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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 23:37

Libération à Bangui de 10 détenus poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’Etat et autres infractions

Bangui, 25 oct. (ACAP) - Dix détenus impliqués dans le cas d’infraction d’atteinte à la sûreté intérieur de l’Etat et autres infractions, ont été libérés vendredi 24 octobre 2008 à Bangui, en présence du ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Thierry Savonarole Maléyombo, en application de la loi d’amnistie générale promulguée le 13 octobre dernier par le Président de la République, le Général François Bozizé.



Il s’agit entre autres du Commandant Alfred Service considéré comme co-auteur et complice d’assassinat perpétré dans la sous-préfecture de Kémbé le 13 avril 1999, pour lequel l’ancien Ministre de la Défense nationale, Jean Jacques Démafouth est poursuivi et de Jean Jacques Larmassoum, ancien chef d’ Etat Major de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (Aprd), condamné à mort par la Cour Criminelle en 2006, pour atteinte à la sûreté intérieur de l’Etat.

Certains éléments de L’Union des forces démocratiques pour le peule centrafricain (Ufdpc) d’Abdoulaye Miskine, de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (Ufdr) et ex-libérateurs, ont également bénéficié de cette libération dans le cadre de la loi d’amnistie.

« J’étais sous autorité et que je n’ai fait que qu’obéir aux ordres. Car j’étais en mission d’Etat », a répondu le Commandant Alfred Service, avant de remercier le chef de l’Etat et de demander pardon à la population.

Au cours de la cérémonie de libération, le Ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Thierry Maléyombo, a précisé que mêmes les évadés bénéficient de cette libération.

Selon M. Maléyombo, il du devoir du gouvernement de respecter les engagements pris devant le peuple et la Communauté internationale pour le retour d’une paix durable en République Centrafricaine.

Il a également précisé que cette première libération marque le début d’une vaste opération de libération qui devrait s’effectuer à travers tout le pays.

Samedi 25 Octobre 2008 - 17:43
Sébastien Lamba/ACAP

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 19:54
Le Tchad lance la construction de sa première raffinerie en coopération avec la Chine (Xinhuanet 27/10/2008) Le président tchadien Idriss Deby Itno a déposé dimanche la première pierre d'une première raffinerie dans son pays, un projet en coopération avec la Chine, à Djermaya, situé située à 40 km au nord de N'Djamena. "La raffinerie Ndjamena aura une capacité annuelle de traitement d'un million de tonnes de brut. Chaque année, elle produira environ 700.000 tonnes de l'essence et du gasoil, 20.000 tonnes du pétrole lampant et bien d'autres sous-produits tels que kérosène et polypropylène", a annoncé Jiang Wen, directeur général ajoint de la Chinese National Petroleum Company Incorporation ( CNPCI), qui supporte 60% des investissements de la raffinerie. "Elle sera équipée d'une centrale électrique autonome, qui pourra satisfaire non seulement sa propore consommation, mais aussi distribuer environs 20 mégazattes pour la ville de N'djamena ", a ajouté M. Jiang. Le ministre tchadien du Pétrole, Mahamat Nasser Hassan, a indiqué pour sa part que cette raffinerie, symbole de la coopération sino-tchadienne, va promouvoir le développement socio- économique du Tchad et permettra au Tchad d'assurer son indépendance énergétique. L'ambassadeur de la Chine au Tchad, Wang Yingzu, a expliqué que la Société de la Raffinerie de N'Djamena est une société à capitaux mixtes, mais aussi et surtout, une société tchadienne. "Elle est une réalisation significative de la politique économique de l'Etat tchadien en matière d'hydrocarcures, elles contribuera à valorisation du patrimonie pétrolier, au développement industriel et commercial et à la mise en oeuvre du programme social du gouvernement tchadien", a-t-il dit. "Le gouvernement chinois encourage les entreprises chinoises performantes et crédibles de participer activement à l'édification économique et d'investir dans le projets permettant les pays d'accueil d'accroître la capacité d'auto-développement en Afrique en général et au Tchad en particulier", a-t-il dit. Producteur du brut depuis 2003, le Tchad produit actuellement environs 8 millions de tonnes de pétrole chaque année. Faute de raffinerie, ce pays de l'Afrique centrale dépend de l'importation de produits pétroliers. C'est pendant la visite du président Deby en Chine en septembre 2007 que la CNPCI et le ministère tchadien du Pétrole ont signé le contrat pour la constitution d'un consortium de raffinerie au Tchad. La raffinerie de N'Djamena est le troisième projet de raffinerie réalisé avec l'assistance de la CNPCI en Afrique. © Copyright Xinhuanet
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 18:12
Soudan, RDC et Centrafrique: s'unir pour contrer les destabilisateurs internes et occidentaux
(Cyberpresse 27/10/2008)


La reprise des attaques et des enlèvements par l'Armée de résistance du seigneur (LRA) fait craindre à des analystes que les rebelles ougandais ne déstabilisent un territoire situé à cheval sur trois pays africains.
Depuis septembre, une série d'attaques en République démocratique du Congo (RDC) et dans le sud du Soudan a été attribuée à la LRA. Des analystes estiment que les rebelles pourraient également menacer des régions de Centrafrique.

Dans un rapport publié en octobre, l'ONU a accusé les rebelles de "massacres et d'enlèvements systématiques d'enfants" ainsi que d'avoir brûlé "presque toutes les maisons" lors d'attaques ayant fait plus de 200 morts dans le nord-est de la RDC.

Des réfugiés ont raconté que les rebelles en étaient revenus aux attaques surprise et aux enlèvements --leur marque de fabrique-- alors que ces trois dernières années de négociations de paix avec Kampala avaient été marquées de raids mineurs.

"Cette fois, c'était différent: ils tuaient, brûlaient les cases, détruisaient la nourriture et prenaient les enfants des écoles pour les emmener avec eux dans la brousse", affirme Denangwa John, un fermier congolais qui a fui au Soudan.

D'après des responsables locaux, au moins 100 enfants ont été enlevés le mois dernier dans le sud du Soudan et une autre centaine en RDC.

Le chef de la LRA, Joseph Kony, a commencé à combattre il y a 20 ans, affirmant lutter contre la marginalisation des habitants du nord de l'Ouganda.

Mais les attaques de la LRA, au cours desquelles les rebelles tranchaient les membres et les lèvres de leurs victimes, semblaient plus souvent viser les civils que les militaires.

Joseph Kony, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, n'a toujours pas refait surface pour signer l'accord de paix final.

"La LRA est partie d'Ouganda, mais avec cette vague d'enlèvements, elle est en train de consolider ses forces dans les zones isolées du sud du Soudan, de la Centrafrique et de la RDC", affirme François Grignon, de l'International Crisis Group.

Les rebelles ougandais constituent notamment "une force qui pourrait être utilisée à l'avenir contre le sud du Soudan" qui doit voter sur son indépendance en 2011, avertit M. Grignon.

"La LRA cherche à jouer un rôle dans les conflits affectant la région, et a aussi des liens avec des groupes au Soudan", déclare pour sa part Tim Allen, un spécialiste de la LRA à la London School of Economics.

Elle "a longtemps eu un rôle au Soudan lié à l'antipathie de groupes dans l'extrême sud envers les Dinka", le groupe ethnique dominant chez les dirigeants sudistes, poursuit-il.

"La LRA a reçu différentes ressources au cours des négociations de paix, de la part de différents acteurs", selon M. Allen.

Le sud-Soudan a fourni de la nourriture et des produits de base à la LRA pour éviter qu'elle n'attaque son territoire. Mais beaucoup craignent aussi une possible implication de Khartoum, bien que les analystes admettent qu'aucune preuve directe n'existe.

"Elle a été capable de se réarmer, de se réorganiser" et de toujours "conserver une capacité militaire significative", selon M. Allen.

Le porte-parole de la LRA, David Nyekorach-Matsanga, a affirmé que Joseph Kony restait "attaché" à la paix, attribuant les récentes attaques à d'autres milices non identifiées: "La LRA n'est pas en train de recruter de nouveaux soldats ou de lancer une nouvelle offensive".

Mais les réfugiés dans le sud-Soudan disent savoir que les combattants appartiennent à la LRA.

Des troupes de la RDC, appuyées par des soldats de l'ONU, prépareraient une contre-attaque. Le sud-Soudan a indiqué avoir renforcé ses troupes le long de la frontière, évoquant la possibilité d'une offensive contre les rebelles.


 

© Copyright Cyberpresse

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 18:00

 

Kofi Annan invite Paul Biya et Wade à favoriser l’alternance démocratique


"...personne ne peut me convaincre qu’au Sénégal et au Cameroun il n’y a qu’un seul leader capable de gouverner" affirme l’ancien secrétaire général de l’ONU dans une interview accordée à la BBC.

Kofi Annan a décidé d’aborder publiquement un sujet qui fâche certains pays africains. Dans une interview à la BBC, l’ancien secrétaire général de l’ONU invite le président camerounais Paul Biya à ne plus se représenter aux prochaines élections présidentielles de 2011 au Cameroun. "Ce qu’un leader n’a pas pu faire en deux mandats, il ne peut pas le faire après". Affirme Koffi Anan.

Une invitation formulée aussi à l’adresse du Président sénégalais Abdoulaye Wade. "Personne ne peut me convaincre qu’au Sénégal et au Cameroun il n’y a qu’un seul leader capable de gouverner. J’ai été clair quand cela est arrivé au Nigeria, au Sénégal et bien sûr au Cameroun. Je connais bien les deux leaders et je pense qu’il n’est pas dans leur intérêt ni dans celui du peuple de s’accrocher ».

En réaction aux modifications des constitutions récemment opérées au Sénégal et au Cameroun pour permettre, pour ce qui est du cas du Cameroun, au président Paul Biya, plus de 25 ans au pouvoir, de se représenter aux prochaines élections, Annan affirme : « la constitution ne doit pas être modifiée à la convenance des individus. Elle doit être conçue pour les aspirations du peuple". Avant d’ajouter : "A mon avis, deux mandats c’est suffisant".

Convaincu que Paul Biya ne se représentera pas

Dans la même interview, Kofi Annan déclare vouloir aborder personnellement la question avec le président Paul Biya affirme être convaincu que ce dernier ne se représentera pas aux prochaine élections présidentielles.

« Nous avons travaillé ensemble avec le président Obasanjo pour résoudre le conflit de Bakassi. Les présidents Paul Biya et Abdoulaye Wade doivent savoir que la rotation doit avoir lieu. Ils sont au pouvoir parce que quelqu’un d’autre leur a laissé la place. Si les autres s’étaient dits qu’ils sont les seuls à gouverner et s’étaient accrochés au pouvoir, ils ne seraient pas là » affirme l’ancien secrétaire général de l’ONU.

Linternationalmagazine.com, publié le 26/10/2008

 

© Copyright L'international Magazine

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 00:43

Francs-maçons

 

L'Afrique aux premières loges

Par Vincent Hugeux, avec François Koch , mis à jour le 17/04/2008

 

 

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 18:50

«Nous, Africains, sommes dans la cale en train de nous noyer»

 

 

Recueilli par CATHERINE COROLLER

«Dépénalisation du franchissement "illégal" des frontières»,  «arrêt de la militarisation des frontières africaines imposée par l’Union européenne», «protection sans conditions des migrants mineurs et notament interdiction de leur enfermement et de leur expulsion»… La première journée du Sommet citoyen sur les migrations organisé vendredi et samedi à Paris (www.despontspasdesmurs.org) s’est achevée par la publication d’une plate-forme de douze revendications. Philosophie générale: s’opposer à une «politique qui transforme l’Europe en forteresse» et donner la parole «aux sociétés civiles du Nord et du Sud».

Ce sommet, inédit par son ampleur, a été organisé à l’appel de 250 associations européennes mais également africaines. Plus de mille personnes ont participé, hier vendredi, aux différents ateliers et débats.

Parmi elles, Aminata Traoré, essayiste, présidente du Forum pour un autre Mali (FORAM) et ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali.

La crise qui touche les pays occidentaux peut-elle avoir un impact sur les migrations?

Si le chômage augmente dans les pays du nord, cela va avoir des répercussions sur  l’emploi des migrants. Or, les transferts financiers des migrants vers les pays d’Afrique sont extrêmement importants, supérieurs à ce que la France et les Etats-Unis nous accordent. Et l’avantage de ces transferts par rapport à l’aide au développement (1), c’est qu’ils atteignent directement les villages. C’est pour cette raison d’ailleurs que le Mali refuse de signer l’accord de réadmission que la France tente de lui imposer (2). L’aide publique au développement risque aussi de diminuer quoique les pays du Nord n’aient jamais été très généreux.

Qu’attendez-vous du sommet euro-Afrique qui doit se tenir à Paris en novembre?

Une ingérence accrue dans les affaires de l’Afrique ! L’Europe veut parachever la libéralisation des économies africaines. Vous allez nous imposer des partenariats pour pouvoir inonder nos marchés de biens manufacturés qui vont ruiner le peu d’industrialisation que nous avons dans un contexte où les matières premières ne sont pas correctement rémunérées. Vous allez nous imposer la culture des OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr) et des agro-carburants. Vous allez exiger de nous, comme vous  l’avez fait du Maghreb, de surveiller vos frontières. La création du Cigem (3) (Centre d’Information et de Gestion des Migrations, ndlr) à Bamako, au cœur du Mali, est une manière de nous mettre à contribution.  Et vous allez obtenir tout cela de nos dirigeants qui ne consultent pas leurs peuples.

Le monde entier souffre de la crise, pas seulement les pays du sud…

Face à la crise, nous sommes tous des naufragés,  mais vous européens, vous êtes des passagers de première classe alors que nous, Africains, sommes dans la cale en train de nous noyer. Vous avez conduit le monde dans le mur et refusez d’entendre les cris de détresse des migrants.

(1) Selon la Banque mondiale, les migrants envoient chaque année plus de 160 milliards de dollars vers les pays du Sud. A titre de comparaison, l’aide publique au développement distribuée en 2007 par les pays riches a été approximativement de 100 milliards de dollars.

(2) Le ministère de l’Immigration a entrepris de signer avec les pays d’émigration des «accords de gestion concertée des flux migratoires». Ils comprennent un volet réadmission en vertu duquel les pays du sud doivent accepter que la France leur renvoie ceux de leurs ressortissants en situation irrégulière. Le Mali ne l’a toujours pas ratifié.

(3) Inauguré le 6 octobre, financé par l’Union européenne, le Cigem, premier du genre, est destiné à lutter contre l’immigration clandestine et à promouvoir les migrations de travail légales

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 15:11
La déstabilisation du régime se précise - Air France annonce un couvre-feu à Abidjan


Des jours sombres s’annoncent sur la Côte d’Ivoire. Dans l’ombre, les putschistes s’attèlent aux derniers réglages avant le lancement de leur vaste opération de déstabilisation. Révélations. Les armes vont-elles à nouveau crépiter en Côte d’Ivoire ? Si on en croit des sources proches des grandes oreilles de la République, l’éventualité est plus que probable, car, indiquent-elles, les déstabilisateurs du régime Gbagbo n’entendent pas lâcher prise. Ils sont actuellement à pied d’œuvre pour porter l’estocade au locataire de la Présidence et partant, à l’application de l’accord politique de Ouagadougou. Ils reviennent à la charge après avoir momentanément pris du recul, suite à la découverte de leur projet prévu initialement pour se tenir le 12 septembre dernier. En effet, nos sources au cœur de cet énième coup tordu contre la République, rapportent que les hommes qui travaillent au retour de Bédié, au pouvoir, n’ont pas chômé ces derniers jours. C’est ainsi qu’il y a une semaine, ils se sont rencontrés à Prikro et non à Daoukro, comme ils avaient pris l’habitude de le faire. Le changement de lieu s’explique, dit-on, par le souci de brouiller au maximum, les pistes, surtout après la mutinerie survenue les 24 et 25 septembre 2008 dans cette localité. A cette séance de travail, on notait la présence de deux anciens ministres du régime Bédié, d’un commissaire de police en poste à l’inspection générale des services de police, du colonel N’zio, un mercenaire Ghanéen, du colonel Lebahi, un mercenaire libérien qui, précise notre informateur, supplée, depuis peu, l’absence du colonel Gaoudi Oulatta, toujours acteur, mais désormais en retrait, après avoir été découvert. Deux officiers supérieurs des Fds et trois autres de la force Licorne, dont les noms sont volontairement tenus au secret pour nécessité d’enquête, bouclent la liste de présence. De la rencontre, il ressort qu’à partir du 20 octobre prochain, toute la Côte d’Ivoire sera paralysée, avec des troubles qui vont simultanément éclater en plusieurs endroits du territoire. Ceux-ci partiront de l’Ouest. La chienlit sera l’œuvre de combattants recrutés au Libéria, au Burkina Faso, en Sierra-Léone et au Mali. Ces derniers, qui, selon nos sources, sont déjà présents en terre ivoirienne, prendront le soin de se vêtir en tenues militaires pour semer la confusion au sein des forces régulières et agir par surprise. Et pendant que le président Laurent Gbagbo cherchera à éteindre le feu ainsi allumé aux quatre coins du pays, en dégarnissant nécessairement les forces basées à Abidjan, les putschistes profiteront pour frapper la capitale économique. Dans cette entreprise, ils comptent sur des éléments des Fds qu’ils disent nombreux à avoir rallié leur cause, à coups de billets de banque. Sur la question, notre informateur indique que les hommes de Henri Konan Bédié, se sont voulu rassurants en soutenant que, pour tout ce que l’ancien chef de l’Etat aurait fait pour « son fils Mangou », ce dernier, ne peut pas se mettre au travers de leur chemin, pour défendre Laurent Gbagbo. Sûrs de leur fait, les putschistes ont même annoncé la date du 26 octobre comme la fin de règne de l’actuel chef de l’Etat et la prise de pouvoir de Bédié. La date choisie, loin d’être hasardeuse, est plutôt symbolique et rappelle un certain 26 octobre 2000, jour de la prestation de serment du président Laurent Gbagbo. Prolixes, les hommes du « sphinx » de Daoukro, ont aussi soutenu avoir des armes bien planquées dans des cachettes, à Abobo-Kennedy, à Yopougon et à Abobo-Gagnoa gare. Aussi, selon des informations en notre possession, en cas de réussite de l’opération, Charles Konan Banny est pressenti pour occuper la Primature quand le colonel Jules Yao Yao lui est annoncé à la tête des armées. A tous les participants de la rencontre de Prikro, il a été recommandé la plus grande discrétion autour du projet, le mentor n’ayant, dit-on, pas encore digéré les fuites qui ont atterri début septembre, dans les colonnes de « Le Matin d’Abidjan ». Et cela, après les avoir assuré du soutien de la France au projet. Vrai ou faux, une chose est certaine, Paris est au moins, dans le secret des dieux. En témoigne un fax en provenance du siège de Paris que nous avons intercepté et annonçant une modification de ses horaires sur Abidjan, le 25 octobre 2008, pour
«respect de couvre feu suite au changement de saison et passage horaire hiver». En clair, la France annonce que le vol AF 703/25 oct 08 Abj 252240 CDG 206500 QQQCDG 98/2C
se fera dans les conditions particulières. Parce que ce jour-là, il y aura un couvre-feu dans la capitale économique ivoirienne. Notons que la compagnie française n’est pas à son premier coup de ce genre. En Décembre 1999, dans la fièvre du coup d’Etat, elle avait pondu un communiqué annonçant que Alassane Dramane Ouattara , arrivait à Abidjan, à bord d’un de ses vols pour venir y exercer le pouvoir d’Etat. De là à penser que, dans la foulée de la cérémonie de remise du prix FHB de la paix de l’Unesco, Henri Konan Bédié a mis, avec ses réseaux français, la dernière main à la pâte de son putsch, il y a un pas que des observateurs ont vite fait de franchir. Pour sa part, le leader du Rdr séjourne depuis quelques jours aux Etats-Unis. Les deux ténors du Rhdp seront-ils de retour à temps pour vivre la période du couvre-feu avec leurs compatriotes ? Ou au contraire, se mettront-ils soigneusement à l’abri, attendant de voir un peu plus clair avant de revenir sur les bords de la lagune Ebrié ? Wait and see. La République est avertie.

Safiatou Ouattara
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 14:55
Coup d’Etat” de l’assureur : Une banale affaire d’escroquerie
(Fraternite-Matin 11/10/2008)


Le procès relatif au présumé coup d’état impliquant l’avocat Ayé Ayé s’est ouvert hier au tribunal de première instance.

La fameuse tentative de coup d’Etat découverte en février dernier et qui impliquait l’avocat Ayié Ayié Alexandre, l’assureur Togba Bonaventure, le pasteur Goué Emmanuel et Guéi Paul, n’était en réalité qu’une banale affaire d’escroquerie. Qui a été requalifiée de trouble à l’ordre public par l’instruction.

C’est à l’occasion du procès qui s’est ouvert, hier, au tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, que les dessous de cette affaire ont été rendus publics.



En fait, il est reproché à Togba Bonaventure d’avoir fait sur support vidéo, une déclaration de prise de pouvoir, en remplacement du Président Laurent Gbagbo.



Au regard des débats à l’audience, il ressort que Togba Bonaventure, traversant alors des moments difficiles, rencontre, par le canal de son épouse, le pasteur Goué Emmanuel. Rencontre à la suite de laquelle l’assureur voit ses affaires prospérer à nouveau. Dès lors, il s’établit une confiance entre les deux hommes qui deviennent très proches. C’est alors que le pasteur va bénéficier des largesses de Togba qui ne jure désormais que par lui. En 2005, le pasteur Goué révèle à Togba qu’il a reçu une prophétie qui ferait de ce dernier le président de la République de Côte d’Ivoire, après le Président Laurent Gbagbo. Mais pour la réalisation de cette prophétie, il fallait que Togba remplisse certaines conditions, entre autres, construire un nouveau temple de 10.000 places, réhabiliter l’ancien à hauteur de 100 millions, payer les dîmes de ses revenus et se séparer de son épouse, pour se remettre en ménage avec celle d’avec qui il avait divorcé.



Togba satisfait aux conditions, sauf la dernière. Entre-temps, le pasteur lui recommande de faire une vidéo dans laquelle il se proclame Président de la République. Lequel support servirait à faire les dernières prières pour l’accomplissement de la prophétie. Comme envoûté, Togba, qui croit fortement à son pasteur, approche son avocat Me Ayié Ayié, pour lui produire une déclaration de candidature à la présidentielle qu’il rendrait publique devant la presse. L’avocat, qui se veut prudent, approche le pasteur qui lui confirme l’information. Me Ayié Ayié satisfait donc à la demande de son client. Entre-temps, le pasteur Goué recommande à Togba de se séparer de son avocat, parce que sa présence à ses côtés pourrait être un obstacle à la réalisation du projet. Ainsi depuis 2006, Togba a pris ses distances vis-à-vis de Me Ayié Ayié. Pendant ce temps, l’assureur Togba continuait de couvrir le pasteur Goué de présents, dont une maison de plus de 60 millions, plusieurs grosses voitures, d’imptantes sommes d’argent et bien d’autres objets de valeur.



Pour la déclaration de prise de pouvoir sur le support vidéo, Togba reconnaît s’être inspiré du texte de Me Ayié Ayié, auquel il a ajouté des éléments nouveaux du genre « Ivoiriens, Ivoiriennes, mes chers compatriotes, le Président Gbagbo vient de mourir… » Ainsi que la dissolution des institutions et l’appel du peuple à la désobéissance civile. Tout cela sur conseil du pasteur. Avant de filmer la déclaration, Guéi Paul rencontre à son tour le pasteur qui confirme encore l’information, avant de promettre de brûler sa bible, si jamais la prophétie ne s’accomplissait pas. Ainsi l’élément vidéo est réalisé par un téléphone portable. Et copié plus tard sur l’ordinateur de Guéi Paul. Dont le frère découvrira le film, à l’origine de l’ébruitement de l’affaire.



A la barre, Togba explique que le pasteur lui a dit que la mort du Président, dont il parle dans le film, n’est pas une mort physique, mais plutôt spirituelle qui marque la fin de son règne. Le pasteur qui a nié les faits à la barre a été confondu par ses co-détenus.



Le ministère public pour sa part a estimé que dans l’ensemble, le délit de trouble à l’ordre public est constitué, de par les propos tenus dans la vidéo. En répression, il a requis 5 ans d’emprisonnement ferme contre le pasteur Goué, 3 ans contre Togba et 1 an contre Ayié Ayié et Guéi Paul.



Pour la défense, le délit n’est pas constitué puisque l’élément vidéo n’a pas été diffusé pour susciter des troubles.



Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 17 octobre.



Marc Yevou
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 16:03

Le Gabon accuse la France d’ignorer l’accord sur les flux migratoires
Le ministère gabonais des Affaires étrangères dénonce

L’accord signé le 5 juillet dernier entre les autorités françaises et gabonaises relatif à la gestion concertée des flux migratoires paraît largement ignoré aux frontières françaises et dans les préfectures de Police, déplorent à Libreville les autorités gabonaises.

 

 

 

Un incident sur la durée de validité d’un titre de séjour (portée de 6 à 9 mois en vertu de l’accord) est intervenu récemment entre un jeune Gabonais résidant à Melun, en Seine-et-Marne et un fonctionnaire de Police, qui a passé outre l’accord de flux migratoire signé entre la France et le Gabon, dénonce ce vendredi un officiel du ministère gabonais des Affaires étrangères.

De même, ajoute-t-il, à l’aéroport de Roissy Charles De Gaule, en France, la Police des frontières continue à exiger des visas à des fonctionnaires gabonais détenteurs de passeports de service, alors qu’il est stipulé dans l’accord ratifié par le Parlement français que ces derniers en sont dispensés.

Il est stipulé d’autre part dans le décret d’application publié dans le journal officiel que la convention franco-gabonaise entre en vigueur le 1er septembre 2008.

Le texte prévoit en outre que "les étudiants gabonais en France désireux de trouver un premier emploi auront accès, sur les sites Internet de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC), à l’ensemble des offres d’emploi disponibles".

Le Gabon compte environ 6.000 ressortissants en France, alors que 13.000 Français vivent au Gabon. La majorité des Gabonais résidant en France sont des étudiants.

 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 15:22
Sept pays africains font plus fort que la Chine.
(Les Afriques 07/10/2008)


Sur les 9 dernières années, 18 pays africains ont doublé leur PNB.

7 ont fait mieux que Chine avec plus de 150 % de croissance cumulée. 33 ont fait mieux que la France. Qui dit mieux ?


Classement par niveau de croissance

Comparatif grandes puissances

PNB 1998
PNB 2007
Croissance cumulée sur 9 ans

Chine
1055
2641
150%

Inde
374
907
142%

Russie
404
822
104%

Grande-Bretagne
1220
2425
99%

USA
7690
13446
75%

France
1526
2297
51%

Brésil
773
893
15%






Pays africains
PNB 1998
PNB 2007
Croissance cumulée sur 9 ans

Guinée Equatoriale
0.4
4.3
963%

Angola
3.8
32.4
753%

Mozambique
1.7
6.9
306%

Soudan
7.8
29.9
283%

Nigeria
30.7
92.4
201%

Tchad
1.6
4.8
197%

Cap Vert
0.4
1.1
178%

Burkina Faso
2.6
6.3
142%

Algérie
43.8
101.2
131%

Mali
2.7
6.1
127%

Kenya
9.3
20.9
124%

Bénin
2.2
4.7
114%

Botswana
4.9
10.4
112%

Congo
1.8
3.8
111%

Mauritanie
1.1
2.3
109%

Zambie
3.6
7.5
108%

Tanzanie
6.6
13.4
103%

Comores
0.2
0.4
100%

Ethiopie
6.5
12.9
98%

Cameroun
9.1
18.0
98%

Afrique du Sud
130.2
255.3
96%

Swaziland
1.4
2.7
93%

Niger
2.0
3.7
85%

Namibie
3.6
6.6
83%

Sénégal
4.9
8.9
82%

Ghana
6.6
11.8
78%

Maroc
34.3
58.0
69%

Togo
1.4
2.2
59%

Maurice
4.3
6.8
58%

Cote d'Ivoire
10.2
16.0
57%

Tunisie
19.4
30.0
55%

Sierra Léone
0.9
1.4
51%

Congo RD
5.1
7.7
51%

Madagascar
3.6
5.3
48%

Seychelles
0.5
0.7
48%

Gabon
4.9
7.0
43%

Egypte
71.2
101.7
43%

Centrafrique
1.1
1.5
35%

Rwanda
1.7
2.3
35%

Ouganda
6.6
8.9
35%

Lesotho
1.4
1.8
31%

Gambie
0.4
0.5
23%

Erythrée
0.8
0.9
11%

Guinée Bissau
0.3
0.3
0%

Malawi
2.3
2.3
-2%

Guinée
3.9
3.7
-5%

Burundi
1.2
0.8
-33%

Zimbabwe
8.6
4.5
-48%






Djibouti, Libéria, Libye, Somalie :nc








(Source l'Etat du Monde)







En 1998, 17 pays africains étaient engagés dans des conflits armés.

Dix ans plus tard, ils ne sont plus que cinq. Entre 1998 et 2007, 18 pays africains ont enregistré une croissance cumulée supérieure à 100% et sept d’entre eux ont fait mieux que la Chine, tant admirée pour ses performances économiques.

Précédemment, nous rendions compte du classement Doing Business 2009 qui plaçait quatre pays africains parmi les dix meilleurs réformateurs du monde.

A l’heure où la planète finance connaît la déconfiture que l’ont sait, on peut mesurer, à la lecture de ce dossier spécial à quel point les capitaux internationaux sont à côté de la plaque en ignorant superbement ce formidable gisement de croissance que constitue le continent
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans ECONOMIE
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