Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 23:17
LE CHANGEMENT À L’ÉPREUVE DU POUVOIR: Quand incurie et résistances freinent l’action
(BeninInfo.com 01/12/20OO

Est-il raisonnable qu’un Président de la République soit au four et au moulin et que le peuple ne fasse confiance qu’à lui seul ? Cette problématique est au centre même des nombreux bouleversements intervenus en huit mois de gestion du pouvoir. Trois ministres limogés, et peut-être encore plus, dans les mois à venir, car les dossiers capitaux qui pié- tinent appellent à situer les responsabilités, à juger sur les résultats, dans une maison Bénin minée par des dysfonctionnements, des mauvaises habitudes et des réseaux même au sein de la présidence de la république. Donc on peut se demander, s’il suffit de changer des ministres, au risque d’élargir le rang des mécontents, pour assainir la gouvernance au niveau stratégique et tactique de l’action gouvernementale.
L’hypothèse que l’on peut émettre aujourd’hui est celle d’une confrontation entre le régime du changement auquel le chef de l’Etat, animé d’une foi enthousiaste, tente d’impulser une vraie dynamique de bouleversement, et les forces du piétinement qui paniquent, parce que tout chambardement apparaît toujours comme une menace pour les positions acquises et les intérêts qui se sont bâtis au fil des ans et des régimes politiques successifs. Il serait hasardeux et même excessif de parler de la situation actuelle comme une tentative de sabordage du changement par quelque force que ce soit. Car on ne peut juger les difficultés actuelles du président Boni Yayi à mener à bien ses ambitions par la simple exploitation de ses erreurs par une cinquième colonne qui serait animée par ses adversaires d’hier qui tenteraient de reprendre leur revanche. Les crocs en jambes, les guerres de tranchées peuvent être aussi le fait des partisans du président de la république, chacun ayant tendance à protéger les intérêts de son clan, réseau ou obédience. Il y a une maxime –qui vaut ce qu’elle vaut- mais qui dit « Protège-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! ». Dans ces cas généralement, l’action commune est entravée par la fuite des informations, la rétention des vraies données, la fi ltration dans la presse de la désinformation ou de l’intoxication, le retour au chef d’un feedback tronqué, les conseils orientés vers la destruction de l’adversaire, les ambitions démesurées et propices à tous les coups de Jarnac ou représailles etc. Si le chef devrait s’arrêter à ces considérations, il lui passerait le goût de gouverner, par méfi ance excessive, par paranoïa ou tout simplement par découragement. Et si le président de la république agissait ainsi, il créerait un climat de suspicion et de chasse aux sorcières qu’il ne cesse d’écarter de ses intentions. La réalité c’est que l’habitude est une seconde nature et que le régime du changement est en train d’éprouver ses premières diffi cultés à imprimer une marche forcée au pays et à une administration minée, forgée dans de vieilles et mauvaises habitudes, contrôlée encore par une caste de fonctionnaires qui s’adaptent mal à la vitesse que Boni Yayi voudrait donner à la relance du développement. Mais la diffi culté n’est pas seulement à rechercher dans le piétinement des forces de la continuité. Elle est au sein même du combat des groupes d’intérêts qui ont soutenu le chef de l’Etat. Outre la grande déception au sujet du coton, d’autres découragements attendent le président de la république. Puisse Dieu lui donner la patience d’admettre qu’après quelques mois seulement d’exercice du pouvoir, une quantité non négligeable de ses compatriotes, du moins dans les niveaux de décision et d’exécution, ne soient pas encore prêts à franchir le Rubicon. Le changement prendra le temps qu’il prendra, mais le régime ne doit point donner l’impression que le chef de l’Etat est élu sur la promesse de défi s particuliers. La relance du coton est apparue comme une locomotive pour le reste de l’économie et il en est ainsi aussi de l’énergie, particulièrement de l’électricité qui n’en fi nit avec des délestages dont les effets sociaux et économiques mesurés devraient être très importants. Mais d’autres défi s comme le social, l’emploi et même le développement d’autres fi lières agricoles sont tout aussi importants que le coton qui mobilise et épuise autant d’énergie humaine qui aurait pu être effi ciente ailleurs. Il y a comme un problème de confi ance quelque part, entre le peuple et ses gouvernants d’une part, entre le président du changement et ses ministres et cadres d’autre part. Les limogeages, même s’ils ne résolvent pas les problèmes globalement sont une nouveauté dans le combat contre l’impunité et l’incurie des responsables et des cadres. Ajoutés aux sanctions qui tomberont suite aux audits, toutes les sanctions qui pleuvent rassureront le peuple que le changement n’est pas un vain mot, et un slogan de campagne, alors qu’ils paniqueront et dresseront des mécontentements qui seront de véritables aubaines pour les forces qui redoutent les conséquences du changement. Même si le chemin des vrais bouleversements sera parsemé de rocailles, de résistances, de mécontentements, de défi ance, de trahison même, il faudrait que le président de la république ne perde pas la confi ance du peuple et qu’il ait la confi ance d’une grande partie des forces politiques qui animent la vie nationale.
ur(s) / source : Par Léon BRATHIER

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
commenter cet article
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 22:59
EDITO: Se départir des positions figées / Communiqué final
(Soir Info 04/12/2006)


La première réunion du Groupe de travail international (Gti), après l’adoption de la Résolution 1721 sur la crise ivoirienne, s’est tenue, comme on le sait, le vendredi dernier, dans une atmosphère surchauffée. Le duel au sommet de l’Etat, dominé par le bras de fer entre le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Charles Konan Banny, semble avoir donné lieu à des débats longs et houleux au sein du Gti. Cette réunion du Gti a, du reste, été l’une des plus longues avec plus de 11 heures de travaux avant de pondre un communiqué tout de même hésitant et moins ferme, même si à première vue on pourrait penser à un désaveu “ des décrets Gbagbo ” et à soutien ferme du groupe de travail à Banny. Au fond, l’appel au secours du Rhdp au Gti pour mettre Gbagbo véritablement au pas n’a pas été clairement entendu. Le manque de cohésion de la Communauté internationale n’a pas permis à l’opposition et au clan radical du Premier ministre d’obtenir du Gti l’annulation pure et simple des décrets de réintégration des directeurs généraux suspendus par le Premier ministre dans l’affaire des déchets toxiques. Le Gti est resté cependant beaucoup plus clair et quelque peu incisif en ce qui concerne la réintégration des directeurs généraux des médias d’Etat débarqués. Certes, les jusqu’au boutistes auraient souhaité voir le Gti réclamer la réintégration immédiate, obligatoire et sans condition des personnes virées. Mais tout ceci participe du langage codé de la diplomatie onusienne qui ressemble parfois à une danse d’initiés. En réalité, le Gti s’est cru le devoir de voler au secours de Banny acculé et mis en difficulté par Gbagbo. L’adversaire était trop coriace pour le Premier ministre déjà très affaibli au premier round. L’échec prévisible de la tentative de mobilisation populaire contre les décisions de Gbagbo montre bien que dans la jungle politique ivoirienne, “ l’animal de brousse ” qu’il prétend être n’a pas son pareil face à ses opposants réunis. Gbagbo a, en effet, marqué de précieux points dans cette épreuve de force. Il a montré que rien ne peut se faire sans lui, du moins pour le moment. La 1721, adoptée le 1er novembre dernier, reste pour l’heure lettre morte sans une volonté de coopération du clan présidentiel qui voit les pouvoirs élargis du Premier ministre comme une astuce visant à mettre son mentor hors jeu au profit de Banny qui devient du coup partie prenante au conflit. Poussé dans le dos par les extrémistes de son propre camp, Banny se retrouve malgré lui, dans la peau de chef de file de l’opposition politico-armée contre le camp présidentiel. La politique étant la saine appréciation des réalités bonnes ou mauvaises, il serait mieux indiqué pour le Premier ministre de veiller à reprendre rapidement sa posture de facilitateur de sortie de crise. La confiance doit revenir enfin que Banny ne soit plus l’homme d’un clan, mais le Premier ministre acceptable pour tous et chargé de réconcilier les Ivoiriens. Banny ne doit pas être un belligérant de trop. Ce serait l’échec du processus de paix si le faiseur de paix est transformé en “ chef de guerre ”. Si les épreuves de force succèdent aux bras de fer, la Côte d’Ivoire risque de s’enliser dans une longue et ruineuse guerre. Bien qu’ayant avalé tant de couleuvres et essuyé beaucoup de camouflets, le Premier ministre doit ravaler son amour propre pour rechercher avec toutes les parties au conflit les voies d’un compromis dynamique. Il est clair que dans une situation de crise, aussi profonde, la réalité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. La victoire du matin n’est pas celle du soir. C’est pourquoi, en homme politique avisé ou en bon père de famille, le chef de l’Etat doit également savoir encaisser des coups sans toujours en donner pour restaurer la paix et la tranquillité sociale. Dans un pays qui aspire à la réconciliation et à la paix, il faut se départir des positions figées. Au risque d’une longue guerre, personne ne doit rêver à une victoire totale. Dans la nouvelle Côte d’Ivoire dont nous rêvons et qui se construira, à coup sûr, il n’y a plus de places pour les jusqu’au-boutistes. Le chronogramme défini par le Gti, fixant le démarrage de la pré-identification, de l’identification, du Ddr et la préparation des élections doit interpeller tous les Ivoiriens. Tous, nous devons nous approprier le processus de sortie de crise en étant des acteurs de paix. Seule voie pour une Côte d’Ivoire réconciliée et viable.



lundi 4 décembre 2006 par Amos BEONAHO


Communiqué final

11 ème Réunion ministérielle du Groupe de Travail International sur la Côte d’Ivoire



1- La première réunion ministérielle du Groupe de Travail International (GTI), après l’adoption de la résolution 1721 du 1er novembre 2006, s’est tenue à Abidjan le 1er décembre 2006, sous la co-présidence de S.E.M. Rodolphe Adada, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Francophone du Congo et de M. Pierre Schori, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire. Etaient présents les ministres de la France et du Ghana, ainsi que le Représentant spécial du Président en exercice de l’Union Africaine, le Commissaire de l’Union Africaine pour la Paix et la Sécurité, le Secrétaire exécutif de la CEDEAO, le Haut représentant des Elections en Côte d’Ivoire et les Représentants du Bénin, des Etats-Unis d’Amérique, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, de la Réunion sud-africaine, du Royaume Unie, de l’Union européenne, de l’Organisation internationale de la Francophonie et de la Banque mondiale.
2- Le Groupe a entendu l’intervention du Premier ministre sur les mesures initiales qu’il a prises ou envisagé de prendre en vue d’exécuter les tâches immédiates prescrites par la Résolution 1721 du Conseil de sécurité, ainsi sur les obstacles qu’ils a rencontrés. A la demande du Premier ministre, le Groupe lui a fourni des clarifications appropriées en ce qui concerne l’autorité que lui confère la Résolution 1721 sur les Forces de défense et de sécurité et les forces armées des Forces Nouvelles. Le Groupe a rappelé l’obligation qui lui est faite de rendre immédiatement compte au Conseil de sécurité de tout obstacle ou problème que le Premier ministre pourrait rencontrer dans l’exercice de ses fonctions et d’identifier les responsables. Le GTI a, par ailleurs, précisé que le Premier ministre, à sa convenance, appréciera, en toute matière, l’opportunité de prendre toutes décisions soit en Conseil de ministres, soit en Conseil de gouvernement.
3- Le Groupe constate avec une profonde inquiétude le retard déjà pris dans l’application de la Résolution 1721 et la détérioration du climat politique en Côte d’Ivoire, liée principalement à la gestion de la grave crise des déchets toxiques. Le Groupe encourage le Premier ministre dans sa démarche de lutte contre l’impunité et la promotion de la bonne gouvernance, et à cet égard, salue les recommandations formulées par la Commission nationale d’enquête sur le déversement des déchets toxiques, et comprend le vif mécontentement suscité au sein de la population par la réinstallation des responsables suspendus par le Premier ministre.
4- Le Groupe rappelle que la Résolution 1721 s’impose pleinement à toutes les parties ivoiriennes qui ne peuvent se prévaloir d’aucune disposition juridique pour faire obstacle au processus de paix.
5- Le Groupe rappelle également le paragraphe 21 de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine du 17 octobre 2006 qui « demande instamment à toutes les parties ivoiriennes de faire preuve de retenue, de travailler ensemble pour surmonter l’impasse actuelle et de s’abstenir de toute action unilatérale au cours de la période de transition ». A cet égard, le Groupe réprouve le limogeage des Directeurs généraux de la RTI et de Fraternité Matin ainsi la dissolution des Conseils d’administration des sociétés concernées. Le Groupe constate que ces décisions, contraires à l’accord de Pretoria, portent atteinte à la neutralité et à l’impartialité des médias de service public, garanties par les accords de paix, ainsi qu’à la liberté d’expression. Le Groupe estime donc indispensable la réintégration des responsables limogés.
6- Ayant à l’esprit l’évaluation du processus de paix prévu avant le 1er février 2007 et tout en encourageant le Premier ministre dans sa détermination à appliquer intégralement la Résolution 1721 (2006) du Conseil de sécurité, le Groupe invite à prendre ou à susciter les mesures immédiates ci-après :
i) Relance du processus de pré identification : le gouvernement et les autorités responsables doivent relancer immédiatement la délivrance des jugements supplétifs et des certificats de nationalité dans les juridictions existantes. En parallèle, le gouvernement doit mettre en place, les conditions nécessaires au processus de pré identification dans tout le territoire national, notamment l’adoption des textes réglementaires nécessaires pour rendre le processus efficace et l’affectation des juges dans les nouvelles juridictions. Ces mesures doivent être prises au plus tard le 10 décembre. Les préparatifs du projet d’identification, en particulier le choix de l’opérateur technique et une campagne de sensibilisation, doivent viser à ce que l’enrôlement de la population puisse commencer le 1er février.
ii) Identification de la population : le Groupe de Travail sur l’identification devra être mis en place au plus tard le 5 décembre 2006.
iii) Préparations des élections : Le groupe demande aux acteurs politiques qui l’ont pas encore fait, de nommer, avant le 15 décembre 2006, leur représentant au sein des CEI locales. Après le 15 décembre, la CEI doit procéder à l’ouverture de toutes les CEI locales composées des membres qui ont été nommés. Le Groupe demande à la CEI de déterminer d’urgence et de publier un calendrier électorale y compris la date du 1er tour du scrutin présidentiel.
iv) Désarmement et démobilisation des ex-combattants, démantèlement et désarmement des milices : le Groupe exige des parties qui contrôlent les milices et les combattants, leur pleine participation au processus de DDR et de DDM, conduits par le Premier ministre. Les travaux de réhabilitation des sites doivent être achevés au plus tard le 15 janvier 2007.
v) Reforme du secteur de sécurité : Le Groupe de travail sur la réforme du secteur de sécurité devra également être mise en place au plus tard le 5 décembre 2006, et les dates du séminaire national devront être annoncées à la même date.
vi) Code de conduite des médias : Conformément au paragraphe 19 de la Résolution 1721, le Premier ministre devra publier, au plus tard le 15 décembre 2006, un code de bonne conduite à l’intention des médias, et devrait prendre les mesures immédiates en vue de son application effective.
7- Dans ce contexte, le Groupe estime que les forces impartiales devront contribuer en priorité à assurer la sécurité du processus électoral, notamment dans ses phases de pré identification et d’identification, ainsi que de celle du processus DDR.
8- Le Groupe affirme sa détermination à continuer d’œuvrer avec toutes les parties ivoiriennes en vue de favoriser une sortie de crise rapide, conformément à son rôle de garant et d’arbitre impartial du processus de paix. Le Groupe recommande à la médiation de l’Union Africaine d’entamer d’urgence, les démarches nécessaires à restaurer un climat propice à la sortie de crise.
9- Le Groupe rappelle à toutes les parties ivoiriennes qu’il est déterminé à recommander au Conseil de sécurité l’application de sanctions appropriées à l’encontre de toute personne qui entraverait le démarrage effectif de la mise en œuvre de la Résolution 1721, y compris par des incitations à la haine et à la violence.
10- Rappelant les dispositions du paragraphe 31 de la Résolution 1721, relatives à la responsabilité individuelle des membres des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et des forces armées des Forces Nouvelles, quel que soit leur grade, dans la mise en œuvre du processus de paix, le Groupe condamne les entraves et obstructions répétées à la liberté de mouvement des forces impartiales, et plus particulièrement, l’interdiction d’accès par la garde républicaine aux périmètres de la Primature comme cela a été le cas ce jour, 1er décembre 2006 pour le personnel de l’ONUCI en charge de la sécurité du Premier ministre. Les responsables de cet incident inadmissible feront l’objet d’un rapport au Comité des sanctions du Conseil de sécurité.
11- Le Groupe tiendra sa prochaine réunion le 12 janvier 2007 en Côte d’Ivoire.


 

© Copyright Soir Info

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 21:42

PREMIERE PARTIE - LES PRINCIPES DE LA DEMOCRATIE

1. La démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d'égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l'intérêt commun.

2. La démocratie est à la fois un idéal à poursuivre et un mode de gouvernement à appliquer selon des modalités traduisant la diversité des expériences et des particularités culturelles, sans déroger aux principes, normes et règles internationalement reconnus. Elle est donc un état, ou une condition, sans cesse perfectionné et toujours perfectible dont l'évolution dépend de divers facteurs, politiques, sociaux, économiques et culturels.

3. En tant qu'idéal, la démocratie vise essentiellement à préserver et promouvoir la dignité et les droits fondamentaux de l'individu, à assurer la justice sociale, à favoriser le développement économique et social de la collectivité, à renforcer la cohésion de la société ainsi que la tranquillité nationale et à créer un climat propice à la paix internationale. En tant que forme de gouvernement, la démocratie est le meilleur moyen d'atteindre ces objectifs; elle est aussi le seul système politique apte à se corriger lui-même.

4. Il ne saurait y avoir de démocratie sans un véritable partenariat entre hommes et femmes dans la conduite des affaires publiques où hommes et femmes agissent dans l'égalité et la complémentarité, s'enrichissant mutuellement de leurs différences.

5. L'état de démocratie garantit que les processus d'accession au pouvoir et d'exercice et d'alternance du pouvoir permettent une libre concurrence politique et émanent d'une participation populaire ouverte, libre et non discriminatoire, exercée en accord avec la règle de droit, tant dans son esprit que dans sa lettre.

6. La démocratie et les droits énoncés dans les instruments internationaux visés dans le préambule sont consubstantiels. Ces droits doivent donc être réellement appliqués et leur juste exercice doit être assorti de responsabilités individuelles et collectives.

7. La démocratie est fondée sur la primauté du droit et l'exercice des droits de l'homme. Dans un Etat démocratique, nul n'est au-dessus de la loi et tous les citoyens sont égaux devant elle.

8. La paix et le développement économique, social et culturel sont autant la condition que le fruit de la démocratie. Il y a véritablement interdépendance de la paix, du développement, du respect de l'état de droit et des droits de l'homme.

DEUXIEME PARTIE - LES ELEMENTS ET L'EXERCICE D'UN GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUE

9. La démocratie repose sur l'existence d'institutions judicieusement structurées et qui fonctionnent ainsi que d'un corps de normes et de règles, et sur la volonté de la société tout entière, pleinement consciente de ses droits et responsabilités.

10. Les institutions démocratiques ont pour rôle d'arbitrer les tensions et de maintenir l'équilibre entre ces aspirations concurrentes que sont la diversité et l'uniformité, l'individuel et le collectif, dans le but de renforcer la cohésion et la solidarité sociales.

11. Fondée sur le droit de chacun de participer à la gestion des affaires publiques, la démocratie implique l'existence d'institutions représentatives à tous les niveaux et notamment d'un Parlement, représentatif de toutes les composantes de la société et doté des pouvoirs ainsi que des moyens requis pour exprimer la volonté du peuple en légiférant et en contrôlant l'action du gouvernement.

12. L'élément clé de l'exercice de la démocratie est la tenue à intervalles périodiques d'élections libres et régulières permettant l'expression de la volonté populaire. Ces élections doivent se tenir, sur la base du suffrage universel, égal et secret, de telle sorte que tous les électeurs puissent choisir leurs représentants dans des conditions d'égalité, d'ouverture et de transparence qui stimulent la concurrence politique. C'est pourquoi les droits civils et politiques sont essentiels, et plus particulièrement, le droit de voter et d'être élu, le droit à la liberté d'expression et de réunion, l'accès à l'information, et le droit de constituer des partis politiques et de mener des activités politiques. L'organisation, les activités, la gestion financière, le financement et l'éthique des partis doivent être dûment réglementés de façon impartiale pour garantir la régularité des processus démocratiques.

13. L'une des fonctions essentielles de l'Etat est de garantir à ses citoyens la jouissance des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. La démocratie va dès lors de pair avec un gouvernement efficace, intègre, transparent, librement choisi et comptable de sa gestion.

14. Etre comptable devant les citoyens, élément essentiel de la démocratie, s'applique à tous les détenteurs, élus et non élus, de la puissance publique et à tous ses organes, sans exception. Cela se traduit par le droit du public d'être informé des activités des pouvoirs publics, de leur adresser des requêtes et de demander réparation par le biais de mécanismes administratifs et judiciaires impartiaux.

15. La vie publique, dans son ensemble, doit être marquée du sceau de la morale et de la transparence, raison pour laquelle il faut élaborer et appliquer des normes et règles propres à les assurer.

16. La participation individuelle aux processus démocratiques et à la vie publique à tous les niveaux doit être réglementée de manière équitable et impartiale et doit prévenir toute discrimination ainsi que le risque d'intimidation de la part des acteurs étatiques et non étatiques.

17. Des institutions judiciaires et des mécanismes de contrôle indépendants, impartiaux et efficaces sont les garants de l'état de droit, fondement de la démocratie. Pour que ces institutions et mécanismes puissent pleinement veiller au respect des règles, améliorer la régularité des procédures et réparer les injustices, il faut que soient assurés l'accès de tous, sur une base de stricte égalité, aux recours administratifs et judiciaires ainsi que le respect des décisions administratives et judiciaires, tant par les organes de l'Etat et les représentants de la puissance publique que par chacun des membres de la société.

18. Si l'existence d'une société civile agissante est un élément essentiel de la démocratie, la capacité et la volonté des individus de participer aux processus démocratiques et de choisir les modalités de gouvernement ne vont pas de soi. Il est donc nécessaire de créer les conditions propices à l'exercice effectif des droits participatifs, tout en éliminant les obstacles qui préviennent, limitent ou empêchent pareil exercice. Aussi est-il indispensable de promouvoir en permanence, notamment, l'égalité, la transparence et l'éducation, et de lever des obstacles, tels que l'ignorance, l'intolérance, l'apathie, le manque de choix et d'alternative véritables, et l'absence de mesures destinées à corriger les déséquilibres et discriminations de caractère social, culturel, religieux, racial ou fondés sur le sexe.

19. Pour que l'état de démocratie soit durable, il faut donc un climat et une culture démocratiques constamment nourris et enrichis par l'éducation et d'autres moyens culturels et d'information. Une société démocratique doit dès lors s'attacher à promouvoir l'éducation, au sens le plus large du terme, incluant, en particulier, l'éducation civique et la formation à une citoyenneté responsable.

20. Les processus démocratiques s'épanouissent dans un environnement économique favorable; aussi, dans son effort général de développement, la société doit-elle s'attacher tout particulièrement à satisfaire les besoins économiques fondamentaux des couches défavorisées assurant ainsi leur pleine intégration au processus de la démocratie.

21. L'état de démocratie suppose et la liberté d'opinion et la liberté d'expression, ce qui implique le droit de n'être pas inquiété pour ses opinions et celui de chercher, recevoir et répandre les informations et les idées, sans considérations de frontières, par quelque moyen d'expression que ce soit.

22. Dans les sociétés homogènes comme dans les sociétés hétérogènes, les institutions et les processus de la démocratie doivent favoriser la participation populaire pour sauvegarder la diversité, le pluralisme et le droit à la différence dans un climat de tolérance.

23. Les institutions et processus démocratiques doivent aussi favoriser la décentralisation du gouvernement et de l'administration, qui est un droit et une nécessité, et qui permet d'élargir la base participative.

TROISIEME PARTIE - LA DIMENSION INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

24. La démocratie doit aussi être reconnue comme un principe international, applicable aux organisations internationales et aux Etats dans leurs relations internationales. Le principe de la démocratie internationale ne signifie pas seulement représentation égale ou équitable des Etats; il s'étend aussi à leurs droits et devoirs économiques.

25. Les principes de la démocratie doivent s'appliquer à la gestion internationale des problèmes d'intérêt mondial et du patrimoine commun de l'humanité, en particulier l'environnement humain.

26. Dans l'intérêt de la démocratie internationale, les Etats doivent veiller à ce que leur conduite soit conforme au droit international, s'abstenir de recourir à la menace ou l'emploi de la force et de toute conduite qui mette en péril ou viole la souveraineté et l'intégrité politiques et territoriales d'autres Etats, et s'employer à régler leurs différends par des moyens pacifiques.

27. Une démocratie doit défendre les principes démocratiques dans les relations internationales. A cet égard, les démocraties doivent s'abstenir de tout comportement non démocratique, exprimer leur solidarité avec les gouvernements démocratiques et les acteurs non étatiques comme les ONG qui oeuvrent pour la démocratie et les droits de l'homme et être solidaires de ceux qui sont victimes de violations des droits fondamentaux perpétrées par de régimes non démocratiques. Afin de renforcer la justice pénale internationale, les démocraties doivent rejeter l'impunité pour les crimes internationaux et les violations graves des droits de l'homme fondamentaux et appuyer la création d'une Cour criminelle internationale permanente.

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
commenter cet article
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 18:10

Centrafrique: nouveaux combats samedi entre les rebelles et l'armée

BANGUI (AFP) - 04/12/2006 11h26 - Des combats ont opposé samedi les rebelles centrafricains à l'armée au nord de la localité de Ouadda, à environ 700 km au nord de Bangui, dont les troupes gouvernementales avaient repris le contrôle jeudi, a-t-on appris lundi de sources concordantes.



 

"L'accrochage a eu lieu au nord de Ouadda, alors qu'un groupe de rebelles (...) a tenté d'attaquer la partie nord de Ouadda. Ils se sont heurtés à une vive résistance des Forces armées centrafricaines (Faca) appuyées par la Fomuc (Force multinationale de la Cémac) et ont été contraints à la fuite", a indiqué sous couvert de l'anonymat une source militaire centrafricaine.

"Les agresseurs qui avaient été délogés de la ville s'étaient embusqués pour lancer une attaque avec des armes collectives" , a précisé une source proche de la présidence centrafricaine. "Les Faca et la Fomuc ont utilisé toute la puissance de leur feu pour les chasser", a ajouté cette source.

Le chef militaire des rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) a confirmé ces combats mais a affirmé par ailleurs que ses troupes avaient repris la localité de Sam Ouandja, au nord de Ouadda, qu'elles avaient abandonnée samedi.

"Il y a eu samedi des combats avec les Faca. Dimanche, nous sommes repassés à l'attaque et nous avons repris Sam Ouandja", a affirmé lundi le capitaine Yao Diego, interrogé par téléphone satellitaire. "Le repli tactique est terminé, nous avons reçu l'ordre de tenir nos positions", a-t-il poursuivi.

Une source proche de la présidence centrafricaine a démenti la perte de Sam Ouandja.

Avec le soutien militaire de la France et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), l'armée centrafricaine a amorcé il y a une semaine sa contre-offensive contre les rebelles de l'UFDR, qui contrôlaient depuis un mois plusieurs localités du nord-est de la Centrafrique.

Après Birao, à 800 km au nord-est de Bangui, reprise le 27 novembre grâce à une opération aéroportée menée avec l'appui de la France, les troupes du président François Bozizé, épaulées par un détachement de soldats français et la Fomuc, ont successivement repris Mouka, Ouadda, Sam Ouandja et Ndélé.

La localité de Ouadda-Djallé (voisine de Birao) était toujours lundi aux mains de la rébellion. Mais une source militaire centrafricaine a assuré dimanche que cet objectif serait traité "très bientôt".

Aucun bilan précis de ces opérations n'a été établi par les deux camps depuis la contre-offensive de l'armée centrafricaine.

AFP
Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 13:04

François Bozizé disposé à un « dialogue constructif »

Bangui, 1er déc. (ACAP)- Le président centrafricain, François Bozizé, a exposé, jeudi soir dans une adresse à la nation, sa vision du dialogue, auquel il s'est dit disposé « pour offrir à notre beau et cher pays une autre perspective que celle de souffrances à répétition ».



 

S'exprimant à la veille du 48ème anniversaire de la création de la République Centrafricaine, le général Bozizé a prôné « un dialogue constructif donc qui ne remette pas en cause ni la Constitution votée par le peuple centrafricain, à l'issue du référendum populaire qui a consacré les options décidées au Dialogue National, ni la forme laïque de l'Etat, ni les institutions républicaines issues de la loi fondamentale ».

« Dans ce sens, et bien entendu, nous devons rester disposés au dialogue pour préserver les acquis de la jeune démocratie centrafricaine et pour offrir à notre cher et beau pays une autre perspective que celle d'une zone de non droit où les femmes sont violées à longueur de crise, où ne finit guère le spectacle insoutenable de hordes de gens dispersés portant sur la tête ce qui leur reste et errant de brousse en brousse pour chercher un refuge improbable », a-t-il précisé.

Le chef de l'Etat centrafricain a en revanche rejeté la forme de dialogue réclamée par les groupes rebelles actifs dans le Nord du pays, invitant ses compatriotes à « lire et à écarter les obscures desseins du piège de l'éternel recommencement qui condamne notre pays à faire du sur place ».

« Faire des Centrafricains des esclaves sur la terre de leurs ancêtres est une entreprise bien périlleuse pour qui croit les soumettre à une idéologie étrangère », a-t-il martelé, dans une allusion implicite au Soudan, accusés d'attaquer la République Centrafricaine en instrumentalisant certains fils du pays.

Le général Bozizé a par ailleurs adressé ses chaleureuses félicitations aux forces armées centrafricaines, qui entreprennent de reconquérir les localités du Nord-est occupées par les rebelles ainsi que ses remerciements aux « amis de toujours », lesquels il est « objectivement indispensable de citer la France, les pays membres de la Cemac et particulièrement le président El Hadj Omar Bongo Ondimba ».

L'adresse à la nation du président Bozizé intervient au lendemain de la reprise des villes de Birao et Mouka par l'armée centrafricaine, avec l'appui des militaires français et de la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Fomuc).



Simon-Pierre N'douba/ACAP
CENTRAFRIQUE NEWS  LE DEVOIR DE VOUS INFORMER
Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 12:44
Les habitants de Birao fuient les bombardements de l'aviation française
(IRIN 03/12/2006)
( 03/12/2006)


BANGUI, le 1 décembre (IRIN) - De nombreux civils se sont enfuis vers le Soudan voisin après le bombardement par les avions de combat français des positions tenues par la rébellion près de Birao (nord-est).

Sur les routes, on ne croisait que des femmes et des enfants, ont fait remarquer certains habitants de la région, la plupart des hommes ayant préféré se cacher dans la brousse, de peur d’être pris pour des rebelles. Certains d’ailleurs n’ont presque rien à manger, mais il est impossible pour l’instant de déterminer leur nombre.

« Depuis trois jours, je recherche mes deux femmes et mes six enfants qui sont cachés dans la brousse », a expliqué Marzouk Hassane, un commerçant de Birao, avant de préciser que les bombardements ont commencé lundi.

« Six avions de combat et quatre hélicoptères de l’armée française ont bombardé nos positions à Birao », a déclaré jeudi Diego Yao, le responsable des opérations du mouvement rebelle, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

L’attaché militaire français à Bangui, la capitale, s’est refusé à faire tout commentaire sur les opérations de l’armée française, mais officiellement, la France n’est censée apporter qu’une aide logistique et matérielle à l’armée centrafricaine.

Selon M. Yao, les bombardements ont contraint ses hommes à abandonner Birao pour se réfugier dans la brousse, et auraient fait de nombreuses victimes parmi la population civile. Toutefois, aucune source indépendante n'a confirmé cette information.

« Le nombre de victimes est élevé, mais cela doit être confirmé par une organisation indépendante », a précisé M. Yao.

Il n’y a que les positions rebelles qui ont été bombardées, a expliqué un colonel centrafricain, a Bangui.

« L’objectif de l’opération militaire est de chasser les rebelles de la région et il est regrettable que des civils se soient retrouvés pris au piège dans les combats », a déploré le colonel, qui a requis l’anonymat.

Le 31 octobre, les rebelles s’étaient emparés de Birao, puis d’Ouadda-Djalle, Ouadda et Sam-Ouandja, et leur prochaine cible était la ville minière de Bria située à 650 kms au nord-est de Bangui.

Après la perte de ces villes, les autorités centrafricaines avaient sollicité l’aide de la France, leur allié et ancienne puissance coloniale, qui leur aurait fourni le soutien logistique nécessaire pour reprendre Birao, une ville de 30 000 habitants, ainsi que Mouka et Oudda.

Au début de l’insurrection, le gouvernement centrafricain avait accusé les autorités soudanaises de soutenir la rébellion ; des accusations qu’elles ont aussitôt rejetées. Mais à en croire certains diplomates en poste à Bangui, la rébellion du nord de la République centrafricaine (RCA) est impliquée dans le conflit du Darfour où des miliciens pro-gouvernementaux combattent un mouvement de guérilla dans la région ouest du pays.

« On ne peut dissocier la crise en RCA de celle du Tchad et du Darfour », a commenté un diplomate qui a requis l’anonymat.

La ville de Birao reprise par l'armée centrafricaine

[FIN]

© Copyright IRIN

C E N T R A F R I Q U E     O P I N I O N  PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
commenter cet article
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 10:58
 

02/12 :Chirac et son charcutier de Villepin, veulent finir leurs mandats en apothéose en enjambant des milliers de cadavres

L'Afrique doit faire front commun face à l'hégémonie Française

La France par le biais de son juge impérialiste Jean Louis Bruguière, qui dans le projet de l'Elysée de mettre a genou tous les chefs d 'Etat Africains ne faisant pas partie du cercle mafieux Francafricain, chercher a diabolisé les chefs de l'Etat ne faisant pas la courbette au septuagénaire Jacques Chirac, léchant ses souliers pour assurer une pérennité a leur régime décrié et en rupture totale avec leurs peuples respectifs.

L'amnésique juge français commis d'office par monsieur Jacques CHIRAC, principal « souteneur » des dictateurs Africains qui, dans sa phobie impérialiste et néocolonialiste, veut par les subterfuges de Jean Louis Bruguière envoyer le Président Rwandais Paul Kagamé devant le Tribunal Pénal International mais, ce que ces fous a lier de l'Elysée et de Matignon, ignorent que l'Afrique a son orgueil et son honneur a défendre et ne se laissera pas faire par des gesticulations racistes d'un juge en mal d'arguments et de dossiers a traiter qui ignorent que la France doit faire des réparations pour les peuples qu'elle a opprimé et opprime encore, qu'il s'agisse de l'Algérie, de la Cote d'Ivoire, de Djibouti, de la Centrafrique, du Vietnam, du Cambodge, du Burundi, de la Centrafrique, du Tchad, du Congo Brazzaville, etc.

Que ces agissements honteux et cruels de la France qui sévissent depuis des décennies en Afrique soient mis fin et que les populations africaines se soulèvent contre la présence française en Afrique et que le boycott de tous les produits de ce pays soit effectif et généralisé dans tout le continent de Toumai et de Lucie, ancêtres de l'humanité.

Et comme à l'exemple courageux du Rwanda, que les pays de l'Afrique hormis les dictateurs en fin de règne comme Bongo, Bozizé, Sassou, Obiang, Faure... se lèvent comme un seul homme pour dire non à la France en rompant toutes relations diplomatiques, commerciales et culturelles avec la France impérialiste et néocolonialiste, que la France qui refuse de compatir avec le martyre des populations africaines soit indexée et rejeté dans toutes ses activités en Afrique en transformant le continent en véritable cauchemar pour le colons Français en mal de sensation sanguinaire et d'effusion de sang des innocents.

Comme Jacques Chirac et son charcutier de Villepin, veulent finir leurs mandats en apothéose en enjambant des milliers de cadavres des citoyens Africains, enfants, femmes et vieillards, nous leur disons que la mémoire du peuple Afrique est coriace et que nous serions appréciés a sa juste valeur les agissements de la France en Afrique et la monnaie sera restituée comme il se doit proportionnelle aux actes barbares de l'impérialisme Français.

Moussa Beyadji

Source: Alwihda -

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE
commenter cet article
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 02:20
 

01/12 :France: Villepin met en garde les rebelles tchadiens et centrafricains

Idriss Deby accepte le principe d’une force internationale à la frontière est du Tchad

vendredi 1er décembre 2006, par Saïd Aït-Hatrit

Autrefois prudente, la France, à travers le Premier ministre Dominique de Villepin, en visite à N’Djamena, a apporté jeudi un soutien franc au Tchad et à la Centrafrique, confrontés à des rébellions internes. Cette visite était l’occasion pour Idriss Deby d’annoncer son « accord de principe » au déploiement d’une force internationale à la frontière est du Tchad pour « stabiliser la région ».

En visite à N’Djamena, le Premier ministre français Dominique de Villepin a apporté jeudi un « soutien » ferme au régime « légitime » d’Idriss Deby, à la tête de l’Etat depuis 16 ans. « Nous agissons dans le cadre de nos responsabilités, à travers notre politique de coopération, de soutien aux autorités tchadiennes et une politique de dissuasion vis-à-vis de tous ceux qui seraient tentés par une quelconque agression contre son intégrité territoriale », a déclaré l’ancien ministre français des Affaires Etrangères lors d’une conférence de presse conjointe avec le président tchadien.

Ce dernier s’est voulu moins tranché pour donner sa réponse à l’ONU et l’Union africaine, qui proposent le déploiement d’une force internationale aux frontières du Tchad et de la Centrafrique. Les deux organisations souhaitent éviter que les violences aux confins de ces deux pays et du Soudan ne se transforment en un conflit régional. Le chef de l’état a certes accepté « la proposition de disposer des forces aux frontières pour sécuriser les populations et stabiliser la région ». Mais lorsque le Premier ministre français s’est félicité « de l’appel solennel lancé par Idriss Deby », ce dernier s’est empressé de préciser qu’il n’avait donné que son « accord de principe », indique Le Figaro.

Paris n’a plus de scrupules

Poursuivant son discours, Dominique de Vilepin a affirmé que « la France a une responsabilité spécifique vis-à-vis du Tchad (...) C’est dans ce sens que nous avons été amenés à réagir très vigoureusement à Birao (au nord-est de la Centrafrique) ». Lundi, lors de la reprise de l’aérodrome de cette ville aux rebelles centrafricains par l’armée régulière, avec le soutien des Mirage français, Paris a tardé à admettre des tirs de « légitime défense ». Fin mars dernier, lors de l’attaque de la coalition armée du défunt FUC (Front uni pour le Changement démocratique) sur N’djamena, l’aviation française avait déjà tiré sur une colonne rebelle. Elle s’en était défendue du bout des lèvres, avant d’admettre un « tir de semonce ».

Ces précautions ne sont désormais plus de mise. Et Paris, qui n’admettait jusque là qu’un soutien logistique et de renseignement à ses alliés, fait de ses réactions « vigoureuses » un argument de communication. Jeudi, « à la demande des autorités centrafricaines », l’aviation française a de nouveau bombardé les positions de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, rebelles) dans le nord-est de la Centrafrique. Le général Abdoulaye Miskine, chef d’état major général du mouvement rebelle, a indiqué jeudi à
alwihdaque le bombardement a fait cinq morts dans ses rangs, auxquels s’ajoutent les sept hommes tués lundi. Dans une interview à Afrik, Lin Banoukepa, le représentant du président centrafricain déchu Ange Félix Patassé, dénonçait mercredi l’« ingérence française » dans un conflit « entre Centrafricains ».

S’il est « nécessaire d’appeler nos amis »

Idriss Déby a assuré jeudi que ses forces armées sont « capables de faire face [au] défi » auquel elles sont confrontées. Mais « le jour où nous estimerons nécessaire d’appeler nos amis à nos côtés, a-t-il précisé, nous le ferons ». A l’heure actuelle, pour le président tchadien, le plus urgent est de « déplacer dans les mois qui viennent les camps de réfugiés soudanais installés » au Tchad. Ils « ne peuvent pas être sécurisés » et « il est urgent qu’ils soient déplacés si on veut éviter le pire », a-t-il expliqué. Un point sur lequel il trouve le soutien du représentant à N’Djamena du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

La France compte 1 200 hommes au Tchad, dans le cadre du dispositif Epervier, déployé depuis 1986, et 300 en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Boeli. Dominique de Villepin était à N’Djamena à l’occasion d’une visite de préparation au sommet France-Afrique 2007. Il doit se rendre vendredi en Afrique du Sud, alors que son voyage au Congo Brazzaville, prévu samedi, a été annulé. Le président Denis Sassou Nguesso, opéré le 15 novembre d’une hernie discale lombaire, est toujours en convalescence en France.

Source: Alwihda - Afrik

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
commenter cet article
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 01:30
Deux opposants au régime centrafricain incarcérés à Cotonou
Au Bénin, l'interpellation de deux opposants au régime centrafricain par la justice sucite une vive réaction des défenseurs des droits de l'homme.

 En effet,Michel Djotodia Directeur du groupe d'action patriotique pour la libération de Centrafrique et Abakar Sabone président du Mouvement de libération de Centrafrique pour la Justice, séjournent depuis quelques jours dans une maison d'arrêt à Cotonou. Selon des informations, ces personnes qui seraient très recherchées par le régime du président François Bozizé seront remises à l'Etat centrafricain. L'acte provoque des inquiétudes au sein de la Ligue béninoise pour la défense des droits de l'homme qui conteste la procédure suiviedans cette affaire. Le président de cette ligue,l'avocat Julien TOGBADJA s'en explique au micro de Fréjus QUENUM

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
commenter cet article
1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 13:23
Dégel entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba Gombo
(Forum des As 01/12/2006)


La visite de Joseph Kabila à la résidence privée de JP. Bemba, a démontré pour la énième fois sa qualité d’homme d’Etat, capable de se dépasser face à des questions vitales d’intérêt national.
Visite surprise et historique. Les Congolais pouvaient en ce jeudi 30 novembre s’attendre à tout, sauf à un tête-à-tête entre les deux candidats à la dernière élection prési­dentielle dont on connaît le verdict. Brisant les mythes bâtis au lende­main de l’élection présidentielle, le président élu, Joseph Kabila, dans sa nouvelle casquette, n’a pas hésité un seul instant pour descendre à la résidence de Jean-Pierre Bemba.

En route vers Sake dans le Nord-Kivu, le Chef de l’Etat s’est arrêté à la résidence privée du Vice-Président Jean-Pierre Bemba, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 29 octobre dernier. Dans une atmos­phère très détendue et empreinte de cordialité, les deux personnali­tés ont échangé en présence de leurs collaborateurs.

C’est la troisième fois que les deux personnalités se rencontrent en privé depuis les tristes événe­ments des 20, 21 et 22 août 2006 qui avaient semé la psychose dans les cœurs des Congolais. Cette deuxième rencontre a eu le mérite de faire tomber toutes les pesanteurs derrière lesquelles certaines personnalités tiraient les ficelles pour creuser le fossé entre les deux camps appelés pourtant à se tendre la main pour reconstruire le Congo.

Joseph Kabila a désormais la lourde tâche d’appliquer son projet de société au travers du Gou­vernement qui sera mis en place, Jean-Pierre Bemba, de son côté, a accepté de jouer le jeu d’une opposition républicaine qui sera un garde fou à l’action de la future équipe de l’ Exécutif congolais.

Du coup, les rumeurs sur l’ini­mitié supposée entre les deux personnalités ont été rendues sans fondement. On le sait, durant des semaines, des laboratoires politi­ques ont exploité de manière négative l’épreuve des urnes qui op­posait les deux personnalités au point de réduire ce combat démocratique à une affaire de sentiment.

La visite de Joseph Kabila a démontré pour la énième fois sa qua­lité d’homme d’Etat, capable de se dépasser face à des questions vi­tales d’intérêt national. On l’a vu avec le Dialogue intercongolais et son aboutissement au schéma 1+4. L’Accord global, qui a sanc­tionné ces travaux, a contraint le Chef de l’Etat à se dépouiller d’une bonne partie de ses prérogatives au profit des belligérants. Sans contourner l’épreuve des urnes, on a vu le même Chef de l’Etat met­tre son fauteuil en jeu en concou­rant avec 32 candidats à la Prési­dence de la République. Toutes ces étapes n’ont pas été franchies aussi facilement qu’on pouvait le penser, car le jeune Chef de l’Etat a eu à faire face à des attaques systématiques contre sa per­sonne.

Ce qui ne l’a amené ni à détruire les fondements de la démocratie congolaise, ni à recourir à la force. Plutôt, il s’est soumis au verdict des urnes et a remporté la présidentielle au second tour après le verdict, prononcé dans un con­texte de crise aiguë, par la Cour suprême de justice.

Une page vient donc d’être tour­née avec la jeune démocratie con­golaise qui sera dirigée par un Gouvernement dont les membres bé­néficieront du soutien du parle­ment et travailleront sous l’œil vi­gilant d’une opposition où l’on re­trouvera en bonne place le MLC et alliés.

V.E.



 

© Copyright Forum des As

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
commenter cet article

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES