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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 01:24
Accusé de parti pris durant le génocide rwandais: La radio française RFI se justifie
(Pressafriq 06/11/2006)


Radio France Internationale (RFI) a rendu public un rapport de synthèse sur sa couverture de la crise rwandaise pour contredire les accusations de manipulation portées contre elle par Pierre Péan dans son livre "Noires fureurs, blancs menteurs, Rwanda 1990-1994" publié en novembre dernier.

Suite à la demande de la Société des Journalistes, le PDG de RFI a chargé deux collaborateurs de la radio de regrouper et d'analyser l'ensemble de la production concernant le conflit et le génocide rwandais.

Pierre Péan a formulé plusieurs griefs à l'encontre de RFI dont le principal est le de la station, et notamment de quatre journalistes de la rédaction, en faveur du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé, aujourd'hui au pouvoir à Kigali.

Après l'écoute de 800 journaux "Afrique" répertoriés dans la base de données de la sonothèque et couvrant la période du 2 octobre 1990 au 18 juillet 1994, les deux collaborateurs de la radio ont établi un document de 716 pages comportant les références et le contenu de ces journaux.

RFI a estimé qu'à la lumière de ce travail de recherche, il apparaît que les critiques formulées par Pierre Péan contre elle "ne sont absolument pas fondées" et a réfuté au passage les accusations de manipulations de ses collaborateurs.

Les auteurs du rapport notent, en outre que "devant l'ampleur des questions et des débats que le traitement de l'actualité rwandaise par un media comme RFI serait en droit de susciter, il apparaît, à la lecture de toutes ces retranscriptions, que les accusations de Pierre Péan sont, le plus souvent, portées de manière partiale et parfois légère".

Par ailleurs, "Noires fureurs, blancs menteurs, Rwanda 1990-1994" vaut également à son auteur une plainte déposée par SOS Racisme et les rescapés du génocide des Tutsi au Rwanda, soutenus par l'association IBUKA, pour diffamation raciale et incitation à la discrimination raciale. (pana)

 

© Copyright Pressafriq

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 01:15
Derniere Mise a Jour: mardi 07 novembre 2006, 22:44

La LCDH se retire de la marche commanditée et achetée par Bozizé (C.A.P)

  Bangui, 7 nov. (C.A.P) – Me Goungaye Wanefiyo président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme a annoncé sur radio Ndéké Luka à Bangui la non participation de sa ligue à la marche de condamnation de la prise de Birao par la rébellion commanditée par Bozizé et les bozizistes prévue pour se tenir le mercredi 8 novembre 2006.  Me Goungaye a également dit dans son interview sur les antennes de radio Ndéké Luka avoir refusé la somme de 300.000 f CFA environ 400 euros, que le comité d’organisation de la marche avait proposée à la LCDH afin qu’elle puisse prendre part à tout prix à la marche. En clair, c’est par l’argent qu’on achète les participants à cette marche dont ce n’est pas la première sous le régime de Bozizé.  Tout en condamnant la prise de Birao et toutes les tentatives de déstabilisation des institutions républicaines, le président de la LCDH a expliqué les raisons de la non participation de son organisation à cette marche de soutien à Bozizé par le fait que selon lui, c’est l’impunité et la mal gouvernance du pouvoir qui fait le lit de la rébellion.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 01:07
Derniere Mise a Jour: mercredi 8/11/06

Déby et Bozizé préparent leurs troupes pour prendre en étau leurs rébellions respectives (C.A.P)

 

  Bangui, 7 nov. (C.A.P) – Selon des informations de sources concordantes proches de la présidence et de l’état major des Faca, Idris Déby Itno et François Bozizé préparent sérieusement en secret une contre-attaque pour déloger leurs rébellions respectives du Sud Est tchadien et du Nord Est centrafricain.   C’est ainsi que Déby a dépêché le week-end dernier son chef d’état major des armées auprès de Bozizé afin de préparer une attaque d’envergure destinée à prendre en étau et mâter les troupes rebelles de l’UFDD dans le Sud Est tchadien et ceux qui se sont emparés de la ville de Birao dans l’extrême Nord Est de la RCA.   Il est question pour Bozizé d’envoyer des éléments Faca en direction de Ouadda Ndjallé sur le territoire centrafricain et que Déby lance également ses soldats à partir d’Am-Timan, grande localité du Sud tchadien proche de la frontière du Nord Est centrafricain.   Pour renforcer son armée fortement en difficulté après la déroute que lui ont infligée les éléments de l’UFDD du  général Nouri, Idriss Déby a dans un premier temps, décidé de retirer une partie de ses troupes stationnées à Bangui pour la protection de Bozizé.   Mais le parrain de Bozizé n’entend pas rester sur la défaite de ses troupes dans le Sud Est du Tchad. La bataille de Hadjer-Meram au cours de laquelle Déby a perdu son chef d’état major adjoint, le général Moussa Sougui lui a laissé un arrière goût de grande amertume. 

 

 
 

 
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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 00:58

La contre-offensive de Bozizé envers les rebelles de Birao a débuté (C.A.P)

 

  Bangui, 7 nov. (C.A.P) – La contre-offensive de Bozizé envers les rebelles qui se sont emparés de la villes de Birao a vraisemblablement commencé. Des informations dignes de foi proches du contingent tchadien de la CEMAC à Bangui et de l’état major des Faca, font état de ce qu’une dizaine de véhicules militaires chargés de soldats de la FOMUC et des éléments Faca ont été réunis et pris la route.   Des témoins ont en effet aperçu plusieurs véhicules militaires franchir la barrière du pk 12 ce jour en direction du Nord Est du pays. Malgré les appels incessants de Bozizé pour une intervention directe de l’armée française sur les théâtres d’opération notamment la ville de Birao actuellement occupée par la rébellion, la réponse du gouvernement français exprimée à travers les propos du porte parole du quai d’Orsay semble être de s’en remettre aux troupes de la FOMUC stationnées à Bangui.   Selon également des informations d’une source proche de l’état major des Faca, le corps d’un soldat qui a trouvé la mort au cours d’un accrochage avec des rebelles sur la route de Bocaranga –Bozoum, a été ramené dimanche dernier à Bangui.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 00:46

 

A quoi sert l’ordre constitutionnel en Afrique devant un coup d’Etat libérateur?

By DR FRAN MORRI T. SAMOURAH

La Constitution en Afrique n’est rien d’autre qu’un instrument ‘‘juridique’’ qui permet aux dictateurs de se maintenir ou de s’accrocher au pouvoir contre le gré des populations qu’ils prétendent diriger faussement au non de la « Démocratie ». Cette Constitution toujours taillée sur mesure est comme un chiffon pour les dirigeants africains, elle peut être déchirée et recousue à tout moment selon que très souvent les généraux autogradés veulent garder le pouvoir et le léguer à qui ils veulent le plus souvent à leurs proches ou fils comme le cas au Togo.

Or un président qui n'a pu réaliser ses ambitions pour le pays en cinq ou dix ans ne saurait les réaliser en quinze ans, voire plus. Ce faisant, il serait sage de laisser sa place à une nouvelle équipe plus inspirée et mieux aguerrie. Pour quoi laisser les dictateurs sanguinaires, vampires et affameurs de peuple régner des décennies sans aider la population à se débarrasser d’eux?

Les Ould TAYA de Mauritanie, Ben Ali de Tunisie, Lansana CONTE de Guinée, Omar BONGO du Gabon, Yoweri MUSEVENI d’Ouganda, ou encore Gnassingbé EYADEMA du Togo (jusqu’à sa mort) et récemment Idris DEBY du Tchad ont tous emprunté la même voie pour se maintenir au pouvoir au grand dam de nos populations qui sombrent de jour en jour dans la misère. Le tout se fait devant une Communauté Internationale, notamment l’Ua et la Cedeao, qui observe toujours un silence coupable.

C’est dans ce contexte d’incertitude que le Coup d’Etat est intervenu en Mauritanie. Que fera, en ce moment, la Communauté internationale, surtout l’Ua et la Cedeao, devant ce Coup d’Etat libérateur du Peuple Martyr de Mauritanie, un coup d’Etat salué par la population mauritanienne dans son ensemble?

La Cedeao et l’Ua se disent contre la prise du pouvoir par la force. Cette prise de position est une bonne chose, mais devant les modifications intempestives des constitutions, des élections truquées etc, elles restent muettes. C’est là où le bas blesse au sein de ces deux organisations, la supercherie de la plupart des chefs d’Etat Africains. Le manque d’alternance, les élections truquées, les modifications des constitutions… sont à la base des violences en Afrique y compris les coups d’Etat. Combattre les effets et laisser les causes se reproduire, voilà, c’est à ce ridicule que se prêtent la Cedeao et l’Ua en Afrique. C’est pour quoi elles sont incapables de régler les conflits qui sévissent dans notre cher Continent l’Afrique. Le problème Togolais en est un cas éloquent.

Quand la crise au Togo a commencé nous avons écrit dans l’une de nos déclarations, nous nous citons: «…l’Union Africaine et la CEDEAO doivent profiter de cette crise togolaise, faire une pierre deux coup, régler une fois pour toutes le «problème du pouvoir» en Afrique, car le malheur de l’Afrique passe par là. Nos Chefs d’Etat Africains ont pris goût de modifier intempestivement les Constitutions à leur guise pour s’accrocher au pouvoir, pour éliminer leurs adversaires potentiels dans la course aux présidentielles, d’organiser des mascarades électorales etc.

Par conséquent l’Union Africaine, la CEDEAO et les autres organisations régionales et sous-régionales doivent s’impliquer d’avantage pour convoquer dans un bref délais une Conférence Internationale des Chefs d’Etats africains sur «le pouvoir en Afrique» à l’issue de laquelle conférence sera mis sur pied un Code de Conduite tenant lieu de Loi, dite Charte de l’Afrique par exemple, dont tous les Chefs d’Etat Africains seront tenus à respecter. Nous estimons que c’est l’unique et meilleure façon de prévenir les conflits armés et corollaires en Afrique.

Il n’est pas normal que le Bénin et le Ghana acceptent les élections libres et transparentes et que leur voisin le Togo fasse exception. Ainsi que le Sénégal, le Mali, même la Sierra Leone et le Libéria qui viennent de sortir d’une guerre civile acceptent les élections libres et transparentes et que la Guinée du Général Lansana CONTE et la Mauritanie du Général Ould TAYA les refusent et continuent à organiser des élections truquées dont les résultats sont connus d’avance. Cela est inadmissible. »


Il faut absolument un code de conduite pour les chefs d’Etat Africains permettant l’alternance démocratique. Il faut d’abord commencer à discipliner les dirigeants africains pour qu’ils cessent les modifications fantaisistes des Constitutions. Sinon toute mesure sans ce préalable sera inexorablement vouée à l’échec. Rien ne sert à condamner les coups d’Etat après qu’ils aient été perpétrés et prendre des mesures draconiennes contre les commanditaires. Le médecin après la mort, sans être médecin légiste, a déjà joué son rôle.

C’est peine perdue. Dans tous les cas c’est le peuple qui sera toujours victime. Il faut prévenir les coups d’Etat et autres conflits armés par le mécanisme de prévention que nous venons de signaler plus haut.
Il est temps que nos Chefs d’Etat cessent de jouer à l’aveuglette. Ils doivent cerner mieux les maux qui rongent notre continent afin d’y apporter les solutions adéquates. Il faut aider à temps les peuples africains à se débarrasser des dictateurs sanguinaires corrompus et affameurs qui sucent leur sang à blanc. Les bandits chefs d’Etat sont connus de par leur comportement, il faut leur lancer l’ultimatum pour qu’il changent ou qu’ils quittent ou il faut les faire quitter.

Cela va de la crédibilité de la Cedeao et de l’Ua. Le cas mauritanien mérite une attention particulière, il mérite d’être suivi de prêt avant toute intervention inopportune. Pour nous, les Sans Voix, en ce moment de croisée des chemins nous soutenons fermement le Peuple Martyr Mauritanien dans la prise effective en main, en toute liberté, de son destin pour l’avènement d’un véritable Etat de droit en Mauritanie. Nous invitons la Communauté internationale à aider et à soutenir le Peuple mauritanien dans ce sens.

Vive le Peuple Martyr Mauritanien!
Vive l’Afrique démocratique!

EGALITE – PARTIOTISME – FRATERNITE
Fait à Conakry, le 03 Août 2005
Dr Fran Morri T. SAMOURAH
Président de l’Association Guinéenne des Sans Voix (Aguisav)
Conakry République de Guinée

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 00:22
Bilan des violences de la semaine dernière dans la région du Salamat
(Le Monde 07/11/2006)


Des affrontements entre des communautés arabes et non arabes du Tchad ont fait plus d'une centaine de morts la semaine dernière dans le Salamat, dans le sud-est du pays, a déclaré mardi le ministre tchadien de l’Administration territoriale Ahmat Mahamat Bachir.

"Il y a eu un problème entre les Arabes et les Kibets (tribus non arabes) il y a une semaine (le 31 octobre)", a affirmé le ministre, sans préciser la nature de cet incident.

Selon lui, de premiers affrontements ont fait trois morts dans chaque communauté. "Les Arabes des cantons voisins se sont ensuite organisés pour attaquer les villages des Kibets", a ajouté M. Bachir, joint au téléphone à Am-Timan, chef-lieu de la région du Salamat, à 600 km à l'est de N'Djamena.

Il a précisé que ces violences avaient fait en tout "plus d’une centaine de morts" ainsi que "des blessés, des déplacés et plusieurs villages incendiés", mais que la situation était "redevenue calme" depuis le 4 novembre.

Selon un défenseur local des droits de l'Homme qui a requis l'anonymat, ces violences ont fait au moins 140 morts, 30 blessés et près de 400 cases brûlées. "Nous sommes venus sur place pour évaluer les dégâts et mener les enquêtes", a expliqué M. Bachir, qui se trouve dans le Salamat depuis trois jours à la tête d'une délégation.

La région du Salamat, frontalière de la Centrafrique et située non loin du Darfour soudanais, a été le théâtre fin octobre d'affrontements entre l'armée et les rebelles tchadiens de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Ces derniers ont brièvement occupé Am-Timan le 23 octobre avant de se replier vers l'est. Aucun lien n'a été établi dans l'immédiat par les autorités entre la présence des rebelles dans cette région et les affrontements entre Arabes et Kibets de la semaine dernière.

 

© Copyright Le Monde

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 21:43

Communiqué de presse du MAE français “LE PARISIEN” ENTRETIEN MME BRIGITTE GIRARDIN

L'Intelligent d'Abidjan : Depêche 8:10 pm

Q – Votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU, la résolution 1721 organise une nouvelle transition politique d’un an en Côte d’Ivoire. Comment celle-ci va se passer ?

R – Elle tire les leçons de l’échec de la précédente, la résolution 1633, et renforce les pouvoirs du Premier ministre. Elle maintient certes M. Laurent Gbagbo chef de l’Etat pendant un an de plus, mais elle organise un transfert effectif du pouvoir à Charles Konan Banny, qui est un chef de gouvernement de transition non éligible à la présidentielle. C’est là la clé de la réussite. Cette résolution renforce considérablement les pouvoirs du Premier ministre, auquel elle donne “pleine autorité sur les forces armées et de police”. On va voir s’il peut les exercer… La Constitution ivoirienne ni aucune autre disposition juridique ne peuvent plus être opposées pour lui contester ses pouvoirs. Si cela ne marche pas, les responsables du blocage seront clairement identifiés.

Q – Est-ce à dire que Gbagbo, qui gagne un an de plus, devient un président sans pouvoirs ?

R – C’est un peu ce que les Africains de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et de l’Union africaine ont souhaité en recommandant que le Premier ministre ait la “pleine autorité sur les forces armées et de police” et qu’il puisse en toutes matières, prendre des décisions par ordonnance ou décret-lois en Conseil de gouvernement. Toute la communauté internationale est d’accord pour dire que le Premier ministre est le responsable de la transition et que cette transition doit être la dernière ! Le mandat du président Gbagbo est expiré depuis octobre 2005.

Q – Le chef du gouvernement est chargé d’organiser “des élections libres, ouvertes, justes et transparentes d’ici au 31 octobre 2007 au plus tard”, mais croyez-vous vraiment que les Ivoiriens pourront voter d’ici là ?

R – Je l’espère. C’est en effet la dernière chance que nous avons de régler cette crise de façon politique et pacifique, sans effusion de sang. Il faut arriver à des élections démocratiques, car on ne peut accepter que ces élections soit truquées ou bâclées. Le seul objectif de la France, qui ne soutient aucun candidat, c’est que le peuple ivoirien puisse choisir librement celui qui doit diriger le pays et “que le meilleur gagne”, mais qu’il gagne honnêtement ! La Côte d’Ivoire a droit à avoir un chef d’Etat légitimement élu. Cela veut dire des élections régulières à tous les stades, y compris très en amont en incorporant dans les listes électorales les nombreux Ivoiriens qui en avaient été écartés.

Q – Le Premier ministre aura-t-il vraiment les moyens de sa politique ?

R – Il faut maintenant que les Ivoiriens eux-mêmes appuient le processus et prennent leur destin en main. On est là pour les aider, mais on ne peut pas le faire sans eux. C’est un pays souverain, que l’on ne met pas sous tutelle.

J’ai été onze fois en Côte d’Ivoire en moins d’un an et ce qui m’a le plus frappée, c’est d’entendre à chaque fois ce message : “Nous n’arrivons plus à nous faire confiance entre nous. Aidez-nous !” C’est dans cet esprit que nous agissons à la demande des Africains eux-mêmes. La population ivoirienne est la première fatiguée et lassée de ce conflit qui dure depuis quatre ans. Les pays de la région en ont aussi assez de ce conflit qui a des répercussions très négatives sur toute l’Afrique de l’Ouest et constitue une grande menace de déstabilisation pour toute la région. Si ce pays sombre dans la guerre civile, c’est en effet toute l’Afrique de l’Ouest qui sera déstabilisée, voire tout le continent africain.

Q – Le parti du président (le FPI) fait signer une pétition réclamant le départ des 4.000 soldats français de l’opération “Licorne” assimilée à une “force d’occupation”...

R – Le président Gbagbo ne nous a officiellement saisi d’aucune demande de cette nature. Licorne, c’est 4.000 hommes et 250 millions d’euros par an, mais c’est sans doute grâce à Licorne et à l’ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) que la Côte d’Ivoire n’a pas sombré dans la guerre civile et que nous avons évité des massacres de population. Nous voulons que cet appui militaire et financier important soit utile et serve à la réussite du processus de transition.

Mae Francais-3/11/2006

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 20:45
PRESSIONS DE L'ELYSEE, DETERMINATION DE GBAGBO : Les gros soucis de Konan Banny
(Le Matin d'Abidjan 07/11/2006)


L'heure n'est pas à la sérénité du côté du Premier ministre. Cela, depuis le vote de la résolution 1721 et le dernier discours à la Nation du président de la République, annonciateur de lendemains incertains pour le locataire de la " cage ". Décryptage.

Bientôt une semaine que le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à l'unanimité des " 15 " la résolution 1721, la 17ème du genre sur la Côte d'Ivoire, depuis le déclenchement de la crise ivoirienne en septembre 2002. Et depuis, le Premier ministre garde un lourd silence sur le texte onusien qui en bien d'endroits s'est montré généreux envers lui, en lui attribuant sur papier des pouvoirs " renforcés " pour conduire à bien sa mission. Pourquoi le chef du gouvernement se mure t-il dans le silence, là où en temps normal il se serait déjà précipité pour remercier la communauté pour la confiance placée en lui et la volonté de voir s'éteindre la crise en Côte d'Ivoire ? Selon nos sources au cœur de la primature, l'attitude du Premier ministre est commandée par une sorte de profond drame intérieur que vit en ce moment l'enfant de Morofè, pris dans les feux croisés des pressions élyséennes et de la détermination d'un Laurent Gbagbo désormais d'attaque et, dit-on, prêt à tout. Une équation bien difficile qui, assure t-on, ôte le sommeil au nouvel argentier de l'Etat. Comment faire pour ne pas décevoir définitivement le parrain français,- qui compte désormais sur lui pour se venger d'un Laurent Gbagbo devenu indomptable sur le terrain diplomatique-, et ne pas se mettre totalement à dos le chef de l'Etat et l'armée régulière qui vient une fois encore de lui faire allégeance ? Comment s'y prendre pour montrer à l'Elysée que contrairement à ce qui se raconte, il a de la personnalité, donc capable de tenir tête à Gbagbo, et ne pas donner l'image repoussante à ses concitoyens d'un homme qui veut "vendre" le pays à la France ? C'est en somme pour soigner ce mal intérieur que Charles Konan Banny s'est replié depuis quelques jours dans son village natal de Yamoussoukro, pour, dit-on, "se ressourcer et demander conseils à ses parents ". Car, à en croire notre informateur, bien que la France ait assuré Banny de la disponibilité de la force Licorne, qui pourrait intervenir en cas de difficulté, celui-ci reste encore hésitant. Et cela, pour au moins trois raisons. Premièrement, indiquent nos sources, " le Premier ministre sait qu'au-delà de tous les discours, la réalité du pouvoir s'exerce sur le terrain. Or à ce niveau, Laurent Gbagbo qui a avec lui la Constitution et la loyauté de l'Armée reste toujours un épouvantail. Plus d'une fois, il a eu à en faire l'expérience, avec les infortunes diverses du G7 qui pourtant, a toujours bénéficié du soutien sans réserve de Paris. Il n'a donc pas envie de s'engager dans une voie qui pourrait lui être préjudiciable, vu que la France ne voudra jamais se salir les mains en utilisant ouvertement la force en Côte d'Ivoire ". Aussi fait-on observer que Banny est loin de se laisser griser par l'actuel soutien massif dont il bénéficie de la part de l'opposition ivoirienne dans le débat sur la R 1721 car " il est conscient que ce soutien circonstanciel ne vise seulement qu'à combattre Laurent Gbagbo, et rien de plus ". Deuxièmement, il faudra chercher dans la nature même de l'homme les raisons de l'embarras. C'est que Banny, malgré la grande gueule et la fierté excessive, (qui colle généralement aux banquiers), qui lui sont reconnues, n'est pas homme à aller au charbon. Il n'est pas partisan des solutions de rupture, qui lui commanderaient de guerroyer ouvertement contre Gbagbo comme l'y invite Paris et l'opposition ivoirienne. D'ailleurs, lui-même a toujours clamé qu'il ne se mettra jamais dans une logique d'affrontement avec le N°1 ivoirien. Car il est conscient que pareille posture ne pourra déboucher que sur la violence avec son corollaire de morts. Et c'en sera fini de l'image de l'homme aux mains immaculées que Banny entretient depuis son arrivée sur la scène politique nationale dans la perspective de l'horizon 2012. Or le Premier ministre compte jouer sur cette image de rassembleur, de faiseur de paix, pour massivement rallier les suffrages de ses concitoyens. Enfin, fait-on également observer, le chef du gouvernement n'a pas envie de dégainer le premier et donner ainsi l'occasion au Président Laurent Gbagbo de le dégommer en formant un nouveau gouvernement confié à un nouveau Premier ministre, comme l'annonce du reste la rumeur abidjanaise devenue d'ailleurs persistante ces derniers jours. Surtout que dans l'entourage du " Primus ", on s'accorde à reconnaître que " de tous les acteurs politiques ivoiriens, le chef de l'Etat est le seul qui a franchement collaboré avec le premier ministre ". Ceci explique t-il cela ? Wait and see.

Yves De Sery
Yvesdesery2@yahoo.fr



Couleuvre

Ça y est ! Le Président Laurent Gbagbo est monté en première ligne. Ainsi qu'il a lui-même annoncé dans son adresse à la nation, le 02 novembre dernier. Le chef de l'Etat ivoirien tient donc solidement la barre. D'ailleurs la situation du moment le commande. Et à lire bien ses déclarations de ces derniers jours, Laurent Gbagbo semble décidé à ne plus céder la moindre parcelle de terrain à ceux qui, pour aller à la paix, font de grands détours. Alors qu'on peut y accéder directement. Le locataire du palais d'Abidjan va donc tracer un nouveau cadre de sortie de crise dans les tout prochains jours. Le temps de sa traditionnelle consultation populaire qu'il entame ce matin avec le peuple de Côte d'Ivoire. C'est pas petit boucan ! Comme aimait à le dire, le président Douk Saga (paix à son âme). Et comme quand deux couteaux se battent, le poulet se met très loin du théâtre de l'affrontement, Konan Banny, le Premier ministre ivoirien, s'est replié sur Yamoussoukro. Son village natal. Le temps de voir si ses parrains français se remettront de sitôt de la couleuvre qu'ils viennent d'avaler. Mais apparemment, les choses ne semblent pas aisées pour Konan Banny dont les hagiographes annoncent une prochaine sortie. Autant dire que le chef du gouvernement ivoirien prépare, lui-même, la plus grande humiliation qu'il n'ait jamais connue. La politique, ce n'est pas une affaire de banque. Encore un jeu d'enfant.

 

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 19:50

L'ancien membre du Congrès américain John Brademas de l'Etat de l'Indiana a une fois défini le leadership comme : "la compétence et le caractère ou leurs synonymes - l'intelligence et l'intégrité".

Par extension, le leadership politique est une affaire de service. Il s'agit de motiver et d'inspirer ceux que l'on dirige à donner le meilleur d'eux-mêmes, en prenant exemple sur le leader.

Inversement, le leadership ne consiste pas à être intéressé. Il ne signifie pas accumulation de richesses, car s'il confère des honneurs, il ne s'agit pas de servir, les yeux braqués sur un trophée ou un butin.

Malheureusement, en Afrique, le leadership politique est synonyme d'avidité et de cupidité. Il équivaut à l'impunité et à l'oppression, à la dictature et à la kleptocratie, qui entretiennent et accentuent la pauvreté.

Le diable doit être dans la politique et dans la manière dont elle est pratiquée sur le continent, parce que dans les autres domaines de l'entreprise humaine tels que les sciences, l'art et la littérature, le sport, l'agriculture, l'environnement et la gestion de la société civile, ainsi que la construction de la paix, les Africains ont continué à se distinguer.

Les explications ne manquent pas sur les raisons pour lesquelles les choses sont comme elles sont, ni les prescriptions sur les changements souhaités, cependant les Africains restent dans un cercle vicieux.

Ainsi, il y a presque un consensus entre les Africains préoccupés et les étrangers tout aussi inquiets sur le fait qu'un leadership politique de mauvaise qualité et la corruption sont les deux maux qui se renforcent mutuellement et qui sont la cause du retard du continent, au demeurant très riche, et d'une vie de misère et de pénurie pour 700 millions de personnes.

Au-delà des slogans, la lutte contre la corruption doit de toute évidence jouer un rôle essentiel dans l'équation socio-économique et politique visant à guérir les dirigeants africains d'une kleptomanie malfaisante si l'on souhaite que le continent progresse.

Ce qui a probablement inspiré le lancement à Londres le 26 octobre du Prix de 5 millions de dollars pour la Bonne Gouvernance en Afrique sub-saharienne. C'est vraisemblablement une tentative de récompenser les dirigeants africains reconnus comme ayant consacré leur mandat constitutionnel à surmonter les défis en matière de développement de leurs pays, à améliorer les conditions de vie des populations et à consolider les fondements d'un développement durable.

Le Prix Mo Ibrahim pour la réalisation dans le cadre du leadership africain, lancé par la Fondation Mo Ibrahim est une initiative du Soudanais du Dr Mohamed Ibrahim, fondateur de Celtel International et un des chefs d'entreprise les plus prospères d'Afrique.

Le Dr Ibrahim, un spécialiste des communications mobiles, qui travaillait pour British Telecoms, a fondé en 1998 MSI Cellular Investments, qui a par la suite été rebaptisé Celtel International.

Cette entreprise est actuellement implantée dans 15 pays d'Afrique, dans le cadre de licences qui couvrent plus d'un tiers de la population du continent, permettant ainsi à des millions de personnes d'accéder aux avantages de la communication mobile.

En 2005, Celtel a été vendue à MTC Kuwait pour 3,4 milliards de dollars, ce qui en fait une des compagnies africaines les plus prospères du continent.

En plus de 5 millions de dollars, les personnalités honorées du Prix Mo Ibrahim, vont aussi recevoir une rente annuelle de 200.000 dollars à vie, ce qui fait de ce prix le plus doté du monde, dépassant le prix de 1,3 million de dollars du Nobel de la Paix décerné par un comité basé à Oslo, en Norvège.

La Fondation Mo Ibrahim a aussi promis d'accorder le soutien nécessaire aux récipiendaires du prix pour le leadership africain pour qu'ils puissent faire partager leurs expériences et leur vision à la jeune génération et défendre la cause de la bonne gouvernance, en Afrique et ailleurs dans le monde.

A travers la création de ce prix, la Fondation "souhaite faire prendre conscience de l'importance de la bonne gouvernance pour le développement et approfondir le débat entre les sociétés sur les critères selon lesquels les gouvernements doivent être évalués".

Selon la Fondation, l'Université d'Harvard fera partie de l'équipe d'évaluation qui va déterminer dans quelle mesure le dirigeant africain récipiendaire du prix a servi son peuple alors qu'il était au pouvoir.

Le Prix sera décerné sur la recommandation d'une commission et les critères de sélection vont couvrir les domaines suivants de la gouvernance:

- un développement économique durable - le développement humain: la santé et l'éducation - la transparence et la responsabilisation de la société civile - la démocratie et les droits de l'homme, et - le respect de l'Etat de droit et la sécurité.

"Nous devons éradiquer la corruption et améliorer la gouvernance", a déclaré M. Ibrahim dans une interview de presse à la veille du lancement du prix. "Le jour où nous n'aurons besoin d'aucune aide sera le plus merveilleux de ma vie".

Sa théorie est que les dirigeants africains tendent à être corrompus et/ou qu'ils s'accrochent au pouvoir en raison de la crainte "de ne pas avoir de vie après leur départ".

"Tout soudain, toutes les demeures, les voitures, la bonne chère, le bon vin, tout leur est retiré. Certains ont des difficultés à louer une maison dans la capitale. Ce qui incite à la corruption; ce qui incite les gens à s'accrocher au pouvoir", soutient-il. "Le prix va donner à des gens essentiellement bons, qui sont peut-être indécis, l'occasion d'opter pour une vie dans l'aisance après leur passage au pouvoir".

A 60 ans, M. Ibrahim s'est sans aucun doute distingué comme un homme d'affaires prospère, désireux d'avoir un impact sur les vies de plus d'Africains possibles grâce à ses connaissances, son expérience et sa richesse.

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, l'ex-président américain Bill Clinton et le Secrétaire Général de l'ONU Kofi Annan font partie de ceux qui se sont félicités de l'initiative de M. Ibrahim de récompenser les réalisations en matière de leadership africain.

Mais avec toutes ses bonnes intentions, cette initiative apparemment noble pose un certain nombre de questions morales, éthiques et même de gouvernance sur un continent où environ la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour.

Etant donné les antécédents de nombreux dirigeants africains il est peu probable que ce prix sera une motivation suffisante pour encourager la bonne gouvernance ou endiguer la corruption dans une région où le pillage du trésor public a pris des proportions pathologiques à pratiquement tous les niveaux du leadership politique.

A l'exception de M. Mandela et de quelques autres, nombreux sont les dirigeants africains morts ou vivants qui se sont assurés d'avoir amassé suffisamment de richesses pour eux et leurs familles pour l'éternité, où du moins c'est ce qu'ils croient.

Par ailleurs, plutôt que de s'écarter des exemples indignes comme ceux de Sani Abacha du Nigeria et de Mobutu Sese Seko du Zaïre (actuelle RD Congo), les dirigeants africains en exercice s'en inspirent et les reproduisent.

Le problème qui se pose ainsi n'est pas tant celui d'une vie après le pouvoir, que celui de la mauvaise gestion des richesses volées des coffres publics et de l'appétit insatiable pour les richesses.

En outre, si les dirigeants africains peuvent changer les constitutions de leurs pays en toute impunité et avec une aisance déconcertante pour se maintenir au pouvoir, ils peuvent tout aussi bien prendre des décrets pour des programmes de pensions de retraite faramineux pour eux-mêmes, comme plusieurs l'ont fait et continuent à le faire.

Dans tous les cas, si le leadership politique rapporte à une notion de service, pourquoi les dirigeants africains doivent-ils être "soudoyés" ou poussés à faire ce pourquoi ils ont été élus, ou pourquoi faut-il les encourager à partir quand leurs mandats constitutionnels expirent?

M. Mandela a été enfermé dans les prisons de l'apartheid pendant 27 ans et quatre ans après sa libération, il a brigué et remporté la présidence sud-africaine en 1994. Cet homme d'Etat à la stature d'icône n'a servi que pour un mandat de cinq ans, mais est resté au service de l'humanité même après sa retraite.

M. Ibrahim et d'autres Africains bien intentionnés feraient bien d'examiner d'un oeil critique la relation symbiotique entre la mauvaise gouvernance et la corruption en Afrique et pourquoi des personnalités accomplies comme elles fuient la politique.

Avec une des concentrations les plus riches du monde de minéraux précieux, comme l'or, le diamant et le pétrole, en plus de vastes terres fertiles et une main d'œuvre abondante, l'Afrique est loin d'être pauvre, cependant ses masses continuent à vivre dans la misère pendant qu'une minorité continue de détourner et de jouir des richesses communes.

Désigner quelques individus qui ont déjà eu la chance de profiter de la vie aux dépens de millions de malheureux, pour leur faire encore plus plaisir et leur assurer une vie confortable jusqu'à la fin de leurs jours est-il un moyen efficace de lutter contre la corruption ou la pauvreté.

L'idée de récompenser un leadership de qualité est louable, mais elle ne peut avoir de sens que si elle permet d'améliorer les conditions de vie des citoyens ordinaires, et non pour enrichir ceux qui se sont servis plus que de raison ainsi que leurs familles, particulièrement en détournant le trésor public.

Mais si la Fondation Mo Ibrahim insiste pour récompenser les dirigeants africains par des prix en espèces pour leur bonne gouvernance, un récipiendaire peut-être reconnu et qu'il lui soit remis une plaque, alors que les fonds rattachés soient destinés à un projet en direction des plus démunis, comme dans le cadre d'un programme de micro-crédit semblable à ceux de la Grameen Bank mise sur pied en 1976 avec seulement 27 dollars par l'économiste bangladais de renom, Mohammed Yunus, le lauréat du Prix Nobel de la Paix.

S'il est correctement géré, un tel programme va tirer des milliers sinon des millions d'Africains de la pauvreté et ses effets multiplicateurs peuvent engendrer un changement de comportement de la part des dirigeants politiques chapardeurs, qui pourraient s'amender et soutenir de nobles causes.
 

 
 
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONS PLANS DE LA SEMAINE
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 19:35

 

Tous désunis contre Deby Itno !
(TchadForum 06/11/2006)
( 06/11/2006)


L'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), la nouvelle alliance rebelle qui vient de relancer les hostilités dans l'est du Tchad, n'est que le dernier avatar d'un myriade de groupes armés plus ou moins actifs opposés au président Idriss Deby Itno.

Voici les principaux mouvements, dont les effectifs sont difficiles à évaluer.

- L'UFDD est la fusion de trois groupes. Dès sa naissance le 22 octobre, elle a occupé brièvement la ville de Goz Beïda, près de la frontière soudanaise, puis le lendemain celle d'Am Timan, plus au sud.

Le président de l'UFDD, le général Mahamat Nouri, a affirmé vouloir "attaquer des objectifs ciblés" et les "forces ennemies". Son "objectif final" reste néanmoins N'Djamena et "le renversement du régime".

Le général Nouri, ministre de la Défense de 2001 à 2003 puis ambassadeur en Arabie saoudite, est passé dans la rébellion en mai, après la réélection du président Deby. D'ethnie gorane, originaire de Faya-Largeau (nord), il dirigeait jusqu'ici l'Union des forces pour le progrès et la démocratie (UFPD), l'un des groupes fondateurs de l'UFDD.

Le deuxième groupe est le Conseil démocratique révolutionnaire (CDR), une rébellion historique du Tchad. Son chef, vice-président de l'UFDD, est Acheikh Ibn Oumar, un Arabe, plusieurs fois ministre sous Hissène Habré (1982-90).

Enfin, le troisième groupe est une branche du Front uni pour le changement (Fuc) dirigée par Abdelwahid Aboud Makkay, un "politique" qui a rompu avec son ancien chef, le capitaine Mahamat Nour Abdelkerim.

Depuis son offensive éclair repoussée le 13 avril aux portes de N'Djamena, le Fuc était empêtré dans ses divisions internes.

- La branche du Fuc dirigée par le capitaine Nour, d'ethnie tama de l'est du Tchad et jugé proche du Soudan, est toujours considérée comme active.

- Le Rassemblement des forces démocratiques (RAFD) est dirigé par les jumeaux Tom et Timan Erdimi, anciens directeurs du cabinet présidentiel et neveux d'Idriss Deby, membres comme lui de l'ethnie zaghawa.

Ils sont passés dans la rébellion en octobre 2005 avec de hauts officiers déserteurs. Ces Zaghawas reprochent notamment au président Deby de ne pas avoir suffisamment soutenu les rebelles soudanais du Darfour, dans l'ouest du Soudan, souvent membres de cette même ethnie.

Le RAFD s'est récemment allié avec la Concorde nationale tchadienne (CNT) d'Hassan Saleh al-Djinédi, l'une des nombreuses émanations du Fuc.

AfriqueCentrale
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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