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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 15:52
 
 

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Convergence Kwa Na Kwa: Comment Jean Eudes Téya, Fidèle Ngouandjika et Lévy Yaketé se sont décrédibilisés auprès de la base

Depuis quelques mois les choses vont très mal au sein de la Convergence Nationale Kwa Na Kwa. L'atmosphère s'est avérée délétère aux yeux de quiconque essaie d'y regarder de plus près. Les noms de certaines personnalités telles que Jean Eudes Téya, Fidèle Ngouandjika et Lévy Yaketé parcourent les lèvres mais en des termes vraiment péjoratifs.



 

Les commentaires et accusations fusent de toute part. même le président François Bozizé Yangouvonda est mis en cause par une frange non négligeable de la Convergence nationale Kwa Na Kwa.
Certaines langues, en effet, l'accusent d'avoir opté pour une manipulation par le truchement de ses proches parents Gbaya, afin de parvenir à la déstabilisation des personnalités précédemment citées. Ce clivage manifestement persistant et la claudication permanente de la Convergence Nationale Kwa Na Kwa nous a conduit à tenter d'y regarder en profondeur pour la compréhension de l'opinion.

Une année après le « Sursaut patriotique » du 15 mars 2003, un désir est né au sein du campus à l'Université de Bangui de créer un comité de soutien au Général François Bozizé. Les jeunes Baron Adramane et Didacien Blaise Kossimatchi, après avoir mûri cette idée-là, se sont rapprochés de Madame Célestine Séhoulia qu'ils ont convaincue dudit projet au cours d'une réunion chez elle aux 36 villas.
L'ex libérateur Claude Ngaïkossé, en plus d'aider financièrement ledit projet, a fait identifier un siège à Gobongo, au sein de l'ex bar Dynamic Staff Mobile pour ce comité de soutien que les membres se sont résolus à nommer : Mouvement pour l'Unité, la Paix et la Sécurité (MUPS).

Selon toute vraisemblance, le MUPS a été créé le 10 juin 2004 au milieu de la journée chez Monsieur Baron Adramane à Gobongo. Il était doté d'un Haut Conseil du Directoire présidé par l'ex guerrier Claude Ngaïkossé. Didacien Blaise Kossimatchi était président du bureau exécutif secondé par Baron Adramane (Vice Président).
Cette équipe a initié et organisé la marche du 19 juin 2004 qui a été financièrement et matériellement soutenue par Monsieur Jean Serges Wafio, Président du parti démocratique centrafricain (PDCA). Cette marche, il faut le rappeler, était la première qui puisse concerner la candidature de François Bozizé à l'élection présidentielle de mai 2005. Au terme de cette marche, un handicapé a été désigné pour remettre un Mémorandum au Général François Bozizé.

Après cela, François Bozizé a décidé de rencontrer d'abord les initiateurs de cette marche, ensuite le comité des cadres et enfin le Comité National et Autres structures de soutien –CNCASS- de Yvonne Mboïssona.

Le MUPS s'est attaché entre temps à créer et installer des organes aussi bien dans les arrondissements de Bangui que dans les différentes provinces.

En novembre 2004, le bureau de la Convergence nationale Kwa Na Kwa est mis en place. Aussi curieux que cela puisse paraître, ce bureau ne comporte manifestement pas de jeune. Après moult tractations, Baron Adramane est élu pour représenter la jeunesse au sein du staff de la Convergence nationale Kwa Na Kwa.

Dans la perspective des élections présidentielle et législatives, le choix s'est porté sur Job Izima pour le poste de Directeur National de Campagne. Ce choix n'a pas eu un goût agréable pour Jean Eudes Téya. C'est bien à partir de ce choix que deux courants ou plutôt deux camps se sont créés au sein de la Convergence nationale Kwa Na Kwa : le camp Jean Eudes Téya , Mahamat Tahir, Michel Koyt, Henri Grothe, Lévy Yaketé, Théodore Dabanga…et le camp Job Izima, Annette Ngaïbona, Alain Bagobo,Baron Adramane, Claude Lénga etc. François Bozizé, Fidèle Ngouandjika et Francis Bozizé ont opté d'être à l'écart.

Pour meiux comprendre, la Convergence s'est structurée de la manière suivante : le président de la République, un Comité de sages dirigé par le défunt Pierre Goniféi Ngaïbonanou, le Secrétaire général (Jean Eudes Téya), le Directeur National de Campagne (Job Izima), le Directeur National de campagne adjoint (Théodore Dabanga), le Superviseur général (Fidèle Ngouandjika), le Superviseur général adjoint (Baron Adramane), le délégué aux affaires juridiques (Lévy Yaketé), le Délégué national aux stratégies communication et médias (André Dénamsé Ketté), le délégué national chargé de la propagande (Tita Samba Solé qui sera remplacé par David Gbanga), le Délégué national chargé de la logistique (Francis Bozizé secondé par Mahamat Tahir). Michel Koyt et Henri Grothe étaient les assistants du Secrétaire général jean Eudes Téya.

La question à se poser est celle de savoir pourquoi le président Bozizé n'a pas réagi à la mésentente ainsi déclarée entre ces deux camps. Est-ce que cela a été une faiblesse ou une stratégie ? Difficile de répondre avec exactitude. Mais toutefois, on constate que François Bozizé est allé avec tout le monde jusqu'au 2e tour des élections. Il importe de signaler que la gestion des fonds destinés à la campagne par Jean Eudes Téya est qualifiée de catastrophique par une large majorité de la Convergence nationale. D'aucuns disent que François Bozizé s'est fait rouler dans la farine en perdant la bagatelle d'au moins un milliard de FCFA jusqu'ici injustifiés. Il semblerait que le DNC Job Isima était souvent contraint de faire le pied de grue la campagne durant pour se voir verser les fonds destinés à ses activités. Autre chose : Quand il y a eu un problème sur le moteur de la Land Cruiser Vx du défunt Goniféi Ngaïbonanou, Eric Téya qui était chargé de faire faire juste un coup de fouet, a vendu le moteur neuf dudit véhicule à un musulman au Km5 contre un vieux moteur qu'il a fait installer sur l'engin. Il a fallu que François Bozizé Yangouvonda rugisse de rage pour qu'en catastrophe et dans la honte, Eric Téya restitue le moteur neuf…

Autre détail non négligeable : pour une latrine sans toit construite au siège de la Convergence nationale ne pouvant coûter plus de 150.000fcfa, c'est une facture de 600.000FCFA qui a été exhibée à la surprise désagréable de Mme Yvonne Mboïssonna et des militants de la Convergence….

Après l'investiture du président Bozizé, le 11 juin 2005, contre toute attente, le Secrétaire général Jean Eudes Téya a jeté sa baguette de chef d'orchestre pour ne plus convoquer la moindre réunion, ni mettre pied au siège de la Convergence nationale. Alors que le problèmes se sont révélés être aussi nombreux que variés, Jean Eudes Téya est devenu invisible et donc introuvable.
Du coup, le désarroi a commencé à gagner l'esprit des jeunes qui ne savaient plus à quel saint se vouer. Didacien Blaise Kossimatchi s'est vu obligé de prendre la relève pour combler le vide laissé par Jean Eudes Téya.

En convoquant des réunions au siège de la Convergence, Didacien Kossimatchi a redonné vie à la Convergence. Cette initiative courageuse a séduit les personnalités comme Claude Lénga, Job Izima et le Ministre Bonda qui ont de temps en temps offert un appui financier.

Il faut dire que humble, très accueillant et disponible vis-à-vis des jeunes, Claude Lénga a initié un séminaire de réflexion qui avait pour but de revivifier le mouvement.
Le président François Bozizé qui a approuvé l'initiative a demandé qu'on attende qu'il en donne le coup d'envoi. Mais Jean Eudes Téya et son camp se sont montrés hostiles à son déroulement.
Les jeunes, formateurs des formateurs, qui ont formé les représentants du candidat François Bozizé et des candidats convergents aux législatives dans les 105 circonscriptions sont allés voir le Secrétaire Général Jean Eudes Téya, alors Ministre d'Etat aux Eaux et Forêts. La réponse de Téya à ces jeunes a été on ne peut plus claire : « Vous avez été recrutés et payés ; les élections sont déjà finies. Allez vaquer à d'autres occupations… »

Voilà les propos qui ont fait de Téya une épine dans les pieds de la Convergence qu'il faut impérativement enlever pour qu'elle cesse de claudiquer. Par ailleurs, il est reproché à Téya de ne préférer que ses proches parents à qui il fait la part belle dans les ministères tout en négligeant les jeunes et les femmes de la Convergence nationale.
On raconte qu'après la disparition du président du Comité des sages Pierre Goniféi Ngaïbonanou, Jean Eudes Téya n'a envoyé que sa sœur Jeannette Téya pour chercher certains équipements au siège de la Convergence. Furieux, les jeunes s'y sont opposés en la chassant.

C'est Mahamat Tahir qui a été autorisé par les jeunes à les enlever mais bien plus tard.
Fidèle Ngouandjika, quant à lui, est reconnu par les jeunes comme étant un menteur hors pair, un marchand d'illusions qui n'a pas été en mesure d'honorer la moindre portion des monts et merveilles qu'il a bruyamment promis aux formateurs des formateurs. A titre d'exemple, Fidèle Ngouandjika, bien que ministre des Postes et Télécommunications, n'a pas affecté les formateurs des formateurs comme chefs de centre de la Socatel ainsi qu'il leur avait promis dans les provinces.

Est ensuite arrivé le moment où le président François Bozizé a demandé au Secrétaire général de convoquer une réunion avec la base.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Jean Eudes Téya s'est résolu à choisir et à ne convoquer que les Convergences locales ; c'est-à-dire les membres des fédérations de Bangui mais qui sont acquis à sa cause.

Furieux, Baron Adramane et Didacien Kossimatchi sont rentrés dans les arrondissements pour demander aux gens de venir massivement.
Mais il faut relever que bien auparavant, Adramane et Kossimatchi ont dû faire l'objet de menaces de la part de Fidèle Ngouandjika, Lévy Yaketé et Jean Eudes Téya dans le bureau de ce dernier à la présidence…

Le mardi 17 janvier 2006, la base est arrivée massivement pour la réunion au Palais de la Renaissance. Alors que tout le monde était rentré dans la salle, Baron Adramane, Didacien Kossimatchi et Arnaud Nguimalé se sont métamorphosés en gladiateurs pour non seulement empêcher le Secrétaire général jean Eudes Téya d'y accéder, mais de le maintenir dehors sous le chaud soleil pendant une durée à leur convenance.

La garde rapprochée de Bozizé a essayé de venir au secours de Téya, mais s'est tout de suite rangée, compte tenu de la détermination des jeunes survoltés…
Le président Bozizé, dans son adresse aux jeunes, a reprécisé son intention de rencontrer toute la base et non une partie. C'est un tonnerre d'applaudissements nourris et prolongés qui a accueilli ces propos en guise de désaveu à Jean Eudes Téya.

Ensuite, il a donné des directives pour la nouvelle structure de la Convergence qui sera dénommée plus tard : structure provisoire KNK dans la perspective des échéances de 2010. Lévy Yaketé, Fidèle Ngouandjika et Jean Eudes Téya ont tenté de solliciter la parole mais ont été conspués à telle enseigne que le président de la séance, François Bozizé, était obligé de leur retirer la parole.

Du coup, c'est le nom de Claude Lénga que la base a choisi de scander pour le poste de Secrétaire général de la nouvelle structure.
Ayant eu la parole, Baron Adramane s'est employé à lancer un défi à Lévy Yaketé qui n'est pas connu sur toute l'étendue du territoire national, mais qui s'accroche à son fauteuil de président du Conseil d'Administration de la Socatel où il initie des missions inutiles et budgétivores dans l'opacité avec Fidèle Ngouandjika.

Trois semaines après cette réunion, François Bozizé convoque une deuxième assemblée avec la base. Obstiné, Jean Eudes Téya tente à nouveau de ne faire venir que les siens. Il va encore échouer, les mêmes causes ayant produit les mêmes effets.

S'étant aperçu que Téya n'incarne que lui-même, François Bozizé se rend à l'évidence et décide, séance tenante, de prendre trois jeunes au niveau de la Convergence, trois femmes, trois députés KNK et trois anciens membres de la Convergence pour constituer le bureau de la nouvelle structure.

D'autorité, la base de la Convergence a décidé que les trois jeunes soient Messieurs : Didacien Blaise Kossimatchi, Baron Adramane et Donatien Ndamon. Pour les femmes, les choix ont été portés sur Mesdames : Nicole Namsé, Sophie Maradas et Marie Claire Noubona (comme Trésorière générale).

Voilà comment Jean Eudes Téya, Fidèle Ngouandjika et Lévy Yaketé se sont dévalués au sein de la Convergence nationale. Il semblerait que des liasses de billets de banque sont mises en jeu pour tenter de contrecarrer la base.

Mais cela est une peine qui est déjà perdue d'autant plus que cette base est truffée d'adeptes suffisamment éclairés, avertis qui ont observé et suivi le trio Téya, Ngouandjika et Yaketé dans leurs faits et gestes depuis le début. « On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps ».A l'intérieur de la Convergence nationale, François Bozizé l'a compris alors que Fidèle Ngouandjika continue d'assimiler maladroitement le terrain politique au dojo de Karaté où on peut mystifier les spectateurs par des enchaînements de kata.

Lorsque Jean Eudes Téya renvoie les jeunes par des propos à effet boomerang pour le moins désobligeants et indignes d'un leader politique, il devient difficile pour nous de voir la main des parents Gbayas ou du Président Bozizé pour le déstabiliser.

Ce qui se passe dans la Convergence doit édifier le président François Bozizé car les aspirations de la base ne sont pas différentes de celles de tout le peuple centrafricain. Il s'agit dorénavant, comme nous l'avons dit dans notre édition n° 124 du 17 mars 2007, pour le président François Bozizé, de tirer profit des leçons que cette dynamique juvénile donne pour relancer une politique au service véritable de la Nation. Car dit-on «Vox pupulis, vox dei»
Affaire à suivre !

Lundi 09 Avril 2007
Faustin BAMBOU
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 15:51
Compatriotes et Amis,
 
Depuis longtemps dans ce pays, nous assistons toujours à ce genre de mascarade, des personnalités qui se tiraillent les unes des autres pour être à la cour du président en perdant tout honneur et dignité.
Jadis, depuis Bokassa, cette situation se perdure et y a donc lieu pour les lecteurs avertis de se méfier de certaines déclarations qui sont faites ici ou là, et qui ne correspondent pas toujours à la réalité.
 
Ce qui est sûr, c'est qu'aux yeux du "maitre", elles apparaissent pour de vrais fidèles. Plus " Bozizistes qu'eux tu meurs". Pourtant, c'est eux qui livreraient les secrets du sérail. Le business compterait plus à leurs yeux que la satisfaction des attentes du peuple centrafricain.
 
Nommé, maintenus depuis le 15 mars 2003, l'entourage du président se croirait inamovible, et se la coule douce, au mépris de la populace qui peine à trouver quotidiennement, de quoi mettre sous la dent. Le fait est que ce n'est pas n'importe qui, qui fait partie du dispositif présidentiel. Il s'agit surtout et avant tout des parents, des amis de la convergence KNK, de la rébellion etc... Des gens en quête de mangeaille, de sensation, des villas cossues et de rutilantes mécaniques. Ils auraient sans doute tous les portefeuilles lourds, on ne sait trop comment !
 
Tous ces gens vivent coupés du reste du pays ' des véritables extras terrestres", on dirait ! Ils feignent tous d'ignorer totalement les problèmes des populations : la survie et la sécurité.
Un petit coup d'oeil à leur passage suffit pour se rendre compte qu'ils adorent pour la plus part vivre en "vas clos" et affichent toujours une indifférence complète, une supériorité déconcertante vis à vis des autres, considérés comme " des moins que rien". Ils détiendraient des billets craquants qu'ils gagnent par des missions à l'étranger qui, bien souvent ne rapportent rien de spécial à l'Etat, comme à l'époque de "certains".
 
De fait, ils s'érigent systématquement en donneurs de leçons, en seuls "hommes du président". Alors qu'ils sont incapables de lui dire que le peuple a faim. Des hommes et des femmes qui savent se cacher le visage avec des feuilles touffues. Singerie!
 
Par contre, ils sont des "as" pour ce qui est de distiller du venin sur les autres compatriotes qui s'évertuent pour le pays et qui par patriotisme, n' hésitent jamais de rappeler au Président de la République, les attentes des populations.
 
Ces prédateurs ne perdent rien pour attendre, les centrafricains les connaissent et les placeront le moment venu sous les projecteurs, afin qu'ils soient devant le fait accompli, s'ils ne font pas amende honorable en se rachetant.
 
Aider le Président de la République à mieux diriger, c'est savoir lui indiquer les compétences qu'il faut, qu'elles soient à sa gauche ou sa droite, peu importe ! Aider le Président, c'est être capable de l'amener à consolider l'unité nationale à travers le dialogue, et sur la répartition équitable des richesses du pays.
 
Pour reprendre l'expression un peu caricaturale de BOUYOS Grace, " la Centrafrique se meurt" et elle se meurt à tous les niveaux. Des niveaux sans cesse amplifier par l'incompétence et la gestion patrimoniale de l'Etat et de la chose publique.
 
Tous les jours, toutes les fins de mois, des fonctionnaires et enseignant se bousculent au portillon du Trésor Public dès les premières de la matinée aux nouvelles du paiement des salaires. Certains sont épuisés, d'autres fatigués d'attendre leur dû de 2006 en attendant celui de 2007 ont quelque fois des mots assez édifiants " A quand la fin de notre calvaire ? Les fonctionnaires et agents de l'Etat souffrent le martyre en République Centrafricaine. Qui va mettre un terme à tout cela ?
Les salaires, toujours les salaires qui se paient à compte goutte et s'étendent sur plusieurs jours. Quelle souffrance ? Quelle misère ? ".
 
Ce cri de détresse est le drame que vivent régulièrement les fonctionnaires de l'Etat. C'est une véritable tragédie pour ces derniers. Beaucoup y laissent leur peau et les régimes qui se succèdent depuis, n'ont rien fait pour résoudre cette situation.
 
Comment faire pour trouver la solution à cette pandémie, si l'expression m'est permise, celle de la lutte pour le paiement régulier des salaires ?
Tout part, par une reelle volonté politique, celle de trouver les voix et moyens pour y parvenir en se faisant violence dans le bon sens du terme. Tout cela passe aussi par une réforme de l'Etat et des institutions financières. J'y reviendrai sans doute très prochainement sur le sujet.
 
Freddy BENINGA
 


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REGARDS CROISES DE LA DIASPORA
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 13:54
 
LE CHRONOGRAMME DES EVENEMENTS DU 22 AU 23 MARS 2007

Aux premières heures de la journée du mercredi 11 avril 2007, Jean Pierre Bemba a pris l’avion pour le Portugal, où il est arrivé avec toute sa famille dans sa villa située dans la banlieue de Faro. Officiellement pour traiter une jambe traumatisée à la suite d’une chute intervenue bien avant les événements des 22 et 23 mars derniers, dans son ex- résidence officielle de la Gombe.

L’exfiltration de l’ancien vice-président de la RD Congo, après moult tractations, a donc eu pour soubassement des considérations d’ordre humanitaire. Paradoxalement, son départ n’a pas apporté l’apaisement politique escompté. Au contraire, ses partisans se plaignent de plus en plus d’une chasse à l’homme organisée par le camp de Joseph Kabila, au point d’obliger les groupes parlementaires de l’opposition à suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale, en guise de protestation.

Si dans certains cas, comme celui du gouverneur de la province de l’Equateur, M. José Makila, cette insécurité est à nuancer, dans la rue kinoise le parti de Jean Pierre Bemba, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), est quasiment frappé d’anathème. Une situation qui interpelle de plus en plus les observateurs sur le modèle de démocratie en train de s’élaborer en RD Congo, un pays dont le processus de sortie de crise par voie d’élections lourdement financées par la communauté internationale avait été salué comme « exemplaire ».




Aujourd’hui, le processus semble se dévoyer dans le sang, pendant que le pouvoir à Kinshasa est en train de se radicaliser, en affichant des positions de plus en plus autoritaires et tranchées. Une nouvelle dérive dictatoriale après Mobutu ? « Le Joseph Kabila que vous avez connu avant les élections, recherchant toujours le consensus, n’est pas le même Kabila que celui qui a été élu », expliquait le « petit » Joseph Kabila lors de sa première sortie médiatique après les événements sanglants des 22 et 23 mars 2007.

Agé de 36 ans révolus, ce jeune homme qui semble né avec une cuillère en or dans la bouche, cherche visiblement à prendre ses marques et à faire respecter l’autorité liée à son statut et à sa fonction à Kinshasa, une ville qui l’avait « cocufié » au profit de Jean Pierre Bemba, son principal challenger lors de l’élection présidentielle de juillet 2006. A travers l’impressionnante artillerie déployée en milieu pour déloger la garde de Jean Pierre Bemba dans le cadre d’une vulgaire opération de police, Joseph Kabila a-t-il voulu, a postériori, lancer un message aux Kinoises et Kinois, atteints selon lui de la maladie de la « rumeur » ? En tout cas, il n’a pas caché son irritation face à des expressions du genre « bateki mboka » - « ils ont vendu le pays » - couramment utilisées à Kinshasa et qui le visent personnellement, en le désignant comme un « étranger » complice des « envahisseurs ». De leur côté, les chancelleries occidentales à Kinshasa ont semblé accréditer cette thèse de manière quasi explicite lorsqu’elles ont pris le contre-pied de la satisfaction de Joseph Kabila en déplorant le « recours prématuré et inadapté à la force, alors que les voies du dialogue n’étaient pas encore épuisées ».



La lutte de leadership au cœur d’un drame sanglant



Selon de bonnes sources, il semble que Joseph Kabila en avait de plus en plus marre de voir Jean Pierre Bemba se pavaner dans les rues de Kinshasa en chef d’Etat bis. L’escorte de l’ancien vice-président, plus luxueuse et plus impressionnante que celle du président de la République élu, donnait l’impression que celui qui n’était plus qu’un « simple sénateur » faisait un pied de nez à l’institution qu’il représentait.

Pour Joseph Kabila et les « sécurocrates » de son régime, Kinshasa et son « icône » Bemba étaient potentiellement en état d’insurrection. Une situation aggravée par la présence d’environ deux cents militaires en détachement auprès d’un homme devenu une véritable légende politique. Par sagesse, afin de minimiser les risques de conflit dans la capitale, siège des institutions politiques, Joseph Kabila s’est efforcé à dépêcher, à plusieurs reprises, différents émissaires auprès de Jean Pierre Bemba, porteurs de l’exigence du chef de l’Etat de le voir se faire « plus discret ».

Ayant attendu sans recevoir un signal satisfaisant en retour, Joseph Kabila est passé à la vitesse supérieure en signant un décret aussitôt contesté par Jean Pierre Bemba, pour des raisons de « sécurité ». Destiné à tous les anciens vice-présidents, ce décret visait en réalité Jean Pierre Bemba, en réduisant sa garde à 12 policiers au maximum et en demandant le désarmement et le reversement des effectifs du détachement de protection présidentielle (DPP) qui assurait sa garde, au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Le refus de Jean Pierre Bemba à se plier aux dispositions du décret présidentiel, qu’il affirmera clairement dans ses médias Canal Kin et CCTC aujourd’hui réduits au silence, rendra « inévitable » sa confrontation avec Joseph Kabila, décidé à aller jusqu’au bout d’un bras-de-fer qui s’annonçait irréversible. « Kabila ne me fait pas peur », fera savoir Bemba en guise de réponse du berger à la bergère. Par le chef d’état-major des FARDC interposé, Joseph Kabila passe quant à lui à l’action en fixant au 15 mars 2007 le délai butoir pour l’exécution de son décret.

Une semaine après expiration de cet ultimatum, le 22 mars à 11 heures, les FARDC passent à l’attaque pour désarmer et ramener à la caserne les hommes de Bemba. La voie était ainsi ouverte au règlement par les armes d’une lutte de leadership que même des élections sous haute surveillance internationale n’avaient pu vider. Au total, selon des chiffres communiqués au volatile, ces affrontements auraient occasionné dans le camp des hommes de Bemba six morts et une quarantaine de blessés déposés par la Monuc à l’hôpital général (ex- Mama Yemo).



Le film de la chute manquée de Kinshasa



On ne peut pas dire que l’attaque de l’ex- résidence officielle de Jean Pierre Bemba ait vraiment surpris les quelque deux cent éléments de sa garde. Selon des informations recueillies par le volatile, les hommes de Bemba qui ont fait le coup de feu à Kinshasa lors des derniers affrontements étaient sur le qui vive depuis au moins une semaine. Passé l’ultimatum de l’état-major général des FARDC du 15 mars, ils savaient que tout pouvait désormais arriver. Néanmoins, affirment-ils, ils ne connaissaient ni la date exacte à laquelle une action serait déclenchée pour les désarmer, ni imaginer une opération d’une telle envergure en milieu urbain.

A 11 heures, leur déploiement terminé par le quadrillage de la résidence de l’ancien vice-président de la transition 1+4=0 - selon les Kinois -, les FARDC ouvrent le feu. L’attaque, faite à l’aide d’armes de guerre assez lourdes de type Chilca de deux mille munitions, des Yana à 48 trous de mortiers, des lance roquettes, des MAG portatifs individuels, ainsi que des blindés, est repoussée après quelques minutes d’intense combat. Un couloir est alors créé, qui permet d’évacuer Jean Pierre Bemba et sa femme, accompagnés du major Kere Ngaze Baso, commandant de compagnie chargé de la sécurité du patron du MLC. Direction : ambassade de l’Afrique du Sud, à quelques encablures de là, où les enfants Bemba, exfiltrés de l’école belge par la Monuc, arrivent plus tard.

Une fois leur chef en sécurité, les hommes de Jean Pierre Bemba se déploient sur l’ensemble de la commune de la Gombe , de l’avenue Batetela (qui passe devant le Grand Hôtel de Kinshasa) jusqu’au centre ville.




Dans leur progression, ils s’emparent de l’immeuble dit Kin Mazière, où se trouvent les geôles d’une dépendance de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) du colonel RAUS et libèrent tous les détenus, puis prennent le contrôle du Beach Ngobila. Plus à l’est, ils investissent les locaux de RTNC2, la deuxième chaîne nationale ; s’emparent du camp Kokolo et de l’aéroport militaire de Ndolo où ils flambent 2.000 litres de carburant par un tir d’obus. Une tentative de percée vers le centre pénitentiaire et de rééducation de Makala, sur la route de Selembao, se heurtera à une forte résistance de différentes forces étrangères venues prêter main forte aux FARDC, à environ deux cent mètres de l’objectif.

Ils perdront rapidement tous les points clé de la capitale dès le lendemain 23 mars, faute d’effectifs pour tenir les positions acquises, faute de munitions suffisantes (toutes les poudrières avaient été vidées) et de renforts. Abandonnés à eux-mêmes, les hommes de Jean Pierre Bemba n’auront d’autre choix que de reculer et de libérer progressivement leurs positions dans la journée du 23 mars. Pendant au moins vingt quatre heures, ils auront réussi à tenir tête au commandement des FARDC, et même à contrôler une partie stratégique de Kinshasa. Le coup aurait été vraiment « bien préparé » comme on l’a prétendu, il ne fait aucun doute que Kinshasa serait tombé comme un fruit bien mûr.

Si le règlement militaire est appliqué à la lettre, nul doute que Joseph Kabila, en tant que commandant suprême des forces armées, devrait faire tomber certaines têtes au sein des FARDC, qui ont consommé un échec cuisant dans la mission qui leur avait été assignée de désarmer la compagnie de sécurité de Bemba et de la faire rentrer à la caserne. Au lieu d’en faire des réfugiés à la mission des Nations Unies (Monuc) et à Brazzaville.





Brazzaville touchée par l’onde de choc du conflit






Le vendredi 23 mars dans l’après midi, le conflit traverse le fleuve avec trois obus qui tombent à Brazzaville, dont l’un vient percuter la mairie centrale. La même nuit, à bord de deux bateaux appartenant respectivement à Jean Pierre Bemba et à son père, dont Ville de Gemena, une centaine de rescapés accostent au Beach de Brazzaville. Désarmés et placés du 23 mars au 9 avril sous étroite surveillance policière au centre sportif de Makélékélé, ils seront ensuite transférés à 80 Kms sur la route du nord, dans un camp spécialement aménagé dans le cadre du « plan de contingence » mis en place pour des raisons d’urgence humanitaire lors de la période électorale en RDC, en raison des troubles qu’aurait pu engendrer l’élection présidentielle de juillet et novembre 2006.

Les éléments de Bemba qui ont fui à Brazzaville – environ une compagnie d’une centaine d’hommes – faisaient partie d’un groupe d’environ 400 hommes. Plus de la moitié est resté à Kinshasa, ventilé entre ceux qui ont réussi à trouver refuge auprès de la Monuc et deux éléments seulement qui se sont rendus, à leurs risques et périls, aux FARDC qui n’ont d’ailleurs pas manqué d’exhiber les « rebelles » devant les caméras, telle une belle prise de chasse. Le déferlement à Brazzaville d’une grande partie de la compagnie de sécurité de Jean Pierre Bemba constitue, en réalité, la deuxième vague des hommes en armes en provenance de la RDC qui se déverse au Congo à la suite des hostilités.

Dix ans sépare cette nouvelle vague de la première, celle de mai 1997, fruit de la débandade des ex- Faz et autres ex- DSP obligés, à cause de la « trahison » de leurs chefs, d’abandonner Kinshasa aux mains des Rwandais et des « Kadogos » – les enfants soldats enrôlés par Laurent Désiré Kabila et l’AFDL, un mouvement politico-militaire que le Mzee qualifiera après sa rupture avec ses alliés rwandais et ougandais de « conglomérat d’aventuriers » (sic) !

Selon des sources ex- Faz qui se sont confiées au journal Le Coq, si l’on tient compte des « résidus » de la première vague se trouvant encore sur le territoire de la République du Congo - malgré l’opération de rapatriement organisé conjointement avec la RDC fin 2005 -, on peut aujourd’hui estimer la population de réfugiés militaires originaires de la RDC à une brigade et une compagnie, soit environ quatre mille cent cinquante hommes. De quoi faire trembler les autorités de Kinshasa, émues de savoir si proche de leurs frontières un fort contingent de professionnels du maniement des armes, politiquement « hostiles » et potentiellement dangereux.



La diplomatie congolaise dans la danse



Pour calmer les inquiétudes de Kinshasa, Denis Sassou-Nguesso a mobilisé la diplomatie congolaise en dépêchant auprès de Joseph Kabila, le 12 avril dernier, un émissaire spécial en la personne du professeur Charles Zacharie Bowao. Nouveau ministre à la présidence chargé de la Coopération et de l’Action humanitaire, ce dernier était porteur d’un message rassurant sur les motivations strictement humanitaires de l’accueil des « fuyards » en territoire congolais. Cette démarche, sage et préventive, trouve sa pleine justification dans un passé récent, caractérisé par toutes sortes de rumeurs et de fantasmes de coups d’Etat fomentés depuis Brazzaville par les milieux ex- Faz.

Une véritable paranoïa s’était ainsi emparée à un moment donné de certains esprits malins, alimentant entre Brazzaville et Kinshasa une industrie « florissante » de la « déstabilisation ». La réalité a vite fait de démentir ces rumeurs, et la mise en place d’un cadre d’échanges et de concertation entre les deux a empêché leur prospérité. En attendant, Kinshasa n’a pas fini de compter ses morts, dont la grande partie se retrouve dans les rangs des FARDC, sans compter des civils illustres comme Hugo Tanzambi, un ami « personnel », lecteur assidu de notre journal et un riche homme d’affaires fauché dans les locaux d’une banque à la Gombe. Si les chiffres publiés par l’ambassadeur de la République d’Allemande situant le bilan macabre des affrontements des 22 et 23 mars entre 300 et 600 morts demeurent sujet à controverse, on peut toutefois affirmer, sur la base des recoupements opérés par Le Coq, qu’il y a eu un véritable bain de sang à Kinshasa durant ces deux jours de folie qu’ont été les journées des 22 et 23 mars. Spécialement au niveau du cimetière de la Gombe, où il y aurait eu un véritable carnage.



Mokabi Dawa
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 02:57

Bonjour,

si vous êtes bien un journaliste qui dit toute la vérité, expliquez moi pourquoi personne ne parle du fait que Cécilia Sarkozy a de nouveau rompu avec son mari, à quelques jours du deuxième tour. Pourquoi les journaux français ne disent rien? Ont-ils peur à ce point de Sarkozy?
Cf l'article de The Independent, journal anglais de référence, et une traduction en français:

http://news.independent.co.uk/europ...
http://questionscritiques.free.fr/e

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 02:33

sarko_ii.jpgCherche Sa femme: the mystery of Mme Sarkozy

By John Lichfield in Paris

Published: 25 April 2007

The French media is crammed with election coverage but has published, or broadcast, hardly a word on the topic that most obsesses the Paris media- political village.

Eleven days before the second round of the presidential election, a legally-enforced code of silence surrounds the state of relations between the front-runner, Nicolas Sarkozy, and his wife, Cécilia.

Mme Sarkozy, 49, briefly split with her husband two years ago and then returned amid great public fanfare.

She voted along with M. Sarkozy - and presumably also for M. Sarkozy - in the first round of the election last Sunday.

This was the first time that she had been seen on the campaign trail for two weeks. Mme Sarkozy has since disappeared from public view once again.

When they voted on Sunday at Neuilly-sur-Seine, a wealthy Paris suburb, relations between the couple seemed, at the very least, strained. Reports of another serious rift in the Sarkozy marriage have been the object of constant, lurid speculation - even songs - on the French-language internet over the past 10 days.

Stories have been published in the British press and other foreign newspapers, suggesting that Mme Sarkozy has again left her husband for another man - in the midst of the most important political campaign of his life.

A source within M. Sarkozy's party, the Union pour un Mouvement Populaire (UMP), told The Independent that it was now "generally known" that there had been a further rift in what had once seemed to be a perfect, power marriage. But the source suggested that the rift might once again be temporary.

In almost any other democratic country, a split between the presidential front-runner and his wife in mid-campaign would be explosive, headline news. But not in France.

Under French law, it is illegal for the media to discuss private lives, even those of high-profile public figures. The law also applies to foreign publications,such as The Independent, which circulate in France.

The law is well-intentioned but can have perverse effects. M. Sarkozy's allegedly fragile and hyper-active personality is at the centre of the second round campaign. He is the clear favourite to defeat the Socialist candidate, Ségolène Royal, on 6 May.

If his wife has left him at such a sensitive time, does the public not have the right to know about it? For 14 years, the French media was unable to disclose the fact that the late President François Mitterrand had a second family and an illegitimate daughter, Mazarine.

In one of the few articles to appear on the "Cécilia mystery" in the mainstream French press, Daniel Schneidermann, the media columnist in Libération, asked why the French media had not been "innoculated" by the "Mazarine" experience.

"A wife leaving the marriage has far more serious consequences, both physical and psychological, than some extramarital affair," M. Schneidermann wrote. "[M. Sarkozy's] wife even had her own office at his campaign headquarters."

Liberation's columnist also complained that the "Pravdaisation" of the French press had gone even further. Without mentioning the rumours that Cécilia had disappeared, the magazine Paris Match - owned by a group belonging to a friend of M. Sarkozy - published a picture spread this month headlined Revoilà Cécilia (Cécilia is back again).

The pictures showed her in a fuchsia dress at a charity gala in Paris. There was no sign of M. Sarkozy.

Guy Birenbaum, a publisher and political commentator, who has published books on the cosy relations between politics and the media in France, said: "The Sarkozy marriage is obviously a legitimate question for the French media. They ignore it not really because of the law but because they are afraid and because there is a deference towards power."

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 23:49

sego5.jpg

UNE DROITE QUI SE CROIT "GÉNÉTIQUEMENT ABONNÉE AU POUVOIR"

La candidate du parti socialiste, en meeting à Montpellier, a appelé mardi soir les Français à ne pas se "laisser faire" par les "additions arithmétiques" de voix du premier tour, qui place la gauche à un niveau historiquement bas. "L'élection présidentielle, c'est vous qui allez la faire", a lancé la candidate socialiste devant plus de 9 000 personnes.

"La politique c'est une multiplication de mouvements, de talents, d'énergies, de démocraties vivantes et c'est à cela que je vais m'employer" avant le deuxième tour, a-t-elle assuré. "J'appelle le plus grand nombre de Français et de Françaises à se rassembler autour du 'pacte présidentiel' avec cette magnifique confiance que vous m'avez donnée au premier tour pour porter le changement". Ségolène Royal a remercié "du fond du cœur" les candidats de gauche et des Verts qui se sont exprimés au soir du 22 avril pour "se rassembler sur (son) nom", avec "une pensée particulière" pour Arlette Laguiller qui a été longuement ovationnée, Mme Royal rappelant que c'était "la première fois" depuis 1974 que la candidate de LO appelait à voter pour le candidat PS au second tour d'une présidentielle.

La présidente de Poitou-Charentes avait été précédée sur la scène par Daniel Cohn-Bendit, fervent partisan d'une alliance entre la gauche, le centre et les Verts. Le député européen écologiste a ironisé sur Nicolas Sarkozy, qui "fait comme si la droite était propriétaire du pouvoir, comme si elle était génétiquement abonnée au pouvoir". M. Cohn-Bendit faisait allusion à la polémique suscitée par les propos de M. Sarkozy, qui a "tendance" à penser qu'on "naît pédophile".

Après six enquêtes créditant M. Sarkozy d'une large avance, un sondage Sofres publié mardi soir réduit l'écart entre les candidats à deux points : 51 % pour M. Sarkozy, 49 % à Mme Royal.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 17:08

 Les médias centrafricains ont vingt ans de retard selon un expert de l'Unesco

Bangui, Centrafrique (ACAP)- Les médias centrafricains ont une vingtaine d'années de retard sur leurs homologues du Burkina Faso, a estimé dimanche à Bangui, le président du Conseil supérieur de la Communication du Burkina Faso, M. Luc Adolphe Tiao, qui achevait une mission d'évaluation de la presse centrafricaine à la demande de l'Unesco.



«Il est « incompréhensible que, après 17h, il est impossible de capter Radio Centrafrique à quelques kilomètres de Bangui » et que « Faute d'imprimerie, il n'est pas possible de sortir un vrai journal », a déclaré M. Tiao, qui s'est dit favorable à un cadre juridique accordant plus d'autonomie aux médias pour remédier à cette situation.

« Quand on parle de service public aujourd'hui, c'est une exigence de la démocratie parce que nous ne sommes plus dans les années 80 où les médias étaient perçus comme des instruments de propagande et d'information des gouvernements », a-t-il déclaré, lors d'une séance de restitution au ministère de la Communication, en présence du directeur régional de l'Unesco pour l'Afrique Centrale, M. Bernard Adjadj.

Evoquant les conseils et recommandations qu'il s'apprête à soumettre aux autorités centrafricaines, M. Tiao, qui s'adressait au ministre centrafricain de la Communication, M. Abdou Karim Meckassoua, a souligné qu'« il s'agira essentiellement de décisions politiques : c'est de savoir si vous voulez vous inscrire définitivement dans le 21ème siècle ou vous voulez rester en arrière ».

Abordant les ennuis judiciaires du président des éditeurs de la presse privée, Michel Alkhaly Ngady, en détention suite à une plainte du Haut Conseil de la Communication, le président de l'instance de régulation des médias burkinabè a plaidé pour plus de tolérance vis-à-vis des journalistes, indiquant n'être intransigeant que « lorsque des journalistes, sciemment, mettent en cause l'unité nationale par des articles qui divisent la société ».

« Je viens d'un pays où on sait ce que coûte la liberté de la presse, nous avons un journaliste qui a perdu sa vie dans des conditions tragiques et nous en sommes encore aujourd'hui traumatisés et je ne souhaiterais pas qu'un autre pays connaisse la même situation. Que cette situation ne se répète plus jamais, nulle part en Afrique », a-t-il conclu.



Lundi 02 Avril 2007 - 20:37
ACAP
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 21:42

LE REVEIL DIFFICILE DES AFRICAINS AU LENDEMAIN DES PRESIDENTIELLES FRANCAISES

 LE REVEIL DIFFICILE DES AFRICAINS AU LENDEMAIN DES PRESIDENTIELLES FRANCAISES
LE REVEIL DIFFICILE DES AFRICAINS AU LENDEMAIN DES PRESIDENTIELLES FRANCAISES

De nombreux pays africains et Antillais se sont réveillés avec un ouf !

La candidate du PS qui est plus proche des réalités africaines s'est qualifiée pour un second tour aux présidentielles de 2007. En vérité, la mobilisation a été au rendez vous, reste à savoir comment SEGOLENE ROYAL va t'elle pouvoir battre le vilain canard des noirs et des arabes ...
La candidate a pris le taureau par les cornes en appelant le centriste BAYROU à se rallier à elle pour battre SARKO.
Seul le débat public prévu le 2 ou 3 Mai déterminera le vote des français.
Les sorciers, Ngakoula, ainsi que les spécialistes de vaudou peuvent commencer à travailler.
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 21:28

Diam's voit Nicolas Sarkozy comme "un danger"

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PARIS (AFP) - La rappeuse Diam's voit en Nicolas Sarkozy "un danger" et estime que le candidat UMP à l'élection présidentielle "n'aime pas le peuple mais s'aime lui", a-t-elle déclaré lundi à Paris lors de la conférence de presse de présentation de son DVD.

"Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui", a déclaré la rappeuse en réponse à une question sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

 

"Je suis contente de savoir que je vis dans un pays où 11 millions de personnes sont d'accord avec ses idées", a ironiquement déclaré la rappeuse, se disant "triste" du résultat de M. Sarkozy au premier tour.

 

"Je ne suis pas d'une génération qui vote pour quelqu'un qu'elle aime, je vote contre quelqu'un que je n'aime pas", a-t-elle poursuivi.

 

Interrogée sur ce qu'elle pensait faire dans dix ans, elle a répondu: "Je ne sais pas si je rapperai encore, car on ne rappe pas sans rage. Mais si Nicolas Sarkozy passe, on aura encore cinq ans de beau rap !"

 

Diam's a épinglé Nicolas Sarkozy dans "La Boulette", chanson-phare de son disque à succès "Dans ma bulle", sorti il y a un an ("Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko", disent les paroles). La jeune rappeuse de 26 ans sortira le 21 mai le DVD de sa tournée, "Au tour de ma bulle".
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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 23:57
dimanche 22 avril 2007, 23h21

Duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pour l'Elysée

 
 
NICOLAS SARKOZY ET SÉGOLÈNE ROYAL AU SECOND TOUR
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PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'affronteront le 6 mai pour succéder à Jacques Chirac, qualifiés au terme du premier tour de la présidentielle marqué par une participation massive, la rémanence de la bipolarisation droite-gauche et le net recul du Front national.

Le candidat de l'UMP a recueilli plus de 30% des suffrages, selon des résultats partiels portant sur 84,96% des inscrits, et la candidate du Parti socialiste plus de 25%. Tous deux, âgés respectivement de 52 ans et 53 ans, incarnent une nouvelle génération politique.

Nicolas Sarkozy, qui paraît avoir largement mordu sur l'électorat d'extrême droite, réalise le meilleur score au premier tour d'un candidat de droite depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et surclasse Jacques Chirac, dont la meilleure performance au premier tour était de 20,84% en 1995.

Ségolène Royal efface le "traumatisme" du 21 avril 2002 à gauche, dépasse le score cumulé de Lionel Jospin, Christiane Taubira (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MDC) en 2002, et s'approche du score de François Mitterrand en 1981 (25,85%).

Le réflexe du "vote utile" semble avoir joué à plein après la dispersion de 2002 et lamine la gauche de la gauche, dont seul Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), émerge avec un score équivalent à celui de 2002 (4,25%).

Ce scrutin, marqué par une mobilisation exceptionnelle de l'électorat à plus de 84%, illustre l'ancrage du clivage droite-gauche dans le paysage politique en dépit de la percée de François Bayrou, qui perd son pari du "ni droite ni gauche".

"VENEZ HOMMES ET FEMMES DE FRANCE"

Le candidat de l'UDF arrive en troisième position avec plus de 18% des suffrages, mais il triple pratiquement son score de 2002 (6,84%), ce qui valide sa stratégie d'indépendance.

Après la qualification-surprise de Jean-Marie Le Pen en 2002 avec 16,86% des voix, le Front national enregistre un net recul à moins de 11%. Jean-Marie Le Pen, qui avait régulièrement progressé dans les urnes, subit son premier camouflet électoral depuis sa première candidature de 1974.

Nicolas Sarkozy a lancé un appel à "tous les Français de bonne volonté" pour qu'ils "s'unissent" à lui le 6 mai.

"Cette France fraternelle, ce rêve français, j'invite tous les Français de bonne volonté, quelles que soient leurs origines, quelle que soit leur croyance, quel que soit leur parti, à s'unir à moi pour qu'ensemble nous puissions la bâtir", a-t-il déclaré lors d'une allocution au QG de l'UMP, avant de s'offrir une traversée de Paris en voiture, comme le fit Jacques Chirac au soir de sa victoire en 1995.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, qu'une rivalité farouche opposait à l'ancien ministre de l'Intérieur, a salué son "excellent score". "C'est la victoire du parler vrai", a estimé l'ancien Premier ministre Alain Juppé, autre figure du dernier cercle chiraquien.

Un front anti-Sarkozy s'est dessiné dès dimanche soir : Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Arlette Laguiller ont appelé à voter Ségolène Royal, tandis qu'Olivier Besancenot et le leader altermondialiste José Bové invitaient à "faire barrage" au candidat de l'UMP, sans se prononcer formellement pour la candidate du PS.

Ségolène Royal a dit "tendre la main" à "toutes celles et ceux qui pensent comme moi non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus".

"Venez hommes et femmes de France, de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et toutes origines! Venez forces vives de notre belle nation! Serrons-nous les coudes! Ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. Ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin", a-t-elle lancé.

"IL Y A ENFIN UN CENTRE EN FRANCE"

Un débat télévisé opposera les deux prétendants le 2 mai. Selon un sondage Ipsos, Nicolas Sarkozy l'emporterait au second tour avec 54% des voix contre 46% à Ségolène Royal. CSA prédit une victoire sarkozyste à 53,5% contre 46,5% à sa rivale.

Jean-Marie Le Pen, qui donnera ses consignes de vote le 1er mai, a dit craindre que "les Français aient été abusés", visant Nicolas Sarkozy et ceux qui "se sont emparés des idées du FN".

"Je leur prédis avec tristesse des lendemains qui déchantent", a dit le président du Front national. "Les électeurs du FN ne se vendront à personne", a renchéri sa fille Marine.

François Bayrou, serein, s'est réjoui d'"une bonne nouvelle" pour la France et s'est gardé de toute consigne.

"A partir de ce soir, la politique française va changer et elle ne sera plus jamais comme avant", a-t-il déclaré. "Il y a enfin un centre en France". "Cette espérance que nous avons fait naître, j'en ai la charge je ne l'abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent".

Le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, soutien de Nicolas Sarkozy, a esquissé une première tentative de rapprochement en souhaitant que "les gens qui n'ont pas exactement les mêmes idées puissent travailler ensemble".

Le candidat souverainiste du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, n'a pas donné de consigne de vote. Il dépasse les 2%, alors qu'il avait réalisé 4,74% en 1995.

La communiste Marie-George Buffet recueille 1,92% selon des résultats partiels à 23h00 (3,37% pour Robert Hue en 2002), la candidate de Lutte ouvrière Arlette Laguiller 1,41% (5,72% en 2002), le candidat altermondialiste José Bové n'obtient que 1,34%. Le candidat du Parti des Travailleurs Gérard Schivardi est crédité de 0,36%.

La candidate écologiste Dominique Voynet réalise un faible score d'environ 1,57%, qui confirme l'érosion des Verts. En 2002, Noël Mamère avait recueilli 5,25%. Le candidat de Chasse Pêche Nature Tradition (CPNT), Frédéric Nihous, dispose d'environ 1,30% (4,23% pour Jean Saint-Josse en 2002).

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