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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 00:22

Museveni en protecteur de Kagame - 5/12/2006
Le président ougandais Yoweri Museveni (photo) a pris la défense mardi de son homologue rwandais Paul Kagame, soupçonné, dans un rapport du juge français Jean-Louis Bruguière, d'être impliqué dans l'attentat qui a coûté la vie en 1994 au président rwandais de l'époque Juvénal Habyarimana.
 
"Ces Européens ne sont pas sérieux (...). Ils devraient vraiment ne pas s'approcher des affaires de l'Afrique (parce qu') ils ont leurs propres problèmes", a déclaré M. Museveni lors d'une conférence de presse à Kampala.
 
A la suite du rapport du juge Bruguière sorti en novembre, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France. M. Kagame a rejeté les allégations du magistrat qu'il a qualifié d'"imposteur".
 
L'attentat au-dessus de Kigali contre l'avion qui transportait M. Habyarimana, un Hutu, a servi de déclencheur au génocide.
 
Les massacres ont fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts, parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés. L'ex-rébellion du Front patriotique du Rwanda (FPR), essentiellement tutsie et dirigée par M. Kagame, a mis fin au génocide en juillet 1994. Elle était basée en Ouganda et armée par le régime de M. Museveni.
 
"Où étaient les Français pendant le génocide de 1959 et où étaient les Français quand le génocide de 1994 a été commis", a lancé M. Museveni.
Kigali accuse Paris d'avoir entraîné et armé les auteurs du génocide de 1994 et d'avoir facilité la fuite des responsables des massacres dans le cadre de son opération militaro-humanitaire au Rwanda. La France a toujours rejeté ces accusations.
 
MM. Kagame et Museveni ont combattu ensemble dans les années 80 en Ouganda. L'actuel président rwandais fait partie des fondateurs de la rébellion ougandaise de l'Armée nationale de résistance (NRA) qui a lutté, sous le commandement de M. Museveni, contre le régime du despote ougandais Milton Obote et l'a renversé en 1986

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 23:13
La COSUMAF inaugure lundi les journées du Marché financier de la CEMAC
(Gabonews 03/12/2006)


Libreville, 3 décembre (GABONEWS) - La Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (COSUMAF) inaugure lundi les premières Journées du Marché financier de l'Afrique centrale, a appris GABONEWS auprès de l'institution.


Ces journées s'étaleront jusqu'au mercredi prochain et seront une opportunité de promouvoir ce marché en cours de mise en place, a annoncé dimanche le président de la COSUMAF, Alexandre Gandou dans une conférence de presse.

Plus de 350 délégués venus de la sous région, d'Afrique et d'Europe participeront à ces journées.

Ces journées se dérouleront sous la forme d'un séminaire. Elles seront animées par des spécialistes d'un marché financier dotés d'une expérience prouvée.

Les thèmes liés aux connaissances de base d'un marché financier et d'une bourse de valeur seront développés pendant les 3 jours de la rencontre. Il s'agit de la surveillance du marché, de la politique pour attirer les entreprises vers le marché, du fonctionnement de la bourse, de l'acheminement d'un titre en bourse et de la bonne fin des opérations boursières.

Le rôle de l'information sera également au centre de cette rencontre. Des journalistes venus des 6 pays membres de la CEMAC ont d'ailleurs été invités à cette rencontre.

La COSUMAF souhaite pérenniser ces journées dans le but de donner une crédibilité à la bourse des valeurs mobilières de la CEMAC (BVMAC) dont le lancement est prévu en 2007.

Créée en 2001, la COSUMAF est l'organe de régulation du marché financier de l'Afrique centrale. Son siège est à Libreville qui abrite également le siège de la future Bourse de valeur mobilière dont le début des cotations est imminent, selon des sources concordantes.

Les six pays de la CEMAC sont : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad.

GN/YLG/JJS/06

 

© Copyright Gabonews

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 23:04

LETTRE OUVERTE DE L'ANTENNE EUROPE DU COMITE DE SUIVI DES ACTES DU DIALOGUE NATIONAL

LETTRE OUVERTE DE L'ANTENNE EUROPE DU COMITE DE SUIVI DES AC...
LETTRE OUVERTE DE L'ANTENNE EUROPE DU COMITE DE SUIVI DES ACTES DU DIALOGUE NATIONAL

Chers (es) compatriotes,

Notre très cher Pays, connaît depuis quelques semaines des troubles politico-militaires accentués.
Des hommes en armes appartenant à des mouvements rebelles ont cru bien faire d'occuper des villes dans la région nord-ouest pour se faire entendre et revendiquer le partage du pouvoir. Cette situation qui a constitué un véritable bras d'honneur aux autorités nationales et qui a mis à mal l'intégrité du territoire national nous a interpellé tous sur trois points essentiels.

1) Le recours aux armes pour le règlement des conflits politiques qui ouvre la voie à une nouvelle manière de contester les pouvoirs de l'Etat.
L'Antenne Europe du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National en tant qu'organe de suivi ne peut que déplorer ce qui constitue une violation des recommandations fortes du dialogue national qui préconise le règlement de tous nos conflits par la concertation et le dialogue.
Le dialogue républicain souhaité et recommandé par la nation ne doit pas être imposé par les armes.

2) L'occupation d'une partie du territoire national par des mouvements rebelles qui constitue une atteinte à l'honneur national et un grand danger pour l'unité nationale.
Garantir la sécurité au peuple Centrafricain et l'inviolabilité des frontières nationales est la mission première des forces armées. C'est pour l'Etat une question d'autorité Républicaine.
La reconquête par l'armée des localités ayant échappé entre temps au contrôle de l'Etat doit être un signal qui permettra dorénavant de comprendre qu'il n'est plus autorisé de bafouer
impunément les termes de la constitution de la République et les règles que nous avons nous mêmes établis. L'institution de l'Etat qu'est l'armée doit agir en toute neutralité et conformément à ses missions.

3) La violation de la constitution et le non respect des recommandations du dialogue national qui sont inacceptables.
Nous ne pouvons pas continuer à entrer dans la culture démocratique en reculant.
L'ordre constitutionnel normal rétabli le 11 juin 2005 s'impose à tous. La violation de la loi fondamentale par le recours aux armes pour la conquête du pouvoir de l'Etat est dénoncée ici avec la plus grande fermeté.
En revanche, nous rappelons notre ferme volonté de vivre dans une République apaisée et réconciliée avec elle-même.
La démocratie, c'est le vivre ensemble dans la diversité, diversité de cultes, diversité d'opinions et diversité culturelle. Elle suppose un dialogue permanent tout en assurant la place de la contradiction, de la contestation et de la dialectique.

L'Antenne Europe du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National en appelle aux autorités centrafricaines, à toutes les composantes de la nation pour qu'elles agissent avec responsabilité, discernement et dans le respect absolu des textes et règlements que nous avons nous-mêmes mis en place.
L'efficacité de l'armée sur le terrain doit venir en appui de l'action politique.
Il faut oeuvrer pour une solution durable qui est indissociable d'un processus politique.

L'Antenne Europe rejoint le Comité de Suivi dans sa demande auprès du Chef de l'Etat de privilégier le Dialogue.
1


La position des Présidents Omar BONGO ONDIMBA du Gabon et Denis SASSOU NGUESSO du Congo qui ont plaidé fortement pour une action militaire à PARIS laisse penser la crainte d'un effet domino dans la sous région. Mais nous ne pouvons pas accepter que notre Pays devienne un champ de bataille qui garantit la Paix à nos voisins.

L'Antenne Europe du Comité de Suivi pense que repousser la rébellion par les armes, sans revenir aux vrais problèmes qui conduisent à ce recours aux armes, c'est soigner les métastases en ignorant la tumeur cancéreuse qui en constitue la véritable cause.

L'Antenne Europe du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National, qui n'entend pas faillir à sa mission, en appelle aux autorités politiques Centrafricaines pour la tenue d'une Table Ronde afin de trouver des solutions durables et pour une Réconciliation Véritable qui seules, permettront aux Centrafricains et aux Centrafricaines de vivre dans une CENTRAFRIQUE apaisée et au Travail.



Maguy BARTHABURU
Présidente de l'association Manassé
Antenne Europe du Comité de Suivi
des Actes du Dialogue National










CENTRAFRIQUE NEWS - CENTRAFRIQUE OPINION LE DEVOIR DE VOUS INFORMER

PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 20:31
La Révélation dans la tempête du renouveau: Le journal s'est attaqué au chef de l'Etat. Et patatras.
(Camer.be 05/12/2006)


Le 15 novembre 2006, la Révélation, périodique paraissant à Yaoundé, consacre une page à l'affaire Djomo Pokam. La une du journal est barrée par un très visible : " Assassinat de Djomo Pokam, au Hilton hotel : Paul Biya impliqué, à lire et à conserver ". Dans son contenu, l'article, qui n'est pas signé, s'interroge sur le silence du président de la République par rapport à la mort de Djomo Pokam dont les assassins étaient déjà connus. Le lendemain de la parution du titre dans les kiosques, le gouvernement, par le biais du ministre de la communication monte au créneau. Ebénézer Njoh Mouelle s'insurge dans un communiqué de presse publié le 16 novembre 2006 contre un outrage sur la personne du chef de l'Etat et une dérive de la presse.

Le communiqué de presse du ministre de la Communication est abondamment relayé par les médias de service public. Bosco Tchoubet qui a " impliqué " le président de la République est jugé peu professionnel par ses confrères.. " Décidément, les journalistes ont du culot. Rien ne fait plus peur à cette presse triomphante et sans pudeur, depuis peu investie du pouvoir de dévoiler la part intime des personnes, ou la partie invisible de l'iceberg, dans une quête effrénée de sensationnalisme. Dans ce qu'il faut bien appeler la " grand-messe " de l'information de ce mois de novembre à mi-parcours, le " grand prêtre " nous vient d'une chapelle au label très révélateur : " La Révélation ". Signes distinctifs : périodicité non déclarée et ours en cours d'élaboration. Effet choc et idée chic sur l'assassinat de Djomo Pokam au Hilton Hôtel, en ouverture de son édition du 15 novembre dernier : " Paul Biya impliqué ". Mention spéciale : " A lire et à conserver. S'indigne Abui Mama Eloundou dans un éditorial de Cameroon Tribune du 17 novembre 2006.
Le Directeur des rédactions du journal de la rue de l'aéroport fait au passage quelques précisions. : On peine à se souvenir que le patron à tout faire du journal " La Révélation " n'en est pas à sa première incartade, et qu'il n'en finit pas de prendre goût à ces acrobaties de haute voltige qui, serait-on tenté de croire, l'amènent aujourd'hui au sommet de son art.

“Sincères excuses”
Piqué au vif, Bosco Tchoubet se résout à présenter des excuses au Chef de l'Etat à travers une correspondance parvenue à la même rédaction du journal de la rue de l'aéroport.
"Donnant suite à l'audience à nous accordée par le ministre de la Communication ; audience relative à l'émoi causé au sein de l'opinion publique par le titre à la Une du journal La Révélation dans son édition n° 089 du mercredi 15 novembre 2006, nous directeur de publication du journal mis en cause précisons ce qui suit : La Une ainsi libellée : Assassinat de Djomo Pokam au Hilton Hôtel, Paul Biya impliqué, n'entendez pas dans cette implication, la mise en cause du Président de la République par rapport à la commission du crime. Mais plutôt sa sollicitation dans la prise de décision d'interpellation des présumés assassins de Monsieur Djomo Pokam Olivier Narcisse. L'article de la page 3 relatif à cette Une le démontre à suffisance. Loin de nous donc l'idée de la participation du Chef de l'Etat à la commission du crime. Néanmoins, compte tenu de diverses interprétations dudit titre, nous tenons à présenter nos sincères excuses au Président de la République à qui nous réitérons notre déférence."

Rien n'y fait. L'article qui accuse le chef de l'Etat de protéger les meurtriers de Djomo Pokam fait polémique. Et déjà l'Esstic où Bosco Tchoubet prend des cours en auditeur libre depuis trois années se saisit du dossier. Un conseil de discipline est arrêté pour le 20 novembre 2006 par le directeur de l'Ecole, Laurent Charles Boyomo pour statuer sur les manquements graves au niveau de l'éthique et de la déontologie. Dans la salle où les assises du conseil de discipline ont lieu en présence de Bosco Tchoubet, se retrouvent entre autres Valentin Nga Ndongo, Michel Tjade Eone, Paul Célestin Ndembiyembe, Pierre Paul Tchindji.
Le mis en cause est interrogé par le jury sur ses manquements professionnels. " Je leur ai expliqué tout le sens que je donnais au mot " impliqué ". Pour moi, il s'agissait d'une implication indirecte. L'implication du chef de l'Etat dans la prise d'une décision demander de prendre les coupables d'une affaire dont on dit que les coupables sont connus " révèle t-il aujourd'hui.

Un argumentaire qui n'a pas convaincu les membres du conseil de discipline de l'Esstic. Hugo Minko, chef du service de la scolarité et rapporteur dudit conseil vers lequel le directeur de l'Esstic nous a guidé est clair : " on a d'abord jugé un étudiant et non un directeur de publication pour les lacunes observées dans son titre qui ne reflétait pas le contenu de l'article. A la fin du conseil, on lui a posé la question de savoir s'il se reprochait quelque chose. Il a insisté a répéter qu'impliqué veut dire interpeller. Face à ses lacunes de la langue française, nous décidé de son exclusion. Surtout qu'il était un auditeur libre ".
" C'est un acte illégal et fondé sur aucune base juridique. Le problème réside ailleurs" fulmine Bosco Tchoubet. Lequel, dans la dernière édition de son journal accuse nommément le ministre de l'Enseignement supérieur d'être à l'origine de son exclusion. Une version des faits contestée dans l'entourage de Jacques Fame Ndongo : " Que cet ancien étudiant s'en remette à lui-même. Il a commis une faute grave, il s'agit d'une atteinte à la plus haute autorité de la République, à savoir le chef de l'Etat ", dit-on ici.

© Mutations : Francky Bertrand Béné
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 19:59

Recomposition de l’espace politique à l’horizon 2007 – 2009

 

 

Emmanuel Ngouélondélé – Damase Ngollo: La rupture est consommée!

 

 

Pas de critique au vitriol genre «Lettre ouverte» à Denis Sassou Nguesso ; pas de dispute publique ; pas d'injures ; pas de tentative de diabolisation connue : il n'en demeure pas moins qu'entre les généraux à la retraite Emmanuel Ngouélondélé - Mongo (alias le fils de l'odeur de la panthère) et Raymond Damase Ngollo, alias vieux Ngando, respectivement président et vice - président du RDR, la rupture est plus que consommée. Au grand désarroi des militants, désormais écartelés entre les deux leaders d'origine Téké.

 

Lors de l'assemblée générale du Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR) en septembre dernier, qui a mis en place les nouvelles instances dirigeantes de la fédération de Brazzaville, l'absence du général Ngouélondélé - pourtant présent dans la capitale - n'a pas échappé aux observateurs de la vie politique nationale. De même, l'absence du général Ngollo aux diverses manifestations organisées à Brazzaville par le Cercle des Républicains pour un Nouvel Ordre National (C.E.R.N.O.N), n'a pas laissé indifférent l'observateur averti. Ce fut le cas au palais du parlement (meeting en salle), à l'hôtel Le Méridien (conférence de presse) ou, tout récemment, au cercle culturel Sony Labou Tansi, à l'occasion de l'installation des instances dirigeantes du comité communal de Brazzaville. Mais c'est l'alliance, début octobre dernier, entre le général Ngollo et l'ex- ministre des finances Mathias Dzon qui atteste le mieux de la réalité de la rupture. Depuis les législatives de 2002 à Gamboma qu'ils ont tous les deux perdu, Mathias Dzon est le frère - ennemi du général Ngouélondélé. Disqualifié au premier tour par la Commission Nationale d’Organisation des Elections (Conel), Mathias Dzon fut le principal adversaire du général. Leur bataille fut si âpre, qu'elle faillit mettre le feu à Gamboma. Depuis lors, les deux ex- challengers se vouent une «franche» et «fraternelle» inimitié. Les faits parlent d'eux - mêmes. Entre Emmanuel Ngouélondélé et Damase Ngollo, on assiste à une séparation pour «incompatibilité d'humeur», qui ne veut pas dire son nom. Au-delà, estiment les observateurs, c'est la lutte de positionnement pour le contrôle de l'espace politique téké qui s'est ouverte. La lutte «fratricide» a pour arrière - plan l'horizon des législatives de 2007, les locales de 2008 et surtout la présidentielle de 2009. «En 2009, il y aura inévitablement un candidat téké à la présidentielle», confie un habitué des arcanes de la «Tékénité».

 

 

Retour vers le futur…

 

A l'appui de cette affirmation, un pseudo - contentieux pour «violation» de l'accord de Mpila, conclu en 2002 sous l'égide du président gabonais El Hadj Omar Bongo, aux fins de soutenir la candidature de Denis Sassou-Nguesso à l'élection présidentielle. Parmi les frustrés de l'accord, le général Emmanuel Ngouélondélé - Mongo. Pour lui, dès le moment où le RDR n'avait pas obtenu un ministère de souveraineté - au profit de sa propre personne -, encore moins des nominations dans la territoriale, l'accord avec Sassou via le Parti Congolais du Travail (PCT) était caduc. En conséquence, il devait être dénoncé.

 

Mais le président de son parti, le général Raymond Damase Ngollo, était d'un tout autre avis. Estimant qu'il n'avait pas à gérer les conséquences d'un accord signé par son vice - président, il avait préféré la poursuite d'un dialogue «critique» avec le pouvoir. Si bien qu'aux yeux du «fils de l'odeur de la panthère», le général Raymond Damase Ngollo était coupable de «laxisme» envers Denis Sassou-Nguesso et son régime. C'est dans ce climat de divergence et de contradiction au sommet du RDR que s'est peu à peu détérioré la relation entre les deux leaders Téké. Petit à petit, insidieusement, le sentiment de confiance s'est mué en méfiance, en hypocrisie, voire en perfidie. Se sentant de plus en plus à l'étroit dans son rôle de vice-président du RDR, le général Ngouélondélé se trouve un nouveau «créneau» pour s'exprimer. C'est la «lettre ouverte» à Denis Sassou-Nguesso, qu'il fait parvenir à Mpila par le biais d'un neveu du président: l'amiral Jean Dominique Okemba. Approché, ce dernier s'était montré d'une très grande convivialité envers son bel oncle, au point de partager un repas avec lui. Le pauvre était loin de se douter qu'on venait de lui refiler une correspondance au contenu «sulfureux». Jouant les prophètes de malheur, le fils de l'odeur de la panthère s'y répandait en invectives et en imprécations, jusqu'à plus soif ; il s'attaquait en outre avec virulence à la famille de Denis Sassou-Nguesso, par laquelle il passera pourtant, afin de l'atteindre. C'est à cause de son «indélicatesse» envers un chef et un beau - parent, que le rendez-vous sollicité par le canal du conseiller spécial en matière de sécurité n'a jamais été accordé. Malgré de multiples pressions exercées à l'endroit du proche entourage de Sassou. A Mpila, avant même sa médiatisation, le concept d'épicerie familiale avait déjà vécu.

 

 

Du RDR au C.E.R.N.O.N, l'ombre de Libreville

 

En quittant le RDR, le général Ngouélondélé abandonne une machine politique qui ne servait plus ses ambitions de départ : mettre fin à ses fonctions d'éternel «porteur de valises». C'est ce qu'il confiera à des proches en 1996, peu de temps avant le lancement du RDR. Le général Ngouélondélé  venait de démissionner de ses fonctions de chef d'état-major particulier du président Pascal Lissouba, qui lui avait offert comme cadeau un passeport diplomatique (sic) ! C'est avec l'argent du président gabonais El Hadj Omar Bongo que le général Ngouélondélé lance le RDR. C'est toujours grâce au même «bienfaiteur» qu'il lance, dix ans plus tard, le C.E.R.N.O.N, pour «actualiser» son projet d'indépendance politique avortée avec le RDR. En effet, au sortir de la guerre du 5 juin 1997, il se rallie à nouveau à Denis Sassou Nguesso. Après l'avoir combattu par fidélité à un frère téké, le président Pascal Lissouba, dans les veines de qui coule le même sang que lui (sic). Inconstant, le général est ainsi raillé en milieu autorisé, où l'on relativise ses ambitions : «Ngouélondélé a toujours été un exécutant». Un exécutant plutôt bien loti sous le pouvoir de Sassou I. Selon ses propres confidences à des proches, à l'époque où il  «règne» sans partage à la tête de la sécurité d'Etat, il gérait discrétionnairement et quotidiennement 22 millions de F.CFA. Soit, par an, la bagatelle de 7 milliards de F.CFA (non dévalués). Qui dit mieux ? 

 

 

La bataille pour une alternative Téké…

 

De l'avis des observateurs, la rupture entre Emmanuel  Ngouélondélé et Damase Ngollo constitue un épiphénomène. Il est à replacer dans le cadre plus large d'une recomposition du leadership au sein de l'espace politique téké. A l'évidence, le président du RDR, Raymond Damase Ngollo, originaire de Ngabé, ne pèse pas lourd dans cette course au pouvoir. Ce qui expliquerait son allégeance à Mathias Dzon, en principe interdit de faire la politique tant qu'il demeure directeur national de la Banque des Etats d'Afrique Centrale (BEAC). Le choix de Mathias Dzon n'est pas le fait du hasard. Il confirme ce que l'on savait déjà dans les milieux informés. A savoir l'ambition secrète de l'ex-argentier d'affronter Denis Sassou-Nguesso à l'élection présidentielle de 2009, pour le compte de son parti : l'Union patriotique pour le renouveau national (UPRN). En effet, selon de bonnes sources, Mathias Dzon fera valoir en 2007 ses droits à la retraite. Dans un an, il aura donc récupéré toute sa liberté. Ce qu'il fallait démontrer ? En attendant, son parti demeure membre de la majorité présidentielle, même s'il sèche désormais ouvertement les réunions de la plate-forme présidentielle. L'argent est-il monté à la tête de Dzon ? Sans doute. On raconte qu'à l'époque de sa splendeur, l'ancien ministre des finances - qui n'avait pas le FMI et la Banque mondiale sur le dos - distribuait, selon son bon plaisir, l'argent du contribuable congolais. Cet argent ne se trouvait pas dans des coffres forts. Il était dans des «Nguiri» (sacs de farine) qu'il  trimballait parfois dans les coffres des véhicules de sa longue suite. Lors des législatives de 2002 à Gamboma, il avait fait pleuvoir une véritable pluie de CFA sur des populations devenues, depuis lors, enclines à la mendicité. «Le chef de bloc percevait 500.000 F.CFA ; l'église la moins payée 11 millions de F.CFA», se souvient un ancien membre de son parti, qui a émigré vers d'autres horizons politiques. Comme le général Ngouélondélé, Mathias Dzon a fait acte d'allégeance envers Libreville, où il était de passage il y a environ trois mois. Mais au contraire du « fils de l'odeur de la panthère » ou du général Damase Ngollo, qui réclament du matin au soir une modification de la constitution pour faire sauter le verrou de la limite d'âge à 70 ans, Dzon n'a pas de problème particulier d'éligibilité.

 

 

Le bal des pantins et des chauves…

 

Dans l'espace politique téké, l'heure est aux tentatives de regroupement. C'est ce à quoi s'est essayé un certain Miokono, originaire de Ngo comme le vieux Auguste Célestin Gongarad Nkoua. De retour d'exil via Libreville, il a lancé, en vain, un appel au rassemblement autour de sa personne. Miokono, de l'avis de nombreux observateurs, ferait partie du menu fretin. Commentaire d'une source à propos de sa rentrée politique. «Les Congolais sont vraiment de pauvres types ! Quelqu'un fait un tour à Libreville, obtient 100 millions de F.CFA de Bongo  et le voilà qui se croit leader des téké et futur président de la République !». L'essentiel de la nature de l'opposition téké au régime Sassou se résume là. Inféodée à Libreville, elle est dirigée par des «pantins» reliés à leur maître par un jeu de ficelles. Ces pantins, qui font dans la sinistrose et le catastrophisme, se sont mis au service de l'ambition hégémonique d'un chef d'Etat étranger, pour qu'il domine sur le Congo. Pour plaire à leur mentor, certains parmi eux n'hésitent pas à verser dans la médisance et la calomnie contre la vie privée des membres de la famille présidentielle congolaise. Les plus zélés serviteurs de Libreville, signale t-on, restent quand même les «chauves souris» de la Tékénité, ces êtres hybrides à dominante tantôt téké, tantôt lari. Tapis dans l'ombre, ils observent la lutte «fratricide» et comptent les coups. En parfaits larrons, ils espèrent, le moment venu, tirer les marrons du feu. L'enjeu de cette entreprise de déstabilisation du pays et du pouvoir, via la Tékénité, est aussi dérisoire que désespérant : l'accès au guichet du trésor public gabonais, par l'intermédiaire des miettes qui tombent de la table du palais du bord de mer. Ainsi se présente la véritable face des obligés de Libreville, capitale qui a juré de remplacer Denis Sassou-Nguesso par un membre de la coterie téké. De gré ou de force.

 

 

Onka Lune de Darlie

 

Le Coq

 

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 18:22

Après sa défaite à la présidentielle JP. Bemba en route pour le Sénat !
(La Prospérité 05/12/2006)


Jean-Pierre Bemba Gombo est candidat à l’élection sénatoriale pour la ville de Kinshasa.
Selon ses proches, Jean-Pierre Bemba avait déposé sa candidature pour l’élection sénatoriale pour la ville de Kinshasa le jeudi 30 novembre. Va-t-il devenir Président du Sénat ? Réponse dans les jours à Venir.

On le disait battant et déterminé, on s’en rend finalement compte. Bien que frustré par la manière cavalière » dont la Cour Suprême avait rejeté sa requête en annulation du scrutin présidentiel du 29 octobre, Jean-Pierre Bemba n’a pas perdu le moral. Il a plusieurs cartes.

Bemba est candidat à l’élection sénatoriale pour la ville de Kinshasa. Sa candidature avait été au Bureau de Réception et de Traitement des Candidatures (BRTC) de la CEI. Des sources proches du Vice-président ont confirmé la nouvelle déjà communiquée à La Prospérité par des agents indiscrets de la CEI. Son parti le MLC a obtenu la moitié des sièges, soit 22 sur 44. C’est pour dire que son élection ne pose aucun problème. Mais pourquoi Bemba veut-il devenir Sénateur ? Plusieurs hypothèse sont avancées.

Pour les uns, les nombreux actes d’engagement sur les intentions post-électorales signés par Kabila et Bemba ne suffisent pas. Les réactions des gens étant imprévisibles, il serait prudent de se couvrir derrière les immunités légales. Il reste à savoir si Bemba ira jusqu’à solliciter la présidence du Sénat.

Le poste est tentant dans la mesure où en cas d’empêchement du Chef de l’Etat, la Constitution prévoit que l’intérim soit joué par le Président du Sénat. On n’en est pas encore là. Car, avant de briguer la présidence du Sénat, Bemba devrait se rassurer que sa plate-forme l’UN aura la majorité à la chambre haute. Ce qui ne semble pas être le cas après la publication des résultats provisoires des provinciaux par la CEI. Pour ce faire, il appartiendra à Joseph Kabila de faire des concessions. Même dans ce cas, Jean-Pierre Bemba, qui s’est engagé à conduire une nouvelle et forte opposition républicaine, n’aurait pas les mains libres.

Il y en a parmi les observateurs politiques ceux qui considèrent que Bemba ne peut mener à bien sa mission qu’en étant à la tête de l’Hôtel de Ville de Kinshasa. Jacques Chirac, l’actuel Président français, a travaillé longtemps comme Maire de Paris. Marc Ravalomanana, le Président malgache, était Maire de la ville d’Antananarive. A lui de jouer.

La Prospérité

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 18:11
JP. Bemba n’assistera pas à la cérémonie d’investiture de Joseph Kabila Kabange
(Digitalcongo.net 05/12/2006)


Le leader de l’UN prend son avion ce mardi pour Lisbonne où il va se reposer. D’après un membre de l’UN, « le chef ne va pas en exil ».
C’est un secret de polichinelle : ce mercredi 6 décembre, aura lieu au Palais de la Nation, la cérémonie d’investiture du Président nouvellement élu, Joseph Kabila. Il va sans dire que les vice-Présidents de la République sortants, issus du système 1+4 devront prendre une part active à cette cérémonie, aux côtés de nombreux hôtes de marque qui viendront de par le monde.

Mais, sur les 4 issus de l’Accord de Sun City, trois seulement sont assurés d’être là tandis que l’un d’eux sera absent. Ce dernier, c’est le vice-Président en charge de l’Ecofin, JP Bemba, qui va prendre son avion aujourd’hui en vue de se rendre à Lisbonne au Portugal où il va se reposer.

Suite à la rencontre de mardi…

D’après nos sources, avant de quitter Kinshasa, JP Bemba devra au préalable donner des consignes précises à ses hommes basés à Maluku afin qu’ils se tiennent tranquilles dans leurs coins et laissent paisiblement se dérouler la cérémonie d’investiture du Président élu.

C’est là l’un des engagements pris lors du face-à-face du mardi dernier entre les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle, qui avait eu lieu en la résidence privée de JP Bemba au bord du fleuve.

Voilà une cinglante réplique aux extrémistes qui soutiennent haut et fort que la rencontre de mardi dernier, n’aura servi à rien, sauf à permettre à Vital Kamerhe d’atteindre certains objectifs personnels.

Rien qu’un repos…

Quand on connaît le goût prononcé des Kinois pour la rumeur, on peut se faire une idée des ragots que peut provoquer dans les salons huppés de la capitale, ce déplacement de JP Bemba.

Pour voir un peu plus clair, nos fins limiers ont joint hier, un proche du leader de l’Un, qui a tenu le crachoir en ces termes : « Il se pourrait que certains versent dans l’affabulation. Mais, il ne s’agit pas d’un exil. Le chef va seulement prendre un repos mérité. Après quoi, il va revenir au pays où l’attend un travail important qui va consister à asseoir les bases d’une opposition non complaisante… ».

(Yes)

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 18:11
JP. Bemba n’assistera pas à la cérémonie d’investiture de Joseph Kabila Kabange
(Digitalcongo.net 05/12/2006)


Le leader de l’UN prend son avion ce mardi pour Lisbonne où il va se reposer. D’après un membre de l’UN, « le chef ne va pas en exil ».
C’est un secret de polichinelle : ce mercredi 6 décembre, aura lieu au Palais de la Nation, la cérémonie d’investiture du Président nouvellement élu, Joseph Kabila. Il va sans dire que les vice-Présidents de la République sortants, issus du système 1+4 devront prendre une part active à cette cérémonie, aux côtés de nombreux hôtes de marque qui viendront de par le monde.

Mais, sur les 4 issus de l’Accord de Sun City, trois seulement sont assurés d’être là tandis que l’un d’eux sera absent. Ce dernier, c’est le vice-Président en charge de l’Ecofin, JP Bemba, qui va prendre son avion aujourd’hui en vue de se rendre à Lisbonne au Portugal où il va se reposer.

Suite à la rencontre de mardi…

D’après nos sources, avant de quitter Kinshasa, JP Bemba devra au préalable donner des consignes précises à ses hommes basés à Maluku afin qu’ils se tiennent tranquilles dans leurs coins et laissent paisiblement se dérouler la cérémonie d’investiture du Président élu.

C’est là l’un des engagements pris lors du face-à-face du mardi dernier entre les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle, qui avait eu lieu en la résidence privée de JP Bemba au bord du fleuve.

Voilà une cinglante réplique aux extrémistes qui soutiennent haut et fort que la rencontre de mardi dernier, n’aura servi à rien, sauf à permettre à Vital Kamerhe d’atteindre certains objectifs personnels.

Rien qu’un repos…

Quand on connaît le goût prononcé des Kinois pour la rumeur, on peut se faire une idée des ragots que peut provoquer dans les salons huppés de la capitale, ce déplacement de JP Bemba.

Pour voir un peu plus clair, nos fins limiers ont joint hier, un proche du leader de l’Un, qui a tenu le crachoir en ces termes : « Il se pourrait que certains versent dans l’affabulation. Mais, il ne s’agit pas d’un exil. Le chef va seulement prendre un repos mérité. Après quoi, il va revenir au pays où l’attend un travail important qui va consister à asseoir les bases d’une opposition non complaisante… ».

(Yes)

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 17:54

Investiture de Joseph Kabila : Plusieurs Chefs d’Etat sont attendus à Kinshasa / Le serment constitutionnel du Président de la République, une tradition planétaire
(Digitalcongo.net 05/12/2006)
( 05/12/2006)


Après la proclamation des résultats de la présidentielle et l’acceptation de sa défaite par JP.Bemba, ce mercredi 06 décembre 2006, prestation de serment du Président élu, Joseph Kabila au Palais de la Nation.
Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, connaîtra demain mercredi 6 décembre la cérémonie d’investiture du président élu de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement y sont attendus à partir de ce mardi 5 décembre pour assister à cette cérémonie historique. Des sources diplomatiques signalent la venue à Kinshasa des présidents congolais Denis Sassou Ngouesso, sud-africain Thabo Mbeki, angolais Eduardo Dos Santos, gabonais Omar Bongo Ondimba, nigérian Olusegun Obasanjo, zimbabwéen Robert Mugabe, ougandais Yoweri Museveni, zambien Levy Muanawasa. et centrafricain François Bozize (même si jusqu’à présent l’ambassade de Centrafrique n’a pas encore confirmé son arrivée). L’on signale une importante délégation de la Belgique qui sera conduite par le Premier ministre Guy Verhofstadt, les ministres des Affaires étrangères Karel De Gucht, de la Coopération Armand De Decker.

Sera également présent, le commissaire européen chargé des Affaires humanitaires Louis Michel. Plusieurs personnalités de l’Union européenne, notamment l’Envoyé spécial de l’Union européenne dans la région des Grands lacs Aldo Ajello, l’ambassadeur Carlo de Filippi rehausseront également de leur présence cette cérémonie d’investiture.

L’Union européenne, on le sait, a soutenu la RDC durant tout le Processus électoral. Elle est parmi les principaux financiers de la RDC avec d’autres pays et les institutions de Bretton Woods.

Une page tournée

La cérémonie d’investiture du président Joseph Kabila se tiendra dans un climat apaisé consécutif à la rencontre du 30 novembre dernier entre le président Joseph Kabila et le vice-président Jean-Pierre Bemba.

La communauté internationale qui a financé à la hauteur de 500 millions de dollars le processus électoral, a salué la victoire de Joseph Kabila, son esprit fair-play et le patriotisme de Jean-Pierre Bemba. Elle espère que cette nouvelle donne va ouvrir la voie au grand chantier de la reconstruction d’un pays détruit par plus de quatre ans de guerre, dépourvu d’une administration efficace et gangrené par la corruption.

Le président de la République vient d’ailleurs de signer un décret qui prévoit des garanties de sécurité et des avantages financiers pour les quatre vice-présidents de la transition, dont M. Jean-Pierre Bemba. Celui-ci est déjà pointé par plusieurs observateurs comme le vrai chef de file de l’opposition constructive dont l’action sera un élément fondamental dans la consolidation de la jeune démocratie congolaise.

La cérémonie de ce mercredi met ainsi fin à une longue période de transition qui a commencé en avril 1990. Après la guerre déclenchée en août 1998, la transition a connu une nouvelle tournure avec la signature de l’Accord de Lusaka. Lequel accord a ouvert la voie à une série de négociations qui se sont tenues respectivement à Gaborone en août2001, à Addis-Abeba en octobre 2001 à Sun City en 2002et à Pretoria en 2002 et 2003.

La signature de l’Accord global et inclusif le 17 novembre 2002 aura été le point de départ d’un processus qui va intégrer toutes les forces belligérantes et de la société civile du pays.

Même si le processus de transition a été émaillé de beaucoup d’accrocs et de période de glaciation, avec notamment le massacre de Gatumba, les divergence de vue dans le partage des responsabilités, les attaques du général dissident Laurent Nkundabatware, cela n’a pas pour autant ébranlé la volonté des Congolais à conduire le processus à son terme, c’est-à-dire vers l’organisation des élections libres et démocratiques.

Le mois de décembre 2006 marque donc la fin d’une étape très importante de la transition congolaise. L’occasion pour les Congolais de prendre en mains leur destin et de bâtir un pays plus beau et plus prospère le long du majestueux fleuve Congo, comme le souligne si bien le refrain de son hymne national.

(Ern.)

Luc-Roger Mbala Bemba/L’Observateur

Le serment constitutionnel du Président de la République, une tradition planétaire

Kinshasa, 05/12/2006 / Politique
Ce mercredi 06 décembre, le Président Joseph Kabila, vainqueur de l’élection présidentielle du 29 octobre, entrera en fonction. Il va prêter serment devant la Cour constitutionnelle, au cours d’une cérémonie solennelle qui aura lieu au Palais de la Nation en présence de personnalités nationales et étrangères.
Avant d’entrer en fonction, le Président de la République élu prête serment. La formule de prestation de serment prévue par l’article 74 de la Constitution est ainsi libellée : « Moi...élu président de la République Démocratique du Congo, je jure solennellement devant Dieu et la nation d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République; de maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire; de sauvegarder l’unité nationale; de ne me laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine; de consacrer toutes mes forces à la promotion du bien commun et de la paix; de remplir loyalement et en fidèle serviteur du peuple, les hautes fonctions qui me sont confiées ».

Procédure

La Cour constitutionnelle n’étant encore ni installée, ni opérationnelle, c’est devant la Cour suprême de justice, dans sa configuration actuelle, que le président élu va prêter serment. En effet, conformément à l’article 223 de la Constitution, la CSJ exerce les attributions dévolues à la Cour constitutionnelle.

Le cérémonial de prestation de serment n’est précisé ni par la Constitution, ni par fa Loi électorale. Tout ce que l’on sait, c’est que, dans la tradition protocolaire congolaise et dans la coutume constitutionnelle, le président de la République prononce un discours d’investiture après que son serment est reçu par la Cour.

Le cérémonial devra néanmoins obéir aux prescrits des audiences solennelles de la Cour suprême de justice avec appel de l’extrait de rôle, réquisitoire du ministère public et lecture de l’arrêt par le premier président de cette institution.

La prestation de serment sous d’autres cieux

Le président élu n’est nullement soumis à Une obligation particulière. Aux Etats-Unis d’Amérique, par contre, le président prête serment devant un juge, la main posée sur une Bible. Il prononce la formule prévue par la Constitution en ces termes: «Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de Président des Etats-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats -Unis».

En France, le président élu ne prête nullement serment. Il prononce simplement un discours lors de son investiture.

En Belgique par contre, le Roi prête serment lors de son intronisation devant les chambres du parlement réunies en ces termes: «Je jure d’observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire».

Au Burkina Faso, le président élu prête, avant d’entrer en fonction et devant le Conseil constitutionnel, le serment suivant: «Je jure devant le peuple burkinabé et sur mon honneur de préserver, de respecter, de faire respecter et de défendre la Constitution et les lois, de tout mettre en oeuvre pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina Faso».

Un rituel sacré

Le serment n’est nullement une simple cérémonie protocolaire. Du latin « sacramatum », la notion de serment signifie rendre sacré. Elle constitue l’affirmation solennelle d’une personne à remplir les devoirs de sa charge.

Même pendant la deuxième République, feu le maréchal Mobutu se soumettait à ce qui semble être un rituel, puisque feu Laurent- Désiré Kabila s’y était soumis à son accession au pouvoir en 1997.

(Ern.)

Franck BAKU/Journal du Citoyen

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 17:02

LETTRE OUVERTE DE L'ANTENNE EUROPE DU COMITE DE SUIVI DES ACTES DU DIALOGUE NATIONAL

 

 

    

 Chers (es) compatriotes,

 

Notre très cher Pays, connaît depuis quelques semaines des troubles politico-militaires accentués.
Des hommes en armes appartenant à des mouvements rebelles ont cru bien faire d'occuper des villes dans la région nord-ouest pour se faire entendre et revendiquer le partage du pouvoir. Cette situation qui a constitué un véritable bras d'honneur aux autorités nationales et qui a mis à mal l'intégrité du territoire national nous a interpellé tous sur trois points essentiels.
 
1) Le recours aux armes pour le règlement des conflits politiques qui ouvre la voie à une nouvelle manière de contester les pouvoirs de l'Etat.
L'Antenne Europe du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National en tant qu'organe de suivi ne peut que déplorer ce qui constitue une violation des recommandations fortes du dialogue national qui préconise le règlement de tous nos conflits par la concertation et le dialogue.
Le dialogue républicain souhaité et recommandé par la nation ne doit pas être imposé par les armes.
 
2) L'occupation d'une partie du territoire national par des mouvements rebelles qui constitue une atteinte à l'honneur national et un grand danger pour l'unité nationale.
Garantir la sécurité au peuple Centrafricain et l'inviolabilité des frontières nationales est la mission première des forces armées. C'est pour l'Etat une question d'autorité Républicaine.
La reconquête par l'armée des localités ayant échappé entre temps au contrôle de l'Etat doit être un signal qui permettra dorénavant de comprendre qu'il n'est plus autorisé de bafouer

 

impunément les termes de la constitution de la République et les règles que nous avons nous mêmes établis. L'institution de l'Etat qu'est l'armée doit agir en toute neutralité et conformément à ses missions.

 

 

3) La violation de la constitution et le non respect des recommandations du dialogue national qui sont inacceptables.
Nous ne pouvons pas continuer à entrer dans la culture démocratique en reculant.
L'ordre constitutionnel normal rétabli le 11 juin 2005 s'impose à tous. La violation de la loi fondamentale par le recours aux armes pour la conquête du pouvoir de l'Etat est dénoncée ici avec la plus grande fermeté.
En revanche, nous rappelons notre ferme volonté de vivre dans une République apaisée et réconciliée avec elle-même.
La démocratie, c'est le vivre ensemble dans la diversité, diversité de cultes, diversité d'opinions et diversité culturelle. Elle suppose un dialogue permanent tout en assurant la place de la contradiction, de la contestation et de la dialectique.


L'Antenne Europe du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National en appelle aux autorités centrafricaines, à toutes les composantes de la nation pour qu'elles agissent avec responsabilité, discernement et dans le respect absolu des textes et règlements que nous avons nous-mêmes mis en place.
L'efficacité de l'armée sur le terrain doit venir en appui de l'action politique.
Il faut oeuvrer pour une solution durable qui est indissociable d'un processus politique.

 

 

L'Antenne Europe rejoint le Comité de Suivi dans sa demande auprès du Chef de l'Etat de privilégier le Dialogue.

 

                                                                                                                                                         1

 

 

 

La position des Présidents Omar BONGO ONDIMBA du Gabon et Denis SASSOU NGUESSO du Congo qui ont plaidé fortement pour une action militaire à PARIS laisse penser la crainte d'un effet domino dans la sous région. Mais nous ne pouvons pas accepter que notre Pays devienne un champ de bataille qui garantit la Paix à nos voisins.
 
L'Antenne Europe du  Comité de Suivi pense que repousser la rébellion par les armes, sans revenir aux vrais problèmes qui conduisent à ce recours aux armes, c'est soigner les métastases en ignorant la tumeur cancéreuse qui en constitue la véritable cause.

L'Antenne Europe du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National, qui n'entend pas faillir à sa mission, en appelle aux autorités politiques Centrafricaines pour la tenue d'une Table Ronde afin de trouver des solutions durables et pour une Réconciliation Véritable qui seules, permettront aux Centrafricains et aux Centrafricaines de vivre dans une CENTRAFRIQUE apaisée et au Travail.

 

 

 

 

                                                                                     Maguy BARTHABURU

Présidente de l’association Manassé

 

                                                                                                   Antenne Europe du Comité de Suivi

 

                                                                                          des Actes du Dialogue National

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                               

 

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