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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 19:02
 

 

ONUCI-Succession de Pierre Schori: Gbagbo rejette deux fois les choix de Ban Ki-Moon
(24 heures 23/08/2007)


Le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, ne veut pas des personnes proposées par le secrétaire général de l’ONU pour occuper le poste de Représentant spécial en Côte d’Ivoire. Par deux fois, il a dit non à Ban Ki-Moon.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a essuyé un refus poli du chef de l’Etat Laurent Gbagbo.
De sources diplomatiques, le patron de l’ONU a proposé, en remplacement du suédois Pierre Schori, au poste de Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire, deux noms.
Mais, les propositions du secrétaire général de l’ONU n’ont pas eu les faveurs du chef de l’Etat.
Celui-ci, de sources proches du palais, a refusé d’entériner la liste des prétendants au poste de Représentant spécial du secrétaire général en Côte d’Ivoire.
Sans avoir obtenu les noms des deux candidats qui, du reste, ne poseront pas leurs bagages en Côte d’Ivoire, nous savons que ce sont des gens de races blanche, des Occidentaux.
Or le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, qui a réussi à décrocher une gestion commune du pouvoir avec les ex-rebelles depuis la signature de l’accord de Ouagadougou semble désormais privilégier la piste africaine.
C’est ce qui avait donné des ailes à Abou Moussa qui assure l’intérim depuis le départ du suédois Pierre Schori.
Mais, Abou Moussa ne remplacera pas Pierre Shori.
Depuis la semaine dernière, les services du secrétaire général de l’ONU ont définitivement rayé son nom de la liste.
Nos sources au siège de l’organisme international indiquent véritablement que le tchadien Abou Moussa a été sérieusement démoli par les notes des partis politiques.
Tous sont unanimes pour dire qu’il ne ferait pas le poids devant un chef de l’Etat décidé à se maintenir au pouvoir par tous les moyens.
Il faut le rappeler, les partis politiques pensent fortement que le Représentant spécial par intérim du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire ne peut pas faire le poids devant le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.
Ils lui reprochent aussi d’avoir fait rédiger des rapports « complaisants », qui ne reflètent pas la situation du pays, pour ne pas fâcher le pouvoir en place.
Il est surtout soupçonné d’avoir, ces derniers jours, pendant son intérim, fait le jeu du chef de l’Etat en posant des actes pour rentrer dans ses grâces, en facilitant par exemple la suppression du poste de Haut Représentant chargé des Elections.
Selon un diplomate, la position du chef de l’Etat de n’accepter à ce poste qu’un africain répond à un seul souci : avoir une mainmise totale et entière sur le processus électoral.


Hervé Akaché

 

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:22
DOUDOU DIENE SUR LE DISCOURS DE SARKOZY: « Le silence des chefs d’Etat africains est étonnant ! »
(Sud Quotidien 23/08/2007)


« Pour Nicolas Sarkozy l’homme noir est attaché à la nature, il ne peut pas faire le saut cantique de la nature à la civilisation et il est resté collé à la nature. » Nicolas Sarkozy est venu à Dakar avec un discours révisionniste. On a appris que Mbéki a remercié Sarkozy pour sa prestation à Dakar. Le rapporteur des Nations – Unies contre le racisme, le Sénégalais Doudou Diène, interrogé sur sa lecture du discours de Nicolas Sarkozy partage l’opinion de beaucoup d’intellectuels africains qui demandent à Me Wade, actuellement en vacances en Suisse, de répondre à son homologue français. Encore qu’il court le bruit au niveau de la Diaspora noire que « les Sénégalais sont des traîtres ». Certains se demandant combien d’euros Me Wade a –t- il reçu pour laisser Sarkozy perpétrer à Dakar le crime contre l’Humanité pour reprendre l’expression de l’historien Mamadou Diouf de Columbia University. Des Africains étudient par ailleurs les modalités de saisine du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

M. Diène, il est constant pour tout observateur averti que Nicolas Sarkozy à Dakar, a péché par ignorance, arrogance en se trompant dangereusement d’époque. Quelle est votre lecture de sa déclaration ?

« Ce n’est qu’une juxtaposition de textes différents avec des propos forts sur la culture africaine et sur l’homme africain. Deuxièmement, et le plus critique, c’est la posture politique. Comment comprendre qu’un homme d’Etat français puisse venir dire aux Africains ce qu’ils sont, ce qu’ils doivent faire. Sur ce point c’est au pouvoir politique de répondre à Nicolas Sarkozy. Cette réponse est attendue même après son départ. Le dernier élément, c’est la vision historique qu’a le Président français du Continent africain. M. Sarkozy prêche par ignorance. Il a dans sa vision historique de l’Afrique reproduit mot à mot les stéréotypes sur l’homme Noir qui a été décrit comme un être inférieur par des savants des Lumières pour légitimer l’esclavage et plus tard la colonisation. Et c’est de cette littérature qu’est née l’anthropologie du racisme anti – Noir en décrivant une absence de civilisation de l’Afrique et de l’homme Africain. Pour Nicolas Sarkozy l’homme noir est attaché à la nature, il ne peut pas faire le saut cantique de la nature à la civilisation et il est resté collé à la nature. C’est là une reproduction des vieilles constructions idéologiques qui ont été faites à l’encontre des autres peuples non – européens. Malgré tout ce qui a été fait par des scientifiques français comme africains à l’image du parrain de l’Université de Dakar Cheikh Anta Diop, que Nicolas Sarkozy a délibérément oublié dans son adresse à la jeunesse africaine. C’est un silence voulu. Un silence idéologique. »

Même quand il passe la pommade aux Africains, c’est pour mieux les rabaisser. Quand on connaît bien le débat en France, ne peut – on pas dire que Sarkozy ne s’adressait pas uniquement à la jeunesse africaine ?

« Ce discours exprime la montée de deux courants idéologiques en Occident. Premièrement, le courant du révisionnisme historique qui est en train de monter et qui a été illustré par le débat sur la « dimension positive de la colonisation ». Dans leur posture révisionniste des historiens essaient de démontrer que l’esclavage était l’œuvre même des victimes. Le deuxième courant propose une relecture ethnique des faits sociaux. Les tenants de ce courant suggèrent par exemple que l’immigration n’est plus un phénomène dont il faut avoir une lecture historique de tous les peuples mais exclusivement de peuples dont les valeurs culturelles ne sont pas en conformité avec la civilisation. Il s’agit d’intellectuels de renom comme le philosophe français Alain Finkielkraut ou l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse qui avait considéré que la révolte des banlieues était liée à la polygamie. C’est un courant assez profond. Ce que dit Nicolas Sarkozy est donc une expression politique d’un courant idéologique profondément révisionniste. Cependant, on ne peut pas accuser Nicolas Sarkozy d’être raciste. Il ne l’est peut – être pas. Le problème se trouve en France même. C’est la crise identitaire que vit la République française. Le surgissement d’un courant avant - gardiste et révisionniste est lié à une certaine idée d’une Europe blanche et chrétienne. Ces vieilles constructions identitaires sont en contradiction avec la société européenne d’aujourd’hui. »

N’est ce pas le signe avant - coureur d’un tournant historique très profond ?

« Il y a aujourd’hui une interprétation ethnique qui veut valider le retard de l’Afrique en en faisant un Continent anhistorique. Pour ces occidentaux les immigrés constituent une menace. Une seule question à Nicolas Sarkozy comment interprète-t- il le fait que des milliers d’Africains se retrouvent dans les cimetières français ? N’étaient – ils pas appelés au nom de la « mère – patrie » pour défendre la Liberté et la Démocratie ? »

Partagez – vous l’idée que Me Abdoulaye Wade doit répondre à Me Nicolas Sarkozy ?

« Il y a une interpellation des hommes politiques africains par le fait qu’un homme politique français vienne chez eux leur apporter une relecture historique de leur histoire, de leur propre être et de l’histoire de la colonisation. Leur silence est étonnant ! Le Chef de l’Etat sénégalais devrait donner son point de vue. Dans un esprit de dialogue critique, courtois mais de fond. Ce dialogue critique là est attendu par les peuples sénégalais et africain. Et ce n’est pas seulement le Président du Sénégal qui est interpellé. De même les intellectuels africains sont interpellés. Il est temps qu’il se réapproprie la connaissance et la réécriture de leur propre histoire. Quelles sont les recherches faites dans nos universités sur l’histoire de l’Afrique ? Quels sont les efforts des autorités politiques sur l’enseignement de l’histoire africaine ? De même les intellectuels français et européens sont interpellés dans ce débat. Quels sont les travaux récents qui ont été faits sur l’histoire de la France et de l’Afrique ? Ces intellectuels doivent se positionner sur l’histoire coloniale. C’est en définitive leur propre société multiculturelle qui les interpelle »

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE, (ContinentPremier ONU – Genève)

 

 

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:11
0-picture-1.gifL'Afrique,insultée par elle-même,pas par Sarkozy.
(Camer.be 23/08/2007)


A Dakar, Sarkozy s'est adressé à l'Afrique à travers la jeunesse sénégalaise. Mon analyse du discours du Président Français est qu'il a exprime' sa déception concernant les pratiques lointaines de l'Afrique, lesquelles n'aideront jamais le continent a' recouvrer sa fierté et sa stabilité.

Remarquez, cette partie du monde qui vit de mendicité alors que son sous-sol explose de richesses ;sa main d'Å"uvre valide,mais desoeuvrée; les transferts de fonds colossaux qui ne soient a' l'avantage de nos pays et, a' la longue,de ceux qui les envoient ;les divisions et guerres tribales ; la corruption à outrance ; la jeunesse et l'intelligentsia victimes d'exil et de discrimination ; l'injustice ;les coups d'Etat ;la sécheresse née de la déforestation ou des feux de brousse et jamais de reboisement ;le maraboutisme et son compagnon de fetiche malfaisant...(dites-moi de m'arrêter là ,au risque d'être confondu à Sarkozy lui même, si je ne le suis pas déjà).

Tout comportement social a un nom et correspond à un prix ou une attitude. Plutôt que de décrier le verdict de Sarkozy, nous devons être motivés, sachant que pour la première fois au moins, on rompt avec cette « diplomatie »fallacieuse des supercheries, et on nous jette à la face, ce qui est fait,dit ou pense',partout où un Africain apparait, quelles que soient sa classe, sa fierté, son origine.

Il est révoltant et regrettable que les enfants de l'Afrique que nous sommes, continuons toujours à dormir et compter sur les autres pour se nourrir, se vêtir, se soigner, s'instruire ou s'éduquer. Qu'on reçoive la morale pour nous aimer et nous accepter les uns, les autres...Ou' est la responsabilité' dans toute cette attitude ? On ne peut plus continuer à nous «babysit » (nous mettre en tutelle et veiller sur nous). Qu'est-ce qui peut nous être fait ou dit maintenant pour qu'on se réveille et adopte le droit chemin; celui de l'honneur collectif, de la gestion saine de nos ressources, du cÅ"ur sur le travail bien fait et des normes sociales absolument défendables...

Tantôt, nous condamnons notre leadership que moi-même je responsabilise à une forte dose des maux du continent, tantôt nous blâmons le monde pour telle ou telle chose. Il est temps de collégialement accepter d'être la nouvelle classe de Guinéens, de Maliens, de Sénégalais, d'Ivoiriens, d'Ethiopiens, de Soudanais..., d'Africains.

Cette classe qui s'arrête devant le miroir pour voir qu'est-ce qui va et ne va pas avec l'image de l'Afrique en général, et nos pays en particulier. La critique de chacun de nous, individuellement et collectivement. Enfin, arrêtons de rêver. Au-delà du rêve, la vie est réelle. Personne ne peut faire notre vie pour nous, sinon que nous-mêmes.

Si nous attendons les autres pour prendre notre place dans notre vie, ils agiront en leur propre faveur. Pas en la notre. Sarkozy lui, n'a aucun intérêt à même contrecarrer la dictature sur le continent. En le faisant, comment vivra la France ? L'Afrique et les Africains que nous sommes ne devons pas continuer a' vivre de honte, de rejet de soi-même, d'absurdité...

« Alla be Anabi be », ou traduisons cela dans d'autres langues ou dans les faits, si on pouvait commencer une nouvelle ère de conscientisation et de comparaison avec le monde... ! Nos ruraux, nos enfants, nos malades, n'en peuvent plus ! Ils sont fatigues' d'avoir faim, de vivre le poids de l'obscurantisme, d'être en insécurité, de connaître le noir de la nuit, dans son contenu souvent malsain...On est leur esprit, leur choix, leur espoir. Nous, on s'en fou, on est les leaders, les intellectuels et les riches qui n'incluent que nos familles, amis et connaissances. Du reste, on s'en fou.

Ils ne sont pas nous. Ils sont eux-mêmes. Qui et que sommes-nous donc, sans eux? Ces gens de la base qu'on rejette et piétine...Quel jugement portons-nous en restant ce que nous sommes? Sarkozy n'a-t-il pas raison ? On est nos propres ennemis ; notre propre sort. Waiii, Eiii,m'mariji !!!

© sarkozy-afrique : Lamine Sununu Kaba

 

 

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:06


 

Sous prétexte de sauver les réfugiÉs du Darfour : Sarkozy cherche un nouveau rôle en Afrique
(Liberté 23/08/2007)


Sarkozy, qui a promis de remplacer la “Françafrique” par l’“Eurafrique”, cherche
à se replacer dans le continent au travers de la crise du Darfour. Il a le feu vert des Américains.

Paris veut jouer un rôle dans la crise du Darfour. Cette ambition a certainement obtenu l’aval des États-Unis qui ont d’autres chats à fouetter, en Irak notamment où le chaos est inextricable. La décision de Sarkozy de déployer des troupes de l’UE et de l’ONU dans les dernières “chasses gardées” de la France en Afrique, le Tchad et la République centrafricaine, a tout l’air de procéder d’un arrangement entre Paris et Washington, d’autant que le nouveau président français ne fait pas mystère de sa détermination de remettre son pays dans le giron atlantiste.
Le Soudan a, d’ores et déjà, réfuté la proposition de déploiement de troupes de l’UE et de la police des Nations unies dans les deux pays frontaliers tout en s’interrogeant sur l’explication de Paris selon laquelle ce dispositif vise à assurer la protection des civils pris dans le flot des populations fuyant le Darfour vers l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine. Le nouvel ambassadeur de France aux Nations unies, Jean-Maurice Ripert, s’est dit convaincu de voir le Conseil de sécurité approuver la proposition française mais le Conseil des ministres de l’UE ne devra se prononcer sur les forces européennes que le 17 septembre. La France a beau insister sur l’aspect humanitaire de sa proposition invoquant 600 000 réfugiés au Tchad et en Centrafrique, l’équipée est bel et bien d’ordre militaire dès lors qu’il s’agit de protéger les frontières de ces deux pays où les populations nourrissent des ressentiments à l’égard de leur ancien colonisateur.
Paris dispose dans ces deux pays de l’essentiel de ses forces d’intervention établies en Afrique. En outre, et comme pour ajouter de la suspicion, le vice-ambassadeur américain à l’ONU, Alejandro Wolff, a déclaré que les États-Unis soutenaient la proposition ajoutant que les questions sur les relations entre l’UE, l’ONU et le gouvernement tchadien ainsi que sur le rôle de la force, son mandat et sa durée pourraient être examinées ultérieurement. Le président tchadien, Idris Deby, qui s’est opposé à la proposition de Ban Ki-moon en vue d’un déploiement d’une force militaire des Nations unies, a donné son accord à la proposition de Sarkozy, qu’il a rencontré en juin dernier à l’occasion du sommet sur le Darfour à Paris en l’absence du Soudan. Après s’être aligné sur les États-Unis dans la guerre en Irak et, cela va de soi, ses conséquences régionales et internationales, Sarkozy ne va-t-il pas se faire également sous-traitant dans le Sub-Sahara ?

Par : Djamel Bouatta

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 17:54
0-picture-1.gifTRAITE NEGRIERE, COLONISATION: Amadou Mactar Mbow sort de sa réserve et répond à Sarkozy
(Rewmi 23/08/2007)


« On oublie que la traite des Noirs a contribué très largement dans l’accumulation primitive du capital ». Joint hier à Vichy (Ville qui rappelle la France occupée par Hitler et trahie par ses Fils avant d’être sauvée par les Fils de l’Afrique), l’historien sénégalais, ancien directeur général de l’Unesco, est sorti de sa réserve pour répondre à Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. Une manière pour lui de célébrer ce 23 août « Journée internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition ». Amadou Mactar Mbow avait réussi sous l’égide de l’Unesco a rassemblé d’éminents scientifiques africains dont Joseph Ki – Zerbo, Cheikh Anta Diop pour l’écriture de « l’Histoire générale de l’Afrique ». Premier ministre de l’Education et de la Culture du Sénégal, il affirme que « Sarkozy ignore les réalités profondes de l’Histoire de l’Afrique. »

Concernant « le refus de repentance », cheval de bataille de Nicolas Sarkozy qui en moins de cent (100) jours veut faire table rase sur l’Histoire douloureuse et sur la souffrance infligée par les Blancs aux Noirs. Une souffrance qui se perpétue par des règles commerciales injustes à l’Omc, M. Mbow clarifie le débat : « On oublie que la traite des Noirs a contribué très largement dans l’accumulation primitive du capital. On ne peut pas passer tout ça par pertes et par profits. Nous ne demandons pas de repentance. Ce que nous demandons c’est que l’Histoire de l’Afrique, soit écrite de manière objective, qu’elle ne soit pas tronquée et, qu’elle soit écrite sans falsification. » Pour le Pr Amadou Mactar Mbow au contraire « ce que les Africains ne peuvent pas accepter c’est qu’on passe sous silence des situations qui continuent d’influer sur notre propre présent. »

L’Africain qui avait osé dénoncer la domination de l’information mondiale par trois robinets occidentaux qui ne s’intéressent qu’à une certaine Afrique décrite comme la terre des « génocides » de la « corruption », de la « violence » et des « guerres ethniques » de désoler qu’en plein 21ème siècle le Continent noir continue d’être traité comme un « mineur » irresponsable : « L’heure, a –t- il asséné, est passée où on pouvait donner des leçons aux Africains. Il faut laisser aux Africains le soin de trouver les voies de leur propre bonheur. » Il considère que « la coopération entre l’Afrique et les autres pays doit être basée sur la connaissance de l’Afrique sur ce qui a marqué ce Continent. ». Ainsi a –t- il justifié : « la déclaration de Nicolas Sarkozy à Dakar, ignore les réalités profondes de l’Histoire de l’Afrique. ». Très remonté par le discours inamical et irrespectueux de Sarkozy, le Sage Amadou Mactar de lancer au Président Français : « Le problème est que personne ne peut écrire l’histoire de l’Afrique à la place des Africains. Nous ne sommes pas des mineurs. Nous sommes des majeurs. L’Heure est venue de repenser l’Afrique autrement qu’avec des rapports condescendants. »

« On ne sort pas indemne de trois siècles d’esclavage » déclarait Sembène Ousmane à ContinentPremier.Com. Une vérité que partage le Pr Mbow : « Il est une vérité bien admise le passé conditionne l’avenir. Plus concrètement le comportement des gens à notre égard ne peut se comprendre qu’à travers cette histoire qui remonte depuis le milieu du 15ème siècle. On a tendance de plus en plus à culpabiliser les Africains comme s’ils étaient responsables de ce qui leur arrive aujourd’hui. »

Traite et colonisation…

La colonisation était nécessaire pour les occidentaux. Lors de la première révolution industrielle du 19ème siècle, l’Europe avait besoin de matières premières, de marchés et d’espace d’investissement. « C’est ce qui fait que nous refusons des allégations qui font porter sur les épaules des victimes la responsabilité de la traite négrière. Nous la refusons car ce ne sont pas nous qui avons armé les négriers. ». Là, l’historien creusant dans ses souvenirs renvoie Sarkozy à Las Casas, le moine qui avait plaidé auprès de Charles Quint l’institution du transfert officiel d’esclaves africains en Amérique pour sauver la vie des Indes soumis au travail forcé et qui mouraient en masse. Las Casas a publié au 16ème siècle un grand ouvrage sur « L’Histoire des Indes » qui a été récemment réédité en trois volumes. Dans le Tome 1, il décrit la chasse à l’homme par les Portugais avec des armes à feu (Que les Africains, précise Mbow n’avaient pas) pour se procurer les esclaves vendus ensuite au Portugal avant leur envoi en Amérique après sa « découverte ». Amadou Mbow très didactique renvoie aussi Sarkozy à ses études : « Il faut relire André Gide ‘’Voyage au Congo’’ où il décrit dans les années vingt la pratique et les ravages du travail forcé ». Ne parlez surtout pas d’aspects positifs de la Colonisation au Professeur Mbow. « Mettre en avant la construction des ponts et des routes par la colonisation en ignorant que tout cela a été réalisé par les Africains et avec leur argent est une cécité intellectuelle. Ils veulent nous donner des leçons en refusant de connaître notre histoire ». En réalité le financement de ces infrastructures était fait par emprunt et payé par l’argent des territoires. Par ailleurs ce sont des investissements consentis pour le commerce du colon. Ne parlons même du « Code Noir ». Et tout allait vite avec son cortège macabre lié au travail forcé. « Chaque traverse du chemin de fer était le tombeau d’un Africain ».

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

(ContinentPremier - Onu – Genève)

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 17:32
rays_portrait_debout_2.jpgun dialogue politique inclusif en Centrafrique

Dans le cadre de sa mission d'appui au renforcement des capacités des institutions nationales dans le domaine de la consolidation de la paix, le Bureau de l'organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA) en partenariat avec le gouvernement centrafricain organise du 22 au 24 août 2007 à l'hémicycle de l'Assemblée nationale, une rencontre d'échanges de vues entre tous les acteurs de la vie nationale sur le dialogue politique inclusif.


La cérémonie d'ouverture de cette rencontre a été présidée par le président de l'Assemblée nationale, M. Célestin Leroy Gaombalet, en présence du Médiateur de la République, le Professeur Abel Goumba, du Représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, le Général Lamine Cissé et des experts du Centre pour le dialogue humanitaire, une fondation indépendante basée à Genève en Suisse, sollicitée pour la facilitation de cette rencontre.

Dans son discours d'introduction, le général Lamine Cissé a déclaré que « les Nations unies, la communauté internationale d'une manière particulière accordent une importance capitale à de telles réunions de concertation qui ont pour objet principal de mettre ensemble les idées de tous les acteurs socio-politiques, afin d'en tirer le meilleur, pour aller vers un dialogue politique serein ».

« Ce cadre de concertation et d'échanges d'idées a été voulu par le peuple centrafricain toutes couches et confessions confondues, avec une volonté commune d'aller vers l'essentiel, c'est-à-dire, la recherche d'une paix durable », a rappelé M. Cissé, indiquant que les centrafricains ont la volonté de tourner définitivement la page des troubles politiques, pour qu'enfin la RCA retrouve la paix tant recherchée.

Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique a par ailleurs déclaré que cette rencontre ne sera pas l'occasion de régler les problèmes d'hier, ni ceux d'aujourd'hui. Au contraire, « il s'agira de donner à la vie politique centrafricaine, un souffle nouveau, celui du pluralisme dans la dignité, le respect des valeurs des hommes, le souci de l'intérêt national et collectif, en proscrivant à jamais les intérêts partisans et tous les facteurs de propagation de la violence et de la haine au sein de la vie politique » a-t-il martelé.

Le président de l'Assemblée nationale en ouvrant la rencontre a déclaré que cette réunion préparatoire revêt une importance capitale pour la réussite du prochain dialogue politique inclusif en centrafrique.

Interrogé par l'ACAP, M. Cyriaque Gonda, Président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), parti de la majorité présidentielle, a affirmé que cette rencontre d'échanges entre les acteurs de la vie nationale est une bonne initiative qui permettra de déblayer le terrain en attendant que le Chef de l'Etat ne mette en place le Comité préparatoire.

« Cella nous permet d'échanger et que chacun prenne ses responsabilités et également prenne au sérieux cet exercice difficile à savoir, dialoguer une fois pour toute pour le bonheur du peuple centrafricain », a précisé M. Gonda.

Quand au caractère inclusif du dialogue, M. Gonda a déclaré qu'on ne peut pas refuser à un centrafricain de venir participer au dialogue, précisant encore qu'il appartient aux centrafricains de venir parler du devenir de leur pays et éviter d'exclure qui ce que ce soit pour que à partir de ce dialogue, on peut envisager le décollage de la RCA.

Pour M. Jean-Édouard Koyambonou, 1er Vice-président du Mouvement de libération du peuple Centrafricain (MLPC), membre de l'Union des forces vives de la nation, « le caractère inclusif du dialogue est important, car a-t-il dit, « le dialogue de 2003 avait écarté certaines forces vives de la nation impliquées dans la vie nationale ».

« C'est un problème national. Et le concept de nation exige que toutes les parties prenantes soient représentées et que chacun exprime sa position par rapport à chaque question soulevée. Ce ne serait que de cette manière qu'on trouvera un modus vivandi qui prendra en compte l'intérêt supérieur de la nation », a déclaré M. Koyambounou, précisant que « si tous les critères objectifs sont réunis, nous irons droit à la satisfaction du peuple centrafricain ».

Pour M. Berhanou Abebe, co-modérateur de cette concertation et expert au Centre du dialogue humanitaire à Genève en Suisse, le rôle qu'ils auront à jouer en tant que modérateurs, « c'est surtout d'écouter tout le monde, tous ceux qui vont participer et essayer de mettre les choses ensemble pour voir comment on pourra sortir d'un cercle de silence qui a des conséquences importants dans la vie de la société centrafricaine ».

« Nous ne sommes que des serviteurs dans ce dialogue, nous n'aurons aucun droit d'interférer dans les raisons qui amèneront la paix dans ce pays », a affirmé M. Berhanou.

Notez que le président Centrafricain François Bozizé avait annoncé dans sa déclaration à la nation le 12 août dernier à l'occasion du 47ème anniversaire de l'indépendance de la République Centrafricaine la mise en place d'un comité chargé de préparer un dialogue politique qu'il prévoit « dans les meilleurs délais ».





Jeudi 23 Août 2007 - 09:35
Dagoulou/ACAP

 

© Copyright Agence Centrafrique Presse

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 20:03
La France souhaite déployer des troupes de l'UE et de l'ONU au Tchad et en République centrafricaine (A.P. 

22/08/2007) La France a fait circuler mardi une proposition de déclaration qui approuverait le déploiement de troupes de l'Union européenne et de la police des Nations unies au Tchad et en République Centrafricaine, en vue d'assurer la protection des civils pris dans le flot des populations déplacées venant du Darfour. (publicité) L'ébauche de la déclaration du Conseil de sécurité manifeste la volonté de ce dernier à autoriser une opération internationale visant pendant un an à protéger les réfugiés, les personnes déplacées et les civils soumis à des risques, dans l'est du Tchad et dans le nord-est de la République centrafricaine. Le nouvel ambassadeur de France aux Nations unies Jean-Maurice Ripert a dit espérer voir le Conseil de sécurité approuver la déclaration jeudi et adopter une résolution avant le sommet du Conseil des ministres de l'Union européenne prévu le 17 septembre afin de prendre une décision finale au sujet de la force de l'UE. Selon Jean-Maurice Ripert, le déploiement des troupes européennes et de la police onusienne sera probablement suivi par une opération de maintien de la paix de l'ONU. "La situation humanitaire et sécuritaire au Tchad est très mauvaise et résulte de l'effet de l'afflux de population dû à la crise du Darfour", a noté le diplomate français avant d'ajouter: "Nous avons ensemble 400.000 réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur même du Tchad et nous avons plus de 200.000 personnes déplacées dans le nord de la République centrafricaine. Cela ne peut plus continuer comme ça". Toutefois, M. Ripert a tenu à souligner que la force européenne déployée n'a "aucun objectif militaire et ne sera pas chargée de la protection de la frontière", expliquant qu'il serait irréaliste de tenter d'assurer la protection d'une frontière de plusieurs milliers de kilomètres. Le vice-ambassadeur américain Alejandro Wolff a déclaré que les Etats-Unis soutenaient la proposition mais avaient des questions sur les relations entre l'UE, l'ONU et le gouvernement tchadien ainsi que sur le rôle de la force, sur la durée de son mandat et sur ce qui "viendrait ensuite". Depuis que l'envoi d'émissaires du Conseil de sécurité dans la région soudanaise du Darfour et au Tchad en juin 2006, les Nations unies ont discuté du déploiement de la police et des troupes internationales dans ces deux pays appauvris situés sur une frontière très volatile. Le président tchadien Idriss Déby s'est opposé à la proposition originelle de Ban Ki-moon en vue d'un déploiement d'une force militaire des Nations unies, mais a donné son accord pour une force de l'UE après avoir rencontré le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner en juin. Avec l'approbation d'Idriss Déby et l'accord de l'UE, le mois dernier, pour commencer à planifier une mission de force de paix de 3.000 personnes, les choses semblent commencer à rentrer dans l'ordre. 

AP © Copyright A.P.
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 16:01
La mort au Cabinet de J. Kabila: Un suspect indexé
(L'Avenir Quotidien 20/08/2007)


* Après Samba Kaputo le 1er août, Gaston Nawej Kato’k vient d’augmenter le nombre des proches collaborateurs du Chef de l’Etat morts au cours de ce mois. * Ces décès qui ont fini par réveiller la suspicion dans l’opinion publique seraient en rapport avec un dossier extrêmement sensible qui serait traité dans ce Cabinet et qui fait des vagues. * Et le suspect est vite trouvé et assimilé à un poison dans un raisonnement purement bantou qui refuse d’accepter la mort naturelle…


La cour du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange se vide. Depuis le début de ce mois d’août, la mort semble s’installer au Cabinet du président privant celui-ci des éléments de grande valeur sur lesquels il comptait poursuivre son mandat et réaliser son programme sur les cinq chantiers. Au premier jour du mois déjà, le Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, le professeur Guillaume Samba Kaputo rendait l’âme, et quelque deux semaines plus tard, c’est le tour de son collègue Conseiller Principal chargé des Questions administratives et juridiques Gaston Nawej Kato’k qui le rejoignait. Ce dernier est décédé samedi le 18 août 2007 en Afrique du Sud, selon le communiqué de la présidence de la République parvenu à notre rédaction. Ce document précise en plus que la dépouille mortelle du disparu sera rapatriée à Kinshasa et qu’en attendant ce mouvement, et la publication du programme officiel des funérailles, le recueillement se fait à la résidence du défunt au Quartier Royal dans la commune de la Gombe. Le cycle des disparitions qui semble élire domicile au cabinet de Joseph Kabila est si inquiétant que l’on est en droit de se demander à qui le prochain tour. L’entourage du président de la République qui est à priori le cercle sur lequel pèsent de prime à bord des soupçons doit prendre des dispositions qui s’imposent afin de se sécuriser contre le mal qui rôde autour, à en croire certaines sources. Ces dernières sont d’avis que les cas de morts et maladies qui affectent actuellement ce milieu n’est pas le fait du hasard.

Le suspect

Au propre comme au figuré, le mal qui décime les rangs du personnel de la présidence de la République est un poison qui serait activé à la suite de quelques dossiers très sensibles que le Cabinet serait en train de traiter actuellement. Comme par ironie du sort ou malheureux concours de circonstances, les dossiers en question ont des ramifications sur la situation sécuritaire à l’Est du pays, et les avis des natifs de cette partie du pays sont suivis et analysés à la loupe par des taupes infiltrés. Ces agents à la solde de certaines puissances obscures font ensuite rapport à celles-ci qui n’hésitent pas de procéder à l’élimination physiquement des personnalités qui voguent contre ce courant. C’est du moins la rumeur persistante qui a couru le lendemain de la disparition du professeur Guillaume Samba Kaputo et qui tend à se vérifier avec la mort de Gaston Nawej aujourd’hui. Si pour le second, la thèse de l’empoisonnement n’est pas encore profondément ancrée dans l’opinion publique, d’autres informations sont par contre catégoriques quant à la cause du décès de Samba Kaputo. Des sources qui s’appuient sur les révélations de l’interrogatoire soumis aux cinq collaborateurs les plus proches de feu Samba Kaputo, prétendent que celui-ci est mort par poison. Aussitôt ce mal diagnostiqué, les sources renseignent que le patient aurait suivi un traitement à base d’un antidote fourni par une connaissance de l’une de ces cinq personnes avant que son état ne se détériore et l’évacuation vers l’Afrique du Sud. Si cette thèse redoutée se confirme, la crainte de voir des assassinats politiques embrasser d’autres sphères de la vie nationale est à la mesure des problèmes sur l’insécurité à l’Est qui prend finalement des allures semblables à une équation à multiples inconnues, insoluble mais aussi à un dilemme.

Les reproches

La plupart des différentes considérations se rapportent plus sur le cas Samba Kaputo déjà consommé en tout et pour tout, contrairement à celui de Gaston Nawej Kato’k qui n’a même pas encore un programme officiel des funérailles. Selon des sources, le professeur Samba Kaputo aurait été reproché à tort ou à raison d’avoir planifié le soulèvement de ses concitoyens contre le retour d’une certaine catégorie de réfugiés dans son fief électoral de Moba. Cette circonscription électorale qui lui a largement témoigné sa confiance en lui offrant un siège de député national, Samba Kaputo y était très populaire, aimé et très écouté. De cette audience lui reconnue justement auprès de ses électeurs, à la vive résistance manifestée par ceux-ci au retour de ces réfugiés, l’on a vite trouvé un intelligent travail de sape attribué à l’un ou l’autre des élus les plus en vue de Moba aux dernières législatives. A nos jours, le survivant Mwando Simba est sur tous les fronts afin de trouver une solution à ce problème qui a déstabilisé les activités du Hcr et d’autres humanitaires qui opèrent dans le secteur pendant quelques jours. A en croire nos sources, les commanditaires des actes ignobles que la République tout entière déplore auraient certainement mis à charge des personnes culpabilisées un parallélisme entre la situation dans une autre localité un peu plus au Nord de Moba, dans la province du Sud-Kivu. Et prétend-on, c’est l’élite locale du Katanga qui incite sa base à ne pas se hasarder de vivre l’expérience déplorable des populations du Sud-Kivu. En filigrane, c’est cette dernière province en particulier et les deux Kivu en général qui seraient les détonateurs de cette série noire suite à leurs hésitations face à la Table ronde pour solutionner l’insécurité dans cette partie du pays. Les avis contradictoires exprimés par les ressortissants du Sud et Nord-Kivu au sujet de ce forum les divisent profondément au point d’assister, en désespoir de cause, à l’élimination physique des uns par les autres. En fait, pour convaincre la base, chaque camp déploie actuellement une intense activité qui n’hésiterait pas d’utiliser les moyens jugés plus efficaces, et pourquoi pas des assassinats, pourvu que l’objectif soit atteint. Pourtant, si l’on n’a pas réellement d’autres agendas cachés, on ne peut prétendre éradiquer cette insécurité en semant une autre forme d’insécurité ni la haine. La solution des problèmes de l’Est passe surtout par la pacification des esprits. Tant qu’on n’aura pas hissé la paix à ce stade, on aura beau multiplier les missions et forums de la pacification de l’Est les armes seules vont au mieux se taire pendant un moment avant de reprendre avec plus d’intensité à la faveur des germes de haine inséminés dans les cœurs des populations. Il revenait à la Commission Vérité et réconciliation de Mgr Luc Kuye d’extirper ce mal pendant la dernière transition politique dans ce pays. Vaine aura été son action lorsqu’on constate aujourd’hui que cette commission n’a pas atteint son objectif. N’empêche que l’actuel gouvernement qui a hérité de ce passif mette tous les mécanismes en œuvre pour y parvenir.

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 01:01
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

LUTTE CONTRE LA FRAUDE: Une valeur marchande de 233 millions saisie par la Douane de Ziguinchor, dont plus de la moitié constituée de cocaïne
(Nettali.com 17/08/2007)


Le service régional des Douanes de Ziguinchor a fait le point. En douze mois, entre juillet 2006 et juillet 2007, la valeur des saisies est de 233 millions de francs Cfa. Les saisies de drogues représentent plus de la moitié, car les trafiquants sont très actifs dans la zone et bénéficient d’une bonne connaissance du terrain et de la complicité de la population, selon Radio Sénégal.
Dans la période allant de juillet 2006 à juillet 2007, le service régional des Douanes du Sud a enregistré des saisies d’une valeur de 230 millions en marchandises frauduleuses. Un chiffre qui a été gonflé par la saisie de 2,5kg de cocaïne, soit 123 millions. Une saisie record effectuée par les agents du poste de Séléti sur des personnes de nationalités guinéenne et camerounaise, ce qui démontre une fois encore la place importante que les stupéfiants occupent dans la fraude, surtout dans la partie méridionale du pays du fait de sa position géographique. A cela s’ajoutent la bonne connaissance du terrain des fraudeurs et l’utilisation des téléphones portables. La complicité des populations ne facilite pas également la tâche aux soldats de l’économie qui se retrouvent souvent dans des impasses lors des courses-poursuites. C’est ainsi que le colonel Serigne Bamba Dieng, chef du service régional des Douanes appellera à une sensibilisation des populations sur les méfaits de la fraude. « Il faut faire en sorte que les populations sachent que leur partenaire naturel, c’est l’Etat, qui construit des cases de santé, qui construit des routes, en tout cas qui est là pour satisfaire la demande sociale. Et les fraudeurs, peut-être, ils peuvent leur donner de temps en temps un peu de sucre etc., mais en fait leur vrai partenaire, c’est l’Etat, il faut que les gens le comprennent », a dit le colonel Dieng. En plus de cette sensibilisation, le service régional des Douanes de Ziguinchor compte mettre l’accent sur les actions combinées avec les autres services de sécurité, surtout qu’il dispose désormais d’une vedette pour mieux visiter les bolongs, zones de prédilection des fraudeurs vu que les frontières terrestres et aéroportuaires sont bien surveillées.


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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 22:57

Le président Sarkozy est rentré à Paris dimanche après deux semaines de vacances aux Etats-Unis,...Rude rentrée pour Nicolas Sarkozy après le cap des 100 jours

Par Thierry Lévêque Reuters - Dimanche 19 août, 12h49

PARIS (Reuters) - Rentré de vacances dimanche, Nicolas Sarkozy, fort d'une popularité élevée, repart à l'action lundi sur fond de crise financière après 100 jours de mandat marqués par plusieurs lois populaires et des polémiques naissantes sur son omnipotence, des contrats avec la Libye et sa politique économique.

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Après des congés de luxe aux Etats-Unis financés, selon le chef de l'Etat lui-même, par deux riches familles amies, et avant le premier conseil des ministres de vendredi, le président tiendra plusieurs réunions lundi à l'Elysée avec le Premier ministre François Fillon et ses principaux ministres.

Seront abordés les sujets des criminels dangereux, de l'immigration et la situation économique. Les conséquences de l'ouragan Dean aux Antilles devraient aussi être examinées.

Le nouveau président bénéficie d'un état de grâce dans l'opinion, selon les derniers sondages publiés en juillet, qui le créditent de 66% ou 67% de popularité. Ses premières mesures sont approuvées par une majorité encore plus importante, ainsi que l'ouverture à gauche de son gouvernement, plébiscitée par plus de 80% des Français.

Premier haut dirigeant socialiste à faire sa rentrée, le premier secrétaire du PS François Hollande a pourtant estimé à Toulon samedi que les 100 jours "conjuguaient une rupture en termes de style et une facture qui va être payée par tous".

Les fortes turbulences provoquées sur les marchés financiers mondiaux par la crise des emprunts immobiliers américains ont amené le président français à afficher sa "confiance", tout en suggérant une régulation du système.

"Je suis pour la moralisation du capitalisme financier et la moralisation passe par de la régulation, des règles prudentielles, et de la transparence", a-t-il dit.

Les perspectives d'action restent cependant floues, d'autant que la chancelière allemande Angela Merkel, sollicitée par courrier la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, lui a répondu sèchement qu'elle avait déjà fait des propositions d'action en ce sens au sommet du "G8" en juin, sans succès.

CROISSANCE RALENTIE

Si la crise financière venait à ralentir la croissance, que le gouvernement croit toujours officiellement pouvoir porter à 2,25% en 2007 et 2,5% en 2008, c'est tout l'échafaudage de la politique économique de Nicolas Sarkozy qui serait ébranlé.

Les allègements fiscaux adoptés durant l'été coûteront au budget de l'Etat près de 14 milliards d'euros en 2008 selon le gouvernement - davantage selon l'opposition - et inquiètent les partenaires de la France dans la zone euro.

Le Conseil constitutionnel a allégé jeudi ce "paquet fiscal" en censurant une mesure chère au président, le remboursement partiel des intérêts des emprunts immobiliers contractés avant la présidentielle. François Fillon devrait expliquer lundi la mesure compensatoire qu'il a promise.

Le PS pense que l'objectif de retour à l'équilibre des comptes publics en 2012, déjà critiqué en Europe, ne pourra pas être tenu et prédit une hausse des impôts et de la TVA.

Autre souci, les syndicats menacent l'Elysée d'une rentrée "chaude", avec d'éventuelles perturbations sur l'organisation de la Coupe du monde rugby en septembre, si le gouvernement maintient l'application du texte encadrant la grève dans les transports publics, validé par le Conseil constitutionnel jeudi.

Sur l'un de ses thèmes favoris, l'initiative de Nicolas Sarkozy d'examiner de nouvelles mesures après l'arrestation à Roubaix d'un récidiviste qui venait de violer un enfant est critiquée par le principal syndicat de magistrats.

Rappelant que qu'un texte sur le même sujet vient d'être promulgué au début de ce mois, après 10 autres lois en 2002-2007, l'Union syndicale de la magistrature ironise sur la "danse de Saint-Guy législative" et demande des moyens.

Le président sera aussi en question sur un autre front, celui de la commission d'enquête parlementaire sur la libération en juillet des infirmières bulgares détenues en Libye.

L'opposition socialiste, qui devrait présider cette commission, souhaite faire la lumière sur le lien éventuel entre l'intervention du couple présidentiel dans cette libération, les ventes de missiles français et les contrats sur le nucléaire civil consentis au régime du colonel Kadhafi. L'audition de Cécilia Sarkozy est envisagée.

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