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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 02:33

La chanteuse Tshala Mwana en grande difficulté à Paris

 

 

      

                      Tshala Mwana la chanteuse congolaise aurait reçu un ultimatum de congolais de la diaspora dont elle se demande comment faire pour répondre à leurs attentes. Elle serait actuellement en prise à un véritable "MUTUASHI INTELLECTUEL" qui lui provoque de grosses sueurs quant au reste de son séjour en Europe. 

En effet, un groupe  la piste depuis quelques jours après lui avoir fait savoir qu'elle n'avait rien à faire à Paris tant que son ami kanambe n'aurait pas libéré de nombreux congolais devenus victimes de son régime de dictature et de répression. 

Sur la liste qui lui a été transmise ces congolais de la diaspora exigent que soit libérer immédiatement : 

- les 700 shégués rafflés et déportés par les tontons  macoutes de kanambe

- le pasteur Kuthino 

- Maître Marie- Thérèse Landu 

- Jeannette Abidje (arrêtée pour avoir attribuée 

   la  paternité de sa fillette à hyppolite kanambe) 

- et tous les prisonniers politiques etc... 

Il lui a été particulièrement spécifié d'apporter le plus rapidement possible  la preuve que ces shégués sont actuellement en bonne santé.

Ces congolais bien organisés l'attendaient en bas de chez elle , puis chez elle et lui ont fait comprendre que elle et les autres artistes tel que Werrason ne devaient pas s'attendre à leur clémence tant que ces exigences ne seraient pas satisfaites.

Werasson -dont la famille réside en France -  sous pression , parce que ses musiciens s'apprêtent à prendre la poudre d'escampette faute de contrats aurait tenter des rapprochements en vain auprès de quelques jeunes parisiens "po a senga pardon" parait-il .

Leur réponse : "il faut qu'il nous la fasse à l'envers" . En effet le clip de Werasson à la gloire de kanambe est consideré comme particulièrement indigeste , une "grosse infraction au patriotisme" disent-t-ils . D'où cette demande de certains.

Mais le fait est que l'nvestiture de kanambe  en RDC n'a fait qu'endurcir et amplifier les mouvements parisiens. Jean Pierre Bemba "jusqu'à ce qu'il fasse la preuve éventuel de son patriotisme" est considéré comme un traître : "akosi biso azalaki na kati ya licopa na bango! " . Nombreux sont ceux qui ne voient pas comment Jean-Pierre Bemba et son mouvement de libération vont libérer le pays à partir du sénat avec un rwandais à la présidence. L'annonce d'une rencontre éventuelle avec le Directeur de Cabinet ,du candidat dit malheureux , Monsieur Fidèle Babala  en provenance de Bruxelles a provoqué une telle levée de bouclier que les personnes qui l'envisageaient ont préféré  vite abandonner cette idée craignant que celui-ci ne subisse un "lavage à sec" !!! 

A l'approche de cette période de fête de plus en plus de parisiens qui estiment n'avoir résolument rien à fêter , ont décidé de diviser désormais  par deux les Western Union la motié pour la bouffe le reste pour la lutte. Ca promet...

Enfin, à l'heure qu'il est et suite à la guerre ouverte qu'il vient de déclarer à la diaspora celui que certain surnomme " le bêtisier vivant"  le sieur Zacharie Babaswe est en passe de devenir la personne la plus recherchée du moment. En se vantant à la télévison des futurs massacres de kanambe sur des congolais innocents  en République Démocratique du Congo en représaille des actions de la diaspora  contre Joseph Kabila , loin d'intimider les concernés il semble que ce monsieur aie bel et bien mis de l'huile sur le feu . Affaire à suivre ... 

M.K.

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBALISME-ETHNICISME-RELEGIONALISME
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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 01:33
Conférence d’Alliance Sud du 24 novembre 2006 à Berne
« L’Afrique souffre-t-elle de trop d’aide ? »
Jürg Krummenacher, directeur de Caritas Suisse et président d’Alliance Sud
L’Afrique souffre-t-elle de trop d’aide ?
Il est actuellement de bon ton de critiquer l’aide au développement et de la remettre en question.
Ce n’est pas nouveau. La coopération au développement a, tout au long de son histoire, essuyé
des critiques quant à son efficacité. Regardons rapidement cela de plus près.
L’aide publique au développement a commencé en 1920 avec le rassemblement de divers Etats
au sein de la Société des Nations. En 1939 a paru le « Rapport Bruce », qui exigeait une nouvelle
politique de développement. L’ONU a été créée en 1945 et, cinq ans plus tard, les Etats-Unis ont
lancé leur programme élargi d’assistance technique, suite au « Point-Four Programm » du
président Truman. Ce programme a été justifié à l’extérieur par des raisons humanitaires : « Nous
devons aider les pauvres de ce monde à atteindre le même niveau de prospérité que le nôtre »,
estimait Truman.
L’objectif véritable de cette assistance technique était cependant, en réalité, d’empêcher la
propagation du communisme et d’intégrer tous les « peace-loving-peoples » dans le système
capitaliste (dixit le président Truman dans son discours d’investiture du 26 janvier 1949). La
Suisse a participé à cet « Expanded Programm for Technical Assistance » à raison d’un million de
francs par an. Cela, en étant entièrement consciente de la stratégie américaine : « Il s’agit au fond
de gagner les cœurs et les âmes des populations menacées par le communisme, ou tout au
moins, attirées à lui par la misère », écrivait dans un mémorandum Gottlieb Gut, alors secrétaire
de la Division politique du Département politique fédéral. Mais, en fin de compte, l’enjeu était
encore d’un autre ordre, comme le constatait le délégué à la création d’emplois, Otto Zipfel : « La
dimension idéale est pour nous, comme pour d’autres pays, moins importante que l’aspect
commercial, même si on ne peut évidemment pas le dire. »
Ces deux aspects – l’aide au développement comme instrument géostratégique des pays
donateurs, hier dans la lutte contre le communisme, aujourd’hui dans la « guerre contre le
terrorisme », et comme expression d’intérêts économiques propres – ont marqué fortement la
coopération au développement durant des décennies et continuent à l’influencer.
Toutefois, le Conseiller fédéral Max Petitpierre, alors Chef du Département politique, a réussi à
donner une impulsion nouvelle et plus indépendante à l’assistance technique suisse. En 1961, la
pierre angulaire de la coopération suisse au développement proprement dite a été posée avec un
crédit-cadre de 60 millions de francs. En 1965 déjà, soit quatre ans plus tard seulement, un
sondage d’opinion a fait apparaître les premières voix critiques. Le délégué à la coopération
technique de l’époque, August Rudolf Lindt, les a résumées ainsi : « De nombreuses nouvelles en
1, av. de Cour l CH-1007 Lausanne l Téléphone +41 21 612 00 95 l Fax +41 21 612 00 99 l www.alliancesud.ch/politique
poldev@alliancesud.ch
2
provenance des pays en développement sont décourageantes. On a suscité des convoitises. Les
succès de l’aide au développement tant vantée ne restent-ils pas maigres ? »
Ce n’est toutefois qu’à partir des années 1980 que l’aide au développement s’est trouvée pour la
première fois réellement sous le feu de la critique, lorsque d’anciens et actifs coopérants au
développement firent part de leurs désillusions devant le manque de succès. Ainsi, en 1985,
Brigitte Erler, rapporteuse au Ministère fédéral allemand pour la coopération économique,
provoqua une vague d’indignations avec son livre L’Aide qui tue (Editions d’en bas, 1987). Il en
alla de même avec Les Nababs de la pauvreté (1989 en anglais, 1991 chez Robert Laffont) du
sociologue, journaliste et spécialiste écossais de l’Afrique Graham Hancock, ainsi qu’avec Et si
l’Afrique refusait le développement ? (L’Harmattan, 1991), où l’économiste et experte du
développement camerounaise Axelle Kabou stigmatise les élites africaines.
Qu’y-a-t-il donc de vraiment nouveau dans la critique actuelle de la coopération au
développement ? Il y a d’abord le fait que cette critique émane principalement d’économistes
(néolibéraux) qui se demandent si l’aide au développement suscite la croissance économique. Un
débat lancé par le rapport de la Banque mondiale Assessing Aid (1998). Contrairement aux
critiques qui ne reconnaissent aucune efficacité à aide, ce rapport conclut que l’aide a un effet
quand elle est octroyée à des Etats qui bénéficient d’un contexte institutionnel et économique
favorable. Ensuite, autre élément de nouveauté, la critique se concentre avant tout sur la
coopération avec l’Afrique.
C’est précisément le thème de la conférence d’aujourd’hui organisée par Alliance Sud et à
laquelle je vous souhaite une très cordiale bienvenue dans ma fonction de président. Je salue
également Madame la Conseillère fédérale, Micheline Calmy-Rey, notre Ministre des affaires
extérieures. Cela nous réjouit infiniment que vous puissiez, Madame la Conseillère fédérale, nous
adresser quelques mots à l’occasion des 35 ans d’Alliance Sud.
« L’Afrique souffre-t-elle de trop d’aide ? » Tel est le titre de notre conférence d’aujourd’hui. Je ne
vais pas anticiper sur ce que diront les intervenantes et intervenants qui prendront position sur
cette question durant la matinée. Permettez-moi cependant quelques remarques sur le débat
actuel sur l’aide au développement. Je suis, pour le dire ouvertement, assez bouleversé par le
niveau, inquiétant, de ce débat. Je ne peux comprendre qu’un professeur économique aussi
renommé que Bruno S. Frey, dans une interview avec la « Neue Luzerner Zeitung », identifie
l’aide au développement « à donner de l’argent ou de la nourriture ». De même, je ne peux suivre
l’économiste du développement américain William Easterly qui, dans le magazine « Bilanz »,
conclut d’une manière simpliste que le Nord a transféré 2'300 milliards de dollars en Afrique ces
50 dernières années, sans que les conditions de vie des populations ne se soient améliorées.
« Bilanz » a manifestement mal rapporté les propos d’Easterly : les 2'300 milliards sont exagérées
en comparaison des 300 à 400 milliards de dollars d’aide que l’Afrique a réellement reçue.
« L’Afrique n’existe pas ». Tel est le titre pertinent d’un livre écrit en 1994 par Georg Brunold,
correspondant de la NZZ en Afrique pendant de longues années. L’Afrique est un continent avec
un territoire énorme – dix fois la superficie de l’Europe – avec une population de 700, voire 800
millions d’habitants, 53 Etats, des milliers de grands peuples et de petites ethnies avec leurs
cultures et leurs religions, ainsi que 2000 langues et dialectes. Pourtant, de nombreuses
3
personnes continuent à considérer ce continent et ses habitants de la même manière que le
professeur de Göttingen Christoph Meiners qui, en 1790, dans son enseignement sur les
« races », classifiait les « nègres » juste après les animaux. Ou comme Georg Wilhelm Friedrich
Hegel, qui voyait les hommes blancs comme le couronnement de la création et les « nègres »
comme des « sous-hommes paresseux, bêtes, sournois et non civilisés ». Rien d’étonnant dès
lors qu’en 1906, le zoo du Bronx à New York exposait un pygmée nommé Ota Benga dans la
cage aux singes.
Il n’en reste pas moins que le continent noir, riche en matières premières et en réserves
énergétiques, n’arrive pas à fleurir économiquement. Il est la lanterne rouge de l’économie
mondiale. Son produit national brut (PNB) total ne représente qu’environ un tiers de celui de la
France, 40% provenant de la seule Afrique du Sud. Trois quarts des Africains vivent dans la
pauvreté. Un enfant sur trois est sous-alimenté. Pourquoi ? Qui aimerait trouver une réponse à
cette question devrait lire les récits « de l’intérieur d’un continent » de Bartholomäus Grill (Ach
Africa, 2003) ; c’est, pour moi, le meilleur livre sur l’Afrique.
Grill nous présente d’abord la situation de départ de ce continent. L’Afrique est la partie de la
planète qui connaît les conditions d’existence les plus difficiles. Ses habitants sont soumis à des
situations climatiques extrêmes. Aucun autre continent n’est aussi souvent frappé par des
catastrophes naturelles, des précipitations diluviennes et de longues périodes de sécheresse. Les
terres fertiles sont rares. Nulle part ailleurs sur la terre, autant de personnes ne souffrent de
maladies infectieuses pernicieuses. A cela s’ajoute le « piège du territoire » : la majorité des Etats
n’ont pas accès à la mer. Les distances sont infinies et les coûts de transport par conséquent très
élevés.
Parallèlement à la géographie, l’histoire joue également un rôle décisif. Les peuples d’Afrique ont
été véritablement pillés pendant des siècles. 50 millions de personnes ont été déportées comme
esclaves ou tuées. Un traumatisme historique ! Le colonialisme a détruit les structures sociales et
l’échelle des valeurs traditionnelles. Les colons se sont retirés après 100 années d’économie de
pillage. Ils ont laissé derrière eux des monocultures, orientées vers les exportations de ressources
minières et de produits agricoles. Le développement industriel manquait totalement, avec des
conséquences fâcheuses. Car les prix sur les marchés mondiaux de matières premières et de
biens agraires n’ont cessé de chuter ces dernières années. C’est pourquoi les Africains ont gagné
de moins de moins, tout en devant payer toujours plus pour les importations de produits
industriels.
Aux conditions de départ géographiques et historiques s’ajoutent les problèmes « maison ».
L’éducation coloniale n’avait pas préparé les Africains à l’indépendance. D’un jour à l’autre, des
hommes jeunes et inexpérimentés ont dû reprendre les administrations des mains des colons.
Des formes de « mafias » habilement conçues en ont résulté, avec à leur tête les « Big Men ».
Malversations et corruption, pots-de-vin, bakchiches et autres « cadeaux » sont devenus des
moyens d’enrichissement tolérés par la société. « Yello fever », fièvre jaune : tel est le surnom
donné par les Nigérians à leurs agents de la circulation en uniforme orange.
N’oublions pas, cependant, que la corruption nécessite toujours deux parties. Au Nigéria, par
exemple, qui a construit la fameuse aciérie d’Ajaokuta, probablement le plus grand « éléphant
4
blanc » d’Afrique qui a exigé 18 années de travaux ? Ce projet prestigieux a coûté 40 milliards de
marks allemands, mais n’a pas encore produit une seule tonne d’acier jusqu’à ce jour. Il s’agissait
de consortiums français et russes, ainsi que du groupe de construction germano-nigérian Julius
Berger. Autre exemple, où les capitaux en fuite des Mobutu, Abacha et consort ont-ils fui, si ce
n’est sur les comptes des banques suisses ?
Aussi longtemps que des « cleptocrates » comme Mobutu, Sekou Touré, Bokassa – dont un
portrait grandiose est tiré par Ahmadou Kourouma dans son roman En attendant le vote des
bêtes sauvages (Seuil, 1998) –se trouvaient du « bon côté » du temps de la guerre froide et des
guerres de procuration, ils eurent tout loisir de piller et terroriser sans scrupules leurs populations.
Presque tous les dictateurs pouvaient alors compter sur l’aide fraternelle de Washington, Moscou,
Paris ou Pékin. Ronald Reagan est même allé jusqu’à louer Mobutu Sese Seko comme « voix de
l’intelligence vive et de la bonne volonté ». Celui-ci était pourtant l’un des plus grands tyrans du
20
e
siècle, qui a accumulé durant son règne une fortune de 14 milliards de dollars volés à son
peuple.
Lorsque les grandes puissances se sont retirées à la fin de la guerre froide, des territoires entiers
ont sombré dans la violence et l’anarchie. Les « Big Men » ont cédé la place aux « Seigneurs de
la guerre », soutenus activement par les sociétés transnationales qui gagnent des milliards en
exploitant les matières premières. En 2000, il y avait 17 guerres en Afrique, la plupart internes aux
pays. Nombre de ces conflits avaient et ont pour origine la fixation arbitraire des frontières par les
colons, qui ont découpé les territoires à la règle d’une manière abstraite, divisant des peuples
entiers entre plusieurs Etats. Les Somaliens, par exemple – un peuple nomade – ont été répartis
dans cinq pays.
Des millions de personnes ont péri dans ces guerres. Des millions d’enfants, de femmes et
d’hommes sont – comme dans le cas du Sud Soudan qui a duré des décennies – devenus des
réfugiés ou des déplacés de l’intérieur. Les guerres ont détruit les chances de vie de générations
entières et les possibilités de développement de pays et régions entiers. Une immense partie de
l’aide apportée ces dernières décennies n’était en réalité pas de la coopération au
développement, mais une simple aide à la survie pour les victimes des guerres, mais aussi des
catastrophes naturelles et des famines – souvent la conséquence également des guerres et
autres conflits violents.
Je n’arrive pas à comprendre que les critiques de l’aide au développement ne tiennent pas
compte de ce contexte et font comme si la coopération au développement avait lieu dans le vide.
Je ne comprends pas non plus que leurs arguments soient si peu nuancés. Certes, l’aide au
développement seule ne pourra pas sortir la population africaine de sa misère et de sa pauvreté.
Pour cela, il faut aussi des conditions-cadres économiques et politiques appropriées. Comment
l’aide au développement pourrait-elle, seule, stimuler la croissance économique dans un ordre
économique mondial totalement inéquitable ?
Aussi longtemps que les pays industrialisés n’élimineront pas leurs subventions aux exportations
agricoles et n’ouvriront pas entièrement leurs marchés aux produits des pays les plus pauvres,
ceux-ci ne pourront guère se développer économiquement. Les Etats-Unis, par exemple, mettent
en péril 10 millions de producteurs de coton de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en
5
subventionnant leurs propres cultivateurs de coton avec près de 4 milliards de dollars par an.
Rien que le Burkina Faso perd ainsi chaque année 1 milliard de dollars en recettes d’exportation.
Cela ne veut pas dire que l’aide au développement soit parfaite, ni qu’elle n’ait pas fait d’erreurs.
Cela ne signifie pas non plus que la corruption ou la mauvaise gouvernance ne soient pas de
réels obstacles au développement. Toutefois, la coopération au développement peut, si elle est
faite d’une manière juste, avoir des effets positifs. Même William Easterly le reconnaît, lorsqu’il
écrit qu’elle « peut donner de nouveaux espoirs à un village ou montrer aux gens comment ils
peuvent s’approvisionner de façon autonome ». Parallèlement à l’aide, des efforts en matière de
politique de développement sont nécessaires.
C’est ce qu’ont compris très tôt nos prédécesseurs dans les organisations de développement.
C’est pourquoi ils ont créé il y a 35 ans la « Communauté de travail Swissaid / Action de carême /
Pain pour le prochain / Helvetas », devenue aujourd’hui Alliance Sud et rejointe dans les années
1990 par Caritas et l’EPER. Depuis 35 ans, Alliance Sud s’engage en faveur d’une politique de
développement de la Suisse solidaire et cohérente. Durant ces 35 ans, Alliance Sud est devenue
le véritable porte-parole des pays pauvres en Suisse et fait partie intégrante de toutes les
discussions liées à la politique de développement.
Au nom des six organisations membres d’Alliance Sud, je remercie toutes les collaboratrices et
tous les collaborateurs ainsi que, plus particulièrement, les deux directeurs Richard Gerster et
Peter Niggli, pour l’excellent travail qu’ils effectuent jour après jour et, que, je l’espère, ils
poursuivront à l’avenir. Je les remercie aussi pour leur énorme engagement, leur persévérance et
leur endurance. Vous connaissez sans doute la déclaration de Max Weber, selon laquelle la
politique est comparable au forage patient du vieux bois. Les collaboratrices et collaborateurs
d’Alliance Sud nous ont montré ces dernières 35 années ce que cela signifie concrètement. Ils
méritent pour cela le plus grand respect.
Je vous remercie de votre attention et nous souhaite une passionnante conférence.
Contact : jkrummenacher@caritas.ch
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 23:40
CONSEIL DE L'UNION EUROPENNE 
                                                                                                                                                                                 Bruxelles, 16 juin 2003

 

 République centrafricaine

 

Ouverture des consultations avec la République centrafricaine,

au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou

 (Bruxelles, 12 juin 2003)

 

 

1.             L'Union européenne a décidé, en date du 22 mai 2003, d’ouvrir des consultations avec la République centrafricaine au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou. Ces consultations se sont tenues le 12 juin 2003 après-midi.

2.             Les consultations ont été préparées par le groupe ACP, lequel a mis au point sur la base de projets de la Commission, le texte d’une déclaration à prononcer par la Présidence du Conseil de l’Union ainsi qu’un projet de conclusions à finaliser à la lumière des consultations. Le groupe a également pris connaissance et discuté des questions que la Commission entendait poser au cours des consultations.

3.             Conformément aux dispositions de l’Accord interne du 18 septembre 2000 relatif aux procédures à suivre pour la mise en œuvre de l’Accord de Cotonou, l’Union était représentée à ces consultations par la Présidence de l’Union (M. Patakias, président du groupe ACP)[1], assisté du Secrétariat Général du Conseil, et par la Commission (M. Theodorakis, conseiller hors-classe à la DG Développement) et M. Lloveras (Chef de la Délégation de la Commission à Bangui).

Les représentants de l’Union on tenu une brève réunion de concertation avant l’ouverture des consultations.

4.             Le futur Président du Comité des Ambassadeurs ACP (l'Ambassadeur George, Botswana) a présenté la délégation de République centrafricaine, (8 personnes), conduite par M. Abel Goumba, Premier Ministre, lequel était accompagné de trois ministres, MM. Djimasse, Chef du cabinet du Premier Ministre, Nditifei Bosembe, Ministre de l’économie, des finances et du budget, et Waradague, Ministre au Cabinet du Premier Ministre. Outre cette délégation, la partie ACP était représentée par les Ambassadeurs Obia (Congo), Bassong (Cameroun), Makongo (Gabon), Coye (Jamaïque) et Laurent (Eastern Caribbean States). Le Secrétaire général des ACP, M. Goulangana, accompagné de plusieurs représentants du Secrétariat ACP, participait également aux consultations.

5.             Le Président de la délégation de l’Union a fait au nom de l’Union la déclaration reprise en Annexe I.

6.             Dans une deuxième intervention, le Président du Comité des Ambassadeurs ACP a espéré qu’il sera possible de se concentrer sur les mesures à appliquer pour remédier à la situation actuelle en parvenant à des solutions acceptables pour les deux parties en consultation.

7.             Le Chef du Gouvernement de la République centrafricaine a fait la déclaration reprise en Annexe II.

8.             En réponse aux questions posées par la Commission, Le Chef du Gouvernement de la République centrafricaine a apporté les précisions suivantes, en faisant également référence au Mémorandum du gouvernement centrafricain diffusé en séance et repris en Annexe III.

Concernant l’Etat de droit le Premier Ministre centrafricain a observé ce qui suit:

·               Un Conseil national de Transition a été mis en place. Il s’agit d’un organe représentatif et public, dont le rôle est de faire des propositions au gouvernement. S’agissant d’un organe consensuel, le Gouvernement ne s’impose pas et les décisions sont prises par consensus. Y sont représentés outre les partis politiques, toute une gamme d'organisations de la société civile.

·               S’agissant des partis politiques et du statut de l’opposition, la loi organique sur les partis démocratiques n’a pas été abrogée. Les partis politiques sont libres de mener leurs activités. Le gouvernement a l’intention d’adopter un statut de l’opposition.

·               Les textes garantissant la liberté d'expression existent. Le problème est leur application.

·               Le calendrier électoral pour la période de transition figure en page 15 du Mémorandum précité. Le gouvernement envisage d’adopter un nouveau code électoral, de créer une nouvelle commission électorale et, avec le soutien souhaité de l'UE, d’organiser un recensement fiable (le recensement existant ayant été fait par projection). En outre, le système de bulletin unique sera utilisé dans toutes les élections.

·               L’Acte Constitutionnel no 2 prévoit l'indépendance de la Justice. Le gouvernement veillera à ne pas s'ingérer dans les décisions de la Justice.

·               Les Traités internationaux n'ont pas été abrogés.

·               L’Acte Constitutionnel no 2 a abrogé l’ancienne Constitution. Une nouvelle Constitution sera élaborée et soumise à référendum.

·               Le gouvernement a déclaré son attachement à la Déclaration Universelle des droits de l’homme et à la Charte Africaine. Aucun dignitaire du précédent gouvernement n'a été inquiété. Il n'y a pas de chasse aux sorcières. Il existe également un Ministre des droits de l’homme.

Interrogé par la Commission sur le Dialogue national, M. Goumba a indiqué qu'il est incontournable et que ce dialogue se tiendra début juillet. Le forum sera sans exclusive, ouvert à toutes les couches de la population. Le calendrier figure dans le Mémorandum précité. Il a également été rappelé que l’UE a doté l’ancien gouvernement de moyens pour initier un Dialogue national qui n’a jamais été entamé.

En ce qui concerne la bonne gouvernance économique, le Premier Ministre a apporté les informations suivantes :

·               La République centrafricaine adhère au processus de Kimberley. L’ancien gouvernement se livrait à un commerce illégal des diamants. En ce moment, une mission d'études du processus de Kimberley est en place.

·               Les filières du bois, du coton et des mines ont dû être assainies. L’ancien président était actionnaire de toutes les compagnies. La distribution des permis aux amis de l'ancien Président a été arrêtée. Des Etats Généraux des mines vont être organisés dans les prochains jours. Ces ressources naturelles permettront au gouvernement de payer les salaires.

·               Un plan d’action de redressement sera appliqué pour assainir les finances politiques. Une mission française est sur place à cet effet.

·               Il existe une loi contre la corruption qui sera maintenant appliquée. Les Ministres et dirigeants des entreprises publiques doivent déclarer leurs biens. Le gouvernement prévoit la mise en place d’un mécanisme anti-corruption.

S’agissant de la restructuration de l’armée, le Premier Ministre a expliqué qu’un programme de restructuration est en cours. Il sera nécessaire de modifier le mandat de la force de la CEMAC, car sa nouvelle mission est de sécuriser tout le territoire et ses effectifs sont insuffisants. Le processus de désarmement des forces étrangères et de départ de forces tchadiennes est entamé.

Finalement, en ce qui concerne le suivi des consultations, le Premier Ministre centrafricain a déclaré que son gouvernement travaille dans la transparence et s’est montré prêt à fournir toutes les informations nécessaires, ainsi qu’à recevoir des missions d’évaluation. Ce contrôle lui a semblé également nécessaire pour rassurer les Institutions internationales. En outre, un comité de suivi à large représentation vérifiera la mise en œuvre des engagements pris.

9.             L’Ambassadeur du Congo, M. Obia, a ensuite pris la parole pour souligner que les mesures demandées au gouvernement centrafricain ont un coût financier qui devrait faire l'objet d'une concertation.

10.         Les représentants de l’Union se sont ensuite retirés pour mettre au point les conclusions reprises en Annexe IV.

11.         Dans son intervention finale, le Premier Ministre centrafricain a affirmé que, en tant que démocrate, il réprouve les coups d’Etat. Mais il faut aussi condamner les raisons qui sont à la base des coups d'Etat.

Suite à une observation de la Commission qui considérait que le comité de suivi devrait avoir une structure plus souple, le Premier Ministre centrafricain a proposé de revoir sa composition initiale. Le comité de suivi sera présidé par M. Goumba lui-même, et y siégeront trois à cinq Ministres centrafricains, des représentants du groupe des Etats ACP et de l’Union européenne, dont la Délégation sur place, soit entre 10 et 12 membres.

M. Goumba s’est déclaré d’accord avec les conclusions de l’Union européenne.

12.         Le Président du Comité des Ambassadeurs ACP a repris la parole pour rappeler que le Groupe ACP avait condamné le coup d’Etat en République centrafricaine dans un communiqué publié le 18 mars 2003 (Annexe V). Il a remercié l’Union pour des consultations ouvertes et franches.

13.         Les représentants de l’Union se sont félicités de la conclusion satisfaisante de cette réunion.

 

ANNEXE I

DECLARATION AU NOM DE L’UNION EUROPEENNE

PAR LE PRESIDENT DU COREPER

 

Le 15 mars 2003, un coup de force militaire a amené un changement de régime politique en République centrafricaine. Ce même jour, le Général de Division François Bozizé a ordonné la suspension de la Constitution du 14 janvier 1995, la fin des fonctions du Président de la République et du gouvernement, ainsi que la dissolution de l’Assemblée Nationale. Depuis, il assume les fonctions de Président de la République, Chef de l’Etat, et légifère par ordonnance.

L’Union européenne a fait le 21 mars 2003 une déclaration sur ce coup d’Etat, dont je rappellerai ici les principaux termes :

« L’Union européenne condamne fermement le coup d’Etat militaire intervenu le 15 mars en République centrafricaine. L’Union européenne déplore les pertes en vies humaines occasionnées par ce coup d’Etat tant dans les populations locales que parmi les ressortissants étrangers et notamment au sein des forces de la CEMAC de maintien de la paix.

L’Union européenne rejette tout processus inconstitutionnel de prise de pouvoir. Elle rappelle son attachement aux principes démocratiques, aux élections libres et démocratiques, seul moyen de changement de gouvernement.

L’Union européenne appelle les forces rebelles à prendre toutes dispositions pour mettre fin à la violence ainsi qu’à ses conséquences matérielles sur la population civile.

L’Union européenne demande instamment aux autorités centrafricaines et à tous les Centrafricains de reprendre sans délai le dialogue politique seul à même de permettre de retrouver la voie de la réconciliation, de la démocratie et de la reconstruction nationale.»

Egalement, dans cette déclaration, l’Union européenne réitère son soutien aux efforts de l’Union africaine, la CEMAC et les organisations sous-régionales pour rétablir la paix en République centrafricaine. La position affirmée à travers cette déclaration est le reflet de l’attachement de l’Union européenne au respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit, qui sont les éléments essentiels sur lesquels se fonde son partenariat avec les pays ACP selon les termes de l’accord signé à Cotonou le 23 juin 2000. Dans les circonstances présentes, l’Union européenne est soucieuse de voir rapidement rétabli en République centrafricaine un ordre constitutionnel conforme à ces principes. Jusqu’à ce rétablissement, en outre, elle souhaite s’assurer que les libertés fondamentales, les droits de l’homme et le pluralisme politique seront respectés.

L’Union européenne note par ailleurs avec préoccupation que ce coup d’Etat est le dernier en date d’une série de troubles militaires intérieurs qui ont continué à perturber la vie politique de la République centrafricaine depuis son retour à la démocratie en 1993. Cette instabilité trouve principalement ses sources dans l’incapacité des institutions en place à inspirer le respect des valeurs de la démocratie, dans les frustrations que font naître la régression économique et sociale, et dans la déstructuration des forces armées.

Dans ce contexte, l’Union européenne est donc également attentive à l’établissement des conditions structurelles d’une stabilité politique durable dans le pays. Selon son analyse, ces conditions comprennent essentiellement, outre le respect des principes mentionnés ci-avant :

-               premièrement, la tenue d’un Dialogue national à large base, fondé sur un agenda orienté vers l’assimilation des valeurs démocratiques ;

-               deuxièmement, une bonne gouvernance économique garantissant la capacité de l’Etat à faire face à ses dépenses de souveraineté ;

-               troisièmement, une restructuration des forces armées nationales assurant qu’elles soient à même de remplir toutes leurs fonctions de sécurité, dans le respect de l’Etat de droit.

Le Conseil et la Commission de l’Union européenne vous ont notifié, en date du 22 mai 2003, leur décision d’ouvrir des consultations au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou en vue d’examiner de façon approfondie la situation et, le cas échéant, d’y remédier. Comme vous le savez, les termes de l’article 96 de l’Accord de Cotonou prévoient que, si malgré tous les efforts, les consultations ne conduisent pas à une solution acceptable par les parties, des mesures appropriées pourront être prises. Ces mesures pourront aller jusqu’à la suspension totale ou partielle de l’application de l’Accord à l’égard de la République centrafricaine ; il est entendu que cette suspension serait un dernier recours.

Ces consultations qui débutent aujourd’hui sont entreprises dans l’espoir qu’elles contribueront au retour rapide à un ordre constitutionnel pérenne, qui apportera à la République centrafricaine la stabilité dont elle a besoin pour faire enfin reculer la pauvreté, étayer la stabilité de la région, et s’intégrer toujours plus étroitement à l’économie régionale et mondiale.

Nous abordons ces consultations sans a priori, dans un esprit d’ouverture, et avec une attitude constructive.

Notre dialogue devrait déboucher sur des engagements précis de votre part en vue de la réalisation d’objectifs prioritaires concernant, d’une part, le retour rapide à un ordre constitutionnel respectueux des principes de l’Etat de droit et, d’autre part, les conditions structurelles d’une stabilité politique durable dans le pays.

La mise en œuvre de ces engagements sera suivie avec attention par l’Union européenne pendant toute la duré des consultations. Il sera demandé au gouvernement centrafricain de fournir des informations détaillées à ce sujet. C’est de l’ampleur de ces engagements et de leur matérialisation que dépendront la nature et l’étendue des mesures appropriées qui seront, le cas échéant, décidées à l’issue des consultations. Dans l’esprit du partenariat qui inspire l’Accord de Cotonou, l’Union européenne est naturellement prête à apporter son soutien dans la mise en œuvre desdits engagements, en particulier en ce qui concerne la bonne gouvernance économique.

Après les consultations, et jusqu’à un retour complet à l’ordre constitutionnel, les mêmes thèmes continueront de faire l’objet d’un dialogue politique continu et renforcé entre le gouvernement de la République centrafricaine et l’Union européenne.

La Commission, qui interviendra dans un instant, vous posera un certain nombre de questions sur l’ensemble des points que j’ai mentionnés. Pour l’heure, je souhaiterais vous donner la parole en vous invitant à faire connaître vos premières réactions à mon intervention.

 

ANNEXE II

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

UNITE – DIGNITE - TRAVAIL

PRIMATURE

LETTRE DE PRESENTATION

DU MEMORANDUM GOUVERNEMENTAL

CONSULTATION UE/ACP SUR LA SITUATION NATIONALE EN

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

(Article 96 de l’Accord de Cotonou)

 

PAR SON EXCELLENCE

LE PROFESSEUR ABEL GOUMBA

PREMIER MINISTRE


************
 

 

 

 

                                                                                                             BRUXELLES - 12 JUIN 2003

 

Monsieur le Président du Comité des Représentants Permanents de l’Union européenne,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, encore une fois, au nom du Gouvernement de Transition de la République centrafricaine, vous remercier très sincèrement, pour toute l’attention que vous ne cessez d’accorder aux problèmes qui touchent mon pays.

Je voudrais surtout vous remercier pour la grande disponibilité dont vous avez toujours fait montre dans la recherche des solutions à nos difficultés.

Il y a trois semaines, j’étais ici à Bruxelles. Je vous ai expliqué les difficultés auxquelles la République centrafricaine se trouvait confrontée. Je vous ai indiqué pour quelles raisons le laborieux peuple centrafricain voudrait pouvoir compter sur votre bienveillance dans l’appréciation de la solution originale de sortie de crise qu’il a dû adopter.

Ma délégation et moi-même sommes à nouveau ici, devant vous, à votre invitation, dans la pure tradition du dialogue permanent qui fonde l’esprit du partenariat ACP / UE. Nous sommes ici pour vous réaffirmer la ferme volonté du Gouvernement de Transition de renouer très rapidement avec le fonctionnement normal de nos institutions. C’est cette *volonté et cette détermination qui apparaissent dans le présent mémorandum que le gouvernement soumet à votre bienveillante appréciation.

 

Monsieur le Président,

Excellences mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Comme vous pouvez le constater, la grande priorité du gouvernement, c’est le retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. La réussite de toute action future est soumise à ce facteur clé.  Sans sécurité pour les personnes et pour les biens, il n’y aura pas de paix. Et pas de paix, pas de développement. C’est pourquoi le gouvernement accorde une priorité absolue à la restructuration des forces armées centrafricaines afin d’en faire une force armée pluriethnique, professionnelle et respectueuse des institutions républicaines.

Le gouvernement a donc clairement identifié les causes de l’insécurité et proposé des solutions adaptées.

Du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire dépend le redressement de l’économie. Et c’est là seconde priorité du Gouvernement de Transition, qui a élaboré un ensemble de mesures aptes à recréer la confiance à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Ces mesures, dont certaines sont déjà appliquées et commencent à produire leurs premiers effets bénéfiques, doivent recueillir, nous le souhaitons vivement, votre soutien et votre concours. Il s’agit essentiellement pour le gouvernement, à travers une bonne gouvernance économique, d’assurer ses dépenses de souveraineté sur ses propres ressources.

Le soutien actif et la participation des populations centrafricaines nous sont déjà acquis. Elles ont en effet compris que l’une des priorités du gouvernement est la reconstitution du tissu politique et social, mis à mal par des années et des années de refus de tout dialogue.

Les partis politiques, les syndicats, les associations et les organisations de la société civile, bref, l’ensemble des composantes des forces vives de la nation est aujourd’hui associé au sein du Conseil national de Transition, organe mis en place pour aider le Président de la République et le gouvernement dans leur mission, et tout particulièrement  de préparer de manière consensuelle, les prochaines échéances électorales.

Avec le concours du Conseil national de Transition, le Gouvernement va s’atteler à relancer le processus d’organisation du Dialogue national. Notre pays a besoin de se réconcilier avec lui-même. Nous avons besoin que dans le consensus la nation toute entière, à travers ses différentes composantes rassemblées de façon non exclusive, jette les bases du Centrafrique nouveau que nous avons la volonté de bâtir.

Tels sont les objectifs principaux que nous assignons à ce forum qui démarrera ses travaux dès le début du mois de juillet 2003.

Car, l’ambition du gouvernement est de conduire la présente transition dans la plus grande transparence, de façon consensuelle et apaisée, en jetant les bases d’un redressement économique plus qu’urgent, vu l’état de délabrement des finances publiques et des infrastructures sociales dont nous héritons.

Cette ferme volonté, alliée à notre grande détermination, a été accueilli favorablement par l’ensemble des pays frères de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC).

Le récent sommet de Libreville vient d’en apporter la preuve, avec la reconnaissance officielle du Gouvernement de transition de la République centrafricaine par les Chefs d’Etat de la sous région et la promesse, par ailleurs déjà matérialisée par une aide budgétaire, de leur soutien résolu au processus de transition dans mon pays.

Comme vous le voyez, avec notre seule volonté, nous y arriverons probablement. Mais nous y arriverons plus sûrement et plus vite avec votre soutien et votre concours, avec le soutien et la participation de la Communauté internationale.

Il s’agit ici d’aider un pays jadis havre de paix, où il faisait bon vivre, un pays qui ne manque pourtant pas d’atouts, riche de la force des bras et de l’intelligence de ses filles et de ses fils, un pays enfin qui ne demande qu’à se relever, à se mettre debout et à le rester.

C’est ce pays, Monsieur le Président, Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs, dont j’ai l’honneur de diriger le gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général François BOZIZE, qui vient ici solliciter votre compréhension et votre appui.

Dans la dignité qui a toujours été une de leurs qualités premières, 3 millions et demi de centrafricains ont confiance en votre sage appréciation pour les aider à construire un avenir meilleur pour cette génération et pour celles à venir.

Mon vœu, sans doute le plus secret mais que je vous livre volontiers, est de revenir ici , devant vous, à la  fin de la transition, pour vous témoigner la gratitude du peuple centrafricain à qui vous nous aurez aider à redonner  l’espoir.

J’aimerais tant, ce jour-là, citer de nombreuses réussites, des chiffres encourageants, des perspectives favorables pour l’avenir de mon pays.

C’est ici et maintenant qu’une partie de cet avenir se joue.

Je vous remercie.

 

ANNEXE III

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité - Dignité - Travail

 

MEMORANDUM   PRESENTE  PAR  LE GOUVERNEMENT   DE

LA   REPUBLIQUE   CENTRAFRICAINE

Consultations UE / ACP sur la situation

en République centrafricaine

(Conformément à l’article 96 des Accords de Cotonou)

Bruxelles, le 12 juin 2003

 

 

INTRODUCTION

Il est des moments dans la vie d’une nation, où son peuple, las d’être la risée du monde, épuisé de faire la « une » des journaux de la planète uniquement pour des raisons de désordres et de chamboulements sociaux économiquement et politiquement affaiblissants, décide enfin d’assumer son destin, d’affirmer sa fierté et de retrouver toute sa place dans le concert des nations. La Nation Centrafricaine a vécu un de ses moments décisifs le 15 mars 2003, avec le changement de régime intervenu à l’initiative de la coalition politico-militaire conduite par le Général de Division François BOZIZE.  Ce changement a mis fin au régime démocratiquement élu, mais vite devenu autocratique et politiquement intolérant de l’ancien président Ange Félix Patassé.

C’est donc l’œuvre collective d’une coalition de patriotes centrafricains.

Cette coalition demeure cependant consciente du fait que, malgré les justifications et les arguments solides en faveur du changement et en dépit de l’accueil extrêmement enthousiaste réservé par le peuple centrafricain tout entier au Gouvernement de Transition mis en place le 30 mars, sa nature inconstitutionnelle risque fort de donner l’impression aux partenaires et amis de la République centrafricaine d’un abandon du processus démocratique inauguré en 1993. La f

euille de route politique actuelle montrera, s’il en est besoin, que le  Gouvernement de Transition que dirige le Premier Ministre, le Professeur Abel GOUMBA, sous l’impulsion de M. le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général de Division François BOZIZE fera du rétablissement du processus démocratique une priorité absolue, à travers une transition consensuelle. Il a déjà pris et entend poursuivre les mesures importantes nécessaires sur les plans politique et socio-économique, afin d’amorcer une relance des activités démocratiques et économiques déjà fragilisées par les crises récurrentes. La finalité est d’entamer sans délai une reconstruction progressive pendant la période de transition.

1.       LES RAISONS D’UN CHANGEMENT POLITIQUE RAPIDE

Depuis son accession à l’indépendance, et en particulier depuis la tragique disparition du premier Président de la République centrafricaine, l’immortel Barthélemy BOGANDA, le pays s’est bâti un renom, non pas pour ses progrès dans le domaine du développement, mais surtout pour une tradition de violence et d’intolérance politiques et de violation des droits humains. 

Ainsi, entre 1960 et 2002, la République centrafricaine a-t-elle connu trois (3) coups d’Etat,  plus d’une dizaine de tentatives de coups d’Etat, et autant de mutineries, sans compter d’innombrables cas de violation flagrante des droits humains des citoyens. La frénésie de certaines personnalités civiles et militaires à rechercher le pouvoir politique à tout prix et à s’y accrocher coûte que coûte, a eu comme conséquence la relégation au deuxième plan, sinon la banalisation, de toutes les considérations liées au progrès socio-économique de la population et à la construction d’une véritable nation pouvant faire la fierté de son peuple tant au plan intérieur qu’au plan extérieur. 

Pendant longtemps, le peuple centrafricain s’est battu pour rompre avec cette tradition de mauvaise gouvernance et a cru enfin trouver la solution avec l’adoption d’une Constitution multipartite en 1991 ainsi que l’élection de M. Ange Félix PATASSE en 1993 comme premier Chef de l’Etat de l’ère démocratique du pays. En rompant avec le cycle de violence, la population entendait ainsi retrouver l’espoir, l’esprit nationaliste, et la noble conscience politique et patriotique inspirée par Barthélemy BOGANDA, père fondateur de la République centrafricaine.  

Cette prédisposition de tout un peuple à accepter le changement, à consentir les efforts et à s’armer de la patience nécessaires pour retrouver sa liberté et sa dignité, constituait un atout politique indéniable pour l’ancien président Ange Félix Patassé et son régime. Le centrafricain n’attendait que la volonté politique et les qualités morales nécessaires pour l’aider à réaliser ses aspirations de progrès social et économique. C’est dire toute sa déception devant le recul social et économique, le manque d’éthique politique, les violations flagrantes et répétées de la constitution et des droits humains, la corruption avérée, l’affairisme, l’inconscience sociale, et l’intolérance politique qui ont caractérisé les dix (10) ans du régime de M. Ange Félix Patassé.

1.1         Sur le plan socio-économique

L’économie centrafricaine a évolué, cette dernière décennie, dans un environnement difficile, caractérisé par une baisse du niveau de production et d’exportation des principales ressources nationales telles que le diamant, l’or et le bois, les cultures de rente, notamment le café, le coton et le tabac, l’insécurité sur les axes routiers consécutive aux conflits politico-militaires, la hausse des prix, la faiblesse des financements extérieurs, le faible niveau des investissements publics et privés et l’accumulation des arriérés tant intérieurs qu’extérieurs.

De façon générale, et en dépit des ressources naturelles et humaines dont regorge le pays, le recul s’est manifesté à travers des indicateurs désastreux. Entre les années 1990 et 2000, le niveau de l’Indicateur du Développement Humain (IDH) pour la RCA a stagné autour de 0,374. Pendant ces dix dernières années, le pays a encore reculé de quelques rangs pour atterrir parmi les 10 pays ayant les valeurs de l’IDH les plus basses au monde. Classé 154ème sur 174 pays en 1995, il est tombé au 165ème rang en 1996, rang qu’il garde jusqu’aujourd’hui.

Dans le même temps, les arriérés de salaire constituaient un véritable goulot d’étranglement pour le bon fonctionnement du pays. Ils ont conduit à des mouvements sociaux qui ont paralysé le fonctionnement de l’économie d’une part, et d’autre part, ils ont entraîné des conséquences « invisibles » dont les nuisances seront difficiles à éliminer à court et à moyen termes. Il s’agit de maux tels que la corruption, la démotivation des fonctionnaires, la baisse de productivité, l’absence d’éthique, etc.

En dépit également de l’incapacité pour l’Etat de payer ses fonctionnaires, le déficit budgétaire est en hausse continue et représente encore aujourd'hui environ 28% des dépenses (hors investissement sur financement extérieur). Il alimente de facto un cercle vicieux puisque les arriérés sont systématiquement reportés d’une année à l’autre. Selon une étude récente sur les finances publiques, "les arriérés ainsi accumulés depuis fin 1991 sont estimés à 77 milliards FCFA en dette publique et environ 92 milliards en dépenses courantes (personnel, fournisseurs) auxquels s’ajoute le service courant de la dette de 25 milliards. Au total, ils représentent donc plus de trois ans et demi de recettes fiscales effectives".

Dans ce contexte de gestion économique catastrophique, caractérisée par l’affairisme des dirigeants, les scandales financiers ( Zongo-Oil, Beac, Centrafric Airlines, Colombes Mines, Trans-Oil…), la République centrafricaine a été incapable d’entreprendre un quelconque processus de réforme économique crédible, comme l’attestent les échecs successifs des différentes initiatives entreprises avec les Institutions de Bretton Woods.

1.2         Sur le plan politique et militaire

Malgré les élections présidentielles de 1993 et celles de 1999,  acceptées par la Communauté internationale comme plus ou moins crédibles, la République centrafricaine a reculé de façon inadmissible en matière de gouvernance démocratique:

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 20:20

Clôture à Bangui du forum sur la promotion de la jeunesse

Bangui, 27 déc. (ACAP) Le Forum de validation de la politique nationale et de la promotion de la jeunesse centrafricaine a clos ses travaux mercredi 27 décembre 2006, en adoptant les grandes orientations du plan national d'action en matière de jeunesse, en présence du Président de la République, François Bozizé.



Au terme de cinq jours de travaux, les 278 participants ont adopté plusieurs recommandations dont celles consistant à créer un fonds national destiné à financer les initiatives privées des jeunes, élaborer des plans visant à soutenir les projets dirigés par les jeunes, intégrer le principe du genre dans le diagnostic et l'analyse des situations et formuler des priorités et des objectifs.

Le Président François Bozizé a indiqué dans son discours de clôture que "les experts du ministère en charge de la jeunesse doivent d'ores et déja se pencher sur les grandes orientations issues de ce forum pour les traduire en plan national d'action en matière de jeunesse assorti des conditions d'exécutions".

Selon le chef de l'Etat, "la prochaine étape concerne la mise en place des structures décentralisées et l'organe central qu'est le Conseil National de la Jeunesse".

François Bozizé a précisé qu'"avec les instruments qui viennent d'être créés, il a ppartient au gouvernement de rechercher et mettre en place les moyens pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en application des dispositions prévues dans le cadre de la politique et du plan d'action pour la jeunesse centrafaricaine".

Il a enfin invité "les jeunes de Centrafrique à rompre avec la culture de violence, l'oisiveté et l'inaction pour s'assumer en tant que jeunes, ayant le sens d'initiative, de courage et de créativité".


Mercredi 27 Décembre 2006 - 16:35
Sébastien Lamba/ACAP
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 19:47

Le groupe rebelle FUC se sépare de son chef Mahamat Nour "pour trahison"
(Canoë 27/12/2006)
( 27/12/2006)


Le Front uni pour le changement démocratique (FUC), groupe rebelle tchadien, a annoncé s'être séparé de son chef, le capitaine Mahamat Nour Abdelkérim, accusé de «trahison» pour avoir signé un accord de paix avec le président Idriss Déby.
«Le comité de crise qualifie de trahison l'acte du capitaine Mahamat Nour et décide son exclusion définitive du mouvement», ont fait savoir les cadres du FUC réunis à Hadjar MarfaJine. «Il est impardonnable que l'ancien président du FUC se soit rendu à Guréda pour donner l'accolade à Idriss deby, alors que le sang des martyrs de notre lutte tombés lors des dernières batailles est encore frais.»

Réunis dimanche en Libye sous les auspices du colonel Moammar Kadhafi, le capitaine Nour, qui avait mené un raid contre N'Djamana en avril, et le président Déby ont conclu un accord de paix dénoncé par les autres mouvements rebelles tchadiens et la base du FUC.

«Face à la situation créée par le ralliement du capitaine Mahamat Nour Abdelkérim au pouvoir de N'Djamena, les cadres politiques et militaires du Front uni pour le changement démocratique (...) ont décidé à l'unanimité la poursuite de la lutte armée et réaffirment leur attachement aux objectifs politiques et militaires du mouvement», souligne le comité du FUC.


Associated Press (AP)
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 02:24

LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE FACE A SON DESTIN

Finies les gesticulations militaro-politiques?Qui ose aujourd'hui croire à un semblant de retour au calme dans un pays comme le notre aux frontières perméables et sans une armée d'élite capable de défendre elle même son territoire?

Les soubressauts de ces derniers mois ont mis en exergue un véritable manque de volonté politique de nos dirigeants à vouloir mettre en place une une armée digne de ce nom et capable d'assurer sa fonction première la défense du territoire national...

Un Pays sans une structure militaire efficace est voué à des répétitivités de tentavives de destabilisation de la part de ses voisins.

La problèmatique actuelle est cette équation à plusieurs inconnues posée au sujet du départ imminent des troupes Françaises qui sont venues combattre à la place de nos éléments de la FACA.

Le chef de l'état et Ministre de la défense a t'il trouvé la parade qui faciliterait la prolongation de la paix dans les régions secouées par les attaques des rebellions diverses?

Une victoire militaire pour qu'elle soit pérenne doit d'abord s'appuyer sur une base solide de consensus national, ce que certains appeleront un dialogue national...

Le précédent Dialogue a permis de recadrer de nombreuses erreurs d'appréciation des hommes du 15 MARS voulant absolument écarter tous les leaders politiques,la médiation de BONGO a changé les donnes...et les résultats des urnes jadis contestables, ne sont plus contestés.

Plusieurs années de pratique font de BOZIZE et de son équipe aujourd'hui des véritables acteurs politiques du pays.

Certes, cette première phase opérationnelle de reconnaissance internationale a été un succès, des nombreux contrats ont été signé et les institutions internationales ont joué le jeu, contrairement au régime défunt la France à mis la main à la pâte... 

Il est grand temps de passer à la vitesse supérieure, c'est à dire de mettre en application la seconde phase opérationnelle celle de la bonne gouvernance, afin de faire profiter au peuple Centrafricain les fruits de cette dividende...

Le peuple centrafricain a assez souffert de la gestion clanique, ethniciste et régionaliste de la chose publique...

 L'ESPOIR FAIT VIVRE ...

MAIS ON NE PEUT PRETENDRE NOURRIR UN PEUPLE EXCLUSIVEMENT AVEC DE LA POLITIQUE...

Lucé Raymond BOMONGO

VOUS ÊTES DE PLUS EN PLUS NOMBREUX A NOUS FAIRE CONFIANCE, MERCI DE TRANSMETTRE CE MESSAGE A VOS CONNAISSANCES..

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26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 20:07
Centrafrique/société : Les forces de l'Ordre doivent cultiver le respect des Droits de l'Homme

Bangui, 26 déc. (Acap)- Le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, le Général Lamine Cissé, a déclaré mardi 26 décembre 2006 à l'occasion de la cérémonie d'ouverture d'un séminaire de formation des agents des forces de défense et de sécurité que, « les services de sécurité intérieure doivent développer la culture du respect des Droits de l'Homme ».



Selon le général Cissé, l'objectif de cet atelier dont le thème est « les services de sécurité intérieure dans un Etat de droit » est de faire comprendre aux participants « comment les services de sécurité doivent exercer leur fonction et se comporter dans un Etat de droit ». En d'autres termes, il s'agit d'expliquer aux agents de sécurité intérieure le rôle qu'ils sont appelés à jouer dans un Etat de droit.

Il a fait remarquer que le principe de l'Etat de droit suppose l'existence de juridictions indépendantes et la séparation des pouvoirs. Selon lui, « la justice faisant partie de l'Etat, seule son indépendance à l'égard des pouvoirs législatif et exécutif est en mesure de garantir son impartialité dans l'application des normes des choix ».

Il a également fait observer que « l'indépendance de ces services est une nécessité incontournable, une exigence pour la démocratie ». Pour ce faire, ils devraient promouvoir l'égalité entre les sujets et la légalité des normes juridiques internationales.

Organisé conjointement par les directions générales de la Police et de la Gendarmerie, sous l'égide du Bureau de l'Organisation des Nations Unies pour la Centrafrique (BONUCA), ce séminaire regroupe des cadres et agents de la police et de la gendarmerie nationales.

Pendant trois jours, les participants seront imprégnés sur plusieurs thèmes, parmi lesquels, « la notion d'Etat de droit, les missions des services de sécurité intérieure dans un contexte d'Etat de droit, la notion des Droits de l'homme ».


Mardi 26 Décembre 2006 - 15:51
Jérémie Soupou/Acap
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 14:08
 
20/12/2006
Conseil de sécurité
CS/8917

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

5603e séance – après-midi


LE CONSEIL DE SÉCURITÉ RENOUVELLE SON ENGAGEMENT EN FAVEUR DE LA RÉGION DES GRANDS LACS


Le processus actuel est un exemple pour l’Afrique tout entière, estiment certaines délégations


La région des Grands Lacs est dans la bonne voie à condition que les promesses et les engagements pris par les principaux intéressés se concrétisent sans retard après une décennie de conflits sanglants, ont estimé cet après-midi les membres du Conseil de sécurité lors d’un débat qui survenait quelques jours après le deuxième Sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs tenue le 15 décembre à Nairobi, au Kenya.


Dans une déclaration faite par son Président à la fin de la réunion, le Conseil appuie la demande de prorogation du mandat du Représentant spécial du Secrétaire général, M. Ibrahima Fall, pour une période finale de trois mois qui s’achèvera le 31 mars prochain.  Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte les pays de la région, le Groupe des Amis de la région des Grands Lacs (coprésidé par le Canada et les Pays-Bas), les organismes des Nations Unies et la communauté internationale d’envisager d’apporter une assistance au Secrétariat de la Conférence et au Fonds spécial pour la reconstruction et le développement.


La réunion a été ouverte par deux exposés, l’un de M. Fall, le second de Mme Liberata Mulamula, Première Secrétaire exécutive du Secrétariat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.


Le Représentant spécial du Secrétaire général a souligné l’importance de la dizaine de protocoles conclus à la Conférence de Nairobi, allant de la non-agression et de la défense mutuelle à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, en passant par l’assistance humanitaire.  Pour M. Fall, la mise en œuvre de ces textes devrait permettre le rétablissement durable de la paix, de la sécurité et du développement dans la région.  Le processus actuel devrait aussi permettre aux États de prendre des mesures contre les groupes rebelles présents sur leur territoire.


Pour sa part, Mme Mulamula a réitéré la requête des chefs d’État et de gouvernement pour que soit poursuivi, pendant au moins un an, l’appui de l’Union africaine et des Nations Unies.  Cela implique, a-t-elle rappelé, que les institutions de l’ONU, ses fonds et ses programmes continuent de fournir l’expertise technique et le soutien financier.  Elle a indiqué qu’il était souhaitable que cette assistance et ce soutien soient étendus au nouveau Secrétariat de la Conférence dans sa première année de mise sur pied et la phase critique à venir de l’application du Pacte de la sécurité, de la stabilité et du développement.  La signature de ce Pacte par les dirigeants de la région montre, selon elle, une volonté politique et la détermination de transformer la région en un espace de paix durable, de stabilité et de croissance partagée.


Le contrôle des frontières des pays de la région est essentiel pour empêcher le trafic d’armes et les actions de groupes armés, a souligné le représentant du Pérou lors du débat qui a suivi.  Il s’est dit convaincu que la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) avait un rôle à jouer à cet égard. 


Plusieurs intervenants ont souligné l’importance du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, le considérant comme un exemple à suivre pour le reste du continent, particulièrement dans d’autres conflits tels que le conflit larvé qui oppose l’Éthiopie à l’Érythrée ou la Côte d’Ivoire.  Presque tous les orateurs ont relevé le caractère particulièrement exemplaire des récentes élections en RDC, certains citant aussi le Burundi.  Les orateurs ont aussi insisté sur l’appui nécessaire de la communauté internationale, même si celui-ci ne doit pas être considéré comme illimité.  Ainsi, tout en se félicitant de l’action de la communauté internationale dans la stabilisation des Grands Lacs, la délégation française a toutefois souligné que c’était la poursuite de l’engagement de l’ensemble de la région elle-même qui en conditionnerait le succès. 


Le représentant du Ghana a rappelé que la région était dotée de ressources naturelles importantes qui favoriseront la reconstruction, à condition que s’instaure bonne gouvernance et état de droit.  L’Argentine estime ainsi que la phase actuelle doit permettre de traduire en justice les auteurs de violation des droits de l’homme en exigeant la participation active de la Commission de consolidation de la paix.  La délégation rwandaise s’est félicitée du fait que les pays de la région aient rejeté la suggestion de certaines puissances d’inclure dans le processus actuel les forces ayant commis le génocide au Rwanda.  Enfin, le représentant de la Fédération de Russie a mis en garde contre le risque de résurgence des heurts interethniques.



LA SITUATION DANS LA RÉGION DES GRANDS LACS


Déclarations


M. IBRAHIMA FALL, Représentant spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, a déclaré que la Conférence internationale des Grands Lacs, qui s’est tenue les 14 et 15 décembre derniers, était la consécration d’efforts soutenus pour tourner la page de ce qui, depuis plusieurs décennies, semble être le résultat d’une fatalité de guerres, de conflits et de souffrances.  Les pays de la région et leurs initiatives sont les premiers acteurs et les lauréats de cette belle réalisation.  Toutefois, depuis le génocide au Rwanda, le Conseil de sécurité n’a pas cessé de soutenir les initiatives de règlement négocié des conflits, le respect et l’application des accords de paix ainsi que la mise en œuvre des mécanismes d’appui aux pays de la région.  Cette Conférence est d’ailleurs une initiative du Conseil, appuyée par l’Union africaine.  Il s’est ensuite félicité des annonces de contributions volontaires en faveur du Fonds spécial pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs.


Pour M. Fall, la volonté politique collective, qui s’est manifestée à l’occasion de cette Conférence, s’est aussi traduite par l’application du principe d’inclusivité, permettant ainsi la participation d’acteurs non gouvernementaux, de la société civile, d’organisations religieuses, dont les points de vue ont été pris en compte par les groupes de travail de la Conférence.  En prévision de la mise en œuvre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement signé par les pays de la région, ces organisations ont adopté des directives.  Cette implication a d’ailleurs permis d’assurer la cohésion des projets et de jeter les bases d’une division des tâches entre les différentes parties impliquées.


Au cours du Sommet de Nairobi, les partenaires se sont félicités du forum offert par la Conférence pour promouvoir la coopération technique et diplomatique.  Le Canada a exprimé un intérêt particulier pour appuyer les processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ou encore le déminage.  De son côté, l’Union européenne s’est déclarée prête à soutenir le Pacte en apportant une aide de 45 millions d’euros pour financer divers projets prioritaires définis dans le cadre de la Conférence.  Dix protocoles ont également été adoptés, allant de la non-agression et de la défense mutuelle à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, en passant par l’assistance humanitaire.  Il est prévu de mettre en œuvre ces protocoles de manière coordonnée, dans la mesure où a été identifiée une interrelation entre ces divers domaines.  La mise en œuvre combinée de ces projets devrait contribuer au rétablissement durable de la paix, de la sécurité et du développement dans la région, a ajouté le Représentant spécial.  Si ces projets sont exécutés convenablement, ils permettront par exemple aux États de prendre des mesures contre les groupes rebelles présents sur son territoire ou à un autre État de le faire à leur place le cas échéant.  Enfin, une attention particulière a été accordée au recouvrement des terres et des propriétés appartenant aux personnes déplacées de retour.  Sachant les relations étroites qui prévalent entre peuples de la région et la rapidité avec laquelle un conflit peut prendre une dimension régionale, les initiatives issues de cette Conférence seront de nature à prévenir ce type d’embrasement, a conclu M. Fall.


Mme LIBERATA MULAMULA, Première Secrétaire exécutive du Secrétariat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, s’est félicitée du fait que cette réunion arrivait à point nommé alors que vient de se tenir, les 14 et 15 décembre, le deuxième sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.  Celle-ci a donné lieu à la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, a-t-il rappelé.


Elle a rappelé que le Conseil de sécurité avait joué un rôle clef dans la genèse de la Conférence internationale et souligné que le premier sommet historique de 2004 avait culminé avec la signature de la Déclaration de Dar es-Salaam sur la sécurité, la stabilité et le développement.  Cette Déclaration, a-t-elle estimé, a donné suite à la définition de projets dans quatre domaines prioritaires: la paix et la sécurité, la bonne gouvernance et la démocratie, le développement économique et la bonne démocratie, le développement économique et l’intégration régionale et les questions humanitaires et sociales.  Un mécanisme de suivi a été mis en place prévoyant un Secrétariat de la Conférence siégeant à Bujumbura (Burundi).  Les tâches de celui-ci sont énormes, a noté Mme Mulamula.  Celle-ci a appelé le Conseil de sécurité à proroger le Bureau du Représentant spécial jusqu’en mars prochain, comme l’a demandé la Commission interministérielle régionale, pour assister le Secrétariat de la Conférence.


Mme Mulamula a réitéré la requête des chefs d’État et de gouvernement pour que soit poursuivi, pendant au moins un an, l’appui de l’Union africaine et des Nations Unies.  Cela implique, a-t-elle rappelé, que les institutions de l’ONU, ses fonds et ses programmes continuent de fournir l’expertise technique et le soutien financier.  Elle a indiqué qu’il était souhaitable que cette assistance et ce soutien soient étendus au nouveau Secrétariat de la Conférence dans sa première année de mise sur pied et la phase critique à venir de l’application du Pacte.  La Secrétaire exécutive a souligné le caractère unique du Secrétariat de la Conférence de par les nombreux défis auxquels il faisait face, plus particulièrement la reconstruction.  Il n’est pas sans importance qu’il soit composé des pays qui sortent de guerres, des pays ravagés, pâtissant d’infrastructures décrépites, de la pauvreté, mais déterminés à mettre un terme au triste chapitre d’une région déchirée par la guerre.


La signature du Pacte par les dirigeants de la région montre, selon elle, une volonté politique et la détermination de transformer la région en un espace de paix durable, de stabilité et de la croissance partagée.  L’avenir de la région des Grands Lacs repose dans la mise en œuvre globale de ce Pacte.  Comme l’a souligné le Secrétaire général, a-t-elle ajouté, « le Pacte n’est pas seulement une vision, c’est un programme d’action ».  Mme Mulamula s’est dite personnellement encouragée d’une part par la mobilisation et la volonté politique profonde des dirigeants, et d’autre part par l’enthousiasme et la bonne volonté démontrés par la communauté internationale de voir la paix prévaloir dans la région.  En conclusion, la Première Secrétaire exécutive du Secrétariat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs s’est dit prête à travailler avec le Conseil dans la poursuite d’objectifs communs en faveur d’une paix et d’une stabilité durables dans la région des Grands Lacs.


M. AUGUSTINE MAHIGA (République-Unie de Tanzanie) s’est félicité de la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs.  Le représentant a indiqué que l’Ambassadeur Mulamula, Secrétaire exécutif de la Conférence sur la paix dans la région des Grands Lacs, aura besoin du soutien du Conseil de sécurité, du système des Nations Unies, du Groupe des amis pour la région des Grands Lacs et de la communauté internationale au-delà des trois mois qui consacreront la transition entre le Secrétariat des Nations Unies/Union africaine et une institution régionale.  Ce soutien et ce partenariat pourraient prendre diverses formes allant de l’édification des capacités au partage d’information.  Le représentant s’est aussi félicité du fait que grâce aux efforts du Conseil, des pays comme le Rwanda ne sont plus à son ordre du jour et que des pays comme le Burundi et la République démocratique du Congo ont mené un processus démocratique.  Même si le nord de l’Ouganda n’est pas à l’ordre du jour du Conseil, celui-ci suit avec un grand intérêt les pourparlers entre le Gouvernement de l’Ouganda et l’Armée de résistance du Seigneur.  La Conférence de paix dans la région des Grands Lacs sera un partenaire indispensable pour le Conseil de sécurité en garantissant la restauration et le maintien de la paix.


M. JIRO KODERA (Japon) s’est félicité de la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, qui inclut notamment un protocole de non-agression et de défense mutuelle des pays de la région des Grands Lacs.  Le Pacte inclut également des protocoles en vue de promouvoir l’avancement économique.  Le Japon a ensuite rappelé que les élections démocratiques en République démocratique du Congo (RDC) et au Burundi ont contribué à la réussite de ce Sommet et que le Secrétariat des Grands Lacs devrait être installé au Burundi.  S’agissant de la consolidation de la paix, le représentant a rappelé en conclusion que le Japon avait offert son assistance à l’Afrique en mettant l’accent sur l’assistance aux programmes de DDR et au renforcement des capacités.


M. JEAN-PIERRE LACROIX (France) a estimé que le deuxième sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs tenu la semaine dernière, était un événement important.  Évoquant la résolution des conflits, en particulier ceux du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC), il a estimé que la concrétisation de progrès dans la région supposait le développement de la coopération régionale. 


La délégation française voit deux domaines de coopération essentiels.  Il s’agit en premier lieu de la sécurité.  Le Conseil de sécurité, a rappelé M. Lacroix, a souvent constaté que ces questions avaient une dimension transfrontalière.  Ensuite, a-t-il précisé, les relations économiques car, tous les États ont un intérêt à coopérer.


Si la France se félicite de l’action de la communauté internationale dans la stabilisation des Grands Lacs, c’est toutefois la poursuite de l’engagement de la région qui conditionnera le succès de cette approche, a estimé le représentant français.  M. Lacroix a ensuite remercié la République-Unie de Tanzanie pour la rédaction de la déclaration présidentielle, à laquelle la France apporte son appui.


Mme ELLEN MARGRETHE LØJ (Danemark) a déclaré que l’adoption du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement au second sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs était un signe encourageant.  Cette initiative est une avancée vers la paix et la sécurité, et il faudra compter sur l’engagement des principaux pays pour mettre en œuvre et appliquer un mécanisme de suivi efficace piloté par des acteurs régionaux, a-t-elle ajouté.  La représentante s’est, par ailleurs, félicitée de la mise en place de mécanismes de transition en République démocratique du Congo (RDC) et au Burundi, ainsi que des négociations de paix en cours entre le Gouvernement ougandais et l’Armée de résistance du Seigneur.  Toutefois, a-t-elle poursuivi, la situation dans l’est de la RDC et au Darfour continue de faire peser une menace sérieuse à la paix et à la stabilité régionale et internationale. 


La représentante a, en outre, estimé que la protection des civils et la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes graves relevaient de la responsabilité des gouvernements de la région.  Dans ce cadre, tous les États concernés doivent faire en sorte que soient poursuivis les auteurs de violations des droits de l’homme, en coopérant étroitement avec les juridictions pénales internationales, y compris la Cour pénale internationale.


M. MICHAL MLYNAR (Slovaquie) a déclaré que la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement était la conséquence logique des progrès réalisés en matière de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs, notamment en République démocratique du Congo (RDC) et au Burundi, où des élections démocratiques ont récemment été couronnées de succès.  Toutefois, a précisé le représentant, les messages positifs en provenance des Grands Lacs ne devraient pas nous distraire des questions toujours urgentes, qu’il s’agisse de la présence de groupes rebelles sur les territoires de plusieurs pays de la région ou des centaines de milliers de personnes déplacées sur le chemin du retour.  Le Pacte est un fondement, mais ce n’est qu’un début, a ajouté le représentant.  La consolidation de la paix exigera des efforts de mise en œuvre supplémentaires ainsi que des ressources humanitaires, financières et matérielles considérables, a-t-elle prévenu.


Mme MARY CATHERINE PHEEX (États-Unis) a noté que le Sommet des 14-15 décembre avait été organisé de manière opportune après les développements pacifiques survenus dernièrement dans la région des Grands Lacs.  Il s’agit d’un pas encourageant et positif, a-t-elle souligné.  La représentante des États-Unis s’est réjouie du sérieux affiché par les partenaires en présence dans la quête de la démocratie et de la bonne gouvernance.  Les États-Unis sont convaincus que la paix et la démocratie peuvent prévaloir et ils encouragent les initiatives prises par les différents pays de la région.


M. NANA EFFAH-APENTENG (Ghana) a indiqué que la région des Grands Lacs et, en particulier la République démocratique du Congo (RDC), était dotée de ressources naturelles importantes, qui favoriseront la reconstruction économique une fois que la paix et la stabilité auront été restaurées.  Le rétablissement de la bonne gouvernance et l’état de droit permettront d’y parvenir et de mettre fin à l’impunité qui prévaut encore dans certains pays de la région, a poursuivi le représentant.  La relance de la situation économique dans la région des Grands Lacs, a-t-il estimé, dépendra aussi des annonces de contributions qui seront faites pour appuyer la mise en œuvre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement.


M. PAUL JOHNSTON (Royaume-Uni) s’est dit encouragé par les réalisations des pays de la région.  Cela a été démontré par la réussite des élections en République démocratique du Congo (RDC), un exemple pour la région, a-t-il noté.  Pour appuyer ce processus de transformation, le Royaume-Uni a débloqué un demi-milliard de livres sterling et participe à divers programmes européens.  À problèmes communs, solutions communes, a souligné le représentant britannique.  Les échanges commerciaux interrégionaux, a-t-il estimé, permettront d’enraciner paix et stabilité.  Il a exprimé l’espoir que les engagements pris à Nairobi se concrétiseraient dans le sens recherché.  Les engagements oraux sont nécessaires mais pas suffisants, a ajouté le représentant du Royaume-Uni, mentionnant le cas du Soudan.  Il a exhorté les pays de la région à œuvrer de concert pour assurer la sécurité à leurs concitoyens.  Sa délégation remercie la Tanzanie pour la rédaction de la déclaration présidentielle dont fera lecture le Président du Conseil de sécurité à la fin du débat.


M. BASILE IKOUEBE (République du Congo) s’est réjoui du choix du siège du Secrétariat de la Conférence qui incombe au Burundi, pays qui figure déjà parmi les premiers champs d’expérimentation de la Commission de consolidation de la paix.  Il a également félicité Mme Liberata Mulamula, de la République-Unie de Tanzanie, pour sa nomination à la tête de ce Secrétariat.  Il a ensuite déclaré n’avoir aucun doute sur l’aptitude des autorités tanzaniennes à gérer le mécanisme régional de suivi de la Conférence sur la région des Grands Lacs.  Par ailleurs, le représentant du Congo a émis l’espoir que la région, reconnue comme « zone de développement spécial », continuera de bénéficier de l’appui des Etats de la région et de celui de la communauté internationale, qui ont œuvré pour la mise en œuvre du processus de paix.  Il est en outre souhaitable, a poursuivi le représentant, que le Fonds spécial pour la reconstruction et le développement passe, dans les délais prévus, à la phase opérationnelle en vue de consolider les évolutions positives de ce processus.  Enfin, il s’est félicité de l’adoption du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement qui marque, selon lui, un tournant décisif dans l’histoire de la région des Grands Lacs, en lui offrant un outil essentiel pour l’instauration de la paix et la promotion de la coopération régionale.


M. FEDERICO BARTTFELF (Argentine) s’est félicité des développements historiques dans la région comme les élections démocratiques au Burundi et en République démocratique du Congo.  De tels développements n’auraient pas été possibles sans, en particulier, une collaboration hardie entre les gouvernements de la sous-région, les efforts de l’Union africaine et d’autres organes multilatéraux, et surtout la signature du Pacte de sécurité, stabilité et de développement dans la région des Grands Lacs.  L’établissement d’un Secrétariat de la Conférence internationale sur la paix, la sécurité et la démocratie dans la région des Grands Lacs est aussi une grande avancée.  La nouvelle phase qui commence aujourd’hui, exige aussi de grand efforts et une action coordonnée permettant de créer des institutions stables, de reconstruire et de développer des pays pendant la phase postconflit.  Cette nouvelle phase permettra de traduire en justice les auteurs de violation des droits de l’homme et exigera la participation active de la Commission de consolidation de la paix.  Nous soulignons toutefois que l’amnistie pour les violations graves des droits de l’homme comme stratégie permettant de mettre un terme à un conflit ne donnera pas de résultats positifs sur le long terme.  Le représentant a, notamment, insisté sur la situation des enfants qui continuent d’être pris en otage et qui sont victimes d’exploitation sexuelle par des groupes comme l’Armée de résistance du Seigneur.


M. IGOR SHCHERBAK (Fédération de Russie) a noté que la République démocratique du Congo, malgré l’instabilité dans l’est du pays, se normalisait et que le Burundi, tout comme l’Ouganda, émergeait de la guerre civile.  Il a souligné que l’ONU y avait joué un rôle actif à cet égard et que celui-ci était bien accueilli par les dirigeants de la région.  Il y a néanmoins un risque de résurgence des heurts interethniques, une situation humanitaire très grave, a averti la délégation russe.


Le représentant a estimé que l’étape suivante sur la voie de la pleine normalisation a été illustrée par la Conférence de Nairobi la semaine dernière.  Les travaux de la Conférence devraient permettre de résoudre les problèmes régionaux qui, par ailleurs, sont étroitement liés.  La création d’un mécanisme de suivi est riche de perspectives, a noté le représentant russe.  Les ressources naturelles ont été exploitées de manière illégale et barbare ces dernières décennies, a-t-il rappelé.  Il est donc temps de prendre le problème à la racine pour faire en sorte que les richesses naturelles bénéficient aux populations, a-t-il conclu.


M. LIU ZHENMIN (Chine) s’est félicité des évolutions positives enregistrées dans la région des Grands Lacs en matière de consolidation de la paix et même de relèvement économique.  La paix et le développement vont de pair dans cette région, a ajouté le représentant, qui a souligné que la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement signalait la transition des pays des Grands Lacs vers une nouvelle phase.  Nous espérons que la Conférence des Grands Lacs continuera d’être le cadre d’un dialogue en faveur de la reconstruction post-conflit, a conclu le représentant de la Chine.


M. CHAVEZ (Pérou) a noté que de nouvelles menaces apparaissaient et que la prévention des conflits était une démarche essentielle, développée en particulier par le Pérou et les pays de la communauté andine.  Les richesses naturelles doivent être mises au service de la reconstruction et de la fourniture de services publics, a-t-il souligné.  L’attention principale doit être portée à la République démocratique du Congo, a indiqué le représentant du Pérou, qui a estimé que cela doit s’accompagner d’un leadership interne.  Le contrôle des frontières des pays de la région est essentiel pour empêcher le trafic d’armes et les actions de groupes armés, a souligné le représentant, qui se dit convaincu que la MONUC a un rôle à jouer à cet égard.  En conclusion, il a exprimé l’espoir que l’ONU pourrait accompagner le processus du suivi afin de servir d’exemple pour le reste du continent, en particulier en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie, au Soudan et en Côte d’Ivoire.


M. ADAMANTIOS TH. VASSILAKIS (Grèce) a rappelé que des améliorations avaient été notées sur divers plans avec la mise en place d’une réconciliation nationale remarquable au Rwanda, la tenue d’élections en République démocratique du Congo avec une participation massive de la population congolaise et l’élection démocratique des autorités législatives et administratives.  Les autres aspects positifs concernaient notamment les élections paisibles et démocratiques au Burundi ayant entraîné l’élection d’un nouveau Président et l’instauration d’un nouveau Gouvernement et enfin l’accord de cessez-le-feu signé entre l’Armée de résistance du Seigneur et le Gouvernement de l’Ouganda.


Le représentant a indiqué également que le deuxième sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, qui s’était tenue à Nairobi la semaine dernière, avait représenté le point culminant des efforts entrepris par toutes les parties intéressées.  En outre, l’adoption du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs représentait une étape importante de la coopération entre les États de la région.  Il a émis le vœu que le Conseil de sécurité apporte son concours aux initiatives de désarmement, de démobilisation, de rapatriement et de réintégration des anciens combattants, améliore la surveillance et la mise en œuvre rigoureuse de l’embargo sur les armes, accorde une attention particulière au renforcement de la sécurité aux frontières du fait du débordement de la crise du Darfour au Tchad et en République centrafricaine, et contribue, en concertation avec le système des Nations Unies, à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.


M. NASSIR ABDULAZIZ AL-NASSER (Qatar) a rappelé qu’à la suite de la deuxième Conférence internationale des Grands Lacs, les pays de la région souhaitaient plus que jamais renforcer leur coopération à l’appui de la paix, de la sécurité et de la prospérité économique.  Il s’est également félicité que le Burundi accueille le Secrétariat de la Conférence.  Outre les protocoles relatifs au Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, visant à renforcer les initiatives régionales, a déclaré le représentant, les pays devraient s’efforcer d’appliquer les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en particulier les résolutions 1625, 1631, 1649 et 1653.  Sans des institutions de bonne gouvernance, sans la participation des peuples de la région et sans l’engagement de la communauté internationale, l’application du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement ne sera en effet pas possible, a prévenu le représentant.  Pour que les protocoles relatifs au Pacte s’avèrent efficaces, il faut aussi que les pays de la région s’approprient les projets lancés sur leur territoire, a-t-il conclu.


Mme KIRSTI LINTONEN (Finlande), qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, de pays associés et de pays candidats, a noté que la région des Grands Lacs se trouvait à la croisée des chemins, se félicitant des derniers développements.  Pour elle, le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement constitue la pierre angulaire de la coopération entre les États de la région.  L’Union européenne attend maintenant la mise en œuvre des engagements pris, estimant qu’un engagement local fort, y compris financier, et le sens d’appartenance de la part des États de la région, sont requis afin d’assurer la réussite de ce Pacte.  L’Union européenne rappelle qu’elle est disposée à soutenir le Pacte, particulièrement dans les domaines de la gestion des ressources naturelles et de la coopération régionale.


Il s’agit, pour Mme Lintonen, d’un nouveau départ pour l’Afrique centrale.  Si les drames de la région ont assombri l’ensemble de l’Afrique, nous sommes témoins d’une nouvelle dynamique positive, a-t-elle constaté, qui devrait influencer le développement global du continent.  Elle a exprimé l’espoir en particulier que les leçons de partenariat et de résolution des conflits présentés par le Pacte de Nairobi inspireraient les efforts de résolution d’autres conflits dans la région, dans le nord de l’Ouganda en particulier.  La coopération tripartite entre les Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne est devenue un trait distinctif de la prévention des conflits en Afrique et dans la région des Grands Lacs, a-t-elle souligné.  Il s’agit d’un nouvel exemple de la manière dont on peut progresser par la voie d’un multilatéralisme efficace. 


Évoquant ensuite le succès de la transition en République démocratique du Congo, notre espoir, a-t-elle dit, est que nos efforts conjoints en RDC donnent de l’élan pour des développements similaires dans l’ensemble de la région.  Dans un tel environnement d’après-guerre, la réforme du secteur de la sécurité sera toujours au cœur des initiatives de gouvernance.  Ces défis sont hautement prioritaires pour la future coopération européenne, a ajouté Mme Lintonen, qui a dit attendre avec intérêt, à cet égard, les prochaines consultations avec les autorités de Kinshasa.  La représentante a ensuite évoqué le cas du Burundi et promis que l’Europe resterait un partenaire fiable, engagé dans une approche constructive, plus particulièrement dans les domaines de la gouvernance, de l’état de droit et de la démocratisation à venir de la société.  Enfin, Mme Lintonen a souligné l’importance de dynamiques régionales renforcées, susceptibles de contribuer à la stabilisation dans l’est de la RDC.  Elle estime que la signature du Pacte de Nairobi est une étape très importante pas seulement pour les Grands Lacs mais aussi pour l’ensemble de l’Afrique.  Les engagements pris en faveur de politiques non-violentes, de défense mutuelle dans la résolution des conflits, autant que l’accent mis sur la coopération dans la démocratie, la bonne gouvernance, l’intégration régionale et le combat contre l’exploitation des ressources naturelles définit, selon elle, la voie à suivre.  Sur un tel chemin prometteur, l’Union européenne entend demeurer un partenaire actif en soutenant une coopération et un dialogue plus proches au sein de la région des Grands Lacs.


Mme NDUKU BOOTO (République démocratique du Congo) a indiqué que le deuxième sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays de la région des Grands Lacs était un évènement historique, dans la mesure où il a souligné l’importance du partenariat qui prévaut entre les pays concernés et la communauté internationale.  La représentante s’est félicitée de cette dynamique, basée sur un nouvel ordre sécuritaire régional, sur l’élargissement et l’intégration de l’espace économique et commercial, sur la démocratie et la bonne gouvernance, sur la stabilisation et l’amélioration de la prise en charge collective des problèmes sociaux et humanitaires, résultant des réajustements internes au niveau de chacun des pays.  Cette nouvelle entente vient d’être couronnée de succès par la signature du Pacte régional de stabilité, de sécurité et de développement, en tant qu’engagement de non-agression et de défense mutuelle, qui consacre les conditions optimales d’un développement durable, a poursuivi le représentant.  Il s’est en outre félicité de l’adoption de la structure du Fonds spécial pour la reconstruction et le développement qui, de l’avis de la représentante, contribuera sans nul doute au progrès économique et à la reconstruction.  Sa délégation est d’avis, comme le Secrétaire général, que l’appropriation de cette Conférence des États de la région confère à ce Pacte une dimension importante sur le plan de la démocratie, de la bonne gouvernance et du développement économique.  Enfin, pour ce qui concerne la RDC, Mme Booto a déclaré que l’ambition de son gouvernement était de rassembler les énergies nécessaires à la mise en œuvre du programme d’action de la Conférence.


M. JOHN MCNEE (Canada), s’exprimant au nom du Groupe des Amis des Grands Lacs, a déclaré que les 11 États Membres concernés mèneraient la mise en œuvre de toutes les composantes du Pacte.  À cet égard, il a ajouté que la création d’un premier mécanisme de coordination pour la région des Grands Lacs marquait leur appropriation entière de cette entreprise sans précédent.  Nous félicitons le Burundi qui s’est vu attribuer le siège du mécanisme de suivi et nous félicitons chaleureusement l’Ambassadrice Liberata Mulamula, choisie au nom de la République-Unie de Tanzanie, pour diriger ce nouvel instrument en tant que Secrétaire exécutif, a encore déclaré M. McNee.  Ce dernier a affirmé que les premiers mois de la mise en œuvre du Secrétariat seraient pleins de défis.  C’est pourquoi, il a indiqué que le Groupe des Amis poursuivrait son appui financier, pour une période de six mois, afin de permettre le bon fonctionnement du Secrétariat de la Conférence et de consolider les mécanismes nationaux de coordination.  


M. McNee a dit, en conclusion, que le Groupe appuyait la demande de la République-Unie de Tanzanie de prolonger de trois mois, à partir du 31 mars 2007, le mandat du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les Grands Lacs, et ce, en vue de faciliter la transition du secrétariat conjoint ONU-Union africaine au nouveau Secrétariat des pays de la Conférence. 


M. JOSEPH NSENGIMANA (Rwanda) s’est félicité des progrès constatés dans la région des Grands Lacs depuis la Déclaration de Dar es-Salaam, adoptée en 2004, que ce soit au Burundi, en Ouganda, en République-Unie de Tanzanie ou tout récemment en République démocratique du Congo (RDC) où viennent d’avoir lieu des élections démocratiques.  Les 11 pays de la région devraient également se féliciter d’avoir mené le processus préparatoire de la Conférence internationale à sa conclusion logique, a ajouté la délégation.  Celle-ci a permis, en effet, une large participation de représentants gouvernementaux, de femmes et de jeunes, de la société civile, des médias du secteur privé et d’organisations religieuses, favorisant un esprit de coopération et de partenariat à l’échelle de la région. 


Toutefois, la Conférence doit de nouveau se concentrer sur les questions essentielles qui se posent pour les pays de la région.  Ainsi, a affirmé le représentant rwandais, certaines puissances ont envisagé le processus de la conférence comme le moyen de redonner une nouvelle crédibilité aux forces ayant commis le génocide au Rwanda.  Elles prétendaient que le processus ne progresserait pas tant que ces individus ne seraient pas invités à y participer, même à titre d’observateurs.  M. Nsengimana s’est félicité de la décision des pays de la région de ne pas le permettre.  De son côté, le Rwanda a rappelé son engagement à lutter contre l’impunité en faisant traduire en justice les génocidaires.  Le représentant du Rwanda a, en conclusion, souligné la nécessité de s’engager à mettre en œuvre les dispositions du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement et à le ratifier dans les meilleurs délais, à fournir tout l’appui nécessaire, y compris financier, au mécanisme de suivi régional, et enfin à rendre opérationnel dès que possible le Fonds spécial pour la reconstruction et le développement.


Reprenant la parole au terme de la réunion, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs s’est dit très encouragé par le débat, en particulier par l’accent mis par l’Union européenne et les Nations Unies de continuer ensemble d’épauler le nouveau Secrétariat de la conférence, et de continuer de manière dynamique à œuvre à la stabilisation.  Il a enfin exprimé l’espoir que les pays de la région concrétiseraient leurs engagements.


Déclaration présidentielle


Le Conseil de sécurité félicite les pays de la région des Grands Lacs d’avoir mené à bonne fin le deuxième Sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, tenu à Nairobi le 15 décembre 2006.


Le Conseil félicite les dirigeants de la région d’avoir signé le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs et se réjouit de l’engagement que ceux-ci ont pris de l’appliquer.


Le Conseil se réjouit en outre de la décision de créer un mécanisme de suivi régional, qui comprendra un secrétariat de la Conférence, dirigé par son premier Secrétaire exécutif, Liberata Mulamula, Ambassadeur de la République-Unie de Tanzanie, et de la décision d’installer à Bujumbura les bureaux du secrétariat de la Conférence.


Le Conseil rend hommage au secrétariat conjoint Union africaine/ONU, au Groupe des Amis de la région des Grands Lacs, coprésidé par le Canada et les Pays-Bas, aux institutions chefs de file des Nations Unies, à l’Union européenne, à la Banque africaine de développement et à la communauté internationale pour l’appui et l’assistance qu’ils ont apportés à la Conférence.


Le Conseil rend également hommage au Secrétaire général et à son Représentant spécial, M. Ibrahima Fall, pour le concours, la volonté et l’efficacité dont ils ont fait montre pour faciliter l’organisation du deuxième Sommet et la signature de l’Accord de paix.


Le Conseil appuie la demande du Comité interministériel régional tendant à voir proroger le mandat du Représentant spécial pour la période finale de trois mois, jusqu’au 31 mars 2007, en vue d’assurer une appropriation régionale du mécanisme de suivi et de mener à bonne fin le passage au secrétariat de la Conférence.

Le Conseil exhorte les pays de la région, le Groupe des Amis, les organismes, fonds et programmes des Nations Unies et la communauté internationale à envisager d’apporter une assistance au secrétariat de la Conférence et au Fonds spécial pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs en vue d’aider les parties à mettre en œuvre le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans INSECURITE
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 23:00

Les déçus du coup d’Etat -
"Quand on participe à un coup d’Etat, on a des droits:" Mahamat explique ainsi la grogne des anciens "libérateurs", qui avaient aidé François Bozizé (photo) à prendre le pouvoir en 2003 en Centrafrique et s’estiment aujourd’hui délaissés, au point parfois de rejoindre la rébellion.
 
Mahamat, 42 ans, a été démobilisé en 2005 et s’est converti à la vie civile. D’emblée, il précise: "je ne suis pas contre Bozizé. Je ne connais personne au sein de la rébellion".
 
Ce qui se passe dans le nord-est de la Centrafrique, où les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), dirigés par d’autres "ex-libérateurs", ont tourné le dos à l’actuel chef de l’Etat, ce père de quatre enfants assure l’apprendre "par les médias".
 
Pour autant, Mahamat n’entend pas ranger sa rancoeur au placard. "Un coup d’Etat, ce n’est pas un jeu d’enfants. Quand quelqu’un y prend part, il faut après l’aider à refaire sa vie", plaide-t-il.
 
En guise d’aide, cet ancien combattant qui dit s’être battu "en première ligne" pour la prise de Bangui, le 15 mars 2003, affirme n’avoir reçu que 225.000 francs CFA (340 euros) financés par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). "On nous avait promis plus", soupire-t-il. "On se sent abandonnés, il y a beaucoup d’ingratitude".
 
D’autant qu’une mauvaise réputation colle à la peau des "ex-libérateurs". "Ils se croient tout permis, ils braquent, ils tuent, ils violent dans une impunité totale", dénonce un défenseur des droits de l’Homme.
 
"Ce sont des cas isolés", rétorque Mahamat.
 
Plusieurs centaines de "libérateurs" ont accompagné, à partir du sud du Tchad, l’ex-rebelle Bozizé dans sa marche triomphale qui lui a permis de renverser le président Ange-Félix Patassé. Une partie d’entre eux a été incorporée dans l’armée. Les autres, démobilisés, s’estiment lésés.
 
En avril 2004, la grogne a failli exploser. Un noyau dur a bloqué la sortie nord de Bangui, et une fusillade avec les militaires a fait plusieurs morts.
 
Finalement, près de 300 ex-combattants ont été ramenés en province, en échange d’un pécule de 300.000 francs CFA (450 euros), et une douzaine de meneurs de la fronde ont été mis à l’écart au Tchad. Parmi eux, les capitaines Abakar Sabone et Diego Yao, qui ont depuis pris le maquis pour créer l’UFDR.
 
En lançant leur rébellion le 30 octobre, ces "ex-libérateurs" ont dit tout le mal qu’ils pensaient du président Bozizé, leur ancien mentor. Ils ont aussi évoqué une autre revendication: avoir un Premier ministre issu de la minorité musulmane.
 
"Il y avait beaucoup de musulmans parmi nous en 2003. Tous ceux qui étaient devant, l’arme à la main", se souvient l’un d’entre eux, qui dit vouloir oublier le passé et élève des lapins à Bangui. "Mais maintenant, au gouvernement, c’est le contraire, les musulmans sont mal lotis", ajoute-t-il sous couvert de l’anonymat.
Le problème, dit-il, c’est que les Centrafricains de sa confession, souvent d’origine tchadienne, ne sont pas respectés -- une raison qui les avait poussés à rejoindre en masse la rébellion contre Patassé.
 
"Je ne demande pas d’argent, juste des papiers. Je n’ai pas de carte d’identité, alors que je suis né dans cette concession", s’indigne-t-il.
 
"On est mal vus, on nous considère comme des étrangers à cause de notre religion", renchérit Mahamat, fils d’immigrés tchadiens. Pourtant, malgré ces griefs, il ne regrette pas son parcours et salue l’intervention française pour repousser les rebelles. "Bozizé vaut encore la peine d’être sauvé", lâche-t-il avec un sourire ironique.

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 22:55
 
APA - Kampala (Ouganda) La délégation des rebelles de l’Armée de Résistance du seigneur (LRA) aux pourparlers de paix de Juba a accepté de retourner au nord de l’Ouganda pendant la période de Noël, pour rencontrer les populations locales terrorisées par ces deux décennies d’insurrection.

Le chef de la délégation du gouvernement ougandais aux pourparlers de Juba, Ruhakana Rugunda, a dit au téléphone d’une radio locale, mercredi, que la visite devrait aider les rebelles à prouver leur bonne volonté à trouver une solution définitive à ce conflit qui sévit au nord de l’Ouganda.

« La délégation rebelle organisera des meetings sur la paix et s’adressera publiquement aux populations locales.

Le chef de la délégation rebelle, Martin Ojul, a accepté d’être à la tête de sa délégation pour le voyage dans la ville nordique de Gulu, le 23 décembre prochain, » a-t-il dit.

Pendant ce temps, les parties aux négociations de paix ont signé un projet de dédommagement des populations de l’Ouganda du nord qui ont perdu des milliers de têtes de bête pendant l’insurrection. L’évaluation des prix commencera dès que les négociations prendront fin, a dit M.Rugunda.

Les acteurs ont aussi sanctionné le « droit à l’égalité des chances » qui explique clairement les privilèges des rebelles aux côtés des forces du gouvernement.

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