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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 01:22
FRANCE-AFRIQUE: La fin d’une certaine histoire
(Sud Quotidien 21/04/2007)


Demain dimanche 22 avril, la France choisira les deux candidats qui devraient s’affronter pour un second tour le 6 mai prochain. Ce premier tour de la présidentielle dont la campagne houleuse a été clôturée hier, vendredi 20 mars, a cela de particulier qu’elle semble encore plus ouverte que sa devancière du 21 avril 2002 avec son parfum de scandale électoral qui a mis fin à la carrière politique brillante de Lionel Jospin, suivi quelques jours plus tard, du plébiscite de Jacques Chirac contre son adversaire inattendu, Jean Marie Le Pen.

Un plébiscite de fin règne pour clôturer la fin d’une génération d’hommes politiques qui ont fait leur temps. Voilà la leçon du scrutin de mai 2002. On n’osait pas y croire, mais les 80% obtenus par Jacques Chirac au détriment de Jean Marie Le Pen, sonnait mal dans les oreilles de certains Français obligés de se débarrasser d’un candidat au profit d’un autre. La présidentielle de cette année, par rapport à sans devancière, est encore plus ouverte parce que deux hommes Nicolas Sarkozy (Ump) et François Bayrou (Udf) et une femme Ségolène Royal (Ps) devraient se partager les suffrages les plus importants au détriment sans doute d’un Jean Marie Le Pen toujours là, mais qui a vu son discours, approprié par presque tous ses adversaires du moment. La France semble avoir opté pour le changement d’hommes et de femmes quoi qu’il arrive.

Un changement d’homme et d’époque

Près de cinquante ans après les indépendances, africaines, beaucoup, dans les rapports avec les dirigeants français qui ont fait l’histoire récente des ex-colonies, ont changé. La première nouveauté de cette élection-là vient du changement de générations avec le départ du dernier nabab, Jacques Chirac, ami de certains dinosaures de la vie politique africaine au pouvoir depuis la fin des années 1960 et qui s’accrochent encore. Ils ont nom Omar Bongo du Gabon et Paul Biya du Cameroun pour l’Afrique francophone. On peut citer aussi dans le monde arabe et le Maghreb, le président Ben Ali de Tunisie et les héritiers de Hassan II, garant de la monarchie marocaine.

Aujourd’hui, que ce soit François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou encore Jean Marie Le Pen qui gagne la présidentielle, la France devrait changer d’époque dans ses approches diplomatiques et politique du continent, mais également avec le monde. Une génération d’hommes politiques tant en France qu’en Afrique, s’en va. Une autre arrive. Plus jeune, plus responsable, plus au fait des affaires de bonne gouvernance. Çà change du coup, les rapports entre l’ancienne métropole et les anciennes colonies d’une part, mais encore entre les pays de la Françafrique.

Depuis les régimes de Guy Mollet dans les années 50 en passant Pierre Mendez France jusqu’à De Gaulle, Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac, la France a été très présente en Afrique tenant à bout de bras certains régimes de dictature, corrompus et caractérisés par l’absence de démocratie. Toutes choses à quoi on peut ajouter un certains nombre de scandales et de dérives qui ont contribué à affaiblir les positions françaises en Afrique de l’Ouest et dans le centre du continent.

La France d’abord…

Au delà du débat politique interne qui a été parfois violent et houleux, la France et ses leaders actuels ont choisi la France au lieu d’aller se jeter dans les mares boueuses du Zambèze et de l’Afrique. La France d’abord… « de toutes nos forces », pour paraphraser le candidat François Bayrou, là est l’enjeu.

Avec Ségolène Royal , Nicolas Sarkozy ou François Bayrou, ce sera avant tout la lutte contre les discriminations, le chômage, les problèmes de l’école et des enseignants, la recherche, le logement, l’immigration clandestine qu’il faudra stopper ou réduire à tous les coups. Voilà les vrais sujets. Tous les ont abordés avec leurs limites et leurs promesses. Mais, à court d’argent et très endettée, la France va se barricader sur ces questions là, même si c’est l’extrême gauche qui arrivait au pouvoir.

Les équations sont nombreuses sur cette question parce qu’aussi la France n’a plus le moyens de recevoir tous les ressortissants des pays de l’Union européenne qui le désirent surtout ceux de l’Est après l’élargissement de l’Union à 27 pays dont la Pologne, le Bulgarie, la Hongrie... Elle ne pourra non plus recevoir quelle que soient les promesses, tous les immigrés venus d’Afrique. La vérité est dite aussi sur ce point. Et dès son arrivée au pouvoir le 6 mai, le prochain président de la République française qui sortira vainqueur de ces deux matches du premier et du second tour, devrait hériter de ces dossiers brûlants auxquels on peut ajouter un dernier qui n’est pas une mince affaire, la gestion des banlieues, après les émeutes de l’année 2005 qui ont failli ébranler les bases de ce qui a fait jusque-là la réputation de la France : une certaine tolérance et une bonne qualité de vie.


Mame Aly KONTE

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 12:31

Christophe GAZAM-BETTY des Forces républicaines nouvelles donne son point de vue sur l'état de la RCA

 

 

 Christophe GAZAM-BETTY   Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

Citoyen centrafricain, je porte le nom de Christophe GAZAM-BETTY. Marié, père de trois (3) enfants, j'ai exercé des responsabilités au sein de la haute fonction publique nationale, entre autres, en qualité de Ministre de la Jeunesse , des Sports et de la Culture ainsi que d'Ambassadeur de la Centrafrique auprès de la République Populaire de Chine.

Confronté à la déliquescence des structures de l'Etat dans mon pays, aux graves atteintes aux droits de l'homme, à la mise à mal des valeurs républicaines et démocratiques par la volonté du Général François BOZIZE et les thuriféraires de son régime, j'ai décidé avec plusieurs compatriotes d'entrer en RESISTANCE. A ce jour, j'assume donc la coordination des Forces Républicaines Nouvelles (FRN) plate-forme de concertation stratégique des organisations en lutte multiforme contre le régime au pouvoir à Bangui.

Quelle analyse faites-vous de la situation politique en République Centrafricaine ?

La République Centrafricaine traverse l'une des périodes les plus négatives et dangereuses de son histoire politique. Alors que les élections libres et transparentes de 1993 ont permis au pays de faire son entrée dans le cercle des Etats africains réellement en voie de démocratisation et engagés dans le combat exaltant de lutte contre la pauvreté et pour le développement ; la rébellion et le coup d'Etat du Général François BOZIZE du 15 mars 2003 a mis un terme à ce processus. Aujourd'hui, la situation qui prévaut en Centrafrique correspond à ce qu'on pourrait qualifier de retour à « l'ancien régime » avec ses corollaires : l'autocratie, les arrestations arbitraires des citoyens, les emprisonnements et tortures d'opposants politiques, la tribalisation de l'administration civile et militaire, la pratique de crimes massifs à l'endroit de populations civiles supposées hostiles au pouvoir, par exemple les incendies des maisons à Bangui, à Paoua, à Birao par les éléments paramilitaires de la sécurité présidentielle, le musellement des organisations syndicales et des partis politiques de l'opposition par la terreur et la violence physique, le règne de la prédation économique et financière au plus haut sommet de l'Etat.

D'autre part, l'Etat centrafricain n'existe que de nom. Notre pays a perdu le peu qui lui restait de souveraineté nationale avec la rébellion et le coup d'Etat du 15 mars 2003. Depuis cette date, la République centrafricaine est occupée par des forces armées étrangères conventionnelles et non-conventionnelles, la gestion politique du pouvoir se fait en dehors du peuple centrafricain. C'est au sein d'un réseau impliquant des responsables politiques et militaires des pays tels que le Tchad, le Gabon, le Congo, la France , etc. que le présent et l'avenir de la Centrafrique se décident !

Ainsi, les Centrafricains assistent désabusés et inquiets à une régression totale des acquis des luttes démocratiques et patriotiques des années 90. En 4 années de règne, le Général BOZIZE a fait 10 fois pire que tous les précédents présidents réunis.

Qu'en dites-vous de l'accord signé à Birao entre le régime de Bangui et les rebelles ?Beaucoup pensent que cet accord est sans lendemain.

La Résistance nationale s'est fait violence pour cet accord militaire qui est un compromis opératoire et non un accord de paix. Les responsables de la Résistance ont voulu par cet acte donner la possibilité au pays pour le démarrage du dialogue politique global et inclusif sous une médiation internationale.

Malheureusement, à la lumière des dernières informations en notre possession, il semble que le Général BOZIZE et ses plus proches conseillers claniques envisagent seulement d'utiliser cette signature d'accord à Birao comme preuve virtuelle de leur « bonne volonté » auprès de la communauté internationale. Ceci dans le but inavoué de desserrer l'étau des pressions de plus en plus fermes de cette dernière sur leur régime. Mais ce que semblent oublier le Général BOZIZE et les siens, c'est que certains membres de la communauté internationale commencent à s'impatienter et ils n'entendent plus faire l'impasse sur les responsabilités directes du régime dans les derniers crimes de guerre à l'encontre de populations civiles commis particulièrement à Paoua et à Birao.

Je voudrais aussi faire remarquer que depuis la signature de l'accord de Birao, aucun acte concret, comme par exemple la libération des membres de la Résistance emprisonnés à Cotonou (Bénin) ou encore l'annonce d'ouverture officielle du dialogue politique n'a été posé par les tenants du régime. Donc, chacun en tirera les conséquences. Ce qui est sûr et certain, la Résistance ne peut envisager le désarmement de ses unités combattantes qu'après le dialogue politique et la mise en application des mesures globales qui seront collégialement retenues, notamment la présence des troupes étrangères, les réformes institutionnelles en vue d'une re-légitimation du pouvoir, les conditions d'une gouvernance transparente et équitable, etc.

Enfin, il est important de retenir que les accords de Syrte comme ceux de Birao n'ont pas abordé les fondamentaux de la crise nationale c'est-à-dire les problèmes liés à la gestion de l'Etat et de la nation centrafricaine. Ceci pour vous dire que l'entrée légitime en résistance armée ne se résume pas en termes de solution par le règlement des problèmes catégoriels, à savoir les distributions de galons aux soldats, l'énoncé d'une amnistie, les embrassades et le partage de pot de l'amitié. L'accord de Birao n'est qu'un premier pas, une ouverture, il faut donc bien se garder d'abuser de la presse en parlant d'accord de paix. C'est une fois de plus, une manipulation médiatico-politicienne du Général BOZIZE.

La politique du « ralliement/étouffement » des leaders de l'opposition politique et militaire pratiquée depuis longtemps au Tchad par le président Idris DEBY semble être aujourd'hui l'option stratégique adoptée par le Général BOZIZE. C'est dans ce sens qu'en signant ces deux accords militaires il pense pourvoir se tirer d'affaire face à la Résistance nationale. Mais, c'est une grave erreur de sa part. La Centrafrique n'est pas le Tchad même si ces deux pays ont des liens humains et historiques séculaires.

Lors de sa visite à Bangui, le secrétaire général adjoint des nations unies a tiré la sonnette d'alarmes sur les conditions de vie des habitants du nord, notamment de Paoua qui vivent dans la brousse comme des animaux sauvages,quelle est votre réaction à ce sujet ?

La situation décrite tant à Bangui lors de sa conférence de presse que dans son rapport de mission fait au siége des Nations Unies à New York par Monsieur John HOLMES, Secrétaire général adjoint de l'ONU est le condensé du bilan du régime de BOZIZE. C'est le résultat de ce que certains intellectuels et hommes politiques aveuglés par les attraits du pouvoir ont qualifié abusivement de « sursaut patriotique » ou encore de « libération » du 15 mars 2003. Le régime instauré en Centrafrique depuis plus de quatre années est le plus pire en terme d'atteintes graves aux droits de l'homme qu'ait connu le pays. Que de succession d'actes criminels, de crimes de guerre ! La communauté internationale a manqué de discernement et de vigilance à l'égard de ce régime issu d'un coup de force. Le despotisme et la mise au pas de toute opposition démocratique, l'acquisition de grandes quantités d'armes de guerre et la militarisation outrancière du régime grâce aux maigres ressources financières du pays, dont les crédits, aides et dons accordés par cette même communauté internationale n'ont suscité aucune indignation. L'aggravation de la paupérisation des populations ajoutée à la dissémination d'armes de guerre par le régime à travers tout le pays a transformé la Centrafrique en une véritable poudrière.

Le Collectif des Officiers Centrafricains Libres, organisation membre de la Résistance nationale, par la voix de son porte-parole, le commandant HASSANE Justin a demandé dans un Communiqué rendu public au mois de février dernier qu'un embargo sur les armes en Centrafrique soit décrété par l'ONU. Hélas, cet appel venant d'un officier supérieur centrafricain est demeuré lettre-morte. On préfère continuer à nous parler d'une prétendue conséquence de la « guerre du DARFOUR » sur la Centrafrique alors que la crise dans notre pays est endogène et que le Général BOZIZE et ses différents soutiens extérieurs en sont la cause et la solution. Ce que l'on ne veut pas voir ou dire sur la crise actuelle en Centrafrique au niveau de la Communauté internationale, c'est que toutes les unités combattantes de la Résistance nationale se sont servies et continueront de se servir dans les multiples dépôts d'armes de guerre disséminés sur l'ensemble du territoire national par le Général BOZIZE et non au DARFOUR où le Général Omar BECHIR ne donne absolument rien aux résistants centrafricains.

Ne pas contraindre les autorités centrafricaines à la bonne gouvernance c'est porter la responsabilité de la grave crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans toute la partie Nord-Ouest et Nord-Est du pays. D'ailleurs certains faits et actes posés par les hommes de la sécurité présidentielle relèvent du crime de guerre dont le Général BOZIZE et son neveu le « BOUCHER DE PAOUA » le capitaine NGAÏKOSSET devraient répondre. Que l'ONU diligente dans ces régions une enquête internationale indépendante avant de venir parler du DARFOUR qui n'a rien à voir avec la crise Centrafricaine. Que les autorités françaises qui donnent l'ordre à leurs avions de guerre Mirage ainsi qu'à leurs commandos spéciaux de bombarder et de ratisser la région Nord-Est fassent au moins preuve d'un peu d'humanité en prenant le devant de l'assistance humanitaire à Birao mis à feu et à sang pour sauver le pouvoir inique du Général BOZIZE. D'autant que ce dernier ne se gène pas pour dire à qui veut l'entendre qu'il jouit du soutien sans faille des autorités françaises actuelles.

Doit-on envisager le départ du Bonuca,comme le préconisent certaines ONG ?

L'institution en elle-même n'est pas si mauvaise que cela. Même si son budget de fonctionnement aurait mieux servi pour le règlement de vrais problèmes sociaux tels que la réhabilitation et/ou fournitures en matériels de centres de santé rurale, des établissements scolaires ou encore le paiement d'arriérés de salaires des agents de l'Etat, de bourses des étudiants, plutôt que de nourrir des fonctionnaires internationaux qui vivent à Bangui dans l'opulence ostentatoire et franchement insultante pour la grande majorité des Centrafricains.

Le séjour si prolongé à Bangui du Général sénégalais Lamine CISSE qui est à la tête du BONUCA depuis fort longtemps a fini par devenir contre productif. En effet, ce dernier a atteint un niveau de proximité, d'intimité et finalement de complicité avec quasiment tous les principaux acteurs politiques et militaires nationaux et étrangers de la crise centrafricaine, ceci est particulièrement si vrai avec le Général BOZIZE ; qu'il n'a plus la lecture objective des situations d'où ses rapports partisans. Il faut redéfinir les objectifs et la mission du BONUCA et procéder à la rotation de ses fonctionnaires au plus haut niveau sans humilier qui que ce soit. Il y'a de l'usure. L'ONU à travers le BONUCA doit être plus vigilent sur l'intégrité de ses représentants tout comme sur leur manière d'être et de faire en matière de relation avec les autorités gouvernementales ainsi que toute la classe politique et sociale de notre pays.

Que préconisez-vous pour une sortie de crise dans votre pays ?

Pour qu'enfin on retrouve le chemin de la paix, de la légitimité du pouvoir, de la stabilité des institutions et de la relance du processus de développement, seul le dialogue Inter-Centrafricain où les vrais problèmes militaires et politiques de la Centrafrique peuvent être posés avec des propositions de solutions dans un cadre consensuel. Ce dialogue ne pourrait atteindre pleinement ses objectifs que s'il est accompagné fortement par la communauté internationale à travers un mécanisme de parrainage en rupture avec les exemples du passé. Lesquels si l'on s'en tient aux faits ont tous échoués. D'autre part, si nous voulons sortir la Centrafrique de la crise, il nous faut ensemble construire une Nouvelle République sur des bases citoyennes et patriotiques. Une République acceptée et partagée par toutes les forces vives du pays.

Avez-vous un message à faire passer ?

Mon message est simple. Le Général BOZIZE doit résolument se mettre à l'écoute du peuple souverain de Centrafrique et arrêter de vassaliser le pays à ses prétendus protecteurs, particulièrement le président du Tchad Idris DEBY. Il serait plus crédible et véritablement honorable pour lui de se vanter du soutien des populations centrafricaines, des officiers et hommes de troupe des Forces armées nationales (FACA) plutôt que de l'appui toujours éphémère des dirigeants d'autres Etats, de corps expéditionnaires du Tchad, du Gabon, du Congo ainsi que de commandos spéciaux français et des mercenaires étrangers qui le portent à bout de bras.

Au peuple centrafricain, je lance un appel pour un soutien actif et multiforme à la Résistance nationale. Qu'il sache que ses filles et ses fils des unités combattantes qui se battent sur le terrain ont besoin de sa compréhension et de son adhésion. Nous luttons pour la re-fondation de la République et non la politique du ventre. Le 15 mars 2003 et sa suite constituent un accident dans notre histoire nationale. C'est pourquoi, nous avons le devoir absolu de refermer très vite cette parenthèse.
  Jeudi 19 Avril 2007  Propos recueillis par Adrien de Serges G Poussou 

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 18:05
Hémorragie des cadres et déliquescence accélérée du pouvoir de Bozizé
(Centrafrique-Presse 18/04/2007)


Le régime de Bozizé est réellement en train de vaciller non pas seulement et forcément sous les coups de boutoir assénés par la résistance armée de l’UFDR et de l’APRD mais par un propre phénomène d’auto-destruction suicidaire en somme, des principaux piliers du régime bozizéen en place depuis la fameuse « transition consensuelle » au lendemain du coup d’état du 15 mars 2003. La preuve ou la manifestation en date de cette situation est le prétexte offert par le décès le lundi 16 avril à Paris du secrétaire général de la présidence Charles Hervé Wénézoui, l’une des têtes pensantes du pouvoir bozizéen. Certains piliers du régime Bozizé qui ont cru devoir prendre part aux travaux du comité préparatoire des obsèques ont fait l’objet de menaces de la part de « gbaya boys » armés et excités à tel point que Bozizé lui-même a dû donner discrètement des instructions pour la protection de certains dignitaires.
Depuis quatre mois où ce dernier, gravement malade, avait été évacué à Paris, non seulement son poste est resté vacant car aucun intérimaire n’a été désigné mais le directeur de cabinet de Bozizé Jean Eudes Téya, le ministre de la communication Karim Meckassoua, tous deux ministres d’état ainsi que le directeur administratif et financier à la présidence Gilbert Bomayako, ont été soupçonnés et même accusés par le clan bozizéen de l’avoir envoûté. Aussitôt la nouvelle de la mort de Wénézoui connue, à l’exception de Karim qui était déjà arrivé à Paris trois jours plus tôt, Jean Eudes Téya et Gilbert Bomayako ont juste eu le temps se mettre à l’abri car quelques énergumènes très excités du clan bézambéen voulaient les agresser. Depuis lors, ils ne peuvent plus mettre pied à leurs bureaux au palais présidentiel. En clair, Bozizé n’a plus de dircab, ni de SG ni de DAF à la présidence. Plus grave, les deux ministres d’état Karim Meckassoua et Jean Eudes Téya n’étaient pas au courant du départ à Birao de Bozizé le vendredi 13 avril où il devait rencontrer Zakaria Damane pour signer un accord de paix avec l’UFDR.
S’agissant de Karim Meckassoua, son domicile sis au quartier Sambo au Km5 a été fouillé en règle le mardi 17 avril par le procureur de la République accompagnés de deux véhicules bourrés de gendarmes et de militaires. Bangui grouille actuellement de rumeurs de toutes sortes le concernant. D’aucuns disent qu’il aurait fui le pays pour la France ; d’autres prétendent qu’il serait parti officiellement pour des soins médicaux en France. Une chose est sûre, il avait réuni ses collaborateurs du ministère de la communication le matin du jour de son départ de Bangui, pour les informer de son départ. Il leur a également dit que c’était par hasard qu’il avait appris que Bozizé allait partir à Birao le lendemain.

On a ainsi la preuve que Bozizé n’a plus confiance en ses deux ministres d’état. Tout indique qu’il a goupillé son projet et le programme de signature de l’accord de paix avec l’UFDR à Birao dans le plus grand secret avec juste les membres de son clan tout en excluant ses proches collaborateurs officiels que sont les ministres d’état Téya et Meckassoua. Tout un chacun, surtout les intéressés, peut en tirer les conclusions qui s’imposent d’une telle situation. Pourtant il n’y a pas si longtemps le 15 mars dernier, à l’occasion de la commémoration du quatrième anniversaire de son coup d’état, Bozizé s’en était retourné à Sido flanqué de Anicet Parfait Mbay actuel ministre des transports et Karim Meckassoua, qui y allaient chacun de son bon souvenir en vantant les circonstances de la rébellion et de leur arrivée au pouvoir dans les conditions que l’on sait. Parti en mission à Libreville avant la disparition de Charles Hervé Wénézoui, le retour au bercail de Parfait Mbay est attendu avec impatience. Fera-t-il aussi l’objet d’une agression par les excités du clan bozizéen, lui qu’on taxe d’être un ministre « rebelle ».

Après l’éjection du pouvoir de son ancien ministre délégué aux affaires étrangères, ex conseiller en communication et porte parole Guy Moskit, en France depuis plusieurs mois, Karim Meckassoua vient aujourd’hui le rejoindre à Paris. Edouard Franck, conseiller juridique de Bozizé qui se trouvait également en France depuis plusieurs semaines officiellement pour raisons de santé, a demandé un asile politique auprès de l’OFPRA qu’on lui a refusé. La question se pose de savoir pourquoi tous ces dignitaires du régime bozizéen quittent-t-ils le navire à cette fréquence et maintenant ? Bozizé a du souci à se faire !

© Copyright Centrafrique-Presse

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 21:25

Du rififi dans le camp bozizéen autour du décès de Charles Hervé Wénézoui (C.A.P)

 

Bangui, 17/04/07 (C.A.P) – L’annonce du décès le 16 avril courant à Paris du secrétaire général de la présidence Charles Hervé  Wénézoui a fait à Bangui l’effet d’une bombe sur le clan bozizéen.

Sans chercher à s’informer sur les causes médicales ayant entraîné la mort d’une des têtes pensantes du clan bézambéen, quelques énergumènes de l’entourage de Bozizé se sont immédiatement mis en tête de rejeter sur le dos du directeur de cabinet de Bozizé, Jean Eudes Téya les raisons du décès.

Ce dernier mis au parfum des menaces sur sa personne a dû quitter son domicile dans la capitale pour se mettre à l’abri. Depuis, il ne peut même plus mettre pied à son bureau à la présidence de la République.
 

Les contradictions dans le camp bozizéen ont atteint un tel degré d’exacerbation que Jean Eudes Téya qui est officiellement le dircab de Bozizé ne détenait pas la réalité du pouvoir dans le cabinet présidentiel. C’était le défunt Charles Hervé Wénézoui qui était le véritable patron du cabinet présidentiel, faisant le beau temps et la pluie.

Depuis le déclenchement des ennuis de santé de ce dernier qui ont conduit à son évacuation en France au début de l’année 2007, le clan bézambéen accusait presque ouvertement le dircab Jean Eudes Téya de n’être pas pour rien dans ses problèmes de santé.

Avec Théodore Dabanga et Michel Koyt entre autres, Jean Eudes Téya fut un des créateurs de la Convergence KNK, instrument de propagande politique qui a permis au candidat François Bozizé d’être candidat et de prendre part à la mascarade électorale de 2005.

Les observateurs s’attendaient de voir Jean Eudes Téya prendre la direction de campagne de Bozizé mais c’est un outsider, Job Isima qui a été choisi. De même, contre toute attente, c’est Elie Doté que Bozizé a préféré nommer Premier ministre alors que presque tout le monde voyait Jean Eudes Téya.

Ce dernier qui a dû se contenter jusqu’ici que de lot de consolation quand bien même il fût nommé ministre d’état dans le gouvernement Elie Doté après l’investiture de Bozizé, doit garder quelque amertume quant à son engagement politique derrière Bozizé qui s’apparente de plus en plus à une pure et simple aventure ou un égarement.

Pour boucler la boucle et se faire un aperçu de l'ambiance qui règne dans la galaxie bozizéenne, le ministre d'état chargé de la communication Karim Meckassoua a quitté jeudi dernier Bangui pour Paris où il prétend se rendre pour des soins médicaux. Il n'en faut pas davantage pour qu'il soit soupçonné après son départ d'avoir fui et le clan est sur le qui-vive. Son domicile banguissois aurait même fait l'objet de fouille et serait à présent étroitement surveillé. La confiance règne

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 20:35

Les députés de l'opposition demandent au président Kabila d'éclaircir sa position
(Xinhuanet 17/04/2007 )
( 17/04/2007 )


Les députés de l'opposition demandent au président congoalais, Joseph Kabila, d'avoir une position claire afin de décrisper le climat politique pour une démocratie apaisée en RDCongo.

Le député du Mouvement de libération du Congo (MLC, opposition), Delly Sesanga, qui intervenait lundi à la station de radio privée TOP Congo a fait savoir que l'opposition a décidé de poursuivre sa suspension aux travaux de l'Assemble Nationale estimant que la conférence des présidents des commissions des permanents et des groupes parlementaires tenue samedi dernier à cet effet, n'a pas trouvé des solutions devant garantir leur sécurité

Le député Sesanga dénonce une certaine complaisance dans l'affaire d'agressions des membres de l'opposition et dans celle d'occupation par les éléments de la garde présidentielle (GSSP) et la police Nationale (PNC) du siège du MLC.

Lorsqu'un député a été appréhendé par les forces de l'ordre dans les conditions déshonorantes et gardé pendant plusieurs heures, il faut que ces agents de l'ordre soit sanctionnés, a-t-il souligné, ajoutant que le siège d'un parti d'opposition (MLC), gardé par les éléments de la GSSP et de la PNC doit être libéré afin de permettre à l'opposition de faire son travail.

La conférence des présidents tenue samedi dernier, rappelle-t- on, a mandaté le bureau de l'Assemblée Nationale d'entreprendre toutes les actions nécessaires auprès des autorités du pays pour sécuriser tous les hommes politiques, les membres de l'opposition, les membres du gouvernement ainsi que l'ensemble de la population, de décrisper le climat politique en restaurant le dialogue au sein des instances pour résoudre les problèmes de la Nation et de faire revenir à l'Hemicycle les députés de l'opposition pour la poursuite des travaux.

Les députés de l'opposition ont suspendu leur participation vendredi dernier aux travaux de l'Assemblée Nationale pour protester contre l'insécurité et les agressions dont sont victimes des membres de l'opposition.


© Copyright Xinhuanet

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 19:15
Les pouvoirs votent Sarkozy, les opposants Ségolène

Le Patriote No. 2263 du Mardi 17 Avril 2007
Evidemment, la plupart des hommes politiques subsahériens se gardent bien de dire à qui va leur préférence à quelques jours du premier tour de l’élection français. Le résultat est trop incertain. Il ne faut surtout pas insulter l’avenir… Mais, une fois n’est pas coutume, cette élection passionne et divise. Pour beaucoup d’observateurs, ce n’est pas « blanc bonnet et bonnet blanc », comme au temps de la cohabitation Chirac Jospin. Aujourd’hui, il y a un vrai enjeu, comme en 1981 Sarkozy-Royal, c’est un peu le remake de Giscard-Mitterand.
D’un côté, beaucoup de chefs d’Etat « votent » à droite- à l’exception très probable de l’Ivoirien Laurent Gbagbo et du Rwandais Paul Kagamé. De l’autre, beaucoup d’opposants votent certainement à gauche. Pour l’instant, peu se prononcent pour François Bayrou, il n’est pas encore assez connu.
Pourquoi ce clivage ? Pas seulement à cause du discours de Sarkozy sur l’immigration et contre les sans-papier. Le débat est plus fondamental. «En Afrique, les gens au pouvoir sont pour le statu quo, donc pour l’héritier de Chirac », analyse l’homme politique tchadien Saleh Kebzabo, « En revanche, beaucoup d’opposants pensent que la nouvelle génération des socialistes français pourra les aider à se débarrasser des régimes africains en place ».
Qui « votre » Sarkozy ? Sans aucun doute, les chefs d’Etat dont le régime tient avec l’aide de l’armée française. «La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis, au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires », a affirmé Ségolène Royal dans Témoignage chrétien en février. Quant la candidate socialiste propose de renégocier les accords de défense et de coopération militaire entre la France et ses partenaires africains, on devine aisément la réaction d’un Idriss Déby Itno ou d’un François Bozizé.
Autres partisans très probables du candidat UMP, les chefs d’Etat qui sont dans le collimateur de la justice française, à l’exception sans doute de Kagamé. Denis Sassou NGuesso n’oublie pas que Chirac est intervenu personnellement, une nuit d’avril 2004, pour faire libérer le directeur de la police congolais, Jean-Franois Ndengué, poursuivi par un juge d’instruction français dans l’affaire du Beach. L’Angolais José Edouardo Dos Santos garde une vieille rancune à l’égard de Joseph, l’homme qui a autorisé le ministère français de la Défense à porter plainte contre le marchand d’armes Pierre Falcone en 2001. Et, à tort ou à raison, le Djiboutien Ismaël Omar Guelleh fait sans doute le calcul que, si la droite reste au pouvoir, la justice française Bernard Borrel en 1995.
Bien sûr, les fins connaisseurs de la politique française savent que Sarkozy n’est pas le clone de Chirac. Il est plus imprévisible. Surtout, dans son discours de Cotonou, en mai 2006, il a dénoncé « le paternalisme » et « les réseaux d’un autre temps ». Mais quand ils viennent à Paris, le Gabonais Omar Bongo Ondimba et le Congolais Denis Sassou Nguesso ne manquent pas d’inviter le président de l’UMP à déjeuner au Bristol ou au Meurice. Du reste, Sarkozy ne sen cache pas. « J’apprécie les présidents Amadou Toumani Touré, Boni Yayi, Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou N’Guesso et quelques autres », confiait-il à Jeune Afrique en novembre dernier.
Avec Abdoulaye Wade, la relation est plus complexe. A la fois plus proche et plus distante. L’an dernier, les deux hommes se sont frottés sur le concept de « l’immigration choisie », proposé par la France, puis se sont réconciliés sur celui de « l’immigration concertée ». En février, pendant la campagne-présidentielle au Sénégal, Sarkozy a envoyé un message de soutien au candidat Wade. Rien de plus normal entre deux hommes politiques qui affichent leurs convictions libérales. Mais quand l’ancien ministre français Olivier Stirn a lu le message à la tribune du dernier meeting électoral de Wade, la foule s’est tue d’un seul coup. Pas un bruit, pas un applaudissement. Dans le pays d’où partent les pirogues pour les Canaries, la droite française n’a pas bonne presse. «Avec Sarkozy au pouvoir, tous les émigrés devront rentrer, clandestins ou pas », dit-on à Dakar. Autant dire qu’aucun homme politique sénégalais ne soutient publiquement le candidat Sarkozy, pas même le libéral Idrissa Seck.
Du côté de Royal, les supporteurs subsahariens les plus nombreux viennent de l’opposition. Si celle-ci est socialiste, on affiche même les couleurs. Au Sénégal, Ousmane Tanor Dieng a reçu chaleureusement la candidate française à la Maison du Parti socialiste en septembre dernier. Au Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, lui-même candidat à la présidentielle du 29 avril dans son pays, ne cache pas ses affinités avec la « camarade » française. Un autre opposant malien glisse : « J’aurais préféré qu’elle ait plus d’étoffe, mais j’espère quand même qu’elle passera. ». Au Cameroun, John Fru Ndi ne fait pas mystère de sa préférence pour la gauche, bien que Mitterand l’ait toujours tenu en lisière. Il est vrai que son adversaire, le président Biya, est un vieil ami de Chirac. En fait, la relation à Chirac est déterminante dans le choix de beaucoup d’hommes politiques. Certes, Gbagbo est un déçu de la gauche française. Depuis que le premier secrétaire socialiste François Hollande l’a jugé « infréquentable » et a limogé son ami Guy Labertit de l’appareil du PS, le président ivoirien ne parle plus qu’avec quelques mitterandiens comme Roland Dumas, l’ancien ministre des Affaires étrangères. Mais pour Gbagbo, la compagne de Hollande reste tout de même la candidature du moindre mal.
Tout vaut mieux qu’un héritier de Chirac, l’ennemi intime, l’ennemi de toujours. A l’inverse, Henri Koan Bédié et Alassane Ouattara espèrent sans doute que Sarkozy l’emportera. Entre le président du RDR (Rassemblement des Républicains) et celui de l’UMP, la relation d’amitié est ancienne. 3Je connais Alassane Ouattara depuis l’époque où il était le directeur adjoint du FMI, dit Sarkozy. Et je pense qu’il fait partie de ces hommes qui font honneur à l’élite africaine. » (Voir J.A. n°2391)
Paul Kagamé a-t-il une préférence ? Pas sûr. Ses rapports avec Chirac sont exécrables. Mais ses relations avec Mitterand n’étaient pas meilleures. En fait, le président rwandais se déterminera en fonction de celui ou de celle qui acceptera de poser un acte de repentance après le génocide de 1994. Avec Sarkozy, c’est hautement improbable. Avec Royal ?...
Reste l’inconnue Bayrou. Si le candidat centriste l’emporte, beaucoup de Subsahariens seront désorientés. Pour une raison toute simple : ils ne le connaissent pas. Bayrou n’a guère voyagé en Afrique. Il avait programmé une visite au Bénin ce mois-ci, mais elle a été annulée, faute de temps. Une exception tout de même : le Darfour, où il s’est rendu en février 2005. Le mois dernier, le candidat « ni droite ni gauche », a agité la menace d’un boycottage des jeux Olympiques de Pékin si la Chine continue de soutenir le régime soudanais. Comme Royal. Bayrou est-il l’homme qui ne fréquente pas la « Françafrique » ? Pas si simple. Depuis quelques années, il rend visite régulièrement à Omar Bongo Ondimba quand celui-ci vient à Paris. Il est vrai que le président gabonais est l’ami de beaucoup d’hommes politiques français…
(Source Jeune Afrique)
 
 
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 22:53

 

Le climat de terreur à Kinshasa inquiète les occidentaux
(Congo Inter 16/04/2007)
( 16/04/2007)


Alors que le ministre belge des affaires étrangères Karel de Gucht a exprimé ses désaveux à l'égard de Joseph Kabila en lui reprochant publiquement d'avoir mis Kinshasa à feux et à sang faisant des victimes au sein de la population juste pour assouvir la soif de vengeance des faucons de son entourage et à Jean-Pierre Bemba de mépriser le tenant du pouvoir, mais en des termes très diplomatiques. Ce qui a une fois de plus provoqué la colère du président Kabila, qui a presque humilié le ministre belge en le recevant tardivement. Dans la culture congolaise, recevoir quelqu'un avec un grand retard alors que vous êtes là est presqu'une insulte .

La garde prétorienne de Kabila pompeusement appellée garde républicaine sème la terreur à Kinshasa, le siège du MLC ainsi des télévisions CCKT, CCTV , radio Libérté est occupé par les éléments de la garde de Kabila après la forfaiture qu’il vient de commettre sur le sénateur Bemba ex-candidat aux dernières élections présidentielles, signataire comme lui des accords sur les garanties sécuritaires d’un chacun des récipiendaires, entre les deux tours, desdites présidentielles, sous les hospices de la ''communauté internationale''. Les nouveaux espoirs suscités par l’avènement d’un Etat de droit pointaient à l’horizon mais la barbarie des tenants du pouvoir décuple pour annihiler toutes formes d’expression démocratiques. Ainsi tous les espoirs du peuple congolais pour contribuer à la reconstruction du pays devenaient malheureusement vains. Les actions de Kabila consiste désormais à intimider la population. L'insécurité, reglèments de compte, disparitions, pillages et tueries sont devenues monnaie courantes à Kinshasa après la défaite des éléments de la garde de Bemba contre l'armée de Kabila appuyé par les soldats angolais.

''Le Kabila d'avant les élections n'est pas celui d'après les élections'' a avoué le président lors de son dernier point de presse aussitôt les ambassadeurs européens sont montés au créneau pour denoncer l'usage précipité de la force par le camp Kabila. Au siège de l'union européenne à Bruxelles, Joseph Kabila commence à agacer même ses propres parains. L'un d'eux sous couvert d'anonymat, a dit ''au prochain dérapage du gouvernement , nous réagiront''. Est-ce un message? Car les occidentaux ne veulent plus de politiciens qui ont conduit le pays dans le chaos et la guerre. C'est une ambiguité quand on sait que c'est un fiasco pour cette entrée dans la troisième république où d'aucuns ont cru vivre dans la démocratie. Tous ceux qui, par précipitation, sans effort de réflexion, ou tout simplement ayant été corrompu ont trahi leurs convictions personnelles payeront un jour leur comportement actuel. Wand and see...

Par Aristote Muana

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 14:11

L'ACCORD DE PAIX DE BIRAO: TEXTE INTEGRAL



L'ACCORD DE PAIX DE BIRAO: TEXTE INTEGRAL
 
Accord de Paix

Entre

Le Gouvernement de la République Centrafricaine
Et
Le Mouvement Politico-Militaire ci-après :
Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR)

Préambule

Considérant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de l'Union Africaine, de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) et des résolutions nationales relatives au règlement pacifique des conflits, notamment les recommandations fortes du Dialogue National et le Code de Bonne Conduite ;

Conscients de la nécessité du dialogue pour l'instauration d'une paix durable sur l'ensemble du territoire national, condition essentielle à la reconstruction du pays et à l'édification de la démocratie ;

Résolus à consolider l'Etat de droit, la bonne gouvernance, ayant pour corollaire le progrès social, le plein exercice des libertés fondamentales dans les conditions fixées par la Loi ;
Considérant la volonté constante de son excellence, le Général d'Armée François Bozizé, « Président de la République? Chef de l'Etat, réitérée dans son discours à la nation le 31 décembre 2006, de promouvoir la tolérance, le dialogue et la réconciliation de tous les fils de Centrafrique ;

Le Gouvernement de la République Centrafricaine et l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement conviennent de ce qui suit :

Art. 1er : L'arrêt immédiat des hostilités et l'abstention de tout acte militaire ou tout autre forme de violence, et l'arrêt de toutes campagnes médiatiques de nature à nuire aux efforts visant à faire prévaloir l'esprit de fraternité et de concorde.

Art 2 : Le cantonnement des troupes de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement dans un endroit sur le territoire national à convenir entre les deux parties en attendant leur intégration dans les rangs des forces de défense et de sécurité, ou leur réinsertion dans la vie civile.

Art 3 : La mise en place d'un programme urgent et prioritaire de :

Création de conditions de réhabilitation des combattants de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement et leur intégration dans les rangs des forces de défense et de sécurité et des formations paramilitaires conformément aux textes en vigueur ;

2. Réhabilitation dans leurs droits des militaires centrafricains radiés et des fonctionnaires civils de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement dans leur formation et cadre d'origine ;

3. Création de conditions de retour, de réinstallation et de réinsertion des personnes déplacées à cause du conflit.

Art4 : La libération des prisonniers politiques et la proclamation de l'amnistie générale à l'endroit des militaires et des combattants centrafricains de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement.

Art5 : La participation de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement à la gestion des affaires de l'Etat, dans un esprit de réconciliation et conformément aux dispositions de la constitution.

Art 6 : L'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement s'engage à renoncer définitivement à la lutte armée comme forme d'expression.

Art 7 : Les parties signataires mettent en place une commission de suivi de l'application du présent Accord. La Commission de suivi de l'application du présent Accord peut faire appel à toute personne qualifiée susceptible de l'éclairer.

Art 8 : En cas de divergence de vues sur l'application du présent Accord, l'une ou l'autre des parties peut faire recours au Conseil National de la Médiation. En cas de persistance de la divergence de vues malgré les efforts de la médiation nationale, l'une ou l'autre partie peut faire recours au Président du Comité AD HOC sur les questions centrafricaines, son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba,, Président de la République du Gabon dont le compromis s'impose à tous.

Art 9 : En cas de violation flagrante et délibérée, dûment constatée, des dispositions du présent Accord, imputable à l'une des parties, l'autre partie se désengage de toute application.

Art 10. : Le présent Accord de Paix entre en vigueur dès sa signature.

Il est ouvert à la signature de tout groupe, mouvement ou individu qui y adhère et accepte formellement toutes ses clauses.


Pour le Gouvernement de la République Centrafricaine
Général NDOUGOU Raymond
Préfet de l'Ouham Pende

Pour l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement
Zacharia Damane
Conseiller municipal à gordil

Accord de BiraoA
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 13:53

COMMUNIQUE DE PRESSE DES FRN SUR L'ACCORD DE BIRAO



FORCES REPUBLICAINES NOUVELLES
**************
Liberté – Paix – Fraternité
COMMUNIQUE DE PRESSE

Accord entre le Général Zakaria DAMANE et le représentant du Général François BOZIZE
Le 13 avril 2007, un accord militaire a été signé à Birao entre le Général Zakaria DAMANE, représentant de l'Etat-major intégré des unités combattantes de la Résistance Centrafricaine et le représentant du Général François BOZIZE, Chef de l'Etat.

Cet accord de principe, voulu et accepté par les responsables politiques et militaires de la Résistance Nationale, après de longues et difficiles discussions, s'inscrit dans la volonté patriotique de permettre un compromis opérationnel et technique nécessaire à l'ouverture du Dialogue revendiqué par toutes les forces vives centrafricaines qui est une donnée de base non négociable. Il est clairement admis que tous les points évoqués seront validés lors du dialogue politique et inclus dans l'accord de paix globale. La résistance continuera à maintenir sa capacité opérationnelle.

Par la signature de ce premier accord collectif avec le régime au pouvoir, les organisations de la Résistance ont voulu montrer leur réel désir de donner la possibilité à notre pays de sortir pacifiquement de la crise. Connaissant le caractère réfractaire du général Bozizé à tout dialogue arguant le parapluie et le soutien indéfectible et inconditionnel de ses amis dont la France qui le confortent par des bombardements massifs et aveugles du nord de la RCA .Les rapports indépendants de la communauté internationale sur ces crimes de guerre sont accablants pour Bozizé et les troupes d'occupation qui l'ont aidé dans son forfait ; de ce fait, le problème de la légitimité du Général Bozizé est posé. Ce n'est ni un remaniement ministériel, ni la distribution d'argent et de vivres et encore moins les déclarations sans suites et constantes du Général Bozizé qui lui permettront de re -légitimer son pouvoir et apaiser le pays qu'il a mis à feu et à sang depuis sa calamiteuse rébellion jusqu'à ce jour.
La résistance a pris un risque par cet acte mais demeure vigilante par rapport aux manœuvres dilatoires et la roublardise du Général Bozizé qui ne veut pas d'un quelconque dialogue.
Aucun acte concret n'a été posé dans ce sens par ce général qui ignore les règles élémentaires de la démocratie.

Il appartient désormais au Général François BOZIZE de montrer sa bonne foi par le respect des engagements pris, particulièrement : la libération rapide des deux responsables de la Résistance, Am Non Droko Djotodia et Abakar Sabone, détenus à Cotonou (Bénin) ainsi que l'ouverture sans délai du dialogue politique global et inclusif avec une médiation internationale.

Paris, le 14 avril 2007


Pour les Forces Républicaines Nouvelles,

Le Coordonnateur,
Christophe GAZAM - BETTY

Christophe GAZAM - BETTY
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 18:23

MARTIN ZIGUELE A ANNONCE SON RETOUR DEPUIS LYON EN FRANCE



Martin Ziguélé
A quand le retour de l'ancien Premier ministre et principal leader de l'opposition politique Martin Ziguélé ? La question est désormais sur toutes les lèvres, car le principal Challenger de François Bozizé à l'élection Présidentielle de Mai-juin 2005 paraît s'être confortablement installé à Paris et ne chercherait pas à regagner le bercail et ses ouailles du MLPC encore divisés sur des questions inutiles de leadership.
Car il faudra bien que Martin Ziguélé rentre à Bangui et organise sa troupe dans les perspectives prochaines de la Présidentielle et des législatives de 2010 qui promettent déjà d'être plus compliquées que les échéances de 2005. Le temps n'attend pas et qui veut aller loin ménage sa monture.
François Bozizé va mathématiquement aborder la seconde moitié de son quinquennat en occupant littéralement le terrain au nez et à la barbe de l'opposition politique qui reste terriblement coincer à Bangui où elle n'est visible qu'à travers une profusion de communiqués de Presse et quelques conférences de presse sans lendemain. Peut-être miserait-elle entièrement sur le dialogue politique. Mais celui-ci ne saurait être une fin en soi, étant entendu que les partis politiques sont créés pour conquérir, gérer et conserver le pouvoir au moyen d'élections libres et transparentes.
Or manifestement ni Martin Ziguélé ni ses affidés de l'UFVN ne paraissent vraiment pas pressés pour occuper le terrain politique afin d'y capitaliser les résultats honorables du candidat malheureux à la Présidentielle de 2005. De toute évidence, Matin Ziguélé préfère mobiliser les centrafricains de France tout en sachant que s'ils constituent une partie de l'électorat centrafricain, le gros de l'électorat se trouve sur le terroir national à Bangui, Damara, M'Baîki, Sibut, Berberati, Bambari, Kaga Bandoro, Nola Paoua, Mobaye , Bangassou, Birao et nous en passons, sans compter la multitude de communes rurales et de Villages…
Aux dernières nouvelles venues fraîchement de France et plus précisément de la ville de Lyon, Martin Ziguélé vient de tenir un grand meeting dans cette ville française où il aurait ameuté tous les militants et sympathisants résidant dans la localité et même dans toute la France.
Selon certaines sources, ce meeting viserait à donner la réplique à la campagne de communication qui a conduit récemment en France le ministre Aurélien Simplice Zingas, le ministre Gouadjika, le Conseiller Porte parole du Président de la République, M Cyriaque Gonda, le Conseiller à la Présidence en matière de jeunesse, M. Lévy Yakité et le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, M. Maleyombo.
A ce meeting il aurait reconnu publiquement les avancées réalisées par le régime de M. Bozizé avant de se mettre dans un second temps à détruire toutes ces avancées par des critiques tous azimuts soutenues par une volubilité et un débit de paroles hors pair. Le prototype de tout intellectuel avide de discours mirifiques, murmure-t-on dans les rangs du pouvoir et de la majorité présidentielle.
Selon toute vraisemblance, Martin Zinguélé n'aurait pas été tendre avec le régime de Bangui, mais n'a pas non moins essuyé des questions gênantes des représentants et sympathisants du pouvoir présents à ce meeting. Les cadres du P.NC.N mieux implantés dans la ville de Lyon auraient été les premiers à ouvrir les hostilités en tirant des salves lourdes à travers des questions qui rappellent au MLPC et aux sauvages Banyamulengues, sa responsabilité dans la braderie du secteur minier et forestier. Mais l'on sait que Martin Ziguélé a toujours nié toute responsabilité dans l'appel aux Banyamulengués et que cela dépendrait de la seule responsabilité de l'ancien Chef d'Etat-major des armées qui reçoit ses ordres du Chef suprême des armées, l'ex président Patassé lui-même.
Bref, querelle de cloches ou non ce serait au cours de ce meeting que Martin Ziguélé aurait de nouveau annoncé son retour au pays où devra se tenir un nouveau Congrès de réconciliation ou de refondation du MLPC par la mise à mort politique de l'ex président Patassé. Un événement politique en perspective.

Mercredi 11 Avril 2007
Jean Ding Kpi
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