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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 20:57
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Intensification des attaques armées dans le Nord: A quoi sert la « médiation» de Kadhafi ?
(La Griffe du 13 au 19 août 2007)


Dans la nuit du jeudi 9 août dernier, les combattants du
Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont mené deux
attaques à Agadez et Tchirozérine. Ces attaques – qui ont fait deux morts et de nombreux dégâts matériels – interviennent, quelques jours seulement, après l’annonce par le Président de la
République et les Chefs traditionnels de la région d’Agadez de
l’implication du guide libyen dans la recherche d’une solution
pacifique au conflit armé qui secoue le Nord du Niger.

C’était au cours d’une rencontre avec les responsables du Mouvement citoyen pour la paix et la démocratie (MCPD) que le Président Tandja a informé les Nigériens du fait que le guide libyen Mouammar Kadhafi s’est impliqué, en sa qualité de haut médiateur de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD),
dans la recherche d’une solution pacifique au conflit armé du Nord Niger. « J’ai demandé à mon ami Kadhafi, qui est en même temps haut médiateur de la CEN-SAD, de s’impliquer dans la résolution de ce problème. Il m’a rassuré qu’il fera de son mieux pour que cette insécurité qui prévaut dans le Nord de notre pays trouve une solution rapide », a déclaré en
substance le Président Tandja Mamadou. Qui a dit attendre une
première retombée de cette « médiation » libyenne et qu’il allait même l’annoncer aux Nigériens dans son message à la nation, sage dans notre pays ; il préserveral’intégrité de notre territoire ;il combattra sans faiblesse ceux qui ont décidé de prendre les armes dans ce pays où la démocratie est une réalité tangible et où des mécanismes pour un dialoguefranc et ouvert ont donné la preuve de leur efficacité », avait martelé le Président Tandja. Ce n’est que le 3 août, au soir, qu’on a appris le retour d’une délégation des chefs traditionnels et des députés
de la région d’Agadez qui s’étaient rendus en Libye pour demander une autre implication du
guide libyen. Le porte-parole de cette délégation, le député Brigi Rafini avait déclaré, sur les ondesdes médias d’Etat, que les autorités libyennes sont très avancéesdans les négociations avec les responsables du MNJ.Dans la foulée, le parlementaireavait même annoncé la libération,
par le MNJ, de six (6) autres otages militaires. En écoutant le députéBrigi Rafini, nombreux étaien les Nigériens qui avaient commencé à nourrir l’espoir quant à un retour imminent au calme dans la partie Nord du Niger devenue depuis quelques mois infréquentable,en raison des attaques et des mines anti-personnels et anti-charsqui peuvent sauter à tout moment.Mais avec les dernières attaquesqui ont visé le dépôt de la Sociéténigérienne des produits pétroliers
(SONIDEP) d’Agadez et la Société nigérienne de charbon(SONICHAR) de Tchirozérine,nombreux sont les observateurs qui s’accordent à dire que le retour de la paix dans la région d’Agadez n’est pas pour demain.Ils sont encore plus nombreux qui se demandent à quoi a finalement abouti la « médiation » de Kadhafi annoncée à grande pompe par lePrésident de la République, les chefs traditionnels et les députés de la région d’Agadez. De deux choses l’une : ou le guide libyen ne s’est pas réellement impliqué dans la recherche d’une solution à l’insécurité dans le Nord du Niger,ou alors il a laissé le MNJ agir pour démentir tous ceux qui l’accusent
d’être un parrain de ce mouvement armé.Quand les actes du MNJ démentent son discours…
L’une des revendications du Mouvement des Nigériens pour la justiceest le « désenclavement » de la région d’Agadez.C’est sans doute cette revendication qui explique le semblant de sympathie que manifeste une partie de la population d’Agadez à ce mouvement. Mais il reste qu’à travers
les actes qu’il pose, le MNJ
veut plutôt isoler davantage la région d’Agadez. Sinon comment
comprendre les dernières attaques
qui ont visé la SONICHAR et
la SONIDEP qui ravitaillent une
grande partie de la région en électricité
et en carburant ? Comment
surtout comprendre cette utilisation
abusive des mines anti-personnels
et anti-chars qui ont fait
qu’aujourd’hui tous les projets qui
interviennent dans la région
d’Agadez ont réduit leurs interventions,
s’ils n’ont pas carrément plié
bagages ? Ces actes et bien
d’autres autorisent à croire ceux
qui considèrent le MNJ comme un
mouvement à la solde des intérêts
étrangers et dont la mission consiste
simplement à entretenir un
climat de terreur dans la région
d’Agadez pour empêcher au Niger
d’exploiter ses importantes
ressources pétrolières et
uranifères.
Un défi pour
l’armée nigérienne
Avant celles du jeudi dernier, le
MNJ avait déjà mené deux autres
attaques à Agadez et à
Tchirozérine, le 17 juillet et le 4 août
derniers. En menant des attaques
dans les centres urbains, le MNJ
vise un double objectif : premièrement,
il veut démoraliser les centaines
de militaires déployés aux
pieds des montagnes et, deuxièmement,
faire un grand coup médiatique,
en faisant croire qu’il
peut frapper partout et à tout moment.
Il est vrai que selon certains
analystes, les combattants du MNJ
qui ont attaqué Agadez et
Tchirozérine ne sont pas descendus
des montagnes, mais résident
déjà dans la ville d’Agadez. Cependant,
beaucoup d’observateurs
se demandent comment des
combattants du MNJ parviennent
à mener des attaques dans les villes
d’Agadez et de Tchirozérine et
réussissent à s’échapper sans difficulté,
dans une zone où l’armée
a renforcé sa présence depuis le
déclenchement des attaques armées
du MNJ. Kané Illa
à l’occasion de l’anniversaire
de l’accession du Niger à l’indépendance.
N’ayant sans doute eu
aucune réaction de Tripoli, le N°1
nigérien a livré un message, le 2
août, dont le contenu a sonné
comme une véritable déclaration
de guerre à l’endroit du MNJ.
« Notre pays, qui se trouve déjà
confronté à d’autres défis importants,
n’aspire qu’à vivre dans la
paix et la quiétude. Pour ce faire,
l’Etat, comme il l’a toujours fait,
assumera ses responsabilités et
toutes ses responsabilités. Il garantira
la sécurité à tous les Nigériens,
à tous les ressortissants
étrangers exerçant ou de pas-

 

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 20:43

Renchérissement du prix de l’uranium nigérien: Les 40. 000 F de la discorde
(Le Democrate du 13 au 19 août 2007)

On a assisté à une levée de bouchers à l’annonce de l’accord signé entre le ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, Aichaitou Mindaoudou et la présidente du groupe Areva, Anne Lauvergeon. Désormais, pour l’année 2007, le kilogramme d’uranium nigérien sera acheté à 40.000 F au lieu de 27.300 F qu’ Areva pratiquait. Dès la publication de cette nouvelle, certains responsables de la société civile avaient investi les radios périphériques pour s’en prendre au ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération et aussi au président de la République, Mamadou Tandja. Il a été question de sabotage, trahison, bradage des ressources du pays… Beaucoup de choses et pas très agréables avaient été dites sur ceux que
l’on indique comme étant responsables de « cette braderie» le président de la République et la ministre des Affaires
Etrangères et de la Coopération. Omnibulés par les prix qui se pratiquent sur la marché international, ces citoyens
pensent qu’il faut, même si l’on ne va pas rompre définitivement avec Areva, qu’on lui fasse payer le prix cher pour sa probable implication dans l’affaire du nord et aussi pour avoir exploité les sites uranifères nigériens pendant plus de quarante ans sans que l’on ne ressente les retombées.
Ceux qui estiment que le prix 40.000 F est dérisoire se demandent pourquoi c’est la ministre des Affaires Etrangères
qui avait été chargée de négocier alors même qu’elle ne s’y connaît pas en la matière ? Pourquoi ne pas avoir créé une commission comprenant des techniciens en la matière, des économistes et aussi des membres des associations de la société civile ? Pourquoi accepter d’arrêter le prix en Cfa au lieu de devises internationales fortes comme le dollar ou l’euro ? Enfin pourquoi
cette précipitation ?
A toutes ces interrogations, la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération,
Aichatou Mindaoudou a tenté de répondre dans un point de presse animé lundi dernier. A cette occasion, elle avait d’abord situé le cadre dans lequel elle a effectué cette mission et donné des précisions sur les résultats obtenus en trois points.
Selon elle, il s’agissait d’une mission spécifique que lui avait confiée le président de la République, Mamadou Tandja.
« Il fallait devait-elle indiquer, faire comprendre à la société Areva que dans l’exercice de sa souveraineté, le Niger est déterminé à mettre en oeuvre une politique de diversification de ses partenaires. On ne peut donc plus parler de monopole d’Areva sur l’uranium nigérien.
Poursuivant ses explications elle dira que le deuxième point visait à « demander une révision exceptionnelle du contrat qui lie Areva au Niger depuis trois ans et qui a établi le prix de l’uranate à 27.300 Cfa le Kilogramme. Au regard de la flambée des prix sur le marché, le
président de la République a demandé à Areva la révision du contrat avant son
terme, prévu le 31 décembre 2007, pour que le prix soit augmenté. Je dois préciser que la pratique internationale des contrats à long terme du même genre, fixe les prix de ce produit 80.000 et
85.000 F CFA. Comme il s’agissait d’une révision exceptionnelle, le président de la République a considéré que le prix étant estimé à 80.000 Francs et que cette somme soit partagée équitablement
entre l’Etat du Niger et Areva.
Cette révision exceptionnelle couvre uniquement l’année 2007. En attendant les négociations globales qui seront engagées à partir du 31 décembre 2007, Areva a consenti la modification exceptionnelle,rehaussant le prix à 40.000 F au profit du Niger avec effet rétroactif,
qui court à partir du 1er janvier 2007.
Pour Aichatou Mindaoudou, le troisième point consistait « à informer Areva que le gouvernement du Niger à la faveur du renchérissement des prix sur le plan international,a besoin de 300 tonnes, qu’il compte lui-même aller vendre sur le marché international où la livre coûte environ130.000 F.CFA. Cette requête a aussi été satisfaite, mais selon les modalités suivantes : sur la mise à la disposition de notre pays des 300 tonnes d’uranium, la société Areva, arguant qu’elle avait des engagements avec des clients, a accepté de mettre à la disposition du Niger, 100 tonnes et les 200
que nous demandons toujours au titre de l’année 2007, vont être à la disposition de notre pays en début d’année 2008. Le groupe a également consenti une avance de 15 milliards de francs CFA au Niger au titre de ses dividendes».C’est donc toutes ces explications que Mme Mindaoudou a voulu donner aux Nigériens. Ceux qui n’ont pas été convaincus n’ont pas hésité à faire un tir groupe sur elle et le président de la République qui avait commandité la mission.
On assiste alors à un divorce entre le Président de la république et certains responsables de la société civile qu’il saluait chaleureusement pour leur soutien dans son bras de fer avec le Mouvement des Nigériens pour la justice et ses commanditaires.Outre le fait de reprocher au gouvernement nigérien de s’être fait avoir par les patrons d’Areva, ils pensent que les sanctions doivent être plus dures pour cette entreprise dont ils évoquent le soutien aux irrédentistes du MNJ. On se souvient que deux cadres d’Areva avaient été expulsés du territoire nigérien: il s’agit d’abord du colonel à la retraite,
Gilles Denamur responsable de la sécurité de la compagnie et ensuite du directeur général de cette société au Niger, M. Dominique Pin.
La question que l’on se pose est la suivante: le Niger pouvait-il avoir plus que ce qu’il vient de négocier ?
Aujourd’hui ceux qui reprochaient au président de la République de flirter avec certains responsables des associations de la société civile au détriment des autres forces organisées comme les partis politiques, rient sous cape.Bref le Niger et Areva ont trouvé un compromis et il est presque exclu que le Niger revienne sur les clauses de cet accord conclu. L’essentiel est de gérer dans la transparence et au profit de tous les citoyens nigériens, les ressources financières ainsi engrangées. C’est peut-être sur ce point que les associations de la société civile doivent se battre en attendant la conclusion de nouveaux accords à la fin de cette année.
A.S

© Copyright Le Democrate

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 18:55
L'ACTUALITÉ

 

La vraie –fausse question Nord-Sud
(Le Togolais.com 17/08/2007)


Vraie et dialectiquement fausse, la question « nord-sud » au Togo plonge ses premières et profondes racines dans la géographie, dans l’anthropologie, dans l’Histoire. Elle a été manipulée, mythifiée, instrumentalisée à des fins machiavéliques par les colonisateurs et des roitelets nègres post-coloniaux. Elle a blessé la vie socio-politique du Togo, victimisant et le « Nordiste et le «Sudiste».

A ce propos, lisons le préfacier, l’ancien Ministre Victor Alipui : « Cette question Nord-Sud, Fo Godwin, très perspicace dans sa démarche, l’a décortiquée en remontant à ses origines : le contact du sud avec le monde extérieur ouvert sur la mer depuis l’antiquité, l’esclavage qui a duré plus de trois siècles, et la politique coloniale de scolarisation, des travaux forcés et des déplacements de populations de la régions septentrionale pour la mise en valeurs des terres vides du sud. Il ne manquera pas de souligner les phénomènes d’acculturation, l’adoption de la civilisation occidentale qui a conféré très tôt, aux populations du Sud, un complexe de supériorité à l’égard de leurs compatriotes du nord. Avant d’être une question togolaise, cette question a une dimension universelle que nul ne peut ignorer. Elle se pose sur tout les cieux : entre les habitants de la même région, les gens du même groupe ethnique, les gens de races différentes. » (…)

Je pense, quand à moi, que les Togolaises et les Togolaise de bonne volonté, sans arrière pensée, qui ont à cœur le Devenir et le progrès de la Terre de nos Aïeux, doivent, sans réserve, le soutenir et porter très haut, et très loin dans les hameaux les plus reculés, le message contenu dans cet opuscule. »

Oui ! Nous avons encore la possibilité d’éviter que la plaie se transforme en gangrène. Ill suffit que nous nous en donnions la volonté politique sincère et agissante.


Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo
Né en 1928, panafricaniste, Ancien fonctionnaire international de l’ONU
A été membre du Haut Conseil de la République (HCR) togolaise ( 1991 – 1992)


Ecrire à l'auteur: tgtete@mageos.com

Pour commnder l'ouvrage: Editions HAHO BP 378 Lomé (Togo)
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 17:25

Communication avec la presse: La Monuc plus renseignée sur la RDC que le gouvernement !
(Jean N’Saka wa N’Saka, Journaliste indépendant)

 

Le dernier rapport de la Mission des Nations Unies au Congo que Le Phare a reproduit sur quatre pages (7-8-9-10) dans son édition n° 131 du mercredi 08 août, démontre que la Monuc est plus renseignée sur la RDC que le gouvernement congolais. Elle est au parfum, jusque dans les moindres détails, de tout ce qui se passe dans les coins et les recoins reculés de la RDC. Dans ce document, la Monuc retrace, par le menu, la situation générale de l’ensemble du pays caractérisée par les violations des droits de l’homme et les exactions dont les auteurs sont des policiers et des officiers de la police, des soldats et des officiers de l’armée, ainsi que des magistrats.

Tortures, extorsions de biens, exécutions sommaires, tueries, viols, traitements cruels et inhumains, acquittements d’accusés reconnus coupables, l’apathie des autorités administratives locales concernant ces violences que commettent ceux qui sont supposés être les gardiens de la paix, les défenseurs de la patrie et les justiciers. La Monnuc indique avec précision les dates, les lieux, la nature des violences, les noms des victimes, l’identité des auteurs. On croirait se trouver dans la jungle, tant et si bien que le rapport ne mentionne nulle part la réaction d’une autorité quelconque contre ces horreurs et exactions.
Le village Nyabyshwa à 25 km au nord de Luke dans le Sud-Kivu ; des journalistes battus et maltraités à Mbuji-Mayi ; des femmes violées à Bunia ; exécutions à Minembwe; le village Kadimbu à Kabalo à 300 km de Kalemie au Katanga ; pillage par la Brigade Bravo à Kishero et Mushumba au Nord-Kivu ; Songomoyo au bord du Lac Albert en Ituri et Djugoth toujours en Ituri ; Butala à 28 km d’Ilebo au Kasaï Occidental ; Mahagi et Ngote dans la Province Orientale ; Angabo 34 km au sud-est de Mahagi ; Manzasay dans le Territoire de Bagata au Bandundu ; Bakwa-Tshinene à Katanda au Kasaï Oriental ; Kasongo au Maniema, Parc Kahuzi-Biega etc. aucune portion du territoire congolais, si mince comme un cheveu soit-elle, n’échappe à la Monuc. Elle ne se limite pas à constater les faits et à les consigner dans un document. Elle a hebdomadairement et régulièrement rendez-vous avec la presse. Chaque mercredi elle met les journalistes au courant, par briefing, de l’évolution de la situation générale en RDC leur propre pays. Elle leur donne un aperçu des événements quotidiens qui sont ensuite compilés dans un rapport complet. On dirait qu’en matière de communication avec la presse et de diffusion de l’information, la Monuc est plus avancée et plus renseignée sur la RDC que ne l’est le gouvernement congolais.
La démarche adoptée par la Monuc, même si elle a tendance à minimiser les faits si graves qu’elle signale, a ce double avantage de libérer l’information au lieu de la retenir ou de l’occulter, et de prévenir la rumeur, les conjectures et les spéculations. Quels sont ces moyens magiques dont dispose la Monuc et dont le gouvernement manque pour pouvoir évoluer en matière de communication avec la presse et de connaissance de qui se passe dans le pays ? La Monuc dispose d’agents de liaison partout dans le pays et d’un réseau de diffusion de l’information communément appelée « Radio Okapi ». Elle prend rendez-vous hebdomadairement avec la presse. Le gouvernement congolais n’a pratiquement rien à envier à la Monuc. Il a le monopole du réseau officiel de mass média avec des relais dans toutes les provinces du pays. Il a tout un bataillon d’autorités administratives et politico-administratives en permanence sur le terrain ; gouverneurs, commissaires de district, administrateurs de Territoire, chefs de cité ou de quartier, qui sont censés suivre la situation quotidiennement et lui en faire rapport régulièrement. Le gouvernement ne peut donc pas s’estimer moins loti que la Monuc. Surtout que c’est lui qui gère le pays et non la Monuc.

L’obsession de l’obscurantisme

Mais le problème git ailleurs. Le gouvernement devrait connaître toute la situation du pays mieux que la Monuc. Les autorités administratives et politico-administratives étant des fils du terroir, connaissant leurs juridictions comme leur poche, mieux que les représentants de la Monuc dont les sources mêmes d’informations sont curieusement des autochtones comme on le remarque dans son rapport. Les conseils des ministres (avec le chef de l’Etat) et les conseils de cabinet (avec le chef du gouvernement) son sporadiques. Et quand ils se tiennent, les comptes rendus faits à l’issue des réunions à l’attention du public, taisent même les faits devenus les secrets de Polichinelle. Même si ces faits sont déjà largement diffusés par les médias étrangers et la Monuc, le gouvernement ne cherche pas à se dédouaner en donnant une version officielle collant à la réalité. Ou bien on fait semblant d’ignorer systématiquement les faits devenus notoires, ou bien on les dénature étrangement, créant ainsi la confusion dans les esprits. La libération de l’information est un pas vers l’apparition de la démocratie dans un pays. Le contraire est caractéristique des régimes d’essence autocratique.
Soit le gouvernement est bien renseigné sur tout qui se passe dans le pays, mais opte pour l’obscurantisme, c’est-à-dire le refus délibéré d’informer franchement le public, soit ses cadres administratifs et politico-adfministratifs de l’intérieur sont distraits et ne suivent pas l’évolution de la situation dans leurs juridictions respectives pour l’en informer régulièrement en connaissance de cause. De ces deux hypothèses, c’est la première qui s’avère probable. Le gouvernement aurait avantage à sauver la face en prenant l’initiative de donner l’information vraie. Il se fait du tort en laissant cette initiative aux médias étrangers et à la Monuc qui publient les versions authentiques des faits, loin de rehausser la crédibilité du pouvoir en RDC. Comme par un effet d’entraînement, les défaillances du pouvoir ne manquent pas de se répercuter sur le secteur de la communication. J’ai vu et entendu dernièrement une représentante d’une organisation corporative internationale, sur le plateau d’une chaîne de télévision locale à Kinshasa, apprécier la croissance quantitative des médias audiovisuels et écrits en RDC mais déplorer que ce développement ne soit pas compensé par la qualité.
Même le public congolais n’est pas dupe. Par son jugement personnel critique et par ce qu’il apprend de la presse étrangère qu’il suit assidûment jour et nuit, il catalogue ses médias audiovisuels et écrits. Chaque matin devant les kiosques à journaux rudimentaires étalés à même le sol, il pointe l’index vers les manchettes et tous les articles à la Une. Il sait découvrir facilement ce qui est plus ou moins fondé et ce qui est purement imaginaire. La sévérité du jugement porté par la confrérie étrangère et le public congolais n’est pas excessive. Ce jugement est un constat parallèle à celui des déficiences professionnelles d’ordre déontologique et éthique que l’Omec, structure corporative de régulation et d’autorégulation, relève dans ses rapports périodiques d’observation. Les mêmes faiblesses mainte fois remarquées et dénoncées, réapparaissent sans cesse fastidieusement. Les guides conçus, élaborés, imprimés et distribués aux professionnels des médias ne semblent pas avoir été assimilés avec fruit par certains de leurs destinataires. Ce qui est vrai pour la presse, l’est aussi pour tous les autres domaines. C’est la preuve que la société progresse ou régresse par des effets d’entraînement du sommet au bas de l’échelle.

2007-08-16

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 17:02

15 Août 07- Goukouni a reçu mandat de Deby pour lui rallier le maximum d'opposants (Interview)

Tchad-info : Koulamallah Abdelaziz bonjour. En prélude à une rencontre qui devait se tenir à Libreville, avez-vous été informé ou contacté en vue d’y aller prendre part, vous qui êtes secrétaire général de l’ACT et de surcroît membre de la CNT?
Abdelaziz Koulamallah : Non je n'ai pas été contacté.

Tchad-info : Savez-vous pourquoi?
Abdelaziz Koulamallah : Vous savez Goukouni et son entourage recherchent des personnes susceptibles de les suivre dans leur ralliement et comme ils connaissent ma position ils n'ont pas jugé utile de m'en parler.

Tchad-info : A votre avis, qu'est ce qui se passe à Libreville?
Abdelaziz Koulamallah : Honnêtement je ne sais pas mais il parait que l'ancien président Goukouni a reçu mandat de Deby pour lui rallier le maximum des opposants tchadiens.

Tchad-info : Selon vous tous ceux qui sont partis sont ceux qui sont fatigués et à cet effet seraient partis signer leur reddition?
Abdelaziz Koulamallah : Pas tous, parmi eux, j'en connais certains qui sont partis pour prendre Goukourni dans son propre jeu c'est-à-dire lui dire que la vieille politique qui n'a pas fonctionné en 1981 ne pourra fonctionner en l'an 2007. Il faut qu'il s'adapte à la réalité de l'heure.

Tchad-info : Pensez-vous qu'il y ait de pots de vin autour cette randonnée?
Abdelaziz Koulamallah : Le côté argent ne m'intéresse pas. Si certaines personnes font de la mort et les malheurs des tchadiens un fonds de commerce je les laisse devant leur conscience. Moi ce qui m'intéresse et que je critique c'est l'acte politique qu'ils posent.

Tchad-info : Un de vos parents s’y implique bec et ongles. Lui non plus ne vous en pas informée ?
Abdelaziz Koulamallah : Vous parlez de Youssouf Abakar j'imagine. Effectivement c'est un grand frère avec qui nous nous voyons souvent quand je suis de passage à Paris. Nous nous sommes vus dans un café à Paris quelques jours avant qu’il ne s’envole pour le Gabon. Mais il ne m'a rien dit à ce sujet.

Tchad-info : Trouvez-vous dans le comportement de votre parent un signe d'ingratitude à votre égard?
Abdelaziz Koulamallah : Je ne le pense pas. S'il ne m'en a pas parlée c'est parce qu'il me connaît suffisamment bien pour ne pas chercher à m'associer à un projet de ralliement à Déby sans conditions. C'est ce qui est entrain de se tramer là-bas même si Goukouni tente de dissimuler la vérité.

Tchad-info : Trouvez-vous normales les conditions dans lesquelles les concertations ont été menées pour aboutir à cette rencontre ?
Abdelaziz Koulamallah : Quand on sait l'intention réelle des organisateurs de cette rencontre c'est normale que tout se passe en catimini.

Tchad-info : Ne pensez-vous pas que c’est parce qu’ils ont des doutes sur votre poids politique qu’ils n’ont pas jugé utile de vous y impliquer ?
Abdelaziz Koulamallah : (Rires). Vous avez raison. Les hommes et femmes politiques de la vieille école confondent être tristement populaire et un poids politique qui se mesure sur le terrain au plan national. J'aimerais bien les rencontrer dans un Tchad véritablement démocratique où les urnes diront qui représente quoi.

Tchad-info : La CNT a-t-elle été contactée?
Abdelaziz Koulamallah : La CNT est un regroupement dont notre organisation fait parti, mais je ne suis pas au courant de se qui se passe en son sein. D'ailleurs à ce sujet nous avions tenu une assemblée générale pour arrêter certaines recommandations. Selon ces recommandations, nous devrons surseoire à notre participation en tant que membre de la CNT. En principe je ne devrais pas en parler avant de saisir officiellement la CNT. Comme vous me poser la question, je vous le dis quand même.

Tchad-info : Vous préconisez vous-retirer de la CNT?
Abdelaziz Koulamallah : Pas tout a fait, nous suspendons seulement notre participation le temps de nous entendre avec le bureau exécutif sur certains principes qui nous sont chers. C'est seulement quand nous constaterons qu'aucun compromis n'est possible que nous allons tirer notre révérence et prendre attache avec d'autres regroupements afin de continuer la lutte.

Tchad-info : Les Tchadiens vous croient à l'heure qu'il est au front comme vous l'annonciez quelques mois plus tôt, à l'occasion de l'interview que vous nous aviez accordée. Avez-vous annulé votre voyage à l'Est du Tchad ? Si oui pourquoi ? Si non envisageriez-vous toujours vous y rendre ?
Abdelaziz Koulamallah : Je n'ai pas annulé mon voyage sauf que ces derniers temps la situation politico-militaire et les aléas de la nature ne favorisent pas qu'on s'y rende. En plus de cela il y a certains leaders des politico-militaires qui font de pieds et de mains pour nous en empêcher. Donc il ne faut pas penser que va au front qui veut.

Tchad-info : Brahim Déby, le fils du chef de l’Etat tchadien dont vous combattez le régime, a été assassiné à Paris. Vous, en tant qu’opposant au régime de son père, quelle a été votre réaction à l’annonce de la nouvelle ?
Abdelaziz Koulamallah : Vous savez, de par mon éducation islamique et familiale je ne peux que condamner un tel acte de barbarie et souhaiter au défunt que son âme repose en paix. Brahim Déby était ce que son père voulez qu'il soit. Comme vous le savez autant que moi, chaque jeune a tendance à faire des bêtises s'il n'est pas interpellé par ses parents ou par des personnes plus âgées que lui, surtout s'il était gâté par la vie et c'était le cas du défunt. J'ai lu et entendu ici et là des gens dire que Brahim doit payer ce que lui et son père ont fait aux Tchadiens. pour autant je condamne les actes barbares posés par Déby et son fils pour autant je condamne ce qui est arrivé à Brahim. J'ai une autre raison de condamner l'assassinat de Brahim Déby. Quand j'ai été informé de son assassinat la première image qui m'est venue en ce moment précis ce n'étais pas Brahim le fils de Idriss Déby mais brahim le jeune qui par deux fois a traversé l'Agora de l'université d'Ottawa pour venir me saluer respectueusement avant de continuer son chemin pourtant nous n'avons aucun contact auparavant.

Tchad-info : Koulamallah Abdelaziz, merci.
Abdelaziz Koulamallah : C'est moi qui vous remercie.


Propos recueillis par M. A. KEBIR

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 16:42
Tchad/RCA : Nour et Miskine en difficultés et en situation chaotique face au duo infernal des Généraux Deby et Bozizé.

Tchad/RCA : Nour et Miskine en difficultés et en situation chaotique face au duo infernal des Généraux Deby et Bozizé.

Le Capitaine Mahamat Nour Abdelkerim et le Général Abdoulaye Miskine, deux chefs rebelles Tchadien et Centrafricain sont roulés dans la farine, se trouvent en ligne de mire, dans le collimateur et piégés par le duo infernal d’Afrique Centrale à savoir les redoutables Généraux : Idriss Deby et François Bozizé imposés par la France, bon gré malgré aux deux peuples du Tchad et de la Centrafrique

Au Tchad, le capitaine Mahamat Nour Abdelkerim, chef rebelle Tchadien et président du Fuc, était signataire à Tripoli (Libye) d’un accord de réconciliation en décembre dernier avec le général Idriss Deby. Huit (8) mois après s’être rallié et fait allégeance au régime de Ndjaména, il éprouve aujourd’hui d’énormes difficultés à s’imposer en sa qualité du Ministre de la Défense. Il est confronté à l’indiscipline, à l’insoumission et à l’insubordination de son subalterne, Abderrahim Bahar, chef d’état-major adjoint de l’armée tchadienne et proche parent d’Idriss Deby Itno.

En effet, le Général Abderrahim Bahar, reproche au capitaine Nour, son Ministre de tutelle de surcroît, le désarmement, la démilitarisation de ses combattants et exige qu’ils soient intégralement reversés dans l’armée tchadienne conformément aux dispositions contenues et conclues lors de la signature de l’accord de paix entre le pouvoir tchadien et le mouvement armé, le Fuc.

Selon certaines sources d’informations proches de la présidence tchadienne, le Cemga adjoint, Abderahim Bahar serait stimulé dans ses actes par Idriss Deby de neutraliser le Capitaine Nour, c’est pourquoi, nul au Tchad ne peut y mettre le doigt dans ce différend à l’allure gravissime et compromettante pour la nation tchadienne dans les jours à venir.
Alwihda a recueilli quelques informations proches d’un ancien compagnon de Nour et originaire de la même localité que lui. Réfugié, en Europe, notre interlocuteur est dirigeant d’un mouvement d’opposition armée hostile à Idriss Deby.

Sous couvert de l’anonymat, ce dernier qui suit de prés le développement du conflit entre Nour et Idriss Deby a laissé entendre que le Cemga Abdderrahim Bahar serait rendu chez le Ministre de la défense pour demander aux éléments chargés d’assurer sa protection et sécurité estimés à mille personnes de se préparer pour aller à une mission dans les provinces.
A son absence chez lui, ses éléments ont fait savoir au Cemga-adjoint, si le capitaine Nour est au courant de ce déplacement ? En réponse,s Abderrahim Bahar leur a signifiés que c’est lui le chef pas Nour et qu’il n’a besoin d’aucune approbation dans ses prises de décisions.
Ayant vérifié la source d’informations qui s’étaient révélées fausses, le capitaine Nour aurait simplement instruit à ses éléments de ne bouger nulle part et alerté aussitôt sa base à Mongo et Am-Timane où il en compte deux milles combattants et des milliers à la frontière soudanaise lourdement armés et stationnés.
De plus, le Ministre de la défense aurait appelé Idriss Deby pour en savoir pourquoi a-t-il envoyé Abderrahim Bahar pour l’intimider ?
Après avoir appris le renfort du capitaine Nour qui se déverse vers Ndjaména en un temps record, Idriss Deby aurait donc tout nié d’avoir délégué le Cemga-Adjoint pour agresser Nour et lui a rassuré de ne pas prendre en considération de certains agissements du Général Abderrahim Bahar.
Ainsi, Idriss Deby voit son sommeil constamment perturbé à Ndjaména sous le regard d’un millier de gardes du corps sécurisés le capitaine Mahamat Nour.
De même que, le Ministre de la défense est devenu insomniaque sans ses combattants dans une même ville qu’Idriss Deby.
C’est donc, une équation difficile à résoudre tant pour le premier que pour le second car tous les deux vivent désormais dans le stresse permanent.

En Centrafrique, le Général, Abdoulaye Miskine , lui aussi, chef rebelle du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) est signataire le 02 février dernier, d’un accord paix avec le régime de Bangui.
Sept(7) mois après, le Général Miskine est toujours bloqué à Tripoli d’où il est incapable de circonscrire les tenants et les aboutissants de la signature d’un tel accord de paix.

Il commence à râler et dénoncer la non application et le non respect, reprochant au gouvernement centrafricain des insuffisances relatives à l’accord de Tripoli.
Le Général Miskine a déploré lors d’un communiqué parvenu à notre journal Alwihda de sa nomination en qualité de conseiller militaire à la présidence centrafricaine alors qu’il s’est dit surpris d’apprendre cela sur la Radio France Internationale(RFI).
Aujourd’hui, il s’aperçoit avec retard, que rien n’est respecté par la partie gouvernementale notamment dans la mise en place des recommandations issues de cet accord à savoir : le regroupement, le cantonnement et la prise en charge de ses forces.
Eloigné des milliers de kilomètres de sa base, il ne peut ni regagner Birao où se trouvent ses éléments, les réorganiser puis relancer les hostilités contre Bangui et exiger les applications immédiates dudit accord de dupe !

Au Tchad et en Centrafricain,le Capitaine Nour et le Général Miskine traversent une situation d’extrême gravité qui met en péril leur avenir politique face aux régimes d’Idriss Deby et de François Bozizé.

En somme, à Ndjaména et à Bangui,la confiance, l’enthousiasme qui ont prévalu chez les deux chefs rebelles Tchadien et Centrafricain issus des accords de Tripoli, cède la place à la méfiance et au doute entre eux et les potentats des régimes de Deby et Bozizé.

Alors, peut-on croire à la bonne foi, à la bonne volonté politique d' Idriss Deby et de François Bozizé? Et des négociations de paix postérieures auront-elles une chance de succés? Et celles antérieures sont-elles encore possibles à être sauvées avec eux ?

Par Makaila Nguebla
Alwihda-InfoBBB

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 16:11
N’avons-nous pas besoin d’une conscience collective ?
(Alwihda 18/08/2007)


Permettez-moi de commencer avec ce célèbre « S’il faut des architectes pour juger l’œuvre d’un architecte, celui qui habite la maison sait cependant bien mieux que celui qui pourrait la bâtir ce qu’elle a de bon ou d’incommode ».

Oui les temps ont changé c’est un rappel pour ceux qui se trompent d’époque ; la génération calquée, façonnée pour servir et sans discuter est dans la phase terminale .A cette génération montante qui est restée immobile, indifférente nous disons : que la conscience critique et mobilisatrice, ne suffisent pas à créer la conscience. Il faut qu’il y’ait préalablement une volonté de savoir et d’agir. L’indignation, l’humiliation, la pauvreté, la misère, le mépris, l’impunité où allons-nous ?
Dans ce pays ou des fonctionnaires en service sont abattus en plein capitale, une société ou une mère est abattue lâchement où allons nous ? Le prix Nobel de la paix Gandhi disait « Entre la violence et la lâcheté je préfère la violence » Dans ce pays ou l’analphabétisme, les fléaux de l’injustice sociale, ces gens qui vivent au seuil de la pauvreté absolue. Ne disposant ni de facilité sanitaire ni d’eau potable et connaissant le taux de mortalité le plus élevé du monde .Il s’agit essentiellement d’un problème d’éthique et de justice sociale. Une justice sociale constituant une condition préalable et indispensable pour une paix pérenne .voilà s’il y’ a discussion de paix que ces deux éléments soient les pliés de la discussion. Les Tchadiens ont souffert ; la paix est l’unité concernent tous les acteurs de la vie politique Tchadienne, ça doit être un travail des fourmis et non en aparté.

C’est dommage que l’opposition politique interne qualifie la discussion du 13 Août 2007 d’inter-Tchadiens ?

Alors que l’opposition politico-militaire à sa discussion de Tripoli a conditionné la présence de l’opposition politique et la société civile avant toute discussion. Pour se relever il faut se rendre compte qu’on est par terre.

Ce pays le Tchad importateur et exportateur du pétrole ;

Essayons de voir les indicateurs sociaux (source statistique mondiale).

Population : 9944201 / pop + 64 ans (2005) 3%

Pop : urbaine (2003) 24,9% / Age moyen 16 ans

Dépense de santé / habitants (2001) 5 dollars, nbre des médecins pour 1000 hbts 0,03.

Taux de natalité (2004) 45,73% / taux de mortalité (2004) 16% .

Mortalité infantile 91,45% / espérance de vie à la naissance 47,52 ans

IDH (2004) 0,368 / PIB en million de dollars us (2004) 4220.

PNB / hbts en dollars 424 / dépense d’éducation (91) 1,6%

Population approvisionnée en eau potable 34%.

Indice de liberté civile (2005) 5 /Indice de liberté de la presse (2006)35.

Nombre de poste télé pour 1000 hbts (2002) 2 postes.

Le pays le plus corrompu du monde.

Voyons un peu les recettes totales d’octobre 2003 fin12/2005 du pétrole

· 2003 / 8.6 millions de barils au prix de 27.50 dollars us soit 236 millions d us.

· 2004/ 61.3 millions de barils au prix de 28.8 dollars us soit 1.77 milliards us.

· 2005/ 63.5 millions de barils prix moye 35.4 dollars us soit 2.25 milliards us.

Totale 4.26 milliards us plus que le coût du projet.

Recette du Tchad d’octobre 2003 à dec. 2005 12.5% des revenus totaux sous forme royalties, soit environ 399 millions de dollars dont 307 millions ont été réellement transférés au pays, ils sont repartis comme suit :

· Fonds pour la génération future 36.2 millions dollars us soldés et récupérés par le gouvernement Tchadiens Janvier 2006.

· Compte des secteurs prioritaires 245.6 millions de dollars us.

· Compte des régions productrices 15.3 millions de dollars us.

· Budget général 46 millions de dollars us.

Voilà la réalité chers compatriotes, par comment ces hommes sont bernés je veux dire les locataires de Kanpiski et les chefs des partis politiques, qu’est ce qui les empêchent de regarder les choses avec objectivités, luciditités et désintéressements, même pas le 11 août pour la fête de l’indépendance ce corvéable Mahamat Hissein le nouveau messi du Mps se vantait du bilan de Deby ; quelle mesquinerie de vouloir encore tromper ce peuple abusé. Quand Deby et ses complices justifient l’achat des armes au détriment du labeur de ces braves fonctionnaires qui travaillent dans des conditions méprisables et ségrégationnistes. Je lance un appel pressant aux chefs rebelles :

Cnt, Fpr n, Fsr, Mdjt, Ufdd, Ufdd/fondamental,

Rnd, Rfc, Telssi d’unir vos forces pour sauver ce peuple martyr, puisque vous avez prouvé à la face du monde que vous n’êtes pas des va-t-en guerres. Et Deby et ses sbires ne veulent pas la paix puisque c’est dans ce désordre qu’ils peuvent tout se permettre en dilapidant le bien public, en temps normal ils n’oseront pas. Ce tohu- bohu est voulu est entretenu. Pourquoi ailleurs c’était possible nous avons vue la RDC avec 4 vice présidents, au Soudan, et tout dernièrement en Côte d’ivoir, ce geste demande une volonté politique Deby n’en a pas.

Nous voulons la paix, une paix pérenne, mais à quel prix ?

La paix ne se donne pas ! Ne s’achète pas ! Mais se construit.

Pour les locataires de kanpiski mon message est qu’ils ne seront pas mieux que les défunts : Koty, Ketté, Dr Darris, Laoukein, Adoum Acyl et bien d’autres tués dans des conditions mystérieuses, paix à leur âme. D’ailleurs Mahamat Nour Abdelkrim est un exemple type.

Pour les chefs des partis qui se disent démocratique qu’ils ne s’abusent pas, la modification de la constitution, la révision du fond de la génération future et tant d’autre ont prouvé que l’opposition qui se nomme démocratique ou qui légifère et légitime le pouvoir de Deby, n’a pas le moyen ni la possibilité pouvant arrêter Deby de retoucher la constitution. Comme on dit : la révision de la constitution veut dire « Enlever ce qui ne m’arrange pas et garder ce qui est contre les autres » le peuple en a assez de vos combines ! Ce projet que vous venez de signer le lundi 13 Août 2007 est utopique, finalisé par un esprit mercantile. Et vous dire pas parce que l’union européenne a supervisé que ça devienne sacré, ce même Eu a condamné la modification de la constitution au Liban et a laissé faire Deby. Le pays va mal dites le sans hypocrisie et sans calcul, ma question et pour vous locataires de kanpiski et les chefs des partis politiques dites démocratiques ; en quoi Deby a changé ?

Et pour votre gouverne la lutte continue et elle est irréversible, avec ou sans vous le changement aura lieu, inchaâllah. ‘’ La vie appartient à ceux qui luttent ‘’ « A cœur vaillant rien d’impossible »

Nous croyons! Et tous ces lâches seront comptables devant l’histoire et le peuple.



Abakar Assileck Halata

Paris


Source: Alwihda - Alwihda
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 14:34
Un directeur d’école tue l’amant de sa femme
(Le Messager 17/08/2007)


Il a attenté à la vie de son rival à l’aide d’une machette aiguisée pour la circonstance.

Ce qui s’est passé au mois d’avril dernier dans la ville de Foumbot relève-t-il d’un crime passionnel ou des turpitudes d’un mari désavoué ? On le saura bientôt. Un ancien directeur et son épouse croupissent depuis trois mois dans une geôle de Foumbot. Le directeur d’école, marié à quatre femmes, met fin à la vie d’un homme, qu’il dit avoir reconnu comme bandit. Un homme d’affaires ayant une épouse.
A l’aide d’une machette aiguisée, le désormais ex-directeur d’école tranche toutes les parties du corps du pauvre homme. Mohamed, témoin et fils du directeur d’école, explique ce qui s’est passé cette nuit-là : “ Il y avait mariage à Koupa. Lorsque nous nous préparions à y aller, Roukaya (épouse du directeur, Ndlr) dit qu’elle n’y va pas. Mon père décide donc de me faire rester avec elle par précaution pour elle et pour la maison. ” Le garçon de 17 ans ne savait pas que papa laissait un gardien contre un potentiel amant de sa femme. A 21 heures, le petit Mohamed aperçoit un homme bravant leur domicile situé derrière l’hôpital de Foumbot.
Directement, il appelle son papa au téléphone et affirme avoir aperçu un voleur escaladant la barrière. Erreur ! le papa brave dans la nuit, près de 60 km du lieu du mariage, pour revenir s’occuper du “ bandit. ” Le directeur entreprend donc une fouille au cours de laquelle il découvre, coincé sous le lit, un homme couvert de sueur. A la question “ que faites-vous ici ? ”, il répond qu’il vient chercher l’une des filles du directeur. L’amant est vite pris au mot. Il ne connaît pas le nom des filles et ces dernières, jointes au téléphone, n’ont aucune souvenance de lui.

Guet-apens
“ C’est Roukaya que je suis venu voir. Elle m’a toujours dit qu’elle vit avec son oncle. Je suis surpris de savoir que c’est votre épouse. ” Selon Mohamed, son père n’a pas écouté les complaintes de cet homme. Il est allé chercher une machette qu’il semblait garder depuis belle lurette pour attendre un pareil jour. Une machette sur laquelle on pouvait se mirer. Le directeur ligote les mains de l’homme et le bat rudement à l’aide de sa machette. Il déchiquète son rival, tel un gigot de viande à distribuer de part en part. Selon des témoins, “ il était au courant que sa femme a des amants. ”
“ Cette femme a appelé mon ami à huit reprises. Je lui ai dit de ne pas y aller parce que j’avais un mauvais sentiment. Il était d’accord, mais la femme a appelé pour la dernière fois pour dire que son oncle n’est pas là. Il a dit qu’il doit aller écouter ce qu’elle veut lui dire ”, confie l’ami du défunt, larmes aux yeux. Mais, l’époux et sa dame inculpés ne démordent pas : “ c’est un bandit que nous avons rencontré ”, lancent-ils unanimement. Pour le moment, la sentence n’est pas effective. Le directeur de la plus grande école primaire de Foumbot n’est plus en activité. Depuis trois mois que cette affaire dure, il médite son sort en prison, pendant que les familles des parties se promettent mutuellement une guerre mystique. L’affaire devait passer au tribunal mercredi 15 août.



Par Abdoulaye NGOUH (Stagiaire)
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 14:21
 

 

Grogne dans l’armée: Mangou sur des braises
(Le Front 17/08/2007)


Entre le général de division Philippe Mangou, chef d’état-major des armées et ses troupes, ce n’est plus le parfait amour. En effet, des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS) sous le couvert de l’anonymat ont émis des griefs contre le Cema, à propos de la gestion des primes de guerre à eux allouées. Malgré le démenti du général Mangou relatif à la confiscation des primes d’échelonnement et autres, des militaires soutiennent avec fermeté que celui-ci continue de noyer le poisson.

Plusieurs réunions secrètes tenues ces 48 heures dans les casernes 1 et 2 d’Akouédo ont abouti, selon nos informateurs, à durcir le ton avec le chef de l’Etat Laurent Gbagbo. Au nombre des décisions qui ont été prises, le départ du général Philippe Mangou de la tête de l’état-major des armées. Les soldats en colère dénoncent sa gestion opaque des finances de l’ex-CCIAT dirigé par le lieutenant-colonel René Sako. Outre les finances, ceux-ci lui reprochent son égoïsme dans la promotion au sein de l’armée. « A cause de l’argent, Mangou et certains généraux ne pensent qu’à eux seuls. Ils ne font aucun effort pour récompenser nous qui sommes sous le soleil et la pluie tous les jours », ont-ils martelé. Précisant que leur choix s’est porté sur un officier supérieur au sein du palais. « Lui au-moins, il est intègre. Il ne pense pas à lui comme les Mangou et consorts. En tout cas, nous allons tout faire pour le mettre à la place de Mangou », ont confié les soldats en colère, à ‘’Le Front’’. Minées par des suspicions et méfiance, les casernes ressemblent, ces temps-ci, à une bombe qui peut exploser à tout moment. La rencontre de mardi dernier avec le chef de l’Etat ayant accouché d’une souris, les soldats affirment avoir replié pour revenir à la charge. « Prochainement nous allons dire les ‘’directs’’ au président afin qu’il sache tout sur le général Mangou », ont-ils indiqué. Concernant la question des ‘’grades Soro’’, nos interlocuteurs soutiennent que les FDS-CI sont prêtes à les accepter. Cependant, en contre partie, il faudra augmenter le salaire de chaque élément des FDS-CI. A savoir, Fanci, gendarmerie, eaux et forêt, douanes. « Nous sommes prêts à accepter les grades des Fafn. Là-dessus, il n’y a aucun problème. Mais, qu’on augmente aussi notre salaire », a confié l’un d’entre eux. Pour sûr, le feu couve encore sous la cendre dans les casernes. La preuve, après cette rencontre toujours des réunions se multiplient pour faire aboutir les revendications.



Déless Goué
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 14:05
omar-bongo.jpgBongo Ondimba maintient les fêtes tournantes boudées par l’opposition pour cause de mauvaise gestion (APA 17/08/2007)

APA Libreville (Gabon) Le président gabonais, Omar Bongo Ondimba a décidé, jeudi soir à Libreville, de relancer son initiative d’investir d’importantes sommes d’argent dans une province choisie pour accueillir les manifestations de la fête nationale alors qu’il a lui-même jugé ‘‘mitigés’’ les résultats obtenus après la première série des ‘’fêtes tournantes’’ de l’indépendance.

‘’Alors que toutes les provinces ont été visitées, je me rend compte que les résultats sont mitigés’’, a-t-il reconnu dans son message à la nation à l’occasion de la célébration ce vendredi du 47ème anniversaire de l’accession du Gabon, ancienne colonie française, à la souveraineté internationale, le 17 août 1960.

‘’Si certaines capitales provinciales ont vu se réaliser de vrais chantiers à la satisfaction des populations, d’autres par contre n’ont rien vu germer, à la grande déception de leurs habitants’’, a affirmé le président gabonais.

‘’Mais je dis et redis néanmoins que la politique des fêtes tournantes va se poursuivre’’ a-t-il dit, espérant voir se réaliser son rêve de développer de manière équitable les neufs provinces du Gabon.

L’opposition et même certains élus du camp présidentiel ont sévèrement critiqué les fêtes tournantes, dénonçant le mauvais choix des projets, la mauvaise exécution des travaux, la surfacturation, l’amateurisme et les détournements massifs de fonds.

L’initiative a été relancée en 2002. Deux provinces sur les neufs étaient à l’honneur chaque année. Chacune recevait une enveloppe de 25 milliards de FCFA. La province de l’Estuaire qui abrite Libreville, la capitale, a bénéficié d’une enveloppe de 100 milliards de FCFA pour avoir accueilli la caravane des fêtes tournantes en 2006 et 2007.

Dans son discours à la Nation, le président Bongo Ondimba a annoncé le maintien, par province, de l’enveloppe de 25 milliards CFA, dont 10 milliards CFA seront consacrés aux projets de développement durable alors que les 15 milliards restants seront repartis entre les chefs-lieux des départements.


AE/lmm APA
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