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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 15:07
Mirage contre rebelles - 29/11/2006
Des Mirage F1 français ont répliqué lundi à coup de canons à des tirs rebelles lors de la reprise de l'aéroport de Birao (nord-est de la Centrafrique) par les troupes centrafricaines, a indiqué mercredi l'état-major français.
 
Dans un premier temps, l'état-major avait évoqué une réplique en état de "légitime défense" d'éléments français déployés aux côtés des forces centrafricaines mais sans mentionner la participation d'avions de combat.
 
Il a précisé mercredi que des Mirage F1 étaient chargés de la "couverture aérienne" de l'atterrissage à Birao d'un Transall français transportant des soldats centrafricains.
 
L'incident s'est produit lundi avant cet atterrissage, alors que des "éléments de renseignement" français s'assuraient au sol que la piste de l'aéroport était praticable.
 
"Nous avons été pris à partie avec en face des mitrailleuses lourdes de 14,5 mm et nous avons répliqué", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées, précisant que les éléments français avaient "traité ces objectifs, à niveau, avec les canons de 30 mm des Mirages F1".
 
Ils ont agi en état de légitime défense par une "réponse proportionnelle et immédiate", a-t-il de nouveau souligné.
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 01:53


 Message à la Nation de M. Jean-Pierre Bemba Gombo

Peuple congolais, Chers compatriotes,

J’ai suivi le prononcé de l’Arrêt de la Cour suprême de justice proclamant les résultats définitifs du deuxième tour de l’élection présidentielle.

J’éprouve, comme beaucoup d’entre vous, une grande déception et de la frustration par rapport à la manière dont la Cour suprême de justice a traité le contentieux électoral du 2ème tour de la présidentielle.

Ce procès n’a été ni équitable, ni juste pour restaurer la transparence et la vérité des urnes. Nos griefs sur cette élection demeurent et nous serions bien fondés à en contester le verdict.

Cependant, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et dans le souci de préserver la paix et d’épargner au pays de sombrer dans le chaos et la violence, je prends aujourd’hui devant Dieu, la Nation et l’Histoire, l’engagement et la responsabilité de conduire désormais, en communion permanente avec vous tous, ce combat pour le changement dans le cadre d’une Opposition forte et républicaine.

J’appelle toutes les forces politiques et sociales, acquises à l’idéal d’un changement démocratique dans notre pays, de s’unir dans ce combat afin qu’ensemble, réorganisés, nous puissions assurer la refondation du Congo.

Je remercie le peuple congolais pour la confiance qu’il m’a témoignée en votant massivement pour le projet politique que je lui ai soumis. Ce projet, je le rappelle, consiste à défendre les droits légitimes du peuple congolais et à lui redonner sa dignité et sa place dans le concert des Nations. Mes remerciements s’adressent également aux militants et cadres du MLC, aux alliés du Renaco et de l’Union pour la Nation, pour les efforts fournis afin de porter au loin notre projet pour le Congo. Je voudrais les rassurer de la poursuite, dans une unité renforcée, de notre combat commun pour l’avènement d’un Congo nouveau.

Restons unis, mobilisés, vigilants et déterminés pour l’intérêt supérieur de notre Nation.

J’annoncerai dans les prochains jours sous quelles formes et modalités, nous conduirons cette opposition politique.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo !

Tous unis, avec Dieu nous vaincrons !

Je vous remercie.

Jean-Pierre Bemba 




 

© CENTRAFRIQUE OPINION LE DEVOIR DE VOUS INFORMER PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 01:39
Les élections au Congo : le serveur d’hébergement de la CEI se trouve aux champs Elysées, en France.
(Congo Inter 29/11/2006)


Jean-Pierre Bemba mène-t-il une opposition théorique ? Est-il vraiment au courant de tout ? La souveraineté du Congo n’est qu’une risette. Les preuves sont légions ; l’audace d’aller les chercher, c’est peut-être ce qui manque. Pour beaucoup de congolais, ces élections devraient être un abandon des anciennes mauvaises habitudes ; Apparemment, cette libération tant désirée est loin d’avoir débutée. Les congolais déclarent : « nous avons choisi Jean -Pierre Bemba, Jean Pierre Bemba ne nous a pas choisi ; pas pour faire des deals, mais pour gagner ». 12-14, rond point des Champs Elysées Paris Avec une dictature outrageusement maladroite d’une part et une opposition farouche « non technique » d’une autre part, le peuple congolais est impuissant devant la machination étrangère et la non technicité des locaux. Tous les beaux discours du monde n’arriveront pas à démanteler un système multi personnel de fraude. Par exemple : Où sont les preuves matérielles de la non filiation de Joseph Kabila à Laurent Kabila ? « Bien sûr qu’elles existent quelque part, elles ne viendront pas toutes seules, il faudra les dénicher », atteste un enquêteur. En dehors d’Honoré Ngbanda, qui fait réellement un effort pour prouver les faits au delà du doute raisonnable? Les congolais munis simplement des paroles et promesses… combattent une machine internationale hyper sophistiquée qui exige une perspicacité sans bornes ; « Nous devons recourir à mener des enquêtes approfondies, les actions doivent être nombreuses et les paroles moindres » a déclaré un congolais désolé du manque d’agressivité dans la recherche de la vérité. Souvenons-nous des déclarations d’Etienne Kabila interrompues brutalement par un doigt mystérieux… Mystérieux ? Apres la visite d’une soixantaine de journalistes représentant les médias tant nationaux qu’internationaux qui couvrent le processus électoral qui ont visité le mercredi 26 juillet 2006 le serveur de la Commission Electorale Indépendante (CEI) situé à son siège national à Kinshasa.(source http://www.cei-rdc.org/article.php3?id_article=147). Le gestionnaire du Centre National de Traitement leur a présenté l’installation ainsi que toutes les mesures de sécurisation qui l’entourent. Ainsi, leur a-t-il expliqué, pour protéger les données qu’il contient, le serveur n’a pas de connexion extérieure à la CEI; « un grand mensonge », Ce serveur appartient a un réseau et ce réseau a un domaine (comme tous les autres).dans le cas de la CEI, le domaine est CEI-RDC.CD est un lien a un serveur externe (en dehors du Congo), CEI-RDC.CD lequel contredit ce qu’ils disent,une couverture parfaite pour mener leurs opérations sans s’être détecté par les apprentis informaticiens de Bemba. La CEI, chargée d’organiser des élections libres au Congo, avait affirmé que son serveur (en informatique, on appelle un serveur, toute machine ou programme qui offre un service à un client) se trouve à Kinshasa ; cela est pourtant un tissu de mensonges car le serveur d’hébergement de la CEI se trouve en France (voir le document en bas… 12-14, rond point des Champs Elysées). La question de la souveraineté du Congo se pose nettement du fait que la programmation de ces élections se fait à partir d’un autre pays. La souveraineté du Congo a longtemps été une pomme de discorde entre Kabila et les congolais.Point ne besoin de dire que les information privées des congolais sont en France et Belgique. La compagnie qui téléguide les élections du Congo à partir de Paris s’appelle Regus ; Elle est dirigée par un homme d’affaire belge « touche-à-tout » nommé Mark Dixon. Regus est aussi partenaire de deux autres entreprises : First Technology et Adastra minerals dans l’exploitation de notre Cobalt. Il est impressionnant qu’une compagnie spécialisée dans la location des bureaux, des salles de réunion et des bureaux virtuels professionnels… se soit octroyée la gérance informatique des élections d’un autre pays « Souverain ». Hasard ou choix délibéré ? L’abbé Malu-Malu s’étonne-il de tous ces changements inexplicables ? Les gonflements des taux de participation à l’est, l’inverse à l’ouest…Me Bemba dort encore, malgré la surprise du premier tour. Pur hasard les affinités qui existent entre Louis Michel, le gouvernement belge et l’homme d’affaire Mark Dixon ? Il est loyal à ses intérêts personnels et surtout belges. En hébergeant le serveur CEI-RDC-ORG en France, non seulement les fichiers sont gérés par eux, mais en plus, le site de la CEI n’est pas doté d’un système de sécurité, nous ont confirmé nos experts. Cela veut dire que n’importe qui peut entrer dans ce site et modifier les données sans être appréhendé par un dispositif en place. La question qui se pose est celle de savoir que fait cette compagnie incompétente au milieu de ces élections « libres et démocratiques » au Congo ? Serait-ce pour falsifier les résultats ? Au premier tour, une semaine avant la fin de la proclamation, les résultats s’affichaient 44% à 20% et pourtant, les presses de la communauté internationale avaient déjà donné ces figures avant qu’elles ne soient connues officiellement. Un proche à Kabila a déclaré : « La démocratie, n’est pas pour les noirs, tous les présidents africains trichent : Kabila, n’est donc pas le premier ». Notons que récemment Kabila et Bemba se sont entretenus à huit clos et que ce dernier n’a apparemment pas « bondi » sur lui comme le prédisait Vital Kamerhe pour éviter le débat. Le Congo est-il aux enchères ? Elections libres ou Mascarade ? voici les preuves; à vous de juger!!!

Domain ID:D105708402-LROR Domain Name:CEI-RDC.ORG Created On:09-Feb-2005 19:12:12 UTC Last Updated On:22-Dec-2005 19:40:20 UTC Expiration Date:09-Feb-2007 19:12:12 UTC Sponsoring Registrar:Network Solutions LLC (R63-LROR) Status:CLIENT TRANSFER PROHIBITED Registrant ID:39080899-NSI Registrant Name:CEI-RDC Registrant Organization:CEI-RDC Registrant Street1:Avenue Des Lilas Registrant Street2: Registrant Street3: Registrant City:KINSHASA Registrant State/Province: Registrant Postal Code:3722 Registrant Country:CD Registrant Phone:+1.243815024380 Registrant Phone Ext.: Registrant FAX: Registrant FAX Ext.: Registrant Email: Admin ID:39080899-NSI Admin Name:CEI-RDC Admin Organization:CEI-RDC Admin Street1:Avenue Des Lilas Admin Street2: Admin Street3: Admin City:KINSHASA Admin State/Province: Admin Postal Code:3722 Admin Country:CD Admin Phone:+1.243815024380 Admin Phone Ext.: Admin FAX: Admin FAX Ext.: Admin Email: Tech ID:34603115-NSI Tech Name: AMEN.FR Tech Organization:AMEN.FR Tech Street1:12-14, rond point des Champs Elysees Tech Street2: Tech Street3: Tech City:Paris Tech State/Province:France Tech Postal Code:75008 Tech Country:FR Tech Phone:+1.33892556677 Tech Phone Ext.: Tech FAX: Tech FAX Ext.: Tech Email: Name Server: NS2.AMEN.FR Name Server:NS1.AMEN.FR

Par Mireille Fayila

Congointer.com
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 00:41
Le ministre de l'Intérieur aux étrangers: Le Bénin ne servira pas de base arrière
(L'Araignee 29/11/2006)


La salle de conférence de la direction des Douanes et droits indirects a abrité, hier mardi 28 novembre dans l’après-midi, une rencontre du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Collectivités locales avec quelques communautés étrangères présentes au Bénin. Deuxième du genre depuis la prise de fonction de Edgard Alia, cette rencontre visait à mettre les étrangers résidant chez nous devant leurs responsabilités, quant à l’observance stricte des lois en vigueur au Bénin.

A aucun moment l’affaire de la récente arrestation de deux ressortissants centrafricains n’a été évoquée par Edgard Alia, mais elle était bien la toile de fond de la rencontre. Pour le ministre de l’Intérieur, il fallait rappeler aux étrangers séjournant chez nous que si notre Constitution leur garantit les mêmes droits et libertés que les nationaux, il y a cependant des limites légales. Ainsi, si le Bénin est une terre légendaire d’accueil, que des étrangers y séjournent en toute quiétude, ils ne devraient pas, profitant de cette largesse de notre pays, se livrer à des actes contraires à leur statut. Cela, le ministre de l’Intérieur l’a martelé avec force, la mine rébarbative à volonté comme pour donner plus de poids à ses propos. Desdits propos, il ressort que le Bénin ne saurait servir d’arrière base à quelque groupe organisé pour se préparer et aller agresser un Etat quelconque. En tout cas, de tels actes subversifs ne seront pas tolérés, dira Edgard Alia par ailleurs révolté de constater depuis sa prise de fonction, que des Béninois, par « cupidité » hébergent des étrangers avec qui ils « cultivent des plans de déstabilisation de pays amis ». A ces compatriotes qu’il qualifie de « racoleurs », Edgard Alia a lancé un avertissement. « Nous les suivons, nous les connaissons déjà et certains ont même été déjà pris ».
Aux étrangers qui ont trouvé le terrain fertile dans la collaboration des nationaux, le ministre de l’Intérieur a rappelé les dispositions légales tirées de la Constitution et de la Convention de l’OUA aujourd’hui UA, relatives aux réfugiés. Puis, il tiendra un langage d’apaisement à leur endroit, les rassurant de la disponibilité du gouvernement à leur garantir la sécurité et la protection, mais tout en les invitant à tenir compte de ce que le peuple béninois n’aime pas la violence, et à ne pas en abuser. Ainsi, tant que le contrat de confiance sera respecté, la bonne ambiance prévaudra a dit Edgard Alia avant d’ajouter que « de toutes les façons, la police et la gendarmerie sont déjà à pied d’œuvre pour dénicher les étrangers indélicats ».
Il s’étendra ensuite en conseils, demandant aux étrangers de savoir prudence observer en cette veille de fêtes de fin d’année, réputée « période rouge » puisque « même les malfrats veulent fêter ».
Heureux de la démarche du ministre, quelques participants à la rencontre, notamment les Sénégalais, Tchadiens et Nigérians ont tenu à exprimer leur joie au ministre pour la considération et l’attention qu’il leur porte. Ils en appellent à une bonne collaboration entre le ministère et les communautés étrangères qui, de leur propre aveu, ont un grand besoin d’organisation à la base. Tous s’engageront enfin à observer scrupuleusement les lois et règlements en vigueur au Bénin.

Par Wilfried Léandre HOUNGBEDJI


 

© Copyright L'Araignee

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 00:25
 

29/11 :Rca: « La rébellion est tout à fait légitime » (interview du représentant du président Patassé

Lin Banoukepa, représentant du président Patassé, dénonce l’« ingérence française »

mercredi 29 novembre 2006, par Saïd Aït-Hatrit


La rébellion qui sévit au nord de la Centrafrique est "tout à fait légitime" mais le président Ange Félix Patassé n’y est en rien impliqué, selon Lin Banoukepa, le représentant du chef de l’Etat déchu. Lundi, l’armée française a permis aux troupes régulières centrafricaines de reprendre l’aéroport de Birao. Lin Banoukepa, également président de la fédération du MLPC à l’étranger, dénonce l’"ingérence" française dans un conflit "entre Centrafricains". Interview.
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En quelques mois, les coupeurs de route qui commettaient des violences au nord de la Centrafrique se sont transformés auprès de l’opinion en une rébellion armée qui vient de prendre plusieurs villes. Lundi, l’armée française, renforcée de 100 hommes depuis une semaine, a permis à son homologue centrafricaine de reprendre l’aéroport de Birao, une ville sous contrôle rebelle. Elle a même été amenée à ouvrir le feu, selon elle, en état de « légitime défense ». Me Lin Banoukepa, avocat et représentant du président déchu Ange Félix Patassé, dénonce « une ingérence » dans un conflit « entre Centrafricains ». Au président de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme), l’avocat sénégalais Sidiki Kaba, qui en appelait sur Afrik à la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye contre Ange Félix Patassé, il répond que François Bozizé est le premier Centrafricain qu’il faudrait traduire devant la justice. Egalement président de la Fédération du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain ) en Amériques, Asie, Europe et Moyen-Orient, Lin Banoukepa nie toute implication d’Ange Félix Patassé dans la rébellion mais la légitime.

Afrik : Le président Patassé a-t-il un lien avec la rébellion qui sévit au nord de la Centrafrique ?
Lin Banoukepa : Le président Patassé est le président du MLPC, un parti légal, reconnu en Centrafrique et qui dispose dans son statut d’une point précisant que le pouvoir ne se conquière que par la voie des urnes. Nous restons attachés au légalisme et ne pouvons empêcher des hommes se revendiquant du MLPC de rejoindre la rébellion au nord. Mais Patassé n’est ni de près ni de loin impliqué dans la rébellion. Les rebelles au nord du pays sont des Centrafricains. Des jeunes Centrafricains que Bozizé a initié à la désobéissance civile et à l’usage des armes pour communiquer. Il a été peu reconnaissant avec eux lorsqu’ils l’ont porté au pouvoir et ils ont eu à reprendre les armes contre lui.

Afrik : Souhaite-t-il rentrer en Centrafrique, depuis Lomé, où il a pris ses quartiers ?
Lin Banoukepa : Le président Patassé a été réélu en juin 2004 à la tête du MLPC. Il brûle d’envie de rentrer dans son pays, de répondre à la justice si le peuple le met en cause. Pour moi, il est le président en exercice de la Centrafrique. La Constitution de 1995 refuse la reconnaissance à tout individu qui prend le pouvoir par les armes. Bozizé n’a pas de fondement légitime. Il n’existe que par les armes.

Afrik : La République de Centrafrique et la FIDH ont demandé à la CPI d’ouvrir une enquête sur les violations des droits de l’homme qu’Ange Félix Patassé aurait commises, notamment en 2003…
Lin Banoukepa : Le président ne peut être mis en examen ni par la Cour criminelle de Bangui, comme cela a été fait, ni par la CPI. Il faudrait pour cela déterminer qu’il a été l’initiateur des actes ayant entraîné des crimes de sang, des crimes économiques… Sous couvert de son pouvoir régalien de président de la République, il était en droit d’en appeler à toute force pouvant permettre la protection de la population. Il a eu recours à la France, qui a refusé, à la Cemac, qui est intervenue selon ses possibilités, et à la Libye.

Afrik : La FIDH vise le président Patassé en fonction du soutien qu’il a reçu de la part d’Abdoulaye Miskine et Jean-Pierre bemba, deux chefs de guerre qu’elle souhaite aussi voir jugés…
Lin Banoukepa : Patassé, en toute légitimité, a appelé Bemba non pas pour détruire la Centrafrique, mais pour la protéger de Bozizé. On lui reproche aujourd’hui d’avoir protégé les biens de la Centrafrique au détriment des putschistes. On se plaint du recours à Miskine, mais Miskine est un Centrafricain, non un Tchadien. Il vient de prendre Birao et il était militaire au moment des faits. Bozizé est arrivé avec le soutien de plus de 2 500 Zaghawas, mis à sa disposition par Idriss Déby, pour tuer et réduire à néant tout le tissu économique dans le nord.

Afrik : Durant les mois qui ont précédé la prise de pouvoir de Bozizé, des violences commises par les troupes de Bemba et Miskine sur les populations ont pourtant été signalées...
Lin Banoukepa : Le président Patassé n’a pas demandé l’aide de Bemba et de ses hommes pour violenter le peuple centrafricain. Il n’avait aucun intérêt à déstructurer l’ordre social. A l’inverse de Bozizé qui avait intérêt à semer la désolation pour déstabiliser le régime. Le premier défaut de Patassé était l’absence de communication qui caractérisait son régime. Une absence de restitution de la réalité des faits sur le terrain. Bozizé a vite su qu’il prendrait le pouvoir en s’attachant la sympathie des intellectuels centrafricains, comme Karim Mekasoa ou Me Tchangin. Il s’est attaché les services des cadres centrafricains en mal de communication qui s’en sont donné à cœur joie. Ils ont emporté la voix de l’Europe… Depuis trois ans, il n’y a pas eu un début de commencement de remise en cause du pouvoir de Bozizé. Par ailleurs, s’il pense dire que Patassé a mal gouverné, qu’il a été un tyran, il faut lui rappeler qu’il a été son premier conseillé. Quelle a été sa responsabilité en matière de conseil ? Et de ceux qui sont aujourd’hui autour de lui ? Ne sont-ils pas des sujets potentiels devant la Cour criminelle ?

Afrik : Cela signifie-t-il que vous seriez d’accord pour l’ouverture d’une enquête par la CPI ?
Lin Banoukepa : Je suis d’accord. Maintenant, le premier Centrafricain à traduire devant la justice est Bozizé.

Afrik : L’armée française a permis lundi à l’armée régulière centrafricaine de reprendre l’aéroport de Birao. Que pensez-vous de son intervention dans le conflit ?
Lin Banoukepa : Ce qui se passe en Centrafrique est une ingérence dans un contentieux qui oppose des Centrafricains à des Centrafricains. Les moyens utilisés, armes, munitions, sont pris sur le territoire national. Ce n’est pas une force étrangère en provenance du Soudan, comme le dit Bozizé. Les médias rapportent la prise par les rebelles de quatre villes au nord mais ils oublient Moungouba, au sud, et plusieurs villes au nord... Toute cette zone est tenue par les rebelles, des militaires et des civils qui contestent le régime de Bozizé. En politique, les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts. Mais le fait pour la France de venir en aide à Bozizé ne préservera pas ses intérêts, auprès d’une jeunesse qui ne dispose pas de système de santé, d’enseignement, de travail... Le rôle de la France devrait être un rôle de conseil, de facilitateur de dialogue, pas de renforcement de l’armée.

Afrik : Insister comme vous le faites sur la nature centrafricaine de la rébellion signifie-t-il que vous la légitimez ?
Lin Banoukepa : Elle est tout à fait légitime. C’est une rébellion pour chasser Bozizé et ramener des civils au pouvoir. Leur première démarche a été le dialogue mais Bozizé l’a refusé. Il a dissous la douane, il traite les militaires de paresseux… l’armée ne peut dans ces conditions que rejoindre la rébellion. C’est important que la rébellion soit centrafricaine, car nous allons porter plainte contre les Bongo et Sassou, qui sont en train de mener une opération punitive pour maintenir Bozizé au pouvoir.

Afrik : L’opposition politique, réunie au sein de l’Union des forces vives de la Nation, a lancé un appel au dialogue en Centrafrique le 21 novembre dernier. Y participeriez-vous ?
Lin Banoukepa : J’ai moi-même ouvertement demandé le dialogue. L’absence de dialogue est la cause même de la rébellion aujourd’hui. Le dialogue qui a eu lieu en 2004, à Bangui, s’est tenu sans nous, les fidèles du MLPC. En 2005, Bozizé a interdit à Patassé d’être candidat à la présidentielle alors qu’il a été nommé par le parti. C’est la même chose qui se passe avec les rebelles qu’il a ramené avec lui. Il ne veut pas les écouter et il retourne aujourd’hui d’autres militaires contre eux.

Source: Alwihda - Afrik

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 19:34
 

29/11 :Centrafrique: Incertitude autour de la ville de Birao et la France décide de soutenir le régime

BANGUI, le 29 novembre (IRIN) - Appuyées par des éléments de l’armée française, les troupes gouvernementales centrafricaine ont (auraient) repris le contrôle de la ville de Birao (nord), tombée en octobre dernier aux mains des rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), a annoncé ce mardi le directeur du service de presse de la présidence, Lord Esaie Nganamokoi.

« L’armée a la situation en main », a-t-il confié à IRIN.

Le prochain objectif à présent est la reconquête d’Ouadda-Djalle, Ouadda et Sam-Ouandja, des villes du nord du pays prises le 31 octobre lors du déclenchement du mouvement insurrectionnel de l’UFDR, une coalition de groupes rebelles qui s’est fixée comme prochaine cible la ville minière de Bria, située à quelque 650 km au nord-est de Bangui, la capitale.

Surprises par la rapidité avec laquelle ces villes sont tombées aux mains de la rébellion, les autorités centrafricaines ont sollicité l’aide de la France, leur allié et ancienne puissance coloniale. La France aurait fourni un soutien logistique à l’armée centrafricaine pour l’aider à reprendre à Birao, une ville de 30 000 habitants.

L’armée gouvernementale mène actuellement des opérations de ratissage dans Birao, un important carrefour commercial pour la région puisque la ville se trouve sur le principal axe routier reliant le Tchad au Soudan. Selon Abdel Karim Meyaki, un commerçant de Bria, l’armée gouvernementale avançait lundi en direction de Sam-Ouandja.

Pourtant, à en croire l’UFDR, Birao serait toujours aux mains de la rébellion. « Le général Damane Zakaria, notre chef d’Etat-major s’y trouve encore », a déclaré Diego Albator Yao, porte-parole de M. Zakaria. « Les soldats français et les troupes gouvernementales sont à l’aéroport, mais sont encerclés par nos hommes. »

L’UDFR n’attaquera pas les troupes françaises tant qu’elles ne se mêleront pas de nos affaires internes, a précisé M. Yao.

Toutefois, a-t-il souligné, « nous riposterons si les troupes françaises attaquent nos positions. »

Malgré les combats qui ont lieu actuellement, l’UFDR est toujours prête à négocier avec le gouvernement, a fait savoir M. Yao.

« Nous sommes prêts à nous asseoir à la table des négociations avec le gouvernement pour résoudre les problèmes du pays », a-t-il ajouté.

La rébellion revendique le partage du pouvoir et accuse le Président François Bozizé d’avoir constitué un gouvernement où une bonne partie de la population n’est pas représentée.

Entre temps, dans le nord-est du pays, l’UFDR, dirigée par Michel Djotodia, a revendiqué la prise de la ville de Ndele (nord), une information confirmée par un officier supérieur et conseiller du Président Bozizé, qui a précisé toutefois que l’armée tentait actuellement de déloger les insurgés.

La prise de Ndele, la capitale de la préfecture de Bamingui-Bangoran, intervient à la suite de l’arrestation de deux importantes personnalités de l’UFDR.

En effet, à la demande du gouvernement centrafricain, les autorités béninoises ont arrêté à Cotonou, capitale du Bénin, M. Djotodia et son porte-parole, Abakar Saboune et devraient les extrader vers Bangui.

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mercredi 29 novembre 2006, 16h17
La France soutient militairement la République Centrafricaine pour sécuriser et contrôler la zone des trois frontières (Nord-Est)
Type : Communiqué de presse
Emetteur: Ministère de la Défense

La France, à la demande du gouvernement centrafricain et dans le cadre de nos relations bilatérales, apporte son soutien aux forces armées centrafricaines (FACA) et à la force multinationale de la CEMAC (FOMUC) dans leurs opérations pour sécuriser et contrôler la zone des trois frontières (Nord-Est), occupée par des éléments infiltrés.

Le 19 novembre 2006, une compagnie de renfort, soit une centaine de militaires français, est arrivée à Bangui pour renforcer le détachement Boali, portant son effectif à environ 300 hommes. Les militaires français fournissent un soutien dans les domaines de la planification et du conseil militaire.

Ce soutien reste étroitement complémentaire du travail accompli par la FOMUC dans le cadre de sa mission d'appui aux Forces armées centrafricaines.

Depuis 2002, grâce au détachement permanent Boali de 200 militaires, la France apporte un soutien renseignement, un soutien logistique et mène des actions d'instruction au profit des FACA.
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Source: Alwihda - IRIN/Divers

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 18:42
Quelle politique française en Afrique ?
Par le Crid et Survie
samedi 10 juin 2006
Dans la perspective des élections françaises de 2007, le CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) coordonne une campagne d’interpellation des candidats sur les relations Nord-Sud. "Survie", membre du Comité de pilotage, est investie dans ce projet et tout particulièrement sur la thématique de la politique de la France en Afrique.Il s’agit de faire en sorte que le maximum de citoyen(ne)s inscrive la solidarité internationale dans leur réflexion à l’approche du vote. Il s’agit également d’inciter les partis politiques à intégrer les questions de solidarité internationale dans leur programme, puis pour les élu(e)s, de vérifier la mise en œuvre de leurs engagements. Nous publions ci-dessous, comme contribution au débat sur les alternatives à la politique néo-coloniale de la France en Afrique, un extrait du document de la campagne "Etat d’urgence planétaire" sur les élections présidentielle et législatives de 2007 .

POUR UNE POLITIQUE DE LA FRANCE EN AFRIQUE RESPONSABLE ET TRANSPARENTE

Nous demandons aux partis politiques de s’engager :

• en faveur d’une politique de coopération avec l’Afrique respectant : l’état de droit et les aspirations démocratiques, les droits économiques, sociaux et culturels des peuples, de la souveraineté économique, politique et militaire des États reconnus par leur population, les dynamiques régionales et continentales afrcaines ;

• en faveur d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique afin qu’elle ne puisse plus être confisquée par une minorité d’acteurs politiques et économiques. Nous demandons que soit mise en place une commission parlementaire chargée de réaliser un bilan des politiques françaises en Afrique en auditionnant experts, responsables politiques, économiques et associatifs ;

• pour que la France défende plus activement les intérêts africains au sein des institutions internationales.

LE CONTEXTE

Plus de quarante ans après les indépendances, le bilan de la politique de la France en Afrique, tant au plan économique, politique que militaire, est contesté par ses bénéficiaires supposés. A part quelques expériences positives (notamment certaines réalisations dans le domaine de la coopération technique) et bien qu’ayant fait l’objet de réformes institutionnelles, cette politique n’ pas toujours servi les objectifs de développement, de soutien à la démocratie et à la paix, affichés parfois ostensiblement. Décidées dans l’opacité, sans contrôle parlementaire et citoyen, les interventions de l’Etat français en Afrique (financées par les contribuables) ont surtout servi les intérêts, parfois contradictoires, de minorités économiques ou politiques, en France comme en Afrique (les « réseaux de la Françafrique »). Du fait de son manque de cohérence et de transparence, il apparaît aujourd’hui nécessaire de refonder cette politique sur des bases plus conformes aux aspirations des populations africaines et des citoyens français.

LES ARGUMENTS

LA DIPLOMATIE FRANÇAISE A SOUVENT BLOQUÉ L’ÉMERGENCE DES SOCIÉTÉS CIVILES AFRICAINES en soutenant sans modération des régimes contestés par leurs peuples, favorisant de nombreuses situations de crises politiques et de guerres. Le soutien au régime génocidaire au Rwanda, la crise de succession au Togo ou la dérive du clan Déby au Tchad ont montré la situation d’impasse à laquelle mène une « diplomatie de la stabilité » qui ne fait qu’aggraver les facteurs de tensions. La France doit réellement conditionner son appui au respect de l’État de droit et encourager fortement les États mettant en place des systèmes de gouvernance démocratique et investissant dans des programmes sociaux (éducation, santé, eau, logement, transport). Elle doit mettre un terme à une diplomatie fondée sur des amitiés personnelles en instaurant des règles de protocole plus strictes et en révisant la nature et les fonctions des groupes d’amitié parlementaires. Elle doit également contribuer efficacement aux processus démocratiques en ne cautionnant plus des élections organisées sans contrôle efficace et en favorisant une supervision par l’ONU de tout processus électoral « à risque ».

LE DÉFICIT DE SOUVERAINETÉ EMPÊCHE LES RÉGIMES AFRICAINS LES PLUS VOLONTARISTES DE PRÉSIDER EFFICACEMENT AUX DESTINÉES DE LEUR NATION. Il est criant dans le domaine financier (poids de la dette) et monétaire, dans la zone CFA. Le lancement d’un plan de transfert progressif de souveraineté monétaire aux institutions régionales, chargées de se prononcer sur le maintien ou non de cette unité monétaire, devrait donc être envisagé. Au niveau économique, le respect de la souveraineté passe par un encadrement plus strict des interventions des multinationales françaises, notamment en matière d’extraction de matières premières, de délégations de services publics (eau, communications, transport). Cet encadrement doit être formalisé sur la base de règles de procédures et de transparence à valeur contraignante. Sur le plan de la souveraineté militaire, la suspension des interventions armées unilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU et la fermeture des bases militaires françaises, à l’exception de celles prévues dans le cadre du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP), doivent être envisagées.

L’ENCHEVÊTREMENT DES LIEUX DE DÉCISIONS DE LA POLITIQUE FRANÇAISE EN AFRIQUE AVEC UNE PLACE CENTRALE DE L’ÉLYSÉE (qui en a fait son domaine réservé notamment à travers sa « cellule africaine »), montre l’extrême nécessité que la politique extérieure de la France soit aujourd’hui soumise aux règles élémentaires de démocratie. Cela doit commencer par un rôle accru et effectif du Parlement en matière de coopération économique et financière, mais aussi de coopération militaire.

LA POLITIQUE FRANÇAISE EN AFRIQUE S’INSCRIT AUJOURD’HUI DANS UN CONTEXTE D’INTERVENTIONS CROISSANTES D’ACTEURS MULTILATÉRAUX SUR LE CONTINENT. Grâce à son influence diplomatique au sein de l’ONU, de l’UE et son poids financier au sein des institutions financières internationales, la France est en mesure de défendre des politiques de coopération multilatérales plus efficaces en matière de lutte contre la pauvreté et moins soumises à l’orthodoxie néolibérale, ce qu’elle a très peu fait par le passé. Il s’agit également de permettre aux Etats africains d’acquérir plus de poids dans la défense de leurs intérêts. En matière diplomatique, domaine dans lequel l’influence de la France s’exerce le plus fortement, il est souhaitable de mettre un terme à la politique du « domaine réservé » que la diplomatie française tente d’imposer au sein de l’Union européenne ou de l’ONU dès lors qu’il s’agit de l’Afrique francophone, avec des objectifs souvent éloignés des revendications des peuples africains.

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 16:51

FACE AU DOUBLE LANGAGE DE LA POLITIQUE FRANCAISE EN AFRIQUE

ACTE- I :EYEDAMA FURIEUX CONTRE CHIRAC

Face au double langage de la politique française en Afrique:Le Président Eyadema furieux contre le Président CHIRAC
- [ 4/16/2003 ]







Le 15 mars dernier, les rebelles centrafricains dirigé par le Général François BOZIZE ont chassé du pouvoir Ange Félix PATSSE. Ce dernier, après quelques jours passés au Cameroun, a été prié gentiment de partir. Un article publié par le confrère François SOUDAN du journal Jeune Afrique l'intelligent N° 2203 du 30 mars au 05 avril et qui relatait les derniers moments de l'ancien chef d'Etat Centrafricain, on parlait du choix qu'il avait entre 3 pays africains à savoir : L'Afrique du Sud, la Libye et le Togo. Tout le monde sait à présent qu'il n'a été difficile à PATASSE de choisir de venir à Lomé au Togo chez son frère et ami Eyadema pour des raisons que nous passons ici sous silence et que tous les togolais connaissent d'ailleurs.

Dans ce même article, le confrère parlait de l'entretien que le Président déchu PATASSE aurait eu avec son hôte togolais le Général Eyadema, ce dernier le rassurait en ces termes : “Tu es ici chez toi, je prends toutes les dispositions nécessaires”. Le même journal rapporte qu'au cours des conversations, l'homme du 13 janvier, compatissant au malheur de son frère et ami PATASSE, aurait dit : “Et dire que, lors du dernier sommet de chefs d'Etat de France et d'Afrique tenu à Paris, nous avons tous cru Jacques CHIRAC lorsqu'il nous a assuré que le temps des rebellions et des coups d'Etat était révolu !”.

A la lumière de cette déclaration, on a l'impression que le chef de l'Etat togolais est mécontent de son homologue français Jacques CHIRAC. Aurait-il brusquement peur des rebellions et des coups d'Etat lui qui déclarait dans ses moments de gloire devant les étudiants regroupés dans l'ex MONESTO présidé à l'époque par l'actuel ministre KLASSOU je cite : “lorsque Dieu distribuait la peur, j'étais absent. Je n'ai pas eu ma part. Donc je n'ai jamais peur de qui que ce soit ni de quoi que ce soit” fin de citation. Depuis quand développe t-il le syndrome de la peur ? Certains parlaient hier qu'il faut établir une différence entre la peur et la méfiance ou pas, ce qui est sûr c'est que le Timonier serait furieux contre Jacques CHIRAC qui apparemment n'a pas tenu à sa parole.

Selon toujours le journal jeune Afrique l'intelligent, le putschiste BOZIZE serait parti de la France pour venir faire son coup lorsque PATASSE était au Niger en vue de prendre part au sommet de la CEN-SA. IL est alors facile de déduire par simple logique que la chasse de PATASSE aurait reçu l'aval des autorités françaises. Alors qu'adviendra-t-il demain si des rebellions se préparent depuis l'hexagone et atterrissent dans certains pays dont les dirigeants sont très allergiques au renouveau démocratique. C'est plus ou moins là l'inquiétude de l'homme du 13 janvier surtout quand il pense qu'une certaine coalition Agbéyomé-Gilchrist se formerait en France.

Si les informations publiées sur le cas BOZIZE se confirmaient alors Jacques CHIRAC aura du mal à faire comprendre à Eyadema « qu'un homme d'Etat qu'il soit civil ou militaire doit respecter sa parole donnée devant un public venant de divers horizons». En tout cas, pour l'heure, disons que le Président togolais serait très déçu par son ami Jacques CHIRAC. Mais on ose croire que l'orage passera et que le Timonier reviendrait à de meilleurs sentiments ; qu'il comprendrait que son régime bientôt quarantenaire porte les germes de sa propre destruction. L'histoire nous renseignera mieux

Kokou Kalè

(Akéklé N°181 du 14/04/03)

CENTRAFRIQUE OPINION:LE DEVOIR DE VOUS INFORMER -PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS
 
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 16:42
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Une "géopolitique" à génie variable

Avec la chute du mur de Berlin, les données géopolitiques du continent africain ont radicalement changé, et le continent noir n'est plus un terrain d'affrontement privilégié entre l'Est et l'Ouest. En revanche, l'enjeu du partage du monde en zones d'influence aiguise les appétits. La France s'inscrit obstinément dans cette perspective : elle a approfondi ses liens économiques, culturels et militaires avec le maximum de pays africains, élargissant la sphère francophone à la zone lusophone et, de plus en plus, à l'aire anglophone d'Afrique australe, à commencer par le Zimbabwe.

Certes, l'Afrique a perdu certains de ses attraits des années soixante. Ses réserves de matières premières paraissent moins décisives ; son non-décollage économique limite la "rentabilité" de l'aide investie ; sa main d'oeuvre est moins désirée et sa présence n'est plus requise dans un bloc "occidental" qui a perdu son adversaire soviétique. Malgré cet effilochage d'intérêts, l'Afrique reste pourtant stratégiquement irremplaçable pour le rayonnement international français - notamment à travers le bloc francophone, particulièrement soigné et préservé. Les élargissements latins pratiqués ces dernières années (anciennes colonies belges, portugaises ou espagnoles) procèdent bien sûr de la nécessité d'arrondir la zone d'influence, mais aussi d'intérêts économiques bien sentis.

Mais la difficulté d'assurer la stabilité politique dans les pays africains compromet ce concept même de zone d'influence dont voudrait se prévaloir une "grande puissance" au sein des Nations unies. La priorité demeure donc d'éviter les conflits. La coopération militaire n'a plus le même sens qu'au temps de la fracture Est-Ouest, mais n'en a pas perdu de valeur pour autant. Que la Somalie n'ait plus d'Etat, que le Soudan ou le Libéria soient en état de guerre civile, que le Rwanda et le Burundi soient à la merci d'un génocide, que le Mali et le Niger ne sachent comment "gérer" les populations touareg,... toutes ces incertitudes politiques gênent terriblement l'utilisation que les pays puissants peuvent faire de leurs alliés africains.

Sans doute la levée du Rideau de fer, à la fin des années quatre-vingt, a-t-elle permis une expression plus directe de ces conflits, contenus jadis par des dictateurs qu'aidaient avec plus de poigne et de détermination les différents blocs. La démocratie elle-même, portée par les vents d'Est, révèle en se déployant des conflits latents que la simple règle de "un homme, une voix" ne peut résoudre : on l'a vu au Rwanda, on a vu aussi tous les aménagements institutionnels que l'Afrique du Sud a dû imaginer pour que chaque communauté ethnique ou politique puisse trouver place dans un pays démocratique unique. Tous ces aménagements prendront du temps, et la démocratie à l'africaine ne se construira pas en un jour. La France se propose en attendant d'être, via sa coopération militaire, un facteur de stabilisation.

Il est clair qu'il existe cependant une gradation politique dans l'implication française : les huit pays sous accords de Défense (Cameroun, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Comores, Djibouti, Gabon, Sénégal, Togo) bénéficient d'attentions particulières ; de nombreux pays sous assistance technique "simple" ont aussi des liens étroits par rapport à une stratégie globale de résistance linguistique (Rwanda) ou stratégique (Tchad dans son conflit avec son voisin libyen).

Dans ce schéma global, les interventions de la France sous couvert onusien sont perçues comme doublement pertinentes : il ne peut échapper à l'ONU que le continent africain risque de devenir une zone d'instabilité endémique, avec de graves répercussions sur la sécurité internationale, et que les interventions indirectes (diplomatiques ou politiques) ne suffiront pas à y remédier ; d'un autre côté, le parapluie de l'ONU ou l'apparence humanitaire donnent une légitimité supérieure aux interventions françaises.

Il est donc vraisemblable que la coopération militaire franco-africaine ira s'intensifiant dans les années à venir - d'autant plus que les institutions militaires des pays aidés sont particulièrement budgétivores et incapables de s'auto-suffire. La France hésitera à des coupes budgétaires qui pourraient, dans les pays concernés, irriter les corporations militaires ou affecter la "loyauté" politique du chef de l'Etat.

La coopération militaire reste donc vécue comme une double dépendance, dont ni la France ni les pays africains ne peuvent se défaire. La seule latitude demeure dans les exigences nouvelles qui prennent jour concernant des techniques et des armements de plus en plus sophistiqués. Que l'Afrique soit industriellement sous-développée n'empêche pas de nombreux pays de s'approvisionner en armes de haute technologie, changeant du même coup la façon française de concevoir sa coopération. Les risques ne viennent plus seulement de manifestants de rue ou de militaires insurgés facilement réductibles. Aujourd'hui, les nouveaux armements disponibles auprès des ex-pays de l'Est et les possibilités d'armes nucléaires (Afrique du Sud, peut-être Libye...) obligent les forces d'intervention françaises à concevoir des possibilités de riposte plus larges.

Cet ensemble de considérations relève de la "géopolitique", c'est-à-dire d'une discipline hybride, sans statut, où les militaires s'essayent à faire de la politique, les politiques à penser en termes de stratégie planétaire, et les experts à vaticiner. Que le résultat soit douteux, en termes prédictifs et éthiques, relève de la faiblesse humaine - acceptable tant que de telles considérations restent discutées et débattues. Le problème, c'est que cette discipline aujourd'hui aussi fascinante que jadis l'astrologie, est de préférence cultivée dans des milieux fermés, endogames (cercles, mess, chapelles,... ), qui enfantent fréquemment des schémas monstrueux. C'est ainsi que le souci compréhensible de défendre l'influence française en Afrique a pu être largement contaminée par l'exécrable "syndrome de Fachoda" : l'Afrique latine contre le Commonwealth, l'anglophobie systématique, la résistance héroïque du civilisateur français contre les hordes "hamites" ou les "aristocraties guerrières" déferlant depuis l'Ouganda... Ces schémas, débiles ou dérisoires, hantent les états-majors et, sous l'influence du lobby militaire, finissent par déterminer des alliances contre nature, avec les pires tyrannies.

Il est tout à fait envisageable que la France apporte une contribution positive à la difficile recherche de la sécurité sur un continent en transition. Encore faudrait-il qu'elle ne s'ampute pas systématiquement de son intelligence, en écartant toute discussion publique et contradictoire des motivations de sa présence et de son action.

Certes, la sécurité globale d'un pays peut passer par le renforcement du pouvoir en place. Encore faudrait-il admettre que l'aggravation de l'insécurité de la population peut finir par s'opposer à l'objectif minimal recherché, la "tranquillité
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 14:47
 

29/11 :RCA: Le Chef d'Etat major de l’UFDR condamne fermement l’intervention militaire de la France

République centrafricaine
l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement
(UFDR)
Etat major

Communiqué de Presse : Le Chef d'Etat major de l’UFDR condamne fermement l’intervention militaire de la France

L'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) condamne avec la dernière énergie l’arrestation du capitaine Abakar Sabone et Michel Am-Nondroko Djotodia.
Le capitaine Abakar Sabone et Michel Am-Nondroko Djotodia, tous deux leaders du UFDR ont été appréhendés par la police béninoise le mercredi 22 novembre 2006. L’UFDR condamne cette arrestation et met en garde les autorités béninoises contre toute tentative d’extradition des responsables du UFDR vers la RCA, où ils risquent la peine de mort.

Par ailleurs, l’UFDR condamne fermement l’intervention militaire de la France en Centrafrique et appelle le Président CHIRAC à ne pas s’ingérer dans la crise intérieure centrafricaine mais de contribuer plutôt à la restauration de la paix par le dialogue.

Enfin, l’UFDR appelle l’opposition centrafricaine à l’unité de toutes ses forces afin de faire face à l’ennemi commun.

Fait à Ouadda Djallé le 29 novembre 2006

Le Général KOUMTAMADJI alias Abdoulaye MISKINE
Chef d’Etat major général de l'Union des forces
démocratiques pour le rassemblement
L’UFDR

Source: Alwihda -

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