en vue de renforcer la transparence de son action.
43. Notre école nationale d'administration et de la magistrature a pu organiser, malgré les
difficultés financières, deux sessions de perfectionnement des cadres des Départements ministériels et l'encadrement de stagiaires en fin de cycle de formation. Nous entendons revoir les filières de formations et la révision des programmes de formations en cohérence avec besoins de développement du pays.
Centrafricaines, Centrafricains, chers compatriotes et amis de la RCA,
44. Comme vous le voyez, en huit mois, beaucoup a été fait par le gouvernement pour (i) réduire le déséquilibre macroéconomique, renforcer les finances publiques, améliorer la bonne gouvernance et intensifier la lutte contre la fraude, la corruption et l'impunité (ii) prendre quoique avec un certain retard des mesures de reformes structurelles et institutionnelles adéquates pour relancer la production et renforcer l'administration et redynamiser le secteur privé. Il va s'en dire que beaucoup reste aussi à faire. Les orientations et les objectifs du programme du gouvernement pour 2006 et les années à venir ont été discutés avec nos partenaires au développement dans le cadre du second programme poste conflit conclu avec la mission conjointe FMI/Banque Mondiale et la BAD en novembre 2005 et qui a été approuvé par le conseil du fonds en janvier 2006.
45. Dans ce programme, le gouvernement s'engage à poursuivre l'assainissement des finances publiques, l'amélioration de la transparence de l'action gouvernementale, la bonne gouvernance et le renforcement de la lutte contre la fraude, la corruption, l'impunité. Il s'engage aussi à poursuivre les reformes structurelles et institutionnelles appropriées en vue d'accroître les recettes publiques et faciliter le développement du secteur privé. L'exécution satisfaisante de ce programme permettra à notre pays de bénéficier d'un programme plus vaste appuyé par la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI et lui permettra d'accéder à l'initiative en faveur des pays pauvre très endetté (PPTE) afin de bénéficier de l'annulation de sa dette dont le niveau est devenu au fil des ans insoutenable.
46. Pour ce faire, chers compatriotes, nous devons nous mettre résolument au travail pour mériter le « Mapa ti yanga » et donner un contenu concret au slogan « Kwa na Kwa » qui résume la politique du Président de la République et l'action gouvernementale. Nous devons continuer la maîtrise de la masse salariale et les effectifs de la fonction publique. Nous devons relancer la production significative dans l'agriculture, la forêt, les mines, le tourisme et l'industrie afin d'élever progressivement notre niveau de vie et améliorer nos conditions socioéconomiques. La lutte efficace contre la pauvreté est à ce prix.
47. Je compte fermement sur chacune et chacun de vous, dont le travail inlassable devrait être reconnu et récompensé comme tel par l'apurement progressif des arriérés et le paiement régulier des salaires dont le niveau devrait un jour être débloqué pour ceux de la fonction publique, lorsque nos efforts de redressement des finances publiques seront couronnés de succès soutenus. Dans cette perspective, le gouvernement vient de créer un comité paritaire pour étudier la question et lui faire des propositions. Il réitère sa volonté de faire face à ses obligations de souveraineté dont les salaires sur la base de nos ressources propres affectant en priorité les ressources extérieures aux projets et programmes de développement.
48. Pour ceux de nos compatriotes et résidents qui voudraient s'enrichir sans cause et sans travail honnête dans les secteurs public et privé, le gouvernement se verra obliger d'appliquer à leur égard la rigueur des lois de la république. Je sais que vous êtes nombreux à penser qu'un travail honnête doit être reconnu et récompensé et que l'époque de l'impunité est bien révolue.
49. c'est pourquoi, je suis déterminé plus que jamais à poursuivre mon travail sous la haute autorité du Président de la République, chef de l'Etat, avec le concours de chacune et de chacun de vous des secteurs public et privé pour atteindre pleinement les objectifs du programme que j'ai présenté devant les élus de la nation. Je suis plus que convaincu que seul notre ardeur au travail, l'amélioration de la sécurité, la bonne gouvernance et l'intensification de la lutte contre la corruption et l'impunité, inciterons nos partenaires au développement et le secteur privé à nous apporter des appuis massifs qui nous permettront de replacer notre pays sur le chemin de la croissance économique élevée et durable en vue de réduire drastiquement la pauvreté en République Centrafricaine.
Centrafricaines, Centrafricains, chers compatriotes et amis de la RCA,
50. Je sais pouvoir compter sur chacune et chacun de vous pour atteindre pleinement dans les délais raisonnables les objectifs de notre programme de développement de l'année 2006 et les années suivantes.
51. Enfin pour terminer, je voudrais lancer un appel en priorité à l'ensemble du monde de travail, la jeunesse et le peuple Centrafricain pour qu'ils puissent apporter leurs concours au gouvernement dans ce nouveau combat pour créer une société où il fait bon vivre dans l'unité, la dignité, la paix et le bonheur.
Je vous remercie pour votre aimable attention.

Elie Dote

Premier Ministre

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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 16:08

UNIVERSITE DE BANGUI : LES ETUDIANTS SOLLICITENT L'ARBITRAGE DU PRESIDENT BOZIZE



 


Encore une fois de plus, ça promet d'être chaud sur le campus universitaire puisque les étudiants sont plus que jamais déterminés à ramener le gouvernement Doté sur les rails tant, ils en ont assez marre de ses promesses fallacieuses et utopiques. L'université de Bangui qui, il y a trois semaines de cela était le théâtre d'une démonstration de force entre étudiants et la police anti émeute sera encore au centre de l'actualité de la semaine. Le lundi 20 mars, ils étaient nombreux à se déporter dans les différentes facultés pour déloger leurs collègues qui prennent cours car affirment-ils, que seule la lutte collective pourra apporter des solutions idoines à leurs revendications légitimes.00
En effet, les objectifs de cette grève illimitée des étudiants sont entre autres, le versement des deux mois restants sur le deuxième trimestre de l'année 2004, le rétablissement du paiement trimestriel et la signature d'un moratoire de paiement des 23 mois d'arriérés de bourses. Pour le Président de l'Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), Donatien Ndamo que nous avons rencontré, le Ministre en charge de l'Enseignement Supérieur Charles Armel Doubane leur a fait savoir qu'il ne fera rien pour satisfaire ses revendications et si possible, il mettra en prison les responsables de cette association facultaire et supprimer la bourse au niveau de l'Université. Aussi, il nous ont signalé qu'il y a quelques temps, des tracts anonymes circulent au niveau de l'Université de Bangui comme quoi, le Président de la République aurait laissé entendre que ce ne sont pas des étudiants qui font la grève mais plutôt des jeunes manipulés du « quartier sara » qui en profitent pour semer la zizanie ; pour ce faire, il compte cette fois ci les atteindre avec des balles réelles au cas où, ils tenteront de sortir dans la rue pour manifester leur mécontentement. Ces déclarations fortuites, éhontées et tellement gravissimes n'ont fait que soulevé la colère des étudiants qui sollicitent une rencontre solennelle avec le Chef de l'Etat François Bozizé pour d'amples clarifications.
Eu égard à tout ce qui précède, l'on se pose la question de savoir pourquoi réservé un tel traitement à ceux qu'on clame haut et fort qu'ils constituent l'avenir de ce pays ? Il n'est cependant un secret de polichinelle que la plupart des cadres qui sont actuellement aux commandes dans le pays sont passés par l'Université de Bangui et qu'ils ont été bénéficiaires des bourses de ce pays pour leurs études, alors pourquoi en denier le bénéfice à d'autres ? La question reste posée. Par ailleurs, les étudiants affirment que si le gouvernement s'exécute en leur payant les deux mois et qu'il arrive à signer le moratoire de paiement des arriérés de bourses, il y aura du calme sur le campus universitaire. En lieu et place de ses accusations qu'ils qualifient infondées, nous estimons qu'il est du devoir du gouvernement de prendre ses responsabilités en payant à ces pauvres étudiants leur dû. C'est dommage que la revendication des droits dans ce pays se fasse dans la rue et par des méthodes peu orthodoxes
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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 14:22

 

 

Quelle solution pour la situation actuelle de la RCA:
Tout économiste me dira qu’avant d’établir un programme en personnel aussi large et promettre de « payer les salaires à terme échu » et ceci régulièrement, il faut appréhender le contour exact et l'ampleur de la situation économique de l’environnement dans lequel cette promesse est faite.
Dans les entreprises privées ou publiques orientées vers la rentabilité ou vers le profit, on ne peut pas planifier de lourdes dépenses sans une idée précise des revenus qui seront générées par suite de ses dépenses. Première appréciation erronée de la réalité Financière Centrafricaine



 

La première méconnaissance de la pratique financière en Centrafrique et son appréciation par le gouvernement du Professeur Goumba, est celle liée à la promesse de payer les salaires à terme échu. Dans cette logique, l’équipe finance du Professeur s'était basé sur un rapport erroné de la Direction Générale des Douanes établi sous le régime Patassé en l'an 2000 qui prétendait que les recettes du Trésor Public étaient de l'ordre de 3 milliars de Francs par mois. Ce rapport disait en substance que si Patassé ne payait pas les salaires, c'est parce qu'il détournait ces recettes pour d'autres objectifs. Cette citation ne se veut point servir de démenti de la pratique patassiste ni ne doit donner prétexte à un soutien de la logique du régime du barbu national Mr Patassé, régime que tout le monde a critiqué et combattu. L’utilisation de ce rapport est remis en cause parce qu’il n’est pas bon, même pour des raisons de continuité de l’état, de se référer à un système qui n’a pas fait ses preuves.
De la conviction qu’on gagne aujourd’hui, il en résulte qu’en dressant ce fameux rapport, la Douane a économiquement oublié de tenir compte des facteurs structurels ou conjoncturels du pays, de la fluctuation des entrées des marchandises et de l'organisation de leurs écoulements sur les marchés, de tenir compte de l'état d'enclavement de notre pays, de notre dépendance vis à vis des pays voisins comme le Cameroun qui ont accès à la mer.
L’utilisation de ce rapport erroné de la Direction Générale des Douanes de l'an 2000 a prévalu alors qu’il aurait fallu s'attaquer aux vraies causes et raisons du déclin des structures économiques du pays. On se rappellera des multiples textes soumis par des anciens Directeurs de la Comptabilité publique Centrafricaine, dirigeants de banque, anciens Observateurs Etrangers et d’autres spécialistes encore vivants en Centrafrique sur la situation de la fonction publique Centrafricaine et des effets secondaires des différentes loi des finances, mettant en exergue le disfonctionnement causé par la structuration actuelle du trésor public et l’office national d’informatique. A ces maux s’ajoutent les effets pervers de la guerre de Bemba et Patassé qui n’ont fait qu'aggraver la situation.
On constate dès lors que le gouvernement du Professeur Goumba a péché par enthousiasme en arrivant au pouvoir, criant trop vite pouvoir payer les salaires à termes échu alors que rien n’était fait pour garantir une visibilté de chaîne financière. En un mot, après le 15 Mars, il aurait fallu une étude sérieuse et complète avant de se prononcer sur l'entrée des recettes dans la caisse du Trésor à Bangui, Berbérati, Bambari et dans les Zones diamantifères.
A cela s’ajoute le manque de structures et les modalités d’imposition des commerçants et des PME, des patentes et autres sources de recettes sachant que les différents gouvernements sous Patassé ont encaissé les redevances par anticipation. Or rien de tel n'a été fait avant les déclarations tapageuses de paiement de salaire comme promis.
Sans être économiste, on peut aisément constater avec de maigres connaissances de gestion qu'en Centrafrique, on se livre à de la pifométrie-économique et non de l'économétrie-politique comme dirait un aîné économiste. Tout ceci pour dire que le novice de l’économie sait qu'il n'y a pas une issue possible dans la situation actuelle, pour la relance réelle de l'économie du pays sans une volonté pour s’attaquer aux vrais réformes issues d’une réelle et sérieuse études basées sur la pratique financière qui se délimite du hasard et de la politique de main tendue des 20 dernières années.

 

 

La responsabilité collective lors du Dialogue que certains qualifient à juste titre de Kermesse Nationale
L’image désolante que la société centrafricaine offre à ses partenaires est celle d’un pays sans intelligencia.

 


a)Voilà presque 400 Centrafricains venus de toute tendance pour discuter de ce qui ne va pas dans notre pays. 400 personnes dont 50 voir 100 ont participé aux séances sur la culture et l’éducation. Parmi ces 50 voir 100 personnes, aucun n’a été en mesure d’évoquer le retard connu dans l’enseignement public centrafricain depuis 20 ans et de proposer ce qu’il est possible de faire en un an, 5 ans et 10 ans pour relancer ce secteur.
Il n a été question nulle part de programme de recyclage rapide (et ceci pendant les vacances scolaires de pâques prochaines par exemple) de tous les proviseurs de Lycées, des Directeurs d’écoles à qui on pourra présenter un programme de rattrapages à appliquer:

- aux élèves âgés, spécialement ceux des classes de CM2, 3ème, Terminale etc
- aux Professeurs et autres Enseignants démotivés pendant la période Patassé
- aux Communes et aux Villages pour stimuler leur soutien aux enseignants affectés dans leur village et inciter les Chefs de villages dans la création de structures à caratère de Cantines scolaires pour inciter davantage les élèves à fréquenter les écoles.

Pourtant tout ceci est faisable sans grands moyens.

En définitif, l’équipe Education et Culture a passé sous silence le grave problème de formation de la génération future, problème causé par des années de retard alors qu’il est prévisible qu’en 2010 il n’y aurait aucun cadre capable de maintenir le fonctionnement des structures administratives. Pire, cette commission s’est érigée en plate forme de revendication salariale.
Personne n'a eu l'audace de se demander comment développer des programmes de formation professionnelle accélérée basée sur les besoins immédiats tels que la manutention, la plomberie, la construction de l’habitat, l’hygiène, la santé et l’enseignement villageois. Cependant, que va faire la RCA des enfants de 25 ans qui sont en Terminale, ces enfants 15 ans qui sont au CM2?

De la relance de l’Administration et du Service Public


b)voilà presque 400 Centrafricains venus de toute tendance pour discuter de ce qui ne va pas dans notre pays. 400 personnes dont 50 voir 100 ont participé aux séances sur l’économie. Parmi ces 50 voir 100 personnes, aucun n’a été en mesure d’évoquer le model économique qui correspond le mieux à la situation actuelle qui mérite un changement depuis 20 ans. Personne n' a eu l'idée de proposer ce qu’il est possible de faire en un an, 5 ans et 10 ans pour relancer ce secteur.
Un ancien directeur du budget actuellement responsable financier auprès d'une institution de l'ONU a décrit dans une discussion la relance de l’administration comme devant être une des priorités du Gouvernement de Transition mis en place après le 15 mars 2003. Il souligne que la relance de l’Administration ne peut être efficace que si elle est soutenue par une volonté politique réelle, se caractérisant par la mise en place des mécanismes structurels ciblés par lesquels le gouvernement devrait apporter un souffle nouveau à la gestion de la Fonction Publique pour rendre optimum les Ressources Humaines dont le pays a besoin pour sa reconstruction. On aura pensé que le Dialogue National sortira un programme du Genre :


· Recyclage des Fonctionnaires des Finances et du Trésor dans les 6 prochains mois,

· Réouverture de l’école Nationale d’Administration avec un cycle accéléré pour Commis d’Administration suivi d’un séance de recyclage des Préfets et Sous-Préfets

· Réformer l'administration territoriale en appuyant les Préfets et Sous-Préfets issues de l’école Nationale d’Administration de conseiller économique issues de l'université. On pense que les titulaires de Maîtrise ou de Licence peuvent, après une formation accélérée organisée par l'ENA, appuyer les administrations rurales dans la compréhension de la canalisatiion des mécanismes d'économie rurale

· Introduction de structure d’études économiques auprès des Préfets pour une meilleure compréhension des mécanismes de fonctionnement rural. Un tel corps peut être constitué par les titulaires de Maîtrises ou de Licences, formés rapidement pour palier au manque de personnel d’encadrement de l’administration au niveau des provinces

· Organisation de formation accélérée des officiers de Police, de Douanes, etc.

Il n’a été nulle part question de mesures pour palier à la démotivation des fonctionnaires, provoquée et aggravée par de longues périodes de salaires non payés sous les régimes passés ont généré des réflexes de lutte pour la survie. Cette attitude qui consiste à monnayer le service public pour se faire rémunérer soit-même, est devenu le seul objectif à atteindre pour ceux qui continue de se rendre à leurs postes de travail. C’est effectivement cette pratique qui a fini par tuer les valeurs intrinsèques liées à la notion de « gratuité» du service public et anhéler son efficacité.
Quelle est la démarche économique la mieux adaptées aux mentalités qui se sont dévolppés en corrolaire des pratiques adminsitratives. Bangui est toujours confondu par la plupart des Centrafrique à la notion de pays. Pour ces compatriotes, on parle de Bangui en évoquant la RCA.

Au niveau de la Représentation Internationale
Le nouveau Gouvernement a les yeux tournés vers l’extérieur, principalement vers la France et l’Union Européenne avec son poumon France-Allemagne. Or, jusqu’à preuve de contraire, un programme de relance de la Coopération avec ces pays tarde a être amorcé.
Nous ne figurons pas par exemple sur la liste des pays retenus par le Ministère de la Coopération Economique Allemande (BMZ) pour bénéficier d'une aide publique ou privée de l'état Allemand. Nos relations diplomatiques sont rompues avec l'Allemagne suite aux différentes brouilles que Patassé avait avec les Allemands à cause de son cousin imposé peu après les élections de 1993 comme ambassadeur aux Allemands. Depuis, la BMZ n'a pas inscrit notre pays sur la liste sur laquelle figurent tous les pays pour lesquels l'Allemagne privilègie l'aide privée et publique (voir http://www.sequa.de/frames/outer.phtml?IDT= ). on n' a pas besoin de comprendre l'allemand pour se rendre compte que la RCA ne figure pas sur cette liste. Des contacts avec les différentes tendances politiques allemandes, ces derniers s’attendent à ce que le nouveau gouvernement nomme une personne capable de relancer la coopération avec l'Allemagne. Curieusement, on apprend que la personne confirmée à ce poste est exactement la même personne qui fût à la base de la rupture des relations diplomatiques entre la RCA et l’Allemagne. A ce jour, il n’y a ni ambassade ni consulat allemand à Bangui. Les locaux sise Avenue Nasser sont occupés depuis par d’autres locataires. Loin reste la période ou la BMZ finançait des projets dans le Nord Ouest, notamment Paoua, Bossangoa, etc..) Comment imaginer la représentation Centrafricaine auprès de la CEE avec le cercle Paris-Bonn-Bruxelles sans un vrai diplomate à Berlin et à Bruxelles?

 

 Le mieux sera de ménager nos partenaires dans ce temps ou notre structure financière n’est pas encore remise sur les rails

 

Et la meilleure façon de le faire consiste à envoyer des gens compétentes dans nos représentations même si les moyens font défaut. A défaut d’hommes compétents, recycler de façon accélérée des hommes et des femmes afin d’avoir des émissaires capables de présenter les difficultés réelles que nous connaissons dans la réforme administrative et économique pour garder un fonctionnement des services minimun pouvant aider au rétablissement des structures de paiement régulier des salaires.

Pourquoi donc ne pas penser au recyclage de tous ces jeunes diplômés chômeurs titulaires de licence en droit ou science économique de l’université de Bangui. Il suffirait de formuler une demande claire auprès des institutions internationales telles :

L’Unesco et autres institution pour envoyer des formateurs sur place à Bangui pour une période de 2 mois, durée d’un tel recyclage

L'OMS pour la médecine:
l’OMS ne refusera sûrement pas d’envoyer des enseignants pour un recyclage de personnels médicaux pour une durée limitée à deux ou trois mois sur place à Bangui, ce qui évitera des complications aux niveaux des formalités et des coûts au séjours.

L'OIT à Génève
L'Organisation Internale sdu Travail ne refusera sûrement pas d'expédier de formateur pour un recyclage de courtedurée
Les institutions internationales saisies dans une démarche animées de la volonté de remise à niveau du personnel de l'administration publique, ne refuseront sûrement pas de prêter main forte à l'administration s'ils sont convaincu du caractère sérieux de l'organisation et de la pérennité d'une telle opération.
Voilà ce qu’on attendait comme recommandations formulées par les représentants du peuple dans les différentes commissions du dialogue. Toutes les recommandations ne tiennent compte que de la réalité banguissoise et je me demande quelle est la place de la République Centrafricaine entière dans la logique de développement axé sur Bangui uniquement.
Jean-Pierre MARA
Alpes Maritimes
Le 4 Novembre 2003

 

 

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Published by Jean-Pierre MARA - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 23:45
De : "mon_rocher" <mon_rocher@...>
Date : Dimanche 26, Mars 2006  18:10
Objet : Re : RE : [kodro_ti_finini] POURQUOI CETTE GUERRE DANS LE NORD ?
mon_rocher
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POURQUOI CETTE GUERRE DANS LE NORD ?
Le fait d'être citoyen nous donne le droit et nous oblige de
s'informer et d'informer. Plutot que de s'arrêter à des analyses
sommaires basées sur de la vraisemblance, nous chercherons à en
savoir plus sur cette affaire, qui je le rappèle est lourd de
conséquence si avérée. La seule idée qu'il en soit ainsi (complot)
merite la investigations (citoyenne). Il vaut mieux un résultat
médical négatif en cas de malaise, que le doute qui fait persister
et exalter la douleur.

Guy-Jean, l'incompétence des gens qui nous dirigent n'est plus à
démontrer, c'est plutot la presomption du contraire qui est à charge
de preuve désormais. Remarque que dans tout ce qui a été dit, aucun
responsable spécifique n'est soupçonné. Ce genre de choses peuvent
se decider en "interne" au niveau des militaires entre eux, ou "au
sommet" dans la politique.

La parole nous dit qu' "il n'ya rien de caché qui ne soit découvert".

God bless
evrard


Dans
kodro_ti_finini@..., "Le Foll-Yamande Guy-Jean"
<tatoolfg@y...> a écrit
>
> Réponse dans le texte.
>
>
>
> -----Message d'origine-----
> De :
kodro_ti_finini@...
> [mailto:kodro_ti_finini@...] De la part de philippe
agenor
> Envoyé : samedi 25 mars 2006 22:22
> À :
kodro_ti_finini@...
> Objet : [kodro_ti_finini] POURQUOI CETTE GUERRE DANS LE NORD ?
>
>
>
> Avant de répondre à Le Foll-Yamande Guy-Jean, je voudrais d'bord
faire qqs
> réflexions.
>
> D'abord juste une parenthèse pour dire à Evrard que j'ai beaucoup
de respect
> pour tes interventions dans ce forum pour créer une polémique.
Toutefois
> nous sommes en débat et on peut avoir des divergences dans les
analyses.
>
> Je pense que le drame que nous vivons aujourd'hui ne peut pas nous
> surprendre parce que le décors était déjà planté, nous l'avions
évoqué dans
> nos précédentes discussions. Au-delà des apparences, la question
que nous
> pouvons nous poser aujourd'hui est la suivante ? QUEL EST L'AVENIR
DE LA
> CENTRAFRIQUE ? QUE VEUT-ON POUR NOTRE PAYS ?
>
> Une première observation : entre le 15 mars 2003 et les élections
de 2005,
> il s'est écoulé plus de 2 ans, sans qu'une rébellion ne se
manifeste,
> exception faite des égarés de la dite rebellion. Ce n'est qu'une
fois les
> résultats connus et que le Pouvoir de Bozizé semble se consolider
que le
> mouvement rebelle amorce ce qu'on peut appeler une"montée en
puissance".
> POURQUOI CETTE PERIODE D'ATTENTE ?
>
> Deuxième observation : Question éternelle ? A QUOI SERT CETTE
ARMADA
> ETRANGERE A BANGUI ?
>
> [LFY] Très bonne question ? Don je n'ai pas la réponse ou les
réponses
> exactes.
>
>
>
> En effet, l'image surréaliste qu'on peut observer oujourd'hui à
Bangui, ce
> sont ces troupes étrangères suréquipées qui paradent dans la
capitale avec
> un armement de dernier cri au milieu de la misère de nos peuples
dont les
> problèmes sont plus quotidiens. Ces militaires s'attendent-ils à
une
> guérilla urbaine alors qu'on sait que les rebellions viennent
toujours de si
> loin ? Sachant que l'opinon publique de leur patrie n'admettra
jamais qu'il
> leur arrive un bobo en Afrique, à quoi sert leur présence, en
dehors des
> boîtes de nuit qui tournent à pleine régime ? Quel est le rôle de
la CEMAC ?
>
> Troisième remarque : On nous avait annoncé une rebellion avec des
fusils de
> fabrication artisanale et autres armes rudimentaires. Avec quoi
ont-ils pu
> abattre un avion ?
>
> [LFY] Comment et par qui cet avion a été abattu ?
>
>
>
> Derrière tous ces mystères, on ne peut qu'être inquiets pour
l'avenir de
> notre pays.
>
> [LFY]
>
> Le Foll Yamande, des descriptions précises que tu donnes, on
comprend
> aisément que tu es un militaire.
>
> [LFY] Non, un civil, juste retraité de l'armée, si tu veux en
savoir plus
> fait donc un tour dans les archives de Kodro et de Beafrica 1 & 2.
>
>
>
> Pourquoi est-ce sur l'insistance des journalistes que le
gouvernement a
> reconnu qu'une rebellion s'organisait dans l'arrière pays ? Avant
de nous
> donner de minables leçons d'économie soi disant sécuritaire,
>
> [LFY] Je n'ai pas donné de leçon d'économie, j'ai juste donné mon
avis sur
> un point. Donner son avis n'est en aucun cas une « leçon », cela
n'est donc
> pas dit pour enseigner quelque chose mais pour dire ce que l'on
pense du
> sujet. Tu peux être d'accord ou pas avec ce que je dis c'est pas
pour ça que
> je cherche à donner une leçon
>
> et je comprends que So puisse te rire au nez,
>
> [LFY] C'est toujours une bonne chose que de rire,
>
>
>
> si on t'envoie dit-on pour défendre la Patrie, tu pourrais te
demander de
> quelle Patrie il s'agit, si tu as vraiment un Etat de droit ?
>
> [LFY] « Si on m'envoie dit-on » qui m'envoie ? qui « Dit » et qui
est « on »
> ? Me demander de quelle patrie il s'agit ? là je peux te répondre
tout de
> suite pour moi c'est la RCA, mais c'est aussi la Parole de Dieu,
donc pour
> moi défendre la Patrie comme défendre la parole de Dieu ne peut ce
faire que
> par la non-violence, que par l'amour de son prochain.
>
>
>
> Quand tu dis (et tu as l'air de bien connaître le sujet) : "il
des façons
> de faire qui sont à la fois plus efficaces, plus économiques, plus
rapides,
> plus discrètes, bref bien mieux sur tous les rapports", tu évoques
des
> moutons ou des êtres humains ?
>
> Tes propos plein de sous-entendus ne m'ont pas échappé, sache que
nous avons
> tout vu en Centrafrique.
>
> [LFY] Hélas, il est vrai de bien des choses ont déjà été vu.
>
>
>
> Quelle que soit ta capacité à éliminer tes adversaires
physiquement et
> scientiquement comme tu le décris,
>
> [LFY] Où as-tu lu que je parlais ou sous-entendais que MOI je
ferai ? J'ai
> juste dis qu'à mon humble avis l'affirmation dite n'était pas
réaliste en
> comparaison d'autre façon de procéder. Ce n'est ni une négation
ferme, ni un
> encouragement à prendre d'autre mesures, ni une menace, c'est
juste un avis
> sur un sujet donné.
>
>
>
> tu descendras de ton piedestal comme tous ceux qui t'ont précédé
dans cet
> exercice dans notre pays
>
> [LFY] De quel piédestal tu parles ? Où as-tu été chercher une si
drôle idée,
> est-ce parce que j'ose donner mon avis sur certain sujet que je
ferai alors
> preuve d'orgueil ? Si c'est le cas alors pardonne moi et à
l'avenir évite de
> lire ce que l'humble citoyen que je suis et veut rester pourrait
vouloir
> écrire à l'avenir.
>
>
> Le Foll-Yamande Guy-Jean <tatoolfg@y...> a écrit :
>
> "on sait que" ou plus exactement on croit savoir. Car les chiffres
et
> informations sur les mouvements de personnels militaires ne
permettent pas
> de faire ressortir ce genre d'affirmation.
>
> Les affectations sont personnelles, mais les mouvements de troupe
non, ils
> sont fait par unités constituées, au minimum par section, plus
généralement
> par compagnie. Et le souci premier d'un état major est d'obtenir
une
> certaine efficacité de façon à remplir un objectif tactique et/ou
> stratégique, ce genre de décision ne s'embarrasse donc pas avec les
> intentions décrites ici.
>
> Je penche plus pour de la simple rumeur que pour une vérité
établie, car si
> le but d'un pouvoir politique est d'utiliser ce genre de méthodes
pour ce
> débarrasser de quelques mal venus, c'est qu'il serait
particulièrement
> incompétent et inefficace, il des façons de faire qui sont à la
fois plus
> efficaces, plus économiques, plus rapides, plus discrètes, bref
bien mieux
> sur tous les rapports.
>
>
>
> -----Message d'origine-----
> De :
kodro_ti_finini@...
> [mailto:kodro_ti_finini@...] De la part de mon_rocher
> Envoyé : samedi 25 mars 2006 15:44
> À :
kodro_ti_finini@...
> Objet : [kodro_ti_finini] Re : NECHROLOGIE
>
>
>
> "on sait que depuis leur retour ce sont ceux-là qui sont envoyés
au
> front en priorité. Une manière de terminer le travail commencé en
> 2001. Notre armée est bien pris entre le marteau et l'enclume"
>
> Philippe,
>
> Je te remercie pour cette information que je vais chercher à faire
> confirmer car très lourde de conséquences. Il s'agirait d'un
meurtre
> au premier degré rien d'autre si pareille chose venait à être
> établie de manière formelle. Je connais beaucoup de journalistes
qui
> se feraient le plaisir de saisir ce genre d'histoire et en faire
> écho.
>
> Dans la bible lorsque le roi Salomon, pour des raisons de
convoitise
> et de jalousie, avait fait mettre le mari de son amante en
première
> de front, le livrant ainsi aux flèches ennemies, cela a suscité la
> colère de Dieu. N'eut été la sincère répentance de l'homme
lorsqu'il
> se sut découvert, il aurait été punit de mort.
>
> En tant que chrétien engagé je n'hesiterais pas a dénoncer
> publiquement pareille tuerie sournoise si l'information pouvait
être
> établie. Vraiment sans complaisance car c'est très grave.
>
> God bless
> evrard
>
>
> Dans
kodro_ti_finini@..., philippe agenor
> <amakassi@y...> a écrit
> >
> > Evrard
> > je ne partage pas ton point de vue dans le malheur de notre
> frère Alexis, la mort de nos vaillants militaires s'incrit dans
une
> lutte du pouvoir entre Bozizé et Patassé, et non pour une cause
> noble comme la Défense du Territoire. Pendant que les Gardes
> Présidentiels sont en train de parader et terroriser la population
> civile dans la capitale, on envoie à la boucherie les vrais
soldats
> qui soit dit au passage étaient déjà persécutés et obligés de
partir
> en exil après les événements de mai 2001 (tel était le cas du
> capitaine) ; on sait que depuis leur retour ce sont ceux-là qui
sont
> envoyés au front en priorité. Une manière de terminer le travail
> commencé en 2001. Notre armée est bien pris entre le marteau et
> l'enclume.
> > mon_rocher <mon_rocher@y...> a écrit :
> > Mon frère Alexis,
> >
> > Je te prie d'accepter mes sincères condoléances dans cette dure
> > épreuve. Trouve en ces moments difficiles une opportunité de
> saisir
> > d'avantage l'essentiel et le sens caché de cette vie que Dieu
> > t'accorde, pour batir sur du solide et non sur l'illusion du
monde.
> >
> > "Voici je viens comme un voleur"
> >
> > Pour notre frère puisse le seigneur Jesus-christ le recevoir et
> lui
> > faire jouir de toutes les promèsses solenelles qui accompagnent
> son
> > service si en ce monde il a choisi ce chemin. Amen.
> >
> > God bless
> > evrard
> >

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Published by God bless EVRARD - dans REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 21:30
Le vrai visage de Bozizé en Centrafrique :



A la faveur d’un coup d’état perpétré le 15 mars 2003, en l’absence du Président Patassé en mission au Niger, grâce au soutien de certains pays de la CEMAC, de certains milieux français, mais particulièrement du soutien franco-tchadien, Bozizé a pris le pouvoir à Bangui. Dans ses premières déclarations, il disait qu’il est venu pour assurer une transition de deux ans, soulager les souffrances du peuple centrafricain, mettre en place les institutions de la République et se retirer du pouvoir. C’était trop facile de dire mais difficile d’appliquer. Dans l’euphorie, tout bêtement, et c’est le mot qui convient, certains intellectuels (Ngoupendé, Meckassoua, Goumba, Tiangaye, Malendoma), ont apporté leur caution à ce « projet paradisiaque » de reconstruction de la société centrafricaine. Une marche de soutien au nouveau régime était organisée dans les jours qui ont suivi ce coup. A l’occasion, le général Malendoma va jusqu’à demander à ce que Bozizé soit élevé au grade de général d’armée pour avoir renversé les institutions démocratiques par un coup d’état. Goumba se proclamant l’opposant traditionnel, patriarche de la démocratie à sa manière, homme aux « mains impropres » avait accepté le poste de 1er Ministre et avait promis monde et merveille aux travailleurs centrafricains. Maître Nicolas TIANGAYE, lui, occupait le poste de Président du Conseil National de Transition (CNT) que d’aucuns qualifiaient à l’époque de Consortium National des Traîtres pour les uns et Conseil National de Trahison pour les autres. Les syndicats ont observé une trêve pour permettre aux nouveaux maîtres des lieux d’engager de véritables réformes, d’asseoir sa philosophie KNK. Ce qui permettrait donc de lancer le pays sur l’orbite du 21ème siècle. Si ça ne tenait qu’à cela, on dirait que tout allait au mieux pour le bonheur du peuple centrafricain, ‘’bonheur qui leur manquait du temps de l’ancien régime’’. Toutes les conditions étaient réunies pour permettre à Bozizé de construire une NATION centrafricaine réconciliée avec elle-même, un ETAT DEMOCRATIQUE ET STABLE où règnent le DROIT, la JUSTICE, l’ÉQUITÉ.

Malheureusement, à mesure que les jours passent, le pouvoir de Bangui montre son vrai visage, étale devant ceux qui l’ont applaudi les vraies raisons du coup d’état. Le bonheur promit s’est vite transformé en malheur dans les familles avec de multiples cas d’assassinats, de tortures, de violations graves des Droits de l’Homme. Le bonheur s’est troqué en humiliation, le bonheur s’est muté en pauvreté. La misère s’accentue, les salaires, pensions et bourses promis à terme échu deviennent chimériques. La relance des activités agricoles (production cotonnière, etc.), n’existe que de mots, la « vraie démocratie » tant prônée pour justifier le coup d’état du 15 mars 2003, n’est qu’un rêve et le pays sombre dans la violence, la brutalité, les exécutions sommaires et extra judiciaires, la terreur, la pauvreté, la misère sans précédent. Aucune réforme sérieuse n’est engagée pour susciter l’engouement des bailleurs de fonds à venir investir dans le pays. Il n’y a aucun programme de société fiable. Si ce n’est que des slogans de campagne.

Alors que son prédécesseur Ange Félix PATASSE refusait de tendre la main de mendiant en comptant sur les propres efforts des centrafricains et sur leurs propres ressources pour développer le pays, Bozizé ne va pas manquer d’occasion pour se verser dans la mendicité à grande échelle, à chaque fois qu’il en a l’opportunité. Devant n’importe quel organe de presse, Bozizé fanfaronne la mendicité Qu’attendez-vous pour nous aider ? « Je voudrais ajouter quelque chose, en guise de conclusion. Je crois qu’il y a une injustice, un deux poids, deux mesures. Regardez le Liberia de madame Johnson-Sirleaf. À peine est-elle investie que le FMI, la Banque mondiale et tous les bien-pensants se précipitent pour régler ses dossiers financiers et accéder à ses demandes. Alors que nous, nous attendons depuis huit mois que l’on daigne examiner notre cas. Pourquoi ? Parce que nous sommes moins médiatiques ? Moins connus des Américains ? Moins présentables ? La Centrafrique a recouvré la légalité démocratique et constitutionnelle bien avant le Liberia et le Liberia passe avant la Centrafrique. Tant mieux pour le Liberia. Mais je ne saurais me résoudre à dire tant pis pour la Centrafrique. Nous méritons mieux. Il faut qu’on le sache et je le répéterai jusqu’à ce qu’on m’entende »[1].

Bozizé ne doit que s’en prendre à lui-même. Les élections ne suffisent pas pour inciter les bailleurs de fonds à financer le pays surtout, quand on sait dans quelle condition elles se sont déroulées. Pour accéder à l’aide internationale (le secret) : il faut créer les conditions de développement, avoir un projet fiable de société, faire de la bonne gouvernance une méthode de gouvernement, pratiquer une politique sociale et non antisociale, une politique de cohésion nationale et non de division nationale, bref, tout ce qu’un état moderne peut faire pour le bien être des citoyens. Bozizé est loin d’appliquer tout cela.

Une chose est vraie, un proverbe africain dit « tu ne pourras jamais continuer indéfiniment à te gratter avec les oncles de ton voisin ». Aussi, ce n’est ni avec l’argent de la manche que Bozizé va nourrir le PEUPLE CENTRAFRICAIN. L’argent qu’il quémande à tout bout de champ comme les malvoyants de l’entrée de la ville de Bossangoa, ne suffira pas pour acheter les charrues afin de relancer la production cotonnière avec les semences qu’il a importées du Burkina Faso. Cet argent est le fruit de dur labeur du peuple français et autre. Leurs Gouvernements n’ont pas fait la manche. Ils ont élaboré un programme de société qui a suscité l’attention des institutions financières. Un programme de société qui a suscité l’adhésion de leurs concitoyens et non CPE décrié par toute la jeunesse française.

Pour la RCA, la manne extérieure devra venir en complément de l’effort des centrafricains. L’effort des centrafricains n’est effectif que si le pouvoir en place développe une politique de cohésion sociale, une politique de développement et non une politique d’exclusion, d’anti-développement dans un ETAT de DROIT et non de NON DROIT[2].

Comment accepter asphyxier ses propres poumons ? Olivier Emmanuel Gabirault dans la déclaration de l'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (ADP) du 16 mars 2006 sur la situation de l’insécurité au Nord condamne le mensonge du gouvernement centrafricain en ces termes : « Ce mensonge éhonté, indigne et criminel au peuple centrafricain traduit un mépris total à son égard dès l'instant où depuis plusieurs mois, on entendait parler quotidiennement d'assassinats et de violences dans cette zone » et ajoute que « surtout que le Nord Ouest, véritable poumon économique du pays et principal axe d'accès à la mer est en proie à l’insécurité…………. ». Ainsi,

Sur ordre de Bozizé, de dizaines voire de centaines de populations civiles, sans distinction d’âge ni de sexe, sont arrêtées, torturées, noyées, fusillées, humiliées, rouées de coups, égorgées, étranglées, empoisonnées, brûlées vifs simplement parce qu’elles sont de l’Ouham Pendé (Paoua, Bozoum, Bocaranga), de l’Ouham (Markounda, Batangafo, Kabo, Boguila)[3], à cause de leur supposé soutien à Patassé ou parce que pro-Patassé ou habitant dans la zone fief de Patassé.

Mais va – t – on renier ses origines, ses entrailles à cause de la terreur d’un régime dictatorial ? Non, seule la lutte libère. Aujourd’hui, les populations du nord sont brisées, elles sont martyrisées, demain elles seront libérées, libérées du joug de l’oppresseur Bozizé. Pour cela, il est vivement recommandé à toutes les filles et tous les fils et de Centrafrique d’utiliser tous les moyens en leur possession pour dénoncer les abus de violation grave des droits de l’homme de ce régime. L’occasion est donnée à chaque Centrafricain de dire avec la dernière énergie NON ! NON ! NON à Bozizé et son clan qui se servent du tribalisme pour gérer le pouvoir de l’état. NON ! NON ! NON à Bozizé et ses sbires qui apportent la haine, la déchirure sociale dans notre NATION. Autant de crises ont émaillé l’évolution de notre pays sous différents régimes, mais, jamais et au plus grand jamais, on a atteint un tel paroxysme. La terreur, le tribalisme, l’incompétence, la mendicité ont constitué la quintessence de ce régime aux abois. Un régime qui ne sait où mettre sa tête.

Face au refus du Général-Pasteur-Président-Ministre (de la DEFENSE) au pouvoir d'entamer un dialogue franc avec ses compatriotes, on apprend que Bozizé vient d’acheter (entre le 19 et le 21 mars 2006) aux USA un avion de type Hercule C 130 pour le transport de ses milices sur le front nord, alors que les fonctionnaires centrafricains totalisent 9 mois d’arriérés de salaire, les retraités 2 ans d’arriérés de pension, les étudiants de Bangui 18 mois d’arriérés de bourse, ceux de l’extérieur 2 à 3 ans selon les pays.

Bozizé prépare la guerre, la guerre contre le peuple centrafricain. Ce qui confirme bien la situation décrite par le Colonel-TTN Marboua dans sa lettre du 21 février 2006 adressée au Député DONDON. Le contenu de cette missive révèle en substance que Bozizé se dit avoir le soutien total de l’autorité suprême française pour mâter les populations du Nord et principalement, les ethnies Kaba, Souma, Talé, Karré, Dagba, Ngama, Pana, Gongué, et autres. Va – t – il érafler la région de l’Ouham Pendé et une partie de l’Ouham jugées hostile à sa politique de la carte de la République Centrafricaine ? Pourquoi, cette autorité suprême française ne lui fournirait pas des tracteurs, des machines et autres biens pour le peuple centrafricain en lieu et place des hélicoptères et armes ? Est-ce que Bozizé mesure un peu le degré de piège dans lequel il est plongé ?

Après les tueries de Paoua, le régime de Bozizé pratique une chasse aux sorcières dans l’administration centrafricaine. Tous les cadres de cette région qui occupent des postes de responsabilité sont purement et simplement démis de leur fonction sans raison aucune. Bozizé procède à l’arrestation sur la base d’une liste établie. A ce jour, filles et fils ressortissant de cette région croupissent dans les geôles du Camp de Roux, de la SERD, de la SRI, sans procès. Il s’agit de : Florence NDOUBA, Sosthène GUETEL, Lévi MALEKIAN, Clotilde GAMO, Pasteur Abel MONGAÏ et bien d’autres qui attendent leur tour. C’est ça l’état de DROIT !!!!

Facétieusement, sous l’emprise de l’enrichissement personnel, de la soif du pouvoir, Bozizé tue, massacre les populations civiles dans l’indifférence totale de ses tuteurs. Mais, il faut reconnaître que, comme une grandeur physique qui ne croît indéfiniment, aucun empire, aucune dynastie, aucun régime totalitaire ne subsistera éternellement. Les populations du nord demandent simplement à cette autorité suprême française de comprendre une chose, que les anciens combattants de l’Afrique Equatoriale Française, AEF (section oubanguienne) de la colonne Leclerc qui ont répondu OUI à l’appel du Général De Gaulle et qui ont combattu au côté de la France pour la liberté du peuple français, sont constitués à majorité des gens de ces ethnies qui, hier étaient français à part entière, amis de la France et aujourd’hui traités comme des esclaves, alors qu’ils luttent pour leur survie tout comme le PEUPLE français l’avait fait il n’y a pas très longtemps, lorsque, Hitler a voulu le réduire en esclave agricole ?

Pourquoi ce sentiment de haine vis-à-vis de la population du Nord ? Cette autorité suprême française a un compte particulier à régler avec Patassé, que cela le soit autrement ? Même en France, les hommes politiques ont leur fief que personne d’autres ne peut le ravir. Ils s’appuient sur leur région pour se faire élire ce qui est de plus normal, alors pourquoi imposer au Peuple Centrafricain une autre vertu de la démocratie, une autre conception de la démocratie ? Pourquoi cette haine gratuite ? L’amour ne se force pas, ne se décrète pas. On ne peut obliger quelqu’un à aimer quelqu’un. Pour se faire aimer, il faut créer les conditions.

Tout confirme que Bozizé est un clown employé pour torturer ses propres frères. Les extraits de différentes déclarations de Bozizé ci-dessous à différente occasion prouvent à suffisance et de manière irréfutable son vrai visage. Ce dernier n’est pas venu au pouvoir pour améliorer les conditions de ses compatriotes, argument évoqué pour justifier son coup d’état du 15 mars 2003. Il n’est pas venu pour aider le pays à se développer mais au contraire pour semer la division, développer la corruption, instaurer la haine tribale, pérenniser la pauvreté, cultiver la méchanceté et l’incompétence, bref, enterrer définitivement la NATION. C’est regrettable, ses échalas d’Afrique Centrale, de France ne se soucient guère de la souffrance du peuple centrafricain. Ci-dessous quelques déclarations aussi gravissimes sélectionnées au hasard qu’un chef d’état digne ne peut prononcer à l’endroit de son peuple.



1°/ BOZIZE le 5 février 2006 : PROPOS RECUEILLIS À BANGUI PAR FRANÇOIS SOUDAN pour le compte du journal Jeune Afrique[4]

La lecture des évènements de janvier 2006 opposant le sergent SANZE au Lieutenant YANGO KAPITA selon Bozizé :

Réponse Bozizé : …… Cela relève du fait divers manipulé. Une querelle de bar pour une affaire privée, qui dégénère en règlement de comptes. Ni plus, ni moins……………

Par rapport à la mise à sac du domicile de TIANGAYE : …….

Réponse Bozizé : Pur dommage collatéral. L’un des militaires impliqués était son garde du corps …………… ,

Par rapport aux libérateurs, éléments armés qui l’ont aidé à prendre le pouvoir et qui commettent des exactions dans Bangui ………

Réponse Bozizé : Ce type de phénomène est inévitable dans les situations d’après-guerre……..

Aucune condamnation ferme de ces différents crimes commis par ses compagnons sur les populations civiles, sur les hommes de droit, sur les journalistes, sur les militaires, etc. Si ce ne sont que des propos incendiaires, dignes d’un chef de bande armée et indignes d’un chef d’état.



2°/ BOZIZE le 15 mars 2006 à Mbaïki : discours de commémoration du 3e anniversaire de prise de pouvoir par la force

Bozizé Yangouvonda déclare ceci au sujet du génocide à Paoua et de l'insécurité dans le Nord-ouest

Réponse Bozizé : ….que les forces de défense et de sécurité n'ont fait que leur devoir qui est celui de défendre l'intégrité du territoire national[5]. Bozizé s’insurge contre les ONG, la Presse et tous ceux qui ont dénoncé qu'il y a eu épuration ethnique à Paoua ou simplement contre ceux qui ont dénoncé les graves violations des droits de l'homme….[6]. Quelle République allons-nous laisser à la génération future ? Une République bananière ? Un état barbare où, seuls ceux qui ont des armes font leur loi ?

En faisant allusion à l'affaire Sanzé, François Bozizé Yangoubouba dit ceci : « zo so a fa zo, mo zo ti droit de l'homme, mo mou lo na ya ti auto, mo goué mo zia lo na BONUCA, droit de l'homme ni la ? » ce qui veut dire, « quelqu'un qui tue, toi le représentant des droits de l'homme, tu le prends à bord de ton véhicule pour aller le placer sous la protection du BONUCA ; c'est cela les droits de l'homme ? ».

Ci-dessous, un extrait de commentaire du journal Le Confident à propos :

« …….Une déclaration aussi sensationnelle, fracassante et tellement gravissime puisque émanant d'un Chef de l'Etat démocratiquement élu au suffrage universel. Ce qui nous pousse à croire que le Chef de l'Etat, putschiste légitimé, ne s'est pas encore rendu compte qu'il a changé de statut depuis son investiture et qu'il est désormais Président démocratiquement élu. C'est bien dommage et on pourrait lui trouver des excuses car, le 15 mars lui rappelle encore son coup d'Etat contre Ange Félix Patassé. Cependant, là où le bat blesse, c'est que François Bozizé qui s'est prévalu du titre du tout premier grand rassembleur et qui dans sa profession de foi avait promis aux centrafricains de faire la promotion des droits de l'homme a cédé à la tentation de défendre les intérêts particuliers que l'intérêt général pour lequel il est élu. Comment comprendre l'acharnement du Chef de l'Etat à propos de l'assassinat du lieutenant Yango Kapita par le sergent chef Jean Claude Sanzé ? Cet acharnement peut s'expliquer par le fait que Yango Kapita, ex libérateur est aussi l'un de ses rapprochés qu'il préfère lui accorder un traitement assez particulier au détriment de tout ce qui ne l'ont pas poursuivi lors de sa rébellion. C'est ainsi que sur ordre du chef de l'Etat, ses soi disants « frères d'armes » se sont automatiquement rendus au BONUCA pour l'extirper de son lieu de refuge et avec la complicité active du Procureur de la République pour parfaire leur sale besogne. La suite, c'est ce que nous savons et que le Président de la République ne cesse de nous le rappeler à chaque moment quand il en a l'occasion. En faisant cette déclaration, François Bozizé confirme le principe selon lequel l'armée nationale n'est plus que l'ombre d'elle même car « ethnicisée, régionalisée et politisée » A vouloir prendre la défense d'un ex libérateur et rapproché, le Général Président légalise les multiples exécutions extra judiciaires commises par ses intouchables, et c'est vraiment dommage »



La déclaration de Bozizé à Mbaïki, aurait apparemment suscité le mécontentement d’un de ses tuteurs, le général Lamine Cissé représentant personnel de Koffi ANAN à Bangui qui a quitté les lieux de cérémonie pour regagner Bangui avant tout le monde[7]. Par rapport à la déclaration irresponsable de Bozizé à Mbaïki, le journal, Le Citoyen lui a proposé en lieu et place un discours d’apaisement et non un discours incendiaire qu’aurait tenu un chef de bande armée en intitulant : « Si j’étais Président de la République, voilà le discours que j’aurai tenu au peuple centrafricain à MBaïki[8] ».

Tout porte à croire que le régime de Bangui gère les affaires de l’état au mépris des règles de l’art. On ne s’improvise pas en politique. La critique est aisée mais l’art est difficile. On reconnaît un maçon au pied du mur a – t – on dit, etc. Voilà la triste réalité en Centrafrique, le vrai visage du « démocratiquement mal élu ». On ne peut être en même temps Pasteur de son église, Général de son armée, Ministre de Défense de son gouvernement, Collecteur et vendeur[9] de diamant de son pays, Président de la République et Chef de son état, ça fait trop et on perd le nord. C’est peut être pour ça que Bozizé mélange les pédales. Avec un tel syncrétisme politico-religieux-militaire, je m’interroge sur la sincérité et la nature du message d’amour que prêche chaque dimanche le Pasteur Bozizé à la paroisse du Christianisme céleste du PK 13, c’est là où il vient très souvent.



Mais, il est temps pour ceux qui l’ont propulsé aux commandes du pays de prendre résolument leur responsabilité pour éviter à la NATION CENTRAFRICAINE une tragédie inutile, version rwandaise. A la Communauté Internationale, aux parrains sous-régionaux et de la Françafrique de Bozizé, à la France démocratique, à l’Union Européenne, c’est inacceptable au seuil de ce siècle que des crimes gratuits soient commis sur les populations civiles dans l’indifférence totale ? Si vous ne réagissez pas, vous portez au même titre que Bozizé, la lourde responsabilité des assassinats perpétrés contre le Peuple, et, au même titre que lui, vous avez le sang de tous les tués sur vos mains et sur votre conscience.

La paix en Centrafrique exige le départ de Bozizé. On ne peut faire la paix avec lui.



C’est un va – t – en guerre.



Vie ou Mort, le PEUPLE VAINCRA, LA VERITE TRIOMPHERA !!!



Fait à Bangui le 22 mars 2006.



Rigobert AYANDE

Université de Bangui,

BP 1450, Bangui, RCA.







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[1] Interview de Bozizé dans Jeune Afrique n° 2352 du 06 février 2006.

[2] La situation des défenseurs des droits de l'homme en République Centrafricaine parue sur le site de ID+, des idées en plus 23/03/2006.



[3] Lire Rapport détaillé de l’Union des Journaliste de CentrAfrique paru le 21 mars 2006 dans Agence Centrafrique Presse

[4] Pour plus de détail, lire l’interview de Bozizé du 5 février 2006 dans Jeune Afrique.

[5] La défense de l’intégrité du territoire national, c’est d’aller massacrer les lycéens de Paoua à la sortie des cours. Lire l’appel lancé par l’UJCA en faveur des populations de Paoua dans jeuneafrique.com.

[6] Lire bilan des tueries publiées par les députés de la région et les ONG. Consultable sur le site de Le Confident.net

[7] Lire Le Confident n° 1198 du 20 mars 2006, page 3.

[8] Lire Le Citoyen n° 2381 du Vendredi 17 mars 2006.

[9] Se souvenir des mésaventures de Bozizé en Allemagne en 2004.

 

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Published by Rigobert AYANDE UNIVERSITE DE BANGUI - dans CE QUI FAIT DEBAT A BANGUI
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25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 19:52

De : Blackys-Vincent Biandÿffffe9 <lezog75@...>
Date : Samedi 25, Mars 2006  18:30
Objet : RE : [kodro_ti_finini] Quand les "ont dit" faussent l'information

 

.

 
 
Mon frère Domba -Yonbey,
 
La mise au point du webmaster de So zowala, notre gand ami l'Auvergnat, est claire, précise et suffisante. J'ignore l'atome crochu qu'il peut avoir entre Raymond Bomongo, son Observatoire et toi. Laisse-nous en dehors de cela. Car personne d'entre nous n'a pris ces rumeurs pour du cash. Nous sommes suffisamment  lotis pour distinguer un poussin d'un caneton, sans la présence de leur mère respective. Raymond n'a fait qu'étendre, pour notre information, une fumée qui circulait depuis à Bangui; peut-être ventilée par Djento, pour des raisons que lui seul connaît; c'est aussi son droit. Mais, qu'il en soit la source ou pas, j'espère que tu comprendras comme nous, qu'il lui appartient, et à lui avant tout, en tant que principal concerné, de taire de tels bruits, s'il était sérieux et s'il se respectait. Quant à y ajouter des commentaires suspicieux par quelqu'un d'autre, quelque soient les sombres liens qui peuvent exister entre Djento et la personne, cela est simplement pernicieux et redondant.
 
Par ailleurs, rumeur ou pas, cela ne donne aucun droit au compatriote Maurice Ouambo, de s'en prendre avec autant d'arrogance et d'impolitesse à un autre compatriote, qui de surcroit, ne lui a pas adressé quelque diffamation que ce soit, tout au plus, exprime, dans son droit, le minimum de principe et critères qui devraient prévaloir dans de telles nomminations.
Mais, en dehors de la personne même de Djento, la question est: Nous tous, les supposés instruits, Diplomés etc de la diaspo centrafricaine avons-nous aumoins de la substance dans notre personnalité, en dehors de nos critiques à n'en plus finir à l'endroit des autorités du pays? Que ferions-nous de différent par rapport à elles et à leur place, pour redonner confiance et viabilité au pays, tel que nous ne cessons de déplorer depuis? Par où devrions-nous commencer? Il me semble que c'est bien par nous mêmes. Malheureusement, nous semblons être plus à notre aise dans la critique-critque. Dès lors que nous avons un brin de pouvoir, le ciel nous redevient bleu, même à Bangui, pendant qu'il tombe sur la tête des autres, en commençons par nos amis de Kodro. Nous nous redressons, tel un serpent à sonnette, prêts à faire des victimes, même ces derniers et la tendance est que nous faisons pire que ceux-là mêmes que nous critiquions. Alors, nous voulons tous un poste au pays. C'est normal et naturel: Nous étions venus étudier pour servir le pays. Mais, je me demande si nous établissons nous-mêmes nos Termes de référence en prenant nos fonctions au pays. Un exemple: Nous critiquions Prospère Ndouba alias Prospérité. L'un d'entre nous, les prêtres de cette critiques, venait d'occuper des fonctions proches de celles de Prospérité. Quel souvenir nous a t-il laissé? Diantre, où est-il en ce moment? Une autre rumeur (quitte à lui de la démentir! Il se reconnaît): Il serait entrain de contempler les belles rues de Bangui, en attendant d'embrasser... les bords de la Seine, soit disant pour se soigner. Où est la différence entre Prospérité et lui enfin? Devrons croire que Djento suit allégrement le même shéma, qui est dorénavant le nôtre, à nous tous les instruits, diplomés, scolarisés, universitaires et autres de la diaspo? Et le pays dans tous cela? Quand est ce que nous allons commencer à être clairs dans notre appréhension politique, et vouloir faire vraiment différemment, quand la personne qui nous soit le plus facilement transformable est nous mêmes d'abord?
 
Monsieur Domba Yonbey, tu n'as pas posé le vrai problème dans ton commentaire de bas, qui est plus vicieux qu'autre chose. Même à ton encontre, je verrais mal une sortie comme celle de Djento contre Eugène. Nous avons tous un devoir de conscience et de réflexion profonde à l'endroit de notre pays, compte tenu de son état actuel, en dehors de nos ambitions carrieristes profondes, lesquelles ne sauraient exister sans ledit pays. Le petit frère Raymond Bomongo, comme le grand frère Eugène Yessé, n'ont fait qu'exprimer leur droit, centrafricains et fils du pays qu'il sont.
 
Merci de m'avoir compris.
 
Blackys-Vincent Biandé-B., Montréal, Canada.

Jean-Paul DOMBA YONBEY <jean-paul.domba-yonbey@wanadoo.fr> a écrit :
 
 
Salut à tous.
 
Ce démenti ci-dessous, s'il se confirme, ne manquera pas de conforter notre  frère Raymond BOMONGO dans son affabulation, oh pardon, dans son "observatoire de la bonne gouvernance".
 
Pour la crédibilité de son "Observatoire", et pour que certains colistiers cessent de plonger sans filet dans le vide car l'on sait que certains d'entre ces derniers avaient pris cette rumeur comme argent comptant pour se livrer à toutes sortes de spéculations, la logique voudrait que "Raymond La Science" s'empresse de démentir ce démenti.
 
Cdt
 
 
JPDY
----- Original Message -----
Sent: Saturday, March 25, 2006 9:03 AM
Subject: [POLELE] Quand les "ont dit" faussent l'information.

Paris le 24/03/06 2006: Quand les "ont dit" faussent l'information. MTECH dement formellement l'information selon laquelle Monsieur Maurice OUAMBO alias "DJENTO" serait nommé Ambassadeur de la RCA en Chine. Que ce soit depuis la cellule Diplomatique de la Présidence ou bien depuis le Ministère des Affaires Etrangères, aucun texte officiel ne prouve la nommination de Maurice OUAMBO comme Ambassadeur en Chine. Les informations circulant à Paris et faisant état de nommination de Djento comme Ambassadeur en Chine sont donc fausses
Le Webmestre
 
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Published by Blackys-Vincent Biandÿffffe9 - dans DROIT DE REPONSES
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