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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 00:03

République du Tchad
Opposition politico-militaire
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD)
 

Communiqué N°002/UFDD/VP :
 

Préparatifs militaires au Tchad : La France et l’ONU complices des recrutements d’enfants et de réfugiés soudanais.
 

Désemparé par la perte de ses meilleurs officiers lors de la victoire historique des forces de l'UFDD à HADJER MÉRAM (voir notre communiqué N°1) le pouvoir tchadien s'emploie fébrilement à lancer une nouvelle attaque sur nos bases arrière. En violation de toutes les règles internationales, l'Armée tchadienne appuyée par la rébellion soudanaise du DAR FOUR, procède à l'enrôlement forcé d'adolescents tchadiens et de réfugiés soudanais qui sont drogués et acheminés vers la ligne de front pour servir de chair à canon.

La participation des avions de transport militaires français et la passivité complice du HCR par rapport à la furie meurtrière de la dictature clanique de N'DJAMENA, font porter une grande responsabilité au gouvernement français et à l'ONU; responsabilité aggravée par le silence de le France et des organismes humanitaires face aux massacres de centaines de villageois de l'ethnie TAMA dans la région de GUÉRÉDA suivi de l'exode d'au moins 3000 personnes vers le Soudan, et face aux arrestations massives à travers tout le TCHAD ces derniers jours.

Par ailleurs, nous informons l'opinion que 98 prisonniers gouvernementaux, impressionnés par le traitement fraternel de nos combattants, traitement tellement éloigné de la propagande gouvernementale, ont décidé librement d'intégrer les forces de l'UFDD, au cours d'une cérémonie ce matin à KARO (région de GOZ BEIDA). Une liste nominative des autres prisonniers sera bientôt communiquée à la Croix Rouge pour rassurer les familles.

Fait à Mongoro le 31 octobre 2006 Le Vice-Président et Porte-parole de l'UFDD

Acheikh IBN-OUMAR

 

 

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 23:20

Communiqué de presse: Idris Déby a ouvert un compte bancaire fantôme à la BNP-PARISBAS à Paris pour y loger le fonds pétrolier afin de le détourner.

En vue du décaissement du fond pétrolier résultant du hold-up fiscal qu’il a gagné au détriment du consortium pétrolier tchadien grâce au chantage médiatique dont il a le secret, Idriss Déby a indiqué un compte bancaire qui n’existe pas à la Banque Nationale de Paris (BNP-PARISBAS). Il a fallu la vigilance du Chevron pour déjouer ce détournement provisoirement.. Pour preuve :

Document
Document

Mis à nu, Idriss Déby cherche, à ouvrir à cet effet, un compte à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Pour ce faire ; il demande secours à ses amis.

N’Djaména, le 25 octobre 2006

Le Coordinateur Exécutif Fédéral Ngarlejy YORONGAR
Le Cabinet du Président Ngarlejy Yorongar
BP 137
N'Djaména (TCHAD)
Tél. (+235) 51 91 12
yorongar@voila.fr

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 23:10
L'Association des pays africains producteurs de diamants (ADPA) est née
(Pressafriq 06/11/2006)


L'Association des pays africains producteurs de diamants (ADPA) a été formellement lancée samedi à Luanda, où est installé son siège.

Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a souligné le rôle essentiel de l'ADPA, dont les pays membres représentent environ 60% de la production mondiale de diamant, dans la surveillance du marché diamantifère.

"L'ADPA va formuler des stratégies visant à (...) réglementer le marché du diamant", a indiqué M. Dos Santos dans ce message lu par le ministre adjoint au Premier ministre, Aguinaldo Jaime.

Dans une déclaration commune adoptée à Luanda, les représentants des Etats membres et des groupes producteurs de diamants se sont engagés à "mettre en pratique l'esprit et la lettre des statuts de l'organisation".

L'objectif de cette instance communautaire africaine est d'éviter que le diamant ne soit utilisé pour soutenir financièrement les conflits sur le continent, et de protéger les prix de production.

L'ADPA sera guidée par une série de mécanismes parmi lesquels un système de contrôle international connu sous le nom de "Processus de Kimberley", appuyé par l'Onu. Le Processus de Kimberley a notamment a établi en 2003 un système de certification assorti d'une série de contrôles et de suivi du diamant, des mines aux ateliers de polissage.


L'ADPA, qui sera présidée par un conseil des ministres dirigé par rotation par chacun des pays membres, compte 16 pays: l'Angola, la Côte d'Ivoire, le Ghana, l'Afrique du Sud, la Guinée Conakry, le Liberia, le Mali, la Namibie, la République centrafricaine, la RDCongo, le Congo-Brazzaville, la Tanzanie, le Zimbabwe, la Mauritanie, l'Algérie et le Botswana.

© Copyright Pressafriq

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 01:08

Abel Goumba appelle au dialogue avec les rebelles

Le médiateur de la République centrafricaine Abel Goumba a appelé samedi les autorités au "dialogue" et à des "négociations" avec les rebelles qui ont pris lundi la ville de Birao, dans le nord-est du pays.



 

"J'en appelle au sens humaniste des uns et des autres (et à) oeuvrer pour que le dialogue soit privilégié comme le seul moyen permettant de se surpasser et de préserver la paix à laquelle aspire le peuple centrafricain", a affirmé Abel Goumba dans une déclaration diffusée par la radio nationale.

"Quelles que soient la nature et la profondeur du conflit, la solution ne dépendra que des négociations", a-t-il estimé.

"C'est pourquoi (...) je puis vous exprimer ici toute ma disponibilité à participer à la recherche d'une solution concertée en vue d'une issue rapide à cette crise", a ajouté le médiateur de la République, tout en demandant l'aide de la communauté internationale.

La prise de Birao a été revendiquée par une alliance de rebelles centrafricains, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui affirment rechercher le dialogue et ne pas vouloir renverser le président François Bozizé par la force.

Les autorités, qui accusent le Soudan voisin de soutenir ces "assaillants" malgré les démentis de Khartoum, ont pour l'instant rejeté toute demande de dialogue incluant des rebelles.

Abel Goumba, Premier ministre puis vice-président dans la période de transition entre le coup d'Etat du général Bozizé en 2003 et son élection deux ans plus tard, dirige le Conseil national de la médiation pacifique permanente, institution présentée comme indépendante du pouvoir politique.

CENTRAFRIQUE  OPINION
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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 18:34

CENTRAFRIQUE : EN ATTENDANT LA RIPOSTE ENVISAGEE



 

Il y a déjà quatre jours, la localité de Birao vit le martyr. Birao est une ville assiégée mais assiégée par qui ?
Il est difficile de recouper les informations qui circulent ici ou là auprès des autorités les mieux indiquées à savoir : la Présidence de la République, le ministère de la Défense, le ministère de l'Intérieur, de l'Etat-major général des Forces Armées Centrafricaines (FACA) désormais le dos au mur et face à ses responsabilités premières, la défense du territoire national.
D'abord, on note que les principales autorités du pays (Président de la République, Président de l'Assemblée Nationale, Premier ministre…) étaient absents de la capitale (en voyage à l'extérieur), lorsqu'une bande armée a frappé à Birao sans trouver aucune résistance. C'était lundi matin aux environs de 4 heures. La ville a été cueillie à froid. La gendarmerie locale n'a rien vu venir et le détachement des FACA dont les éléments étaient en vadrouille a été mis hors d'état de résister à l'attaque. La preuve, les véhicules de transports de troupes (VLRA) et ses 4x4 BJ 75 ainsi qu'une cargaison d'armes et de munitions a été emportée comme butin. Ce qui place de fait les FACA peu outillées et peu motivées dans une situation difficile en cas de riposte envisagée.
S'agissant de l'identité proprement dit des assaillants, on connaît désormais la thèse officielle : les assaillants viennent du Soudan avec le soutien de ce pays voisin. C'est même la quintessence du communiqué de presse rendu public lundi dans la journée par le Conseiller, Porte-parole de la Présidence de la République qui se démène après coup pour soutenir qu'il n'a jamais accusé le Soudan. Et pourtant, l'ambassadeur de ce pays ami aurait été convoqué à la Présidence pour des explications. Il ressort de cette convocation que l'ambassade du Soudan à Bangui n'est pas très informée sur l'identité du mouvement armé qui a revendiqué la prise de Birao. Des renseignements précis doivent être pris auprès du gouvernement soudanais.
Toutefois, il apparaît clairement dans le communiqué de presse du Porte-parole de la Présidence de la République, qu'il s'agirait d'une bande armée non identifiée venue de Darfour. Le Soudan est directement pointé du doigt quoiqu'on dise.
Mais des informations en provenance de certaines chancelleries installées à Bangui et qui suivent de très près l'évolution de la situation à Birao, la ville de Birao a été attaquée et envahie par des ex-libérateurs et ex-compagnons de rébellion armée du Général François Bozizé. Opposés à la fois au Président Idriss Deby Itno du Tchad qui les a jetés en prison et au Président François Bozizé qui les a lâchés et trahis après le 15 mars 2003. Ces ex-libérateurs auraient un double objectif : faire de la ville de Birao et de son aérodrome une base aéroportuaire pour la rébellion tchadienne hostile à Deby et se constituer une base arrière pour l'UFDR, un mouvement rebelle hostile au Général François Bozizé. Dans ces conditions, on peut demander qui a armé et équipé ces ex-libérateurs?
Une chose est sûre, on dit que l'ex-président Patassé n'aurait plus d'argent mais il n'a pas moins d'amis dans le monde et en Afrique. Jean-Jacques Demafouth négocie avec François Bozizé son retour au bercail et n'aurait aucun intérêt à se mêler de pareille agression. Nous ne sommes que dans des hypothèses. Mais ce qui urge aujourd'hui, c'est la riposte et la capacité des FACA. Les autorités politiques de l'Etat-major général sur la braise paraissent tous attendre des instructions et le retour à Bangui du Général Bozizé. Il pourrait déjà avoir fait demi-tour dans la soirée de mardi.
Mais, seule l'armée centrafricaine ne pourra efficacement donner la riposte. Et depuis lundi, le temps passe donnant ainsi l'occasion aux assaillants de prendre racine à Birao avec une occupation massive de l'aérodrome en attendant des renforts. Attention au pourrissement et à la contagion !
Il va sans dire qu'au fond, c'est la légitimité même et l'avenir du régime de Bangui qui se joue à Birao après les élections jugées transparentes par la communauté internationale. La France a les moyens de la riposte fulgurante mais elle ne saurait se substituer aux autorités centrafricaines frappées de laxisme, d'attentisme et d'immobilisme.


Jeudi 02 Novembre 2006
Paul Gové
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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 17:50

Centrafrique: Des services de renseignements toujours défaillants



 

L'opinion publique commence à douter sérieusement du rôle du Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, du rôle de la Police, de la Gendarmerie et des services de renseignements civils et militaires comme le B2.
Déjà, lors de la récente attaque de Birao, la Gendarmerie locale n'a rien vu venir. Le renfort militaire dépêché par Transall ou Hercule C130 sur place n'a pu quadriller la frontière avec le Soudan et comme d'habitude beaucoup de nos soldats passent le clair de leur temps dans les quartiers en train de s'abreuver de « Ngouli » ou de « Kochobo » ou de se donner à cœur joie à quelques libertés. Le sexe prime sur la surveillance du territoire qui demande souvent des renseignements fiables.
En réalité depuis les premières attaques de Birao, Tiringoulou et Gordil par des bandes armées non identifiées, les forces de défense et de sécurité auraient dû être sur leur garde et faire preuve de beaucoup de vigilance et de professionnalisme en matière de sécurisation du territoire national et notamment des frontières -Nord de la République Centrafricaine.
Les récentes attaques rebelles dans l'Est du Tchad jusqu'à la frontière Sud-Est avec la République Centrafricaine auraient du mettre la puce à l'oreille de nos services de renseignements militaires et civils aux fins de prévenir toute infiltration du Territoire National par des rebelles Tchadiens.
Avant même d'obtenir la mise en application de la résolution 1706, du Conseil de sécurité des Nations Unies favorable au déploiement des forces onusiennes à la frontière Centrafricano- Soudanaise ou même tchadienne, les forces armées centrafricaines auraient dû user de leur peu de moyens pour sécuriser nos frontières Nord. Certes, les FACA n'ont pas toute la logistique et tous les moyens pour cette manœuvre d'envergure, mais comme dit l'adage « aide-toi et le ciel t'aidera ». La République Centrafricaine ne peut d'abord compter que sur ses propres forces avant de solliciter le concours massif de la Communauté internationale et en particulier de la France avec laquelle le pays peut encore compter sur un accord de défense qui date de 1960.
Mais force est de constater que nos services de renseignements sont défaillants à cause de leur manque de Professionnalisme et d'objectivité dans le traitement de l'information et le recoupement des renseignements. Or, Dieu seul sait les fonds secrets qui sont mis à la disposition des services de sécurité et notamment pour les renseignements et qui servent manifestement à nourrir des bouches affamées spécialisées dans le mensonge, la démagogie et les dénonciations calomnieuses aux fins de nuire à autrui.
Les ‘‘Notes d'informations'' des services de renseignements officiels de la DSPA ou du B 2 (Police, Gendarmerie, Armée Nationale) sont truffées de mensonge et participent parfois de la désinformation et de l'intoxication de la puissance publique et de l'opinion Nationale. Elles voient partout des coups d'Etat, mais ont été incapables de prévenir les événements dramatiques de Birao aujourd'hui entre des mains rebelles. Or, « Gouverner, c'est prévoir ». Cela implique que nos services de renseignements soient plus opérationnels, plus efficaces et plus professionnels qu'ils ne le sont aujourd'hui.
Il y a lieu de songer à une meilleure restructuration de ses services pour les rendre plus utiles et plus efficaces. Car sans des renseignements, précis, les forces de défense et de sécurité ne peuvent rien faire, quelque soient leurs moyens.

Samedi 04 Novembre 2006
Ding kpi
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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 17:41

Birao : Deux membres du gouvernement interpellés par les députés



 

Assiégés par les mouvements rebelles le 30 octobre 2006, la ville de Birao n'est plus sous l'autorité de l'administration centrale. Cette situation d'insécurité dans le nord-est du pays ne laisse indifférent plus d'un centrafricain. Ce qui explique l'engagement des élus de la nation à suspendre le projet de loi sur le fonctionnement de l'assemblée nationale qu'ils devaient en principe discuter pour faire place à la prise de position des élus du peuple sur les évènements de Birao qui a défrayé la chronique pendant ces derniers temps.
Dans cette optique, les députés ont demandé et reçu l'aval du gouvernement pour que le ministre de l'Intérieur Michel Salle et Laurent Gon Baba en charge du secrétariat du gouvernement et de Relations avec le Parlement pour débattre sur la question brûlante qui prévaut dans la Vakaga. Cette interpellation a pour but d'auditionner les membres du gouvernement sur les informations qu'ils disposent sur la situation dans cette ville et ce qui se fait en ce moment sur le terrain afin de mieux s'engager dans cette voie.
En effet, il s'agit des questions purement stratégiques, ce qui fait que l'accès dans l'hémicycle est interdit non seulement à la presse publique mais également à la presse privée. Cette rencontre qualifiée de réunion de concertation permettra aux deux membres du gouvernement de rassurer les élus du peuple sur les dispositions qui seront prises pour bouter hors du territoire centrafricain les rebelles de l'UFDR sous le commandement du capitaine Sabone.
Lors de l'invasion de la localité par les rebelles, le sous-préfet de la localité a été pris en otage, alors que le préfet se trouvait en mission à Bangui. L'occupation de cette zone a contraint le Chef de l'Etat François Bozizé a écourté sa visite en Chine où il devait prendre part au sommet de Beijing sur la coopération sino-africaine.
L'interpellation de Michel Salle et de Laurent Gon Baba par les députés de la Nation permettra aux représentants du peuple de réfléchir en profondeur sur le déroulement de l'opération ayant entraîné la prise de la localité de Birao et les dispositions prises par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité dans la localité en vue de sécuriser les lieux pour que la population civile puisse vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Surtout les moyens mis en œuvre à cet effet sans oublier l'identité des assaillants.
Il faut également noter que ce moment donnera l'occasion à tous les participants à cette séance de concertation de connaître à peu près l'effectif des victimes sur le terrain, tant du côté de la population civile que des éléments des FACA pour leur permettre de faire leurs déclarations conjointes sur lesdits évènements.
Aux dernières nouvelles, il semblerait que le maire de la ville de Birao serait dans la brousse en train de chercher à rejoindre les zones périphériques car, dit-on, les rebelles lui ont promis la mort. Il en est de même pour quelques administratifs de la localité qui ont pris la poudre d'escampette pour sauver leur vie.
Le peuple centrafricain attend de pied ferme les issues de la rencontre des députés avec les membres du gouvernement.
Espérons que des solutions idoines ressortiront de cette rencontre pour que cette partie du pays puisse recouvrer la paix et que la population civile qui fait toujours les frais de ces genres de situation puisse reprendre leurs activités pour le développement socioéconomique de la localité.
Le peuple attend également que les élus de la nation puissent proposer à l'exécutif des voies appropriées pour le retour de la paix sur toute l'étendue du territoire, tant à Birao, Kaga-Bandoro, Paoua et autres...
En somme, il est d'une urgence inattendue que les autorités politico-militaires prennent des mesures coercitives en dotant nos forces de défense et de sécurité de matériels adéquats pour faire face à l'assaut des ennemis de la paix avec l'aide des pays amis. Car, il y va de l'avenir de tout un peuple qui n'a connu ces dernières décennies que des troubles sociaux, politiques et économiques.


Samedi 04 Novembre 2006
Alexis REMANGAÏ
CENTRAFRIQUE OPINION
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 23:51

L'occupation de la ville de Birao condamnée par les députés centrafricains

Bangui, 3 nov. (ACAP) Les députés centrafricains, toutes tendances confondues, ont adopté, vendredi en mi-journée, une déclaration condamnant l'occupation de la ville de Birao par des hommes armés et appelant la communauté internationale à « soutenir la République Centrafricaine dans sa quête de paix et de rétablissement de son intégrité territoriale ».



 

L'occupation de la ville de Birao condamnée par les députés centrafricains
 
Dans leur déclaration, dont la lecture a été retransmise en direct par la radio nationale, les parlementaires centrafricains affirment condamner « avec force cette violation à répétition de l'intégrité du territoire centrafricain » et dénoncer également avec force « tous ceux qui, de près ou de loin, apportent un soutien quelconque à la déstabilisation de notre pays ».

Tout en condamnant également l'utilisation du territoire centrafricain « comme base arrière pour l'agression d'un pays frère et voisin », la déclaration demande « aux pays frères concernés par la crise du Darfour ainsi que ceux préoccupés par les situations de déstabilisation qui prévalent au Tchad et en République Centrafricaine, à faire preuve de modération en privilégiant la diplomatie et la palabre africaine, seuls gages d'une paix durable dans notre sous région, pour le bien-être de nos populations respectives ».

Les députés ont par ailleurs appelé toute la population centrafricaine à la vigilance et à la solidarité envers les forces armées, dont le chef suprême, le général François Bozizé, reçoit pour sa part le soutien des élus.

L'adoption de la déclaration des députés intervient alors que se multiplient au sein de la classe politique et de la société civile les réactions d'indignation et d'exaspération provoquées par l'attaque et l'occupation lundi dernier de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à la frontière avec le Tchad et le Soudan.

Largement relayées par les médias centrafricains, en particulier la radio nationale, ces réactions appellent notamment à une grande marche pour la paix annoncée pour le 6 novembre prochain.




Vendredi 03 Novembre 2006 - 16:36


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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:21

Point de presse du porte parole du Quai d'Orsay

Quelle est la réponse de la France à la demande centrafricaine d'aide militaire et logistique suite a la capture de la ville de Birao par les forces rebelles ?



 

La France est vivement préoccupée par la prise de la ville de Birao par des forces rebelles, survenue le 30 octobre. Comme nous le craignions, la reprise des affrontements dans le Darfour et à l'Est du Tchad menace directement la stabilité de la République centrafricaine.Nous considérons que la situation dans le Nord de la République centrafricaine doit être prise en compte dans le cadre de la réflexion en cours au sein du Conseil de sécurité sur les moyens d'améliorer la situation sécuritaire aux frontières entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine. Nous sommes particulièrement favorables à toute mesure qui pourrait, comme le recommande la résolution 1706, améliorer la surveillance des activités transfrontalières des groupes armés dans cette région.S'agissant de la demande d'aide militaire et logistique que vous évoquez, le porte-parole du ministère de la Défense a été interrogé ce matin. Je vous renvoie à ses déclarations.Je vous rappelle par ailleurs que la France soutient les efforts de la Force régionale africaine (FOMUC) à laquelle contribue l'Union européenne./.

Zokwezo
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:09

La rébellion prête à dialoguer après la prise de Birao

BANGUI, le 2 novembre (IRIN) - Après la prise lundi de la ville Birao (nord), la coalition des trois groupes rebelles centrafricains s'est dit prête à entamer des négociations avec le gouvernement pour résoudre les problèmes du pays et éviter un « bain de sang inutile ».



 

« Nous voulons engager des pourparlers avec le gouvernement », a déclaré jeudi à Birao Michel Detodia, le leader de la coalition des rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Réagissant à la proposition du leader de l'UFDR, Cyriaque Gonda, porte-parole du Président François Bozize, a déclaré: « Le gouvernement n'a reçu aucune demande officielle d'un groupe rebelle concernant une éventuelle ouverture de négociations. Dès qu'une telle demande nous sera transmise, nous aviserons ».

L' UFDR est une coalition de trois mouvements armés : le Groupe d'action patriotique pour la libération de la Centrafrique (GAPLC), le Mouvement des libérateurs Centrafricains pour la justice (MLCJ) et le Front démocratique Centrafricain (FDC).

L'UFDR s'est emparée de quatre véhicules blindés et de deux autres véhicules 4 x 4 appartenant à la garnison militaire lors de la prise de la Birao.

A en croire M. Detodia, l'alliance n'avait d'autre choix que celui des armes pour « protester contre la politique exclusionniste » du régime de Bozize.

Selon lui, M. Bozize s'est entouré de membres de son ethnie pour diriger le pays depuis qu'il a renversé l'ex-Président Ange-Félix Patasse et pris le pouvoir en mars 2003.

« Beaucoup de gens appartenant à d'autres ethnies et partis politiques sont écartés de la gestion du pays », a déploré M. Detodia.

Leader de la coalition rebelle, M. Detodia est également le chef de file du GAPLC. Le capitaine Abakar Saboune est le porte-parole de cette coalition et le leader du MLCJ.

Quant au commandant Justin Hassane, il est le responsable des opérations militaires de l'alliance et le chef du FDC. Il faisait également parti de la garde présidentielle de l'ex-Président Patasse.

Réaffirmant la volonté de l'alliance d'engager des pourparlers avec le gouvernement, M. Saboune a déclaré: « Nous n'avons pas de choix particulier concernant le lieu où ces pourparlers pourraient se tenir. Cependant, nous aurions souhaité qu'ils se déroulent dans notre pays pour éviter les problèmes financiers liés à l'organisation de ces négociations ».

Une médiation nationale ou internationale, selon le cas, pourrait être envisagée, a précisé M. Saboune.

« Il n'y avait pas d'autre alternative, puisque depuis plusieurs mois nous appelons au dialogue ; si le gouvernement rejette cette proposition, nous continuerons de privilégier l'option militaire », a indiqué M. Saboune.

Pour l'instant, les troupes de l'alliance resteront à Birao.

Retour à la normale à Birao

A Birao, expliquent les leaders de l'alliance, la situation est redevenue normale. Les habitants qui se sont enfuis dans la brousse pendant les combats pour la prise de la ville ont rejoint leur maison après 24 heures et le chef du district, Albert Mbongo, a également repris le travail.

« Nous respectons les populations civiles de notre région et devons les protéger. Je peux même affirmer qu'aucun civil n'a été tué pendant les combats », a déclaré M. Saboune. « Beaucoup de civils se sont enfuis dans la brousse parce que notre présence leur faisait peur, mais nous les avons persuadés de revenir. Depuis nous vivons en parfaite harmonie avec eux ».

Depuis la prise de Birao par la rébellion, les autorités centrafricaines ne cessent d'accuser le Soudan voisin d'être derrière cette attaque.

En effet, alors qu'il se rendait en Chine pour prendre part au sommet Chine-Afrique, le Président Bozize a écourté son séjour et est rentré précipitamment mardi à Bangui où il a fait une déclaration sur les ondes de la radio nationale:

« La République centrafricaine a été agressée par un pays qui a déjà fait tant de mal au Tchad. Je ne sais pour quelle raison le Soudan se comporte de cette manière avec la RCA. Le Président Béchir devrait cessez de se comporter de la sorte ».

Bangui convoque l'ambassadeur soudanais

Lundi, le gouvernement centrafricain a convoqué l'ambassadeur du Soudan à Bangui pour une demande d'explication sur la prise de Birao. Jusqu'à présent, l'ambassadeur soudanais n'a fourni aucune réponse.

La prise de Birao est perçue comme un cinglant revers pour le gouvernement du Président Bozize. Les rapports émanant de la région indiquent que l'armée centrafricaine a subi de lourdes pertes.

Selon l' UFDR, 13 soldats gouvernementaux ont été tués pendant les combats, dix ont été faits prisonniers et 54 ont rejoint les rangs des rebelles.

Côté rébellion, les combats ont fait deux morts et deux blessés. Pour l'instant, le gouvernement n'a ni confirmé, ni infirmé le bilan des victimes donné par la rébellion.

Bien que Birao soit située dans une région marécageuse, isolée du reste du pays pendant la saison des pluies entre mai et novembre, la prise de contrôle de la localité par la rébellion constitue une grave menace pour la sécurité du pays.

En effet, les rebelles de l'UFDR contrôlent l'aéroport régional de Birao et peuvent l'utiliser pour se ravitailler et renforcer leurs positions.

Depuis que des forces rebelles ont été déployées, en avril dernier, dans la région nord et dans la petite ville de Tiringoulou, en particulier, l'armée n'est pas en mesure de les déloger.

« L'armée régulière ne peut pas accéder actuellement à la région parce qu'elle est entourée d'eau. Il faudra attendre la mi-décembre pour lancer une contre-offensive », a confié un commandant de l'armée, sous le couvert de l'anonymat.

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