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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 13:24
Paris commence à se lasser de son rôle de gendarme de l'Afrique
(Le Temps.ch 20/12/2006)


FRANCE. Les rebelles qui menaçaient le Tchad et la République centrafricaine ont été mis en déroute avec l'aide de l'armée française. Mais les interventions de ce genre sont de plus en plus critiquées.

Une guerre courte mais intense vient de s'achever dans les savanes désertiques du cœur de l'Afrique. Fin novembre et début décembre, de mystérieuses colonnes rebelles ont affronté les troupes gouvernementales au Tchad et en République centrafricaine. Les combats ont pris fin ce week-end dans l'est du Tchad, avec la défaite des insurgés et la fuite de certains d'entre eux en territoire soudanais.

Le bilan exact de ces batailles n'est pas connu, mais elles ont sans doute fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Les rebelles, qui auraient perdu au moins 50 véhicules, étaient lourdement armés et bien organisés. «Ils avaient une vraie capacité à manœuvrer et à se redéployer», explique une source militaire française qui n'exclut pas une reprise des combats.

Outre sa violence, ce conflit est remarquable en raison du rôle joué par la France. En République centrafricaine, des Mirages F1 français ont attaqué les rebelles à coups de bombes et de canons de 30 mm. L'un des chefs insurgés affirme avoir perdu 52 hommes au cours de ces raids. Des avions de reconnaissance ont permis de repérer les colonnes rebelles, offrant ainsi un avantage décisif aux troupes gouvernementales.

Depuis les années 1980, jamais l'armée française n'était intervenue aussi directement dans cette région. A l'époque, il s'agissait d'empêcher la Libye du colonel Kadhafi, alliée de l'Union soviétique, de faire main basse sur le Tchad. Aujourd'hui, le nouvel ennemi pourrait être le Soudan, accusé par les gouvernements tchadien et centrafricain de soutenir les insurgés.

Paris, qui qualifie les rebelles d'«éléments infiltrés», n'est pas aussi catégorique, mais relève quelques faits troublants. «Ce qui est curieux, c'est la concomitance des actions au Tchad et en République centrafricaine, notait jeudi dernier le porte-parole du Ministère de la défense, Jean-François Bureau. Cette pression simultanée n'est peut-être pas l'effet du hasard. En tout cas, ces combats ne sont pas seulement des affaires intérieures.» Paris laisse entendre que le Soudan veut déstabiliser ses voisins pour empêcher une intervention internationale au Darfour, où ses milices ont commis des atrocités en combattant d'autres rebelles.

«Tentation du désengagement»

Quant aux insurgés tchadiens et centrafricains, un militaire français les décrit comme un mélange d'opposants allant du militaire déchu au simple brigand. Face à ces groupes armés, le but déclaré de l'intervention française est de stabiliser la région et de permettre aux gouvernements locaux «d'assumer leur souveraineté».

Mais ces arguments n'empêchent pas les doutes concernant ce type d'intervention de grandir en France même. Un récent rapport du Sénat évoque une «tentation du désengagement» et une «fatigue» de l'ancienne puissance coloniale. L'entourage de Nicolas Sarkozy, probable candidat de la droite à l'élection présidentielle, juge sévèrement l'actuelle politique africaine: «Ces interventions nous coûtent beaucoup trop cher par rapport à ce qu'elles rapportent», affirme une source qui a travaillé sur ces questions avec les conseillers du ministre de l'Intérieur.

Selon les chiffres officiels, la France stationne 9600 hommes dans des pays africains, soit les deux tiers de ses troupes à l'étranger. L'intervention en Côte d'Ivoire, où ses soldats s'interposent entre les rebelles et l'armée du président Gbagbo, aurait déjà coûté 1,2 milliard d'euros depuis 2002.

Le coût n'est pas le seul problème, estime la source précitée: «On ne défend aucun intérêt politique ou militaire et pire, on s'attire la haine des populations, comme en Côte d'Ivoire et au Rwanda.» Le seul avantage des expéditions africaines serait de permettre à l'armée de recruter grâce à des images de soleil et de sable chaud. Le Ministère de la défense juge ce reproche «absurde»: selon lui, les soldats français doivent intervenir pour empêcher le continent africain de basculer un peu plus dans le chaos.




Sylvain Besson, Paris
Mercredi 20 décembre 2006

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 21:59
Groupes armés : Kabila demande l’aide des voisins
(La Référence Plus 18/12/2006)
( 18/12/2006)


A l’issue de cette conférence, la Rdc a consenti 1 million de dollars pour le Fonds social pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs.
Comme il fallait s’y attendre, la conférence de paix qui vient de se tenir à Nairobi au Kenya a donné l’occasion aux « frères ennemis » des Grand Lacs africains de se rentrer dedans en s’accusant mutuellement de déstabilisation. Pour le congolais Kabila, les Etats de la région devraient s’impliquer pour aider le Congo à se débarrasser de ces bandes armées que notre pays n’a jamais invité et ainsi réunir les conditions de la paix du bon voisinage et de la renaissance des Grands Lacs pour le bonheur des peuples qui les composent. La question reste cependant de savoir si ceux qui accusent Kinshasa de servir de base arrière à ces bandes armées ont eux- mêmes une volonté réelle d’en sortir. Onze pays africains de la très troublée région des Grands Lacs se sont retrouvés jeudi et vendredi à Nairobi pour une conférence destinée à promouvoir une paix durable et sortir la zone du cycle des dictatures, des guerres et des génocides qui l’ont ensanglantée.

Cette conférence, sous égide et en présence du secrétaire général de l’ONU sortant, le Ghanéen Kofi Annan, et de son homologue de l’Union africaine, le Malien Alpha Omar Konaré, arrive au moment où renaît un fragile optimisme dans cette zone agitée par des drames : le géant de la région, la RDC, vient de vivre ses premières élections démocratiques en plus de 40 ans, confirmant au pouvoir le président Joseph Kabila, après avoir été la proie d’une sanglante guerre qui aura entraîné pendant cinq ans l’implication de six pays africains.

Un ambitieux Pacte de sécurité, de stabilité et de développement, élaboré depuis deux ans, y a été signé vendredi dernier. La conférence prévoit également faire le point sur les avancées de la paix régionale et prendre des engagements politiques en faveur du désarmement des milices, d’une meilleure gestion des frontières et de l’aide aux millions de déplacés de la région pour qu’ils retrouvent leurs terres et leurs biens.

Dans ce contexte, les Etats des Grands Lacs et ceux qui leurs sont frontaliers (Angola, Burundi, République centrafricaine, République du Congo, RDCongo, Kenya, Rwanda, Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie) ont signé un accord prévoyant que ces pays consacrent sur cinq ans deux milliards de dollars au rétablissement d’infrastructures dévastées ou inexistantes : construction de routes et mise en œuvre de services de base, comme moyen de désenclaver les zones de conflit pour ramener la paix.

“Tous les projets sont réalisables et tangibles, ce ne seront pas que des éléphants blancs”, a déclaré George Ola-Davies, porte-parole de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs.

Selon le rapport obtenu par l’Associated Press, un milliard de dollars sera consacré à la construction des 2.946 kilomètres manquants de la Transafricaine, du Kenya en Afrique orientale au Nigeria en Afrique de l’Ouest. Le projet de Transafricaine a été conçu dans les années 70, mais la plongée dans la guerre de l’Afrique centrale aura empêché que soit menée à bien la réalisation de la plus grande partie des 6.260 kilomètres de route.

Parmi les autres projets concrets figure la relance de l’exploitation du barrage d’Inga sur le fleuve Congo, qui a un potentiel de production de 40.000 mégawatts d’électricité mais n’en produit actuellement que 1.775.

La région des Grands Lacs, coeur de l’Afrique-RDC, Rwanda, Burundi a vécu dans les ténèbres depuis l’été 1994 et le génocide qui fit plus de 800.000 morts en 100 jours au Rwanda, et son effet domine sur les guerres civiles du Congo-Kinshasa qui ont fait entre 1996 et 2003 environ 3,3 millions de morts, la plupart des civils succombant aux maladies et à la faim, provoqué le renversement d’une des plus vieilles dictatures d’Afrique, celle de Mobutu Sese Seko, et entraîné dans le conflit six pays africains.

Ces conflits congolais, apaisés depuis 2003 malgré la poursuite d’affrontements sporadiques, ont aussi aggravé la guerre civile qui a ravagé le Burundi pendant 12 ans, causant la mort de 260.000 personnes, des civils pour la plupart, avant un retour au calme l’année dernière.

La première conférence par le Conseil de sécurité de l’ONU, s’était tenue en 2004 à Dar es Salaam, en Tanzanie. “Nous avons réussi à faire la paix au Congo, au Burundi et Rwanda. Les Grands Lacs sont beaucoup plus paisibles aujourd’hui que lorsque nous nous sommes réunis la première fois”, a déclaré Asha-Rose Migiro, ministre tanzanien des Affaires étrangères.

A Nairobi, la Tanzanie a cédé la présidence de ce forum au Kenya. Un secrétariat a été mis sur pied pour assurer la coordination des divers projets, les dirigeants réunis ont choisi un Burundais comme son premier secrétaire exécutif.

A l’issue de cette conférence la RDC a consenti 1(un) millions de dollars pour le Fonds social pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs.

(Ern.)

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 21:49
 
APA - Niamey (Niger) La ministre nigérienne des affaires étrangères et de l’intégration africaine, Dr Aichatou Mindaoudou, a été élevée, vendredi, au grade de grand officier de la légion d’honneur française pour « son engagement dans la résolution des crises en Afrique » a appris APA de source diplomatique.

Elle a reçu cette distinction en marge d’une cérémonie de signature de convention d’aide bilatérale dans la capitale nigérienne, en présence de son homologue française, Brigitte Girardin.

Le Niger assurant la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), c’est donc elle qui suit tous les sujets et « s’est beaucoup investi dans le processus de résolution de plusieurs conflits sur le continent » a déclaré la ministre française déléguée à la coopération, Brigitte Girardin.

Professeur de droit international à l’université Abdou Moumouni de Niamey, Aïchatou Mindaoudou est, à 48 ans, un personnage clé dans la sous région ouest africaine, avec la conduite de nombreuses missions de l’organisation régionale notamment dans la crise en Côte d’Ivoire et le différend togolais, au lendemain de la mort du Général Gnassigbé Eyadema.

En 2005, c’est à la tête d’une forte délégation composée de juristes et avocats nigériens et expatriés, qu’elle a défendu le dossier frontalier entre le Bénin et le Niger, à la Cour internationale de justice en Hollande.

Diplomate et femme de dossiers, Aichatou Mindaoudou est devenue pour la première fois ministre en 1995, lorsqu’elle occupa le portefeuille du Développement social.

Depuis, elle n’a cessé d’élargir ses compétences et occupe, depuis 5 ans, le poste de ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Niger.

 
DS/of/APA
15-12-2006 16:39:
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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 21:46
 
APA - Addis-Abeba (Ethiopie) La Commission de l’Union Africaine a demandé vendredi aux institutions internationales d’aider la République Centrafricaine (RCA) à relancer ses activités socioéconomiques.

L’appel a été lancé à l’issue de la rencontre du Conseil de Paix et de Sécurité( CPS)de l’UA qui a eu lieu jeudi à Addis-Abeba et qui était consacrée à situation qui prévaut actuellement en RCA.

Le Conseil a demandé au gouvernement centrafricain et aux institutions financières internationales de renforcer les acquis des réformes économiques et financières et de fournir à ce pays l’aide nécessaire à la revitalisation de la vie sociale et économique.

Le CPS a également invité les mouvements rebelles à renoncer à l’usage de la force pour s’engager dans la voix du dialogue afin de trouver des solutions aux problèmes politiques qui assaillent le pays.

Il a en outre demandé aux Etats membres de l’Union de prendre les mesures idoines pour aider la RCA en lui apportant une aide budgétaire directe et une assistance dans le domaine de la défense et de la sécurité à travers les voix les plus appropriées.

Les autres domaines où la RCA a besoin du soutien extérieur concernent l’administration publique, l’envoi d’experts, l’assistance technique pour la rénovation des infrastructures d’approvisionnement en eau et en électricité, ainsi que l’assistance dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et de la santé.

 
DT/PM/daj/fss/of/APA
08-12-2006 17:48:40
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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 21:41
 
APA - Niamey (Niger) Le Président nigérien Mamadou Tandja, Président en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) s’est entretenu avec Booum Aly, ambassadeur et envoyé spécial du Chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, sur les derniers développements de la situation sécuritaire en République Centrafricaine.

« Je suis porteur d’un message du président François Bozizé, à son frère et ami Mamadou Tandja. Notre échange a notamment porté sur le développement de la situation sécuritaire qui prévaut dans une partie de mon pays » a déclaré M.Aly, à sa sortie d’audience, mercredi à Niamey.

La Centrafrique est confrontée depuis plusieurs semaines à des attaques de rebelles qui avaient pris le contrôle de plusieurs localités du nord-est du pays, reconquises depuis le 27 novembre par les Forces loyalistes.

Bien que ne figurant pas dans le même espace régional, la République centrafricaine et le Niger, partagent des liens d’amitié et de fraternité, ce qui « naturellement explique les échanges d’idées entre les Chefs d’Etat dans la gestion de leurs pays respectifs », a -t-il ajouté.

Aucune déclaration publique sur cette situation, de la part des officiels nigériens, n’a été faite, à l’issue de cette audience qui s’est déroulée en présence de la ministre nigérienne en charge des Affaires étrangères et de la Coopération, Dr Aichatou Mindaoudou.

L’Union Africaine organise, jeudi, une réunion de son Conseil de paix et sécurité sur la Centrafrique, pour demander l’aide de la communauté internationale notamment pour reconstruire l’armée de ce pays.

 
DS/of/APA
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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 21:27
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Formation du gouvernement : De 1960 à 2006 des erreurs à éviter
(L'Avenir Quotidien 18/12/2006)
( 18/12/2006)


Rien ne mobilise autant les Congolais que le partage du pouvoir. A cette occasion on invente toutes les théories. En fin de comptes, on fait de la parade et on se retrouve dans la routine des sentiers battus. Au moment où la coalition s’affaire à accorder les violons dans la formation du gouvernement, on assiste à une fleuraison de définitions de la bonne gouvernance. Pour le gros de Congolais, la bonne gouvernance commence par le changement des cadres. Ceux ayant échoué, sont appelés à laisser la place à d’autres supposés plus porteurs d’espoir. Il en a toujours été ainsi. Mais le pays n’est pas encore sorti de la mal gouvernance malgré des changements d’homme jusqu’au bradage de la fonction de ministre. Un petit survol historique est important pour savoir d’où l’on vient et où on va.

Remplacer les blancs

En 1960, lorsque le peuple congolais montre qu’il en avait marre de la colonisation, il a manifesté son raz le bol. Le 30 juin, le pays a accédé à la souveraineté nationale et internationale. Le maître mot sur toutes les lèvres était le changement. Très vite on l’a réduit au remplacement des gestionnaires blancs en général et belges en particulier. Pour la première fois, le Congo avait eu des cadres qui n’avaient jamais géré, qui étaient différents de ceux qui partaient. Ceux qui, supposait-on, devraient apporter plus de patriotisme dans leur action. On juge aujourd’hui ce changement de 1960 aux résultats. Deux mois seulement après, le pays a sombré dans la violence. Les luttes intestines et politiciennes ont fini par avoir raison de la concorde nationale. Il y a eu sécession, rébellion... Beaucoup de Congolais ont fini par croire que l’indépendance était une mauvaise chose. La démocratie multipartite a également été jugée avec la même unité de mesure. Le politique s’en est saisi pour dénoncer le multipartisme.

Liant le discours aux actes, le pays s’est retrouvé dans le monopartisme avec un Parti-Etat. Pendant plus de deux décennies, on a expérimenté les avantages et les inconvénients de ce système. A l’arrivée, on a constaté que le pays a fait plusieurs décennies en arrière. La pauvreté et la misère sont devenues le lot quotidien. Le peuple a demandé le changement.

Remplacer les mobutistes

Encore une fois, en 1990, le peuple congolais a estimé que le salut lui viendra du changement. Il fallait que ceux qui avaient géré avec Mobutu laissent la place aux nouveaux venus appelés " acquis au changement ". Toute la longue transition sera une lutte stérile pour le changement. Un changement réduit au remplacement des individus. Une nouvelle classe politique est née. Mais comme coordonnateurs de ce changement on a retrouvé des individus qui n’avaient de nouveau que leur semblant d’opposition à Mobutu. En réalité on retrouve les mêmes qui étaient très actifs dans la confusion des années 1960 e t ceux qui ont, avec Mobutu, creusé la tombe pour le Congo.

Etienne Tshisekedi, Nguz Karl-i-Bond, Ileo Songo-Amba, Kengo wa Dondo, Marcel Lihau, Boboliko Lokonga et tant d’autres se présentent comme des hommes nouveaux malgré leur sinistre passé auprès de Mobutu. Le peuple a naïvement cru en eux. Mobutu refusera de croire à leur capacité de changement. Cela parce qu’il connaissait qui avait fait quoi parmi ces prétendus acquis au changement. Onze gouvernement successifs sans jamais arriver à la solution. C’est-à-dire au changement. C’est dans cette confusion totale que Laurent Désiré Kabila et l’Afdl viendront mettre fin à la recréation.

LD Kabila apporte le changement

Mzée Laurent-Désiré Kabila apportera un vrai changement. On trouvera autour de lui des commis de l’Etat réellement nouveaux. En plus de cela, le coordonnateur de ce changement a apporté une nouvelle façon de gérer le Congo. Pas besoin de plusieurs mois pour que les choses changent dans tous les domaines. La sécurité, l ’économie et la monnaie. Particulièrement les Kinois retiennent de ce court régime le changement des mentalités dans le domaine du transport en commun.

Curieusement, dans une certaine opinion on a commencé à parler de la gestion folklorique. On parlera même de la dictature de LD Kabila, ce qu’on appellerait en d’autres circonstances autorité de l’Etat ou leadership. C’est comme si, pour être moderne il faut marcher sur les sentiers battus même si l’expérience montre que ces sentiers n’ont pas conduit au changement rêvé. C’est cela le paradoxe du jugement congolais. Pour beaucoup de politiciens de ce pays, le changement n’est pas une réalité indépendante des chapelles politiques. Ainsi on a soutenu Tshisekedi pour son discours sur le changement. Dans le fait, pas un moindre acte concret de changement ne fut-ce que dans ses relations avec les partenaires de la transition. Le caractère figé de ses rapports avec le chef de l’Etat et les autres membres de l’opposition a empêché le pays à faire des avancées. Mais, la même opinion a été embrigadée contre Mzée dont la politique apportait des changements notables, notamment en mettant fin à la dictature. On a fomenté des rébellions pour obliger le pays à revenir à la case départ.

1+4, ou le contre changement contredit

L’Accord de Lusaka a été en effet un contrat pour revenir à la case départ. Tous ceux qui n’avaient pas accepté de se faire remplacer, se sont donnés rendez-vous à Sun City. Ils ont élargi l’assiette du partage du pouvoir. Ils ont mis en place de façon consensuelle le 1+4. Tout le monde avait applaudi et fondé beaucoup d’espoirs sur cette forme de pouvoir. Quiconque - comme nous - voulait s’y opposer ou en démontrer le côté négatif, a été qualifié de réfractaire au partage du pouvoir considéré comme une valeur. On a même été appelé ennemi du peuple. C’est pour faire croire que c’est le peuple qui voulait le partage du pouvoir. Réalité, c’était une affaire de politiciens. Résultat, ceux qui ont applaudi ce système qui ne s’y sont pas retrouvés, ont inventé la formule selon laquelle 1+4=0. Pour tenir tel raisonnement, il fallait se démarquer des objectifs réels assignés à ce gouvernement de 1+4. Pour parler clairement, pour les militants et cadres de l’Udps, le 1+4 était applaudi parce qu’il donnait la possibilité à Tshisekedi de revenir dans les sillages du pouvoir. Comme il n’y a pas été, 1+4 est devenu égale à zéro. Il en est de même de tous ceux qui n’ont pas été parmi les heureux élus du 1+4. Comme quoi, le changement pour beaucoup de Congolais est lié à des individus, à leurs intérêts. Pour Joseph Kabila et ses militants, 1+4= à la paix, la réunification du pays, l’organisation des élections libres démocratiques et transparentes. Pour d’autres membres de 1+4, dont Azarias Ruiberwa et JP Bemba, tout en étant dans le système, ils en sont devenus des pourfendeurs.

La vraie raison, c’est qu’ils avaient vu venir la fin. Il fallait rejoindre l’opposition afin d’éviter d’être jugé. Plus grave, le cas des anciens ministres comme Olenghankoy, Diomi Ndongala et Roger Lumbala. Pour eux, le 1+4 est devenu une catastrophe bien tard avec leur départ du gouvernement. Si ces trois chefs de parti étaient restés au gouvernement en dépit de ce qui leur était reproché, il y a beaucoup de chance qu’ils se soient gardés de se présenter à la magistrature suprême. Quelle leçon tirer de ce comportement ? Le politicien congolais est le plus égoïste qui puisse exister sur ce continent. Il ramène tout à la politique du ventre. Son ventre. Il y a changement lorsque c’est lui est au pouvoir. Si ce sont les autres, il a le droit non pas de critiquer leur gestion, dans le cadre du travail de l’opposition, mais de mettre en cause tout le système, voire de demander sa disparition.

On risque d’assister au même jeu avec le gouvernement en gestation. C’est ici l’occasion de faire comprendre aux Congolais qu’il y a un début et une fin pour tout. On ne changera pas de système politique à chaque gouvernement au gré des intérêts égoïstes. On doit apprendre à compter avec les élections qui, seules mettront les politiciens au pouvoir. Même dans ce cas, ce n’est pas tout monde qui a voté pour le gagnant qui seront au gouvernement. On doit apprendre à accepter la représentation. Dans notre prochaine édition on analysera le profile du ministre de la troisième république. Et la nature du changement à apporter pour éviter de retomber dans les erreurs du passé.

L’Avenir
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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 17:09
 

16/12 :France/ Afrique: Le Gouvernement français échoue à faire avaler les accords de 1960

Le Gouvernement français multiplie les déclarations contradictoires depuis le début de l’ intervention illégale et controversée des soldats français en Centrafrique, au cours desquelles de nombreux civils avaient été tués par les avions militaires français.

Après avoir longtemps fait référence à de fameux accords de defense 1960 pour justifier son intervention colonialiste, le ministère français de la Défense sous la pression de l'opinion nationale et internationale vient une fois de plus de changer de version, le jeudi 14 decembre 2006: C’est par le souci d'"éviter la «somalisation» de l'Afrique". "Nous voulons éviter la «somalisation» de l'Afrique, aussi bien en République centrafricaine qu'au Tchad, c'est-à-dire une situation incontrôlée et incontrôlable dans laquelle les trafiquants en tous genres sont les maîtres du théâtre", a déclaré le porte-parole du ministère Jean-François Bureau. Il s'agit de permettre à ces Etats "d'exercer leur souveraineté sur leur territoire et de faire face à une crise humanitaire de grande ampleur à leur frontière", a-t-il déclaré lors de son point de presse hebdomadaire.

Le premier point qui saute aux yeux est le suivant : sachant que Bozizé est le premier trafficant en tous genres de Centrafrique et qu’il est le seul responsable de la situation incontrôlable au sein de sa propre rebellion ayant pris le pouvoir par la force en renversant un pouvoir légitime, pourquoi devrait-il être protégé tandis que Yao, Sabone seraient attaqués ? Sabone, Yao et Bozizé n’étaient ils membres de la même rébellion qui avait pris le pouvoir en 2003 ?

L’embarrassement du gouvernement français est total. Qu’on en juge par les questions pertinentes de la presse et les réponses évasives, imprécises et confuses du porte parole du ministère des Affaires étrangères qui ne parvient plus à articuler la pseudo-certitude des premiers jours de combat de l’armée française contre les civils centrafricains opposés à Bozize.

L’incarcération de Sassou Nguessou à Paris pendant le déploiement des forces armées françaises pour museler l’Union Africaine et l’icapaciter dans l’aquisition du dossier Centrafrique par le Conseil de sécurité de cette organisation Africaine démontre la méprise de la diplomatie française face aux Africains.

Les déclarations ci dessous du porte parole du MAE confirme que, conrairement au dossier Ivoirien, les instances Africaines n’avaient jamais été saisies. Ni par Bangui, ni par N’Djaména !

(Le vice-président de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, Paul Quilès, a dénoncé hier un "retour aux mauvaises pratiques" dans l'engagement des forces françaises en Afrique, notamment au Tchad et en Centrafrique. Il estime que de telles interventions militaires ne devraient plus être possibles sans débat préalable au parlement. Que lui répondez-vous ?)

Le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, a eu le 7 décembre l'occasion, lors d'une audition au Sénat, de s'exprimer sur cette question, comme il le fait régulièrement auprès des commissions compétentes des deux assemblées. Je vous rappelle le texte de son intervention :


Début de citation :
"Pour répondre aux interrogations sur les interventions françaises au Tchad et en République centrafricaine, je tiens d'abord à rappeler que cela fait plusieurs mois que nous appelons l'attention de l'opinion et de la communauté internationale sur les graves risques de déstabilisation régionale de la crise du Darfour. Maintes fois évoquée, cette menace est aujourd'hui effective.
C'est la raison pour laquelle je m'y suis rendu pour la deuxième fois il y a moins d'un mois. Lors de mon déplacement à Khartoum, en novembre dernier, j'ai réitéré devant les autorités soudanaises le point de vue de la France. Le retour à la paix dans cette région passe nécessairement d'une part, par la négociation d'un nouveau cessez-le-feu et le ralliement de toutes les parties à l'accord de paix de mai 2006, d'autre part par la mise en place d'une force internationale au Darfour, mais aussi dans l'est du Tchad et dans le nord de la Centrafrique, le long des frontières avec le Soudan.
"Nous avons désormais un accord de principe des autorités tchadiennes et centrafricaines sur la méthode. Il reste encore à en déterminer les modalités, notamment les rôles respectifs de l'Union africaine et des Nations unies dans la conduite pratique d'une telle force.
"Or la situation continue de se dégrader, pour les populations civiles du Darfour, mais aussi pour les pays voisins que sont le Tchad et la RCA, dont les gouvernements respectifs font l'objet d'actions de déstabilisation par des forces rebelles qui profitent du vide sécuritaire existant aux frontières de cette région.
"C'est ce qui motive la décision de la France de réagir sans attendre, dans le cadre des accords de défense ou de coopération militaire existants, par un appui militaire auprès des gouvernements tchadien et centrafricain.
"Il s'agit d'une réaction responsable, de soutien à des autorités légitimes, face à une situation préoccupante qui affecte avant tout les populations civiles, dans une région gravement déstabilisée par la crise du Darfour qui porte en elle les germes d'une menace plus vaste, que ce soit en direction de la zone des Grands Lacs ou de la Corne de l'Afrique".
Fin de citation.


(M. Quilès estime en particulier que "le ministère des Affaires étrangères a perdu le contrôle de la coopération de défense en Afrique". Quelle est votre réaction ?)

La coopération de défense sur le continent africain fait intervenir plusieurs acteurs du côté français, dont le ministère des Affaires étrangères à travers la Direction de la Coopération militaire et de défense (DCMD) et les autres directions concernées. Il va de soi que ces actions de coopération font l'objet d'une étroite coordination entre les différents départements ministériels impliqués.

Jacques Chirac pensait déjouer la vigilance des citoyens français et des pays Africains en jouant le disque vieilli et cassé des accords de défense de 1960, qu’il avait lui même abrogé.

En effet Jacques Chirac a tenté de ressortir sur des accords rendus obsolètes par sa propre signature apposée à la Loi constitutionnelle no 95-880 du 4 août 1995. Il ne pouvait ne pas savoir que le 16 mars 1961, le Premier ministre français Michel Debré signataire des accords particuliers quadriparties de défense de 1960 avait constaté formellement, par un échange de lettres avec le président du Sénat de la Communauté, la caducité des dispositions du titre XII de la Constitution de la République française.

Ce double constat augmente sa responsabilité personnelle ainsi que celle des soldats français qui ont participé à l'assassinat des civils Centrafricains, notamment lorsque que Jacques Chirac a fait déclarer que l'armée française intervenait dans le cadre des accords de 1960 liant la france a la Centrafrique. Nous savons désormais que ce n'était pas le cas, car ses accords ont été abrogés formellement en 1995 ! S'il y a d'accords de défense entre la France et la Centrafrique, ces accords ne sont certainement pas datés en ... 1960 !



Une question se pose alors : sachant que les accords de défense de 1960 font référence explicitemnt aux responsabilités des pays en ce qui concerne le maintien de la paix, conformémement aux principes de la Charte des Nations Unies, pourquoi le conseil de sécurité des Nations unies n’a t-elle pas été saisie de cette importance question ?

La Charte des Nations Unies stipule clairement

CHAPITRE 7 - ACTION EN CAS DE MENACE CONTRE LA PAIX, DE RUPTURE DE LA PAIX ET D'ACTE D'AGRESSION


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Article 39

Le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

Article 40

Afin d'empêcher la situation de s'aggraver, le Conseil de sécurité, avant de faire les recommandations ou de décider des mesures à prendre conformément à l'Article 39, peut inviter les parties intéressées à se conformer aux mesures provisoires qu'il juge nécessaires ou souhaitables. Ces mesures provisoires ne préjugent en rien les droits, les prétentions ou la position des parties intéressées. En cas de non-exécution de ces mesures provisoires, le Conseil de sécurité tient dûment compte de cette défaillance.

Article 41

Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.

Article 42

Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

Et le préambule de la Charte des nations Unies déclare sans ambiguité :

PRÉAMBULE

NOUS, PEUPLES DES NATIONS UNIES, RÉSOLUS

à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances,

à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,

à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,

à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

ET À CES FINS

à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage

à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales

à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun,

à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,

AVONS DÉCIDÉ D'ASSOCIER NOS EFFORTS POUR RÉALISER CES DESSEINS

En conséquence, nos gouvernements respectifs, par l'intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et du forme, ont adopté la présente Charte des Nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations Unies.

Rappelons brievement les quinze derniers jours vus par la presse internationale :

Le 1 Décembre 2006, de nombreux civils centrafricains se sont enfuis vers le Soudan voisin après le bombardement par les avions de combat français.

« Six avions de combat et quatre hélicoptères de l'armée française ont bombardé nos positions à Birao », avait déclaré le 30 novembre 2006 Diego Yao, le responsable des opérations du mouvement rebelle, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Selon M. Yao, les bombardements ont contraint ses hommes à abandonner Birao pour se réfugier dans la brousse, et auraient fait de nombreuses victimes parmi la population civile.

« L'objectif de l'opération militaire est de chasser les rebelles de la région et il est regrettable que des civils se soient retrouvés pris au piège dans les combats », a déploré un colonel colonel centrafricain, a Bangui.

Le 21 Novembre 2006 Omar Bongo, président du Gabon, avait ordonné selon une déclaration rapporté par l'agence chinoise Xinhuanet, que la Force multinationale en centrafrique (Fomuc) mate la rébellion Centrafricaine au côté de l'armée régulière.

Selon l'agence, la déclaration du président Bongo Ondimba a été rendu public à Libreville par le porte-parole du ministère gabonais des Affaires étrangères, Jean Claude Franck Mendome, à la suite d'une demande des autorités centrafricaines. Dans le même temps, rapporte à son tour l'agence américaine AP, le parlement tchadien a voté pour l'envoi de ses troupes en centrafrique pour aider à liquider la rébellion qui réclame une conférence nationale.

Quelques jours plutot le ministre des Affaires étrangères de la France, Philippe Douste-Blazy, avait proposé au président Béchir du Soudan de permettre le déploiement de forces onusiennes aux frontières entre le Tchad et le Soudan et entre le Soudan et la Centrafrique.

La France avait ordonné que le président Bongo active la Communauté des Etats de l'Afrique centrale pour qu'elle se mobilise en vue de déloger la rébellion centrafricaine qui empêche que le président Bozizé installé par Paris mène ses activités selon la direction tracée par Chirac.

Dans un message révélé sur la radio nationale à la veille de la fête nationale centrafricaine, le président français Jacques Chirac a une nouvelle fois assuré Bangui de son soutien. "La France reste plus que jamais aux côtés de la RCA pour l'accompagner dans ses efforts de redressement et de recherche de la Paix", a affirmé M. Chirac.


Le 29 novembre 2006, dans un Communiqué de presse le Ministère français de la Défense déclara :

La France, à la demande du gouvernement centrafricain et dans le cadre de nos relations bilatérales, apporte son soutien aux forces armées centrafricaines (FACA) et à la force multinationale de la CEMAC (FOMUC) dans leurs opérations pour sécuriser et contrôler la zone des trois frontières (Nord-Est), occupée par des éléments infiltrés.

Le 19 novembre 2006, une compagnie de renfort, soit une centaine de militaires français, est arrivée à Bangui pour renforcer le détachement Boali, portant son effectif à environ 300 hommes. Les militaires français fournissent un soutien dans les domaines de la planification et du conseil militaire.

Ce soutien reste étroitement complémentaire du travail accompli par la FOMUC dans le cadre de sa mission d'appui aux Forces armées centrafricaines.

Depuis 2002, grâce au détachement permanent Boali de 200 militaires, la France apporte un soutien renseignement, un soutien logistique et mène des actions d'instruction au profit des FACA.

Le 29 novembre 2006, selon une depeche de l'IRIN, M. Yao a declare :

« Nous sommes prêts à nous asseoir à la table des négociations avec le gouvernement pour résoudre les problèmes du pays ».

Toujours le 29 novembre 2006 l'état-major français, interrogé sur d'éventuelles victimes civiles suite aux bombardement des Mirage français sur Birao, a affirmé que les Mirage avaient visé "les gens qui étaient derrière les armes qui nous agressaient", relevant que la piste d'atterrissage de Birao était éloignée du village. Dans un premier temps, l'état-major des armées avait évoqué une réplique en état de "légitime défense" d'éléments français déployés aux côtés des forces centrafricaines, mais sans mentionner la participation d'avions de combat.

Le 23 novembre 2006, L'Etat-major des armées a annoncé le déploiement "ces derniers jours" d'une centaine d'hommes supplémentaires en Centrafrique. "Compte-tenu de la situation en RCA (République centrafricaine), le détachement Boali d'environ 200 hommes a été renforcé ces derniers jours avec l'équivalent d'une compagnie, soit une centaine d'hommes", a déclaré le commandant Christophe Prazuck.

Paris avait déjà annoncé le 13 novembre un aide logistique et en matière de renseignement aérien aux forces mal équipées du régime du président François Bozizé.

En Centrafrique, Paris insiste sur le fait que ses soldats interviennent au côté des forces locales, mais aussi de celles de pays voisins présentes dans le cadre de la FOMUC (Force multinationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale en Centrafrique) pour aider à la stabilisation du pays.

Leurs actions principales sont un soutien logistique de ces forces, un soutien en matière de renseignement et une assistance à la planification et à la conduite des opérations, a ajouté le porte-parole militaire français. Interrogé sur une implication de l'armée française dans les combats, il a précisé que les soldats français "sont armés comme tous les militaires, principalement pour assurer leur légitime défense".

On a du mal à trouver «somalisation» de l'Afrique vue par Jacques Chirac. Aurait il aussi fumé le chanvre indien de Bozizé ?

Honoré Yadaba.



Mettre bout à bout les faits, révéler le fond, éveiller la conscience des Centrafricains...

Source: Alwihda -

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 18:29

  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

L’Afrique centrale prise dans la tourmente
(L'Humanite 14/12/2006)
( 14/12/2006)


Centrafrique . L’intervention directe de l’armée française a permis au pouvoir de repousser les rebelles présents dans le nord-est du pays.

« L’opération de reconquête est terminée », a déclaré dimanche à l’AFP une source militaire française. Les Forces armées centrafricaines ont repris ce jour-là le contrôle de Ouadda Djallé, dernière ville tenue par l’Union des forces pour le rassemblement (UFDR), un mouvement armé apparu fin octobre dans le nord-est du pays, avec la prise de Birao. Commencée il y a quinze jours, la reconquête des localités tenues par la - rébellion n’a été possible qu’avec le soutien actif de l’armée française. À plusieurs reprises, les mirages F1 français ont ouvert le feu sur les rebelles, et des soldats français ont participé aux combats. Paris maintient ainsi à bout de bras le président Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 au terme d’une deuxième tentative de coup d’État contre le contesté président Patassé, mais légitimé depuis par des élections présidentielles relativement transparentes.

Bozizé a également bénéficié de l’engagement de l’armée tchadienne, pourtant aux prises avec sa propre rébellion. Dans la foulée de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui avait accepté de renforcer le dispositif de la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc), N’Djamena a annoncé mi— novembre l’envoi de trou- pes pour secourir son voisin.

Déjà en 2003, ce sont les soldats du président tchadien, Idriss Deby, qui avaient porté Bozizé au pouvoir. Cette fois, les deux hommes se disent confrontés à un même ennemi. Ils accusent le Soudan voisin d’avoir artificiellement créé des groupes rebelles pour les déstabiliser et détourner l’attention de la crise du Darfour. Néanmoins, l’aide apportée par le Tchad aux groupes armés du Darfour opposés à Khartoum, est passée sous silence.

De nombreuses informations qui circulent depuis des mois - visite en début d’année à Khartoum du chef d’état-major de l’UFDR, atterrissage au printemps d’un avion soudanais à Birao, présence de Centrafricains dans la colonne rebelle qui a tenté en avril de prendre N’Djamena, tout comme la concentration des rébellions dans la zone frontalière entre les trois pays, ou encore l’armement des - rebelles, accréditent la thèse de l’implication soudanaise. Néanmoins, la Centrafrique, comme le Tchad, est un pays chroniquement instable, qui n’a pas attendu le Soudan pour être sujet aux coups d’État et à la guerre civile. Comme au Tchad, Paris n’a cessé d’y soutenir des régimes prédateurs, dont l’incapacité à travailler avec leur opposition a alimenté les mécontentements et les rebellions armés que le Soudan n’a plus aujourd’hui qu’à tenter de fédérer.

Camille Bauer
13 décembre 2006.



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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 11:24

GRAND DEBAT EN DIRECT ANIME PAR L'OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE ET CENTRAFRIQUE NEWS  SUR LA POLITIQUE FRANCAISE EN AFRIQUE PLUS SINGULIEREMENT EN CENTRAFRIQUE....

FAITES CIRCULEZ LE MESSAGE AUTOUR DE VOUS POUR QUE NOUS SOYONS PLUS NOMBREUX A DEBATTRE

DEBUT DES HOSTILITES  VENDREDI 15/12/06 A  9 H OO

INSCRIVEZ VOUS EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI DESSOUS

http://connexion.asterochat.com/?id=72036">DIALOGUE EN DIRECT

 

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 23:36

  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

COMMUNIQUE DES FDS: L’Armée dénonce un coup d’Etat / Ce que le communiqué des Fds ne dit pas
(Soir Info 13/12/2006)
( 13/12/2006)


Depuis plusieurs semaines, des Officiers, Sous-officiers et Militaires du rang des FDS ont été approchés par des civils et des militaires, en vue de leur participation à un coup d’état. Ce coup de force est prévu pour se dérouler entre le mardi 12 et le dimanche 17 décembre 2006, avec l’appui d’une force militaire présente en Côte d’Ivoire. Le déroulement de l’action inclut des assassinats d’autorités politiques et de chefs militaires, notamment le Président de la République, le Chef d’Etat-Major des Armées, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Commandant du CeCos, le Commandant du 1er Bataillon d’Infanterie d’Akouédo, le Commandant du Bataillon d’Artillerie basé également à Akouédo, le Commandant du Groupe d’Escadrons Blindés de la Gendarmerie à Agban, pour ne citer que ceux-là. Le cerveau de l’opération, une personnalité militant activement au sein d’un parti politique de la place, se trouve en ce moment sous la protection de ses parrains, après son exfiltration par voie lagunaire de l’hôtel où elle résidait. C’est le lieu d’appeler vivement l’attention de la communauté nationale et internationale sur les risques éminemment graves que font peser sur la Côte d’Ivoire de tels modes de pensée et d’action. La situation socio-politique de l’heure du pays est certes difficile, mais la Côte d’Ivoire et ses valeureuses populations n’ont pas besoin d’un tel scénario, qui ressemble fort étrangement à celui malheureusement conduit dans le pays frère du Rwanda, de par sa conception et l’identité de ses principaux acteurs connus. Les Forces de Défense et de Sécurité pour leur part, tout en prenant les dispositions et les mesures sécuritaires qui s’imposent, poursuivent les investigations aux fins d’en apporter davantage aux preuves irréfutables qu’elles détiennent.

Fait à Abidjan, le 12 décembre 2006 Colonel GOHOUROU Babri Hilaire Le Porte-Parole des FDS

mercredi 13 décembre 2006 par Source Porte-Parole des FDS



ANNONCE DE COUP D’ETAT: Ce que le communiqué des Fds ne dit pas
mercredi 13 décembre 2006 par Armand B. DEPEYLA

Véritable coup d’Etat déjoué ou simple mise en scène des Forces de défense et de sécurité (Fds) pour faire perdre les pédales aux militants du Rhdp qui menacent de sortir le 16 décembre prochain ? S’agit-il d’une action psychologique militaire pour “ enfumer ” l’opposition au point de le désarçonner et exercer un contrôle étroit sur ses leaders ? En tout cas, l’on se perd en conjectures, vu que le communiqué rendu public, hier, par l’Armée n’apporte pas d’éléments déterminants quant à la matérialité des faits. Comment ce coup d’Etat a-t-il été déjoué ? Y a-t-il eu des arrestations ? Si oui, où sont les prisonniers ? Qui sont-ils ? Le porte-parole des Fds, le lieutenant-colonel Gohourou Babri Hilaire, s’adressant, hier, à la nation ivoirienne, a affirmé, sans brandir la moindre preuve, qu’un complot civilo-militaire visant à assassiner le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, avait avorté. Mais le porte-parole des Fds est resté équivoque sur le lieu, la date précise, le commanditaire, le bénéficiaire, les acteurs et les moyens. En fait, le lieutenant Gohourou Babri est resté évasif sur un communiqué pour le moins laconique sur les circonstances de ce fameux complot. Ni indice, ni trace encore moins de nom n’a été avancé, laissant tout le monde perplexe. Pour parler en termes militaires, le porte-parole des Fds a laissé “ tout le monde dans un billard ”. Très rapidement, certains esprits ont vu, derrière ce communiqué, une volonté des militaires loyalistes, non seulement, de saper le morale de l’opposition, mais aussi, de donner un argument en béton au chef suprême des armées, Laurent Gbagbo, de décréter un “ état d’urgence ” en vue d’interdire la marche du Rhdp, prévue pour le samedi 16 décembre. Mais l’on ne peut pasa priori, rejeter la thèse d’un coup de force contre Laurent Gbagbo, ce d’autant que le processus de paix continue de subir des contrecoups, des incidents entre, d’une part, le Premier ministre et Gbagbo et d’autre part, entre Banny et le Fpi. Les rebelles, eux ne jurent que par les armes pour faire partir Gbagbo. Le climat est donc volatile et tout peu arriver à tout moment. Mais là où le bât blesse, ce sont, en général, des annonces, de façon spectaculaire, sur les antennes de “ vrais ou faux coups d’Etat ”, alors que des “ investigations ” sont en cours. Lesquelles investigations n’ont jamais abouti à des résultats concrets.

Coup d’Etat ou coup d’éclat ? Comme dans le cas d’espèce, les enquêtes se poursuivent, selon le porte-parole des Fds. Le communiqué des Fds s’est gardé de citer, nominalement, “le cerveau du complot ”, “ les parrains ”, “ la force étrangère ” impliquée dans le coup, le lieu de l’exfiltration, la cachette du commanditaire, et surtout le parti politique dans lequel il milite. Ces insuffisances ouvrent la porte à des supputations qui pourraient porter un coup à la véracité des faits. Aussi, ce “ coup de force ” avait-il été déjà éventré par la presse proche du pouvoir depuis une semaine. Par ailleurs, la coïncidence de la période d’exécution de ce fameux complot avec la manifestation de l’opposition, prévue le 16 décembre prochain, laisse à penser que ce sont plutôt les Fds qui veulent faire un coup contre l’opposition, soutiennent certains. De leur côté, les Fds restent convaincues qu’il s’agit bel et bien d’une tentative de déstabilisation du régime qui a échoué. “ Depuis plusieurs semaines, des officiers, sous- officiers et militaires du rang des Forces de défense et de sécurité ont été approchés par des civils et des militaires, en vue de leur participation à un coup d’Etat. Ce coup de force est prévu pour se dérouler entre le mardi 12 et le dimanche 17 décembre 2006 avec l’appui d’une force militaire présente en Côte d’Ivoire. Le déroulement de l’action inclut l’assassinat d’autorités politiques et de chefs militaires, notamment, le président de la République, le chef d’état major des armées, le Commandant supérieur de la gendarmerie nationale, le Commandement du Cecos, le Commandant du premier bataillon d’infanterie d’Akouedo, le Commandant du bataillon d’artillerie d’Akouédo, le Commandant du groupe d’escadron blindé de la gendarmerie à Agban, pour ne citer que ceux-là. Le cerveau de l’opération, une personnalité militant activement au sein d’un parti politique de la place, se trouve en ce moment, sous la protection de ses parrains après son exfiltration par voie lagunaire de hôtel où elle résidait ” souligne le communiqué de l’Armée.


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