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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 01:53
      N'DJAMENA AFP / 18 avril 2013 20h33 - Les dirigeants d'Afrique centrale réunis en sommet extraordinaire sur la Centrafrique ont promis jeudi à N'Djamena de porter à 2.000 hommes la force régionale chargée d'aider à rétablir l'ordre dans le pays en proie aux violences et pillages depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles du Séléka le mois dernier. Aucun calendrier n'a toutefois été fixé pour ce qui équivaudrait à un quadruplement des effectifs de la Force multinationale d'Afrique centrale déjà sur place. Les chefs d'Etat ont convenu de doter la Fomac d'un effectif de 2.000 hommes et d'un mandat adéquat en vue d'accompagner les efforts du gouvernement de transition (centrafricain), tant dans le domaine de la sécurité que dans la restructuration des forces de défense et de sécurité, selon le communiqué final du sommet. La Fomac compte actuellement quelque 500 militaires, 120 Gabonais, 120 Camerounais, 120 Congolais plus un contingent tchadien, les soldats les plus aguerris de cette force, dont le nombre exact n'est pas connu. Sur le plan politique, les chefs d'Etat réaffirment que les accords de Libreville (signés en janvier) demeurent le noyau central des arrangements politiques durant la période transition, de même qu'ils ont pris acte de la mise en place d'un conseil national de transition et notent la désignation d'un chef de la transition par cet organe. Le chef du Séléka, Michel Djotodia, a été élu président de Centrafrique par le conseil de transition pour la durée de la transition, dix-huit mois, samedi dernier. Les chefs d'Etat de la région ont réitéré que le chef de l'Etat, le Premier ministre, les membres du gouvernement de transition et le Conseil national de transition représentant les forces politiques du pays ne peuvent se présenter aux prochaines élections. Ils rappellent que la durée de la transition est fixée a 18 mois et que pendant cette période des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières: referendum constitutionnel, législatives, présidentielles doivent être organisées en vue du retour à un ordre constitutionnel. (©)        Décisions du sommet de Ndjaména et synthèse de la feuille de route arrêtée ce jour 18 avril 2013.   - La communauté prend acte de la création du Conseil National de Transition et de la désignation d'un Président de transition;   - La période de transition est reconfirmée à 18 mois au cours de laquelle le Premier Ministre de transition ne peut-être révoqué;   - Le PR, le PM ainsi que les membres du bureau du CNT ne peuvent se présenter à l'election présidentielle;   - Formation d'un gouvernement de transition après de larges consultations;   - Mise en place d'une Cour Constitutionnelle de Transition dans les plus bref delai;   - Envoi de 2000 renforts pour appuyer la FOMAC avec mandat d'accompagner les autorités de transition;   - Les accords de Libreville restent et demeurent le noyau et la seule base de tous les arrangements politiques à venir;   - Appelle la communauté internationale à soutenir financièrement la transition;   - Demande au comité de suivi de poursuivre sa mission d'accompagner la transition avec le soutien du groupe de contact international (OIF,ONU,UE et partenaires internationaux).
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 00:22
RDC : Un ballet d’avions militaires et des troupes ougandaises et sud-africaines signalés à Gemena depuis la chute de BOZIZE 31/03/2013 14:41:00KongoTimes! Font size: La chute de BOZIZE risque d’être le détonateur d’un tsunami qui risque d’embraser toute l’Afrique centrale dans son ensemble. Suite aux dernières révélations successives suivies des différentes actions de l’ONU contre l’agression et l’occupation rwando-ougandaise de la RDC, Kagamé et Museveni veulent déplacer et élargir le front pour échapper aux mesures de contrôle par l’ONU des frontières de leurs pays avec la RDC. La probable participation (directe ou indirecte) des troupes rwandaises du Darfour, la présence massive des « réfugiés » rwandais au Congo/Brazzaville, et l’ouverture d’une base arrière ou du front à Gemena sont autant d’ingrédients qui ne présagent rien de bon pour toute l’Afrique centrale. Ceux des chefs d’Etats des pays de l’Afrique centrale qui pensent que ce qui se passe en RDC est une affaire interne aux RD congolais se leurrent. L’ambition de l’empire Hima Tutsi ne se limite pas à la seule RDC. Elle vise la déstabilisation de toute l’Afrique centrale. Dès le lendemain de la chute de François BOZIZE, les premières rumeurs persistantes, y compris les commentaires du patron du Quai d’Orsay à Paris, l’avaient signalé en fuite en République Démocratique du Congo, chez son allié et complice « Joseph Kabila » qui lui avait envoyé des troupes pour tenter de stopper en vain l’avancée des rebelles Seleka soutenus puissamment par des «techniciens» tchadiens. L’enquête de L’œil du Patriote a établi que l’on s’est mépris sur la grande escorte du clan BOZIZE qui filait à toute allure vers Gemena, alors qu’en réalité l’ex-président avait embarqué sa famille restreinte à bord d’un hélicoptère avec lequel il a décollé avant de traverser la rivière Oubangui en direction de la RDC puis de mettre le cap sur le Cameroun. Mais, depuis le lendemain de la fuite de BOZIZE, les habitants de Gemena assistent à un véritable ballet aérien. Des avions militaires atterrissent chaque jour et débarquent des matériels de combat et des troupes étrangères. Essentiellement des Ougandais et des Sud-africains. Le dimanche 24 mars,3 hélicoptères militaires immatriculés8268-112,8821-1230 et 87-1222 se sont posés à Gemena à 15h55’ heure locale en provenance de Kinshasa. Ils transportaient des officiers congolais et étrangers non autrement identifiés. Le mardi 26 mars à 15 heures locales, un avion militaireHerculeimmatriculé z u-c a 409 a atterri à Gemena en provenance de l’Afrique du Sud avec des hommes de troupe et du matériel militaire. Le mercredi 27 mars, un avionIliouchine I L 76 immatriculé I P 17618 a débarqué 25 commandos sud-africains avec des caisses d’ armes et de munitions ainsi que du matériel de communication très sophistiqué. Le jeudi 28 mars, un autreIliouchine immatriculé EW 78 779 a déchargé à 12heures 45’ localesun avion Mig en pièces détachéesqu’accompagnaient 25 membres d’équipages en provenance de Kampala en Ouganda. Nos sources confirment que les experts viennent de terminer le montage de l’avion de chasse et le vol d’essai est prévu pour ce dimanche 31 mars ou lundi 1eravril au plus tard. Le même jeudi 28 mars à 15 heures 40’, un avion militaireHercule immatriculé Z U – C A 409 a déchargé plusieurs caisses d’armes et de munition. Le vendredi 29 mars à 08 heures 28’,un avion Iliouchine I L 76 immatriculé I P 17618 s’est posé à Gemena avec 2 conteneurs et une équipe de 20 militaires. Ce samedi 30 mars, unIliouchine I L 76 immatriculé EW. 78 779 a débarqué à 10 heures locales une jeep militaire peinte en blanc avec le sigle UNdes nations unies (pour diversion?) et un contingent de 30 militaires ougandais! Mais avant l’atterrissage d’Iliouchine, un Hercule immatriculé Z U-C A a ramené à 7 heures du matin les armes et les munitions des troupes sud-africaines à Bangui. Rappelons ici que les troupes sud-africaines avaient été dépêchées en RCA pour soutenir BOZIZE contre l’assaut des rebelles Seleka. Que cache alors ce ballet aérien d’avions militaires transportant des troupes, des armes et des munitions ? Que viennent faire les troupes ougandaises avec un avion de chasse à Gemena ? Pourquoi l’Afrique du Sud, au lieu de procéder au retrait de ses hommes, apporte-t-elle plutôt des hommes et du matériel de guerre à Gemena? La chute de BOZIZE risque d’être le détonateur d’un tsunami qui risque d’embraser toute l’Afrique centrale dans son ensemble. Suite aux dernières révélations successives suivies des différentes actions de l’ONU contre l’agression et l’occupation rwando-ougandaise de la RDC, Kagamé et Museveni veulent déplacer et élargir le front pour échapper aux mesures de contrôle par l’ONU des frontières de leurs pays avec la RDC. La probable participation (directe ou indirecte) des troupes rwandaises du Darfour, la présence massive des « réfugiés » rwandais au Congo/Brazzaville, et l’ouverture d’une base arrière ou du front à Gemena sont autant d’ingrédients qui ne présagent rien de bon pour toute l’Afrique centrale. Ceux des chefs d’Etats des pays de l’Afrique centrale qui pensent que ce qui se passe en RDC est une affaire interne aux RD congolais se leurrent. L’ambition de l’empire Hima Tutsi ne se limite pas à la seule RDC. Elle vise la déstabilisation de toute l’Afrique centrale. Le président national de l’APARECO vient de mobiliser tout le comité national pour entreprendre une série d’actions politiques, diplomatiques et militaires pour anticiper sur l’apparition de cette nouvelle phase d’action de nos adversaires. Il lance un appel pressant à toute la classe politique congolaise pour ne pas se laisser distraire par les diversions des «dialogues», «négociations», «concertations» que leur proposent les agents de l’occupation qui œuvrent pour la mise à mort de l’Etat congolais. Il appelle chaque congolais où qu’il se trouve à prendre la mesure de la gravité de ce qui se trame chaque jour dans le dos de notre peuple et d’agir désormais en conséquence. Paris, le 31 mars 2013 Candide OKEKE correspondant Observatoire Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:03
  Publié le 02/04/2013 à 06h00 commentaire(s) 0   « Urgence à Bangui » Figure de la diaspora à Bordeaux, le président de l’Observatoire de la bonne gouvernance préconise le changement. Lucé Raymond Bomongo. (photo DR) Partager   Envoyer à un ami   Imprimer « Sud Ouest ». Entre le président déchu François Bozizé et celui qui s’installe, Michel Djotodia, soutenu par la rébellion Séléka, où se situent les démocrates de la diaspora centrafricaine que vous dites représenter ? Lucé Raymond Bomongo (1). La diaspora, constituée surtout d’intellectuels, était à 80 % dans l’opposition. Aujourd’hui, c’est l’inverse : le parti KNK de Bozizé est majoritaire pour la simple raison que, pour faire des affaires au pays, il faut être encarté « majorité présidentielle ». En Centrafrique, le triptyque cyclique des dix ans - coup d’État, dictature du prolétariat et course à l’enrichissement rapide en paupérisant le peuple - nous offre son lot d’humiliations et de désolation. Notre Observatoire est là pour promouvoir la bonne gouvernance démocratique, judiciaire, économique, financière. À ce titre, nous ne pouvons que condamner la prise de pouvoir par la force. Les démocrates de la diaspora sont du côté de la raison, celle qui a prévalu le 11 janvier 2013, lors de la signature des accords de Libreville II. Lesquels accords ont été torpillés par l’ex-président Bozizé, ce qui a poussé Séléka à le chasser. La communauté internationale a condamné le coup de force des rebelles. Qu’attendez-vous d’elle ? La Centrafrique, en état de mort clinique, a besoin de soins intensifs. Je prends acte de l’application de la doctrine de l’Union africaine en matière de rébellions armées, de changement anticonstitutionnel de gouvernement et de ces voix qui condamnent le coup de force. Mais la Centrafrique est enclavée, son indice de développement humain, très bas. Les institutions internationales et régionales doivent éviter de l’isoler, car il y a urgence humanitaire. Nous ne demandons ni l’aumône ni l’acclamation de Séléka mais la prise en charge des attentes populaires : le retour de la sécurité et de l’ordre constitutionnel. Quelle est la situation du pays ? La Croix-Rouge qualifie de « catastrophique » la situation des hôpitaux de Bangui, avec 200 blessés, dont 40 qui doivent être opérés d’urgence. La ville manque d’eau courante, d’électricité, de carburant. Les entrepôts du CICR ont été pillés, mais aussi les bâtiments administratifs, des sociétés privées, les maisons des ex-dignitaires du KNK. On vole des véhicules et des objets précieux chez les particuliers. J’exhorte la communauté internationale à reconsidérer la condamnation de la Centrafrique. J’en appelle à la France, à l’Union européenne, à l’Union africaine, aux organisations humanitaires, pour sauver des vies. Le pays peut-il profiter de la crise pour changer de gouvernance et améliorer le sort des habitants ? Nous savons ce qu’il faudrait faire. Mais nos préconisations n’ont jamais été appliquées par les prédécesseurs de Michel Djotodia. Je pense au détournement des fonds réservés à la démobilisation, au désarmement et à la réinsertion (DDR), un élément déclencheur des hostilités contre Bozizé. Comment peut-on qualifier de pauvre un pays qui fait 9 % de croissance et dispose de ressources minières et minéralogiques si vastes ? Mauvaise gouvernance, corruption étatisée, régionalisme gangrènent le pays. La solution ? Mieux répartir la richesse, faire monter une nouvelle génération de jeunes intellectuels et de technocrates à des postes clés. Le gouvernement doit aussi reprendre la coopération militaire avec la France. L’urgence sociale appelle une tout autre politique. Recueilli par Christophe Lucet (1) Président de l’Observatoire centrafricain de la bonne gouvernance, basé à Bordeaux. Bordeaux
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:55
Centrafrique: Michel Am Djotodia succède à Bozizé Par Christophe Rigaud - Afrikarabia - 25/03/2013 La rébellion de la Séléka a renversé ce dimanche le régime de François Bozizé, quels seraient les défis de l'après-Bozizé et des nouveaux hommes de pouvoirs   L'heure de vérité a sonné pour la Séléka dont on continue de dire qu’elle est toujours en quête d’union malgré la victoire de ce dimanche 24 mars. Ainsi, la suite d’une offensive éclair hier matin, les rebelles se sont emparés sans difficulté de Bangui, la capitale centrafricaine. Le président François Bozizé a pris la fuite, après 10 ans de règne. Maintenant les choses sérieuses commencent. Que faire du pouvoir?   © AFP/Steve Jordan M. Djotodia (g) et F. Bozize (d), il n'y a pas eu de passation de service Djotodia contesté prend la place de François Bozizé En début de soirée, Michel Djotodia annonce dans un discours surprise sur les ondes nationales, être le nouveau président de la république centrafricaine. L'ancien rebelle décrète aussitôt un couvre-feu à Bangui et affirme souhaiter ne pas faire "de chasse aux sorcières". Michel Djotodia promet des élections dans 3 ans et souhaite conserver Nicolas Tiangaye à son poste de premier ministre de transition. Djotodia a pris tout le monde de vitesse. En effet de nombreuses inquiétudes pèsent sur la gestion que fera la Séléka de sa victoire. "La Centrafrique vient d’ouvrir une nouvelle page de son histoire, mais le plus dur est à venir" confiait ce dimanche à Afrikarabia un membre de la rébellion. Il ne croyait pas si bien dire. La bataille pour le pouvoir au sein de la Séléka a bel et bien commencé quelques heures après la chute de Bangui. Deux factions s'affronteraient. A la manœuvre, on trouve d'abord Michel Djotodia, le "patron" de la Séléka et ministre du gouvernement de transition, mis en place pendant les accords de paix de Libreville en janvier dernier. Son nom fait autorité, mais depuis la signature précipitée d'un plan de sortie de crise avec le président honni, François Bozizé, une partie de la Séléka ne lui fait plus confiance. Les accords de Libreville sont fortement contestés au sein de la Séléka. Nourradine Adam et Firmin Findiro "incontournables"? Dans la fronde anti-Djotodia, on trouve un militaire: Nourradine Adam. L'homme est à la tête du CPJP, une des nombreuses composantes de la Séléka. Pour ce commandant, Djotodja a vendu l'âme de la coalition à Libreville, alors que les rebelles campaient à seulement 75 km de Bangui… si près de leur objectif: renverser Bozizé. Nourradine Adam n'est pas le seul à critiquer Djotodia. On trouve également le très discret Firmin Findiro, ancien ministre de la Justice, limogé par Bozizé. Mais aussi d'anciens officiers de l'armée régulière, regroupés dans l'A2R, puis le M2R. Ces militaires dénoncent ouvertement les accords de Libreville et repartent à l'offensive armée avec les hommes du CPJP de Nourradine Adam. Ils font tomber ensemble plusieurs localités, avant de fondre sur la capitale. Au final, dimanche, après la prise de Bangui, Nourradine Adam s'estime légitimement incontournable.   © cap La "main tchadienne" Autant dire que certaines dents ont grincé au sein même de la Séléka. Un membre de la coalition a affirmé que le nom de Michel Djotodia à la présidence, était en fait soutenu par le président tchadien Idriss Déby. "C'est consternant", nous a-t-il déclaré. "Le Tchad continue de contrôler le pays, comme au temps de Bozizé. Déby veut une Centrafrique faible et y placer un président contrôlable", tempête ce membre de la Séléka, qui craint "dans ces conditions, une nouvelle rébellion dans moins de 6 mois". Un autre parti d'opposition, l'Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD), qui salue le départ de Bozizé, dénonce lui aussi l'ingérence tchadienne et "exhorte les frères centrafricains à récuser toute immixtion du despote Idriss Déby en Centrafrique". La "main tchadienne" est toujours présente. Les trois défis de Djotodia Plusieurs défis attendent donc le nouveau président Djotodia. Tout d'abord s'affranchir de son encombrant "parrain" tchadien, Idriss Déby. La tâche sera difficile dans le contexte actuel. Le président tchadien est en effet devenu le nouvel homme fort de la région et l'allié incontournable de François Hollande dans sa guerre au Mali… une position confortable pour le maître de N'djamena, qui en fait pour le moment un "intouchable". Michel Djotodia devra ensuite trouver rapidement le bon dosage d'une coalition politique solide, intégrant les multiples facettes de la rébellion. Là encore, la tâche est rude. Djotodia n'a pas la haute main sur le gros des troupes de la Séléka et il n'est pas à l'abri d'une nouvelle tentative de déstabilisation. Troisième et dernier défi et il est de taille: tout un pays, une armée, une administration, une économie… sont à reconstruire. La Centrafrique est à genou: un "Etat vide", grand comme la France, avec seulement 4 millions d'habitants et une population parmi les plus pauvres de la planète. La "page Bozizé" est tournée et tout est à réécrire.   MOTS CLES : Envoyer à un ami | Imprimer 6 COMMENTAIRES Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire Qu en disent les juristes et démocrates centrafricains,s'il y en a un? Par alpha 25/03/2013 13:57 Nos supposés maitres qui se gargarisent en consort en centrafrique,Lisez cette dame, ayant des bases comme vous (si vous en avez réellement reçus) et clairvoyante. L’envie du pouvoir à tout pris vous aveugle. Combien étions nous à vous prodiguer des conseils sur un précédent néfaste à la démocratie. Certains vous disaient 3ans, pourquoi ne pas patienter si vous étiez vraiment des démocrates et que vous pensiez vraiment à une democratie réelle pour ce pays,mais vous n’entendiez que votre ventre. Encore une fois,vous amenez le peuple dans une enième incertitude democratique et économique. Le temps que les nouveaux venus se remplissent la poche et que demain les memes de pleurnicher et que d’autres ecervelises viennent mettre le pays en désordre et chaos et le boutant à son tour dehors,on aura perdu encore d’autres 10-15 ans. Et nous toujours ignares à applaudir qui on ne connait pas et demain les memes à pleurnicher. Par la betise de faux intellectuels et d’un peuple nul. On vous parle ,vous pensez que nous sommes pour bozizé ?Bozizé on s’en fout. On vit à l’étranger,occupant de postes bien et ayant acquis pour certains d’autres nationalités. On veut que notre pays avance,que les gens ne vivent pas comme dans une poubelle. On vous parle pour le pays qui reste le nôtre et pour vous qui y vivez dans cette pauvreté et foutaise politique,au lieu de’avancer avec votre intelligence,vous brillez par l’idiotie. A écouter Ziguélé sur des chaines étrangères,il fait pitié,celui là n’a encore rien compris. Les accords de Libreville,Quels accords ? Par Sandra Lamine Martin-White Décidément, en Afrique centrale, on est fâché avec le Droit ! Quelle fut la philosophie de Droit pilotant l’esprit des accords de Paix signés le 11 janvier 2013 au Gabon ? L’URGENCE ! Celle voulant créer une espèce de cadre permettant au Chef de l’Etat d’aller au bout de son mandat, tout en le contraignant à une ouverture à ses oppositions armées et non-armées. Bâtis ‘intuitu personae’, ils ‘tournent’ donc autour de la personne UINIQUE de François Bozizé. CONSEQUENCE, FRANCOIS BOZIZE N’ETANT PLUS AU POUVOIR, AUTOMATIQUEMENT LES ACCORDS DE LIBREVILLE CESSENT DE S’APPLIQUER. C’EST L’EXTINCTION. LA PRISE DE POUVOIR PAR LA SELEKA CHANGENT LES DONNES. ELLE ENTERRE LES ACCORDS DE LIBREVILLE….DE FACTO. JURIDIQUEMENT PARLANT, ILS N’EXISTENT PLUS. ET SONT CADUCS EN DROIT. Pourquoi ? Alors entrons dans les articles de ces Accords. - En son Article Premier : « Le Président de la République demeure en fonction jusqu’au terme de son mandat en 2016. Il ne peut se présenter pour un autre mandat » >> Commentaire : Il est question là de François Bozizé, réélu en 2011 pour un mandat s’achevant en 2016. N’étant plus là, c’est fini, les Accords sont décapités. - En son Article Second : Il y est dit : « Gouvernement d’Union Nationale inclusif d’une durée de 12 mois, éventuellement renouvelable ». >> Commentaire : Simple à comprendre. C’est une année renouvelable, et implicitement, en coordination avec les autres articles, renouvelable annuellement jusqu’en 2016. Il n’y est pas dit : Période de transition d’une traite de 3 années. - En son Article Sixième : « Le Premier Ministre et les ministres du Gouvernement d’Union Nationale ne peuvent être destitués durant la période de transition, en contrepartie, ils ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle » >> Commentaire : Il découle de cela que Mr Michel Djotodia, passant de Vice-Premier Ministre à Chef d’Etat, ne respecte pas cet article. Il s’est auto-destitué pour se substituer au chef de l’Etat, ce que l’article n’autorise pas du tout. CONCLUSION: - Lorsque la France, les Etats-Unis ou le Tchad demandent à la Séléka de respecter ‘les Accords de Libreville’, ont-ils tous compris que ce n’est plus applicable ? - Quand Michel Djotodia, de même, pour rassurer tout le monde dit vouloir les respecter, est-il conscient qu’il parle là d’un désormais texte fantôme ne pouvant plus faire autorité ? Les Accords de Libreville, en total mépris de la Constitution Centrafricaine, s’y étaient déjà substitués par la force, devenant LA LOI CONSTITUTIONNELLE du pays. Aussi de ce qui précède, LA LETTRE DE CETTE LOI n’est plus respectée. Et on ne saurait non plus, même parler de respect, faute de mieux DE L’ESPRIT DE CETTE LOI DE GOUVERNANCE. Démonstration est faite que nous sommes dans une double illégalité. 1- L’EXISTENCE MEME DES ACCORDS DE LIBREVILLE CONSTITUAIT UN DENI JURIDIQUE 2- LA FORCE PRIMANT LE DROIT, SI CETTE FORCE MEME EST MISE A BAS PAR UNE AUTRE FORCE SUPERIEURE…ELLE S’ANNULE. Aussi, dans l’articulation du Droit Constitutionnel, si un ensemble de dispositions faisant autorité sur la Constitution d’un Pays, (cas d’exception comme la guerre par exemple), sitôt annulé, c’est ensuite, la Constitution habituelle, validée par référendum populaire qui mécaniquement de nouveau DOIT se ré-appliquer. Et nous sommes pile dans cette situation, considérant les Accords de Libreville comme des lois d’exception, supplantant pour un temps la Constitution. Annulés comme c’est dorénavant le cas, si on veut encore parler de Droit en Centrafrique, c’est, dès la chute de François Bozizé, le retour AUTOMATIQUE à la CONSTITUTION. ON NE PEUT PLUS ENCORE PARLER DES ACCORDS DE LIBREVILLE. C’EST BALLE A TERRE, LES COMPTEURS SONT REMIS A ZERO. Centrafricains,Réveillez trop de traitrise au non de la Nation Par Etienne E.K 25/03/2013 14:47 Centrafricains l’heure est grave,vous allez redevenir esclaves voir multi esclaves des pouvoirs frontaliers avec leur incursion dans l’armée. Bozizé à amener des mercenaires comme ce DJotodia,quels en sont la conséquence pour la sécurité pour le pays ? Bozizé a payé combien de fois ces mercenaires toujours insasttifaits. Ils s’en foutent ils ne sont pas centrafricains,ils font tout le mal qu’ils veulent,c’est la logique de l’argent et du vouyourisme qui prime. Aucun pays au monde ne peut tolerer une telle intrusion sauf en centrafrique avec des politiciens tarés. Mon frère les politiciens n’ont pas écouté les conseils et ce que murmurent la poulation de bangui depuis,mais quel politiciens avons-nous ? Ce stupide de ziguélé et naif de tiangaye,le 3e laron les baisera bien. Veulent ils etre surpris combien de fois par la pluie pour devenir alerte et prevoir un parapluie par temps maussade ? Bozizé s’est montré incapable,mais eux qu’est-ce qui sont entrain de démontrer ? bozizé est ce qu’il est personne ne peut le nier,mais vous qui pretender tout savoir reflechisser au moins sur certaines consequences prévisibles ? On vous a dit 3 ans fin,relance démocratie sans chercher à penser aux conséquences pour vous-mêmes et pour le pays. Allez vous indéfiniment continuer à accepter que deby fasse et défasse les présidents chez nous au mepris des choix du peuple ? Posez la question à Hollande. Vous deriez aller aux elections dans 3 ans et le monsieur qui se protoclame présider et dont les propos sur des ondes etrangères n’augurent pas de bon présage. L’accord de libreville le disqualifie d’une prochaine candidature à la présidence,le voila qui espère continuer. Ça parle de l’accord de libreville,si on suit cet accord,il n’a pas sa place là. Cet accord a été violé de tout parlé alors au nom de quoi il exigera cet accord pour imposer ce que tout les centrafricains rejettent tout bas ? Certains se ressourcent des reunions socialistes à l’etranger mais qui n eclaire pas sa vision du monde et de la geopolitique,un autre se dit avocat,defenseur de la democratie et des droits de l’homme mais qui s’acoquinent avec des dictateurs sassou et deby dont certains sont sujets à procès de biens mal acquis en europe et de droits de l homme,on rêve ou quoi.Et tous cherchent à les avoir comme mentors.,toujours des mendiants ayant usé du jeu auprès de Bongo père et continueent à se prostituer la conscience. Centrafricains,imprimez ce que je vous relate et ca vous éclairerez mieux. On m’ a relaté qu’avant les dernières élections présidentielles centrafricaines, deby aurait reçu ziguélé et tiangaye à ndjamena, deby a remis à chacun 500 millions de francs cfa. Ca peut se verifier auprès des banques.Les archives se fixent internationalement. Tiangaye aurait lui utilisé un peu de ses sous pour sa campagne d’où son aisance un peu dans cette campagne,ziguélé par contre,après un passage des sous sur son compte à bangui,il l’a transféré sur un compte au cameroun,l’argent n’a pas servi au mlpc maisprobablement pour ses biens perso. Depuis les éléctions Déby les tient par la barbichette,ils deviennent des emmerdeurs à souhaits et voyez quand il y a rebellion ces 2 ne peuvent etre logique avec eux-mêmes et ça se comprend mieux maintenant quand j’ai eu cette information car franchement si on est démocrates et patriotes,on ne peut aller dans les raisonnements de non sens et du n’importe qu’on vous impose centrafricains. Quand ils ont su qu’ils pouvaient encore gagner plus,que d’aller négocier à brazza, ils sont allés pour se faire chaperonner pions. Ainsi ces 2 pays ont l’assurance d’avoir l’un nos diamants et l’autre une vue sur notre pétrole ou le marché du petrole tchadien en centrafrique que déby ne veut pas en concurrence. De tels politiciens défendent quel peuple ? Actuellement il y a personne. Centrafricains pensez à la bonne rélève comme certains l’ont déjà dit. Comme l’a dit tantot l’autre c’est l’esclavage,ce n’et pas un pays. Où va-t-on aller avec des tchadiens,soudanais,et voyous de grands chemein dans une armée dont le role est de protéger une nation et un peuple,un territoire. Et ce n’est ni leur nation ni leur territoire ni leur peuple. Il faut arreter avec notre betise d’applaudir n’importe qui.les beaux discours c’est pour s’installer. Vous etes idiots jusqu à quel niveau pour ne pas réfléchir et voir en deçà des evenements que vous vivez depuis le temps que vous applaudissez et pleurnichez après. Si c’est cela que vous aimez ,ne pleurnichez plus. On attend que ziguele et tiangaye se montrent plus patriotes et poser les vrais questions d’interieur et de democratie. Chacun retourne chez soi et une armée sans mercenaires etrangers et la democratie nette. Sils en sont pas capable,on supprime l’armée et faite appel à l’armée française comme au temps de l’après indépendance et que l’armée en centrafrique n’existant plus sorte de la politique Pourquoi continuer à faire des constitutions qu’on ne respecte pas. Une constitution n’est pas quelque chose qu on change au gré des individus ? Comme ils ont vendu leurs âmes je n’attends pas grand-chose,mais peuple prenez votre destin en main car les voisins se moquent de nous disant que l’essentiel pour les centrafricains c’est le sexe et le manger et ne refléchissent pas autre chose d’éléver. Ca me pousse à les croire C'est parce que nous sommes betes Par agathe 25/03/2013 15:04 Cette personne a besoin d'une chirurgie esthetique et d'un regime weight watcher's. Le tchad,pas le tchad mais déby: Il a monnayé sa participation au mali pour vous cougnonner en centrafrique. maintenant l'autre personne qui ressemble à une pomme de terre bouillie éclatée dans sa veste parcourant les chaines internationales approuvant devait reflechir plus aux questions essentielles que de ne satisfaire comme beaucoup de faux intellectielles et justes revanchards qu'on a repéré au cours du chaos que vivait notre pays. Je le répète Bozizé n'est à sa place mais eux non plus sont mieux je nous comprends,à applaudir toujours pour des arrivistes et quelques années plus tard de pleurer,il faut nous en prendre à nous meme. Si vous voulez une réelle démocratie,que tous les partis restent intacts et que les uns et les autres arretent de se vendre à gauche et à droite et le parti qui sait qu'il a plus de gens ,en se mobilisant gagnera les elections,s'il n'y a as tricherie. Un president autoproclamé à double face,quand il avec ses voyous il s'enturbanne et en ville se taille un costard. Il faut etre clair,etre ce qu'on est au lieu de faire pour plaire à qui commande.Ce pays a besoin d'un président pour les centrafricains pas des marionnettes.kolingba etait ami avec déby et se livraient les opposants politiques,avec la democratie en centrafrique,il se fait ami à patasser et a imprimer son emprise puis laché Patassé et contribué à sa chute,et nous amène bozizé qu il vient de contribuer à la chute et nous amène celui là pour qui demain. Nous somme quoi pour déby. Il n'arrive pas à reconcilier son propre peuple que peut-il faire pour nous. il a divisé les tchadiens,les sudistes souffrent,tiangaye avocat de droits de l homme manger de la main de ce type. des aujourd'hui,faut eclaircir les choses. Le tchad est au tchad pas en RCa. Les reglements de compte de deby contre patasse puis bozizé,ce n'est pas notre problème. on veut élire notre president pas qu'on nous les impose et mettre les president sous tutelle. Pourquooi ce debit ne se comporte pas ainsi avec cameroun ou avec le nigeria,posez vous la question
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:17
Les dernières 24 heures se sont déroulées avec une rapidité cruelle pour le désormais ex-président centrafricain, François Bozizé, qu’on annonce actuellement au Cameroun. Entre temps, le palais présidentiel a été investi par le chef de la coalition Séléka, Michel Djotodia, qui s’est autoproclamé Président de la République centrafricaine (RCA). © paris-match François Bozizé, qui était arrivé au pouvoir par les armes, en a été chassé à son tour par les armes. Après la prise éclair de Bangui, la capitale centrafricaine, le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, chef de la rébellion du Séléka, qui s’est autoproclamé président de la république, a affirmé ce lundi 25 mars 2013, qu’il maintiendrait le gouvernement d’Union nationale avec à sa tête le premier ministre Nicolas Tiangaye. Le lundi 25 mars, Afriquinfos.com a indiqué que «François Bozizé le président centrafricain, accompagné de ses deux fils et de son aide de camp, a atterri ce dimanche à 18h00 locales à l’aérodrome de Batouri, le chef-lieu du département de la Ka-dey, dans l’est du Cameroun». «Oui, il a atterri là-bas», a affirmé le ministre camerounais de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o, poursuit le site d’information. Quant à sa famille, elle a été reçue en République démocratique du Congo (RDC), a précisé Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement et ministre des Médias congolais. La route semble encore longue pour que les choses rentrent dans l’ordre dans ce pays. Pour sécuriser ses ressortissants mais aussi pour calmer les ardeurs des belligérants, la France a envoyé 350 soldats en renfort. En clair, 200 militaires français ont été envoyés samedi, et 150 autres le dimanche 24 mars 2013. Ces troupes françaises doivent «assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique», rapporte LePoint.fr citant une source proche du dossier. Les autorités françaises ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies. A peine aux affaires, Michel Djotodia enregistre déjà la contestation de sa prise de pouvoir par François Nelson N’Djadder, président de la rébellion Forces Révolutionnaires pour la Démocratie, qui a annoncé sur Afrik.com son intention de mener un contre coup d’Etat dans les prochains jours. Le nouveau leader de la Centrafrique n’est toujours pas reconnu par la communauté internationale. L’ONU a même condamnée la prise de Bangui tandis que l’Union africaine (UA) a évincé le pays de son organisation. Elle a imposée des sanctions à l’encontre des responsables de la Séléka. «Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA à toutes les activités de l’Union africaine ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka, dont son chef Michel Djotodia», a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra. En attendant la suite, la Seléka appelle toutes les forces vives du pays à s’asseoir autour d’une table pour discuter de l’avenir du pays.
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 19:59
21/02/2013 - Compte-rendu de la REUNION DE L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE DU 17 FEVRIER 2013 REUNION DE L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE DU 17 FEVRIER 2013 A 12 HEURES 30 MINUTES A 19H30      HOTEL ALTON 107 RUE DE LA PELOUSE DE DOUET 33000 BORDEAUX PRESIDENT DE SEANCE ET MODERATEUR : Monsieur Lucé Raymond BOMONGO, Président de l’Observatoire Centrafricain de la Bonne Gouvernance, RAPPORTEUR : Monsieur GNOU Joseph REPRESENTANTS DES PARTIS POLITIQUES ET MOUVEMENTS POLITIQUES -M.L.P.C – FARE :DOUNDA Aimé -R.D.C -FARE : ALALENGBI Simon -KNK: MANGOT Emmanuel -FODEM-FRAP: DOMBI Saturnin -SELEKA: Eric NERIS MASSI PARTICIPANTS:KAMMOUGUI Laurent, GNOU Joseph, BEHOUROU Raymond, KAMAGNAWODE Narcisse, DATI William, MANGOT Hypolite, DOGO-NDENDJE Touadem, GODAME Clément , DIMANCHE Jean Martial, SERAKONqaDJI Joseph Christian, ONDOMA Olivier, KEPEDEN TCHAPTCHET Gérard, TSOWA Alain, BONGOTOUET Mary Christian, NZOUBOU BOKO Romaric, YAMBIO Brice Martial, MANGOT Emmanuel, BOMONGO José Domino, DOUNDA Aimé, DALBERTO Vermond, YAMBERE Robert ,Gilbert OUAKON, serge WAMANE,ARIBOT Adeline, ALALENGBI Simon, DOMBI Saturnin, Eric NERIS MASSI Une seule question est inscrite à l’ordre du jour: REGARDS CROISES DE LA DIASPORA SUR LES EVENEMENTS DE CENTRAFRIQUE Le Président Monsieur Lucé Raymond BOMONGO, prenant la parole en premier, a pris soins d’attirer l’attention de l’assemblée sur l’importance du vocable « la bonne gouvernance »en politique et la raison qui recommande aujourd’hui aux centrafricains l’esprit critique, dans le respect des grands principes de la république, à savoir : L’unité, la fraternité, le travail, la dignité et la démocratie. Cette réunion est un appel à l’histoire de notre pays, elle nous permet de mesurer le degré de maturité de notre communauté, ce peuple profondément attaché à sa cohésion fondée sur cette coexistence pacifique et son encrage à ses racines. C’est pourquoi, nous devons nous relever, nous épousseter, pour la refondation de la Centrafrique %%%%%%%%% Suite à cette déclaration, le Président Lucé Raymond BOMONGO donne alors la parole à Monsieur Eric NERIS MASSI, porte parole de la SELEKA, pour expliquer à l’assemblée la raison qui a conduit son groupe à prendre les armes contre le régime en place, avant les accords de Libreville. Monsieur Eric NERIS MASSI, après avoir présenté ses remerciements aux participants, a replacé d’emblée ses considérations sur l’importance de la ville de Bordeaux dans l’animation de la vie politique centrafricaine auprès de la diaspora et la fourniture par cette ville de hauts cadres administratifs ou politiques à notre pays, depuis au moins trente(30) ans. Il a aussi rappelé qu’il se sent à Bordeaux comme chez lui. Il a ensuite pointé du doigt la raison qui justifie les actions et les revendications de la SELEKA. Il la résume à quelques points suivants : -La mauvaise gouvernance en Centrafrique depuis les indépendances, -L’aspiration de la nouvelle génération de notre pays à une condition de vie meilleure -Le désir du changement politique -Le non respect des précédents accords, notamment le (DDR) Démobilisation, Désarmement, Réinsertion %%%%%%%%%%%% Dans la continuité des propos de Monsieur Eric NERIS MASSI, Monsieur Saturnin DOMBI, représentant du parti FODEM-FRAP, a pu à son tour préciser que les évènements qui prévalent en Centrafrique ne sont rien d’autres que l’expression de plusieurs rendez-vous manqués entre nos gouvernants et le peuple, alors que notre pays est le seul en Afrique où il y a eu de dialogues dont les résolutions sont demeurées inappliquées. Revenant ensuite sur les évènements politiques actuels, Monsieur Saturnin NDOMBI a précisé que le soulèvement de la SELEKA et son avancée vers la capitale Bangui sont le résultat de plusieurs manquements du Président de la République à ses engagements, comme l’a souligné précédemment, Monsieur Eric NERIS MASSI pour la paix véritable en Centrafrique. Selon lui, cet état a conduit inéluctablement la coalition de factions rebelles déçues par l’attitude du Président François BOZIZE dans l’application des termes des différents accords signés entre les protagonistes aux conflits politico-militaires, depuis 2005, pour permettre le retour définitif de la paix en Centrafrique. Il a aussi indiqué que cette crise est la manifestation de la volonté du peuple Centrafricain de dire enfin au Président de la République et son entourage « Cela suffit ». La crise actuelle pose deux problèmes : 1- celui de la recherche à tout prix de la démocratie, 2- -Celui de la lutte contre la gouvernance ethnique, clanique et partisane. C’est la raison pour laquelle, les Centrafricains doivent rester vigilants face aux désinformations de toutes parts et d’envisager des solutions appropriées pour une véritable paix en Centrafrique. Il a précisé qu’en République force doit rester du côté de la loi. C’est la raison pour laquelle le mouvement politique, le FRAP a tenu à ramener au dialogue la majorité présidentielle et la SELEKA. %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% Monsieur MANGOT Emmanuel, représentant du KNK, rappelle à l’assemblée l’importance de cette réunion à l’initiative de l’observatoire Centrafricain de la Bonne Gouvernance, dont le Président a eu le courage de réunir la diaspora pour que chaque protagoniste du conflit puisse s’exprime et de dire le pourquoi du comment de cette crise. En Centrafrique ou ailleurs, par crainte ou par méfiance et quelquefois désintérêt à la chose politique, nombreux sont ceux qui se cachent. Il attire l’attention des participants sur la particularité de notre pays, lequel a été marqué par des mutineries successives, des coups d’état et des rebellions. Ce qui affecte sa stabilité et son développement économique. Pour revenir aux évènements actuels, il considère que les actes posés par SELEKA sont graves, et qu’il appartient bien évidemment au Président de la République, François BOZIZE de se poser des questions afin de chercher maintenant avec les autres protagonistes au présent conflit, les solutions appropriées pour une paix définitive. Par ailleurs, il considère que les accords de Libreville permettent et facilitent le retour à la paix dans notre pays. %%%%%%%%% Pour Monsieur Simon ALALENGBI, représentant du RDC-FARE, la réunion d’aujourd’hui revêt une importance capitale, tant elle montre un nouveau départ, pour le statut de l’opposition. Selon lui, il ne fait pas de doute que le dialogue inclusif est un échec, ce qui justifie aujourd’hui incontestablement l’arrivée de la SELEKA et les accords imparfaits de Libreville. Il a suggéré que l’on doit désormais s’interroger sur l’action du gouvernement et de son premier Ministre, Nicolas TIANGAYE. L’opposition non armée et démocratique ne croit absolument pas à la liberté d’action du premier Ministre, lequel est pris en otage par le Président François BOZIZE. Cette situation doit absolument amener les différents partis politiques de l’opposition à s’organiser autrement, pour avoir un véritable statut. %%%%%%%%%%%%%%%%%%%% Le représentant du MLPC-FARE, DOUNDA Aimé, a indiqué que son parti politique n’a pas de contact avec SELEKA. Pour cette réunion, il a reçu instruction de sa hiérarchie, d’être uniquement observateur. %%%%%%%%%%%%%% Il ressort des différentes interventions, que le Président de la République est responsable des problèmes politico-militaires posés aujourd’hui en Centrafrique, tant qu’il est à la tête de ce pays depuis au moins 10 ans. Cette crise pose le problème du manque de maturité politique de nos gouvernants, de la négation de notre nation ; la recherche de l’unité nationale ; la nécessité de repenser la politique. Au regard des interventions, il est plus que jamais le moment, pour nous de se placer au-delà des contraintes ethniques, pour s’exprimer librement sur les questions essentielles qui nous préoccupent : La consolidation de notre nation ; le respect des lois de la république ; le rejet du tribalisme et la haine de l’autre. Chaque Centrafricain doit se rendre disponible chaque fois que son pays l’appelle. Certains intervenants déplorent l’action de la SELEKA peu démocratique, s’interrogent sur l’origine des combattants de SELEKA et la provenance du financement de cette rébellion. Tandis que d’autres compatriotes soutiennent l’action de SELEKA et estiment que cela se justifie par ailleurs dans le contexte politique actuel de notre pays. Ils regrettent la précipitation avec laquelle, les accords, dans la mesure où le premier ministre, Nicolas TIANGAYE se trouve désormais dans une situation « suis generis » où l’on ne peut pas déterminer avec exactitude les réelles attributions de ce dernier coincé entre les termes des accords de Libreville et ceux de la Constitution toujours en vigueur d’une part ; d’autre part le maintien de l’assemblée nationale composée essentiellement des députés de la majorité Présidentielle –KNK. Ils déplorent la présence SELEKA u gouvernement, en dépit du tricotage sur le choix des ministrables Ils suggèrent en fin, la détermination d’un véritable statut des partis politiques de l’opposition. %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% Monsieur le Président, Lucé Raymond BOMONGO a pris la parole pour la donner à Eric NERIS MASSI, pour ses conclusions. Ce dernier précise que « Il n’y’a pas de raison pour que le peuple Centrafricain ait peur de la SELEKA. Les incidents de MOBAYE et BAMBARI sont les faits de quelques éléments incontrôlés, mais le haut commandement militaire de la SELEKA a su rapidement ramener de l’ordre en son sein. Contrairement aux désinformations du Président de la République et de son ministre de la sécurité, émigration, immigration et de l’ordre public, le Pasteur Josué BINOUA, la SELEKA n’est pas un mouvement étranger composé des islamistes qui en voudraient aux chrétiens. Mais, elle est composée des centrafricains de diverses origines ethniques de notre pays. Pour ce qui est du financement de la SELEKA, les diverses contributions viennent des compatriotes déçus de BOZIZE. Quant à l’armement de la SELEKA c’est BOZIZE qui nous les livre. Ce dernier remet seulement cinq(5) cartouches à chaque élément de F.A.C.A qui va combattre la SELEKA. Une fois, au front ces pauvres compatriotes se livrent à la SELEKA et on récupère tout l’armement. Les Centrafricains désolés face aux manœuvres du Président François BOZIZE adhèrent de plus en plus à la cause défendue par la SELEKA, pour l’intérêt national. En effet, les centrafricains attendent des gouvernants de demain : L’organisation d’une véritable armée nationale ; la garantie sécuritaire des populations sur toute l’étendue du pays ; l création des infrastructures (écoles, routes, hôpitaux, bâtiments administratifs etc.,) Pour finir, il a rappelé que « SI BOZIZE ne respecte pas les accords de Libreville, la SELEKA est encore sur le terrain Le Président Lucé Raymond BOMONGO a repris la parole en dernier pour conclure, en ces termes : « je vous remercie d’avoir honoré de votre présence à cette réunion qui nous a permit d’échanger dans la sérénité et transparence, ce qui témoigne bien de la maturité de notre diaspora. On retiendra de ces échanges que notre pays a basculé dans la violence, par manque de principes de la bonne gouvernance. Il est vrai que les accords de Libreville ne peuvent résoudre les problématiques récurrentes à notre pays, dans la mesure où Libreville a été qu’une course à l’échalote et des maroquins, aucun des protagonistes n’a posé la question relative à l’urgence sociale qui prévaut On notera qu’à l’instar d’autres pays Africains, les gouvernements post-crises mettent en exergue la promotion de la bonne gouvernance dans l’optique d’améliorer l’indice de développement humain, la lutte contre la corruption, l’enrichissement sans cause, le renforcement et la révision du cadre légal du système judiciaire, l’Etat de droit (personnes et des biens, ainsi que la répartition des richesses du pays) Qu’en est t’il du Gouvernement TIANGAYE ? Les derniers agissements de la SELEKA à MOBAYE et le non libération des prisonniers détenus par le régime BOZIZE constituent une grave violation des accords de Libreville, La contestation du gouvernement TIANGAYE, pour une partie de la classe politique et quelques entités de la SELEKA et KNK, nous oblige à doubler de vigilance et à accroître le travail de sensibilisation, de conciliation dans l’optique de la recherche de la paix dans notre communauté (diaspora) ainsi que sur toute l’étendue du territoire Centrafricain. C’est pourquoi, avec les associations et la société civile de la métropole, nous organiserons les jours à venir et dans la même perspective d’autres rencontres à LYON et PARIS. Nos remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la tenue de cette rencontre, notamment l’organisation internationale de la francophonie(DDSPH), et l’Union Européenne Le Président de l’observatoire centrafricain de la bonne gouvernance Lucé Raymond BOMONGO CONTACT :07 60 14 59 57    
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:01
Les accords de libreville II sont inappropriés à la République Centrafricaine. Les juristes s'interrogent sur le mobile de l acceptation d' un avocat si compétent "Nicolas Tiangaye "de prendre la tête d' 'un gouvernement qui ne pourra pas faire grand chose avec des gens inexpérimentés et qui ne pourront disposer de moyens financiers nécessaires pour réaliser les projets phares de ce gouvernement. Depuis ce matin,le premier Ministre a finalement accepté sa prière couleuvre, le gouvernement Tiangaye I est Dans la précipitation les Ministres ont été surpris d' apprendre que c est encore, lui BOZIZÉ qui doit désigner les directeurs de cabinets de chaque Ministre. La réaction de SELEKA ne s 'est pas faite attendre. Annulation des passations de services entre les Ministres. La RCA n'a jamais connu une ignominie pareille et le paroxyme d' irritabilité a atteint le degré maximal. Qui a dit que la paix eT revenu en Centrafrique ment!
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 08:47
Observatoire centrafricain de la bonne gouvernance chers compatriotes L heure est grave, nous sommes inclus dans une temporalité diachronique car notre cher pays traverse une zone de turbulence gravissime. L'Observatoire centrafricain de la bonne gouvernance organise dans l optique d' échanges et de recherche de la concorde nationale, une rencontre le 17 février 2013 à Bordeaux un débat intitulé"REGARDS CROISES DE LA DIASPORA SUR LES EVENEMENTS DE BANGUI" Votre organisation y est conviée Merci de nous communiquer la liste de vos participants ainsi que votre modalité et conditions d' hébergement afin de vous réserver un bon accueil patriotique à la Bordelaise. le Président Lucé Raymond bomongo 0760145957 Inscription sur la page facebook: bomongo Lucé Raymond twitter:@LRBOMONGO
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 08:41
Lu pour vous : Eric Massi : « Nous sommes prêts à reprendre les hostilités si Bozizé s’entête ! »           Afrik.com LUNDI 4 FÉVRIER 2013 / PAR ASSANATOU BALDÉ     Les rebelles du séléka ont rejeté le gouvernement d’union nationale formé dimanche par François Bozizé. Ils estiment que le président centrafricain n’a pas respecté ses engagements depuis la signature des accords de Libreville. Eric Massi porte-parole de la rébellion fait le point.   Afrik.com : Pourquoi avez-vous refusé le gouvernement d’union nationale proposé par François Bozizé ?   Eric Massi : François Bozizé n’a pas tenu compte du gouvernement proposé par le Premier ministre Nicolas Tiangaye. Il a donc nommé les ministres selon ses propres choix. Nous sommes très vigilants car Bozizé cherche à récupérer la situation à son avantage par la ruse. Depuis les accords de Libreville, le Séléka est partagé entre ceux qui veulent rentrer au gouvernement et travailler avec François Bozizé et ceux, comme moi, qui doutent de la bonne foi de Bozizé pour rétablir la paix dans le pays. Ceux qui veulent rester au sein du gouvernement pour négocier des postes, cela les regardent. Mais en ce qui me concerne, je ne suis pas intéressé par le gouvernement d’union nationale de Bozizé !   Afrik.com : Ne craignez-vous pas que les divisions au sein du séléka menacent votre mouvement ?  Eric Massi : Le séléka n’a en réalité jamais été divisé. Il y a des divergences de positions certes mais nous sommes toujours solidaires. Il y a eu effectivement des évènements incontrôlables qui ont repris les hostilités dans les villes du sud-est notamment mais ils ont été très rapidement neutralisés. La situation est donc sous contrôle mais reste néanmoins difficile car Bozizé a rompu la confiance que nous lui avions accordé.   Afrik.com : Toutefois, c’est vous qui avez accepté de vous rendre à Libreville pour négocier avec François Bozizé ? Le regrettez-vous aujourd’hui ?  Eric Massi : Les négociations de Libreville ont été très rapides et nous a laissé un gout amer. Les problèmes de fond n’ont pas été traités. Et je fais parti de ceux qui ne peuvent pas serrer la main de Bozizé ni rentrer en Centrafrique sans que ma sécurité soit menacée. A plus d’un mois des accords de Libreville, Bozizé n’a respecté aucun des engagements qu’il a pris, hormis la nomination du Premier ministre. Les prisonniers dont nous réclamions la libération n’ont toujours pas été libérés. La force sud-africaine, chargée de le protéger, est toujours présente. Par ailleurs, il a déployé des éléments de l’armée centrafricaine et sud –africaine dans la ville de Bangassou alors qu’il n’a pas à se mêler des affaires de défense. La mauvaise foi de Bozizé est maintenant visible.   Afrik.com : Si François Bozizé s’entête êtes-vous prêts à reprendre les hostilités ?  Eric Massi : Nous sommes prêts à reprendre les hostilités si Bozizé s’entête. Nous donnons une dernière chance au médiateur pour poursuivre les négociations. Nous donnons encore une dernière chance à la paix. Il ne faut pas oublier qu’il y a un rapport de force qui est réel sur le terrain. Nous sommes toujours présents. Et comme il ne respecte pas ses engagements, il n’y a donc pas lieu qu’on lui fasse confiance pour l’organisation d’élections démocratiques dans le pays. Et ma position est celle de la majorité du séléka et des Centrafricains.   Afrik.com : François Bozizé semble avoir retourné la situation à son avantage en usant de la ruse ? Que répondez-vous à cela ?   Eric Massi : Nous ne sommes pas des naïfs. Nous sommes des responsables. Nous lui avons donné une chance pour conduire le pays vers la paix. Mais il s’entête. Je le redis encore une fois nous sommes prêts à terminer le travail là où nous nous sommes arrêtés. Nous ne nous battons pas contre le peuple centrafricain. Nous voulons mettre fin à la violence et au despotisme. Aujourd’hui le dialogue ne suffit plus à mettre fin à la crise. Nous en appelons toujours aux chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceac) qui ont depuis le début de la crise tout mis en œuvre pour apaiser la situation. MAR 5 FÉV 2013 AUCUN COMMENTAIRE
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 21:19
            Front Républicain pour l’Alternance et la Paix F R A P   Communiqué de presse relatif à la composition du Gouvernement Tiangaye Informé par voix de presse ce Dimanche 3 Janvier 2013, de la composition du Gouvernement d’Union Nationale en Centrafrique,  le Front Républicain pour l’Alternance et la Paix FRAP prend acte et constate qu’elle confirme nos inquiétudes maintes fois réitérées à savoir : La résolution de la crise sécuritaire en Centrafrique doit se faire sans le Président Bozizé. C’est pourquoi nous faisons l’analyse suivante à la lecture de la composition de ce Gouvernement. Ce Gouvernement n’est pas un Gouvernement d’Union Nationale. Il ne l’est pas car contraire à la lettre et l’esprit des accords de Libreville Ce Gouvernement est de celui qui a perdu, c'est-à-dire Bozizé. Un rapide décompte montre que sur 33 ministres, plus de la moitié sont du camp du président Bozizé, et non des moindres. Sans compter les contre ministères et à venir les nominations des Directeurs de cabinet. Bozizé a perdu la guerre, ce qui nous a conduits aux pourparlers de Libreville, les Chefs d’Etat de la CEEAC dans leur grande mansuétude ont souhaité et fait accepter qu’il finisse son mandat en 2016, à contrario nous constatons qu’il sort grandi car il contrôle la quasi-totalité de l’exécutif. Ce Gouvernement n’est pas de nature à instaurer la paix. Il ne prend pas en compte la réalité sur le terrain et des conséquences issues de cette crise sécuritaire. Nous aurions pensé qu’il y eut un véritable grand Ministère de la Paix, qui aurait eut en charge la résolution de l’ensemble de la problématique post conflit. Sont oubliés les morts et les blessés, les veuves et les orphelins, les dommages directs et collatéraux. Ce Gouvernement est un gouvernement de conflit. Le président Bozizé reste un guerrier en vers et contre tous, il place deux anciens chefs rebelles à la tête du Gouvernement comme Vice premier Ministre pour instituer la confrontation au sein du Gouvernement, lieu par excellence de sérénité. Ce Gouvernement pléthorique ainsi composé, nous nous étonnons du silence du Premier Ministre alors que sa composition suscite une polémique générale et des rumeurs selon lesquelles la liste publiée ne serait pas arrêtée consensuellement entre lui et le Président de la République, le FRAP exige des éclaircissements officiels, ne pouvant accepter des dissensions irresponsables et prématurées au sommet de l’exécutif, au moment où tout doit être mis en œuvre pour alléger les souffrances de la population.  Ce Gouvernement enfin peut il sans équivoque garantir que les forces armées rebelles entendront raison, lorsque l’on sait dorénavant que leur principale revendication est désormais le départ de François Bozizé. Tout porte à croire que la crise centrafricaine n’est pas finie et que les hostilités reprendront de plus belle plongeant à nouveau le pays tout entier dans un chaos indescriptible et une misère sans commune mesure pour les populations. En conséquence, le Front Républicain pour l’Alternance et la Paix, FRAP, Fidèle à l’Acte fondateur de la plate forme politique du 27 Décembre 2012, estime que les accords de Libreville sont inapplicables à cause de nombreuses incohérences sources aggravantes de manipulations politiciennes et juridiques, Réaffirme que toutes les entités qui la composent restent fermement attachées aux grands principes des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la CEEAC ainsi qu’aux instruments juridiques dûment ratifiés par la RCA. Conclue par la présente que l’échec des accords de Libreville est consommé et appelle au plus vite à un rendez vous inter centrafricain, mieux préparé et tenu entre les centrafricains. Tout en reconnaissant les efforts inlassables des Chefs d’Etats de la CEEAC, dans la résolution de la crise actuelle, le FRAP invite instamment la France, les Etats Unis, l’Union Européenne et l’Union Africaine à intervenir le plus rapidement possible pour mettre un terme aux souffrances du peuple centrafricain. Fait à Paris le 4 Février 2013   Manoël Mageot Président du FRAP
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