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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 22:59
Reprise des cours - 15/1/2007
Le mouvement de grève des enseignants qui paralyse depuis deux mois les établissements scolaires du Gabon a été suspendu après l’ouverture de négociations avec le gouvernement, a-t-on appris lundi auprès d’un responsable du Syndicat de l’éducation nationale (Séna) gabonais.
 
"Le chef de l’Etat (Omar Bongo Ondimba) a accepté l’ouverture de négociations et la création d’une commission ad hoc, nous avions donc l’obligation de suspendre la grève jusqu’à la conclusion des discussions", a déclaré le secrétaire national du Séna, Guy Alain Nang Engo.
 
"Nous avons donc appelé tous nos adhérents à reprendre le travail dans leurs écoles à compter du mardi 16 janvier", a ajouté M. Nang Engo.
 
Le Syndicat de l’éducation nationale avait entamé la grève le 15 novembre pour obtenir du gouvernement l’ouverture de discussions sur le paiement des arriérés de salaires, l’intégration dans la fonction publique des jeunes enseignants et le versement d’une "prime logement" à certains agents.
 
Lancé à titre "d’avertissement", le mouvement s’était ensuite durci et transformé en arrêt de travail "illimité" pour dénoncer, selon le Séna, "l’attitude de mépris affichée par le ministre de l’Education nationale (Albert Ondo Ossa) vis-à-vis des enseignants et des syndicats".
 
Ce mouvement a très largement perturbé les écoles primaires et, à un degré moindre, les collèges et lycées du pays, faisant planer pour les élèves gabonais la menace d’une "année blanche", c’est-à-dire sans examen ou passage en classe supérieure.
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 22:43
Les craintes de l'opposition - 19/2/2007
Une vingtaine de partis et d'associations de l'opposition congolaise ont mis en doute vendredi le caractère "indépendant" de la nouvelle commission électorale dont le gouvernement a annoncé mardi la création.
 
Regroupés dans un Front pour une commission électorale indépendante, ces mouvements estiment que cette commission "n'a pas les pouvoirs et les prérogatives reconnus à un organe indépendant pouvant préparer les actes préparatoires indispensables à la tenue d'élections libres, transparentes et loyales".
 
Adopté mardi en conseil des ministres, le projet de loi gouvernemental, qui sera soumis au Parlement, modifie la loi électorale de 2001 et fait de la commission un organe "indépendant appelé à prendre des décisions, concernant l'organisation et la gestion des élections, en dehors de toute ingérence".
 
Le compte-rendu du conseil n'a donné aucune précision sur sa composition.
 
Dans sa déclaration, l'opposition a estimé que ce texte "ne (modifiait) nullement la loi électorale de 2001, qui avait consacré la mascarade électorale de 2002". Elle a demandé "au gouvernement de convoquer immédiatement et sans délai l'ensemble des partis politiques en vue d'une concertation devant donner un contenu consensuel" à la commission.
 
L'opposition, qui a remis en cause la régularité de tous les derniers scrutins organisés au Congo, réclamait depuis des années la création d'une commission indépendante.
 
Le président Denis Sassou Nguesso lui a récemment promis que le scrutin législatif prévu en juin serait "sain".
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 20:04
Pauvre Afrique que tu es ! Pauvres Africains que nous sommes !
(Leader Africa 19/02/2007)


Cannes d’apparence une grande ville Française, heureusement centre du reflet de la réalité du monde, coulisse qui nous dévoile le secret de notre monde où défilent des hommes, des femmes au visage humain. Bref ces critères identifiants dans lesquels se retrouvent bon nombre d’entre vous sont inconnus et loin d’être connus de mes modestes connaissances.

La marche silencieuse à Cannes, de ces chefs d’Etats caractérise beaucoup de choses, et tant de mauvais que de bon. Car reçu par un parrain incontournable d’un colonialisme idéologique en Afrique, tous les bandits des grands chemins et des longues dates se sont retrouvés pour deux à trois jours pour parler des crises Afro africaines dans un climat où nous avons retenu un constat fondé sur l’illusion et l’incertitude. Ces derniers nous ont démontré que l’attente du pauvre Africain reste toujours sur un terrain d’une relation Franco Africaine ; synonyme d’une longue tradition d’amitié et de fraternité, qui pour ma pauvre et digne Africanité et à mes yeux humains,signifie un non événement. Nous avons rituellement assisté à la monté excessive d’une prostitution idéologique des ces pauvres et indignes chefs des simulacres Etats africains, dont nous sommes ses enfants et ses ressources.
Cette marche qui a fait la une des média FRANCO-AFRICAINE nous indigne tous dans ce monde où la mondialisation frustre les Africaines et Africains, et à notre grand malheur l’Europe, l’Amérique et l’Asie étaient silencieusement au rendez-vous.

Face aux dynamismes des réseaux Euraméricaines le continent Africain semble perdu son intégrité territoriale, au profit d’une génération inconnue et méconnue de la génération Africaine.

Notre société est fascinante et fascine est confrontée à des multiples formes des malheurs affectant notre conscience continentale.
Notre Afrique que le reste du monde lui a confisqué ses enfants pour en faire des esclaves, ses terres pour des cultures des rentes et ses matières premières vouées à alimenter des véritables machines industrielles demeure abandonnée à son économie de subsistance à ses pauvres marchés locaux et à ses États détraqués. Aujourd'hui nul n'a besoin de l'Afrique; ni l'africain n'a aussi besoin que pour l'accompagner dans sa décadence.

Par ailleurs, ce que l’humanité doit retenir de cette promotion annuelle du capitalisme c’est qu’aucun problème ne serait résolu s’il n’y a pas une solution au déséquilibre Nord-sud. La paix dans le monde, n’était pas survenue à la fin de la guerre froide et ça ne peut se réduire seulement à la fin de la crise du Darfour.
L’assistance à l’étranger telle que nous l’avons connue semble transformer la notion de don à des pays moins développés qui doit laisser place à une coopération dans une relation mutuellement productive sur le plan économique. On ne compte plus aujourd’hui là où les situations ou les normes élémentaires des droits à la personne sont bafoués au nez et à la barbe de l’ONU et des Etats qui désormais coordonnent, idéalement, leurs efforts pour juguler ces drames humains.
Pour que l’Afrique puisse retrouver son Africanisme et sa dignité ses enfants doivent regagner le terrain de la révolte. Ils ou elles doivent s’initier aux valeurs et traditions du Sud, la contribution de chacune et chacun aux progrès de l’Afrique doit se faire par l’affirmation de son ardeur militante. Ces initiatives nous imposent le soulèvement de la diaspora Africaine dans son ensemble pour manifester, partout dans le monde, là ou sont confinées nos attentes pour le changement.
Nous allons dorénavant commencer par nous mobiliser au-delà des nos frontières artificielles engendrées sous le règne des colons et autres aventuriers des grands chemins. S’en prendre aux représentations mafieuses de nos semblant des Etats revient de plein droit à tous ceux qui croient en eux et que cela est susceptible d’apporter une prise de conscience générale pour que bientôt nos enfants pourront boire et donner à boire un bol de liberté, une gorgé de souveraineté et un soufflet de dignité.
L’opinion internationale sourde de nos cris de détresse et malvoyants des pratiques barbares infligées aux Africains est priée aussi de ne plus nous donner, ni des leçons, ni des directives qui nous détourneraient vers le silence, la résignation et le repli.
Nous sommes appelés à rompre avec le confinement total, le maintien et la mutilation de notre jeunesse dans un bunker suicidaire.
Cette mutilation permanente de nos engagements communs pour sauver l’Afrique doit être contrecarrée pour que cesse toute tentative d’agression gratuite prônée par les nations soi-disant démocratiques, civilisées et civilisatrices.
Les donneurs d’ordre doivent être rappelés à l’ordre, car nous détenons la raison de la masse Africaine, celle qui subie et souffre de tous gratuitement.

En conclusion, la situation actuelle de l'Afrique exige une réflexion et un engagement africain qui doivent être sincères et ambitieux dans tous les domaines car le sud de cet univers semble devenu orphelin du Droit et victime de l'exclusion. L’Afrique souffre, elle souffre d’indifférence et d’ignorance voir de l’immobilisme des Africains.

Vive la révolution Africaine pour que Vive l’Afrique Souveraine et Unie.
Mr Mahamat Adam Sultan
Opposant Tchadien
mbdoums@yahoo.fr
Tel: (0033) 633815779

© Copyright Leader Africa

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 19:53
A qui profite l'"Afrique qui gagne" ?
(L'Orient- Le Jour 16/02/2007)


En écho au Sommet Afrique France, un forum s'est tenu à Paris pour saluer « une Afrique qui change, qui bouge, qui gagne » (déclaration de Monsieur Chirac).

Et il est vrai que beaucoup de pays africains ont des ressources naturelles : bois, diamants, bauxite, uranium, coltan, pétrole, qui devraient leur assurer une vie libérée de « la terreur et de la misère».

Gagnant le villageois ogoni ou ijaw du delta du Niger ? Son pays est le 7ème producteur de pétrole du monde, et il n'est crédité pour vivre que d'un dollar par jour ; ses terres sont polluées par le pétrole brut, son air par les torchères de gaz, et ses protestations se heurtent à la répression des forces de sécurité sous le regard impavide de la plupart des entreprises multinationales et le silence des autorités judiciaires de son pays.

Gagnant l'adolescent sierra leonnais qui peine à retrouver une vie normale après un enrôlement forcé dans l'armée « régulière » ou dans un groupe de rebelles, dans un pays où l'extraction des diamants a longtemps été synonyme de mort, de viol, de torture, de disparition, car exercée au profit d'un commerce d'armes florissant ?

Gagnante la Darfouri, qui a dû quitter sa terre, pouvant s'estimer heureuse de ne pas avoir subi de viols, et qui vit confinée dans un camp, abandonnée par un gouvernement qui ne remplit pas ses premières obligations : celles de protéger ses propres populations ?

Gagnant le paysan tchadien qui a eu la malchance de naître à la frontière soudanaise et de perdre tous ses biens, d'être abandonné par son propre gouvernement et de vivre dans la terreur d'une prochaine attaque par les janjawids ou les groupes rebelles ?

Non, les populations ne sortent pas gagnantes de ces situations et l'Afrique qui se rend à Cannes n'est pas celle avec laquelle nous sommes solidaires. Il existe dans tous ces pays des femmes et des hommes qui veulent prendre leur destin en main, qui se battent pour l'avenir de leurs enfants, de leurs concitoyens ; ils sont de plus en plus nombreux. Mais qui entend les syndicalistes, les journalistes, les défenseurs des droits humains dans tous les pays africains ? Qui les écoute ? Leur propre gouvernement, au mépris des textes internationaux qu'ils ont signés, les considèrent comme des ennemis. Ils sont harcelés, arrêtés, torturés, tués, contraints à l'exil.

"Notre organisation n'est pas persuadée que le Sommet Afrique France répondra d'une manière ou d'une autre à l'immense besoin de sécurité et de liberté de ces populations. Nous nous interrogeons sur le rôle qu'entend jouer la France pour répondre à la société civile plutôt qu'aux gouvernements de ces pays : il serait temps que le gouvernement français prenne en compte concrètement les aspirations des populations africaines, fasse le choix de placer les droits humains au coeur de sa politique étrangère et de coopération" a déclaré Geneviève Sevrin, présidente d'Amnesty International France.

La primauté donnée aux stratégies économiques et commerciales, en ignorant les besoins de justice et de respect des droits fondamentaux des individus ne peut, à terme, qu'aller à l'encontre des obligations de bonne gouvernance prônées par le gouvernement français.
----------------------------------------------------------------------Organisme: Amnesty International

News Press 16/02/2007 15:21:00

© Copyright L'Orient- Le Jour

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 19:50

(L'intelligent d'Abidjan 19/02/2007)


L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire était hier, sur Onuci-Fm. André Janier a parlé du sommet France Afrique de l’après Chirac et de la Françafrique.

D’un côté, il y a 45 ou 50 chefs d’Etat et de l’autre il y en a un donc c’est normal que les plus nombreux pèsent plus que celui qui est seul.

Mais, je conviens avec vous aussi que la modification de l’expression avait aussi une explication logique contenu des évolutions naturelles des relations qui unissent le contient africain avec la France. Le monde évolue et ces relations internationales évoluent en même temps. Et en ce qui concerne l’Afrique et la France. Le monde évolue et ces relations internationales évoluent en même temps. Et en ce qui concerne l’Afrique et la France, c’est tout a fait normal qu’au moins ou réfléchissent à leur avenir et qu’on adapte l’évolution du monde aux spécificités de ces relations.

Alors selon vous les relations France-Afrique sont-elles sur une pente ascendante ou descendante ? Je n’aime pas beaucoup le terme France-Afrique, surtout quand on l’écrit en un seul mot. Pour moi et pour nous en France, cette expression parait aujourd’hui quelque peu dépassée. Elle a eu 100 ans, elle a vécu. Aujourd’hui, nous préférons parler comme je l’ai fait depuis le début de relation entre les pays du continent africain et la France. Mais, je répète aussi que nous disions tout à l’heure, à savoir que ces relations ont évolué depuis les indépendances et elles continuent à évoluer en France, mais aussi en Afrique. Il y a une réflexion intéressante et importante qui s’est engagée. Cela n’exclut pas, bon il y a un thème général de la conférence, il y a des réunions qui sont organisées autour de ce thème et sous thèmes et cela n’exclue pas et ce sont eux qui font l’intérêt de ce genre de rencontres en marge de la conférence dans les salons, un certain nombre d’entretiens séparés bilatéraux, et autres sur les sujets d’actualités du moment.

On parle d’africanisation à l’Elysée, c’est vrai ? Ce sont des expressions de journalistes que nous les diplomates refusons d’employer. On a écrit et c’est vrai aussi que cette conférence des chefs d’Etat d’Afrique et de la France sans doute la dernière à laquelle participera le président Chirac avait établi avec le continent Africain des liens tout à faire particuliers. Je dirai sentiments personnels, des relations très personnalisées avec la plupart des chefs d’Etat africain que le président Chirac tutoie et cela donne un relief un peu particulier à cette conférence.

Les journalistes dans certains journaux ont parlé des adieux du président Chirac à l’Afrique. Le président Chirac laisse son héritage, l’axe Abidjan-Kigali et parfois Pretoria qui ne manque pas de dénoncer les positions de Paris sur les problèmes africains ? Comme vous le savez les relations internationales bilatérales ou multilatérales connaissent des hauts et des bas dans tous les pays du monde à toutes les périodes. Nous n’allons pas entrer dans les détails ici. Les relations entre la Côte d’Ivoire et la France, on ne peut pas dire qu’elles sont mauvaises. Les relations entre les deux Etats, vous citez les Rwandais, c’est différent. Avec le Rwanda, le chef d’Etat rwandais a décidé de rompre les relations diplomatiques avec la France pour des raisons qui sui sont propres.

Regrettez-vous l’absence du président Laurent Gbagbo à Cannes ? Nous n’avons pas à commenter la présence ou l’absence du Président Gbagbo. Il a été invité officiellement à participer à la conférence de Cannes comme il avait été invité il y a deux ans à participer à celle de Bamako. Il y a deux ans, c’est le président Malien qui l’avait invité et cette année, c’est le président Chirac. Une invitation tout à fait officielle, la même qu’ont reçu tous les chefs d’Etat africains. Et le président Gbagbo nous a fait savoir qu’il avait décidé que ce serait le président du conseil économique et social, M. Laurent Dona Fologo qui présiderait la délégation ivoirienne à Cannes.

A l’heure du dialogue direct en Côte d’Ivoire, quelle est la position de la France sur le processus de sortie de crise ? J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs reprises qu’en répétant la déclaration des plus hautes personnalités françaises, que la France comme l’ensemble de la communauté internationale ne s’oppose pas au dialogue direct. Depuis le début de la crise en Côte d’Ivoire, nous avons dit et avons respecté que nous continuons à dire que la sortie de crise ne peut se faire que par les Ivoiriens. Il n’y a pas d’exemple dans le monde où on a réglé entièrement la crise de l’extérieur. Donc, le fait que les Ivoiriens aient décidé de dialoguer entre eux pour tracer la voie de sortie de crise, on ne peut que s’en réjouir. Et formuler des vœux pour que ce dialogue réussisse et débouche sur des résultats concrets. Ceci dit, la communauté internationale observe de près et avec intérêt le développement de dialogue. Elle se tient prête depuis le début de la crise à assister, à aider les Ivoiriens, s’ils le souhaitent. Mais, le salut viendra des Ivoiriens. Et si ce dialogue débouche sur un accord, tout le monde s’en réjouira à commencer par la France.

Le sommet Afrique-France de Cannes sera le dernier du président Chirac. Pour son successeur, ce sera la rupture ou la continuité avec le continent africain ? Non. La rupture sûrement, pas la continuité évidemment, parce les relations internationales dépassent de beaucoup la personnalité de tel ou tel acteur. Ils peuvent, ces acteurs déterminer un style ou un cadre particulier. Mais, ce sont les intérêts des pays où groupe de pays qui priment. La France qui est voisine de l’Afrique, qui a tissé au cours des siècles des liens très étroits avec le continent africain. Cela ne peut pas s’effacer parce qu’une personne change à la tête de l’Etat français ou d’un pays africain. Donc, l’intérêt de la France pour l’Afrique réciproquement survivra au changement si c’est le cas en France. Peut-être, il y aura un style déférent. Je remarque qu’à Paris, on va sauter une génération. Une génération d’âge. Quels sont les candidats actuels à l’élection présidentielle. C’est une nouvelle génération normalement qui devrait accéder à la présidence de la république. Et, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire. Je le vois bien ou encore je discute avec des Ivoiriens de telle ou telle génération. Les approches sont parfois un peu différentes. Le futur pensionnaire du palais de l’Elysée à paris n’aura pas connu les Forces de la colonisation. Et il observera le continent africain avec un œil nouveau. Mais, tant mieux, de même qu’en Côte d’Ivoire, il y aura à faire à la nouvelle génération pratiquement qui n’a pas connu aussi la colonisation. Mais, tout ça va dans le sens de l’histoire. Les fondamentaux ne changent pas puisque ce sont les intérêts politiques, économiques et des relations humaines qui restent très étroits. Et ça, rien ne peut les effacer. Mais, le style, la méthode peut et doit changer pour s’adapter à l’environnement et à l’époque. Nous vivons aujourd’hui l’époque de la mondialisation, de la communication et de la révolution. Les déplacements qui se font de plus en plus nombreux changent la donne. Mais, le fond reste le même, la France ne peut pas ignorer l’Afrique et l’Afrique ne peut pas ignorer la France. L’Europe maintenant d’ailleurs au Nord de la Méditerranée à cause de l’étroitesse des liens qui se sont tissés au fil des décennies entre les deux continents. Propos retranscrit sur
Onuci-Fm par C.S

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 12:55
 Appel au retour d'Abdoulaye Miskine à ses hommes

Bangui, 7 fév. (ACAP)- Le président du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc, rébellion armée), Abdoulaye Miskine, qui a signé, le 2 février dernier, un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, a lancé mardi un appel à ses hommes, leur demandant « de revenir tous en territoire centrafricain afin de reconstruire leur pays ».



Dans un entretien en Sango (langue nationale) à la radio nationale, Abdoulaye Miskine, qui est arrivé à Bangui dans la nuit du 2 au 3 février, a saisi l'occasion pour mettre en garde ceux de ses hommes qui seraient tentés de désobéir, qu'ils auraient à en regretter les conséquences réputées « très graves ».

Quand j'arriverai pour rassembler tous mes hommes, celui qui s'amusera à rester au maquis subira les conséquences de son amusement », a-t-il prévenu, précisant que ses troupes seraient disséminées entre le Soudan, la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine.

Selon des sources dignes de foi, Abdoulaye Miskine devrait quitter Bangui jeudi pour Tripoli via N'djaména, au Tchad en vue de préparer son retour définitif en République Centrafricaine où il doit superviser le cantonnement de ses hommes, conformément à l'accord de Syrte.

Cet accord, signé le 2 février à Syrte, en Libye sous le parrainage du Guide libyen, Mouammar Khadafi, prévoit notamment la cessation immédiate des hostilités et le cantonnement en territoire centrafricain des troupes du Fdpc et de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (Ufdr) dans la perspective de leur intégration dans les forces de défense et de sécurité ou dans la vie civile, rappelle-t-on.



Mercredi 07 Février 2007 - 18:01
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 12:52

Bangui 19 fév. (ACAP)- En prélude au sommet France-Afrique des 15 et 16 février derniers, Une délégation du gouvernement centrafricain conduite par le ministre des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies, M. Fidèle Gouandjika, a rencontré le 11 février à la mairie de Bègles, en France, la communauté centrafricaine de Bordeaux et des environs, en présence de M. Christian Merlette, directeur de cabinet du maire de Bègles, M. Noël Mamère.



Selon M. Gouandjika, cette rencontre, qui traduit la volonté du président Bozizé et du gouvernement centrafricain d'instaurer un dialogue permanent avec l'ensemble de la communauté centrafricaine dans le cadre d'une démocratie participative, visait à « informer les compatriotes des réalités politiques et socioéconomiques du pays depuis le retour à la légalité constitutionnelle et à recueillir leurs avis et contributions sur toutes les grandes mutations qui s'opèrent dans notre pays ».

M. Gouandjika a également indiqué que les « débats contradictoires mais constructifs » qui ont eu lieu « dans une ambiance fraternelle » ont permis aux membres de la délégation gouvernementale d'enregistrer les préoccupations de la communauté centrafricaine de Bordeaux, qui s'articulent autour de 8 points répartis en 2 catégories.
La première catégorie concerne le respect de la Constitution et la stricte application de ses dispositions, le renforcement de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance, la consolidation de la paix et de la sécurité.

La seconde catégorie, consacrée à la vie quotidienne des Centrafricains de Bordeaux, concerne la facilitation des procédures de délivrance des documents administratifs (passeports, carte d'identité, etc.), l'ouverture sans délai d'un consulat de la République Centrafricaine à Bordeaux, le problème des bourses d'études et du rapatriement des étudiants et stagiaires en fin de formation, la mise en place d'une politique de promotion des Centrafricains de la diaspora souhaitant investir dans leur pays ainsi que la révision pour une bonne lisibilité des accords liant la France à la République Centrafricaine en vue d'une bonne exploitation des ressources minières de la RCA.

La rencontre de Bègles faisait suite à celle de Toulouse, le 7 janvier dernier, qui avait permis à M. Gouandjika d'informer la communauté centrafricaine de cette ville du Sud-ouest de la France et d'enregistrer les préoccupations de celle-ci.

Les Centrafricains de Toulouse avaient alors salué l'initiative et l'importance d'une telle rencontre qu'ils ont souhaité désormais périodique et ont appelé l'attention du gouvernement et du Président de la République sur l'organisation d'une concertation nationale avec tous les Centrafricains de la diaspora, en l'occurrence les diplômés et les investisseurs en vue de créer les conditions de leur retour au pays.


Lundi 19 Février 2007 - 10:08
ACAP
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 12:35

Chirac maximise  avant la fin de sa mandature des aides en faveur de la RCA, un pai gagné par BOZIZE et pour son gouvernement.
L'observatoire centrafricain de la bonne gouvernance s'interroge sur la gestion de toutes ces aides jamais égalées depuis les soleils des indépences.
Il est à noter que la RCA n'est pas dotée  d'une cour de comptes pouvant reléver les dérives liées à mal gouvernance, ce fléau qui gangrène le pays depuis plus de 50 ans.

la rédaction  centrafrique news

 

 La France octroie 2,6 milliards FCFA pour apurer les dettes de la RCA
(Agence Centrafrique Presse 17/02/2007)

Bangui, 17 fév. (ACAP)- Le gouvernement centrafricain représenté par le ministre du Plan, de l'économie et de la coopération internationale M. Sylvain Maliko et l'Agence de française de développement (AFD), représenté par l'Ambassadeur de France en Centrafrique, M. Alain Girma, ont signé vendredi 16 février 2007, une convention budgétaire d'un montant de 2,6 milliards FCFA en vue de l'apurement des dettes de la République Centrafricaine vis-à-vis des institutions financières, notamment la Banque mondiale et la Banque Africaine de développement.

Pour M. Girma, « la signature de cette 5ème aide budgétaire de la France en faveur de la RCA au titre de l'année 2006 va permettre à ce pays sevré et mal connu par les institutions internationales, d'apurer ses dettes vis-à-vis des institutions financières ».

Le ministre Maliko a quant à lui indiqué que « l'apport de la France est positif car d'autres partenaires de la RCA attendaient le signal de la France avant de soutenir les actions du gouvernement centrafricain », précisant que cette convention vient concrétiser la décision du conseil d'administration de l'Agence française de développement prise en décembre 2006.


Samedi 17 Février 2007 - 12:59
ACAP

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 11:02
Editorial: Chirac et la stabilité africaine
(Le Matin 16/02/2007)


Le 24e Sommet France-Afrique s'est ouvert, hier à Cannes, en présence de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Afrique francophone.

Cette première journée a été marquée par l'allocution que le président Jacques Chirac a prononcée et dans laquelle il a souligné que " l'intégrité territoriale des Etats constitue un facteur de stabilité dans le continent africain ". Voici une profession de foi réaffirmée, non sans emphase, du haut d'un sommet franco-africain par un président qui s'apprête, après douze ans d'exercice, à quitter ses responsabilités présidentielles avec sérénité.

Après avoir souligné que " la France aime l'Afrique " et que lui-même la porte sur son cœur, après avoir exhorté également la chancelière Angela Merkel à inscrire l'Afrique à l'ordre du jour du prochain sommet du G8 et rendu un hommage à feu Houphouet-Boigny, Jacques Chirac a mis en évidence le lien entre " stabilité et solidarité ". Et d'annoncer avec force que " la stabilité, c'est également veiller à l'intégrité territoriale ". Quel Africain ne se reconnaîtrait-il pas dans ce propos animé par une conviction, chevillée au corps chez lui : l'unité nationale n'est jamais un fétiche.

L'énumération des conflits et des crises, latentes ou ouvertes qui handicapent le développement africain, ne relève pas d'une fatalité. Elle procède d'une démarche qui privilégie l'espoir. Les causes de l'instabilité sont connues : frontières mal ou pas définies du tout, absence de démocratie et mauvaise gestion qui confine souvent à la gabegie, créant un fossé entre les gouvernants et le peuple poussé au désespoir.

Or, le plus grave semble également provenir de la propension de certains à convoiter le leadership et de céder au démon de l'hégémonisme territorial. Le Maroc fait bel et bien les frais d'un tel syndrome. Les conflits territoriaux, nés d'une décolonisation cafouilleuse et souvent mal gérée, ont laissé des bombes à retardement comme le Biafra, les Grands Lacs, la Somalie, l'Erythrée et le Darfour.

Les Etats, y compris ceux réputés solides, sous la pression des tribalismes et des particularismes, ont volé tout simplement en éclats, accentuant les césures, mettant violemment face à face – comme au Rwanda – des ethnies. Le principe de l'intégrité territoriale n'a jamais été si malmené et continue de subir les Fourches caudines des impérialismes à vocation sous-régionale.

Le président français a cité, à juste titre, Kofi Annan :
" Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement. Ni développement ni sécurité sans respect des droits de l'Homme ". Ce sont en fait les Etats démocratiques qui assurent à la fois la gouvernance, la stabilité et la sécurité.


| LE MATIN


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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 10:50
Abdoulaye Miskine: " Appelez-moi docteur, je ne suis pas colonel "
(Icicemac.com 15/02/2007)


A 18 ans, il se rend au Nigeria. Il y côtoie des milieux occultes, devient marabout, guérisseur et se convertit à l’Islam sous le nom d’Abdoulaye Miskine. Ange Félix Patassé écoute cette auto présentation avec beaucoup d’intérêt. Mais ce qui retient surtout son attention, c’est lorsque Miskine lui avoue : "Je sais tout faire. Je peux donner ma vie pour vous". "Mais vous n’avez pas fait de service militaire, vous ne savez pas manier les armes !", lui rétorque le chef de l’Etat. Miskine ne se dégonfle pas.


Bangui, lundi 28 mai 2001 à 2 heures du matin. Quelques éléments des forces armées centrafricaines (Faca) tirent à l’arme lourde autour de la résidence de Ange Félix Patassé, alors président de la République Centrafricaine. Simultanément, d’autres points stratégiques de la capitale, notamment le palais de la Renaissance (bureau du chef de l’Etat) subissent des tirs ininterrompus. Les populations de la capitale, bousculées dans leur sommeil, se rendent à l’évidence : un coup d’Etat est en cours d’exécution. Aux premières heures du matin, le général André Kolingba, retiré dans sa résidence chic d’Ouango, à l’est de la capitale, depuis qu’il a quitté le pouvoir, revendique le coup de force. Il avait dirigé le pays pendant 12 ans. En 1993, il avait été régulièrement battu par Ange Félix Patassé au terme d’une élection non contestée.


François Bozizé est chef d’Etat major de l’armée. Il organise ce qui lui restait d’hommes fidèles et passe à la contre offensive .On le verra juché sur un char, sillonner la ville dans tous les sens, poursuivant les mutins, certains jusqu’à Zongo, ville frontalière en Rdc.
Dans son quartier de Benzvi, Abdoulaye Miskine suit attentivement ces évènements. A 36ans, il brûle d’envie de se battre, surtout pour Patassé qu’il rêve de rencontrer un jour. De temps à autre, lorsque Miskine rencontre son ami Victor, le costaud chauffeur de Patassé, il lui confie son désir de servir le "père" dans n’importe quel domaine. Abdoulaye Miskine brave alors les combats qui se déroulent ici et là dans la ville pour se rapprocher du domicile de Victor à qui il réitère son intention de se battre pour protéger le "père". Par ces temps difficiles, aucune offre ne serait de trop. Abdoulaye Miskine est aussitôt présenté à Ange Félix Patassé qui est impressionné par le colosse balafré.


Dans leur conversation, le chef de l’Etat apprendra de son interlocuteur qu’il est né de son vrai nom Martin Koumtanmadji Nadingar à Ndinaba, petite localité située au bord de la rivière Sido, dans la sous-préfecture de Maro. Ndinaba et Maro appartiennent à la région du Moyen Chari, au sud du Tchad. La rivière Sido forme une boucle à la frontière entre le Tchad et la Rca. Du côté tchadien, c’est la Grande Sido, et la Moyenne Sido du côté centrafricain où la ville frontalière est Kabo et Maro au Tchad. L’ethnie Ngama est à cheval sur les deux pays. Le père du jeune Martin Koumtanmadji Nadingar était donc Ngama du Tchad alors que sa mère est Ngama de Bokianga, en Rca. Koumtanmadji perd son père alors qu’il a six ans. Il sera élevé en Rca par sa mère qui lui donnera la nationalité centrafricaine. Sans parcours scolaire important, Koumtanmadji grandira du petit commerce sur les villes frontalières. Il a gardé de solides attaches amicales à Ndinaba.


Marabout
A 18 ans, il se rend au Nigeria. Il y côtoie des milieux occultes, devient marabout, guérisseur et se convertit à l’Islam sous le nom d’Abdoulaye Miskine. Ange Félix Patassé écoute cette auto présentation avec beaucoup d’intérêt. Mais ce qui retient surtout son attention, c’est lorsque Miskine lui avoue : "Je sais tout faire. Je peux donner ma vie pour vous". "Mais vous n’avez pas fait de service militaire, vous ne savez pas manier les armes !", lui rétorque le chef de l’Etat. Miskine ne se dégonfle pas. Il réagit : "c’est un problème d’intelligence. Il y a des gens qui n’ont jamais été militaire mais qui savent manier les armes plus qu’un militaire, parce qu’ils sont tout simplement intelligents, c’est mon cas". Miskine révèle que, grâce à son talent de guérisseur, ses patients l’appellent " docteur ".Mais il n’accepterait pas qu’on l’appelle " colonel " parce qu’il n’a aucune formation militaire.
Ange Félix Patassé a besoin de ce genre de personne déterminée. Pour l’instant, Miskine va renforcer sa garde rapprochée. Il reçoit des treillis militaires, des armes et des munitions. Il bénéficie lui aussi d’une garde personnelle.




Le calme revient petit à petit à Bangui. De nombreux civils de l’ethnie de Kolingba, les Yacoma, ont quitté la ville pour trouver refuge à Zongo ou à Gbadolite, dans la province de l’Equateur en Rdc. Des édifices publics et des résidences privées ont été littéralement saccagés. Abdoulaye Miskine arbore désormais une nouvelle casquette auprès de Patassé: il était devenu son guérisseur, son voyant et son confident. Une résidence lui est aménagée au "17 Villas". Il aura pour voisin : Martin Ziguélé, Premier ministre, Jean Edouard Gabriel Koyambounou, ministre d’Etat, Luc Dondon, président de l’Assemblée nationale, Hugues Bodozendi, conseiller à la présidence…

L’importance que Abdoulaye Miskine prend auprès du chef de l’Etat agace ses principaux collaborateurs ainsi que les membres du gouvernement. Cette place de choix auprès de Patassé fera dire à Idriss Deby à un visiteur, à des milliers de kilomètres de là : "Je ne sais pas ce qui arrive au président Patassé. Il confie des responsabilités militaires à un marabout !"

Le 26 novembre de la même année, soit six mois après le putsch manqué, François Bozizé est convoqué par le chef de l’Etat. Une information parvenue à Patassé soupçonnait Bozizé de préparer un nouveau coup d’Etat. Usant des subterfuges militaires, le chef d’Etat major quitte subrepticement Bangui, se faisant "couvrir" par quelques éléments à lui fidèles. Il se réfugie à Sarh, chef-lieu de la région du Moyen Chari au Tchad. Après la sortie stratégique de Bozizé, certaines personnes à Bangui avaient vu là un coup de Miskine dont le chef d’Etat major n’appréciait pas le dessus qu’il prenait sur ses hommes y compris les officiers supérieurs. La rupture était totale entre Patassé et Bozizé qui, par voie de conséquence, était devenu l’ennemi d’Abdoulaye Miskine.


Confusions
Dans la réalité, le gouvernement de N’djamena faisait face à une rébellion dans sa partie sud, frontière avec la Rca. Cette rébellion était entretenue par Moïse Kette, Laokein Bardé et un certain Abdoulaye Miskine (le vrai). Ce dernier nom était devenu un symbole dans la région au point où il caractérisait la force, la bravoure et le mysticisme. Le pouvoir de N’djamena avait concentré des forces pour venir à bout de ce trio rebelle sans y parvenir. Le jeune Koumtanmadji qui a grandi dans cette région avait-il été influencé par ce nom mythique comme certains jeunes parleraient aujourd’hui de Ben Laden ? Tout est possible. Cela l’arrangeait d’ailleurs d’autant plus que, ayant perdu son père en 1971, orphelin en langue locale signifie miskine.
Bozizé installe les 200 hommes qui l’avaient suivi à Kabo en territoire centrafricain. Ils sont gérés en matière d’intendance par son fils Francis, fidèle des fidèles pendant que lui-même établit ses quartiers à Sarh en territoire tchadien. De là, il effectue des fréquents voyages à N’djamena où il trouve une oreille attentive auprès du colonel Daoud, chef d’état major particulier du président Idriss Déby, pas encore Itno. Le colonel Daoud fut le camarade de classe de Bozizé à l’école militaire de Fréjus en France. Daoud convainc Idriss Deby que s’il veut combattre la rébellion du sud qui trouve de temps à autre assistance en Rca, il faut faire "chanter" Patassé en jouant la carte Bozizé


Ange Félix Patassé sait que Bozizé est resté populaire au sein de l’armée. Il ne pourrait compter sur cette armée pour contrecarrer les attaques que Bozizé lui lancerait à partir de Kabo, Botangafo, Makounda ou de Bandoro. Toutes ces villes situées à la frontière avec le Tchad. La seule carte valable qui lui reste est de jeter Abdoulaye Miskine dans la bataille. Ce dernier, qui n’attendait que pareille occasion, a carte blanche pour recruter ses hommes et les entraîner. Il reçoit du chef de l’Etat tous les moyens matériels et financiers pour s’installer à Kabo où ses hommes sont face à ceux de Bozizé.
Le prétexte est trouvé : Miskine va combattre les Zarguina (coupeurs de route). En fait, sa vraie mission est de déstabiliser toute organisation de Bozizé tendant à descendre sur Bangui pour s’emparer du pouvoir. Abdoulaye Miskine aura des affrontements meurtriers avec des hommes de Bozizé. Ils tourneront un jour en sa faveur, un autre en faveur de Bozizé, jusqu’à ce 15 mars 2003 où la colonne tchadienne viendra seconder un lieutenant de Bozizé du nom de Abakar Saboun pour prendre Bangui.

Lorsque "les Libérateurs" entrent dans la ville, la résidence d’Abdoulaye Miskine est visée en premier. Elle est mise à sac. L’avion de Patassé qui rentre de Niamey et dans lequel se trouve Abdoulaye Miskine ne peut atterrir à Bangui-Mpoko. Le pilote décide de mettre le cap sur Yaoundé. De là, Patassé trouvera refuge à Lomé au Togo. Quelques jours après, on apprendra que Abdoulaye Miskine est "colonel", ensuite fondateur du Front de libération de la Centrafrique.
C’est ce personnage peu ordinaire que François Bozizé a ramené de Syrte en Libye dans son avion personnel le 3 février. Il l’a installé au palais de la Renaissance qu’il connaît parfaitement. Avec lui il compte organiser la réconciliation nationale. A Bangui, un proche de Bozizé a eu ce commentaire : "le président nous a ramenés un colis encombrant. Lui seul sait ce qu’il contient et ce qu’il en fera"

© 2007 Mutations
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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