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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 15:53
A l’ère du changement: Combien gagne Boni Yayi ?
(Fraternité 05/12/2006)
( 05/12/2006)


Combien perçoit notre Chef de l’Etat depuis le 6 avril dernier qu’il a pris les rênes du pays ? A quel montant est établie sa liste civile, son salaire ? Combien a-t-il déjà reçu, pour tous les travaux qu’il effectue, lui qui ne fait que voyager pour aller rencontrer les investisseurs afin de faire de notre pays un lieu sûr d’investissement, pour que l’argent rentre dans le pays, pour que l’argent recommence à circuler ? Jusque-là, il n’a encore rien perçu. Oui, Boni Yayi n’a encore rien empoché comme argent provenant des caisses de l’Etat, apprend-on de source bien informée. Pourtant, il a bien droit à un salaire. Ses prédécesseurs en ont pris. Pourquoi pas lui ? En tout cas, pourquoi n’en a-t-il pas pris jusque-là ? Est-ce normal qu’il en soit ainsi ? Du moins, pourquoi c’est ainsi ? Y a-t-il un problème en ce qui concerne les états y relatifs au niveau du ministère des finances ?

Il nous revient même qu’à l’occasion de certains de ses voyages, en l’occurrence ceux qui ne sont pas sur invitation mais qu’il a initiés lui-même, il lui serait déjà arrivé de payer certains de ses frais de sa propre poche. Ce qui n’est évidemment pas le cas des autres membres de sa délégation. Est-ce le souci d’amoindrir les dépenses de l’Etat ? C’est vrai que certains crient déjà à la multiplicité des voyages.

C’est vrai aussi qu’on a connu par le passé une situation de hautes personnalités de l’Etat qui durant tout leur mandat, n’ont pas perçu leur salaire : Me Adrien Houngbédji, Président de l’Assemblée nationale durant la première législature et Séverin Adjovi, 2e Vice Président de l’Assemblée nationale durant la première législature. On le leur a reproché après. Certains ont même estimé qu’ils auraient dû toucher le salaire et le verser dans un compte au profit de la jeunesse ou d’œuvres sociales. On n’en demande pas tant à Boni Yayi. Mais qu’il prenne aussi son salaire. Tout travail mérite un salaire. Il y a bien droit.



Publié le 5 décembre 2006 par Charles Blanchard ANAGO

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 15:17
Mauvaise gouvernance dans les ministères : 337 comptes secrets découverts sous Kérékou
(Le Matinal 05/12/2006)
( 05/12/2006)


Les membres des 02 équipes de la commission budgétaires de l’Assemblée Nationale réunis hier lundi 04 novembre 2006 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, ont démarré l’étape des discussions sur la loi des finances exercice 2007. Au cours de la rencontre, le ministre du développement, de l’économie et des finances, Pascal Irénée Koupaki a annoncé à la représentation nationale la découverte de plusieurs comptes secrets sous le régime défunt.
Alors qu’on est bien loin de la fin des polémiques relatives aux fonds laissés au trésor par le gouvernement Mathieu Kérékou avant de passer le témoin en avril dernier, on apprend que des départements ministériels étaient dotés de plusieurs comptes secrets. Estimé selon le ministre Pascal Koupaki à au moins 337 comptes, on y loge périodiquement des ressources financières hors budget. Le ministre Koupaki qui n’a pas voulu en dire plus n’a pas non plus précisé les montants des milliards retrouvés dans ces comptes bancaires. Les avoirs gérés dans ces comptes bancaires logés seulement dans les ministères concernés et certaines structures stratégiques, n’ont jamais été budgétisés alors même que les principes de l’orthodoxie budgétaire indiquent que c’est au trésor que les fonds publics doivent être domiciliés. Selon certaines sources à la sortie de la rencontre hier, ce sont surtout les ministères qui ont à charge des sociétés d’Etat qui sont les plus concernés dans ce dossier accablant. Les ressources financières en question sont aussi issues des fonds de l’aide bilatérale. Et chaque ministre les gère sans aucun contrôle. Plusieurs milliards seraient passés par là. Les mêmes sources précisent que les dettes constatées au niveau de certaines entreprises du pays sont dues à la gestion de ces comptes secrets. Pour d’autres sources, il s’agit en fait de ce que certains ont l’habitude d’appeler caisses noires. Les ministres y ont recours pour gérer certains dossiers sensibles. On dit qu’aucun compte particulier ne doit être exigé d’eux pour ce qui concerne la gestion de ces fonds. Et les ministres des finances ont l’obligation de doter ses autres collègues d’une certaine quantité de ressources pour leur permettre de mieux gérer leur sécurité. De nouvelles taxes pour 2007

Le ministre du développement de l’économie des finances a par ailleurs énuméré les différentes taxes prévues par le gouvernement Yayi Boni pour l’année 2007. Premièrement, l’obligation est désormais faite à tous les acquéreurs de parcelles de signaler l’achat de terrains au service des domaines. Des formalités rigoureuses sont exigées d’eux avant cette étape. Il faut passer chez les chefs de quartiers, ceux des arrondissements avant l’étape des maires qui délivrent des documents pour aller au service des domaines. Le ministre Koupaki a affirmé que des séances de sensibilisation sont prévues avant de sanctionner. Les députés ont pensé aussi à la création d’une taxe sur les billets d’avion comme c’est le cas dans plusieurs pays. Les fonds récoltés pourraient permettre de régler certaines difficultés dans le secteur. Ils veulent également des taxes sur la gestion des gsm. Pour le ministre Koupaki, il n’y a jamais eu de taxe depuis l’avènement des Gsm au Bénin. Et pour remédier à la situation qui date selon lui de 1981, deux (2) taxes sont prévues au budget 2007. Il s’agit de la taxe sur la licence d’exploitation et les redevances de téléphone. Un calcul est actuellement en train d’être fait pour obliger tous les opérateurs Gsm à rembourser sans délai ce manque à gagner à l’Etat. Le problème de la taxe de voirie et de l’acompte forfaitaire spécial est a refait surface. Les députés ont demandé au ministre Koupaki les dispositions qui se prennent pour éviter que ce soient les clients qui payent les taxes sur l’importation des véhicules d’occasion. A ce sujet, le ministre du développement, de l’économie et des finances a montré que ces taxes sont payées à la source. Elles ont été fixées à 40.000Fcfa au lieu de 50.000 f cfa en 2007 et seront désormais versées directement au trésor public. Les embouteillages et accidents sur les grandes voies Les députés souhaitent faire une nouvelle expérience, celle des trains de transport urbain pour pallier les problèmes d’embouteillage et d’insécurité sur les grandes voies. Pour les parlementaires hier en commission, il faut réhabiliter le transport ferroviaire pour faciliter la circulation. Selon eux, avec les trains, on peut régler énormément la pagaille des véhicules poids lourds qui sèment la zizanie dans Cotonou et sur les grandes voies publiques. Le ministre Koupaki a rassuré les députés car selon lui des réflexions sont très avancées au sommet de l’Etat sur ce sujet. La représentation nationale est aussi revenue sur le problème de la rémunération des chefs d’arrondissements et la formule qui est en cours pour régler définitivement leur cas. Un député a attiré l’attention du gouvernement sur l’existence d’une taxe spéciale non-budgétisée à la Direction des transports terrestres pour les travaux pressés. A ce sujet, le ministre Koupaki affirme n’en avoir jamais entendu parler. Il promet cependant de mettre tout en oeuvre pour y voir clair dans les brefs délais. Pour ce qui concerne le problème de l’exportation de l’huile végétale de la République soeur du Togo, le ministre du développement, de l’économie et des finances a expliqué que son interdiction est appliquée aux opérateurs qui font leur commerce par voie terrestre. Selon lui, ces opérateurs ne payent jamais les taxes et passent librement les frontières. C’est pourquoi et ceci pour six mois, c’est seulement les opérateurs qui empruntent la voie maritime qui seront autorisés à faire entrer ces huiles au Bénin. Après cette partie des discussions, les députés ont abordé l’étude minutieuse la loi des finances exercice 2007. Il faut préciser que le gouvernement était représenté hier par deux ministres. Outre le ministre du développement, de l’économie, Pascal Irénée Koupaki, il y avait son collègue en charge du budget, Albert Houngbo. Jean-Christophe Houngbo (Br/Ouémé Plateau)




Par Eugène Aballo

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 14:36
Le ministère de la Défense nationale annonce la mort des chefs rebelles de l'Ufdr
(Agence Centrafrique Presse 05/12/2006)
( 05/12/2006)


Bangui, 05 déc. (ACAP)- Le ministère de la Défense nationale, des anciens combattants et de la restructuration des armées a déclaré lundi 4 décembre sur les ondes de la radio nationale que MM Daman et le capitaine Yao, chefs des rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement Udfr qui sévissaient dans le Nord du pays ont été tués lors des combats de Ndélé et Ouadda (675 km et 804 au Nord de Bangui).

« …nous avons la confirmation que Daman, chef et instigateur de la rébellion a été tué lors des combats de Ndélé. Aussi, le chef des rebelles qui sévissaient dans le Nord, le capitaine Yao, a également trouvé la mort lors des affrontements avec les Forces armées centrafricaines (Faca) et les soldats de la Fomuc au nord de Ouadda ».

Le communiqué précise que les rebelles étant désormais privés de leurs chefs et pressés de toute part, « tentent de disparaître en laissant dans leur sillage leurs lots de pillages et des violences contre les civils qu'ils croisent », rassurant la population que l'armée nationale va poursuivre inlassablement la sécurisation de la République Centrafricaine.

La reconquête de la ville de Birao et ses environs occupés le 30 octobre dernier par les rebelles de l'Ufdr, a démarrée le 27 novembre après l'arrestation au Benin, des deux responsables de la rebellion, Michel Djotodjia et Abakar Sabone, respectivement président et porte-parole du mouvement rebelle.





Mardi 05 Décembre 2006 - 11:18
Dagoulou/ACAP

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 14:14
 

05/12 :Rca: Le Général Abdoulaye Miskine, déclare ne pas avoir répliqué aux attaques françaises (interview)

La rébellion centrafricaine souhaite toujours prendre Bangui


lundi 4 décembre 2006, par Saïd Aït-Hatrit

La rébellion centrafricaine n’a pas riposté aux tirs de l’aviation française afin de laisser le temps à Paris de comprendre où est l’intérêt du pays, selon son chef d’état major, Abdoulaye Miskine. L’ancien officier assure néanmoins qu’une nouvelle attaque est à l’étude pour prendre Bangui et renverser François Bozizé, qu’il accuse de clanisme. Interview exclusive.


La rébellion centrafricaine n’a pas l’intention d’entrer dans une confrontation armée avec les forces françaises, qui l’ont bombardée à plusieurs reprises la semaine passée. Pas dans l’immédiat en tout cas. C’est ce qu’Abdoulaye Miskine, le chef d’état major de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), joint sur téléphone satellitaire, a déclaré à Afrik. L’ancien officier de l’armée centrafricaine, fait « Commandeur de l’ordre du mérite » par le président déchu Ange Félix Patassé, en 2002, explique diriger la rébellion centrafricaine depuis près d’un an. Date, selon lui, de son retour d’exil du Togo (il y a été exilé en 2002, dans le cadre d’un accord régional, en même temps que Bozizé l’a été vers Paris). Il est décidé à prendre Bangui et à renverser le président général François Bozizé, qu’il a déjà combattu en 2001 et 2002 et qu’il accuse de gérer le pouvoir de façon clanique. Mais il souhaite auparavant convaincre Paris de l’utilité d’une telle opération. Martin Koumta Madji, de son vrai nom, réfute les accusations de crimes de guerre prononcées contre lui par la FIDH (Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme), notamment, et réclame des enquêtes indépendantes pour prouver la culpabilité de l’armée régulière dans le massacre de Paoua, perpétré à la fin de l’année 2005.

Afrik : Comment réagissez-vous à l’attaque des Mirage F1 français et aux déclarations du Premier ministre Dominique de Villepin, qui a mis en garde jeudi les rebelles centrafricains et tchadiens ?
Abdoulaye Miskine : Lorsque j’ai constaté que la France nous attaquait et nous bombardait, j’ai demandé à nos troupes de ne pas répondre car nous pensons qu’elle finira par comprendre que c’est un problème interne. J’ai demandé à nos troupes de se retirer des villes que nous tenions. Mais les avions français ont continué à suivre mes hommes, parfois jusqu’à 100 Km des villes. Les soldats m’ont appelé pour me dire ce qui se passait et me demander de les laisser riposter, mais je leur ai dit d’exécuter les ordres.

Afrik : Les forces françaises disent avoir tiré en état de légitime défense…
Abdoulaye Miskine : C’est faux.

Afrik : Combien d’hommes avez-vous perdu dans les combats ?
Abdoulaye Miskine : 72 hommes sont morts, dont 52 tués par les tirs français. Les avions ont tiré sept fois, à Birao, à Ndélé, à Ouadda-Djalle, à Sam-Ouandja…

Afrik : Dans un communiqué, le ministère centrafricain de la Défense affirme qu’« il s’agit là d’une victoire sans conteste des forces armées centrafricaines »…
Abdoulaye Miskine : C’est nous qui nous sommes retirés, afin de préserver les populations civiles. Et je confirme que l’attaque était celle des Français et des forces de la Cemac (Communauté Economique et Monétaire des Etats d’Afrique Centrale), pas celle de l’armée centrafricaine. Seule, elle ne peut pas faire face à nous.

Afrik : Le discours que vous tenez vis-à-vis de la France, concernant l’absence de riposte, est-il le même vis-à-vis des troupes de la Cemac ?
Abdoulaye Miskine : Moi-même, je n’ai pas tiré sur elles car la présence française m’a beaucoup dérangé. Si les forces de la Cemac avaient été seules, je pense que nous aurions dû faire quelque chose.

Afrik : Pourquoi cette différence de traitement ?
Abdoulaye Miskine : Car les forces de la Cemac sont des forces africaines. Pas celles de la France. Nous avons été colonisés par la France, c’est comme « notre père », il faut lui faire comprendre d’abord la situation. Si les forces de la Cemac doivent jouer un rôle dans un pays africain, cela doit être en tant qu’arbitre, pas comme une partie prenante. Les pays membres de cette organisation savent que Bozizé est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat et qu’il a renversé un président élu (Ange Félix Patassé, ndlr). Si finalement ils veulent construire quelque chose pour le peuple, ils devraient chercher à résoudre les problèmes. Mais François Bozizé ne pense qu’à son ethnie baya. Seul le clan de Bozizé est au pouvoir. Nous autres sommes abandonnés. Il y a près de quarante ethnies en Centrafrique. Cela ne peut pas continuer comme cela.

Afrik : C’est pour cela que vous avez pris les armes ?
Abdoulaye Miskine : Oui. Toutes les autres ethnies abandonnées se retrouvent dans la rébellion. Nous sommes en train de nous concerter, nous préparons une nouvelle offensive depuis le nord, l’est, l’ouest et le sud, où nous sommes également. Nous ne pouvons accepter que Bozizé reste au pouvoir. Que ce soit pour les fonctionnaires, les civils ou n’importe qui… rien n’a marché depuis qu’il est là.

Afrik : Etes-vous en contact avec les autorités françaises, que vous souhaitez convaincre ?
Abdoulaye Miskine : Nous faisons actuellement les démarches pour cela, afin qu’elle comprenne. Il faut que cela passe.

Afrik : Et si l’aviation française vous prend de nouveau pour cible lors de votre prochaine offensive ?
Abdoulaye Miskine :Nous allons voir comment nous réagirons selon leur réponse… Ils ne doivent pas oublier que les fils du pays connaissent le terrain.

Afrik : François Bozizé a tenté de vous approcher par l’intermédiaire de son fils et d’un émissaire tchadien. Pourquoi la tentative de discussion a-t-elle échoué ? D’autres ont-elles eu lieu ?
Abdoulaye Miskine : Nous sommes fâchés contre François Bozizé, le chef de l’Etat. C’est lui qui est le problème. C’est lui qui devrait chercher à nous joindre directement. Nous avons fini par comprendre qu’il envoyait des émissaires pour voir qui était avec qui, non pas pour ouvrir de sérieuses discussions.

Afrik : Dans un discours prononcé jeudi dernier, François Bozizé s’est dit ouvert à « un dialogue constructif qui ne remette pas en cause la Constitution », ce qui vous exclut...
Abdoulaye Miskine : On ne peut pas l’obliger à discuter avec nous. Mais nous allons continuer la lutte et à un moment, il devra décider de discuter ou non.

Afrik : La FIDH accuse les rebelles d’avoir commis des exactions contre les populations civiles et de se payer sur elles…
Abdoulaye Miskine : Quand les gens de François Bozizé savent que nous nous trouvons dans une région donnée, ils demandent aux populations « où sont les rebelles ». Ce sont eux qui commencent alors à tirer sur les gens. C’est le gouvernement qui a commis des vexations contre elles, pas les rebelles. Nous avons les preuves de cela. La ville de Markounda est d’ailleurs réputée proche de Patassé… 122 personnes ont été tuées à Paoua. Nous demandons des enquêtes indépendantes.

Afrik : Vous niez toute accusation de violences commises par les forces rebelles contre des populations civiles ?
Abdoulaye Miskine : Je ne peux nier toutes les accusations. Mais je demande une enquête afin que les choses soient éclaircies.

Afrik : Cela signifie-t-il que des « dérapages » ont pu avoir lieu de la part de rebelles incontrôlés ?
Abdoulaye Miskine : Justement. Je demande donc que l’on éclaircisse les événements avec une enquête.

Afrik : Cela pourrait être interprété comme un manque d’autorité...
Abdoulaye Miskine : Je suis « un » pour nous tous. Parmi les troupes, il peut y avoir des éléments incontrôlés.

Afrik : Vous est-il arrivé de punir des éléments de vos troupes ? A quelle peine maximale ?
Abdoulaye Miskine : Mais cela est arrivé plusieurs fois. Jusqu’à la peine de mort. Tous mes soldats me craignent pour cela.

Afrik : Et en ce qui concerne les violences perpétrées dans la guerre qui a porté François bozizé au pouvoir, en mars 2003 ?
Abdoulaye Miskine : S’il est question des affrontements de 2001 à 2002, j’ai poursuivi François Bozizé de Bangui à la frontière tchadienne en tant qu’officier de l’armée centrafricaine. Quant aux violences qui ont éclaté lors du coup d’état de Bozizé en 2003, j’étais alors en exil au Togo, comme il aurait lui-même dû être à Paris.

Afrik : François Bozizé accuse la rébellion d’être soutenue par le Soudan. Que lui répondez-vous ?
Abdoulaye Miskine : J’ai déjà dit que depuis près d’un an où j’ai quitté mon exil au Togo, à l’appel des forces armées centrafricaines, qui en avaient assez de Bozizé, je n’ai jamais quitté le sol centrafricain ou tchadien.

Afrik : Comment la rébellion est-elle financée ?
Abdoulaye Miskine : Quand Bozizé a pris le pouvoir, mes hommes ont caché des armes et des véhicules en brousse et en ont parfois pris d’autres à l’ennemi. Lorsque je suis arrivé, j’avais déjà des moyens sur moi et nous avons essayé de vivre avec.

Afrik : Ange Félix Patassé n’est pas lié à la rébellion, selon son représentant,Me Lin Banoukepa. Mais l’ancien président entre-t-il dans les plans de l’UFDR ?
Abdoulaye Miskine : La rébellion ne le concerne pas, ni de près, ni de loin. Il nous a dit qu’il était fatigué et nous savons qu’il l’est. Dans le cadre de notre lutte, nous trouverons un jeune pour le mettre au pouvoir.

CENTRAFRIQUE OPINION PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS

Source: Alwihda - Afrik

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 13:11


La République Démocratique du Congo a un potentiel important mais encore faut-t'il relancer la machine
2006-12-05 12:38:00 par LU POUR VOUS

Image de l
Trop loin, trop grand, trop compliqué, trop pauvre. La RDC et ses maux sont un cliché pour beaucoup dans les pays riches - un chaos qui se perpétue et qui ne verra jamais la fin, alors autant l'oublier. Le récent résultat des premières élections libres en 41 ans est une chance pour changer la donne et aider à reconstruire ce qui peut être un des moteurs de l'Afrique.

Une crise souvent oubliée

Quelque soit les efforts déployés pour la médiatiser, la RDC reste jusqu'ici reléguée au rang des pays dont on sait vaguement qu'il a souffert et souffre encore d'un conflit, que les gens doivent y être pauvres. Mais on ne mesure pas l'échelle de souffrance comme on peut la mesurer visuellement au Darfour ou dans les zones arides de l'Afrique orientale.

Les contributions financières ont d'ailleurs suivi le même schéma. L'année dernière, le montant de l'aide humanitaire apportée à la RDC était de 10$ par personne, par rapport a 100$ pour le Darfour et 1000$ en faveur du Tsunami, selon des calculs de l'agence de développement britannique DFID. Pour les pays donateurs le sentiment de donner des millions a fonds perdus est souvent présent, alors pourquoi continuer ?

Pourquoi ? Parce qu'en regardant une carte de l'Afrique, l'ancien Zaïre est au coeur du continent, qu'il a neuf frontières internationales, et comme un passé douloureux l'a montré, ce qui s'y passe reste rarement cantonné a l'intérieur des terres. La « première guerre mondiale africaine » a pendant six ans ravagé le pays et entraîné six autres nations dans son sillage. Un effet d'entraînement qui, utilisé de manière positive, engendrerait des bénéfices exceptionnels pour toute la sous région.

Un potentiel important

D'autant plus que certaines choses fonctionnent en RDC, elles ont juste besoin d'un coup de pouce. Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies essaie, autant que faire se peut, d'être une locomotive - littéralement, puisque grâce à un accord avec la Société Nationale des Chemins de fer Congolais, nous avons pu envoyer plus de 2000 tonnes d'aide alimentaire à plus de 300 000 personnes durant ces deux derniers mois. Les trains humanitaires partis de Lubumbashi le mois dernier représentent les plus grands convois ferroviaires jamais mis en place ces dix dernières années pour transporter des vivres à travers la RDC.

Le train permet d'apporter une grande quantité de nourriture à travers le pays, à un coût cinq fois moins élevé si on le compare aux largages de vivres. C'est aussi un moyen de désenclaver des régions isolées et permettre aux populations de se déplacer plus facilement, de vendre les produits de leurs récoltes, bref c'est une façon de relancer la machine économique et sociale.

Les projets de réhabilitation lacustres et fluviaux mis en place par le PAM avec des partenaires locaux ont aussi pour but d'aider à la réouverture de vastes territoires au développement économiques. De récentes contributions de la Commission européenne, de la Belgique et de la France ont également permis au PAM d'effectuer des achats locaux de produits vivriers pour soutenir la relance de l'agriculture.

Une priorité pour la communauté internationale

La population ne s'est pas remise des années de conflit. Des centaines de milliers de familles ont fuit leurs villages, des enfants ont péri ou grandi dans la forêt, les infrastructures ont été détruites, les ressources naturelles pillées, le peu de services de santé existants réduits à néant. Selon la FAO, 72% de la population congolaise est sous-alimentée, les récits de viols, les déplacements de population, les maladies telle que la peste et le cholera font que la RDC doit représenter une priorité pour la communauté humanitaire.

Le pays bénéficie d'une végétation luxuriante, d'un sous-sol riche en minerais, de légumes, de céréales, de fruits et de produits miniers indispensables au développement économique de la planète.

En cette période de soudure, le gouvernement, le PAM et les autres acteurs humanitaires doivent plus que jamais aider les familles vulnérables, celles qui ont tout perdu mais aussi celles qui rentrent chez elles et qui ont besoin d'aide jusqu'à leurs premières récoltes.

Une aide alimentaire certes, mais aussi des semences et des outils, des écoles qui ouvrent, des services de santé réactivés, une vaccination accrue pour les enfants. Tout cela est nécessaire pour concrétiser les dividendes de la paix, sans lesquels la population perdra confiance dans ses élus et dans la communauté internationale.

C'est non seulement un devoir humanitaire, c'est aussi une contribution au développement de la région et du continent tout entier

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 12:59

LE POLYMORPHISME DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN ACTE I

LE POLYMORPHISME DE LA DEMOCRATIE CENTRAFRICAINE ACTE I
PREMIERE PARTIE - LES PRINCIPES DE LA DEMOCRATIE

1. La démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d'égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l'intérêt commun.

2. La démocratie est à la fois un idéal à poursuivre et un mode de gouvernement à appliquer selon des modalités traduisant la diversité des expériences et des particularités culturelles, sans déroger aux principes, normes et règles internationalement reconnus. Elle est donc un état, ou une condition, sans cesse perfectionné et toujours perfectible dont l'évolution dépend de divers facteurs, politiques, sociaux, économiques et culturels.

3. En tant qu'idéal, la démocratie vise essentiellement à préserver et promouvoir la dignité et les droits fondamentaux de l'individu, à assurer la justice sociale, à favoriser le développement économique et social de la collectivité, à renforcer la cohésion de la société ainsi que la tranquillité nationale et à créer un climat propice à la paix internationale. En tant que forme de gouvernement, la démocratie est le meilleur moyen d'atteindre ces objectifs; elle est aussi le seul système politique apte à se corriger lui-même.

4. Il ne saurait y avoir de démocratie sans un véritable partenariat entre hommes et femmes dans la conduite des affaires publiques où hommes et femmes agissent dans l'égalité et la complémentarité, s'enrichissant mutuellement de leurs différences.

5. L'état de démocratie garantit que les processus d'accession au pouvoir et d'exercice et d'alternance du pouvoir permettent une libre concurrence politique et émanent d'une participation populaire ouverte, libre et non discriminatoire, exercée en accord avec la règle de droit, tant dans son esprit que dans sa lettre.

6. La démocratie et les droits énoncés dans les instruments internationaux visés dans le préambule sont consubstantiels. Ces droits doivent donc être réellement appliqués et leur juste exercice doit être assorti de responsabilités individuelles et collectives.

7. La démocratie est fondée sur la primauté du droit et l'exercice des droits de l'homme. Dans un Etat démocratique, nul n'est au-dessus de la loi et tous les citoyens sont égaux devant elle.

8. La paix et le développement économique, social et culturel sont autant la condition que le fruit de la démocratie. Il y a véritablement interdépendance de la paix, du développement, du respect de l'état de droit et des droits de l'homme.


DEUXIEME PARTIE - LES ELEMENTS ET L'EXERCICE D'UN GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUE

9. La démocratie repose sur l'existence d'institutions judicieusement structurées et qui fonctionnent ainsi que d'un corps de normes et de règles, et sur la volonté de la société tout entière, pleinement consciente de ses droits et responsabilités.

10. Les institutions démocratiques ont pour rôle d'arbitrer les tensions et de maintenir l'équilibre entre ces aspirations concurrentes que sont la diversité et l'uniformité, l'individuel et le collectif, dans le but de renforcer la cohésion et la solidarité sociales.

11. Fondée sur le droit de chacun de participer à la gestion des affaires publiques, la démocratie implique l'existence d'institutions représentatives à tous les niveaux et notamment d'un Parlement, représentatif de toutes les composantes de la société et doté des pouvoirs ainsi que des moyens requis pour exprimer la volonté du peuple en légiférant et en contrôlant l'action du gouvernement.

12. L'élément clé de l'exercice de la démocratie est la tenue à intervalles périodiques d'élections libres et régulières permettant l'expression de la volonté populaire. Ces élections doivent se tenir, sur la base du suffrage universel, égal et secret, de telle sorte que tous les électeurs puissent choisir leurs représentants dans des conditions d'égalité, d'ouverture et de transparence qui stimulent la concurrence politique. C'est pourquoi les droits civils et politiques sont essentiels, et plus particulièrement, le droit de voter et d'être élu, le droit à la liberté d'expression et de réunion, l'accès à l'information, et le droit de constituer des partis politiques et de mener des activités politiques. L'organisation, les activités, la gestion financière, le financement et l'éthique des partis doivent être dûment réglementés de façon impartiale pour garantir la régularité des processus démocratiques.

13. L'une des fonctions essentielles de l'Etat est de garantir à ses citoyens la jouissance des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. La démocratie va dès lors de pair avec un gouvernement efficace, intègre, transparent, librement choisi et comptable de sa gestion.

14. Etre comptable devant les citoyens, élément essentiel de la démocratie, s'applique à tous les détenteurs, élus et non élus, de la puissance publique et à tous ses organes, sans exception. Cela se traduit par le droit du public d'être informé des activités des pouvoirs publics, de leur adresser des requêtes et de demander réparation par le biais de mécanismes administratifs et judiciaires impartiaux.

15. La vie publique, dans son ensemble, doit être marquée du sceau de la morale et de la transparence, raison pour laquelle il faut élaborer et appliquer des normes et règles propres à les assurer.

16. La participation individuelle aux processus démocratiques et à la vie publique à tous les niveaux doit être réglementée de manière équitable et impartiale et doit prévenir toute discrimination ainsi que le risque d'intimidation de la part des acteurs étatiques et non étatiques.

17. Des institutions judiciaires et des mécanismes de contrôle indépendants, impartiaux et efficaces sont les garants de l'état de droit, fondement de la démocratie. Pour que ces institutions et mécanismes puissent pleinement veiller au respect des règles, améliorer la régularité des procédures et réparer les injustices, il faut que soient assurés l'accès de tous, sur une base de stricte égalité, aux recours administratifs et judiciaires ainsi que le respect des décisions administratives et judiciaires, tant par les organes de l'Etat et les représentants de la puissance publique que par chacun des membres de la société.

18. Si l'existence d'une société civile agissante est un élément essentiel de la démocratie, la capacité et la volonté des individus de participer aux processus démocratiques et de choisir les modalités de gouvernement ne vont pas de soi. Il est donc nécessaire de créer les conditions propices à l'exercice effectif des droits participatifs, tout en éliminant les obstacles qui préviennent, limitent ou empêchent pareil exercice. Aussi est-il indispensable de promouvoir en permanence, notamment, l'égalité, la transparence et l'éducation, et de lever des obstacles, tels que l'ignorance, l'intolérance, l'apathie, le manque de choix et d'alternative véritables, et l'absence de mesures destinées à corriger les déséquilibres et discriminations de caractère social, culturel, religieux, racial ou fondés sur le sexe.

19. Pour que l'état de démocratie soit durable, il faut donc un climat et une culture démocratiques constamment nourris et enrichis par l'éducation et d'autres moyens culturels et d'information. Une société démocratique doit dès lors s'attacher à promouvoir l'éducation, au sens le plus large du terme, incluant, en particulier, l'éducation civique et la formation à une citoyenneté responsable.

20. Les processus démocratiques s'épanouissent dans un environnement économique favorable; aussi, dans son effort général de développement, la société doit-elle s'attacher tout particulièrement à satisfaire les besoins économiques fondamentaux des couches défavorisées assurant ainsi leur pleine intégration au processus de la démocratie.

21. L'état de démocratie suppose et la liberté d'opinion et la liberté d'expression, ce qui implique le droit de n'être pas inquiété pour ses opinions et celui de chercher, recevoir et répandre les informations et les idées, sans considérations de frontières, par quelque moyen d'expression que ce soit.

22. Dans les sociétés homogènes comme dans les sociétés hétérogènes, les institutions et les processus de la démocratie doivent favoriser la participation populaire pour sauvegarder la diversité, le pluralisme et le droit à la différence dans un climat de tolérance.

23. Les institutions et processus démocratiques doivent aussi favoriser la décentralisation du gouvernement et de l'administration, qui est un droit et une nécessité, et qui permet d'élargir la base participative.


TROISIEME PARTIE - LA DIMENSION INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

24. La démocratie doit aussi être reconnue comme un principe international, applicable aux organisations internationales et aux Etats dans leurs relations internationales. Le principe de la démocratie internationale ne signifie pas seulement représentation égale ou équitable des Etats; il s'étend aussi à leurs droits et devoirs économiques.

25. Les principes de la démocratie doivent s'appliquer à la gestion internationale des problèmes d'intérêt mondial et du patrimoine commun de l'humanité, en particulier l'environnement humain.

26. Dans l'intérêt de la démocratie internationale, les Etats doivent veiller à ce que leur conduite soit conforme au droit international, s'abstenir de recourir à la menace ou l'emploi de la force et de toute conduite qui mette en péril ou viole la souveraineté et l'intégrité politiques et territoriales d'autres Etats, et s'employer à régler leurs différends par des moyens pacifiques.

27. Une démocratie doit défendre les principes démocratiques dans les relations internationales. A cet égard, les démocraties doivent s'abstenir de tout comportement non démocratique, exprimer leur solidarité avec les gouvernements démocratiques et les acteurs non étatiques comme les ONG qui oeuvrent pour la démocratie et les droits de l'homme et être solidaires de ceux qui sont victimes de violations des droits fondamentaux perpétrées par de régimes non démocratiques. Afin de renforcer la justice pénale internationale, les démocraties doivent rejeter l'impunité pour les crimes internationaux et les violations graves des droits de l'homme fondamentaux et appuyer la création d'une Cour criminelle internationale permanente.
 
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 12:52

LE POLYMORPHISME  DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAINB ACTE II

 LE POLYMORPHISME DE LA DEMOCRATIE CENTRAFRICAINE ACTE II
Depuis plusieurs mois les ex compagnons du général BOZIZE se sentant lésés par le partage du gâteau livrent à la contre la nation centrafricaine une guerre sans merci dans l'optique de chasser du pouvoir celui qu'ils ont accompagné et soutenu militairement pour évincer l'ancien dictateur Patassé au pouvoir.

De multiples rebellions se sont créees dans le nord et ont profité de la fébrilité et manque d'expériences de jeunes soldats de la FACA pour annexer plusieurs contrées.

Face à cette avancée, le pouvoir en place a opté pour un recours aux forces de la CEMAC et à l'armée Française pour déloger les rebelles .

La communauté centrafricaine de l'Exagone par la voix du CCF a orgrnisé une conférence débat avec les partis de l'opposition afin de trouver les causes exogènes et endogènes de ces conflits.

Force est de constater que, séance tenante on notait la présence d'un certain DEMAFOUTH, ancien ministre de la défense du gouvernement défunt PATASSE et plusieurs membres des partisde l'opposition.

Aux dires de nos envoyés spéciaux, les Ministres: NGOUADJIKA,MECKASSOUA et ZINGAS n'ont pu accéder à la salle et participer à cette reunion pour exposer leurs points de vues.

On ignore pour le moment les réelles motivations des organisateurs de cette reunion et le pourquoi du comment de ce refus qui constitue pour nous autres démocrates, une grave entorse aux principes de la démocratie.

dans une situation aussi dramatique, On ne peut point écouter qu'un seul son de cloche, car la société civile observe les faits et gestes de la classe politique centrafricaine, et l'accuse d'avoir sciemment voulu plonger la nation toute entière dans un bain de sang atravers leur mutisme dans la gestion de la chose publique depuis plus de 48 années.

Ces mêmes éternels Ministres, conseillers et autres... ont tous été des acteurs du déperissement de la nation centrafricaine....

Les éléments de la diaspora, la jeune garde rapprochée de BOZIZE, ( CPO et CPC )sont tous devenus des requins aux dents longues et aux appetits politiques démesurés,
incapables de discerner le vrai du faux, et de transcender.

BOZIZE NE GOUVERNE PAS TOUT SEUL, VOUS PARTAGEZ ENSEMBLES LE GÂTEAU ALORS SERRER VOUS LES DENTS ET RASSEMBLEZ LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DIVISE, ET DECU PAR VOTRE POLITIQUE DE LA TERREUR ET DU GOUSSA...MESSIEURS PRENEZ VOS RESPONSABILITES OU DEMISSIONNEZ...

LE GOUVERNEMENT ET SA MAJORITE DOIVENT SAVOIR QU'UNE VICTOIRE MILITAIRE NE PEUT ÊTRE EFFECTIVE QUE SI ET SEULEMENT SI UN DIALOGUE SANS EXCLUSIVE PUISSE AVOIR LIEU POUR PERMETTRE A TOUS LES FILS DU PAYS DE SE FAIRE LA PAIX UNE VRAIE VRAIE ET SINCERE PREPENTIR PAS CELLE DU BOUT DE LEVRES DE NOS DIRIGEANTS QUE NOUS AVIONS CONNUE LORS DU PRECEDENT DIALOGUE NATIONAL....


A FAIRE A SUIVRE...

LA REDACTION

CENTRAFRIQUE OPINION PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 12:40

Centrafrique: nouveaux combats samedi entre les rebelles et l'armée

BANGUI (AFP) - 04/12/2006 11h26 - Des combats ont opposé samedi les rebelles centrafricains à l'armée au nord de la localité de Ouadda, à environ 700 km au nord de Bangui, dont les troupes gouvernementales avaient repris le contrôle jeudi, a-t-on appris lundi de sources concordantes.


"L'accrochage a eu lieu au nord de Ouadda, alors qu'un groupe de rebelles (...) a tenté d'attaquer la partie nord de Ouadda. Ils se sont heurtés à une vive résistance des Forces armées centrafricaines (Faca) appuyées par la Fomuc (Force multinationale de la Cémac) et ont été contraints à la fuite", a indiqué sous couvert de l'anonymat une source militaire centrafricaine.

"Les agresseurs qui avaient été délogés de la ville s'étaient embusqués pour lancer une attaque avec des armes collectives" , a précisé une source proche de la présidence centrafricaine. "Les Faca et la Fomuc ont utilisé toute la puissance de leur feu pour les chasser", a ajouté cette source.

Le chef militaire des rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) a confirmé ces combats mais a affirmé par ailleurs que ses troupes avaient repris la localité de Sam Ouandja, au nord de Ouadda, qu'elles avaient abandonnée samedi.

"Il y a eu samedi des combats avec les Faca. Dimanche, nous sommes repassés à l'attaque et nous avons repris Sam Ouandja", a affirmé lundi le capitaine Yao Diego, interrogé par téléphone satellitaire. "Le repli tactique est terminé, nous avons reçu l'ordre de tenir nos positions", a-t-il poursuivi.

Une source proche de la présidence centrafricaine a démenti la perte de Sam Ouandja.

Avec le soutien militaire de la France et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), l'armée centrafricaine a amorcé il y a une semaine sa contre-offensive contre les rebelles de l'UFDR, qui contrôlaient depuis un mois plusieurs localités du nord-est de la Centrafrique.

Après Birao, à 800 km au nord-est de Bangui, reprise le 27 novembre grâce à une opération aéroportée menée avec l'appui de la France, les troupes du président François Bozizé, épaulées par un détachement de soldats français et la Fomuc, ont successivement repris Mouka, Ouadda, Sam Ouandja et Ndélé.

La localité de Ouadda-Djallé (voisine de Birao) était toujours lundi aux mains de la rébellion. Mais une source militaire centrafricaine a assuré dimanche que cet objectif serait traité "très bientôt".

Aucun bilan précis de ces opérations n'a été établi par les deux camps depuis la contre-offensive de l'armée centrafricaine
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 12:21

Point de presse conjoint avec le président Thabo Mbeki

2006-12-05 00:35:32  


Je voudrais d'abord remercier le président Mbeki de son accueil. Je veux le remercier très chaleureusement, lui dire ma gratitude et dire tout le respect de la France, toute l'amitié du Président de la République et toute mon amitié personnelle pour l'action qu'il a engagée au service de l'Afrique du Sud, au service du développement économique, au service du développement social, au service du dynamisme diplomatique de l'Afrique du Sud, dont vous savez tous quelle est sa contribution à la paix sur le continent et à la stabilité du monde.

Le partenariat entre la France et l'Afrique du Sud est un partenariat important. La place essentielle qu'occupe l'Afrique du Sud dans l'économie de l'Afrique sub-saharienne justifie en effet une coopération exemplaire. Cette coopération s'illustre dans de grands secteurs économiques, comme le nucléaire civil qui a été évoqué par le président Mbeki. C'est vrai également dans le domaine de l'aéronautique, dans le secteur commercial, c'est vrai aussi pour des coopérations dans le domaine éducatif et dans la santé publique. C'est dire à quel point ce partenariat est aujourd'hui un partenariat global. Nous voulons le développer encore davantage.

La force de la relation entre la France et l'Afrique du Sud, c'est aussi la force du dialogue politique entre nos deux Etats, entre le président Chirac et le président Mbeki et nos deux gouvernements. La vitalité de notre relation est marquée par l'engagement de nos deux pays au service de la paix et au service du règlement des crises. Et je remercie tout spécialement le Président Mbeki pour l'action courageuse qui a été la sienne dans nombre de crises. Je pense à la situation des Comores et à son engagement en faveur de la République Démocratique du Congo. Je pense aussi à la Côte d'Ivoire. Il ne faut pas oublier la force des propositions et la vigueur qui a été la sienne pour la conclusion des accords de Pretoria en 2005, pour l'accord aussi sur les candidatures à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Pour tout cela je veux lui dire un grand merci. Merci infiniment, Thabo.

Je veux aussi insister sur l'importance pour notre pays, avec l'Afrique du Sud, de continuer à œuvrer ensemble. Nous voyons tous qu'il y a encore de grands défis sur le continent africain. Je pense au Darfour, à la crise soudanaise qui nous mobilise. C'est un défi humain d'une exceptionnelle ampleur et avec l'Afrique du Sud nous voulons continuer d'avancer. De la même façon, sur les dossiers ivoirien et centrafricain, il y a là des crises majeures qui ne peuvent être résolues que par la recherche de partenariats entre les pays les plus engagés avec l'Union Africaine et les organisations régionales, dans le cadre des Nations Unies.

C'est pourquoi je me réjouis de l'arrivée au Conseil de Sécurité de l'Afrique du Sud. C'est une force de proposition, c'est une force de paix, c'est aussi une expérience exceptionnelle. Car je mesure, en revenant ici en Afrique du Sud, le chemin qui a été parcouru en si peu d'années par ce pays. Chemin dans le sens de la justice, chemin dans le sens de la réconciliation, chemin dans le sens du développement. Et je me réjouis de voir avec quelle énergie aujourd'hui le peuple sud-africain tout entier relève ces défis. On le voit en particulier à l'œil nu dans l'évolution des villes et pour accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. C'est un défi exceptionnel réalisé, une fois de plus, dans des conditions de rapidité tout à fait exemplaires.

Dans ce partenariat il y a je crois quelque chose qui tient à l'histoire de nos peuples, qui tient aussi à l'idée que nous nous faisons des relations internationales. Et c'est pour cela que nos deux pays souhaitent avancer dans la voie d'une nouvelle gouvernance mondiale, qui donne davantage sa place à chacun, qui reconnaisse la place de chacun, et c'est pour cela que dans la définition de ce nouvel ordre mondial, nous attachons tant d'importance aux questions de l'environnement. Je sais l'engagement du président Mbeki pour les grandes questions d'environnement. Je sais quelle est l'impulsion qui a été donnée ici lors du Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002. Plus de justice sur le plan international, plus de développement, plus de paix, plus de prise en compte de l'avenir de la planète, c'est bien le défi que nous voulons relever ensemble.

** Allocution à Johannesbourg
Madame la Directrice,
Madame la Ministre,
Mesdames, Messieurs,

C'est un grand honneur et un grand plaisir pour moi de pouvoir m'adresser à vous aujourd'hui, ici à l'Institut sud-africain des Affaires internationales, dans cette prestigieuse université de Witwatersrand, ce lieu symbolique de votre jeunesse et du dynamisme de votre pays.

1. L'Afrique du Sud nous donne des raisons de croire en l'avenir :

Vous êtes aujourd'hui l'une des puissances régionales émergentes qui concourent au développement économique, mais aussi à la stabilité de la planète.

Cette réussite, vous vous êtes efforcés d'en faire bénéficier tous les Sud-Africains. Je veux saluer en particulier la place que vous avez su faire aux femmes : des femmes de talent comme votre Ministre des affaires étrangères, Mme Nkosazana DLAMINI-ZUMA, des femmes compétentes qui ont conquis la tête des plus grandes entreprises, je pense en particulier à Total qui est présidé ici en Afrique du Sud par une femme ; des femmes engagées dans les grands combats de société comme la lutte contre le sida.

Pour la France, l'affirmation de l'Afrique du Sud, comme celle de l'Inde, du Brésil ou de la Chine est une bonne nouvelle. Le multilatéralisme a besoin de ces pôles pour être plus efficace et plus légitime. Et pour nous, il est important qu'avec votre pays l'Afrique soit présente dans ce nouveau concert.

Votre réussite, c'est aussi d'avoir construit en quelques années une grande démocratie moderne. L'apartheid a divisé votre pays, séparé les hommes et blessé dans sa chair un peuple entier. Grâce au courage et à la persévérance d'hommes comme Nelson MANDELA, qui a été formé dans cette même université, vous avez su tourner dans la paix cette page tragique de l'histoire.

Pourtant, au lendemain des élections de 1994, tout restait à faire : la honte du racisme à effacer, un peuple à réconcilier et le pays à relever. Pour cela, vous avez emprunté le chemin le plus ardu, celui de la vérité et du pardon. Grâce au travail de la Commission « Vérité et réconciliation » présidée par l'archevêque Desmond TUTU, vous avez posé les fondements de l'avenir.

Dix ans après, il reste des obstacles à surmonter. Car l'unité d'une nation et la volonté de vivre ensemble sont des combats quotidiens, qui demandent de la détermination, du courage, de l'exigence. A l'heure où l'incompréhension entre les cultures, le risque du communautarisme et du repli sur soi se font de plus en plus forts à travers le monde, votre volonté est un exemple pour nous tous.

Avec une économie qui produit le quart des richesses du continent, l'Afrique du Sud est le symbole de la renaissance africaine. Votre dynamisme est un modèle pour tout le continent, un continent qui change et qui avance. Je sais votre engagement pour qu'il suive lui aussi la voie du développement, de la démocratie et de la paix. La France et l'Europe veulent travailler avec vous dans un partenariat privilégié qui doit être une chance pour l'Afrique toute entière.

2. Tous ensemble, nous avons rendez-vous avec l'Afrique.

Le risque aujourd'hui, c'est que ce rendez-vous soit un rendez-vous manqué.

Le risque, c'est que l'Afrique subisse les évolutions les plus brutales de la mondialisation sans en tirer les bénéfices. Si elle ne parvient pas à mieux défendre ses intérêts, elle pourrait voir sa richesse en matières premières se retourner contre elle. Chacun sait aujourd'hui le danger que représente l'exploitation illégale des ressources par des réseaux mafieux. Si elle ne parvient pas à mieux développer ses entreprises et son industrie, elle continuera à subir les variations des cours des matières premières et la politique commerciale agressive pratiquée par d'autres.

Le risque, c'est enfin celui que la mondialisation fait peser sur l'environnement. L'Afrique est aujourd'hui la région du monde qui émet le moins de pollutions, c'est elle qui subira de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Au-delà des graves problèmes de sécheresse, soixante-dix millions d'Africains devront à terme quitter les zones côtières du fait de la montée du niveau de la mer.

3. Cette situation, personne ne peut l'accepter.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la place qui est faite aujourd'hui à l'Afrique dans la mondialisation. Nous ne pouvons pas accepter qu'elle soit le continent négligé, ou encore qu'elle devienne la « mine » du monde. Nous ne pouvons pas non plus rester les bras croisés face aux crises et à la violence qui menacent la stabilité du continent.

Car ce qui se joue aujourd'hui en Afrique, c'est notre avenir à tous. C'est une certaine idée de l'homme, nourrie d'une culture et d'un savoir millénaires. C'est l'équilibre même de la planète, c'est la sauvegarde de l'environnement, c'est le combat contre les grandes épidémies mondiales. C'est notre propre sécurité.

Nous le voyons avec la montée du fondamentalisme islamique dans certaines régions. Nous le voyons avec les groupes terroristes qui s'implantent dans la bande sahélienne et la corne de l'Afrique. Nous le voyons avec les crises qui se propagent rapidement d'un pays à l'autre, je pense en particulier au Soudan, au Tchad et à la République Centrafricaine.

4. Pour maîtriser son destin, l'Afrique doit d'abord pouvoir assurer sa stabilité et sa sécurité.

Ma conviction, c'est que seuls les Etats africains eux-mêmes pourront le faire.

Ils doivent bien entendu pouvoir compter sur l'engagement de la communauté internationale. Je sais que c'est une conviction que partage le président Mbeki, à qui je veux rendre hommage pour le rôle de médiation qu'il a joué, notamment au Burundi, aux Comores et en République démocratique du Congo, où le processus électoral vient enfin d'aboutir avec la tenue des élections présidentielles.

Mais la priorité aujourd'hui, c'est de renforcer le rôle des organisations régionales. La France soutient les efforts de l'Union Africaine dans toutes ses médiations, de la Côte d'Ivoire au Darfour. Nous pensons également que les organisations sous-régionales comme la CEDEAO, la SADC, la CEMAC et l'IGAD ont vocation à jouer un rôle de premier plan pour la stabilité du continent.

5. L'Afrique doit pouvoir lutter à armes égales dans la mondialisation.

Parce qu'elle fait face à des défis particuliers, elle doit occuper une place spécifique. Nous devons mettre en place de nouveaux outils qui nous permettront d'avancer vers une mondialisation plus juste et plus équilibrée. C'est l'intérêt général de la planète.

C'est vrai d'abord dans le domaine économique. L'Afrique doit mieux participer à la gouvernance économique du monde.

La priorité, c'est qu'elle prenne toute sa place dans le commerce international. Aujourd'hui nous le voyons bien, le libre-échange seul ne peut pas être une solution, car les chances ne sont pas égales pour tous. On ne peut pas traiter de la même manière des pays qui s'appuient sur plusieurs secteurs et d'autres qui, comme nombre de pays africains, dépendent en grande partie du cacao, du zinc ou du coton. Tout cela doit nous conduire à penser autrement l'organisation des échanges sur la base d'un principe : des règles justes, applicables, respectées par tous. L'Organisation mondiale du commerce doit aller plus loin dans la mise en place d'incitations, de sauvegardes et de protections spécifiques pour le continent africain.

L'Afrique doit également peser davantage dans les institutions financières internationales. Les distributions « d'actions gratuites » pour les pays à bas revenu décidées en septembre dernier lors des Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale sont un premier pas. La France poursuivra ses efforts en ce sens.

Pour plus d'efficacité nous avons besoin d'une vision d'ensemble. J'ai proposé il y a deux semaines la création d'un conseil économique mondial. Il serait chargé de construire cette nouvelle approche et de donner des orientations claires à l'Organisation Mondiale du Commerce, au FMI, à la Banque mondiale, ainsi qu'aux institutions économiques et sociales des Nations Unies. Ce conseil, qui se tiendrait au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, devra faire toute sa place aux aspirations et aux défis de l'Afrique.

En deuxième lieu, l'Afrique doit avoir les moyens de protéger ses richesses et son patrimoine exceptionnels. Car l'Afrique, en particulier par sa biodiversité, représente pour nous tous une source inestimable de biens publics mondiaux.

Là encore, nous avons besoin d'outils de gouvernance qui soient à la hauteur des enjeux. La création, comme l'a proposé le Président Jacques CHIRAC, d'une Organisation des Nations Unies pour l'environnement constitue aujourd'hui une priorité.

L'Afrique du Sud est, aux côtés de la France, à la pointe du combat contre le réchauffement de la planète. Nous partageons sur ce sujet une même exigence : je sais que vous avez engagé une politique de diversification et de promotion des énergies propres et renouvelables. Le gouvernement français a pris des mesures dans ce sens. J'ai par ailleurs proposé la mise en place, au niveau européen, d'une taxe CO2 sur les produits importés de pays qui ne respectent pas le Protocole de Tokyo. Conjuguons nos efforts afin de mettre en œuvre la feuille de route fixée ici même à Johannesburg en 2003.

6. Face à ces défis, la France et l'Europe ont une responsabilité particulière.

Comme d'autres pays d'Europe, la France et l'Afrique entretiennent des liens anciens, des liens profonds travaillés par l'histoire et par les épreuves traversées ensemble.

Ces épreuves, nous devons être capables de les regarder en face, avec lucidité. Rien ne doit être tu, rien ne doit être oublié des souffrances de l'esclavage. Rien ne doit être tu non plus des conséquences de la colonisation qui a laissé, je le sais, des plaies profondes.

Mais ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous éloigne. Ce qui nous rapproche, ce sont les peuples, qui se connaissent et dialoguent. C'est bien parce que nous avons su, tout au long des dernières décennies, nous parler avec franchise et amitié, que nous avons pu surmonter toutes les difficultés.

Aujourd'hui, ce qui décrit le mieux la relation que la France veut construire avec le continent africain, c'est la fidélité et le respect. La France croit dans l'avenir de l'Afrique, une Afrique dont elle comprend mieux les changements et les aspirations.

Depuis plusieurs années, la France fait le choix d'être aux côtés des Africains dans les crises les plus graves. C'est pour cela qu'elle déploie aujourd'hui plus de 10 000 hommes sur le continent au service de la stabilité régionale et de la sécurité internationale.

Cet engagement se fait en accord avec la communauté internationale et les pays concernés. Il se fait de plus en plus souvent dans un cadre européen, comme cela a été le cas en République démocratique du Congo, avec l'appui apporté par l'opération Artemis pour stabiliser la province de l'Ituri et par l'EUFOR pour garantir le bon déroulement des récentes élections présidentielles. Il se double d'un engagement en faveur du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix, notamment avec le Programme RECAMP de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix.

Je veux le dire très clairement aujourd'hui devant vous : face aux crises, la France ne choisit pas un camp, elle choisit la paix. Elle ne défend pas des régimes, elle défend des valeurs : le respect des droits de l'homme et la protection des populations civiles, la souveraineté des Etats, l'intégrité de leurs territoires, la défense du droit et de la justice internationales.

Face à la crise ivoirienne, la France a agi en conscience. Elle a pris ses responsabilité s en déployant depuis quatre ans près de 4000 hommes. Elle l'a fait en vertu d'un mandat des Nations Unies et aux côtés de l'Union Africaine. Pour beaucoup d'Africains, elle a contribué à éviter la guerre civile.

Aujourd'hui, la situation reste fragile et le peuple ivoirien peut avoir le sentiment que rien n'avance. Il faut que la communauté internationale se mobilise sur les deux objectifs : le désarmement et la tenue d'élections libres et régulières. La résolution 1721 a fixé le cadre de ce processus et de la transition en cours. Chacun doit désormais prendre ses responsabilité s.

La France a besoin de la République sud-africaine pour faire prévaloir la raison et le droit. L'accession de l'Afrique du sud au conseil de sécurité l'an prochain nous permettra d'agir ensemble en ce sens. Il en va de notre responsabilité commune.

*

7. Au-delà des questions de sécurité, la France veut bâtir avec l'Afrique un nouveau partenariat stratégique.

Elle veut construire une relation d'égal à égal. Je sais que cette préoccupation est aussi la vôtre vis-à-vis des autres pays d'Afrique.

Tout d'abord, notre pays veut dialoguer avec toute l'Afrique, dans toute sa diversité. Avec les pays francophones bien sûr, avec lesquels nous avons tissé des liens anciens et profonds. Mais, comme en témoignera en février prochain le sommet Afrique-France, notre engagement s'adresse à tous les pays africains. C'est pour cela que nous avons, en juin dernier, élargi le champ d'action de l'Agence française de développement à l'ensemble du continent africain, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. C'est encore pour renforcer la voix de l'ensemble du continent que la France s'engage en faveur d'un élargissement du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui devra se faire aussi au profit des pays africains.

Ce que nous voulons construire, c'est un partenariat respectueux des intérêts de chacun.

Prenons la question des migrations. D'ici 2050 la population de l'Afrique doublera, tandis que celle de l'Europe diminuera de dix pour cent. Chacun comprend le défi que cela représente, pour l'Afrique elle-même et pour l'Europe, un défi que nous relèverons en maîtrisant davantage les flux migratoires.

Nous n'y parviendrons pas par la seule contrainte. Bien sûr, il faut que les frontières fassent l'objet d'une surveillance stricte. Mais tant que des hommes et des femmes seront prêts à risquer leur vie pour venir travailler clandestinement, il n'y aura pas de solution de long terme.

La solution, c'est un véritable partenariat entre pays d'origine, pays de transit et pays d'accueil, dans lequel chacun puisse faire valoir ses intérêts. L'intérêt de la France, c'est de combattre l'immigration clandestine mais aussi de mieux intégrer les étrangers en situation régulière. L'intérêt des pays de transit c'est de mieux contrôler les routes et les trafics clandestins. L'intérêt des pays d'origine, c'est de permettre à leurs habitants de contribuer au développement économique du pays et de s'y épanouir. A terme cela suppose que nous réfléchissions ensemble à la manière de faciliter la circulation des talents et des compétences entre l'Afrique et l'Europe.

Nous devrons être particulièrement vigilants sur la question des élites, qui doivent pouvoir mettre leur expertise et leur savoir au service de leurs pays. Bien sûr, l'Europe doit rester ouverte aux étudiants venus d'Afrique. Mais nous pouvons aussi, à travers nos entreprises et notre réseau éducatif, appuyer les efforts des états africains en matière de formation.

Le partenariat que nous voulons proposer à l'Afrique, c'est aussi un partenariat qui repose sur une politique de développement efficace.

Soyons lucides : en matière d'aide au développement il est temps de changer d'échelle. Nous savons qu'il faudra doubler le montant des aides à l'Afrique d'ici à 2050. En portant l'aide au développement à 0,7% du PIB d'ici 2012, la France entend prendre toute sa part à cet effort.

Notre politique de développement sera efficace si nous nous fixons trois exigences :

Première exigence : des objectifs clairs. C'est pour cela que la France veut fixer, avec les pays destinataires, des objectifs précis dans les domaines prioritaires, la santé, l'éducation, pour une action inscrite dans la durée.

Deuxième exigence : le dialogue et la concertation avec les pays destinataires. La clé du développement est entre les mains des Africains eux-mêmes. Nous serons d'autant plus efficaces que nous serons capables d'adapter nos solutions aux situations locales, en nous inspirant de ce qui marche et en améliorant ce qui ne fonctionne pas. C'est ce que faisons ici : je pense à la réussite du programme que je visiterai tout à l'heure à Soweto, pour aider les collectivités locales à améliorer l'accès à l'eau. Je pense aussi à notre coopération pour permettre aux banques privées de financer les initiatives économiques des plus pauvres, leur accès au logement à la santé et à l'éducation.

Troisième exigence : associer davantage le secteur privé à notre politique de coopération. Nous savons que l'effort des Etats seuls ne suffira pas et qu'il nous faut, dès maintenant, mettre en place de nouvelles sources de financement. C'est ce que nous avons fait pour augmenter les moyens de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, en lançant, sous l'impulsion du Président Jacques CHIRAC, une taxe sur les billets d'avion. Nous avons également obtenu que les fonds aillent en priorité à l'Afrique : en 2007, 165 millions d'euros du Fonds mondial devraient aller à l'Afrique subsaharienne. La France est à l'origine d'UNITAID qui permettra par exemple en Afrique du Sud, en appui au nouveau plan national, que des centaines d'enfants accèdent au traitement. *

8. Pour bâtir ce nouveau partenariat, l'Europe est le meilleur allié de l'Afrique :

Elle y est aujourd'hui le premier pourvoyeur d'aide ; c'est elle qui dispose de la plus longue expérience de coopération en Afrique ; c'est elle qui s'engage le plus pour la stabilité du continent. Mais elle doit aujourd'hui aller plus loin en s'appuyant sur le processus d'intégration régionale africain. La France jouera tout son rôle pour la faire avancer dans ce sens.

Dans le domaine de la paix et de la sécurité, qui sont le préalable au développement, l'Europe a mis en place une facilité européenne pour la paix, qui lui permet notamment d'être le premier contributeur pour le financement d'AMIS au Darfour.

Dans le domaine de l'aide au développement, l'Europe consacrera, d'ici 2015, plus de 50% des ressources nouvelles à l'Afrique. Pour que notre nouveau partenariat réussisse, nous devrons mettre le dialogue avec les pays du Sud sur le même plan que les politiques internes de l'Union. Je souhaite également que soit étudiée la création d'un mécanisme financier européen pour le co-développement. Il nous permettrait de mieux mutualiser et coordonner les capacités européennes et africaines.

Dans le domaine commercial, enfin, la France souhaite que les nouveaux accords de partenariat économique entre l'Europe et l'Afrique servent bien les intérêts des Africains en permettant certes le rapprochement avec les règles de l'OMC, mais surtout en prenant en compte les spécificités des pays concernés et en leur donnant la possibilité de s'y préparer.

Mesdames, Messieurs,

J'ai parlé des liens qui unissaient la France à l'Afrique. Mais au-delà des liens du passé ce sont les liens de l'avenir qui doivent nous guider. Car la France ne se satisfait pas du monde tel qu'il est. Elle ne se satisfait pas de la précarité et des nouvelles inégalités que la course à la compétitivité risque d'entraîner. Elle n'accepte pas la destruction de l'environnement. Elle refuse l'uniformisation et le nivellement qui gomment les identités et les repères.

Ici à Johannesburg, vous nous montrez qu'il n'y a pas de fatalité et que la volonté, le courage et l'ambition peuvent changer en quelques années le visage d'un pays. L'Afrique n'est pas un continent comme les autres. Elle est la terre d'origine de toutes les civilisations. Elle nous enseigne la fraternité, l'ouverture à l'autre, le respect des identités et de la nature. Nous avons besoin de l'Afrique, une Afrique qui retrouve la maîtrise de son destin et qui affirme sa voix sur la scène internationale.

Ensemble construisons un monde qui permette à chaque pays de s'ouvrir tout en restant lui-même, un monde où il n'y ait pas d'un côté les gagnants et de l'autre les perdants, un monde qui pense aux générations à venir, un monde d'égalité et de stabilité.

Je vous remercie.

**

Allocution devant la communauté française d'Afrique du Sud Je veux commencer au sujet de votre nouvel Ambassadeur. J'ai bien connu la lignée des ambassadeurs en Afrique du Sud et sachez que vous avez à nouveau un grand ambassadeur qui, après avoir longtemps servi au Moyen-Orient, consul général à Jérusalem puis comme ministre conseiller à Washington est quelqu'un dont je sais qu'il mettra tout son talent, tout son dynamisme et son humanité au service des relations entre nos deux pays et je me réjouis que votre communauté puisse ainsi bénéficier d'un tel atout. C'est une chance pour moi, et je le fais avec beaucoup d'émotion, de pouvoir vous rencontrer et vous parler à l'occasion de ce passage. En effet, je suis comme vous un français à l'étranger, ayant grandi à l'étranger, ayant été un enfant de l'étranger qui connaît donc les problèmes auxquels vous êtes confrontés au quotidien, mais qui connaît aussi cette chance qui est la votre de relever le défi et d'avoir fait un choix.

Vous avez fait un choix, un premier choix qui est celui de l'Afrique, un continent qui est très cher au cœur des français, un continent avec lequel nous avons une longue histoire, un continent qui a connu aussi au fil des décennies beaucoup d'épreuves et de difficultés mais qui occupe aussi une place à part pour nous. Ce continent doit relever de grands défis, économiques, sociaux, et celui de la paix. Il doit relever aujourd'hui également le défi de l'environnement et puis celui d'un développement qui doit devenir plus harmonieux, c'est à dire un développement qui bénéficie à chacun des Africains. Derrière ce choix, il y a aussi le choix d'un pays, l'Afrique du Sud, et vous avez de ce point de vue également de la chance, parce que l'Afrique du Sud, vous le savez mieux que quiconque, c'est un grand pays.

Un pays qui nous donne un exemple exceptionnel, un pays qui en quelques années a su opérer une réconciliation magistrale, une réconciliation que d'autres mettent des décennies et parfois beaucoup plus à parvenir à faire. La commission qui a été chargée de traiter des difficultés au lendemain de la levée de l'apartheid, cette commission qui a été en charge de la vérité et du pardon, a fait un travail magistral et je veux rendre hommage à celui qui a été le premier président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, qui fait certainement partie tout au long du XXe siècle des grandes figures qui ont éclairé l'humanité. Cette terre est bénie d'un grand Président, d'un homme qui a su ouvrir un chemin et je sais que Thabo Mbeki s'inscrit dans cette volonté, cette énergie de réconciliation et de défi relevé pour son pays et pour toute l'Afrique.

Nous avons des liens très étroits avec l'Afrique du Sud, des liens économiques et je salue parmi vous beaucoup d'industriels, de chercheurs. Je salue tous ceux qui officient dans le cadre de la coopération technique, scientifique, culturelle, je salue ceux qui viennent défendre les couleurs de notre lycée, de notre école, je salue tous ceux qui s'engagent au service d'idéaux sociaux et c'est vrai qu'il y a beaucoup à faire en matière de santé, en matière d'éducation. Je sais que beaucoup sont engagés dans le cadre de l'Agence Française de Développement ou d'autres institutions qui accompagnent nos amis sud-africains dans la voie du développement.

Ce choix s'accompagne de défis et de difficultés pour vous-mêmes et pour vos familles. Etre français de l'étranger c'est souffrir souvent de l'expatriation, souffrir parfois même d'une certaine solitude, et c'est donc éprouver le besoin, dans ce choix que vous avez fait, d'être accompagné. Je pense que tout le sens d'une communauté française et d'une présence française à l'étranger, car la France a l'un des plus vaste réseau diplomatique et consulaire à l'étranger, c'est de faire en sorte que tous ceux qui prennent le risque d'aller ailleurs, de défendre une ambition, puissent être accompagnés, secourus quand c'est nécessaire, appuyés dans leurs efforts, parce que c'est l'intérêt de notre pays mais c'est aussi une solidarité indispensable pour tous ceux qui prennent ce risque.

Ce choix et cette difficulté c'est aussi un choix partagé avec vos familles. Je sais que pour beaucoup de conjoints cette solitude est parfois plus lourde, les difficultés du quotidien plus grandes, le sentiment que vous éprouvez parfois ici d'insécurité lui aussi plus grave. Donc face à ce choix, je veux vous dire notre admiration, notre volonté de tout faire pour alléger ces difficultés et une fois de plus vous accompagner. Comme Français d'étranger, je le sais, tout ce qui touche à la France vous est particulièrement cher et je suis heureux de vous le dire en présence des représentants des Français d'étrangers présents aujourd'hui, deux sénateurs des Français d'étranger et deux députés. Je suis venu avec une délégation de parlementaires qui témoigne de la volonté de notre pays tout entier de véritablement se soucier et de tout faire en direction de ceux qui ont pris le risque de l'expatriation. Ce choix, il est d'autant plus important pour nous que l'enjeu d'une France qui ne se limite pas aux frontières de l'hexagone, qui ne se limite pas à son seul territoire, d'une France qui rayonne, est essentiel dans ce nouveau siècle. Nous le savons, tout ce qui touche à la France a pour vous une sensibilité particulière parce que l'éloignement accroît l'attente, accroît l'impatience, accroît la volonté de voir notre pays jouer tout son rôle sur la scène internationale, mais en même temps, vous le savez mieux que quiconque, nous sommes plus grands et plus forts de l'expérience qui est la vôtre. Vous êtes quelque part autant d'ambassadeurs de notre pays, vous êtes les témoins de rencontres, les témoins d'amitiés qui démultiplient cette voix de la France, qui démultiplient le témoignage d'une France capable de partager, capable de comprendre, capable de s'intéresser au sort des autres et en l'occurrence sur ce territoire sud-africain. C'est dire à quel point la responsabilité qui est la vôtre est grande, c'est dire à quel point nous comptons sur vous à la fois sur les assises de votre profession, mais en même temps dans les témoignages quotidiens, dans les témoignages d'humanité pour démultiplier notre pays.

Vous le savez, notre pays est engagé dans un très grand effort pour relever les défis du chômage, relever les défis de la cohésion sociale, relever les défis de l'innovation et de la recherche parce que c'est le visage de la France au troisième millénaire que nous nous efforçons de travailler. Tout cela ne se fait pas en un jour tout cela demande du temps. Tout cela demande beaucoup d'action, beaucoup de décisions et aussi des résultats pour confirmer et conforter notre volonté d'aller de l'avant. Dans le domaine du chômage nous avons réussi à franchir un cap en passant de 10,2 % de taux de chômage à moins de 9 %. Nous voulons aller plus loin comme je le disais tout à l'heure à un certain nombre des correspondants de presse. Pour un gouvernement, à quelques mois d'une grande échéance présidentielle à laquelle vous prendrez bien sur toute votre part et toute votre place, c'est un formidable sentiment de satisfaction et un grand honneur que de pouvoir jour après jour travailler au bénéfice de nos compatriotes, prendre des décisions dans le sens de l'intérêt général. Bien sûr, la démocratie c'est d'avoir tous les cinq ans à faire des choix, un choix collectif un choix serein. Mais la démocratie c'est aussi pour ceux qui ont la responsabilité du gouvernement de prendre des décisions au quotidien en ne se préoccupant que du seul intérêt général. Aujourd'hui c'est ce qui guide le gouvernement face aux difficultés que rencontre notre pays. J'ai annoncé il y a quelques jours un grand plan pour l'automobile comme je l'avais fait pour l'aéronautique. J'ai de la même façon annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre le chômage et en particulier en le chômage des jeunes. C'est honorer des grands rendez-vous. Nous allons rencontrer les partenaires sociaux sur cette grande question des revenus et de l'emploi qui préoccupent tous nos compatriotes. Nous allons de même faire le point à travers une grande conférence sur la croissance et le désendettement. Donc, c'est jour après jour, prendre des décisions difficiles mais qui sont nécessaires pour que notre pays soit véritablement au rendez-vous et puisse faire dans les meilleures conditions le choix serein, le choix démocratique qu'il aura à faire dans quelques semaines. Nécessité d'avancer, nécessité de relever les défis, nécessité de continuer à travailler tous ensemble. Pour le gouvernement c'est une route claire, c'est une tache claire et je voulais vous dire tout le bonheur que j'ai au quotidien à travailler au service de notre pays, à travailler au service d'une France qui veux jouer tout son rôle.

Vous connaissez l'engagement du président de la République au service de la paix vous savez combien pour ce continent, qu'il s'agisse de la Côte d'Ivoire, du Tchad où j'étais hier, de la Centrafrique, qu'il s'agisse de l'ensemble des grandes crises, qu'il s'agisse des problèmes économiques du continent, nous voulons répondre présents. Je sais qu'à travers vous, à travers votre action, cette France est plus grande, elle est plus forte. Cette France est capable de regarder plus loin, elle est capable surtout de tracer un chemin pour nos enfants, pour nos petits-enfants. Votre présence, votre engagement ici, en Afrique du Sud c'est véritablement une chance pour ceux qui viendront après vous ouvrir de nouveaux chemins. C'est une chance pour les entreprises, c'est un chance pour les intérêts de notre pays et je souhaite, et je le dirai tout à l'heure au président Mbeki, que nous puissions ainsi renforcer notre présence dans tous les grands domaines. Je sais que nous sommes très présents dans le domaine de l'aéronautique, très présents dans le domaine du nucléaire civil, dans beaucoup de domaines industriels et commerciaux. Nous voulons être davantage présents dans le domaine culturel. Dans tous ces secteurs nous voulons apporter la preuve de la capacité de la France à être parmi les meilleurs, la capacité de la France à s'engager dans la durée. Notre présence ici en Afrique du Sud ce n'est pas la présence d'un jour. Quand nous savons que l'Afrique du Sud représente 40% du produit intérieur brut de l'Afrique sub-saharienne, c'est dire qu'il y a une action de long terme, une amitié de long terme à bâtir.

Les Sud-africains ont franchi des étapes extrêmement difficiles. Ils ont réussi dans la dignité et dans le rassemblement à les franchir en préservant cet enthousiasme et cette volonté. Dans quelques années ils vont recevoir la Coupe du monde de football. Il y a d'immenses projets, il y a des villes entières qui bougent et qui changent, il y a des quartiers qui sortent de terre. Et bien nous voulons être présents pour ces grands rendez-vous, nous voulons faire partie de ceux qui véritablement sont aux côtés de l'Afrique du Sud dans leur développement. Donc merci à vous d'être à ce rendez vous, merci de rendre la France plus grande, merci pour la présence de la France, l'humanité de la France parce que je sais que beaucoup d'entre vous sont engagés dans des actions humanitaires, dans des actions sociales. C'est vrai qu'un geste, une présence, une affection, un témoignage de solidarité, ça change le regard qu'on peut porter sur un pays. Pour tout cela, je voulais vous dire merci, pour vous, pour vos familles, pour vos enfants qui grandissent ici et qui font que notre pays est plus riche de votre présence, du risque que vous prenez et des voies que vous ouvrez pour nous pour l'avenir. Merci infiniment.

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Allocution à la Présidence de N'Djamena Vous me permettrez tout d'abord de remercier le président DEBY, le remercier pour son accueil chaleureux, remercier l'ensemble du Gouvernement tchadien. Je veux adresser, de la part du président de la République française, J. Chirac, l'amitié, son amitié personnelle, l'amitié de la France et son soutien dans l'épreuve difficile que traverse aujourd'hui le Tchad et le peuple tchadien. Nous avons eu avec le Président DEBY, un entretien constructif, un entretien qui nous permet aujourd'hui d'avancer ensemble avec pour seul souci, l'unité, l'intégrité du Tchad, et la stabilité de la sous-région. Le Président DEBY l'a dit, aujourd'hui, nous voyons en Centrafrique, nous voyons au Tchad, c'est bien l'ensemble de la stabilité régionale qui est menacé. Et quand on regarde la situation géographique qui est celle du Tchad, avec pour voisin la Libye, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Soudan, on mesure à quel point la responsabilité de ce qui se joue ici est déterminante. La France est au rendez-vous de l'unité, de la stabilité, de la paix en Afrique. Et c'est bien cette responsabilité que nous voulons exercer et je veux remercier le Président DEBY de son engagement d'abord dans le domaine humanitaire parce que c'est vrai que la crise à laquelle nous faisons face au Darfour - plus de 300.000 morts, 2,5 millions de personnes déplacées, 300.000 réfugiés du côté tchadien, tout ceci est une véritable crise humanitaire de très grande dimension, à laquelle nous devons répondre avec l'ensemble de la communauté internationale. Et pour cela, il faut créer les conditions pour permettre à la communauté internationale d'intervenir efficacement.

Je me réjouis de l'appel solennel que le Président DEBY vient de lancer à l'adresse de l'ensemble des forces politiques tchadiennes qui aujourd'hui, veulent la paix. Il est essentiel en effet que par le dialogue, par l'unité, par le rassemblement de tous, l'autorité légitime au Tchad puisse apporter les réponses qui s'imposent à l'échelle du Tchad et de la sous-région. Je me réjouis de la même façon de l'engagement du président DEBY en faveur de la stabilité régionale et c'est vrai que la communauté internationale plaide en faveur d'une présence internationale des Nations Unies et de l'Union Africaine qui permettent, particulièrement dans cette région des trois frontières - Centrafrique, Tchad, Soudan - d'exercer un effet pacificateur, stabilisateur qui permette le règlement humanitaire et qui en même temps permette d'avancer dans la voie d'une solution pour l'ensemble de la région.

Donc c'est un pas que nous franchissons, c'est un engagement qui est pris aujourd'hui et ce que je souhaite, c'est que chacun ait à cœur, au Tchad et dans la région, d'y répondre. C'est la condition à laquelle nous pourrons alléger la souffrance, aujourd'hui, de millions de personnes. Nous connaissons l'enjeu, je serai tout à l'heure en Afrique du Sud et je sais l'engagement du président MBEKI, je connais l'engagement du président de l'Union Africaine, Denis Sassou N'GUESSO, avec lequel je me suis entretenu juste avant mon départ. Je sais que l'ensemble des chefs d'Etat de la sous-région attendent des actes forts. Je sais aussi que la France a une responsabilité spécifique vis-à-vis du Tchad et vis-à-vis de l'ensemble de la région. Et c'est bien dans cet esprit, qu'à la demande du président de la République, je suis venu honorer cet engagement, vis-à-vis d'un pays ami et des autorités légitimes du Tchad.

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Allocution à la base aérienne de N'djaména Monsieur l'ambassadeur, Mon colonel, Mesdames et messieurs,

D'abord, je veux vous dire à chacune et chacun tout le plaisir que j'ai d'être aujourd'hui parmi vous. Avec Brigitte Girardin, avec les parlementaires, nous sommes venus vous dire d'abord la grande fierté que nous avons, de votre engagement ici au service de notre pays au Tchad. Nous le savons tous, nous sommes confrontés dans cette région à une situation difficile. Situation difficile qui se traduit par une immense souffrance, un grand nombre de réfugiés humanitaires, 300 000 morts d'ores et déjà au Darfour, deux millions et demi de personnes déplacées, 300 000 réfugiés du coté tchadien, c'est un immense défi et c'est en même temps une très grande responsabilité pour la France. Je n'ai pas besoin de vous dire, à vous, combien est grand l'attachement de la France pour l'Afrique. Je n'ai pas besoin de vous dire quelles sont les valeurs que nous défendons ici, des valeurs de paix, des valeurs de dignité, des valeurs de respect, des valeurs qui sont au service d'une certaine idée que la France se fait de l'Afrique, une idée exigeante, une idée qui nous oblige. Vous êtes ici plus de 1.200, à la fois militaires et coopérants soucieux de défendre notre relation avec le Tchad, l'unité de ce pays, les autorités légitimes, mais en même temps au-delà, compte tenu des circonstances, l'ensemble de la région, et vous êtes bien placés pour savoir combien la situation est délicate dans le pourtour régional, je pense à la Centrafrique, où nous avons été engagé à Birao ; c'est bien un défi essentiel qu'il nous faut relever.

En effet, l'unité du Tchad, la stabilité de la région pèsent sur l'ensemble de la situation, il n'est que de regarder les voisins, la Libye, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Soudan, c'est un élément clé de la stabilité de la région, et vous êtes ici aux avant postes d'une exigence fondamentale de stabilité. Cette exigence, la France la défend ici ; elle la défend dans toute l'Afrique, et vous êtes un certain nombre à avoir servi dans différents dispositifs africains, parmi nos forces pré-positionné es au Gabon, au Sénégal, à Djibouti, ou encore sur le territoire français à la Réunion. Ces éléments, c'est la marque de notre engagement au service de l'Afrique, 10.000 hommes, 10.000 militaires français qui sont ainsi engagés en Afrique, sur le continent africain. Et cet engagement, vous le savez, il se fait en liaison avec la communauté africaine et internationale. L'Union africaine a dénoncé, il y a quelques jours, l'agression dont était victime le Tchad, et l'ensemble de notre action se fait en liaison avec l'Union africaine et en liaison avec les Nations Unies. La France plus que d'autres a une responsabilité spécifique, une responsabilité de l'histoire, de la géographie, des liens très étroits qui existent entre la France et l'Afrique, et vous êtes ici les représentants de cette mission. C'est dire combien nous comptons sur vous, combien je sais d'expérience.. . Il m'est arrivé lors de mon service militaire de servir au moment de l'indépendance à Djibouti, donc je connais les missions qui sont les vôtres, je connais aussi les souffrances, l'éloignement, les difficultés familiales qui accompagnent, mais je connais aussi le formidable sens de mission que vous ressentez, je connais aussi les raisons qui vous ont conduit à choisir cet engagement et je sais que vous mesurez à quel point la place qui est la vôtre, la mission qui est la vôtre peuvent changer les choses.

Le président Déby vient, au terme de nos conversations, de me marquer le triple engagement qui est le sien, engagement au service des populations déplacées, pour faire en sorte que nous puissions répondre -et nous savons tous que ces populations au nord du Tchad sont difficiles d'accès, nous avons donc besoin du soutien de l'ensemble des Etats concernés - ; engagement aussi au plan politique dans un esprit d'ouverture de rassemblement et de dialogue entre tchadiens - et c'est un élément essentiel aujourd'hui de ce qui se joue au Tchad - ; engagement enfin, vis-à-vis de la communauté internationale pour qu'une présence internationale puisse être déployée en particulier dans cette zone si dangereuse, dite des 3 frontières coté centre africain, coté tchadien et coté soudanais. Nous allons multiplier les efforts déjà déployés au cours des derniers mois, Philippe Douste-Blazy était au Darfour il y a quelques jours, nous allons continuer aux Nations Unis et avec l'Union africaine à multiplier nos efforts pour avancer, mais je dois dire que votre présence, votre action ici, est un élément essentiel de garantie, d'engagement de la France et, à ce titre, je voulais vous dire toute ma gratitude et tous les remerciements de l'ensemble des Françaises et des Français.

La France et l'Afrique c'est une longue histoire qui a fait couler beaucoup d'encre. Beaucoup ont voulu parfois minorer, parfois ternir cet engagement. Je sais que ce qui vous porte c'est bien la volonté du meilleur pour nos amis africains, la volonté de défendre nos idéaux et de défendre les valeurs qui sont les nôtres et, pour tout cela, je voulais vous dire merci, car je sais les risques qui sont les vôtres, je sais les difficultés qui sont les vôtres. Pour tout cela, merci.

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 23:34
Futur Premier ministre : A. Gizenga en bonne santé physique et mentale
(L'Avenir Quotidien 04/12/2006)
( 04/12/2006)


*Rien n’empêchera Antoine Gizenga à prendre ses fonctions de Premier ministre, conformément à l’accord signé avec l’Amp en cas de la victoire de J.Kabila au deuxième tour de la présidentielle. *J.Kabila, homme de parole, ne fera pas honneur à des rumeurs fantaisistes selon lesquelles, il se servirait de Gizenga pour s’en débarrasser ensuite. *Les bruits selon lesquels certains ambassadeurs occidentaux lui auraient demandé de se désister au profit d’un autre candidat sont également faux. *Les examens médicaux auxquels le patriarche s’est soumis à l’étranger le donnent en parfaite santé morale et physique. *Comme quoi, « kisalu me banda », pour paraphraser le vice-gouverneur Nkusu du Bas-Congo

Tout a été dit au sujet de l’accord survenu entre l’Amp de Joseph Kabila et le Palu de Antoine Gizenga. Au terme de cet accord, le Palu s’engageait à soutenir la candidature de Joseph Kabila au deuxième tour de la présidentielle et acceptait de faire partie de la majorité parlementaire aux côtés des formations politiques et personnalités membres de l’Amp.

Pour décourager les militants du Palu et les amener à soutenir l’adversaire de Kabila ou encore s’abstenir au deuxième tour, les affabulateurs ont raconté beaucoup de choses. On a ainsi entendu dire qu’une fois J.Kabila élu, Gizenga ne fera pas trois mois au pouvoir. L’Amp, renchérissait-on, se serait servi de lui pour assurer la victoire de son candidat. C’était le thème de campagne de l’UN au deuxième tour particulièrement dans les territoires d’Idiofa et de Gungu.

Avec les méthodes, on allait vers la catastrophe

Cela était prévisible et des propositions concrètes étaient faites pour que des équipes de sensibilisation avec mission d’expliquer la position de l’Amp et du chef de l’Etat J.Kabila descendent sur le terrain. Etaient mal placés pour faire ce travail des candidats députés à qui cette population de Gungu et d’Idiofa en particulier et de la province du Bandundu en général avait refusé sa confiance au profit des candidats du Palu. Etaient également mal placés pour battre campagne en faveur de J.Kabila au deuxième tour, les propagandistes du Palu. Le travail à faire n’était pas celui des dilettantes. Car, il ne suffisait pas d’aller dire « votez pour J.Kabila afin que Gizenga devienne premier ministre » pour que les militants du Palu suivent le mot d’ordre. Il fallait d’abord que ces militants et sympathisants du Palu et autres aient une idée claire du candidat Kabila. Cette connaissance exacte leur aurait permis de résister au mensonge du genre : « J.Kabila voulait se servir de Gizenga et s’en débarrasser après ».

Tant que pour certains militants du Palu J.Kabila était le genre à tromper, le poste de Premier ministre promis au Palu devenait un enjeu aléatoire. Et pourtant, mieux valait prendre le risque de se laisser tromper que de voter pour une personne qui ne promet rien. Cela explique le report des voix, important certes, mais pas à la mesure des attentes. Connaissant la dévotion des habitants de Gungu et d’Idiofa à leur leader, personne ne s’attendait à ce que le candidat Bemba puisse avoir 18.000 voix dans le territoire de Gungu.

C’est pourquoi, il faut regretter une certaine opacité aux idées proposées. Tout ce que les ressortissants du Bandundu réunis autour du professeur Mupapa Say avaient proposé n’a pas été suivi. A l’Amp, on avait recouru à la facilité. C’est ainsi que des individus, toujours les mêmes qui avaient dans le passé fait preuve d’inefficacité, ont été appelées nuitamment pour aller battre campagne en faveur du candidat J.Kabila. Inutile de dire qu’ils n’avaient pas fait grand chose. Heureusement que cette fois encore, le mythe Gizenga avait fait la différence afin d’obtenir l’essentiel et heureusement, pour l’Amp encore une fois, le salut est venu de l’orient.

La rumeur changeante et persistante

Joseph Kabila élu, et devant l’engagement ferme de l’Amp de tenir promesse, les affabulateurs ont cherché un autre terrain de l’intox. On avait commencé par faire croire que les différents ambassadeurs que le leader du Palu recevait allaient le convaincre à abandonner le poste de premier ministre au profit de JP Bemba. Dans le cas contraire, aucune aide, disait-on, ne pourra être accordée au gouvernement que Gizenga aura à diriger. La même rumeur, au lendemain de la tournée de Antoine Gizenga en Europe, a fait croire que le Premier ministre était invité en Europe, plus particulièrement à Bruxelles, pour se faire tirer les oreilles afin de renoncer à ce poste. Comme le mensonge ne résiste toujours pas à la vérité, la rumeur a changé de contenu en gardant le même objectif à atteindre. Cette fois, c’est aux médecins belges que l’on attribue la demande de voir Antoine Gizenga renoncer au poste de premier ministre. Une rumeur court les rues de Kinshasa et fait état des examens médicaux qui attesteraient que le leader du Palu, une fois au pouvoir, ne pourra pas faire trois mois. Non pas que J.Kabila le ferait partir, mais qu’il mourrait.

Gizenga en parfaite santé

La vérité c’est qu’effectivement le leader du Palu, profitant de son séjour européen, s’est fait examiner. Le contraire nous aurait étonné sachant que dans quelques jours, il allait avoir des responsabilités importantes dans le pays, et pour ce faire, il devrait ménager sa monture afin d’aller loin. Tout le monde, député, ministre et autres qui vont avoir des responsabilités dans les jours à venir, devraient se soumettre à cette évaluation sanitaire. En ce qui concerne le patriarche Antoine Gizenga, les nouvelles sont très bonnes. Il nous revient des sources médicales qu’il est en très bonne santé physique et mentale. Il est donc prêt à prendre ses responsabilités avec la même rigueur, la même conscience et le même patriotisme qui le caractérisent. Tout ce qui a été dit relève donc des affabulations dont la source est très clairement identifiée. Ceux qui n’aiment pas le Congo ont peur que l’association Kabila-Gizenga tue le « congopessisme ». Car, en effet, tout est clair qu’en cinq années de mandat, ce couple fera beaucoup de choses, même si le pays ne sortira pas de ses difficultés actuelles par un coup de bâton magique. Il faudra bosser dur, parfois prendre des décisions impopulaires. Les résultats attendus par le peuple se trouvent au bout de ces efforts, un vrai travail d’Hercule.

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