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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 00:35

Accident de circulation axe Sibut-Damara: la Première Dame, Mme Monique Bozize accuse trois ministres

AFFAIRES SOCIALES ET FAMILLES-TRANSPORTS-L'INTERIEUR

Accident de circulation axe Sibut-Damara: la Première Dame, Mme Monique Bozize accuse trois ministres
Réactions audio de la Première Dame de Centrafrique, Madame Monique Bozize suite à l'accident de la circulation survenue le 26 décembre 2007 au village Ombella sur l'axe Sibut-Damara (72 kilomètres nord-ouest de Bangui). Près de 30 morts et de dizaine de blessés graves.

Lundi 31 Décembre 2007 - 13:08
Prospert YAKA MAÏDE


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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 00:18

BANGUI: Mouvements de population à Birao suite à des rumeurs d'attaques
(AngolaPress 20/08/2008)

Il Y A si peu de temps, CENTRAFRIQUE NEWS évoquait suite à l'échec du dialogue inclusif imposé par toute la communauté internationale, des bruits de bottes en centrafrique....
De source sûre, nous confirmons la volonté première des rebelles centrafricains de prendre le pays par un coup de force, ce qui empêche les autorités banguissoises de fermer les yeux et de surcroît d'annuler tous les
déplacements de BOZIZE à l'extérieur du pays.
A en croire les interressés" LES JOURS DE BOZIZE AU POUVOIR SONT COMPTES"
Combien de fois nous a tant bassiné avec ce refrain?
Nonobstant de quelques déplacements des rebelles à la frontière du nord est BOZIZE semble avoir les choses en main....LET'S AND SEE

RAYMOND BOMONGO

 
Des habitants de Birao ont fui cette ville du nord-est de Centrafrique en raison de rumeurs d'attaques rebelles, a appris l'AFP lundi de source militaire centrafricaine alors que la force Européenne Eufor Tchad/RCA juge la "rumeur infondée".

Il est difficile de quantifier le nombre de personnes qui ont quitté la ville dont la population avoisine les 20.000 habitants, selon cette source militaire centrafricaine qui parle de "beaucoup".

Les habitants vivent dans la psychose d'attaques. Birao avait été attaquée et occupée par la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) au mois d'octobre 2006.

Elle avait ensuite été reprise un mois plus tard par l'armée centrafricaine appuyée par la force multinationale de la Cémac (FOMUC, transformée depuis juillet dernier en mission de consolidation de la paix en Centrafrique MICOPAX 1 sous l'autorité de la Ceeac) et les forces françaises.

Birao avait été attaquée à nouveau en mars 2007 mais les rebelles avaient cette fois-là étaient repoussés. Depuis l'UFDR a signé deux accords de paix en avril 2007 et en juin 2008.

L'Eufor n'a pas constaté la présence de forces rebelles dans la région où les déplacements sont rendus très difficiles en raison de la saison des pluies et la crue des oueds.

"Nous avons fait des reconnaissances. Pour nous, en l'état actuel de la situation, c'est une rumeur infondée", a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Cyril Zimmer, un porte-parole de l'Eufor.

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection du président François Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions.

Le pays fait aussi face à une grave crise financière et sociale.

L'Eufor a pour mission principale de veiller à la sécurité des réfugiés de la province soudanaise du Darfour dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, ainsi que des déplacés tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

 

 

BANGUI, 11/08

© Copyright AngolaPress

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:56

 

Charles Massi claque la porte de l'UFDR


Colonel Charles Massi
Coordonnateur politique de l'UFDR
A
Monsieur Michel AM NON NDROKO DJOTODIA
Président du Bureau Politique de l'UFDR

Objet : démission de l'UFDR

Monsieur le président,

Le 12 mai 2008, vous m'avez fait l'honneur en me désignant, par décision n° 02/UFDR/PR, Coordonnateur Politique de l'UFDR.

Le maintien en activité de deux UFDR, celle de Zakaria Damane, qui a usurpé la signature de l'Accord Global de Paix de Libreville du 21 juin 2008 et celle de sa branche politique à l'extérieur est un handicap pour la visibilité de notre positionnement et de notre stratégie sur l'échiquier politique national, rendant nécessaire une mutation pour plus de clarté et d'efficacité.

Nos longues discussions ne nous ont pas permis de sortir de cette dualité. Considérant que ce ne sont pas les sigles qui font la force d'une organisation, mais plutôt la foi et l'engagement déterminés de ses combattants, j'ai décidé de me retirer de l'UFDR en vous remettant ma démission, à compter de la date du jour.

Les dernières nominations au sein du bureau politique, étant peu conformes aux dispositions statutaires de l'UFDR, qui stipulent que tout membre du bureau politique puisse être élu par l'Assemblée générale extraordinaire et non nommé par Décision du président, je ne peux prétendre démissionner en tant que premier vice-président de l'UFDR.

Notre lutte commune se poursuit jusqu'à son terme, mais, à compter de ce jour, sous des bannières différentes.

En vous remerciant de m'avoir permis de travailler à vos côtés sur la destinée de notre si cher pays, la République Centrafricaine ;

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'Expression de mes sincères salutations.

Fait le 14 août 2008
Le Coordonnateur politique


Charles Massi


Dimanche 17 Août 2008
Charles Massi

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:31

 

Bozizé dénonce la mauvaise volonté de l’opposition à sortir de la crise


A l'occasion de la célébration le 13 août du 48e anniversaire de l'Indépendance centrafricaine, le président François Bozizé a accusé l’opposition démocratique et les groupes politico-militaires de remettre en question le principe du dialogue politique inclusif, pour une sortie de crise définitive. Le président de l’APRD, un des principaux groupes rebelles, avait demandé la veille à Bozizé de modifier la composition du comité d’organisation de dialogue politique inclusif conformément à l’accord global de paix de Libreville.


Dans une allocution prononcée le 13 août dernier dans la sous-préfecture de la Sangha Mbaéré (sud-ouest), à l’occasion de la célébration du 48e anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine, le président Bozizé a dénoncé les décisions rétrogrades de l'opposition qui entravent la tenue effective du dialogue politique inclusif censé restaurer une paix durable dans le pays.

«Les troubles militaro-politiques ont mis à rude épreuve la bonne volonté des patriotes convaincus et l’engagement de nos partenaires les plus résolus qui en arrivent à demander si les Centrafricains veulent réellement relever le défi du millénaire pour le développement» a déclaré le chef de l’Etat.

«Comment alors expliquer le retour des démons de la division à moins de deux ans des échéances électorales ?» a soulevé François Bozizé.

«Nous ne sommes pas crédibles lorsque, pour des intérêts égoïstes, nous mettons en danger la vie de nos compatriotes ainsi que celle des étrangers vivant sur notre territoire en leur interdisant la libre circulation sur telle ou telle partie du territoire» a poursuivi le président centrafricain.

Concernant les trois projets de loi d’amnistie controversés, déposés pour adoption à l’Assemblée nationale par le gouvernement, le président Bozizé a indiqué que la décision de l’Assemblée nationale est souveraine.

Il a dénoncé la mauvaise foi de ceux qui remettent en cause le processus de la tenue du dialogue politique inclusif et exhorté le peuple centrafricain à ne pas céder aux chants des sirènes et aux solutions de facilité.
«Ceux qui vous promettent des solutions miracles, nous les avons déjà vus à l’œuvre. Non seulement ils vous induisent en erreur et abusent de votre bonne foi, mais surtout ils vous méprisent car leur nature profonde ne change et ne changera pas» a conclu le président Bozizé.

Le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean Jacques Démafouth, a demandé le 12 août dernier au président centrafricain de modifier la composition du comité d’organisation de dialogue politique inclusif conformément à l’esprit du consensus et de l’accord global de paix signé le 21 juin dernier à Libreville, au Gabon.

Le leader de l’APRD a également demandé au chef de l’Etat de réviser le projet de loi d’amnistie dans l’intérêt général du peuple centrafricain. «La paix n’a pas de prix », a-t-il dit, soulignant que le président François Bozizé a besoin de tous les Centrafricains pour régler les problèmes du pays.

Alors que les accords de Libreville entérinaient un principe d'amnistie pour les rebelles afin d'éviter d'éventuelles représailles après le dépôt des armes, le gouvernement a dilué ce principe en le rendant partiel avec les nouvelles lois votées lors de la session extraordinaire du 1er août.

Au début du mois d'août, L’APRD avait appelé l'attention du chef de l'Etat gabonais, président de la commission ad hoc sur le conflit centrafricain, «pour constater la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses engagements, et de convoquer toutes les parties des accords».

Publié le 14-08-2008 Source : apanews.net

 

© Copyright Gabon Eco

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:23

DEVOIR DE MEMOIRE
LE FONDAMENTAL DU JOURNALISTE D'INVESTIGATION

LUCE RAYMOND BOMONGO









DOCUMENT SONORE
http://www.cite-u.info/mediacast?task=videodirectlink&id=307
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 10:14
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 16:26
COMMUNIQUE DE PRESSE UFDR
(Communiqués 04/08/2008)

Aucune capitalisation positive ne peut s’acquérir du travail exécuté dans la précipitation. Ce ne sera que pur mythe de sisyphe. C’est le cas de l’Accord global de paix signé à Libreville sous la pression naturelle de Bozizé et bien sur pour d’autres desseins contrairement aux intérêts offensifs du peuple centrafricain. En moins d’une semaine, comme un château de carte, l’espoir d’un dialogue politique inclusif s’amenuise avec la suspension de la participation de l’APRD de Jean Jacques Demafouth, la désolidarisation du FDPC de Abdoulaye Miskine, de l’UFR de Florian Djadder. Aujourd’hui, à notre très grand regret, s’y ajoute l’UFVN : Union des Forces Vives de la Nation, l’opposition politique radicale.Ceci n’est nullement une surprise pour l’UFDR d’autant plus que connaissant le non respect des conditions préalables pour une bonne tenue d’un dialogue politique, le gouvernement centrafricain s’est buté à un cul-de-sac. L’UFDR, à travers sa Déclaration du 25 Mai 2008, a mis a témoin l’opinion nationale et internationale sur les préalables relatifs à l’organisation d’un Dialogue Politique Inclusif. Sur ce plan, l’UFDR a exigé que :L’Accord de paix global de Libreville devant fixer les arrangements politiques pour la restauration de la confiance se fasse dans le cadre de la Table Ronde finale du Dialogue politique inclusif. C’est à cette occasion que devrait être adoptées les mesures d’amnistie générale, les critères d’intégration des cadres civiles et militaires dans la vie politique et dans les forces armées, le Désarmement, Démobilisation et la Réinsertion (DDR)….Force est de constater que devant l’impasse crée par le Président Bozizé, le Bureau politique de l’UFDR, conscient de ses responsabilités envers le peuple centrafricain invite tous les mouvements politico-militaires, les partis politiques, la Société civile à RALLIER ses vues pour la tenue d’Assises Nationales à l’image du Sénégal en lieu et place du Dialogue politiques Inclusif. Elles seront organisées par et avec les forces d’opposition politico-militaires comme politiques et civiles à l’extérieur du pays et les orientations politiques qui y seront examinées et les décisions prises constitueront la vision légitime du peuple et dont il reviendra au gouvernement de les respecter et de les appliquer. Cette proposition jugée noble et sage justifie seulement et simplement la Prise de Conscience de l’UFDR dans cette Crise de Confiance qui détermine le rapport entre l’opposition majoritaire et le gouvernement centrafricain. Et c’est à travers ce prisme que le peuple centrafricain appréciera l’apport substantiel de ses enfants dans la restauration de la paix et procéder au développement économique du pays car comme on l’a toujours dit, la Centrafrique à tout ce qu’il faut pour briller à l’image de son diamant dans le monde.
Lagos, le 03 Août Mai 2008

Michel Am Nondroko Djotodia, Président
Email : micheldjoto@hotmail.fr Téléphone Thuraya : 008821655583768
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 16:07

PERSONNE N'EST DUPE ET  NE POUVAIT CROIRE  VOIRE ACCEPTER  CETTE MASCARDE DE DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF.

CE DIALOGUE EN GUISE DE TREMPE L'OEIL N'A FAIT FAIT QUE CONFORTER LES REBELLES DANS LEURS EXIGEANCES.

PEUPLE CENTRAFRICAIN, REVEILLE TOI ! TA SOUFFRANCE DEPUIS 50 ANS N'A FAIT QUE S'ACCENTUE...

QUEL PRESIDENT OU HOMME POLITIQUE POURRA TE SORTIR DE CE MARASME SOCIO ECONOMIQUE QUI TE TOUCHE TOI LE PAUVRE, MAIS REGARDE AUTOUR DE TOI TOUTES CES BELLES VOITURES ET VILLAS A QUI, ELLES APPARTIENNENT ????
ON DEVIENT PRESIDENT OU MINISTRE POUR ENRECHIR SA FAMILLE ,SON CLAN ET SA REGION ....

OU EST L'INTERÊT NATIONAL? OU EST L'ESPRIT PATRIOTIQUE QUI NOUS INCARNAIT ? OU SONT LA FRATERNITE ET L'ENTRAIDE RECIPROQUE QUI  NOUS  ANIMAIENT?

REVEILLE TOI ET PREPARE TOI POUR  2010

ON A PLUS LE DROIT DE TE VOLER TA VICTOIRE SOIT DISANT QUE KOLINGBA OU LES YAKOMA VONT AMENER LA GUERRE CONTRE LE NORD, ET QUE BOZIZE SEUL PEUT SAUVER LE PAYS....
L ETHNOTRIBALISME QUI SEVIT EN CE MOMENT NOUS RAPPELLE LA TRISTE EPOQUE DE LA YAKOMALISATION DES INSTITUTIONS PUBLIQUES.
 
CETTE GEURRE LARVEE ENTRE LES NORDISTES GBAYA DE BOSSAGOA  (BOZIZE )ET LES KABA + SOUMA(PATASSE) PLONGE NOTRE PAYS DANS UNE DECRIPITUDE ECONOMIQUE LES PLUS RARISSIMES DU MONDE.

PEUPLE CENTRAFRICAIN DU NORD EPARGNEZ NOUS AUTRES PEUPLES PACIFIQUES DE CETTE BASSESSE ET IGNOMINIE.

A L'ESPRIT DE LA  GUERRE,DE LA DIVISON,TERREUR,LA TUERIE DE LA HAINE VISCERALE,DU MEPRIS,DE LA DESINVOLTURE,DE L'ETHNICISME,DU REGIONNALISME,DE LA PAUPERISATION ET CLOCHARDISATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN NOUS REPONDONS NON ET ENCORE NON

SUIVEZ MON REGARD POUR UN CENTRAFRIQUE MEILLEUR

RAYMOND BOMONGO

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 15:34


L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE SE RETIRE DU PROCESSUS DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF



L'Union des Forces vives de la Nation pour le Renouveau Démocratique (UFVN)
DECLARATION SUR LES TROIS PROJETS DE LOI D'AMNISTIE

Au sortir des élections de 2005, la quasi-totalité des centrafricains croyait fermement avoir renoué avec la paix. Nous avons tous la conviction que notre pays venait enfin de tourner une page sombre de notre histoire commune. Nous avons tous, hélas, vite déchanté. En effet, tous les centrafricains ont vite compris que la période électorale ne fut qu'un intermède dont les promesses de paix et de développement sont assimilables à un mirage, puisque malheureusement, nous avons dû nous rendre à l'évidence que notre pays s'est davantage replongé dans une situation de précarité inédite sur tous les plans, précipitant ainsi tout le peuple dans une souffrance intenable et une insécurité inconnue jusqu'alors.

Ces troubles récurrents sous forme de rebellions armées chroniques qui tuent la République, procèdent invariablement et pour l'essentiel des deux mêmes causes, à savoir la Frustration pour fait d'exclusion de l'autre » et la mauvaise gouvernance, le tout sur font de tribalisme, de clanisme, de régionalisme, de népotisme, de clientélisme, idéologies chères aux « demeures politiques » en panne de projet de société rigoureusement inspiré par le terrain national et assorti d'un programme de gouvernement cohérent, intégrateur et juste.

C'est devant ce constat de désespoir généralisé que l'Union des Forces Vives de la Nation avait appelé publiquement la tenue d'un dialogue politique inclusif. Pour nous, ce dialogue politique inclusif devrait réunir toutes les filles et tous les fils de ce pays, et notamment les responsables politico-militaires pour exorciser le mal centrafricain, afin que notre nation réconciliée ait l'opportunité de se consacrer désormais aux tâches susceptibles d'enclencher le développement de notre pays aux potentialités immenses.

L'Union des Forces Vives de la Nation avait en son temps saluer les travaux du Comité Préparatoire de cette importante assise. Elle attendait comme tous les centrafricains la signature de l'Accord de Paix Global, ma mise en place du Comité d'organisation et les lois d'amnistie, afin que le dialogue politique commence enfin de manière Inclusive.

C'est animé par ce souci d'appuyer ce processus que l'Union des Forces Vives de la Nation a accepté de déléguer à Libreville son Coordonnateur en qualité d'observateur, car ce que notre peuple dans toutes ses composantes désire est la progression inéluctable de ce processus dont l'aboutissement logique est le vote de la loi d'amnistie devant donner l'opportunité à tous les protagonistes de participer sereinement aux Dialogue Politique Inclusif, seule gage d'un retour à la paix et à la sécurité.
Malheureusement, à la lecture des trois projets de loi d'amnistie qui viennent d'être soumis à l'Assemblée nationale lors de la session extraordinaire convoquée à compter de ce jour, l'UFVN fait des constats suivants :

1°) Dans le premier projet de loi d'amnistie, « charité bien ordonnée commençant par soi-même », le président de la République François Bozize s'est autoamnistié ainsi que ses compagnons impliqués dans le coup d'Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur toute l'étendue du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre pays ;

2°) Dans le second projet de loi d'amnistie, il envisage l'amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui ont semé et sèment toujours la désolation depuis le 15 mars 2003 jusqu'à ce jour tant à Bangui que dans le nord-ouest et le nord-est du pays, tuant, pillant et violant sans retenue, comme l'ont souligné les rapports de l'Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), International Crisis Group (ICG), Human Rights Watch (HRW), les Systèmes des Nations Unies, etc.
Il faut souligner que par ce projet de loi, le président Bozizé fait involontairement un aveu de culpabilité de sa garde prétorienne dans les crimes qu'il a toujours niés. En reconnaissant implicitement aujourd'hui, il démontre également que c'est involontairement qu'il a toujours refusé d'ouvrir une enquête judiciaire sur ces crimes, malgré les demandes pressantes de la communauté internationale.

3°) Le troisième projet de loi concerne les responsables des rebellions politico-militaires, mais uniquement pour les crimes à partir du 15 mars 2003 jusqu'à ce jour. Ce projet exclut donc de fait les responsables politiques et les responsables des rebellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003.

Au regard de ce qui précède, quiconque s'oppose au retour de la paix et à la tenue du Dialogue Politique Inclusif ne s'y prendrait pas autrement.

Pour l'Union des Forces Vives de la Nation, si le président Bozizé voulait réellement le dialogue puis la paix, ces projets de loi d'amnistie devraient être guidées par les idées forces suivantes :
L'amnistie devrait s'étendre à tous les mouvements politico-militaires sans exception, y compris ceux qui n'ont pas signé d'accords de paix, pour éviter la résurgence des troubles politico-militaires dans le pays ;

L'amnistie doit couvrir les faits reprochés aux responsables politiques et politico-militaires commis avant le 15 mars 2003, exactement comme le président Bozizé s'est autoamnistié, lui et ses compagnons, pour les actes commis le 15 mars 2003. Il est inadmissibles qu'il s'octroie à lui la même chose qu'il refuse à autrui.

Compte tenu de tout ce qui précède, l'Union des Forces Vives de la Nation, pour qui ces projets de loi d'amnistie de 2003 sont une insulte à toute la nation centrafricaine, parce qu'il ne contribue nullement à résoudre le réel problème de fond qui est celui du retour à la paix et à la concorde nationale, lequel demeure en l'Etat déclare :

L'Union des Forces Vives de la Nation demande solennellement à l'Assemblée nationale, représentation du peuple souverain, de rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraire aux intérêts supérieurs de la Nation en péril ;

L'Union des Forces Vives de la Nation demande à toutes les forces vives de la Nation d'empêcher par tous les moyens légaux les dérives totalitaires et arbitraires du Chef de l'Etat qui place ses intérêts personnels et ceux de son clan avant l'intérêt du peuple centrafricain, notamment son droit à vivre dans la paix et la sécurité.

L'Union des Forces Vives de la Nation appelle la Communauté internationale à obtenir du président Bozizé le retrait de ces objets de lois scélérates, et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d'amnistie consensuels.

L'Union des Forces Vives de la Nation suspend à compter de ce jour sa participation au processus du Dialogue Politique Inclusif jusqu'au retour définitif du respect du consensus convenu d'un commun accord.

Fait à Bangui, le 31 juillet 2008
Pour l'UFVNLe Coordonnateur Maître Henri Pouzère




Dimanche 03 Août 2008
Maître Henri Pouzère


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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 12:34

 

  FONDATION

 «PANAFRICAN UNION»

   POUR UNE AFRIQUE EN CINQ (5) ETATS

Tél. : (236) 50 80 30 – Fax : (236) 61 54 80 - Bangui (RCA)

E-mail panafrican_union @ yahoo.fr

 

Bangui, 15 novembre  2007

A

LA TRES HAUTE ATTENTION

DES  HONORABLES DEPUTES DE LA NATION,

S/C  DE MONSIEUR LE PRESIDENT

DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

- BANGUI –

Réf. FPU/07/10/0112

OBJET : demande d’une séance d’audition publique en plénière des dirigeants de la Fondation « PANAFRICAN UNION » et des représentants des familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA, signataires du Programme d’action ci - joint pour le triomphe de la vérité sur la déportation aux Antilles des patriotes BOGANDA, FAYAMA ET KANGALA.

 

Honorables Députés de la nation,

 

La Fondation a l’honneur de vous prier de bien vouloir trouver ci-joint copie de son programme d’action pour le triomphe de la vérité dans l’affaire de la déportation du Président fondateur de la RCA et de ses compagnons, votre collègue le Député FAYAMA et le maire adjoint de BERBERATI, Prosper KANGALA, aux Antilles, déportation revelée par mon livre sur l’accident d’avion du 29 mars 1959 qui est, en fait, une diversion pour maquiller un coup d’Etat, comme celui de 1979, dit « opération BARRACUDA » et destiné à placer au pouvoir monsieur David DACKO, alors ministre de l’intérieur du Gouvernement BOGANDA.

 

Vous voudrez bien noter, honorables Députés de la nation, que de tout temps, bien avant Jésus Christ, de NERON à Jules CESAR jusqu’à nos jours, lorsqu’un être humain meurt, et de surcroît un homme d’Etat, son corps doit forcément être exposé afin qu’il n y ait aucun doute là-dessus.

Ainsi, partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis, par exemple, tous ceux de leurs quarante trois (43) présidents qui sont déjà morts, y compris les quatre qui ont été violemment assassinés, à savoir Abraham LINCOLN (le 16è président), James Abraham GARFIELD (le 20è président), William MCKINLEY (le 25è président) et John Fitzgerald KENNEDY (le 35è président), ont été exposés avant d’être inhumés.

 

En grande Bretagne, c’est la même chose et, même dans le cas du roi Charles 1er guillotiné en 1649 lors de la Révolution de Cromwell, son corps avait tout de même été exposé en public.

En France même, même les rois morts assassinés, tel Henri III, frère de Marguerite de Valois dite « la reine Margot », assassiné en 1589 par le moine Jean CLEMENT, avaient eu droit à la restitution de leur corps à leur famille et celui-ci avait toujours été exposé au public. Pareillement pour le roi Henri IV (père du roi Louis XIII et premier époux de la reine Margot), assassiné par le moine François RAVAILLAC en 1610.

 

Idem pour le roi Louis XVI guillotiné le 21 janvier 1793, lors de la Révolution française de 1789, tout comme sa femme, Marie Antoinette, condamnée à mort et gardée en prison aux tuileries à Paris plusieurs mois avant d’être guillotinée le 16 octobre 1793.

Idem aussi pour Paul DOUMER, le treizième président de la III ème République française, assassiné en 1932.

 

En outre, même les condamnés à mort qui sont exécutés, partout dans le monde, ont le droit de voir leur dépouille être restituée à leur famille, tel le cas le plus récent qui est celui de SADDAM HUSSEIN en Irak, sans compter les cas des MAYOMOKOLA, DEDEAVODE, MOKOA et autres chez nous en RCA, le 21 janvier 1981.

 En France, la dépouille du dernier condamné à mort exécuté, Christian RANUCCI, en 1976, qui n’avait que vingt deux (22) ans, n’avait–elle pas été rendue à sa mère ?

En Afrique, il n y a jamais eu de doute sur la mort de Ngarta TOMBALBAYE, de William TOLBERT, de Marien NGOUABI, de Thomas SANKARA, de Jonas SAVIMBI, de Samuel DOE, morts de mort violente, de même que de SAMORA MACHEL, de Juvénal HABYARIMANA, de Cyprien NTAVYAMIRA et de John GARANG, morts dans un accident d’avion (d’hélicoptère pour le dernier cité) : et s’il n y a jamais eu de mystère, c’est parce que les familles avaient vu la dépouille des leurs puis, l’ont enterrée, elles-mêmes.

 

Dans le cas troublant du président Barthélemy BOGANDA et de ses compagnons de lutte Albert FAYAMA et Prosper KANGALA, qui ne sont pas, soit dit en passant, des prisonniers condamnés à mort, après les obsèques organisés le 03 avril 1959, leur épouse respective ont été convoquées au tribunal de Bangui où les habits que portaient les prétendues victimes d’accident d’avion leurs ont été rendus ainsi que leurs effets personnels.

Et, pour des victimes d’accident d’avion, de surcroît morts sur le coup, donc de la violence de l’explosion de la bombe que reconnaît le rapport de l’inspection de l’aviation civile de France, il est tout de même curieux, bizarre, paradoxal que:

 

1) Ces costumes, aussi bien de BOGANDA, FAYAMA et KANGALA ne soient ni froissés, ni déchirés ni maculés de sang : non ?

 

2) Les deux cents mille (200 000) F qui étaient dans le sac à main de couleur blanche du président BOGANDA aient été retrouvés intacts et rendus à DACKO qui avait commencé à les dépenser et, quand madame BOGANDA née Michèle JOURDAIN les avait réclamés dans la semaine même au professeur GOUMBA, alors président du gouvernement par intérim, ce dernier avait convoqué aussitôt son ministre de l’intérieur qui lui avait restitué cette somme intégralement, comme il le disait lui – même du vivant de DACKO, et il l’avait rendue à madame BOGANDA : est–ce concevable que ces billets de banque ne se soient pas éparpillés ou que le sac ne se soit pas déchiré, se vidant de son précieux contenu ?

 

3) Le corps du président BOGANDA était censé avoir été retrouvé sur les lieux du crash près de BODA, comme ceux de FAYAMA et de KANGALA : et, s’il était resté « intact» comme l’a encore dit en mars dernier le professeur GOUMBA ou « propre » comme l’a dit également le président ADAMA – TAMBOUX avant de se rétracter tous les deux en mars dernier en avouant la déportation, pourquoi refuser aux familles, SANS LA MOINDRE EXCEPTION, LE DROIT DE VOIR LES LEURS ?

 

4) Pourquoi les avait-on déshabillés si ce n’est, comme de coutume, pour les nettoyer, les maquiller, si cadavres il y avait, pour les habiller avec des habits neufs ou propres  avant de les exposer au public ? Ainsi, comment pouvait–on les faire déshabiller, une fois à Bangui, les laver et les faire habiller forcément par des Blancs, puis aller les enterrer sans laisser les leurs les approcher une seule seconde ? Croyez –vous sincèrement que s’il y avait des cadavres sur les lieux du crash, c’est vraiment à des soldats blancs que serait revenue la tâche ingrate de laver des dépouilles de nègres ?

 

5) Les colons étaient certainement trop bons pour se résoudre à laver et à habiller ces macchabées de nègres eux–mêmes, soit : mais, alors, pourquoi les laver, les embellir, les habiller et les enterrer sans laisser les leurs les voir un seul instant ?

 

6) S’il y avait des corps retrouvés sur les lieux de l’accident, pourquoi DACKO avait-il (de BOBANGUI où il était pour essayer de calmer les huit (8) villages révoltés) envoyé un messager pour demander à Abel GOUMBA, qui devait prendre la tête du cortège avec l’armée française pour convoyer les corps jusqu’à BANGUI, « d’attendre de 09h00 du matin, le 30 mars 1959, à la nuit pour quitter les lieux du crash afin de ne traverser BODA qu’en pleine obscurité », comme l’ont affirmé séparément le professeur GOUMBA et le président ADAMA - TAMBOUX ?

 

7) Pourquoi DACKO était –il ensuite allé attendre le cortège funèbre à M’BAÏKI pour lui demander, le Président GOUMBA en tête, de ne pas prendre la route nationale qui traverse BOBANGUI où les habitants des huit (8) villages et ceux des environs avaient érigé des barricades pour exiger de voir les corps avant de laisser le cortège funèbre continuer sur BANGUI », en lui conseillant notamment de contourner BOBANGUI en passant plutôt par BOUCHIA pour déboucher à PISSA ?

 

8) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, pourquoi le professeur, de ses propres aveux, n’a jamais vu le corps ici à Bangui ?

 

9) Si BOGANDA était mort, pourquoi le professeur GOUMBA, de ses propres aveux le 11 avril dernier, n’a pas cru devoir se rendre à l’enterrement à BOBANGUI le 03 avril 1959 ?

 

10) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, pourquoi de Gaulle avait–il cru devoir donner des instructions pour qu’aucun autre président de gouvernement ne vienne à ses obsèques, ni celui du Congo, ni du Tchad, ni du Gabon, ni du Cameroun, ni du Sénégal, du Mali, de Côte d’ivoire (le puant traître HOUPHOUET–BOIGNY), ni aucun autre ?

 

11) Si BOGANDA était mort le 29 mars 1959, sa dépouille retrouvée et enterrée, pourquoi de Gaulle avait–il cru nécessaire de classer « secret défense », en conseil des ministres, les conclusions de l’enquête de l’aviateur Maurice BELLONTE jusqu'a ce jour?

 

12) N’est –ce pas parce que ce célèbre aviateur à qui l’enquête avait été confiée avait découvert que l’avion qui avait explosé près de BODA n’est pas celui du Président BOGANDA qui, lui, quinze (15) minutes après son décollage de BERBERATI, avait coupé toute communication avec la Tour de contrôle et avait continué droit vers une destination gardée sécrète, à savoir la base militaire française de BLIDA en Algérie, via Ndjaména ou Niamey ?

 

13)  Si le Président BOGANDA avait été tué le 29 mars dans un accident d’avion, son corps trouvé et enterré, quel est alors le terrible secret que le président DACKO a toujours entretenu à ce sujet, en répondant notamment à ce propos à l’honorable Alphonsine BOGANDA, en l’an 2 000, « qu’ils ne sont pas encore tous morts en France et qu’ils n’hésiteraient point à le tuer » ?

 

14) Mieux, au Dialogue national en 2 003, pourquoi à la seule question de savoir « quelles sont les circonstances de la disparition du Président BOGANDA », le président DACKO, inquiété, avait aussitôt fait le muet durant une heure au point qu’un médecin avait dû intervenir pour demander qu’il soit autorisé à rentrer chez lui ?

 

15) Toujours au Dialogue national, alors que le président Michel ADAMA–TAMBOUX avait déclaré la veille, publiquement et solennellement à la tribune de ce forum qu’il allait révéler enfin ce précieux secret, comment expliquer qu’il n’a pas voulu, le lendemain, révéler ce secret comme promis, en arguant ouvertement qu’il avait été toute la nuit menacé de mort, comme il me le dira chez lui quatre (4) ans plus tard, le 30 mars 2007 ?

 

16) Si le président BOGANDA et les patriotes FAYAMA et KANGALA étaient morts le 29 mars 1959, pourquoi le professeur GOUMBA, dans son Discours liminaire du 13 janvier 2007 à l’hôtel OUBANGUI lors de la présentation du tome I de son livre sur la période de la loi cadre à l’indépendance, a –t– il mentionné, NOIR SUR BLANC, « que beaucoup de compatriotes ne croient pas à la thèse de l’accident », d’une part et que, d’autre part, « les autorités françaises ont fixé à trente (30) ans, délai dépassé en 1989, puis à cinquante (50) ans, le délai pour la levée du SECRET DEFENSE » ?

 

17) Et si BOGANDA a été enlevé et déporté, n’est–ce pas parce qu’il tenait à nous assurer une vie et un avenir radieux à travers son combat sincère pour une indépendance réelle et totale, d’une part, et de l’autre, son combat pour la formation des Etats-Unis d’Afrique centrale dite latine, d’où sa déportation comme celle de MOHAMED V en 1953, de BOURGUIBA en 1952, de BEN BELLA de 1956 à 1962, de la reine RANAVALONA de Madagascar, en 1897, de ABD EL KRIM du Maroc, en 1926, du roi BEHANZIN du Dahomey, en 1898, et de SAMORY TOURE de Guinée Conakry, pour ne citer que ceux-là ? Est–ce là de l’histoire officielle ou de « l’imagination romanesque » comme l’a, avec mépris, déclaré l’ambassadeur de France, Alain GIRMA, à radio Centrafrique en sortant d’une audience le mercredi 14 novembre 2007 après avoir été reçu par le chef de l’Etat ?

 

Aussi, honorables Députés de la nation, dès lors que tout a été mis en œuvre pour que personne des familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA ne puisse voir la dépouille ne fut–ce que de l’un de ces trois (3) héros nationaux, il est clair que les confidences de ces deux hommes d’Etat africains, du Congo Brazzaville et du Maroc, selon lesquelles «l’avion qui a explosé près de BODA n’est pas celui à bord duquel ils avaient pris place, mais plutôt un autre avion du même modèle », un NORD ATLAS, avec la même immatriculation, à savoir « 2502FBGZB », sont fondées. Et c’est cet avion là, qui avait pour mission d’attendre (selon le « PLAN » de MESSMER, le gouverneur général de l’AEF fraîchement nommé, un mois plus tôt, ministre des armées), au nord du Congo, à OUESSO, et de décoller, peu après le décollage de l’avion du Président à BERBERATI, avec à bord des décors, dont des cadavres, probablement de prisonniers sélectionnés et assassinés au Congo, qui est venu se saborder au niveau de YAWA, près de BODA, pour faire croire que c’est l’avion du Président BOGANDA.

 

Honorables Députés de la nation et très chers compatriotes, tout cela n’est-il pas, pour le moins, DIABOLIQUE ? BOGANDA, FAYAMA et KANGALA, loin d’être les premiers, sont le dixième cas, officiel, de déportation de leaders africains dont  Léon M’BA du Gabon, déporté ici chez nous, de 1936 à1946, et André GRENARD MATSOUA, du Congo Brazzaville que les colons français ont toujours prétendu avoir emprisonné à Brazzaville où il serait mort et enterré vers 1950 avant que la vérité n’éclate en 1992, lors de la Conférence nationale souveraine sur sa déportation sécrète aux Antilles ?

Et, si Mohamed V du Maroc, Habib BOURGUIBA de Tunisie et Ahmed BEN BELLA d’Algérie ont pu retrouver la liberté, c’est parce que leurs concitoyens avaient poursuivi le combat pour la liberté et l’indépendance.

 

Honorables Députés de la nation, plus que jamais, nous devons tous, sans hésitation, prendre résolument conscience que l’ennemi numéro un (1) de notre pays, c’est la France et que, ce pays maladivement colonialiste, à la différence de la Grande Bretagne, de l’Espagne, de la Belgique et du Portugal qui n’ont plus de soldats en Afrique est et demeure, et de loin, la première cause et le premier responsable du chaos de notre pays.

C’est vous dire que l’heure où l’ethnie censée être au pouvoir était l’ennemi de tous est révolue. Désormais, soyons à jamais unis autour d’un seul idéal : l’indépendance réelle et totale que seule la vérité sur le honteux coup d’Etat du 29 mars 1959 peut nous assurer.

 

Aussi, la Fondation vous demande d’intégrer le Comité national pour le triomphe de la vérité sur l’enlèvement et la déportation du Président BOGANDA pour obtenir la levée du secret défense de Charles de Gaulle afin d’obtenir la libération et le rapatriement des patriotes FAYAMA, KANGALA et Bertrand SOUALAKPE BOGANDA, d’une part et, d’autre part, d’exiger et d’obtenir le versement à l’Etat centrafricain de dommages intérêts conséquents de dix (10) milliards de dollars par déporté décédé et de seulement un (1) milliard de dollars par déporté rendu vivant.

 

En conséquence, la Fondation  a décidé de saisir la justice, avec l’accord des trois familles et avec une batterie d’avocats (35) dont les honoraires seront aux frais de l’Etat, pour obtenir rapidement que ces trois héros nationaux soient déclarés par la justice de notre pays « PORTES DISPARUS LE 29 MARS 1959 » et non plus « DECEDES », dès lors que personne des trois familles n’a été autorisé à effectuer leur reconnaissance formelle comme le prévoit le droit positif. De même, des actions prévues par le PROGRAMME D’ACTION CI-JOINT ADOPTE PAR LES TROIS FAMILLES vont être menées pour obliger le gouvernement français à lever le secret défense et à demander PARDON pour une réconciliation sincère et fructueuse entre les deux pays, entre les deux peuples, entre les deux Etats que tout, objectivement, oppose.

 

Honorables Députés de la nation, le monde a le regard, désormais, tourné vers vous, tourné vers nous. Le monde, mais aussi BOGANDA, FAYAMA, KANGALA et SOUALAKPE. Pour une fois, faisons preuve d’honorabilité, de patriotisme et de génie. /.

                                                                                Pour la Fondation

                                                                                   Son Président

                                                                       Moammar BENGUE - BOSSIN

 

 

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE
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