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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 13:17

L'armée française au feu en Centrafrique
(Liberation 01/12/2006)
( 01/12/2006)


En Centrafrique, l'armée française est engagée depuis lundi dans des combats contre des rebelles, qui se déroulent dans une région voisine du Tchad et du Soudan. La France se retrouve ainsi dans la position qu'elle voulait éviter : aux premières loges d'un conflit dans une zone très instable, aux portes du Darfour.
Drôle de retournement de l'histoire. En 1997, Paris, lié à son ancienne colonie par un accord de défense, s'était désengagé en fermant ses deux bases militaires (Bangui et Bouar) pour des raisons d'économie. Dix ans plus tard, les soldats français sont de retour pour soutenir le président François Bozizé. Celui-ci dispose de 5 000 hommes, «dont 1 500 seulement sont réellement en mesure de combattre» , affirme une source militaire française.
Sur le terrain, une quinzaine de conseillers militaires français, issus du Groupement des commandos parachutistes (GCP), encadrent une colonne de soldats des Forces armées centrafricaines (Faca), qui tente de reconquérir les localités contrôlées par les rebelles. Cette colonne a fait l'objet, hier, d'une «forte résistance» de la part des rebelles, à hauteur de Ouadda. Sa progression est appuyée par des Mirage F1 français, basés au Tchad, qui ont tiré hier à deux reprises avec leurs canons.
Opération aéroportée. Lundi, les Faca avaient repris la ville de Birao (800 km au nord de Bangui) au cours d'une opération aéroportée, rendue possible, là encore, grâce à l'aviation française. C'est durant la préparation de cette opération que des combats impliquant des militaires français avaient déjà eu lieu. Alors que des «éléments de reconnaissance» s'assuraient que la piste de Birao pouvait être utilisée par les avions Transall, ils ont été pris à partie par les rebelles. Selon l'état-major français, les rebelles disposent d'un arsenal sérieux : des mitrailleuses de 14,5 mm et des mortiers. Un Mirage F1 a détruit deux véhicules et les combats ont fait au moins sept morts chez les rebelles.
L'engagement français est bien réel. Trois cents militaires français, qui bénéficient des moyens aériens basés à N'Djamena, sont présents dans le pays. «Nous fournissons une aide à la planification et à la conduite des opérations», indique-t-on à l'état-major. En clair : les Français encadrent l'armée locale, d'autant que la France assure également «le renseignement, la logistique et la formation» des Faca.
Inquiétude. Face à eux, des partisans de l'ancien président Ange-Félix Patassé et des soldats en rupture de ban avec celui qui l'a déposé, en mars 2003 : le général François Bozizé, élu président l'an dernier. Mais aussi des Tchadiens qui combattent le régime d'Idriss Déby. Ce sont eux qui inquiètent le plus Paris. «Il s'agit pour la France d'envoyer un signal politique aux rebelles tchadiens : Paris ne les laissera pas s'installer au nord de la Centrafrique» , assure un conseiller français de Bozizé.

Par Thomas HOFNUNG, Jean-Dominique MERCHET
QUOTIDIEN : vendredi 1 décembre 2006

© Copyright Liberation

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 13:11

Centrafrique : l’armée grignote les positions des rebelles

(L'Orient- Le Jour 01/12/2006)

L’armée centrafricaine a poursuivi hier sa reconquête du nord-est du pays jusqu’à la localité de Ouadda, à environ 700 km au nord-est de Bangui, où des combats l’ont opposée aux rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).
Partie mardi de la ville minière de Bria, une colonne de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) s’est emparée mercredi soir de l’aérodrome de Ouadda et est entrée hier dans la ville, où elle s’est heurtée à des éléments de l’UFDR. Lors de ces combats, des Mirage F1 français ont ouvert le feu sur les rebelles pour venir en aide aux soldats centrafricains, de même qu’à Ndélé, plus à l’ouest, où d’autres combats avec les rebelles ont été signalés.

 

© Copyright L'Orient- Le Jour

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 12:37
 

01/12 :RCA : L'UFDR contre-attaque à Birao, nombreux morts dans les FACA

Les soldats français échouent face aux rebelles et attaquent des civils

Les rebelles de l'UFDR ont tenté mercredi 29 Novembre de reprendre l'aéroport de Birao tenu par l'armée française, selon un leader de l'UFDR.

"Nous avions essayé de reprendre le controle total de Birao hier (mercredi) et il y a eu d'intenses combats," a déclaré le capitaine Yao Bejo par téléphone satellitaire à l'AFP, ajoutant que les pertes étaient très élevées des deux cotés, mais sans donner plus de précision.

"Des avions de guerre français ont encore attaqué nos forces", a ajouté Bejo.

L'Etat major de l'armée française à Paris a reconnu la contre attaque des rebelles Centrafricains, mais continue de faire croire que les avions de guerre français n'ont tiré sur les forces de l'UFDR qu'en état de légitime défense. En plus les militaires français gardent un mutisme incomprehensible sur leurs pertes au front !

Un officier Supérieur Centrafricain de l'Etat major à Bangui, qui a requis l'anonymat, a confirmé Jeudi que les Forces armées Centrafricaines (FACA) et les avions militaires français avaient repoussé l'attaque des rebelles sur Birao, mais plutard il se rectracta pour dire qu'il s'était trompé.

Le gouvernement de Bozizé ment sur les pertes des FACA

Les déclarations du capitaine Yao Bejo contredisent les annonces du ministre Centrafricain de la Défense qui a laissé croire à une victoire totale et complète des FACA dans tout le Nord de Centrafrique contre la rebellion.

Le doute s'installe au sein des FACA face au durcissement des combats, rien qu'autour de Birao, tandis que les rebelles de l'UFDR occupent toujours, à ce jour, les villes de Ouadda, Ouanda-Djallé et Ndellé.

De durs combats se déroulent toujours autour des villes de Ouanda et de Birao.

Pour la première fois dans sa jeune histoire, le 1er Décembre sera triste pour les FACA qui, malgré l'appui tactique des militaires français et des forces de la CEMAC, subissent des pertes supérieures à leurs capacités.

En effet, les forces armées Centrafricaines (FACA) ne disposent pas d'académies militaires de formation. Les unités combattantes ne peuvent donc pas être raffraichies, ni par rotation d'unités, ni par injection de nouveaux militaires.

C'est cette donnée d'intendance militaire qui échappe malheureusement au général Bozizé. Ce dernier avait parié sur une victoire rapide en moins de deux jours sur les rebelles.

L'armée française subit des pertes au front Nord

L'Etat major Français est confronté à une situation similaire au Tchad voisin. Devant le risque réel de pertes d'hommes, le gouvernement français ne pourra longtemps se réfugier derrière les accords de défense de 1960 imposés aux anciennes colonies et devenus obsolètes depuis.

L'armée française a reconnu implicitement, par l'intermédiaire du capitaine de vaisseau Christophe Prazuck en sa qualité porte-parole de l'état-major des armées, avoir tiré sur des civils dans la ville de Birao, causant par les bombardements aveugles de ses avions militaires la destruction de vies humaines et de biens.

L’embarras des militaires français est évident, car initiallement l'état-major français avait programmé une opération qui ne devait pas dépasser trois jours. Le momentum est cassé, les FACA ayant perdu plus de 30 % de leurs hommes au combat, rien qu’en deux jours d’engagement !

L'armée gabonaise paie un prix très élevé…
Les prochaines heures sont critiques pour l’engagement des militaries français, partagés entre l’engagement total en Centrafrique et l’ouverture de la négociation avec les forces vives de la Nation centrafricaine.



Le président Tchadien Idris Déby, dont les forces rebelles sont plus conséquentes et mieux organisées, a du souci à se faire devant l’incurie de l’armée française en Centrafrique face aux forces modestes de l’UFDR qui résistent avec bravoure.

Quant au président Gabonais Omar Bongo, l’instigateur des récentes attaques des FACA/FOMUC, sa visite précipitée à Paris pour voir Chirac indique son état d’esprit. Les Gabonais ont ils été préparés a recevoir les nouvelles des nombreux tués et blessés de l’armée gabonaise en Centrafrique ?

Le nanisme des forces gabonaises saute désormais aux yeux. A l’image de Bongo, les militaires gabonais ont rétréci lors des éffarouchées de Mouka pour disparaitre à Ouadda, portant un coup irréparable à la crédibilite de l’Etat gabonais.

Les nombreuses desertions au front des soldats gabonais ne manqueront pas d’alimenter les causeries des casernes en Centrafrique et au Tchad.



Le retour de batons sera très rude pour Bongo au cours des prochaines semaines et mois à venir. On se souvient des militaires Ivoiriens qui ont lancé un Putsch à Abidjan dès leur retour de Centrafrique !



L’échec de l’option militaire révèle des crimes contre l’humanité

L’option du recours à la force par tous les moyens vient de montrer ses limites en Centrafrique et au Tchad. Bozizé et Déby savent désormais que l’armée française ne peut plus rien pour eux. Les accords d’assistance militaire derrière lesquels ils se cachent ont volé aux éclats des premiers obus.

Les soldats Français se sont volontairement exposés aux crimes de guerre contre des populations civiles innocentes.



Je rappele que les violations de la Convention contre la torture, laquelle a été ratifiée par la France et quelque 138 autres pays, peuvent être poursuivies devant toute juridiction.

Les citoyens Centrafricains, Tchadiens et Français, mais aussi tous les défenseurs de Droit de l’homme, doivent se mobiliser et écrire à Jacques Chriac, pour lui demander de s’assurer que les civils en Centrafrique et au Tchad ne soient pas vises par l’armee française.

Les populations en zone de guerre ont le droit et l’opportunité de s’exprimer sans risquer la mort. Cela montre aussi comme la situation en Centrafrique et au Tchad est grave, et à quel point la dite « option de terre brulée », la terreur dirigée par l’état contre la population, est maintenant en action.

L’assaut lancé par la France coloniale et ses alliés contre la Centrafrique et le Tchad est une guerre d’agression claire qui viole le droit international.



Les forces dirigées par la France sont entrain de commettre des violations graves des droits humains, notamment des homicides illégaux et des placements en détention arbitraire. Par ailleurs, il apparait que certains des membres des forces armées se livrent à des actes de torture et à des mauvais traitements contre les populations Centrafricaines. Des milliers de civils centrafricains sont tués au cours d’affrontements opposant des groupes rebelles armés aux troupes de la France et aux forces centrafricaines. Les soldats français se rendent coupables de graves exactions, notamment en prenant des civils pour cibles, bombardant sans distinction des quartiers d’habitation. Ils ont également pris des otages et tué certains d’entre eux. Les femmes continuent d’être harcelées et menacées, dans une atmosphère quotidienne de violence grandissante. Le gouvernement de Bozizé est impliqué dans des opérations d’élimination physique des populations civiles des régions de l’Ouham et de l’Ouham Pendé, du Bamingui et de la Vakaga.

Si le gouvernement Français continue à se dérober face à sa responsabilité, les Centrafricains appellent les gouvernements étrangers à tenir leurs obligations selon le droit international en enquêtant sur tous les officiers supérieurs français impliqués dans le scandale de progrom en Centrafrique et au Tchad.

Honoré Yadaba

Réfugié politique Centrafricain, USA.

Source: Alwihda -

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 00:52
Nouvelle intervention de l'aviation française - 30/11/2006
Des Mirage F1 français ont ouvert le feu jeudi à deux reprises sur des rebelles centrafricains, à Ouadda et N’Délé, dans le nord de la Centrafrique, a annoncé l’état-major des armées françaises à Paris.
 
"Les Mirage ont tiré en deux endroits, à Ouadda et N’Délé où les Forces armées centrafricaines étaient de nouveau engagées par des mitrailleuses lourdes de 14,5 mm", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major des armées.
 
"Ils ont eu des blessés dans leurs rangs et ont demandé à chaque fois l’intervention de l’appui aérien" français, a-t-il poursuivi, expliquant qu’il s’agissait d’un "appui aérien aux forces centrafricaines que nous soutenons".
 
Le porte-parole de l’état-major a indiqué ne pas disposer de bilan d’éventuelles victimes parmi les rebelles. Il a toutefois précisé qu’il n’y avait pas de blessé parmi les éléments français engagés au sol aux côtés de l’armée centrafricaine.
 
Les Mirage avaient déjà ouvert le feu lundi lorsque des éléments de renseignement français avaient répliqué "en état de légitime défense" à des tirs de la rébellion sur l’aéroport de Birao.
S
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 23:58

Conflit au sommet de l`Etat : Les jeunes houphouétistes donnent un ultimatum de 48 heures à Gbagbo / RJDP : "Dans quelques heures, nous allons reprendre la RTI"
(Le Nouveau Réveil 30/11/2006)
( 30/11/2006)


“Le destin de la Côte d'Ivoire se joue actuellement. Désormais, nous parlerons peu mais nous agirons beaucoup. L'heure n'est plus aux discours mais aux actes. L'heure est désormais à la rue. Nous donnons 48 heures à Laurent Gbagbo pour revenir sur ses décisions saugrenues, décrets bizarres, s'il n'applique pas totalement et intégralement la 1721, la jeunesse houphouétiste se réserve le droit de faire tout ce qu'elle veut pour que la paix revienne en Côte d'Ivoire". Tel est le sévère avertissement que les jeunes de l'opposition regroupés au sein du RJDP, réunis hier au siège du RDR à la rue Lépic à Cocody ont lancé à Laurent Gbagbo. Par la voix du président en exercice du RJDP Jean Blé Guirao, les jeunes houphouétistes ont donné l'assurance à leurs camarades venus nombreux les écouter que les choses vont très bientôt évoluer vers la paix en Côte d'Ivoire. Le président de la JUDPCI a ainsi invité tous les jeunes houphouétistes à la mobilisation et à se tenir prêts pour attendre le mot d'ordre. "(…) Ne vous amusez pas, c'est la fin de la fin. Ne soyez pas euphoriques. Quand le mot d'ordre va tomber, il faudra qu'on l'exécute (…) Ce pays appartient à tous les Ivoiriens", a en outre indiqué Jean Blé Guirao. Qui également a appelé les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes à rester républicaines dans cette autre crise qui est ouverte. Pour lui, " Le désordre s'est installé au niveau de l'Etat, il faut rapidement mettre de l'ordre". Il faut noter qu'à côté du président en exercice du RJDP, se trouvaient Karamoko Yayoro du RJR, Kouadio Konan Bertin (KKB) de la JPDCI et Kpangni Siméon de la JMFA.
Paul Koffi


RJDP : "Dans quelques heures, nous allons reprendre la RTI"

La RTI est depuis avant-hier défigurée à nouveau. Avec la nomination par Gbagbo de Brou Amessan au poste de Directeur général après le limogeage de Kébé Yacouba. La fameuse ode à la patrie, l`hymne national de la Refondation est à nouveau abondamment diffusé sur les écrans de la télévision. Brou Amessan est vraiment de retour et la télévision est vraiment tombée dans l`escarcelle de la galaxie patriotique. Il ne reste plus que la diffusion des messages de la haine et le flot d`injures pour que la boucle soit bouclée. Mais la jeunesse du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix n`entend plus laisser prospérer la propagande de la haine à la RTI. Elle a décidé d`y mettre un terme : "Dans quelques heures, nous allons reprendre la RTI" a lancé hier le président en exercice du RJDP, Jean Blé Guirao, devant de nombreux responsables des structures de jeunesses des partis membres du RHDP. " Nous payons tous la redevance et la RTI appartient à tout le monde. D`ailleurs on ne dit pas RTG (Radio Télévision Gbagbo mais RTI Radio télévision ivoirienne" a ironisé l`orateur.

La même détermination de remettre la RTI sur les rails est animée par la jeunesse proche du Premier ministre. Kouakou Abonouan a demandé lui aussi aux jeunes de mettre un terme à la caporalisation de la seule chaîne de télévision publique ivoirienne.

Yves M. Abiet

© Copyright Le Nouveau Réveil

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 21:56
Centrafrique/sport : Bravo ! Bravo aux fauves cadets

Bangui 28 nov. (ACAP)- Ces jeunes, […] les fauves cadets de bas-Oubangui version football ont mérité l'accueil qui leur a été réservé lundi 27 novembre de leur retour du Gabon où ils ont battu samedi dernier au stade d'Oyem (600 km), l'équipe cadette du Gabon sur la marque de 2 buts à 1, en match aller comptant pour les éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations des moins de 17 ans.



 

les fauves cadets triomphalement accueillis à l'aéroport de Bangui Mpoko (ph YAKA MAÏDE/Acap)
les fauves cadets triomphalement accueillis à l'aéroport de Bangui Mpoko (ph YAKA MAÏDE/Acap)
Déjà aux environs de 15 heures, les populations de Bangui, jeunes et vieux, hommes et femmes se sont massées aux abords des principales artères de la capitale. D'autres ont pris d'assaut l'aéroport Bangui Mpoko pour voir de leurs propres yeux l'avion qui allait débarquer les tombeurs des jeunes « léopards » de la RD Congo, les « lionceaux indomptables » du Cameroun, puis les petits « panthères » du Gabon.

Ce n'est qu'aux environs de 17 h 40mn que l'avion de la compagnie Centrafric Air a atterri à l'aéroport Bangui Mpoko où attendaient le président de la fédération centrafricaine de football, M. Thierry Kamach et son staff, les membres du bureau de l'organisation des femmes de Centrafrique (OFCA) et d'autres dirigeants politiques et sportifs centrafricains.

Interrogé par l'ACAP, le vice-président de la fédération centrafricaine de football, Jean-Marie Sakila qui accompagnait les fauves cadets au Gabon, s'est dit « très flatté de l'accueil qui est réservé aux joueurs ».

Quand à l'entraineur, Jean-Jacques Ombi, «la victoire des fauves cadets à l'extérieur justifie le sérieux que le gouvernement et les autorités sportives nationales ont mis dans la préparation de cette équipe ».

Le président de la fédération de football, Thierry Kamach, s'est dit très honoré par cette victoire et a déclaré qu' « il ne s'était pas trompé en orientant sa politique de développement du football centrafricain vers l'encadrement des plus jeunes », espérant qu'avec le soutien du gouvernement et des centrafricains tout entier, cette équipe cadette poursuivra son élan jusqu'à la phase finale prévue en mars prochain au Togo.

L'ambiance était au top niveau. Le cortège qui a quitté l'aéroport Bangui Mpoko à 18 h 30 atteindra son point de chute au stade Barthélémy Boganda qu'aux environs de 20 heures après quelque cinq kilomètres parcourus. Les populations du grand quartier populaire de Bangui, du KM5 ont été privées de cet enthousiasme, puisque, arrivé au croissement du 5ème arrondissement, le cortège ne pouvait plus continuer (foule compacte) est obligé d'emprunter l'Avenue de France afin d'aboutir au stade Barthélémy Boganda où attendait déjà le ministre de la Jeunesse des sports, des arts et de la culture, Désiré Zanga Kolingba, là où les manifestants ont chanté à cœur joyeux l'hymne national, la Renaissance.

L'essentiel est déjà fait. Il est évident de comprendre qu'il ne manque pas de talents en Centrafrique et surtout dans le domaine du sport. D'ailleurs, les fauves centrafricains version basketball l'avaient démontré en arrachant deux fois la coupe d'Afrique des nations en 1972 et 1987. Ce qu'il faut pour ces jeunes, c'est leur offrir des moyens conséquents afin de les encourager à aller de l'avant.

Le match retour est prévu pour le 09 décembre 2006 à Bangui ; Rencontre qui sera disputée sur le nouveau stade de 20.000 places, construit grâce à la coopération chinoise et qui sera inauguré officiellement le 07 décembre 2006.


Mardi 28 Novembre 2006 - 15:44
Dagoulou/ACAP
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 16:59

Photo : N?Cho Jean et Soly Germaine
Koné Mamadou, ministre de la Justice et Désiré Tagro, porte-parole de la Présidence
Déchets toxiques : ? Le ministre de la Justice demande contre une caution de 2 milliards LA LIBÉRATION DES 2 CADRES DE TRAFIGURA ? La Présidence s?y oppose
Dernière mise à jour : 29 Nov 2006 - 23:21 GMT

Au moment où la polémique sur les décrets présidentiels fait rage, le ministère de la Justice joue sa partition dans cette affaire qui défraie la chronique.

La lutte contre l?impunité est à géométrie variable dans le gouvernement du Premier ministre. Alors que Charles Konan Banny, évoquant la bonne gouvernance, proteste contre les décrets présidentiels réintégrant, à compter du 16 décembre prochain, le gouverneur du district d?Abidjan, les directeurs généraux des Douanes et du Port autonome d?Abidjan suspendus depuis le 15 septembre dernier dans le cadre de l?affaire des déchets toxiques, le ministère de la Justice rame à contre-courant.
En effet, il a entrepris des démarches pour obtenir la liberté provisoire pour Claude Dauphin, président du conseil d?administration et fondateur de Trafigura, et Jean-Pierre Valentini, directeur Afrique de l?Ouest de ladite société. Dans le courrier n°65 MJ/DACP en date du 29 novembre 2006 adressé au procureur de la République près le tribunal de première instance d?Abidjan-Plateau, Ouattara Zakaria, directeur des Affaires civiles et pénales au ministère de la Justice, conclut de facto à l?innocence des deux responsables de Trafigura. «Sur le fond, il convient de relever que les inculpés sont à des postes de responsabilité tels qu?en l?état de l?instruction, il est peu probable qu?ils puissent être ceux-là même qui, directement, ont convoyé puis déversé les déchets toxiques dans le district d?Abidjan», écrit-il. Aussi, instruit-il le procureur de la République «à l?effet de requérir la mise en liberté sous caution d?un milliard chacun» des deux responsables de Trafigura.
Cette correspondance d?une part, apporte de l?eau au moulin de la Présidence de la République qui, rappelant la distinction entre responsabilité administrative et culpabilité, a réhabilité les responsables suspendus; et d?autre part, disqualifie les discours actuels relatifs aux principes de transparence, de justice et d?équité. Trafigura, multinationale du trading pétrolier et des matières premières, se trouve être l?affréteur du Probo Koala, navire battant pavillon panaméen qui a transporté les déchets toxiques en Côte d?Ivoire. Ses deux responsables inculpés ont été arrêtés, dans la nuit du 16 au 17 septembre dernier, à l?aéroport international d?Abidjan et écroués à la Maison d?arrêt et de correction d?Abidjan (MACA).
C?est pourquoi par courrier n°014/PR/CSCAJ en date du 29 novembre 2006, Désiré Tagro Asségnini, Conseiller spécial du Président de la République chargé des Affaires juridiques, a exprimé son étonnement devant cette demande enregistrée le 31 octobre 2006 sous le n°400 au 4ème cabinet d?instruction du tribunal de première instance d?Abidjan-Plateau. «Je suis particulièrement troublé par une telle demande du ministre de la Justice au profit de deux personnes qui n?ont aucune adresse en Côte d?Ivoire et qui, j?en suis persuadé, vont quitter le pays dès leur mise en liberté», s?inquiète le Conseiller spécial du Chef de l?Etat dans sa correspondance adressée au procureur de la République près le tribunal de première instance d?Abidjan-Plateau. En outre, le montant du cautionnement de deux milliards de FCFA proposé suffit à montrer la puissance financière des inculpés à travers leur multinationale. Cette fortune, redoute le Conseiller spécial du Président Gbagbo, est susceptible d?être «utilisée de manière à nuire à la conduite de l?enquête qui n?est pas à son terme, comme le reconnaît par ailleurs le ministre de la Justice». Aussi, a-t-il demandé au procureur Tchimou Raymond de s?opposer «fermement par les moyens légaux à la mise en liberté des inculpés afin de ne pas en rajouter à l?émoi des Ivoiriens en général et des victimes de ce drame national en particulier, jusqu?à la fin de la procédure d?instruction».
Dans la nuit du 19 au 20 août dernier, des déchets toxiques contenant de l?hydrogène sulfuré et du mercaptan ont été déversés dans plusieurs sites à Abidjan, faisant une dizaine de morts. Plusieurs personnes interpellées croupissent à la MACA et les directeurs généraux des Douanes, du PAA et le gouverneur du district d?Abidjan ont été suspendus le 15 septembre dernier par le Premier ministre. Parallèlement, deux enquêtes ont été diligentées pour établir les responsabilités et punir les coupables. La première, orchestrée par la Primature, est administrative. Présidée par Mme Fatou Diakité, magistrat hors hiérarchie, elle a terminé ses travaux et a conclu à des dysfonctionnements dans l?administration. La seconde est judiciaire. Demandée par le Chef de l?Etat, elle est en cours sous la direction du procureur de la République près le tribunal de première instance d?Abidjan-Plateau.

Ferro M. Bally
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 16:39

LE CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L'UA BOYCOTTE PAR LES CHEFS D'ETAS AFRICAINS









Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA a suspendu sa réunion, dès après son ouverture, mercredi à Abuja
Par Josée Esther OTE, envoyée spéciale

APA - Abuja (Nigeria) La réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine, convoquée à Abuja, en marge du sommet Afrique - Amérique du Sud, a été suspendue des après son ouverture mercredi après-midi, pour cause de nombreuses absences de chefs d'Etats, dont celle du principal concerné dans la crise du Darfour, le président soudanais Omar Assad el Béchir.

Une dizaine de minutes ont suffi pour constater l'absence des chefs d'Etats. Seuls étaient présents le président de la Commission africaine, Alpha Oumar Konare, le vice-premier ministre gabonais Louis Gaston Mayila et les membres du groupe de l'Union Africaine en charge du Darfour.

Le président soudanais Omar Assad El Bechir, attendu a 15h a Abuja, avait fait reporter son arrivée à 16h, puis a 17h locales (TU + 1)

C'est surtout un problème d'organisation qui a contraint le CPS à ajourner sa réunion, a-t-on constaté sur place.

Selon le programme concocté par les organisateurs nigérians, la plupart des chefs d'Etat africains devaient arriver mercredi après-midi, pour participer jeudi, aux deux réunions, celle du CPS et celle des chefs d'Etat d'Afrique et d'Amérique du Sud.

Par manque de coordination, les organisateurs de l'UA ont maintenu la réunion du CPS, avant de constater qu'aucun des présidents africains ou leurs représentants ne se présenteraient mercredi après-midi.

Une dure journée attend donc jeudi les chefs de délégations qui examineront d'abord les thèmes de coopération avec leurs homologues sud-américains, avant de se pencher sur la délicate question du Darfour.

A Abuja, il se susurre que tout le monde, dans les délégations, s'attend à « une rencontre houleuse » entre le Président El Béchir et ses homologues africains, sur la question du Darfour.


JOE/ib/APA
29-11-2006

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Aperçu généré le 30/11/2006 à 16:17:52

 

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 15:58
La BM octroie 41 milliards de Francs Cfa au gouvernement centrafricain
(APA 30/11/2006)


APA Bangui (Centrafrique) Le gouvernement Centrafricain, représenté par le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération International, M. Sylvain Maliko et le Représentant de la Banque Mondiale, ont signé mardi à Washington, un accord de financement d’un montant de 82 millions de dollars, soit 41 milliards de Francs CFA, note le terme de l’accord publié dans la capitale fédérale.

La répartition d’octroi de ce financement à l’appui au programme servira en partie à apurer à hauteur de 30 milliards les dettes de la RCA envers la Banque Mondiale, environ 7 milliards vont être utilisés pour les échéances futures et les quatre (4) milliards constituent une aide budgétaire de l’Etat.

La Banque Mondiale a décidé d’accorder ledit financement au gouvernement centrafricain sur la base des mesures déjà réalisées dans le cadre du programme et du maintien d’un cadre de politique macro-économique appropriés.


SL/mn/APA
29-11-2006

 

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 15:35
Les rebelles en Centrafrique et au Tchad "sont en déroute", selon Omar Bongo
(A.P. 30/11/2006)


PARIS (AP) -- "Je crois que les rebelles, tant en Centrafrique qu'au Tchad, sont en déroute", a déclaré jeudi le président du Gabon, Omar Bongo, à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec Jacques Chirac.
Interrogé sur la situation au Darfour, M. Bongo a déclaré: "je crois que ça va aller, (...) je crois que les rebelles tant en Centrafrique qu'au Tchad, sont en déroute".
"Les forces centrafricaines et les forces tchadiennes ont délogé les rebelles (...) qui faisaient mouvement sur N'Djamena. Supposons qu'ils vont être stoppés", a-t-il expliqué. "En Centrafrique, (les rebelles) ont quitté Birao", dans le nord-est du pays. "Ils sont repartis d'où ils étaient venus. Souhaitons que cela soit d'une manière définitive", a ajouté le président gabonais.

Selon l'Elysée, le président français a de son côté "rappelé l'engagement de la France aux côtés de l'Union africaine en faveur de la stabilité régionale".

Le gouvernement tchadien avait accusé à plusieurs reprises le Soudan de soutenir la rébellion tchadienne, et le Soudan avait exprimé de semblables griefs à l'encontre du Tchad. Tout cela est désormais passé car le Sudan n'a rien à voir avec les rebellions en Centrafrique et au Tchad.

Les insurgés en République centrafricaine, qui partage également une frontière avec le Darfour, ont également intensifié leurs opérations au cours des derniers mois.
Interrogé sur l'anniversaire de Jacques Chirac, qui a fête ses 74 ans mercredi, Omar Bongo a répliqué: "ne me menez pas sur ce chemin tortueux". "S'il se présente (à la présidentielle, NDLR) c'est son affaire. S'il ne se présente pas, c'est son affaire aussi. Pour le moment, on n'en parle pas". Omar Bongo, 70 ans, dirige le Gabon depuis 1967. Il envisage d'être à nouveau candidat en 2012. AP


AP | 30.11.06 | 12:09


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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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