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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 12:00


On notera qu'à l'exception de la non reconduction de Charles Massi devenu pour le pouvoir un loup à la bergerie pouvant nuire aux prochaines élections, RAS .Sauf le retour de mon vieux frère , Yaya Cyraique Samba panza
BRAVA: à mon Beau ZAWA vrai lutteur qui va rejoindre son élève Parfait  dans le gouvernement, mon petit Cyriaque GONDA, CHRISO MEKODONGO, et bien d'autres je jeur souhaite bonne chance...
 

Bangui, 28 jan. (ACAP)- Le président Bozizé a nommé, lundi 28 janvier par décret, le gouvernement du nouveau Premier ministre Faustin Touadéra, nommé le 22 janvier dernier, a appris l'ACAP, de source officielle.


 
Onze personnalités font leur entrée au sein de ce cabinet de 29 membres, dont 4 ministres d'Etat et 6 ministres délégués.

Parmi elles, on compte Mme Bernadette Sayo, présidente de l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad), association regroupant notamment les victimes de viols et autres violences enregistrés lors des conflits de 2002 et 2003.

Plusieurs ténors de la majorité présidentielle font également leur entrée au gouvernement. Il s'agit de Jean Serge Wafio du Parti démocratique centrafricain (Pdca), Cyriaque Gonda du Parti national pour un Centrafrique nouveau (Pncn), Gaston Mackouzangba du Parti de l'unité nationale (Pun) et Ambroise Zawa, du Mouvement pour la démocratie et le développement (Mdd du défunt président David Dacko).

S'agissant des partants, il convient de signaler le colonel Charles Massi, président du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), qui quitte le ministère du développement rural, Côme Zoumara, qui abandonne le prestigieux portefeuille des Affaires étrangères et Jacques Boti, ancien syndicaliste siégeant au gouvernement depuis 2003.

Les ministères de l'Intérieur, des Finances, des Mines, de la Justice, du Plan et de la Défense nationale n'enregistrent aucun changement.

La publication du gouvernement de Faustin Touadéra intervient 6 jours après la nomination de ce dernier, censé trouver une solution d'urgence aux revendications des fonctionnaires en grève depuis le 2 janvier dernier pour réclamer des arriérés de salaires.

La liste complète des membres du nouveau gouvernement

A- Ministres d'Etat
1. Ministre d'Etat au Développement rural : Monsieur Teya Jean-Eudes
2. Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale : Monsieur Maliko Sylvain
3. Ministre d'Etat aux Mines, à l'Energie et à l'Hydraulique : Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï
4- Ministre d'Etat aux Transports et à l'Aviation Civile: Colonel Mbay Parfait Anicet

B- Ministres

5. Ministre de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, le Général d'Armée François Bozizé,
6. Ministre de l'Intérieur Chargé de la Sécurité publique, le général de Brigade Raymond Paul Ndougou
7. Ministre de la Famille , des Affaires Sociales et de la solidarité Nationale, Mme Pangonéndji Ndakala Marie Solange
8. Ministre de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture , M. Kolingba Zanga Désiré,
9. Ministre des Finances et du Budget, M. Bizot Emmanuel
10. Ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Maleyombo Thierry Savonarole
11. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de Nouvelles technologies, M. Gouandjika Fidèle,
12. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec le Parlement, M. Ngon Baba Laurent
13. Ministre du Développement du Tourisme et de l'Artisanat, Mme Sayo Bernadette
14. Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration régionale et de la Francophonie , M. Kombo Yaya Dieudonné
15. Ministre de l'Equipement et du Désenclavement, M. Samba Panza Cyriaque
16. Ministre de la Fonction Publique, du Travail de la sécurité sociale et de l'Insertion Professionnelle des jeunes, M. Mackouzangba Gaston
17. Ministre des Eaux Forêts Chasses et Pêches et de l'Environnement, Mme Mboïssona Yvonne
18. Ministre de la Santé Publique de la Population et de la Lutte de contre le Sida, M. Ntelnoumbi Faustin
19. Ministre de l'Education Nationale de l'Alphabétisation de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Lalah Bonamna Bernard
20. Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, Mme Epaye Emilie Béatrice ;
21. Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, M. Gonda Cyriaque ;
22. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics, de l'Urbanisme et de Logement, M. Wafio Jean Serge

Ministres délégués
23. Ministre Délégué auprès du Ministre D'Etat au développement Rural Chargé de l'Agriculture, Dr. Banzokou David ;
24. Ministre délégué auprès du ministre d'Etat aux Mines, à l'Energie et à l'Hydraulique chargé de l'Energie et de l'Hydraulique, M. Mekondongo Jean Chrysostome ;
25. Ministre Délégué auprès du ministre d'Etat au Plan à l'Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale, Mme Hassen Marie Reine ;
26. Ministre Délégué auprès du ministre de l'Education Nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche chargé de l'Enseignement Primaire et Secondaire, M. Zawa Ambroise ;
27. Ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la restructuration de l'Armée chargé du Désarmement, de la restructuration de l'Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, M. Bozizé Francis
28. Ministre Délégué auprès du ministre de Commerce de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises Chargé du Guichet Unique, M. Zingas Aurélien Simplice ;
29. Ministre Délégué auprès du ministre des Eaux Forêt Chasses et Pêches et de l'Environnement chargé de l'Environnement, M. Adouma Raymond

Lundi 28 Janvier 2008 - 16:11
ACAP

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 11:12

Centrafrique/Politique : Faustin Touadéra nommé Premier ministre

Bangui, 22 jan. (ACAP)- Le président François Bozizé a nommé, mardi, au poste de Premier ministre M. Faustin Touadéra, recteur de l'université de Bangui, a appris l'ACAP de source officielle.



 

Centrafrique/Politique : Faustin Touadéra nommé Premier ministre
 
Maître de conférence en mathématique, Faustin Touadéra occupait le poste de recteur de l'université de Bangui depuis 2004.

La nomination de M. Touadéra intervient 4 jours après la démission de l'ancien Premier ministre Elie Doté, qui était en fonction depuis juin 2005.
 

Mardi 22 Janvier 2008 - 14:21
ACAP

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 11:05

Le président Bozizé appelle à la mobilisation générale

Bangui, 22 jan. (ACAP)- Le président François Bozizé a invité, mardi, les forces de défense et de sécurité ainsi que les forces vives de la nation à s'organiser pour faire échec aux actions concertées des syndicats et des partis politiques d'opposition, destinées à soutenir les fonctionnaires en grève depuis le 2 janvier pour des revendications salariales.



 


S'exprimant en sango (langue nationale) au cours d'une réunion avec le haut commandement des forces de sécurité, les représentants des opérateurs économique et les notables des 8 arrondissements de Bangui, le chef de l'Etat centrafricain s'est dit prêt à faire usage des pouvoirs exceptionnels que lui confère la Constitution, quoi que cela puisse lui en coûter.

« Nous ne pouvons pas nous contenter d'assister à la destruction de notre pays », a-t-il déclaré, mettant en garde les syndicats contre la tentation d'empêcher les non grévistes de vaquer à leurs occupations.

« Le droit syndical existe, mais il ne faut pas dépasser les bornes, il ne faut pas se mettre hors la loi ! », a encore affirmé François Bozizé, qui a promis que des dispositions logistiques seraient prises pour permettre aux non grévistes d'aller à leur lieu de travail.

Il a invité les maires des 8 arrondissements et les chefs de quartier de Bangui à se concerter pour s'organiser et organiser des vigiles censés empêcher les troubles à l'ordre public.

Le fond de l'affaire, c'est qu'ayant constaté l'amélioration de la situation du pays, marquée par la promesse des bailleurs de fonds d'octroyer 300 milliards F CFA, les partis politiques poussent les syndicats pour nous déstabiliser, a-t-il expliqué, désignant nommément l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé et son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc, ancien parti au pouvoir).

Les mises en garde du président Bozizé interviennent quelque 24 heures avant un « concert de casseroles », prévu par les syndicats en grève, en prélude à une opération dénommée « Centrafrique pays mort » qui devrait avoir lieu le 24 janvier.

En grève depuis le 2 janvier dernier, les syndicats réclament 6 mois d'arriérés de salaires et le déblocage des effets financiers des avancements gelés depuis 1986, rappelle-t-on.
 

Mardi 22 Janvier 2008 - 16:38
ACAP

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 15:57

Les signataires du Manifeste pour un véritable dialogue inclusif en Centrafrique écrivent à Nicolas Sarkozy


Le jour de l’arrivée à Paris de François Bozizé, les signataires du Manifeste pour un véritable dialogue national inclusif en Centrafrique dont la liste s’allonge de jour en jour, ont tenu une première réunion à Paris le samedi 17 novembre 2007 à laquelle ont notamment pris part la plupart des opposants au régime de Bozizé sur la place de Paris tels que Jean Jacques Démafouth, Prosper N’douba et Djim-Arem Maïtart. 

Ils ont mis en place une structure légère dénommée « Bureau de Coordination » des signataires du Manifeste pour un véritable dialogue national inclusif en Centrafrique à la tête duquel se trouvent Me Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, Sylvain Démangho et Christian Darlan.

Cette première réunion avait pour but d’évaluer la portée du succès qu’entraîne déjà cette initiative depuis la parution du Manifeste avec les premières signatures, et d’apprécier l’évolution de la situation nationale afin d’arrêter les actions à mener à court, moyen et long terme.

C’est ainsi que les signataires ont arrêté un plan d’action et décidé de publier immédiatement la lettre qu’ils ont envoyée au président de la République française Nicolas Sarkozy dont l’Elysée a bien accusé réception. Est-ce ce courrier qui a eu comme effet l’annulation annoncée par l’Elysée du déjeuner initialement prévu entre Sarkozy et Bozizé ? Les observateurs ne manquent pas de s’interroger.

La Rédaction


Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO
Avocat
Avenue Barthélemy BOGANDA
Immeuble New Montana
B.P. 1883 BANGUI
République Centrafricaine

Téléphone : 00 (236) 21 61 14 58
Mobile : 00 (236) 75 04 41 04
Europe ( 00 33) 6 25 24 95 66  ( 00 31 ) 6 272 89 49
E-mail : goungaye@yahoo.fr
 

A

 Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République Française
Palais de l’Elysée

55, rue du Faubourg Saint Honoré

75008 Paris   


Monsieur le Président,

 

 Notre pays, la République centrafricaine, est en proie à une grave crise politique ayant débouché sur des conflits armés avec des conséquences extrêmement désastreuses pour la population.

Selon une idée assez répandue en France et au sein de la Communauté internationale, les conflits ravageurs en Centrafrique seraient les conséquences directes de la situation de guerre qui prévaut dans le Darfour au Soudan.

Sans denier l’existence des répercussions de la guerre du Darfour dans notre pays, nous voudrions attirer votre attention sur le fait que les causes des conflits en Centrafrique sont d’abord et essentiellement internes. Elles sont dues au mode d’accession au pouvoir par la violence et à la gestion de l’Etat.

Certes, après la rébellion armée et le coup d’Etat du Général Bozizé du 15 mars 2003, sur le plan strictement formel, des institutions démocratiques ont été mises en place suite à l’adoption par référendum de la Constitution du 27 décembre 2005. Cependant, ces institutions ne fonctionnent pas parce qu’elles sont en réalité sous le contrôle de l’exécutif et en premier lieu du chef de l’Etat.

A titre d’exemple et sans être exhaustif, l’on peut relever les violations constantes de la Constitution par l’exécutif lorsque celui-ci considère que le texte fondamental ne sert pas ses intérêts.

L’Assemblée Nationale est une coquille vide.

L’indépendance de la justice est quotidiennement menacée par les interventions intempestives et directes du chef de l’Etat sur le travail des juges considérés à tort ou à raison comme corrompus ou comme des adversaires du pouvoir exécutif. Les juges ne peuvent dire le droit dans la liberté. La Cour Constitutionnelle, lorsqu’il lui arrive de faire preuve d’une certaine indépendance est placée sous pression et il est exigé de ses membres de démissionner. Cette instance est en ce moment suspendue de fait.

Sur le plan économique, les affaires de l’Etat sont contrôlées par un cercle familial et clientéliste ou sont gérées dans une opacité totale.

Les droits de l’homme sont bafoués et les nombreux rapports établis par des organisations nationales et internationales sérieuses sont unanimes sur les graves crimes commis par les mouvements de rébellion armée mais surtout par la Garde présidentielle,  notamment dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la République centrafricaine où l’on dénombre plus de 10.000 maisons d’habitation incendiées, plus de 500.000 personnes forcées aux déplacements intérieurs dans des zones insalubres et inhabitables ainsi que de centaines de milliers d’autres contraintes à l’exil dans les pays voisins.

La République Centrafricaine donne l’apparence d’un Etat mais en réalité s’est installée une anarchie totale.

Face à cette situation, des voix se sont élevées pour demander la tenue d’un dialogue entre tous les protagonistes du conflit pour ramener la paix et la sécurité.

Opposé dans un premier temps à cette demande exprimée par les forces sociales et vives du pays, le Général Bozizé a fini par en admettre l’idée mais sous réserves d’en fixer lui-même les conditions en excluant certains protagonistes de la crise et en limitant sa portée.

C’est dans ce contexte que des citoyens centrafricains de toutes origines sociales ainsi que d’opinions diverses et variées ont décidé, face à la démarche du gouvernement qui va indubitablement aboutir à une impasse, de réagir en publiant un Manifeste appelant à la tenue d’un dialogue politique inclusif selon des modalités raisonnables et réalistes pour parvenir à une paix durable.

Ce document qui vous est transmis en annexe de la présente est une base de revendication citoyenne et démocratique. Signé au départ par quelques citoyens, des personnalités intellectuelles et politiques, il continue de recevoir de nombreuses adhésions.

La table Ronde qui a réuni les bailleurs de fonds nationaux et multilatéraux, dont la France, sur la situation en Centrafrique à Bruxelles le 26 octobre 2007 s’est achevée par des promesses tendant à appuyer le projet de redressement de l’économie nationale et de lutte contre la pauvreté présenté par les autorités gouvernementales de notre pays. Ces promesses ont aussi été faites sous réserve de la tenue d’un dialogue politique, du respect des droits de l’homme, de la bonne gouvernance et du rétablissement de la stabilité.

Nous savons que le régime du Général Bozizé sans base populaire mais reposant sur une gestion familiale et clanique, la violence politique ainsi que la terreur militaire survit grâce au soutien important que lui apporte la France, particulièrement dans les domaines budgétaire, diplomatique et militaire.

La France peut-elle se prévaloir d’être la patrie des droits de l’homme et du citoyen et en même temps continuer à cautionner, par la permanence de son soutien, un régime aux antipodes de l’Etat de droit, des droits de l’homme et de la bonne gouvernance ?

Les populations centrafricaines ont retenu vos propos très forts lors de la campagne électorale française selon lesquels vous alliez dans les relations de la France et de l’Afrique opérer une rupture avec les pratiques passées empreintes de paternalisme, voire de néo-colonialisme.

Les Centrafricains épris de démocratie et de paix et aspirant à vivre en toute quiétude dans leur pays ne relèveront-ils pas un double langage de votre part si vous ne cessez tout soutien qui risque d’être considéré comme une complicité active avec un régime autocrate, de terreur militaire, d’oppression sociale tel que celui représenté par le Général Bozizé ?

Devant l’impasse dans laquelle se trouve notre pays, la seule chance qui s’offre aux Centrafricains c’est un vrai dialogue sans exclusion afin de ramener durablement la paix et la sécurité.

C’est pourquoi les signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique vous exhortent à apporter tous vos concours possibles à leur pays et au peuple centrafricain pour la concrétisation de cette ultime alternative politique nationale.

En effet, seul ce dialogue sans exclusion pourra permettre de trouver les voies et moyens en vue de la résolution du conflit politico-militaire en cours mais aussi de déclencher un véritable processus de sortie de crise dans notre pays.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre haute considération.

  Grenoble, le 15 Novembre 2007

  Pour les signataires du Manifeste,

Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

Avocat au Barreau de Centrafrique.   

 

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:57

L'OPPOSITION CENTRAFRICAINE FAIT MAL QUAND ELLE LE VEUT !

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L'opposition centrafricaine, si elle est organisée, structurée et dynamique, peut faire mal. Très mal, même à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.



 

Il n'y a que les régimes totalitaires, dictatoriaux et de pensée unique qui parviennent souvent à museler toute une opposition ou à la réduire à sa plus simple expression. Il en allait ainsi sous le règne de Bokassa où les tracts et les mouvements clandestins aux dénominations symboliques (« L'ange de la mort ») ont remplacé une opposition inexistante ou broyée.
A part les tentatives de coups d'Etat souvent éventrées avant leur déclenchement, il était difficile voire impossible d'envisager des velléités rebelles ou des mouvements de nature irrédentistes comme c'est le cas aujourd'hui. Mais chaque fois qu'il y a un début de protestation organisée, structurée et courageuse, les régimes de dictature sanguinaire perdent souvent leur contenance et réagissent très souvent à l'aveuglette, comme des « géants aux pieds d'argile », des « tigres en papier » qui n'ont que la répression hystérique et aveugle comme réponse à un éveil de la conscience démocratique et populaire.
Nous l'avons vu sous Bokassa avec la grève des écoliers et des étudiants qui, courageux, étaient parvenus à remettre en cause les fondements même d'un des régimes les plus féroces et les plus sanguinaires. C'est comme une « feuille morte » que ce régime a été cueilli le 29 septembre 1979 par « l'Opération Barracuda » lorsque la France avait fini par admettre que l'Empereur Bokassa n'était plus que comme un lion qui bat sa queue mais a perdu toutes ses griffes et tous ses crocs. Les dictatures ne durent que le temps qu'elles durent jusqu'à ce qu'elles soient ébranlées par une lame de fond venant des couches populaires organisées. Les élèves et étudiants centrafricains ont bien joué ce rôle patriotique et historique en 1979.
Le régime de parti unique (RDC) du Général Kolingba n'avait pas non plus résisté à un mouvement de contestation populaire, conduit par les syndicats d'abord avant d'être récupéré par la société civile (« 4 CN »), puis par les hommes politiques en embuscade. L'opération profitera à l'ex-président Patassé, mais jamais l'armada répressive du colonel Mantion et de son patron Kolingba n'a vraiment émoussé la détermination d'une opposition dormante qui a bien fini par se réveiller et donner du fil à retordre au pouvoir en place. Le prix de la mobilisation !
La même dynamique a bien fonctionné sous le régime pseudo-démocratique de l'ex-président Patassé avec les mouvements de protestation d'une opposition organisée au sein de l'UFAP ou du GPPO et supplantée plus tard par la rébellion armée du général Bozizé à laquelle les forces loyalistes et la garde prétorienne de Patassé se montreront inefficaces et inopérantes. Résultat, le régime ubuesque de l'ex président Patassé allait voler en éclats comme un écran de fumée. Un autre prix d'une réelle mobilisation de l'opposition !
Depuis, l'opposition existe, essaye de s'organiser avec les moyens de bord, mais n'inquiète pas outre mesure le pouvoir en place qui a parfois tendance à fonctionner comme un régime de pensée unique ou de parti unique. L'attitude de l'opposition centrafricaine organisée dans l'UFVN répond-elle d'un légalisme outrancier et participatif ? A-t-elle des difficultés réelles de mobilisation des foules ? En dehors des communiqués de presse, de l'opposition épistolaire et de quelques sorties sans suite, l'opposition centrafricaine doit rassurer en donnant des gages de son existence, de son dynamisme et de sa détermination à conduire à terme une véritable logique d'alternance démocratique. L'UFVN a d'ailleurs annoncé récemment au coin d'un « point de presse » au siège du RDC, qu'elle était déjà en ordre de bataille pour la conquête et la gestion du pouvoir en 2010.
Le ton est donné, la couleur annoncée, mais il reste que la même opposition doit rassurer sur sa capacité réelle à mobiliser et à drainer des foules vers la conquête du pouvoir. Car au fond, lorsqu'au fond une opposition est mieux organisée et plus déterminée, elle peut faire mal quand elle veut. Et à l'occasion de la visite en France du Président Bozizé, l'opposition centrafricaine a démontré qu'elle pouvait faire mal si elle veut ! Vouloir c'est pouvoir !
En effet, le déplacement du général Bozizé a été considérablement gêné par une certaine agitation avant et pendant la visite du Chef de l'Etat. Le rapport de Human Rights Watch n'était pas en fait anodin. Il visait à présenter la nature du régime en place aux partenaires au développement de la République Centrafricaine. Et nous ne sommes pas sans savoir que des Centrafricains, voire des opposants, ont coopéré, créé la confection de ce rapport sulfureux qui a fait très mal au général Bozizé. Ce n'est pas sans raison qu'il a imputé ce rapport aux opposants politiques. Vrai ou faux ? Quelque part, ce rapport a fait mouche avec des tâches visibles.
Le défenseur des droits de l'homme, Me Goungaye Wanfiyo, a personnellement adressé une correspondance au vitriol au Président Nicolas Sarkozy et contre le régime du Général. Une correspondance qui a mis à nu le côté pervers et anti-humanitaire du régime tout en lui demandant d'obtenir du Chef de l'Etat centrafricain la convocation urgente du dialogue politique inclusif. Internet a fonctionné à plein tube, et il y eut même selon certaines informations, des manifestations sporadiques de l'opposition organisées sur la place. Des manifestations qui ont considérablement gêné cette visite officielle du Général Bozizé qui a évoqué avec le Président français la question du respect des droits de l'homme en République Centrafricaine. Tant il est vrai que lorsqu'une opposition bouge au lieu de s'affaler et de dormir sur ses lauriers, elle parvient souvent à se faire entendre parce qu'elle peut faire mal, très mal. Quoiqu'on dise aujourd'hui !
 

Dimanche 25 Novembre 2007
Oscar Banalé
 
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:53
Bozizé à Paris : Honte à certains Centrafricains inconscients et irresponsables !
(Centrafrique-Presse 20/11/2007) 
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Faut-il désespérer de certains compatriotes ? Sinon comment comprendre que le même François Bozizé qui fait aujourd’hui la honte de la République centrafricaine, qui en très peu de temps seulement après son coup d’état, a gravement hypothéqué l’unité nationale, mis le pays à feu et à sang au point que partout où il passe, ses interlocuteurs étrangers ne cesse de l’interpeller sur la nécessité du respect des droits de l’homme dans son propre pays.

N’est-ce pas le même Bozizé qui a dû renoncer à se rendre en septembre dernier à l’Assemblée générale des Nations unies à New York parce qu’il redoutait les effets des retentissants et accablants rapports de Human Rights Watch et Amnesty International qui venaient de paraître sur les exactions et violations massives des droits de l’homme s’est rendue coupable sa garde présidentielle dans le nord de la RCA.

Bozizé est classé par certains médias sur le web comme un des plus mauvais dirigeants de la planète. Un tel personnage avec un si lourd passif, aurait dû essuyer de la part des Centrafricains de France, plutôt une manifestation en règle pour protester contre sa venue à Paris et sa réception par les plus hautes autorités françaises. Il n’en sera malheureusement rien.

C’est d’ailleurs pour lui tirer les oreilles au sujet des violations massives de droits humains dans son pays et les difficultés qu’il ne cesse de créer au groupe Areva à propos de l’exploitation de l’uranium de Bakouma qu’il vient d’être reçu à l’Elysée ce 19 novembre par le tout nouveau président français. La durée de l’entretien – moins de 20 minutes seulement – est bien la preuve qu’il ne pouvait s’agir que d’une mise en garde qui devait lui être adressée.

Dès lors, il est très surprenant qu’un tel personnage puisse pourtant réussir l’exploit de réunir environ deux petites centaines de compatriotes dont un bon nombre est arrivé par autocar affrété par l’état major de KNK de Lyon, dans un hôtel parisien un dimanche après midi pour une partie de cirage de pompes.

Dans ces conditions, Bozizé n’a nullement pu être interpellé sur ses responsabilités dans la tragédie que vivent nos paisibles compatriotes du nord, obligés de fuir de chez eux et végéter en brousse ou dans les camps de réfugiés du Haut Commissariat des Nations unies au Réfugiés au Cameroun, Tchad et Soudan. Un seul individu a néanmoins eu le courage de poser une question à Bozizé sur le calendrier de la tenue du dialogue national. Quelques aventuriers n’ont fait que plaider leur cas personnel dans l’espoir d’obtenir de Bozizé un quelconque poste. D’autres bouffons inconscients ont poussé le ridicule – chose franchement surprenante – jusqu’à adresser des félicitations et encouragements au dictateur sanguinaire ! Allez-y comprendre !

Aussi paradoxal que cela puisse être, plusieurs Centrafricains qui étaient venus « dialoguer » avec Bozizé sont pourtant des demandeurs d’asile politique à l’OFPRA en France, c’est à dire des gens qui se sont vus obligés de quitter le pays en raison des conséquences de la mal gouvernance du régime Bozizé. De dialogue, il n’y en a pas eu. La plupart de ces compatriotes qui ont cru devoir répondre à l’invitation des activistes de Bozizé sont une espèce d’individus qui traînent en France, toujours prompts à se pointer à ce genre de rencontre lors de ses brefs séjours à Paris dont Bozizé est désormais coutumier. Il a l’habitude de remettre à la fin une enveloppe à l’intention des participants qui, cela s’est déjà produit par le passé, se réuniront par la suite pour une partie de poulets rôtis copieusement arrosée d’alcool.

Cette rencontre de Bozizé à Paris avec certains Centrafricains de France est une rencontre de la honte et de la médiocrité. Elle est révoltante donc Haro sur cette espèce de fils du pays qui constituent objectivement un frein à la démocratie et à la prise de conscience patriotique.

 

© Copyright Centrafrique-Presse

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:39
Franc CFA : Fin d'un héritage colonnial ?
(Continental Novembre 2007) 
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Symbole, s’il en est, de la «communauté de destin» entre la France et ses ex-colonies, le franc CFA est devenu, à l’heure des indépendances, la monnaie commune des pays de la «zone Franc» sur le continent africain. Considérée par les «pragmatiques» comme une valeur sûre constitutive d’une économie moderne dans le contexte mondial, cette monnaie est désignée par nombre d’économistes du continent comme une incongruité, la matérialisation prolongée d’une tutelle exercée par l’ex-puissance coloniale sur sa «zone d’influence». Quand l’on sait l’étroite dépendance –unique au monde– de cette monnaie africaine vis-à-vis du franc français au vu des mécanismes qui président à son existence, les experts et autres observateurs s’interrogent depuis des années sur la capacité de survie du CFA dont le cours aligné sur le franc français (et aujourd’hui sur l’euro) traduit de moins en moins la réalité et les «indices de performance» des économies africaines. Alors que le sort du CFA se joue au quotidien au Trésor français, la relative passivité des dirigeants africains renforce, au regard de l’opinion, l’idée d’une «mise sous surveillance» de la souveraineté des États de la zone Franc et de leur marge de manoeuvre régalienne en matière de politique monétaire. Une question devenue cruciale, entêtante aujourd’hui: avec le rattachement du franc CFA à l’euro sous les auspices et l’égide de la France, quel est le destin à moyen terme de la monnaie africaine dans sa structure actuelle? Car, par-delà l’interrogation «politique» sur la matérialité du CFA, le renchérissement irrépressible de l’euro face au dollar fait peser, chaque jour, une sévère hypothèque sur les économies africaines émergentes, s’agissant de leur compétitivité dans les échanges mondiaux. Exploration d’une exception franco-africaine, quarantesept ans après les indépendances des pays de la zone Franc.



Zone Franc : Chronique d'une alliance équivoque
Monnaie commune à quatorze pays africains, le franc CFA reste l’un des derniers legs de la colonisation française. Histoire d’une zone monétaire unique au monde.

Au commencement était la zone Franc, créée le 9 septembre 1939, composée de la France et de ses colonies, Départements et Territoires d’Outre-Mer où le franc français était la monnaie en vigueur. Mais progressivement, eu égard à des événements politiques, économiques et juridiques, la zone connaîtra des changements divers. C’est ainsi qu’est né, le 26 décembre 1945 –jour où la France ratifie les Accords de Bretton Woods– le franc CFA (franc des Colonies françaises d’Afrique). La parité de la nouvelle monnaie est déclarée au Fonds monétaire international sur la base de 1 FCFA pour 1,70 franc français. Cette parité passera à 2 en octobre 1948, puis à 0,02 en 1960 lors du passage au nouveau franc français, et sera maintenue jusqu’à la dévaluation du 11 janvier 1994 où le franc CFA a subi un brutal réalignement monétaire par rapport au franc français. Une nouvelle parité est définie au taux de 1 FCFA pour 0,01 FF. Depuis le 1er janvier 1999, le FCFA est arrimé à l’euro (1 euro = 655,957 FCFA).

Au gré des aléas politiques, plusieurs pays, tels l’ex- Indochine (Cambodge, Laos, Viêtnam) quitteront la zone Franc en 1954, suivis de la Tunisie (1958), du Maroc (1959), peu après leur indépendance, et de l’Algérie en 1963. En Afrique subsaharienne, à l’exception de la Guinée de Sékou Touré et du Mali de Modibo Kéita, qui ont décidé de créer leur propre monnaie, renonçant à participer à l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), –devenue en 1994, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa)(1) –, la zone Franc a en revanche résisté aux indépendances des pays de l’ex-AOF (Afrique occidentale française). La situation a été plus stable dans l’ex-AEF (Afrique équatoriale française) qui n’a connu aucune défection et a même accueilli la Guinée Équatoriale au sein de son union, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) (2).

En 1958, le vent des indépendances commence à souffler. Le général de Gaulle propose alors aux colonies africaines un référendum sur l’union-partenariat avec la France. Dans le même temps, le franc des Colonies françaises d’Afrique devient le franc de la Communauté française d’Afrique (CFA), commun aux deux sous-régions. Mais il n’a pas la même dénomination selon qu’on soit en Afrique de l’Ouest ou en Afrique centrale. Aujourd’hui, l’appellation franc CFA signifie « franc de la Coopération financière en Afrique centrale» pour les pays de la Cemac et « franc de la Communauté financière d’Afrique » pour les pays de l’Uemoa. La convertibilité extérieure des deux monnaies, distinctes, reste toutefois garantie par le Trésor français où les banques centrales africaines doivent déposer au moins 65 % de leurs réserves extérieures (lire page 25). Une disposition singulière toujours en vigueur !

En 1959, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Banque centrale des États de l’Afrique équatoriale et du Cameroun (BCEAC), devenue Banque des États d’Afrique centrale (BEAC) en 1972, sont créées, avec pour mission de gérer l’émission des deux francs CFA pour les deux régions. Entre 1972 et 1973, de nouveaux accords de coopération monétaire sont signés entre les deux zones monétaires et la France, réduisant la présence de cette dernière au sein des Conseils d’administration des deux banques centrales, dont les pouvoirs ont été par ailleurs renforcés, leur offrant des possibilités de participer plus activement au développement des pays membres. Parallèlement, les sièges des deux institutions financières quittent Paris pour être transférés à Yaoundé (Cameroun) pour la BEAC, en 1977, et Dakar (Sénégal) pour la BCEAO, en 1978. Entre-temps, l’UMOA avait perdu, en 1973, la Mauritanie, mais a récupéré dans la zone CFA le Mali en 1984 et accueilli la Guinée Bissau en 1997. Malgré les indépendances des pays africains, ce qui frappe d’abord dans la zone Franc, c’est la permanence des règles de son fonctionnement, qui n’ont connu, depuis plus de cinquante ans, que de succincts aménagements, malgré les multiples changements de l’environnement international. Alors que le franc disparaît au profit de l’euro, la France, parraine au sein de l’Union européenne le rattachement du CFA à l’euro. L’avènement de l’euro en 1999 et son renchérissement face au dollar ne manquent pas de poser maints problèmes structurels aux économies africaines (lire ci-contre interview de Mamadou Moustapha Kassé). Nombre d’économistes africains considèrent cet arrimage comme une survivance de l’époque coloniale, voire une mise sous tutelle, car si les États africains prenaient des initiatives souveraines, notamment une nouvelle dévaluation du franc CFA, ou encore l’admission d’un nouveau membre en leur sein, ils seraient tenus d’en informer au préalable la France qui, à son tour, en référerait à ses partenaires européens.

Lucien Ahonto

(1) Les pays de l’Uemoa: Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo.
(2) Les pays de la Cemac: Cameroun, Gabon, Tchad, Guinée équatoriale, Centrafrique, Congo Brazzaville.


Mamadou Moustapha Kassé : Heurs et malheurs du tandem euro-CFA


«C’est à nous de définir la situation qui nous convient le mieux et comment procéder pour la mettre techniquement en musique.»
Le franc CFA étant arrimé à parité fixe à l’euro, l’onde de choc provoquée par la forte appréciation de la monnaie européenne face au dollar affecte également les économies de la zone Franc. Cette fixité du taux de change doit-elle être maintenue, aménagée ou purement et simplement rompue ? Analyse de Mamadou Moustapha Kassé, professeur d’économie et doyen honoraire des Sciences économiques et de Gestion de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Continental: L’euro atteint en ce moment un niveau record face au dollar (1,43 dollar, le 19 octobre). Ce qui signifie que le franc CFA s’apprécie aussi vis-à-vis du billet vert. N’est-ce pas paradoxal quand on connaît l’insignifiance des économies de la zone CFA par rapport à celle des États-Unis ?

> Mamadou Moustapha Kassé : Pas tant que cela. Le vrai problème c’est que les règles de fonctionnement de la zone Franc ne sont pas exclusivement déterminées par ses membres. Elles dépendent pour beaucoup de la volonté de la Banque centrale européenne qui fixe celles de la zone euro.

D’après certains économistes, cet arrimage confère une garantie de convertibilité au franc CFA dans toutes les monnaies étrangères. Est-ce vraiment un avantage ?

> Incontestablement! Il nous permet d’être plus ouverts au commerce international en attirant des investissements et des placements financiers. Il facilite en plus nos échanges commerciaux, parce qu’il nous épargne l’épineuse épreuve de la recherche de devises pour équilibrer notre commerce extérieur. Sans compter qu’il nous assure la stabilité de change dans la zone où se déroule la part la plus importante de notre volume commercial, tout en nous permettant de juguler l’inflation. Il suffit de comparer le niveau d’inflation dans les pays de la zone Franc à celui du reste de l’Afrique pour s’en rendre compte. Grâce aux critères de convergence en vigueur au sein de la Cemac et de l’Uemoa, le taux d’inflation n’y excède pas 2 %. Il frôle actuellement les 3 %, à cause d’une certaine tension observée ces derniers temps sur les prix des denrées alimentaires et de certains produits de première nécessité, comme le carburant, alors que, outre la situation catastrophique du Zimbabwe, le taux de l’inflation dans le reste de l’Afrique tourne en moyenne autour de 10 à 12 %.

Quelles sont en revanche les conséquences négatives sur les économies de la zone Franc ?

> Tous nos achats en euro auront tendance à se surévaluer. Notre balance commerciale vis-à-vis de la zone euro va se détériorer particulièrement quand nous vendrons en dollar et achèterons en euro. Or, nous sommes obligés de vendre certaines de nos productions en dollar parce qu’elles sont cotées en dollar sur le marché mondial, alors que, dans le même temps, nous achetons en euro puisque la plupart de nos industries, de nos infrastructures fonctionnent avec la monnaie unique européenne. Ce qui entraîne une incidence négative très forte sur notre balance commerciale. Cette forme d’arrimage rigide du franc CFA à l’euro pose réellement problème. D’où sa remise en question par la plupart des économistes africains. Au point que l’on se pose à nouveau la question d’une dévaluation de notre monnaie pour améliorer notre compétitivité. Il aurait à mon sens, mieux valu mettre en place un mécanisme permettant d’ajuster la valeur du franc CFA en fonction des situations économiques des pays, c’est-à-dire modifier le taux de change quand c’est nécessaire. Autrement dit, le faire flotter comme savent si bien le faire les Asiatiques, qui déprécient leur monnaie pour pouvoir être compétitifs et vendre à des prix intéressants sur le marché mondial.

En clair, nos produits d’exportation sont aujourd’hui fortement pénalisés sur le marché mondial ?

> Non, quand nous les vendons en euro aux pays de la zone euro. Oui, pour ceux dont le cours est exprimé en dollar. Par exemple, les revenus d’un pays de la zone Franc qui vend du cacao coté en dollar peuvent diminuer fortement. Un manque à gagner qu’il pourrait compenser par la très forte demande de matières premières de la part de grands pays émergents comme la Chine et l’Inde. En réalité, notre vrai problème est celui du renchérissement de nos approvisionnements dans la zone euro. Ceci étant, ces handicaps sont en partie corrigés par deux mécanismes, à savoir les transferts de fonds provenant des émigrés qui vivent dans les pays du Nord et qui constituent maintenant une part substantielle dans la mobilisation de nos ressources et les aides extérieures, peut-être moins efficaces, mais qui, quoiqu’on en dise, ont augmenté, surtout depuis le sommet du G8 de Gleneagles en Grande-Bretagne, en juillet 2005, où il a été décidé d’annuler les dettes d’un certain nombre de pays pauvres. Les IDE (Investissements directs étrangers, ndlr) provenant en grande partie des pays asiatiques, mais aussi du secteur privé, ont également fortement progressé en Afrique. Reste qu’il nous faut étudier de façon plus pointue les répercussions de ces multiples variations des changes sur les ressources que nous percevons, histoire de prévenir tout éventuel mouvement erratique.

Faut-il dévaluer le franc CFA pour pouvoir mieux résister à cette secousse monétaire ?

> Une dévaluation peut entraîner des difficultés supplémentaires. Mettre au point un mécanisme qui lui donne une valeur flottante permettant d’avoir une politique monétaire beaucoup plus souple et beaucoup plus active me semble plus judicieux. Seul problème, c’est la difficulté à le faire de façon homogène, étant donné l’extrême diversité des situations économiques et financières des pays de la zone Franc. La Côte d’Ivoire par exemple, même actuellement plombée par sa situation politique –une situation qui ne se prolongera pas indéfiniment–, dispose d’énormes potentialités, alors que d’autres pays de la zone sont nettement moins lotis.

Ne faudrait-il pas en finir avec cet héritage colonial et créer une monnaie commune à la zone Cemac et à la zone Uemoa, en y incluant la Mauritanie et les pays anglophones comme le Nigeria, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone et la Gambie ?

> Cette hypothèse est inscrite dans l’agenda de toutes les organisations régionales. L’idée de la coexistence de deux zones –une zone CFA et une autre constituée de toutes les autres monnaies avec l’établissement de passerelles entre les taux de parité des deux monnaies– est assez avancée dans l’espace monétaire de la Cedeao. À mon avis, il faut rester dans la zone Franc qui offre tout de même de substantiels avantages, mais en instaurant des règles qui permettent de modifier le taux de change quand les situations économiques et financières l’exigent. Et ce, pour deux raisons. Nous sommes uniquement des producteurs de matières premières dont nous ne contrôlons pas les instabilités des cours. Nous sommes donc soumis à des contraintes que nous ne maîtrisons pas. Par ailleurs, toutes nos balances commerciales connaissent des déficits structurels.

Peut-on en déduire que la zone Franc n’est pas encore prête à se désarrimer de l’euro ?

> Elle le fera inéluctablement un jour. Notre situation doit, en tout cas, être analysée de façon extrêmement objective, afin que les responsables politiques en accord avec les experts économiques mettent au point la stratégie la plus appropriée. C’est à nous de définir la situation qui nous convient le mieux et comment procéder pour la mettre techniquement en musique. Sinon, nous continuerons à payer cher notre immobilisme et notre absence de réflexion sur ces questions extrêmement importantes. Surtout que nous sommes confrontés sur le marché mondial à des pays comme la Chine qui, pour avoir opéré les modifications nécessaires, n’hésitent pas à faire varier leur taux de change. D’autant que le commerce entre l’Afrique et la Chine se développe de façon exponentielle.

Autrement dit, il faudrait d’abord instaurer des critères de convergence et une discipline monétaire avant de songer à créer une monnaie commune ?

> Des critères de convergence très clairs existent déjà dans la zone Franc, et en dehors de quelques rares dérapages, ils sont respectés par la plupart des États membres. D’où le taux de croissance appréciable dans la zone, et qui est parfois plus élevé que la moyenne africaine. Il a oscillé par moments entre 6 et 7% malgré la crise ivoirienne, contre 4,5 à 5 % pour la moyenne africaine. Le problème de la convergence se posera en revanche lors de la création de la seconde zone, car les déséquilibres budgétaires ne sont pas les mêmes entre le Ghana et la Gambie par exemple, tout comme la situation des réserves, qui est extrêmement différente du Liberia à la Sierra Leone, en passant par le Nigeria. En clair, ce sont plutôt les pays hors zone franc CFA qui ont besoin d’un pacte de stabilité. Après quoi, il faudra trouver des mécanismes relationnels entre les deux zones.

Propos recueillis par Valentin Hodonou



Euros et CFA : L'inéluctable réaménagement
L’appréciation de l’euro par rapport au dollar depuis quatre ans s’avère préjudiciable aux économies des pays de la zone Franc. D’où l’urgence de s’interroger plus fermement encore sur leur souveraineté monétaire.

En février dernier, au cours de meetings tenus dans certaines communes d’Abidjan en Côte d’Ivoire, le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, a déclaré que son pays allait battre sa propre monnaie, pour dit-il «se libérer de sa dépendance vis-à-vis de la France». Et de marteler : « C’est la France qui nous empêche de balayer nos rues. L’argent qu’il faut pour cela est déposé dans le Trésor français, qui nous le prête à des taux élevés. Pour être libres, nous allons créer notre monnaie, qui nous permettra de construire des infrastructures, notamment des routes, des écoles et des hôpitaux sans s’endetter auprès de la France.» Deuxième personnalité de l’État, Mamadou Koulibaly est souvent présenté comme le boutefeu du régime ivoirien qui voit dans la rébellion qui a surgi en septembre 2002 une manoeuvre de la France visant à détruire la politique de «refondation» du président Laurent Gbagbo. Ses propos, parfois qualifiés «d’irresponsables» par certains observateurs, ont pu être perçus comme l’expression d’un ressentiment, d’une rancoeur contre l’ex-puissance coloniale. Peut-être à tort. Car ce n’est pas la première fois que ce professeur agrégé d’économie et ancien ministre de l’Économie et des Finances sous la présidence de feu Robert Gueï, fait de telles déclarations. Et sauf à jouer la politique de l’autruche, nul ne saurait nier que les propos de Mamadou Koulibaly posent, simplement, la question de la souveraineté monétaire des pays de la zone Franc.

Lorsqu’il évoque «l’argent déposé au Trésor français», il s’agit sans doute d’une allusion à cette inique convention sur les comptes d’opérations, signée en 1962 entre le ministère français de l’Économie et les ex-colonies nouvellement indépendantes. Il faut savoir que par cette convention, les banques centrales des pays de la zone Franc (1) déposent leurs réserves dans les caisses du Trésor français sur un compte courant appelé «compte d’opérations ». Jusqu’en 1973, elles avaient l’obligation de verser la totalité de leurs avoirs extérieurs, puis 65 % à partir de 1973. En contrepartie, la France s’engage à fournir à ces banques les fonds dont elles ont besoin pour effectuer leurs transactions internationales et à assurer la convertibilité du FCFA. En cas de découvert, le Trésor perçoit des agios payés par les banques centrales. Et si le compte est créditeur, le Trésor leur verse des intérêts. D’après un exministre des Finances ouestafricain, les comptes au Trésor français n’ont jamais été totalement débiteurs, même à la veille de la dévaluation du F CFA de janvier 1994. Mais, hormis quelques initiés, nul ne sait ce que fait la France de cet argent et ce qu’il rapporte aux Africains. Pas même le président gabonais Omar Bongo Ondimba qui, en 1996, s’interroge : «Nous sommes dans la zone Franc. Nos comptes d’opérations sont gérés par la Banque de France, à Paris. Qui bénéficie des intérêts que rapporte notre argent ? La France !» Comme le décrit fort bien Nicolas Agbohou dans son livre Le franc CFA et l’euro contre l’Afrique, les Africains stockent d’énormes sommes d’argent dans les caisses du Trésor français, qui auraient servi à financer des projets de développement. Pourquoi s’endetter auprès du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale alors qu’on dispose de liquidités dans les coffres-forts de la Banque de France ?

Depuis la dévaluation du FCFA, les comptes d’opérations sont restés excédentaires, et le Rapport 2005 de la zone Franc montre que les banques centrales détiennent des records de réserves au Trésor français: près de 6300 milliards de FCFA, dont 3000 milliards pour la BCEAO, soit un taux de couverture de l’émission monétaire supérieur à 110 %, alors que la convention de 1962 n’exige qu’un taux de couverture de 20 %. À croire que, décidément, les Africains refusent le développement en se privant ainsi de moyens financiers pour investir dans les secteurs clés comme l’éducation, la santé et les infrastructures. Les citoyens burkinabè, maliens et nigériens qui découvrent ces chiffres, sans être des experts en affaires monétaires, mais dotés du bon sens, se disent bien que, manifestement, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, sachant que leurs pays se disputent, depuis des années, les derniers rangs du classement du Programme des Nations unies de l’indice de développement!

En fait, et c’est le sens des propos de Mamadou Koulibaly, plus de quatre décennies après les indépendances, la souveraineté monétaire des pays de la zone Franc reste encore à conquérir. Alors que l’Asie, après s’être débarrassée des vestiges du colonialisme, s’en sort économiquement, les pays de la zone Franc hésitent toujours à rompre le lien colonial, comme s’ils doutaient de leurs propres capacités à prendre en charge leur destinée. Il y a comme une servitude volontaire dans le maintien des mécanismes liant le FCFA d’abord au franc français, puis à l’euro, s’agissant notamment de la fixité du taux de change. Certes, la parité fixe avec l’euro assure une certaine stabilité au FCFA, le met à l’abri des fluctuations des taux de change et facilite le commerce avec l’Europe, principal partenaire commercial des pays de la zone Franc. Cependant, cette politique du franc fort n’a pas attiré les investisseurs comme on pouvait l’espérer. Selon le Rapport 2005 de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, l’ensemble de l’Afrique noire n’attire que 2% des investissements directs étrangers (IDE) consacrés principalement à l’extraction des matières premières, pétrolières et minières. Le franc fort permet de contenir l’inflation à un niveau relativement bas, d’amortir, pour les pays non pétroliers, le choc de la flambée du baril de pétrole… Mais la parité fixe avec l’euro met à mal la compétitivité des filières agricoles, comme le café, le cacao et le coton. La dépréciation du dollar par rapport à l’euro depuis 2003 grève la compétitivité du coton africain sur le marché international, déjà pénalisé par les subventions que les Européens et les Américains accordent à leurs agriculteurs. En 2005, la filière coton a ainsi perdu 220 milliards de FCFA, puis 300 en 2006, et en perdra probablement 400 en 2007. Que faire?

Faut-il se résoudre à une nouvelle dévaluation du FCFA ou faut-il fixer un plancher et un plafond, qui permettraient de recourir à des ajustements de la valeur du F CFA en cas de nécessité ? Et si les chefs d’État de la zone Franc tournaient la page de l’actuel statu quo et décidaient de ne plus confier l’avenir de leurs concitoyens au gouverneur de la Banque centrale européenne? Voici peut-être venu le temps de la rupture, par ailleurs inéluctable, du cordon ombilical avec la métropole.

Joachim Vokouma

(1)Il s’agit de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC) et la Banque centrale des Comores (BCC).

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Repères

9 septembre 1939 : Création de la zone Franc, qui regroupe les Départements et Territoires d’Outre-Mer, Territoires sous mandat, colonies… où est utilisé le franc métropolitain.

26 décembre 1945 : Naissance du franc des Colonies françaises d’Afrique (CFA), à la parité de 1 FCFA = 1,70 FF.

1955 : Création de l’Institut d’émission de l’Afrique occidentale française et du Togo, et de l’Institut d’émission de l’Afrique équatoriale française et du Cameroun.

1958 : Le franc des Colonies françaises d’Afrique devient le franc de la Communauté française d’Afrique. Aujourd’hui, il signifie «franc de la Coopération financière en Afrique centrale» pour les pays de la Cemac, et «franc de la Communauté financière d’Afrique» pour les pays de l’Uemoa.

Avril 1959 : Création de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et de la Banque centrale des États de l’Afrique équatoriale et du Cameroun (BCEAC).

12 mai 1962 : Création de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

1963 : Le Togo adhère à l’UMOA.

Juillet 1973 : Accord instituant la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

1994 : Signature du traité instituant la Cemac. Entré en vigueur en 1999.

11 janvier 1994 : Dévaluation du franc CFA.


 

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:13

'incompétence caractérisée du général BOZIZE

 

L'écriture est une posture d'action qui donne sens, à condition que l'honnêteté intellectuelle y soit, et, pour ce qui est de la solution à apporter pour en finir avec les dérives que nous constatons tous, unanimement et condamnons, ce sont tous les centrafricains de bonne volonté qui désirent en finir avec les oripeaux de l'autodestruction qui vont l'apporter d'un commun accord, dans le respect des engagements.

Mon rôle est de partager avec toutes celles et ceux qui pensent qu'il faut arrêter cette guerre larvée qu'on entretient dans des querelles de chapelle, entre "tribus" pour renouer avec la fondation esquissée par feu, notre cher premier curé-maire-de-Bangui-président de la RCA ; qu'on arrête de le faire se retourner dans sa tombe, par notre lâcheté ; je fustige la lâcheté et le contentement de certains qui ne pensent qu'à aller de l'avant à reculon, c'est une honte !

En tout cas, moi, j'ai honte pour eux, et je ne désire qu'une seule chose, c'est qu'on prenne conscience de notre capacité à surmonter le factice et les pacotilles par entrer en profondeur dans notre désir de construire la paix.

Pour ce qui est de mes croyances en Jésus-Christ, Fils de Dieu en Dieu, je ne crois pas qu'en toute honnêteté cela constitue une fuite en avant, bien au contraire, c'est en moi une force pour apprendre à apprécier la Miséricorde de Dieu qui nous aime et nous comble dans nos souffrances, qui nous donne la force de triompher des injustices et qui nous fortifie, quand bien-même nous mangeons le pain de douleur actuellement dans le Nord, bien inutilement, c'est là qu'est mon "nous", c'est aussi dans la corruption gangrênée de notre diacre-président qui a reçu son cordon d'évangéliste de l'Eglise du Christianisme Céleste, et qui favorise la corruption, le tribalisme à outrance, la violation des droits de la personne humaine, le constat est là, et qui persiste dans sa surdité et son absurdité à ne penser qu'à se maintenir au pouvoir, se croyant omnipotent ; eh bien, qu'on se le dise, le temps vient où le vent risque de le balayer, son tsunami à lui risque de peser encore plus lourd, s'il ne se repent pas : et Dieu sait qu'il sait en bon diacre-président qu'il est ô combien ce que veut dire la repentance !

Ô diacre-président-ministre-de-la-défense-gbayatiste-de-l-Etat-patrimonial,
Repens-toi à persister dans l'erreur,
Repens-toi à entretenir le pillage masqué par la clique des Gbaya que tu as intrônisé dans l'appareil de l'Etat centrafricain,
Repens-toi ô toi l'évangéliste de circonstance,
A jeter en pâture à dame nature tant d'humbles gens,
Repens-toi à tuer impunément et à encourager ta garde prétorienne à le faire,
Gérer l'Etat n'est pas faire du gbâlëkûmû !
Il est temps et plus que temps que tu arrêtes d'empêcher la vraie paix de s'installer,
Il est temps et plus que temps que tu arrêtes ta gabegie,
Ta machine, quoi qu'entretenue à contre-courant de notre histoire se détraque de part en part,
Ne le vois tu pas, alors que tout le monde le constate,
Que tu vas droit dans le mur,
Et que des vautours attendent ta dépouille ?

Notre pays la République Centrafricaine te survivra,
Tu passeras malement si tu n'y prends garde !
Prends gardes, général-gbâlekûmû,
En garde,
Et dépose tes baluchons de la rapine-tribalisante-criminalisante-et-asphyxiante dans les poubelles radioactives enfouies dans le dédalle des décombres une fois pour toutes !

Gérer un pays n'est pas faire du gbâlëkûmû.

La solution, c'est qu'il faut que s'arrête les bêtises,
Ma solution,
C'est de continuer à dénoncer haut et fort toutes ces bêtises que l'on veut taire,
Me faire taire ou me brocarder ou me dénigrer n'est pas la solution,
So Faram,
L'ennemi, ce n'est pas moi,
L'ennemi, c'est chacun de nous qui jouons à l'autruche,
Aux interrogateurs du dimanche,
Alors qu'il est évident aux yeux de tous,
Même des aveugles aux yeux brûlés par l'obscurité ;-)
Que la vraie valeur de l'homme qui veut que ça change,
C'est de commencer par défendre la même chose que l'on veut pour soi,

Je veux-là fustiger ce piédestal que d'aucuns utilisent pour montrer les autres du doigt dans leur suffisance,
Je condamne ouvertement les cancres qui se la jouent tels de faux-culs qui ricanent en sourdine quand crèvent d'autres compatriotes,
Je condamne l'insensibilité affichée et les larmes d'hypocrites qui veulent utiliser la misère des humbles pour se faire une place au soleil,
Je crois qu'il faut défendre les valeurs, les vraies, pour toutes les centrafricaines et les centrafricains. Tout le monde est d'accord, sauf qu'il y en a qui sont d'accord, à condition que les autres restent dehors, hors-cirucuit, bien en peine face à rien ?

Toutes les centrafricaines, tous les centrafricains ont le droit de vivre de leur pays, de bénéficier de leur terre, librement, en paix.

Celui qui vient profaner cela ne mérite aucun respect.

Hitler est venu, il a séduit son monde, il a commencé à en martyriser, on a pensé que ce n'était que cette race-là qu'on opprimait, qu'on voulait rendre libre par le travail, alors qu'on les envoyait dans les chambres à gaz... Les geôliers et autres gardiens de camps de concentration pensaient qu'ils n'étaient pas entrain de se déshumaniser... l'histoire a rendu raison et honneur à celles et ceux qui ont fait bloc pour rejeter d'un seul tenant, la vermine nazi !

Bozizé est venu, dans la décimation déjà entamée, mais qu'il a su de main de maître parachever, il a fait tuer iniquement, il a protégé des criminels, des brûleurs de villages, des voleurs de sucre, des pilleurs des deniers de la nation, des saboteurs des mines et autres ressources énergétiques... ont laisse couler l'eau sous les ponts, le pays va à la dérive, on veut que cela se passe entre celles et ceux-là même qui n'ont eu de cesse que de contribuer à la déliquescence de la chose collective, entre eux, ils aimeraient qu'on les laisse et qu'on leur dise en voeux pieux, allez, respectez les accords que vous violez tout le temps, tous les jours...

En politique, ce n'est pas ce qu'on dit qui révèle ce qu'on est, c'est ce qu'on fait qui nous détermine, et nous révèle au grand jour, et qui confirme nos intentions véritables...

En avons-nous assez vu ? La solution, elle ne viendra que dans le soutien constant à toute initiative qui va permettre d'asseoir un contrôle permanent sur ce régime-caduque, infantilisé qui n'a pas la capacité à conduire seul les intérêts supérieurs de la nation : eh bien, la paix et la sécurité sont la fondation de notre libération de la misère ; il faut briser le cercle vicieux, il faut se lever comme un seul homme, pour affronter dans la clarté, les carences et les atermoiements nourris par l'égocentrisme centro !

La solution est celle qui viendra des centrafricains de tous bords qui en ont marre. Mais combien peuvent avoir le courage de lever le petit doigt pour dire non à la perpétuation des dérives qu'on dénonce, sans réagir au fond ? Combien sommes-nous à aller au-delà des interrogations du dimanche pour occuper l'espace médiatique, pour transformer le silence de plomb, cette chape de la honte, qui fait de nous une communauté disparate, inerte, immobile qui accepte en silence sa mort certaine, pire, sa disparition programmé si ce n'est l'éparpillement de ses cendres à tout vent....


Patriotiquement,

Aristide MBLANENDJI NDAKALA

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 12:37

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Droits de l'Homme: Sarkozy réclame des "efforts" au Centrafrique

Nicolas Sarkozy a exhorté lundi son homologue centrafricain, le général François Bozizé, à faire des "efforts" en matière de droits de l'Homme et de lutte contre la corruption.
"La France est et reste aux côtés de la République centrafricaine", mais il y a "des efforts à faire, et notamment en matière de lutte contre la corruption et de droits de l'Homme", a martelé le président français lors d'un entretien éclair en tête-à-tête de moins de 20 minutes, selon des propos rapportés par l'Elysée.
Paris est le premier pourvoyeur de fonds de Bangui, ancienne colonie française, avec près de 150 millions d'euros octroyés depuis quatre ans. Des efforts qui ont en partie "permis la réussite du processus de transition démocratique" dans le pays, et "on vise l'établissement d'un véritable Etat de droit", ajoutait l'Elysée.
Les deux dirigeants n'ont pas évoqué, selon la partie française, le déploiement prévu ce mois par l'Union européenne d'une force de paix (Eufor) dans l'est du Tchad et le nord-est du Centrafrique pour assister les réfugiés du Darfour, au Soudan voisin. Les contingents de l'Eufor devraient atteindre près de 3.000 hommes.
Interrogé à sa sortie, le président Bozizé a assuré que cette force "sera bienvenue". "Nous pensons que cela pourra rassurer la population du secteur et favoriser son développement", a-t-il dit.
Quant à ses relations avec son homologue français, elles "sont au beau fixe", a-t-il assuré. "Et l'audience que nous a donnée le président Nicolas Sarkozy permet de (leur) donner un coup de fouet".
François Bozizé est arrivé au pouvoir au Centrafrique après avoir renversé Ange-Félix Patassé en 2003, à la faveur d'une rébellion. Il a depuis été élu lors d'un scrutin régulier en 2005. Pauvre et enclavé, ce pays de 3,6 millions d'habitants a connu des décennies de révoltes au sein de l'armée, de coups d'Etat et de rébellions depuis son indépendance en 1960. AP

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 12:37

Droits de l'Homme: Sarkozy réclame des "efforts" au Centrafrique

Nicolas Sarkozy a exhorté lundi son homologue centrafricain, le général François Bozizé, à faire des "efforts" en matière de droits de l'Homme et de lutte contre la corruption.
"La France est et reste aux côtés de la République centrafricaine", mais il y a "des efforts à faire, et notamment en matière de lutte contre la corruption et de droits de l'Homme", a martelé le président français lors d'un entretien éclair en tête-à-tête de moins de 20 minutes, selon des propos rapportés par l'Elysée.
Paris est le premier pourvoyeur de fonds de Bangui, ancienne colonie française, avec près de 150 millions d'euros octroyés depuis quatre ans. Des efforts qui ont en partie "permis la réussite du processus de transition démocratique" dans le pays, et "on vise l'établissement d'un véritable Etat de droit", ajoutait l'Elysée.
Les deux dirigeants n'ont pas évoqué, selon la partie française, le déploiement prévu ce mois par l'Union européenne d'une force de paix (Eufor) dans l'est du Tchad et le nord-est du Centrafrique pour assister les réfugiés du Darfour, au Soudan voisin. Les contingents de l'Eufor devraient atteindre près de 3.000 hommes.
Interrogé à sa sortie, le président Bozizé a assuré que cette force "sera bienvenue". "Nous pensons que cela pourra rassurer la population du secteur et favoriser son développement", a-t-il dit.
Quant à ses relations avec son homologue français, elles "sont au beau fixe", a-t-il assuré. "Et l'audience que nous a donnée le président Nicolas Sarkozy permet de (leur) donner un coup de fouet".
François Bozizé est arrivé au pouvoir au Centrafrique après avoir renversé Ange-Félix Patassé en 2003, à la faveur d'une rébellion. Il a depuis été élu lors d'un scrutin régulier en 2005. Pauvre et enclavé, ce pays de 3,6 millions d'habitants a connu des décennies de révoltes au sein de l'armée, de coups d'Etat et de rébellions depuis son indépendance en 1960. AP

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