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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:15
 

07/12 :NON à l’assistance aveugle de la France à un pouvoir sanguinaire

Depuis 1960, notre pays vit sous la politique néocoloniale prônée par le Gaullisme consistant à considérer le Tchad comme une colonie. Quelle est aujourd’hui l’image de la France en Afrique ?
Idriss Deby ne serait légitime ni par la France ni par l’opinion internationale, mais seulement par nous les tchadiens et si cela est le cas le soutient de la France au dictateur Deby est grave.

Les tchadiens ne veulent plus de Deby et son clan ainsi que de tous ceux qui le soutient. A elle seule la France ne peut pas sauver Deby ni le rendre légitime. Nous ne pouvons pas accepter une politique de chantage, nous ne pouvons pas accepter aussi une amitié qui ne cesse de nous détruire. La France doit comprendre que les Africains du 20émme siècle et ceux du 21émme siècle sont foncièrement différents. Il est temps que la France change sa politique en Afrique. Elle doit aussi comprendre que les dictateurs tels que Oumar Bongo, Denis Séssous N’guesso Idriss Deby et Paul Biya qui vivent sous son ombre et qu’elle continue à bercer sont loin d’être des alliés honorables et ne méritent guère le sacrifice des contribuables grâce auxquels la Franceafrique effectue aujourd’hui ses missions de mercenariat au Tchad et en république Centrafricaine.

En effet, depuis plus d’une semaine l’armée Française harcèle quotidiennement les forces de l’UFDD dans la partie Est du Tchad. Si l’UFDR en Centrafrique a répondu aux agressions de l’armée française, l’UFDD n’a jusqu’à présent pas riposté. Elle en appelle à la communauté internationale pour mettre fin à ces harcèlements. Dans le cas échéant l’UFDD tiendra la France comme seule responsable du malheur du peuple tchadien et ses vaillants combattants ne s’empêcheraient d’affronter toutes forces au service du pouvoir agonisant de Deby. Certes Tombalbaye, Hissein Habré et aujourd’hui Deby ont pu asseoir leur pouvoir grâce au soutien actif de la France mais il faut aussi savoir que cette période est déjà révolue. Au Rwanda, en Cote d’Ivoire et aujourd’hui au Tchad, la France cherche à participer dans le génocide que prépare Deby contre les tchadiens, ce qui explique la visite choquante du premier Ministre Dominique De Villepin à son exterminateur Deby, mais cette fois-ci son dictateur va tomber.

Les tchadiens ne veulent plus de Deby, la preuve les forces de l’UFDD ont été accueillies à Abéché par des applaudissements et des youyous. Nos compatriotes se sont sentis enfin libres après 16 ans de douleurs et des deuils incessants, les expatriés français en sont témoins. Ni Dominique De Villepin, ni Chirac, personne ne peut nous imposer un régime dictatorial par la force, comme l’ont fait les américains en Irak. Le Tchad n’est pas l’Irak et la France ne peut ignorer le courage et la détermination du peuple tchadien qui se bat pour sa dignité.
Il ne faut pas accuser le Soudan de soutenir les forces de l’UFDD. Contrairement à la milice de Deby qui bénéficie du soutien des éléments du MJE de Khalil Ibrahim, les forces de l’UFDD n’ont pas besoin d’être soutenues par des mercenaires. A l’appui des images diffusées sur le site Alwihda, tout indique que les forces de l’UFDD ne disposent d’aucune aide extérieure et tous les moyens qu’elles disposent proviennent de l’armée tchadienne.
Nous sommes indignés par l’inertie de la communauté internationale notamment par rapport à la manipulation de la crise du Darfour par le régime de Deby ? Pourquoi ne parle-t-on pas de l’implication des rebelles soudanais dans le conflit tchadien ? Pourquoi occulte-t-on la responsabilité de Deby dans le génocide du Darfour ?
L’objectif de l’UFDD n’est ni l’instauration de la dictature, ni la création d’un Etat mafieux et clanique. Le combat que mène l’UFDD est bien celui du peuple tchadien car depuis l’arrivé de ses forces à Abéché on constate un ralliement massif des tchadiens qui hier se trouvaient du coté des milices de Deby. On enregistre aujourd’hui environ 386 officiers, sous- officiers, soldats et hommes de rang sans compter ceux qui cherchent des voies et moyens pour les rejoindre.
En ma qualité du Président du Bureau de l’UFDD en France, je demande à tous mes compatriotes de se mobiliser contre la dictature qui s’est installée insidieusement dans notre pays. Nous devons d’une seule voix dire NON à tous ceux qui nous imposent la dictature et participent lâchement à la destruction de notre pays.
Nous devons se rappeler qu’en 1990, la France avait déclaré de ne pas se mêler dans les affaires tchado- tchadienne. Aujourd’hui c’est le contraire qui se produit.

Le soutien aveugle que la France manifeste à un voyou comme Deby qui n’a même pas le contrôle de sa famille est vraiment choquant pour tous les tchadiens. Comment un Etat comme la France qui est le premier pays a avoir écrit le préambule de droit de l’homme depuis 1789 et faisant partie des pays qui se réclament, fièrement, défenseurs des droits de l’Homme, de la démocratie et de la liberté entretient un régime oligarchique comme celui de Deby ? Monsieur le premier Ministre vous faites une fausse route. Tout ce que l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD) exige à la France c’est la neutralité. l’UFDD n’a rien contre la France, mais l’UFDD est déterminée à combattre pour la liberté du peuple tchadien qui souffre de 16 ans de dictature.
Concernant l’accusation sans fondement de Deby selon laquelle les forces de l’UFDD roulent pour le solde du Soudan, de l’Arabie Saoudite, d’Al-Qaïda, d’Hissein Habré, nous répondons à ces allégations mensongères et imbéciles par un silence et qualifierons ce fait comme simple effet de l’alcool.
Le haut conseil militaire de l’UFDD demande a tous les frères d’armes de déserter l’armée clanique de Deby et de rejoindre le rang de l’opposition pour qu’ensemble nous mettions fin au système mafieux international qui détruit notre pays et tue notre peuple.

Pour finir je dirais que l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement appartient à tous et les tchadiens du Nord comme du Sud, de l’Est comme de l’Ouest sans distinction de race, de religion ni de région. Le combat que mènent les forces de l’UFDD et sa réussite nécessite sans doute votre soutien, votre détermination et votre volonté de vaincre la dictature et ses complices

Vive le peuple tchadien et vive le Tchad

Source: Alwihda -

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:11
 

07/12 :L'armée française en première ligne dans les conflits d'Afrique centrale

Alors qu'elle s'efforce depuis un an d'"européaniser" sa présence sur le continent noir pour sortir d'un tête-à-tête devenu contre-productif, la France retrouve-t-elle malgré elle son rôle historique de "gendarme" en Afrique ? Bien que l'affirmation provoque des dénégations agacées au ministère de la défense, les événements en cours au Tchad et en République centrafricaine (RCA) tendent à accréditer cette impression.

Dans les deux pays, des soldats et des avions de chasse français participent aux opérations militaires engagées par des régimes affaiblis pour annihiler des rebelles qui menacent de déstabiliser leur pouvoir.

Les militaires français insistent sur les différences entre ces deux crises, tout en reconnaissant qu'elles ont, outre des causes endogènes, des racines communes, dans la mesure où le Soudan voisin arme ces guérillas, leur offre un sanctuaire entre deux offensives, et les instrumentalise. Le régime du président soudanais Omar Al-Bachir, hostile à toute présence d'une force internationale sur son territoire ayant vocation à mettre un terme au drame du Darfour, chercherait ainsi à desserrer la pression qui s'exerce sur lui en internationalisant la crise, c'est-à-dire en déstabilisant ses voisins. Il faut porter un coup d'arrêt à l'extension du conflit du Darfour au Tchad et en Centrafrique, explique-t-on à Paris. L'explication est fondée mais incomplète, puisque le Tchad, comme le Soudan, soutiennent les rébellions mutuelles de leur voisin.

En intervenant de façon déterminante au Tchad et en Centrafrique, la France soutient à la fois des pays avec qui elle est liée par des accords de défense et de coopération militaire, et elle conforte son réseau de relations régionales. Elle agit ainsi sous le regard des pays "amis" d'Afrique centrale, comme le Gabon et le Congo-Brazzaville, qui souhaitent voir Paris continuer à jouer ce rôle de "gendarme" qui leur garantit un soutien identique si des troubles similaires venaient à éclater chez eux.

La base de N'Djamena, où sont stationnés six avions de chasse Mirage F-1, des avions de transport Transall, des avions ravitailleurs et des hélicoptères, joue le rôle de "plate-forme stratégique" permettant à Paris d'envoyer ses avions, pour des missions militaires ou humanitaires, dans la région.

C'est l'intervention des Mirage de N'Djamena qui a permis, en avril, de mettre en échec l'offensive d'un mouvement rebelle, le Front uni pour le changement (FUC), arrivé aux portes de la capitale tchadienne. Ce sont ces mêmes Mirage qui sont intervenus ces derniers jours dans le nord du Centrafrique pour détruire les mortiers et les mitrailleuses lourdes de 14,7 mm utilisés par les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), et stopper leur avance vers Bangui.

Les 200 militaires français qui étaient présents en RCA depuis 2003, dans le cadre de l'opération "Boali", ont été renforcés à la mi-novembre par une centaine d'hommes. Ils ont aidé les Forces armées centrafricaines (FACA) et les 380 soldats de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) à reprendre la ville et l'aéroport de Birao, et à lancer une contre-offensive dans la région d'Ouadda, située à 700 kilomètres au nord de Bangui.

Les deux conflits sont intrinsèquement liés, ne serait-ce qu'en raison des liens qui unissent les rebelles de l'UDFR à ceux de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) de l'opposant tchadien Mahamat Nourri. Officiellement, la France est liée par des "accords de défense" avec la RCA, comme avec cinq autres pays africains (Cameroun, Côte d'Ivoire, Gabon, Togo et Sénégal), alors qu'elle dispose d'un simple "accord de coopération militaire" avec le Tchad. Dans le premier cas, elle peut se livrer à une "assistance opérationnelle" et à un "appui aérien", dans le second à un simple "soutien logistique".

Le président centrafricain, François Bozizé, peut demander l'assistance militaire de la France s'il est attaqué, alors que, théoriquement, le président tchadien, Idriss Déby, ne peut attendre qu'une simple coopération militaire. Dans les faits, cette distinction juridique est ténue, même s'il est vrai que, au Tchad, les forces françaises se sont appliquées à éviter de passer au stade d'une confrontation directe avec les rebelles.

Dans les deux pays, la France endosse un rôle protecteur des régimes en place, tout en assurant qu'il ne s'agit plus d'un réflexe ancien vis-à-vis du "pré carré". "Ce sont deux actions parallèles qui ne sont pas antinomiques, souligne un général français. Il y a, d'une part, nos efforts pour accentuer la coopération entre l'Union européenne et l'Union africaine, qui se manifeste avec les exercices Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix). De l'autre, il y a la crise du Darfour, avec des Africains qui essaient de faire quelque chose, mais qui ne recueillent pas beaucoup de soutien de la communauté internationale, et à qui nous essayons de prêter main-forte. Et puis, ajoute-t-il, il faut bien gérer les crises en cours, et aussi le poids de l'héritage..."

Jean-Philippe Rémy (à N'Djamena) et Laurent Zecchini


Source: Alwihda - LE MONDE

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 23:28
L'opposition "surprise et indignée" de l'engagement militaire de la France en Centrafrique
(Edicom 06/12/2006)


La principale coalition de l'opposition centrafricaine a dénoncé mercredi l'intervention de soldats français aux côtés de l'armée gouvernementale lors des opérations menées contre les rebelles dans le nord-est du pays, qualifiée d'"intrusion" et de "voie de fait".

Dans un communiqué l'Union des forces vives de la Nation (UFVN) s'est déclarée "surprise et indignée de voir la France s'engager directement et résolument dans la logique de l'affrontement militaire avec la rébellion centrafricaine".

"Malgré (la) forte mobilisation anti-guerrière du peuple instruit par son vécu proche, la France a décidé d'aller à contre-courant et a frappé. Poussant à la roue, elle a donné en plein dans la voie de fait en se révélant franchement partie prenante aux combats, sous le prétexte fallacieux de la légitime défense", a poursuivi l'UFVN.

La coalition de l'opposition dénonce "cette intrusion française dans un conflit centrafricano-centrafricain" et "condamne sans réserve les massacres des populations civiles occasionnés par les bombardements insoupçonnés des avions militaires français", ajoute le communiqué.

L'intervention française constitue "un discrédit regrettable de ce grand pays ami" et "résulte d'une interprétation à tout le moins discutable des accords bilatéraux" entre les deux pays, estime également la coalition. "Les voies pacifiques sont de très loin les meilleures techniques de résolution de tous les conflits politiques", conclut le texte.

La France a participé activement à la contre-offensive lancée le 27 novembre l'armée centrafricaine pour déloger les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) des localités du nord-est du pays dont ils avaient pris le contrôle.

L'état-major de l'armée française a confirmé que des chasseurs Mirage F1 avaient ouvert le feu à plusieurs reprises sur les rebelles, une première fois en état de "légitime défense" et ensuite pour soutenir les Forces armées centrafricaines (Faca).

Outre ses Mirage, la France a déployé sur le terrain aux côtés des Faca un détachement des forces spéciales, dont un soldat a été blessé vendredi, et assure pour leur compte des missions de transport aérien, selon Paris.

Aucun bilan de ces opérations n'a jusque-là été rendu public, notamment en matière de pertes civiles.

L'UFVN regroupe le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ex-président Ange-Félix Patassé, que le régime de Bangui accuse de soutenir la rébellion, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de l'ancien président André Kolingba et quelques partis de taille modeste.





 

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 22:46
Le combat de Gbagbo est aussi le nôtre


LU POUR VOUS !!!


Le gouvernement français, ses laquais africains et leurs porte-voix se réjouissent bruyamment de la résolution 1721 votée récemment par le conseil de sécurité des Nations unies, censée mettre fin à la crise ivoirienne. Les jours de Laurent Gbagbo à la tête de ce pays seraient désormais comptés, se réjouissent-ils. Chirac aurait donc fini par avoir la peau de Gbagbo, cet homme buté qui a le tort et le mauvais goût de ne pas prendre ses ordres au palais de l'Elysée. Et pourtant, on ne lui demande pas grand chose, mais tout juste à jouer, comme un « vulgaire » chef d’Etat d’Afrique centrale et tout autre autocrate nègre, le rôle de simple préfet veillant sur les intérêts français en Afrique. En échange de quoi, il lui serait garanti la présidence à vie. Mais cette tête de mule enfermée dans sa haine contre les Blancs s'obstine à vouloir couper le cordon ombilical avec son bienfaiteur.

Evidemment, ce n'est pas ainsi que la presse française nous présente la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire. Comme d'habitude sur ce continent, lit-on ici et là, ce pays est en proie à une guerre atroce entre tribus rivales. Michelle Alliot-Marie le répète à l'envi dès qu'on lui tend un micro. La France, éternelle fée protectrice de l'Afrique et de ses sauvages pas encore mûrs pour la démocratie, joue son rôle humanitaire en y envoyant ses soldats. Dans la presse française donc, pas un mot sur le soutien du gouvernement français au putsch de septembre 2002, au financement et à l'armement des rebelles qui campent depuis quatre ans sur la moitié nord du pays. Ce n'est pas Paris, mais la communauté internationale qui a tout fait pour introniser Konan Banny au poste de Premier ministre. L'hypocrisie érigée en vertu, rien ne nous est épargné.

A lire tout ce qui s'écrit sur ce pays, les malheurs actuels de la Côte d'Ivoire sont dus non pas aux initiatives aventureuses de Chirac et de ses pantins locaux, mais exclusivement au manichéisme de Gbagbo, qui ne veut décidément pas entendre raison avec son ivoirité, ce concept débile dont la paternité revient pourtant à Bédié.

La tentative de putsch, la guerre civile, les humiliants et scandaleux accords de Marcoussis, le concours des potentats africains à sa botte, l'instrumentalisation des organisations internationales derrière lesquelles elle avance masquée, et la menace des sanctions ayant pitoyablement échoué contre Laurent Gbagbo, que va encore nous inventer la Françafrique pour parvenir à ses fins et nous imposer un de ses valets à la tête de la Côte d'Ivoire ? Car il serait bien naïf de croire que Chirac a définitivement baissé les bras et qu'il compte, bien malgré lui, abdiquer en quittant le pouvoir dans six mois sans un dernier coup tordu contre Gbagbo.

Ce qui se passe en Côte d'Ivoire ne saurait laisser indifférent tout Africain épris de liberté et attaché à l'indépendance du continent. N'ayons pas peur des mots. Il se joue, dans ce pays, l'avenir de toutes les néo colonies françaises en Afrique noire. Ou les patriotes ivoiriens sortent vainqueurs de ce bras de fer, et ce sera le début de notre véritable accession à l'indépendance par rapport à la France. Ou ils perdent, et c'en est fini de nos rêves de dignité. Il est tout particulièrement terrifiant que la plupart d'entre nous ne l'aient pas encore compris, intoxiqués que nous sommes par l'intense propagande du gouvernement français sur la prétendue xénophobie de Gbagbo et sur les guerres tribales qui en sont forcément les conséquences logiques.

Face à la mainmise obsessionnelle des réseaux françafricains sur nos pays, la seule attitude responsable consiste à prendre fait et cause pour Laurent Gbagbo. Son combat contre le néo colonialisme français est aussi le nôtre. Ce combat, c'est celui d'avoir le droit de choisir librement nos dirigeants, de dire non aux dictateurs kleptomanes que la France nous a toujours imposés depuis 46 ans, de décider librement à qui vendre nos matières premières, de placer notre argent où nous voulons, de voir nos pays s'ériger au rang des nations adultes au lieu d'être condamnés à vivre sous la tutelle d'une puissance étrangère qui, grâce à ses bases militaires sur notre territoire, nous tient en joue et nous interdit de bouger sur notre propre sol. Il ne s'agit pas d'aimer ou de ne pas aimer Laurent Gbagbo, mais de dire basta au parrain français pour qui nous ne sommes qu'une source de matières premières bonne à enrichir les amis de leurs présidents successifs, leurs partis politiques et leurs multinationales comme aux bons vieux temps des compagnies concessionnaires.

Dans ce contexte, l'échec de Gbagbo ne sera pas seulement celui des patriotes ivoiriens, mais également celui de tous les orphelins de Lumumba que nous sommes, et un triomphe pour les autocrates francophones tels que les Bongo, les Sassou, les Déby, les Eyadéma et autres Biya qui ont préféré se soumettre aux intérêts étrangers au lieu de répondre aux besoins de leurs concitoyens. Autant dire la perpétuation de la nuit néo coloniale française en Afrique et la fin, pour de longues années encore, de tout espoir d'émancipation pour tous nos pays et tous nos peuples.

Musi Kanda

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 22:16
Nous Congolais, que proposons-nous aux Congolais ?



Mercredi 6 décembre


La pertinence de nos analyses n’est plus à démontrer. La logique de la dénonciation permanente, une sorte d’overdose médiatique, semble nous réduire au simple rôle de consommateurs de vérités somme toute établies et qui nous accompagnent. Devrons-nous nous satisfaire de l’élégance de nos rhétoriques ou de nos écrits ? Ou alors allons-nous sortir de cette logique et nous engager dans une perspective de propositions constructives qui alerteraient les têtes pensantes qui décident dans notre pays ?

Pour ma part, je crains que ceux qui s’investissent, jour après jour, dans cette forme d’instrumentalisation de la dénonciation ne soient eux-mêmes incapables d’apporter les solutions aux problèmes qui infestent le Congo, une fois aux affaires, à savoir : la pauvreté, la corruption, la gabegie, l’illettrisme, le tribalisme d’Etat, l’impunité, l’absence totale d’horizon aux signaux meilleurs pour les générations qui viennent. Tous ces maux sont connus et demeurent le cheval de bataille pour quiconque s’engagerait dans l’aventure politique congolaise.

Plutôt que de passer notre énergie à parler, raconter, diaboliser les comportements cyniques des dirigeants actuels, nous devrons plutôt investir notre énergie en force de propositions. L’histoire des peuples n’étant pas écrite d’avance, nous devrons éviter le spectacle offert par la Conférence Nationale Souveraine de 1991, un spectacle qui explique toutes les déroutes que notre pays traverse aujourd’hui, si toutefois les conditions d’une nouvelle consultation populaire se présentaient. Il ne s’agit pas de désigner des responsables, mais il suffit de lire notre histoire pour comprendre l’ensemble d’errements accumulés depuis 1963. Je laisse ce travail aux historiens !

Pour ma part, je propose au site Mwinda d’ouvrir une thématique, une rubrique, destinée à recenser les différentes propositions que tout citoyen pouvait faire à l’endroit de son pays. Propositions qui devront subir le même traitement que les messages discutés sur le site : critiques, pertinence, réalisme, etc. Que ceux qui affectionnent la dénonciation continuent de le faire comme d’habitude. La diversité de pensées reste certainement un droit inaliénable pour tous.

Yandi Beni

Ndlr - Peut-être le fait passe le plus souvent inaperçu, mais on ne se limite pas aux seules critiques sur ce site. Pour coller à l’actualité des inondations au Congo, on se souvient par exemple des
propositions de bon sens émises par Musi Kanda pour faire face aux intempéries à Brazzaville.

Cela dit, nous accueillons favorablement la suggestion de M. Yandi Béni.


CENTRAFRIQUE NEWS LE DEVOIR DE VOUS INFORMER

PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS 

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 18:57

LE GENERAL BOZIZE OUVRE LE FEU SUR SON GOUVERNEMENT A BOUAR



 

Les festivités de l'an 48 de la République Centrafricaine ont été marquées à Bouar par un long discours en langue nationale (sango) du Président de la République, le Général François Bozizé.
Un discours au vitriol sans thème où il s'est employé à se décerner un satisfecit avant d'ouvrir le feu en bon militaire sur les « ennemis » de son régime à savoir la presse, les magistrats, les Organisations de défense des Droits de l'Homme et les Partis politiques de l'opposition considérés globalement comme les cerveaux patentes de la rébellion armée. Chacun en a eu pour son compte et son grade à l'exception de l'armée nation épargnée au grand étonnement de l'auditoire.
Et d'ailleurs François Bozizé pouvait-il oser s'attaquer aux FACA comme dans un passé récent alors que la troupe appuyée par la France est en train de marquer des points sur le terrain à Birao, Mouka, Sam Ouandjia, Ouadda et bientôt Ouadda Djallé ? Non assurément, car François Bozizé s'est soigneusement gardé d'ouvrir la boîte de Pandore alors que manifestement rien ne va plus entre lui et le commandement militaire et en l'occurrence avec le Général Jules Bernard Ouandé, Chef d'État-major général des FACA qui est désormais dans la ligne de mire du Chef suprême des Armées qui vient d'ailleurs d'arrêter le Colonel Mamour immédiatement
remplacé par le Colonel Ngaïféï, un proche parent.
Bref, tout le monde sait que les FACA doivent s'attendre à un chambardement de la hiérarchie militaire et des têtes ne tarderont pas à tomber. Et on espère que se sera au profit d'une nouvelle élite militaire avec de jeunes officiers supérieurs (lieutenants Colonels, et Commandant).
Mais le clou du discours du Chef de l'État aura été son attaque frontale contre son propre gouvernement considéré comme ‘‘un nid de cerveaux rebelles''. Le général François Bozizé a donc dégainé et ouvert le feu frontalement sur son propre Gouvernement.
A ceux qui croient encore que les chefs (Abakar Sabone, Michel Am Ndrako Ndjotodia) sont au Bénin à Cotonou, François Bozizé rétorque que ceci est un mensonge. Pour lui en effet, les chefs rebelles ou les cerveaux rebelles sont bel et bien dans la capitale Bangui et plus précisément dans l'administration publique et singulièrement dans le gouvernement d'Elie Doté premier ministre.
Un gouvernement qui sert de refuge donc aux « cerveaux rebelles » qui ne cessent de téléphoner à la rébellion armée.
Ces propos accusateurs découlent de renseignements généraux et confirment les rumeurs du soupçon qui pèsent depuis sur certains membres du gouvernements considérés comme les complices avérés de la rébellion armée. Il n'y donc manifestement plus de solidarité gouvernementale car il y a une crise de confiance en la demeure. Le gouvernement de M. Elie Doté ne serait plus en odeur de sainteté et cela laisse clairement augurer de la volonté du Chef de l'État de se séparer très prochainement de ce gouvernement truffé de ‘‘taupes'', de cerveaux rebelles, de « fossoyeurs » et d'ambitieux en embuscade.
Des membres du gouvernement sont directement visés et cela se lisait sur le visage de certains ministres présents au défilé.
Des ministres rebelles, ce sont des ministres complices d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État, des ministres complices de destruction, de pillage, de vols, de viols, d'assassinats et de crimes. Des ministres bon pour la prochaine cour criminelle. Mais encore faut-il que le général François Bozizé donne les preuves de ses allégations au ministère public.
En attendant, le général François Bozizé vient d'ouvrir le feu sur son propre gouvernement. C'est la guerre ouverte et sauve qui peut…




Mercredi 06 Décembre 2006
Jean Ding Kpi
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 14:43
Alors que Kabila va prêter serment, Kamitatu attaque Kamerhe
(Congo Inter 06/12/2006)


Parfois, on ne sait plus. On croyait pouvoir parler de tout, rire des uns et surtout dénoncer les autres, se livrer à des exercices d'admiration ou d'éxecration, analyser, prouver, trancher...

Et puis, on apprend que les anciens du MLC de Jean-Pierre Bemba maintenant dans l'AMP de Joseph Kabila sont furieux car Kabila a rendu une visite de courtoisie à Bemba. Pour eux, c'est une idée de Vital Kamerhe qui veut devenir président de l'assemblée nationale. Olivier Kamitatu se voyait déjà à ce poste, ce véritable vagabond politique se croit comme ''trahi'' par le PPRD, alors qu'il a au total qu'une vingtaine de députés provenant de sa province natale autrement dit, il n'a aucunne assise nationale. Un autre ancien cadre du MLC soutenu toujours par Olivier Kamitatu tire à boulets rouges contre Kamerhe en déclarant que '' c’est Kamerhe qui a tout influencé. S’il avait besoin des voix des Députés de l’UN pour se faire élire Président de l’Assemblée Nationale il n’avait qu’à le dire...''

Ces gens là font de la politique pour l'argent, la gloire et le prestige et pas l'amélioration des conditions des vies du peuple congolais.Leurs parcours dignes de contes des fées. Par exemple, un ancien spécialiste des sondages qui devient ,par l'influence de son ami d'enfance qui au passage va le trahir, président de l'assemblée de transition. Ils pensaient qu 'en réjoignant l'AMP , leur survie politique était assurée mais Joseph Kabila est devenu un animal politique. Il est maintenant un stratège hors pair. Ou sont passés les Gaetan Kakudji, Pierre-Victor Mpoyo, Muenze Kongolo?


Porté au pouvoir après l'assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila, 35 ans, sera cette fois investi avec une '' légitimité'' électorale, après un scrutin considéré par les observateurs étrangers comme ''libre et démocratique'', en dépit de irrégularités flagrantes.
Fanfare et défilé militaire seront au menu de la cérémonie solennelle d'investiture, dans les jardins du palais présidentiel, où des milliers d'invités sont attendus, dont une trentaine de chefs d'Etat, de gouvernements ou de leurs représentants.


La délégation belge s'annonce comme la plus imposante, avec au moins quatre ministres, dont le Premier ministre Guy Verhofstadt.
Parmi les chefs d'Etat africains devrait être présent le Sud-africain Thabo Mbeki, parrain de la transition politique congolaise initiée en 2003 après une guerre régionale de près de cinq ans.
"On ne sait pas ce que Kabila fera de cette légitimité", s'inquiétait un autre diplomate, redoutant que le jeune président "ne résiste à la tentation du népotisme et de la prédation".

"Il devra gagner la confiance des bailleurs", prévenait-il, alors que la RDC croule sous une dette multilatérale d'environ 10 milliards d'euros.
75% de ses 60 millions d'habitants vivent avec moins d'un dollar par jour.


Pourtant, avec 34% des réserves mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre, mais aussi de l'uranium, de l'or, du bois, du pétrole et un potentiel hydroélectrique de plus de 80.000 MW (le 4e du monde), l'ex-Zaïre pourrait devenir un des moteurs économiques de l'Afrique.
Par Lydie Ikenge

 

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 14:35
Un appareil de la Compagnie HEWABORA intercepté à Djibouti avec de l’Uranium ?
(La Collecte 06/12/2006)
( 06/12/2006)


Un haut cadre politique proche de Joseph KABILA qui a requis l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité nous a informé de l’interception, par la base américaine de Djibouti depuis quelques jours, d’un avion DC8 de la compagnie Hewabora immatriculé S9 PSD.

Cet appareil aurait décollé de l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa le 9 Novembre à 23 h 28' (indication de la tour de contrôle de Kinshasa) pour Lubumbashi où il aurait embarqué une importante quantité d’uranium, et aurait ensuite quitté la capitale du cuivre à destination de l’Iran pour livrer la dangereuse marchandise à ses clients habituels.

Les services américains qui auraient suivi très discrètement tout le déroulement de l’opération auraient intervenu lorsque l’avion survolait l’espace aérien de Djibouti pour l’intercepter et l’obliger à faire une escale forcée dans la base américaine de Djibouti. Le Commandant MAKILANDA qui pilotait cet avion, ainsi que les personnes qui convoyaient la marchandise seraient toujours retenus à Djibouti pour enquête.

Nous poursuivons nos enquêtes pour confirmer cette information et tenir les compatriotes congolais pleinement informés de ce trafic dangereux qui se pratique dans notre pays au plus haut sommet de l’Etat, depuis que des mafieux installés à la tête des institutions de notre pays pillent sans vergogne nos richesses.

Paris, le 5 Décembre 2006

Le Cabinet du Président national de l’APARECO



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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 14:28
Les Faca ont repris Sam Ouandja - 2/12/2006
L’armée centrafricaine a repris samedi matin la localité de Sam Ouandja (800 km au nord-est de Bangui), a annoncé un chef militaire des rebelles qui s’en étaient emparé début novembre, accusant les soldats centrafricains d’avoir massacré des civils.
 
"Sam Ouandja a été reprise par les forces gouvernementales (...) il n’y a eu aucun combat. Quand ils sont arrivés aux portes de Sam Ouandja, j’ai ordonné à mes hommes de se replier", a déclaré un chef militaire de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le capitaine Yao Bejo.
 
Une source proche de la présidence centrafricaine a confirmé la prise de Sam Ouandja et affirmé que les Forces armées centrafricaines (Faca) avaient également repris la ville de Ndélé, 350 km plus à l’ouest, ce que l’UFDR a démenti.
 
"Les rebelles qui sévissaient dans la région de Ndélé ont été contraints à la fuite sous la pression des Faca, appuyées par la Fomuc", la Force multinationale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cémac), a affirmé cette source.
 
Les Faca "sont à 80 km de Ndélé, mais ils n’ont pas pris" la ville, a affirmé le capitaine Yao Bejo, précisant toutefois que "l’ordre (avait) été donné de se replier à une quinzaine de km", l’UFDR n’étant pas en mesure de défendre ses positions, après avoir été "bombardé par les (avions) Français".
 
Vendredi, une source militaire centrafricaine avait fait état de combats depuis la veille autour de Ndélé, et affirmé que les Faca tenaient les trois-quarts de la ville. Jeudi, le ministère français de la Défense avait indiqué que des Mirage français étaient intervenus contre les rebelles à Ndélé.
 
Après la chute de Sam Ouandja et si Ndélé est reprise par les Faca, les rebelles ne tiendront plus qu’une seule localité d’importance dans le nord-est, Ouadda Djallé, à environ 800 km au nord-est de Bangui.
 
Le capitaine Yao Bejo a accusé l’armée centrafricaine d’avoir abattu 28 civils, des jeunes hommes, après avoir pris Sam Ouandja et de s’y être livrée à des pillages.
 
"Dès que les forces gouvernementales sont entrées à Sam Ouandja, elles ont pris pour cible les groupes de jeunes hommes", a-t-il affirmé.
 
Selon lui, un nombre indéterminé de civils ont également été tués dans le bombardement par des chasseurs Mirage F1 français d’un petit village situé entre Sam Ouandja et Ouadda (120 km plus à l’ouest).
 
"Il n’y a eu aucune exaction de la part des Faca, a démenti la source proche de la présidence centrafricaine.
 
Selon le capitaine Yao Bejo, qui dit se trouver dans les environs de Birao, située aux confins du Tchad et du Soudan, plus de 3.000 personnes ont fui la région en direction du Soudan, dont la frontière est située à une soixantaine de km à l’est.
 
"La ville (Birao) est vide ainsi que les villages alentours. Plus de 3.000 personnes ont fui vers le Soudan, des enfants sont livrés à eux-mêmes dans la forêt", a-t-il affirmé.
 
Birao, prise le 30 octobre par les rebelles, est la première ville conquise par l’UFDR lors du lancement de son offensive contre le nord-est centrafricain. Elle a été reprise le 27 novembre, par les Faca, appuyées par des soldats et des avions français.
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 00:32
 
Les rebelles prennent une raclée - 5/12/2006
Les combats qui ont opposé vendredi l’armée tchadienne à des rebelles autour de la localité de Guéréda, dans l’extrême est du Tchad, ont fait 120 morts et près de 200 blessés dans les rangs de la rébellion, a affirmé mardi le gouvernement tchadien.
 
Parmi ces 120 tués figurent le chef d’état-major de la coalition rebelle qui a attaqué Guéréda, ainsi que le propre fils de Timan Erdimi, le chef du Rassemblement des forces démocratiques (RaFD), l’un des quatre mouvements hostiles au président Idriss Deby Itno qui la composent, a ajouté dans un communiqué le porte-parole du gouvernement Hourmadji Moussa Doumgor.
 
Le général Seby Aguid, un ancien haut responsable de l’armée tchadienne qui a rejoint la rébellion, et une vingtaine d’officiers supérieurs ont également été blessés lors de ces combats, a ajouté le ministre de la Communication.
 
Pour sa part, l’armée nationale tchadienne (ANT) n’a eu qu’à déplorer dans ses rangs que 10 morts et 30 blessés, a affirmé M. Doumgor.
 
Outre ces pertes humaines, les forces gouvernementales ont également infligé de lourds dégâts matériels aux rebelles, dont une vingtaine de véhicules tout-terrain armés, selon le communiqué.
 
Aucun bilan des affrontements de Guéréda n’a pour l’heure été diffusé par les rebelles.
 
La coalition emmenée par le RaFD des frères Timan et Tom Erdimi, anciens proches du président Deby, a attaqué vendredi Guéréda avant de se replier pendant le week-end pour y laisser la place aux forces gouvernementales, qui en ont repris le contrôle lundi.
 
Après leur retrait de Guéréda, les rebelles ont affirmé s’être emparés des deux autres localités de Koulbous et Birak, au sud-est de Guéréda, le long de la frontière avec le Soudan.
 
"Les blessés ennemis sont évacués à partir de Koulbous par un avion militaire soudanais confirmant ainsi l’implication directe du Soudan dans l’attaque de Guéréda", a affirmé mardi le ministre Doumgor. "Le nettoyage de toute la zone des combats par les vaillantes forces de défense et de sécurité se poursuit", a conclu son communiqué.
 
Les attaques menées contre l’armée gouvernementale par la coalition emmenée par le RaFD et un autre groupe rebelle, l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) du général Mahamat Nouri, se sont multipliées ces deux dernières semaines dans l’est du Tchad.
 
La multiplication des combats a contraint les agences des Nations unies et les ONG humanitaires à réduire les opérations qu’elles mènent dans la région pour porter secours aux 200.000 réfugiés de la province soudanaise voisine du Darfour et aux 90.000 Tchadiens déplacés par ces violences.
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