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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 22:52
observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice pour dénoncer le maintien en détention des personnes acquittées à l'issue d'un procès pour "complot" contre le pouvoir

BANGUI, 18 sept 2006 - Les avocats centrafricains ont entamé lundi une grève pour dénoncer le maintien en détention de quatorze personnes acquittées par la Cour criminelle à l'issue d'un procès pour "complot" contre le régime du président François Bozizé. Réunis autour de leur bâtonnier Me Venance Gomongo, une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice, où une délégation a été reçue par le ministre Paul Otto. "Nous exigeons des autorités judiciaires du pays (...) qu'elles prennent leurs responsabilités afin que ces personnes, qui ont été régulièrement acquittées mais qui demeurent encore détenues illégalement, soient immédiatement libérées", a déclaré Me Gomongo devant la presse. "Les faits qui se sont produits

la semaine dernière sont extrêmement graves", a estimé le bâtonnier. "Ils ont révélé aux yeux de l'opinion nationale et internationale 
un autre visage de la justice centrafricaine", a-t-il poursuivi, expliquant que les avocats ne participeraient à "aucune audience" 
pendant leur mouvement, programmé jusqu'à vendredi. La Cour criminelle a acquitté le 12 septembre quinze des seize personnes qui 
comparaissaient pour un "complot" contre le régime du président Bozizé. Dès la fin du procès, tous les acquittés, à l'exception 
d'une femme commissaire de police, ont été transférés sans explication à la prison de Bossangoa, à 300 km au nord-ouest de Bangui, 

où ils étaient toujours détenus lundi, selon leurs avocats.

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 21:49

Extravagantes, les moches, les élégantes… :
Les "profs" mises à nu

La rentrée scolaire est là, les « profs » aussi ! Avec en filigrane leur tendance vestimentaire. Si pour les élèves l’uniforme règle tous les problèmes. Chez les « profs », surtout la gent féminine, il faut souvent remuer le vestiaire, se couper les cheveux en quatre pour trouver la tenue adéquate afin de dispenser convenablement les cours. Et pourquoi pas attaquer du bon pied les salles de classes. Car, « le regard des élèves, ça compte et ça… note ! », dit-on. Alors, comment s’organisent-elles ? Ont-elles un style particulier ? Quelles sont leurs attitudes devant la penderie ? En un mot, quelle est leur mode pour donner les cours ?

« De nos jours, les élèves regardent d’abord comment vous êtes habillés avant de vous écouter.
Il faut donc s’habiller de façon convenable ».
Ce constat fait par nombre d’enseignants dénote de l’importance du vêtement à l’école.
Et l’on s’interroge : l’habit fait-il… le maître ? « C’est vrai qu’en matière d’habillement, les « profs » passent régulièrement à la bourse des valeurs estudiantines.
Ces élèves, « si prompts à nous attribuer des bons ou mauvais points, des surnoms tantôt moqueurs, sarcastiques tantôt admiratifs », affirme tout de suite Ouattara Sita, professeur d’Allemand.
En effet, « les enseignants et plus particulièrement les femmes, en tant qu’éducatrices et indépendamment des cours qu’elles dispensent, doivent faire attention à la tenue vestimentaire qui peut influencer les élèves », note le Sociologue.
Justement, le vestimentaire a toujours constitué une soupape d’enchantement ou de raillerie provenant des apprenants.
Et le ramdam qui est fait autour des accoutrements des « maîtresses » « peut constituer à lui tout seul un sujet de dissertation », fait-on remarquer.
Toutefois les enseignantes sont-elles exemptes de tout reproche en la matière ? Que non !, répond Samuel G.
, élève en classe de terminale.
A l’en croire, il y a en leur sein des extravagantes.
Qui sont-elles ? Ce sont généralement des « profs » devant lesquelles la salle de classe s’ouvre comme un vaste « T ».
Prenant un temps fou devant le miroir à se chiffonner l’esprit, ce sont des retardataires jurées.
Elles ornent leurs corps de vêtements et bijoux fantaisistes.
Et là, il n’y a plus de limite… une fringale vestimentaire permanente.
Passionnées de jeu à la fois d’exhibition et de séduction, cette adrénaline n’a aucun équivalent chez elles, « Elles semblent n’avoir pas achevé leur adolescence » ironise Boubacar K, Enseignant.
Aussi, « bermudas, bodies, collants, jupes longues ou courtes serrées… et autres tenues sexy tout y passe dans leur garde-robe», déplore Mariam Fadiga, Institutrice.
Avant de relever : « dans ce cas là malheureusement, il est difficile d’asseoir son autorité (…) Tenez vous bien, non seulement ce sont des dames qui se font draguer par leurs grands élèves, mais leurs attitudes désinvoltes creusent les tranchées entre elles et les filles de la classe.
C’est écoeurant !».
Alors, renchérit Odile Toh, Professeur de Lettres, « une concurrence perpétuelle et parfois féroce s’installe entre elles.
La qualité des cours prenant dans la foulée un sérieux coup».
A la suite des exubérantes, se positionnent timidement celles que Jean Jacques T, Etudiant en sciences juridiques, qualifie de « moches ».
Elles sont l’antithèse des premières citées.
Et ayant consacré toute leur vie au « papier », chez elles, « la sape » constitue un adjuvant lénifiant sans intérêt.
« Ces dernières rebutent les élèves par leur côté ringard », précise-t-on.
L’air austère assombri par des vêtements surannés qui, à en croire des spécialistes de la mode, « sont le reflet de leur humeur maussade », cette catégorie de « profs » est la bête noire des élèves.
Parce que, selon Fatou S.
, « leurs habits nous parlent et semblent nous dire que ces « timorées » ne sont pas en classe pour rire.
Et là, le contact avec les élèves est souvent empreint de méfiance, de crainte, pis encore de… dégoût ».
En effet, leurs accoutrements donnant déjà le ton, « chaque cours, toute proportion gardée, s’apparente à un couvre feu », indique Maxime Y.
, élève dans un lycée de Yopougon.
Et de révéler : « en tout cas, ces femmes là, ne donnent pas envie de suivre leurs enseignements ».
Ce qui peut tomber dans l’oreille de l’observateur comme une sanction, n’est en faite que « des préjugées fallacieux », avance Martine Danho, « profs d’anglais », très peu encline à s’habiller à la dernière mode, du fait visiblement de sa pratique religieuse.
« Il faut faire tomber ces clichés », suggère-t-elle.
Qui, estime-t-elle, ne reposent sur aucune base scientifique et qu’il faut, toujours selon elle, « mettre sur le compte de l’émotion voire de l’esprit de laisser-aller… de facilité qui est entrain de gagner notre jeunesse ».
Aussi, soutient-elle mordicus que « l’habillement ne précède et ne conditionne guère la qualité du savoir à dispenser ».
Alors, à entendre ce discours très « déculpabilisateur » et nonobstant les récriminations des élèves, « on ne doit pas s’attendre à des mutations s’opérées en elles et (…) Je vous assure que même des années après les bancs d’école, on se souvient encore de la raideur vestimentaire et comportemental de ce type d’enseignantes», souligne Moussa Kanté, Conseiller pédagogique.
Enfin, arrivent les élégantes.
Femmes modernes et émancipées.
Elles optent généralement pour les vêtements et coiffures classiques sans fanfreluches ostentatoires.
Notamment, tailleurs ou ensembles maxi sobres mais « class », cheveux courts ou avec des tresses discrètes, sac à mains aux tons sobres.
« Pas question de paraître au yeux des élèves comme un mannequin, il faut limiter les chichis pour assurer une mobilité entre les rangées, mais nous ne devons pas non plus être en classe comme des personnes en deuil ».
Et d’ajouter : « les vêtements doivent être propres et bien faits .
Bref, le professeur à le devoir de se vêtir de manière plaisante ».
Mais rassurez-vous, ce caractère mesuré ne les empêche nullement de faire la police en classe.
« Je traque en permanence les élèves sales peu soucieux de leurs aspects extérieurs .
« Qu’importe puisqu’elles dépeignent positivement sur les apprenants », approuve Masséré Sylla, mère de famille.
Vous avez dit « profs »pourvoyeuses de stimulants…de rêves ?

Hadja SIDIBE

 

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 18:41
l’opposition...«Quel caprice vous rend ennemi de vous-même» (Racines)
(Etiame.com 27/10/2006)

Voici près de deux décennies que les opposants togolais mènent une lutte acharnée contre le système qui nous régente. Un système qui semble avoir sept vies et tarde à rendre l’âme. Dans ce combat, certains y ont perdu leur fortune, d’autres leur patrie et leur travail, d’autres encore carrément la vie. Certains combattants ont fini par céder à la confusion mentale et sont passés dans le camp de l’ennemi, souvent pour des raisons alimentaires. C’est vrai que le r égime est puissant et la tentation de lui céder est grande. Nous ne pouvons que tirer le chapeau à ceux-là qui sont restés fidèles à la cause de la liberté, de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Cependant, si braves soient-ils, les opposants semblent oublier cette sagesse plus que populaire qui dit que c’est l’union qui fait la force et la désunion, forcément la faiblesse. Face à la formidable machine de fraude dont dispose le système à tous les niveaux de la société, quel parti de l’opposition peut prétendre à lui seul empêcher les machinations électorales auxquelles nous sommes habitués dans ce pays et qui sont source de violence? L’appui de l’armée et des forces de sécurité, de l’administration, des milices, des observateurs électoraux achetés, l’achat des voix, l’utilisation des moyens de l’Etat pour des fins électorales… Quel le parti est en mesure de se les offrir? Peut-on raisonnablement espérer battre un adversaire politique qui est capable de s’octroyer tant de moyens, les uns plus illégaux que les autres?

L’opposition dans son ensemble poursuit le même but. Ce qui différencie les uns des autres en son sein, c’est surtout les voies et moyens pour atteindre ce but qui a pour nom, l’alternance politique.

Faire des déclarations tonitruantes et traiter ses compagnons de lutte de partis satellites est une erreur politique grave. Même si cela s’est fait sous le coup du désenchantement. Se vautrer dans son fauteuil de Premier ministre ou de ministre d’Etat et voir l’UFC maintenue en dehors du gouvernement est inquiétant. On dit souvent et cela est vrai: «Ne t’occupe pas de ton adversaire quand il est en train de se suicider». M. Olympio a incontestablement commis des fautes qui s’apparentent beaucoup à du suicide politique. Mais l’UFC est-elle pour autant devenue du coup un adversaire?

Me Agboyibo et le Professeur Gnininvi devraient savoir qu’ils ne sont pour le RPT que des pièces détachées dont on a besoin simplement pour dépanner la machine du r égime. A la première occasion, ils seront balayés du revers de la main. Jusqu’à quand les querelles de personnes et les ambitions personnelles vont-elles continuer à miner cette opposition? A quand le rapprochement de la logique des uns et des autres?

Le RPT, dans la situation actuelle, réfléchit en terme d’usure. Il sait que l’opposition n’a pire ennemi qu’elle-même et qu’elle pourrait avoir encore une fois une éclipse de la raison et s’entredéchirer. Il n’attend que la querelle éclate. Que l’adversaire perde la boussole et ses énergies dans le combat contre lui-même. Et le reste ne sera qu’un jeu d’enfant.

Alors, messieurs de l’opposition, oubliez un tant soit peu votre côté «Je suis seul au monde» pour donner une chance à un réel partage du pouvoir, seul gage de développement et de paix dans ce pays.

R. Kédjagni

 

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 18:35
Prise de position - Un ancien ministre togolais exhorte l’UA à soutenir Gbagbo contre «les puissances étrangères»
(Le Courrier d'Abidjan 27/10/2006)


L'ancien ministre togolais de la Communication et de la Culture, Atsutsé Kokouvi Agbobli a estimé, dimanche soir, que le président ivoirien, Laurent Gbagbo "avait raison de lutter contre la rébellion et les puissances étrangères", fustigeant "l'incapacité des dirigeants africains à prendre le problème à bras-le-corps et le régler dans la vérité".

S'exprimant dans le cadre de l'émission-débat "7/7" de la chaîne de télévision privée togolaise TV7, M. Agbobli, qui est historien et politologue de son état, s'est déclaré "inquiet" de la guerre en perspective en Côte d'Ivoire, et dénoncé l'attitude de la communauté internationale qui, a-t-il dit, "veut vider Gbagbo de ses pouvoirs pour les donner à Charles Konan Banny".

Pour lui, l'Union africaine est sous la menace des grandes puissances qui tirent profit du conflit, et n'arrive pas à trouver une solution juste.

Répondant à une question de l'animateur de l'émission qui lui demandait quelle solution il préconisait à cette crise, il a déclaré en substance : "Je choisirai Gbagbo. Je l'armerai pour qu'il écrase la rébellion".

Connu, au Togo, pour son franc parler sur tous les problèmes locaux et africains d'actualité, M. Agbobli a ajouté qu'il n'y aura de paix en Côte d'Ivoire "qu'une fois que les armes auront décider de la victoire", se demandant pourquoi les nationalistes africains ne mettent pas des moyens à la disposition de Gbagbo, comme les Etats- Unis l'ont fait en Croatie en armant le gouvernement légal, afin qu'il écrase la rébellion ?

Il a toutefois invité le chef de l'Etat ivoirien à se comporter en président de tous les Ivoiriens et à oeuvrer pour l'unité du pays.

PANA


 

© Copyright Le Courrier d'Abidjan

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 16:45
Rencontre André Jarnier, Gal Lecerf avec le Chef de l’Etat et le CEMA des FANCI
(Le Patriote 28/10/2006)


André Janier, ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire a été reçu en audience, hier, par Laurent Gbagbo. A sa sortie de cette entrevue, le diplomate s’est prêté aux questions des journalistes.

Q: Vous sortez d’une audience avec le Chef de l’Etat. De quoi a-t-il été question ?
André Janier : Nous sortons affectivement –comme vous avez pu le constater- d’une audience avec le Chef de l’Etat. Ça s’est bien passé comme d’habitude. Et nous avons évoqué les principaux sujets d’actualité. Vous les connaissez, vous autres journalistes, aussi bien sinon mieux que moi. Ils sont nombreux actuellement. Nous avons parlé, entre autres, des discussions qui se déroulent actuellement au Conseil de sécurité à propos de la Côte d’Ivoire.

A propos de la Côte d’Ivoire, le projet de résolution que la France a introduit auprès du Conseil de sécurité. Qu’est-ce que vous en pensez ?
A.J. Ah, moi ! Je n’ai rien à en penser, hein ! Comme je le disais à Monsieur le Président, il y a une négociation qui est en cours. Et elle se conclura par l’adoption d’une résolution par le consensus des quinze membres du Conseil de sécurité. Mais, je ne suis pas associé aux discussions.

Excellence, pourquoi la France tient tant à produire une résolution alors que l’Union africaine a publié un communiqué qui est très clair ? Pourquoi aller au-delà du communiqué de l’UA ?
A. J. : Sur la production d’une nouvelle résolution – comme vous dites- il me semble que le communiqué qui a été publié le 17 octobre à l’issue du sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA demandait précisément au Conseil de sécurité – c’est écrit dessus- de lui, aussi, prendre une résolution.

Une nouvelle résolution ?
A. J. : Oui ! Prendre une résolution. L’UA a passé le dossier au Conseil de sécurité. Relisez le communiqué.

Que répondez-vous aux détracteurs qui disent que Licorne prépare quelque chose contre le régime ?
A. J. : Je ne réponds pas à ces arguments parce qu’ils sont tellement grossiers qu’ils ne méritent pas que je perde du temps à parler de ça. L’immense majorité des Ivoiriens savent pourquoi Licorne est maintenue dans son rôle. Il est connu. On ne va pas le répéter. Elle n’est pas là pour autre chose.
La solution à la crise, à votre avis, est liée à la mise à l’écart du Président de la République ?
A. J. : Ce n’est pas moi qui vais décider de la solution à la crise. Et personne n’a jamais dit cela.

Vous représentez quand même un Président qui tient le discours ?
A. J. : Je ne parle pas au nom de mon président.

Qu’est ce qui gène dans la Constitution ivoirienne pour que la France veuille sa suspension?
A.J.: Nulle part, il n’est écrit que la Constitution de la Côte d’Ivoire doit être suspendue. Non, non, non ! Vous avez mal lu le projet de résolution. Nulle part, il n’est fait mention… Non ! Il faut être sérieux. Alors maintenant, j’arrête parce que nulle part il n’est fait mention de la suspension de la Constitution dans le projet de résolution. De toute façon, pour l’instant, c’est un projet qui est sur la table qui est discuté par l’ensemble des membres du Conseil de sécurité. ON verra d’ici à la fin du mois ce que ses 15 membres à l’unanimité, par consensus, auront décidé. Voilà ! Merci.

 

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 15:33

Palais d’Etoudi : Des faussaires appréhendés à la présidence

Palais d’Etoudi : Des faussaires appréhendés à la présidence

Ils opéraient depuis quelques temps au secrétariat général de la présidence de la République sous de faux parapluies. Le palais d’Etoudi désormais la cible des arnaqueurs.

Le grand banditisme et le faux sont aujourd’hui des phénomènes de société qui ébranlent toute la République. Si jusqu’ici, ces fléaux se sont limités dans les quartiers, les métropoles et autres centres urbains, ils ont trouvé un terrain fertile à la présidence de la République. Le palais d’Etoudi se présente aux yeux de quelques adeptes du faux comme le nouvel eldorado à conquérir. La dernière histoire rocambolesque qui fait grand bruit dans les salons feutrés de la capitale est cette affaire d’arnaque à la présidence de la République. L'histoire aurait bien pu passer sous silence si les noms de hauts responsables de la République n’avaient pas été volontairement exploités comme refuge. Très vite, des curiosités dans les arguments soutenus par ces démarcheurs hors série, ont permis de mettre la main sur les principaux animateurs du gang, dès lors qu’on s’est aperçu par exemple que la filière d’un certain Mvilongo qui se passait pour le cousin du ministre d’Etat Sg/Pr, Jean Marie Atangana Mebara était indécise. Un des multiples paravents à forte résonance qui faisaient office de laisser passer. En remontant la coterie, on retrouve en bonne loge, des noms bien connus dans le milieu des finances publiques à l’instar de Jacques Hep, Claude Onana, Marcelline Aliga, Viviane Ndzié, Ndjock, Joseph Essama et Kodock actuellement aux arrêts au Sed. Les artifices étaient trouvés : « je suis le proche de tel, je suis la bru de tel autre », faisaient-ils comprendre aux fournisseurs de marchés publics. Ces fausses étiquettes qu’ils brandissaient toujours aux proies dans divers ministères ont fini par prendre pied du côté d’Etoudi où, dit-on, la moisson semble être plus rentable. La pratique consistait à exiger aux fournisseurs, un versement d’une somme d’argent pour prétendre aux règlements des différentes factures. En clair, après la remise des factures proformas d’un prestataire de service, 5 des 10 % devraient nécessairement accompagner celles-ci et remis à main propre au directeur des Affaires générales (Dag) de la présidence, et les autres 5%, à la sortie des cartons du ministère de l’Economie et des Finances. Pour mieux emballer les prestataires de service dans leurs pirouettes, nos arnaqueurs signifiaient qu’il existe une ligne budgétaire de près de 9 milliards de Fcfa ordonnés au Dag à éponger absolument avant le 20 mai prochain. Un autre argument suffisant convaincant pour que la mayonnaise tienne. Mais seulement, pour s’assurer du sérieux de la démarche, les fournisseurs les plus méfiants exigeaient préalablement les cartons. Et c’est sur ce détail où la manœuvre s’embourbait. Le Dag de la présidence, Lionel Todou, mis au parfum, a tout de suite déployé une stratégie en sourdine afin de démanteler ce réseau de faussaires qui avait déjà réussi plusieurs coups financiers. Pour cela, des éléments de la direction de la Sécurité présidentielle (Dsp), déguisés en prestataires de services, ont été mis à leurs trousses pour découvrir le pot aux roses. Les fins limiers de la Dsp soulignent qu’à chaque fois, Mvilongo et son acolyte Kodock persuadaient leurs victimes que c’est un certain Ndjock présenté comme « grand ami » du Dag qui allait accélérer les procédures de décaissement. De fait, c’était malheureusement le début d’une aventure ténébreuse avec en amont une batterie de personnes très influentes du réseau. Vite, l’on découvrira que ces démarcheurs sont tout, sauf des hommes de cœur. Des confidences laissent entendre que ce réseau drapait les procédures d’une nébuleuse sciemment entretenue.

Entrechoc. C’est dans ce bourbier d’entrechoquements qu’on mettra la main sur Joseph Essama, chef de quartier de Mimboman, plaque-tournante du réseau, Viviane Ndzié, Marcelline Aliga, Claude Onana et Jacques Hep. L’équipe est pratiquement reconstituée, sauf que d’autres acteurs courent encore dans les rues. Aux dernières nouvelles, parties de la Dsp, les enquêtes approfondies se poursuivent actuellement au service des renseignements de la gendarmerie nationale. La raison, dès les premières auditions à la Dsp, on s’est vite rendu compte que les noms de nombreux responsables de la présidence et d’autres ministères étaient ainsi tristement exploités par ces malfrats pour extorquer de l’argent aux prestataires de service en quête de marchés juteux. C’est ainsi qu’il faut saluer la perspicacité du Dag de la présidence qui réussit là un coup de force, afin de mettre hors d’état de nuire ce groupe apparemment bien organisé. D’où cet appel à la vigilance permanente pour déjouer ces plans nébuleux des Camerounais malveillants pour qui, l’annonce de l’atteinte du point d’achèvement est synonyme de mise en place de réseaux bien organisés d’enrichissement illicite et météorique. Ces enquêtes devront retrouver ce fameux directeur des Affaires générales qui a toujours activement participé à ce réseau. Puisque, lors de leur audition, le gang de faussaires n’a pas pu constater que le véritable Dag de la présidence qu’ils présentaient pourtant comme leur mentor était en face d’eux. Pour les enquêteurs, il est nécessaire de remonter toute la filière, sans complaisance. Et depuis, dans l’entourage du Sg/Pr, un vent de panique semble gagner certains responsables de la présidence soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire. D’ailleurs, d’après des informations qui filtrent du palais d’Etoudi, d’autres enquêtes minutieuses sont discrètement ouvertes pour cerner les contours de l’arnaque. Il est question d’identifier tous les autres démarcheurs tapis dans l’ombre. D’où la question qui presse à l’esprit : qui a pu infiltrer ce réseau dans un domaine aussi stratégique que représente la présidence de la République ? A quoi penser quand on apprend que d’autres pratiques sont courantes dans les couloirs de la présidence ? Pour s’alarmer, on n’hésite pas à ruminer ces incessants papiers entêtes de la présidence de la République traficotés dans les ministères pour amadouer les prestataires de service, ou cette boutique aux encablures de l’agence Camair à Yaoundé où la matériel de bureau et autres fournitures de la présidence de la République sont pratiquement vendus à un Franc symbolique. Ceci, par des responsables même du palais d’Etoudi. Suffisant pour arriver à la conclusion que ce réseau de faussaires démantelé fait partie de ces castes d’hommes qui fragilisent l’entourage du chef de l’Etat. Heureusement qu’il y a toujours ceux qui veillent au grain, car, les dégâts de ces maître-chanteurs peuvent encore avoir des racines inassouvies. Quitte au Sg/Pr de garder grand les yeux ouverts.


Henri Bandolo

La nécessaire vigilance

La leçon qui se dégage de ce travail de fourmis du Dag de la présidence est un appel à la vigilance dans un contexte où la feymania refait surface.

Plusieurs dirigeants du monde sont tombés sous le charme de belles paroles des arnaqueurs camerounais. Pour ceux-ci, feymania est synonyme de tromper les gouvernants, les grands. Dans un contexte de précarité avérée, tous les moyens sont bons pour se renflouer les poches. Ce n’est pas la première fois que ces zélés franchissent les portes d’une présidence en Afrique, comme ailleurs. On se souvient que la Première dame camerounaise, Chantal Biya, dans son élan de générosité, a été la cible privilégiée de cette race de compatriotes qui n’hésitent pas un instant à vous tourner en bourrique. Cette époque n’est toujours pas révolue, puisque le nom de maman Chantal est inlassablement exploité comme paravent dans ces milieux maffieux. Et ce ne sont pas des exemples qui manquent. Ainsi, dans ces associations qui prétendent défendre l’image du couple présidentiel, on retrouve généralement des brebis galeuses qui brillent plutôt par des pratiques récurrentes d’arnaque sur fond de trafic d’influence. Pour mieux étouffer leurs victimes, nos pseudo cousins et neveux des hauts responsables de la présidence de la République, n’hésitent pas à brandir les noms de leurs soit disant mentors comme laisser passer. Alors qu’en réalité, ces derniers ne sont liés ni de près ni de loin à de tels actes. Et comme l’artifice réussit généralement auprès des personnes en mal de parrainage et en quête de poste juteux, ceci n’a fait qu’allonger la liste des victimes de l’arnaque et partant, le nombre de faussaires au portail d’Etoudi. Pourtant, il est connu de tous que les véritables parentés de ces éminentes personnes se distinguent plus par leur courtoisie et leur sobriété. Animés par le souci de préserver l’image de marque de la famille, ces dignes fils pour la plupart, sont attentifs au rang social de leurs parents ou proches. C’est ici l’occasion de revisiter ces éternelles associations à forte odeur de lobbying au sein desquelles rodent de bandits à col blanc. Dans l’affaire d’arnaque à la présidence de la République, on est en droit de s’interroger sur les complicités haut placées dont peuvent jouir ces je-m’en-foutistes. Sinon, instaurer ces pratiques au sein d’une institution aussi prestigieuse que la présidence, reviendrait à l’évidence qu’il existerait de gros bras qui tapis derrière cette sombre affaire. Justement parce que, contourner tout le dispositif de sécurité présent à la présidence n’est pas donné au premier venu. Il est donc urgent de démasquer tous les co-auteurs de cette maffia qui risquent confondre tout le palais d’Etoudi. Il faut bien que cela cesse aussi.


H.B.

Communauté urbaine de Douala : Le faussaire, le 2ème bureau et le Tribunal

Le chef de service de la comptabilité matière à la recette municipale de la Cud, Victor Madengue Maboa et son 2ème bureau au tribunal pour un litige foncier.

Douala, la métropole économique du Cameroun est réputée être un eldorado des affaires. De ce côté, il se dit que les populations ne connaissent ni les fins, ni les débuts de mois, tellement l’argent circule. Grâce donc à l’épaisseur du porte-monnaie, le succès semble garanti à tout mâle qui se lance dans une conquête féminine. La fin de ces petites histoires des dessous de jupon est souvent cocasse. C’est le cas des envolées amoureuses de Victor Mandengue Maboa et Pélagie Bayegne qui, à ce jour, ont cessé d’être ces instants de rose que le couple a vécus pendant près de 4 ans. Les entichés d’hier se livrent aujourd’hui à un pugilat juridique aux senteurs de faux, de trafic d’influence et de menaces de mort. Les mots d’amour d’hier ont cédé la place aux convocations et autres sommations d’huissiers. L’intimité même a volé en éclat pour s’installer sur la place publique, à l’instar de ce procès annoncé au Tribunal de grande instance du Wouri, le 19 mai 2006. Ceux qui ont connu l’idylle vénusienne entre Pélagie et Victor n’entrevoyaient certainement pas, à l’horizon, une issue aussi agitée.
Comme la plupart des unions amoureuses, la relation entre Victor Mandengue Maboa et Pélagie Bayegne naît d’une rencontre fortuite dans une rue embouteillée de la ville de Douala, toujours ambiancée. Désormais sous le charme d’une carte de visite bien étoffée, d’un porte-feuille garni et des attentions diverses, tout est mieux dans le meilleur des rêves possibles. Pélagie Bayegne ne jure plus que par celui qui l’a sortie d’un modeste 2 pièces, pour un appartement moderne, à la dimension de la stature du chef de service de la Communauté urbaine de Douala et de l’homme très introduit de la place. Après l’une des virées nocturnes fortement arrosées de bons vins et du poisson frais de Youpé, Victor Mandengue Maboa propose à sa dulcinée de lui faire un enfant. Très ambitieuse, elle accepte la proposition, mais exige à son prince charmant de lui construire avant tout une maison. « Ceci rentre dans les projets que j’ai pour toi », lui avoue-t-il. Pour mettre à exécution son projet, Victor Mandengue Maboa met Pélagie Bayegne en contact avec son entrepreneur et homme de main, Wilfried Mangoumè. Dès cet instant, tout ira très vite. Une parcelle de terrain de 280 m² objet du titre foncier n°9466 W est repérée au quartier Deido, au lieu dit Bonateki, dans la succession François Kotto Ellong. Les représentants de ladite succession, Aimé Paul Elong Ebonguè et Thomas Bema Wei reçoivent des mains de Pélagie Bayegne 7 millions de Fcfa au titre de cette vente. Cette somme est versée en plusieurs tranches : 2 000 000 de Fcfa le 15 juillet 2004 ; 1 000 000 de Fcfa le 23 juillet 2004. Wilfried Mangoumè, présenté tantôt comme l’homme de main de Victor Mandengue Maboa s’implique comme témoin dans cette transaction d’achat. Il est le signataire d’un reçu d’une somme de 300 000 Fcfa avancée par la maîtresse de son patron. Pour ce démarcheur, cette somme « fait partie de l’avance sur le prix de la vente de terrain dont Mme Bayegne est entrain d’acheter chez Mr Ebonguè et Wei. » Toujours est-il que, après de multiples versements, le 9 août 2004, Paul Aimé Ebonguè Elong et Thomas Bema Wei reconnaîtront « avoir reçu la somme de 7 000 000 de Fcfa de Mme Bayegne Pélagie représentant le montant total de la vente d’une parcelle de terrain de 280 m² objet du titre foncier n° 9466 W. » L’affaire devient très intéressante dès lors que Wilfried Mangoumè, homme de main de Victor Mandengue Maboa qui entre temps était témoin des versements, va faire découvrir la réalité à l’épouse légitime de son patron. Panique dans le ménage. Victor Mandengue Maboa n’a pas voulu s’arrêter en si bon chemin. Il a réussi à parachever la construction de la villa de son « 2ème bureau », à hauteur de près de 50 millions de Fcfa. Bousculé dans son ménage, le chef de service de la comptabilité matière et de la caisse à la Communauté urbaine de Douala fait feu de tout bois pour récupérer cet investissement. Pour cela, tout est mis à contribution. Contrefaçon, imitation des signatures, faux, intimidations diverses, assignation d’huissiers, etc..
Pour l’avocat de Pélagie Bayegne qui n’en démord pas, et dans une correspondance adressée au chef de service départemental du cadastre du Wouri, à Douala, il faut faire échec à l’offensive juridique déclenchée par Victor Mandengue Maboa. Ce dernier a introduit une opposition du bornage du terrain querellé. Les termes de la correspondance de l’avocat de Pélagie Bayegne sont sans équivoque : « Je sollicite que cette opposition injustifiée et fantaisiste soit rejetée car elle a été faite pour simplement nuire à ma représentée. » Démontrant ensuite le caractère irréversible et authentique de la vente et comme pour confondre sieur Victor Mandengue Maboa, il poursuit : « En effet, dame Pélagie Bayegne a comparu personnellement devant le notaire, Maître Some Eboutou, de même que les sieurs Wei Bema F. et Ebonguè Elong P. Lesquels ont signé l’acte de vente dudit terrain. Aussi à titre de témoin oculaire, a personnellement comparu sieur Mangoumè Wilfried, dépourvu de toute procuration, lequel a signé cet acte de vente. » Plein d’humour et de réalisme juridique, il conclue : « La cerise sur le gâteau, les paiements du prix de la chose ont été faits par ma représentée comme l’attestent tous les reçus, voire ceux des frais du notaire en ma possession. La vente a été ainsi parfaite selon les termes et esprit de la loi. »
Joint au téléphone ce lundi 15 mai 2006 à 10h27 mn pour avoir sa version des faits, dans un entretien de près 9 mn et malgré notre patience, Victor Mandengue Maboa nous a intimé dans un premier temps : « Faites votre travail. » Aux questions de savoir l’origine des fonds qui lui permettent de bâtir une maison évaluée à près de 50 millions de Fcfa à une concubine, et s’il ne ferait pas partie des Camerounais qui se sucrent dans les caisses de l’Etat, au moment où le président de la République a décidé de tordre le cou aux prévaricateurs des deniers publics, notre interlocuteur dans un ton réconciliant nous a proposé : « Venez me rencontrer personnellement, je ne peux vous en dire plus au téléphone. » Au moment où cette affaire est portée devant les tribunaux, des sources proches de ce dossier pensent que le chef de service à la comptabilité matière et de la caisse de la Communauté urbaine de Douala ne devra s’en prendre qu’à lui même. Car, une maxime latine connue affirme : « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. » Affaire à suivre.


François Owona

Ces liaisons dangereuses

Le cas de Victor Mandengue Maboa rappelle bien ces individus d’un certain âge qui profitent de leur situation sociale pour s’ériger en mécènes des jeunes nanas.

Ils sont connus sous divers pseudonymes : cous pliés, sponsors, pater, tonton, capo, anciens yéyé…Dans la plupart des métropoles, ces hommes sans foi ni loi, finissent par créer des foyers parallèles au point de négliger l’épouse légitime. Leur cible adulée est généralement ces jeunes filles à première vue naïves, qui à la longue se muent en de véritables requins de surfaces. On n’est pas toujours étonné par ces multiples départs en missions, ces retours tardifs à la maison, ces heures supplémentaires de travail nocturne qui n’en finissent jamais, ces rouges à lèvres qui teintent parfois chemises et autres parties du corps ou ces fausses accusations contre les gestionnaires de comptes bancaires...
C’est toujours l’épouse légitime et les enfants qui paient les frais de ces multiples fugues. Les « anciens yéyé » font généralement tout pour mettre leur partenaire de dehors à l’aise. Les maisons sont bien meublées, la concubine et les enfants nés de cette liaison sont aux petits soins, alors que, le domicile conjugal est à l’abandon. Ce domicile conjugal ne dispose même pas, parfois, d’un simple fauteuil et accumule plusieurs mois d’arriérés de loyers. Le petit épicier sénégalais du coin est menacé de fermer boutique du fait de ces interminables découverts en espèces sonnantes et en natures collectionnés par la pauvre dame. Tout ceci pour sauver la progéniture exposée à la mendicité et autres dérives. L’éducation des enfants pose des soucis aux enseignants qui sont surpris par des convocations des parents jamais honorées. Entre temps, c’est une jeune étudiante, une divorcée, une veuve ou une célibataire endurcie qui se la coule douce. Elle est inscrite dans plusieurs tontines et évolue dans un cadre de rêve. Ses caprices et ses désirs sont des ordres. On croit que ces femmes de dehors pour mieux embrigader notre cou plié passent le clair de leur temps chez les marabouts alors qu’il n’en est souvent rien. C’est plutôt la collection de plusieurs « sponsors » qui fait recette. On comprend, dans le cas du chef de service de la comptabilité matière et de la caisse de la Communauté urbaine de Douala, l’intransigeance de son épouse légitime à vouloir faire récupérer l’investissement de son mari. Seulement, ne se fait-il pas tard ?


F.O

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 14:21
Fin de parcours : Une bande d’escrocs arrêtée à Douala
(Camer.be 26/10/2006)


Ils endormaient les passagers à bord d’un véhicule taxi pour mieux les anarquer chez un prétendu marabout.

“Ils m’ont prise à bord d’un taxi, samedi 21 octobre, du côté de Bonaloka. Ils étaient déjà trois personnes à l’intérieur du véhicule, sans compter le chauffeur. Ils m’ont fait boire une décoction, qui devait guérir mes yeux malades puisqu’ils ont remarqué que j’avais des problèmes de vue. Ils m’ont demandée, alors que j’étais inconsciente après avoir avalé leur produit, de donner trois cents mille Fcfa (300.000 F) pour être soignée ”, témoigne une victime du gang qui sévissait depuis plusieurs mois partout au Cameroun.
Cette dame âgée d’une cinquantaine d’années porte encore les séquelles du traumatisme subi. C’est après avoir regardé le reportage sur une chaîne de télévision privée, lundi soir, qu’elle a reconnu formellement les escrocs. Aussitôt, elle a couru à la brigade de gendarmerie la plus proche pour tenter de localiser les malfrats et les confronter. Lundi dernier, 23 octobre, le gang a été fortement démantelé. Quatre (des cinq) éléments de la bande interpellés du côté de Bonabéri sont actuellement détenus dans les locaux de la police judiciaire à Bonanjo.

Bande organisée
Parmi les membres du groupe arrêtés, il y a un militaire révoqué qui utilisait sa tenue pour commettre les forfaits. M. Mbouobouo Issossa, affirme avoir exercé comme militaire avant d’être révoqué, il y a plusieurs mois déjà. Le taximan, M. Mouté Peter, transportait, outre le militaire révoqué, deux autres complices dont l’originalité est d’être des femmes : Mbayi Moundjon Florence et Mbouma Evelyne. Ces quatre voyous avaient pour mission d’endormir leur proie en lui suggérant une maladie qui ne pouvait être guérie que par un cinquième larron, un complice présenté comme un marabout.
C’est chez lui que l’équipage du véhicule taxi terminait le voyage, avec pour la victime, un dernier supplice : reverser une forte somme d’argent au marabout pour retrouver la santé totale. De nombreuses victimes avancent des sommes faramineuses, versées au marabout sous la contrainte des autres complices. “ J’ai d’abord versé une première tranche de 300. 000 Fcfa avant d’ajouter 500.000 Fcfa, ne pouvant pas donner le million que réclamait le marabout ”, explique une autre dame “ atteinte de graves problèmes de santé ” pouvant lui arracher la vie à tout moment.
Le militaire révoqué, le taximan et les deux femmes escrocs sont désormais dans les filets de la Pj. à Bonanjo. Des témoignages recueillis ci et là laissent entendre que ce gang ne frappait pas seulement à Douala. Limbe, Yaoundé, Nkongsamba et Bamenda sont autant de villes où le phénomène est décrié.

© Le Messager : Par Jean-Célestin EDJANGUE

 

© Copyright Camer.be

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 11:50
Fort du score du premier tour, Joseph Kabila part favori. L’adversaire n’étant pas de sa taille, J.Kabila ne fera pas un score serré. Car, JP. Bemba n’a jamais été un adversaire redoutable que dans le discours. Battu au premier tour, battu au jeu des alliances, battu aux législatives, JP Bemba sera sans con­teste battu le 29 octobre. Après avoir tout perdu, le leader du Mlc compterait désormais sur l’envoûtement des électeurs, c’est-à-dire sur le diable.

Joseph Kabila est bien parti pour gagner l’élec­tion de ce 29 octobre 2006. C’est le constat que tout observateur attentif et désintéressé peut faire. Les chances d’un candidat se calculent en fonction de celles du concurrent.

En ce qui concerne les élec­tions du deuxième tour de la présidentielle, Joseph Kabila a comme challenger, JP Bemba. Si au  premier tour les chances de chacun se calculaient au hasard, tel ne peut plus en être le cas au second tour. Car, les deux candidats ont démontré leur véritable force au premier round qui avait engagé 33 candidats. Joseph Kabila a eu près de la moitié des suffra­ges exprimés. Ironie du sort, celui qui a menacé et compro­mis ses chances de passer au premier n’est pas le candidat qu’il affrontera au deuxième tour.

Car, les deux candi­dats ont démontré leur véritable force au premier round qui avait engagé 33 candidats. Joseph Kabila a eu près de  moitié des suffrages expri­més. Ironie du sort, celui qui a menacé et compro­mis ses chances de pas­ser au premier tour n’est pas le candidat qu’il af­frontera au deuxième tour. En fait Joseph Kabila ca­racolait en tête du peloton affichant toutes les chan­ces de l’emporter au premier tour jusqu’au jour où les résultats du patriarche Gizenga au Bandundu, particulièrement au Kwilu ont été rendus publics. C’était la dégringolade pour le chef de l’Etat. Le leader du Palu avait arra­ché presque le maximum des voix à Gungu et à Idiofa.

Bemba n’a jamais fait le poids

En termes clairs, JP Bemba n’avait jamais cons­titué un vrai danger pour Joseph Kabila. L’impor­tance électorale de JP Bemba dont peut se préva­loir le leader du Mlc, c’est dans certains médias et dans un certains discours d’autosatisfaction d’inutile­ment triomphaliste. Sur le terrain, le vote serré qu’on devrait avoir ou qui avait été annoncé, n’a pas eu lieu. L’écart au premier tour 44,81% pour Kabila et 20,03% pour son challenger en est la preuve palpable. C’est donc par des manœuvres et la manipulation que JP Bemba s’est imposé comme concurrent de taille pour Joseph Kabila. Il a d’abord utilisé sa posi­tion de vice-président de la République.

Tout au long de la transition, il a essayé de façon artificielle de s’isoler afin de se faire une étoffe de concurrent numéro un du chef de l’Etat en fonction. Ainsi, le leader du Mlc était sans cesse à la recherche de la petite bête. Foulant souvent aux pieds les dispositi­fs du protocole lors des manifestations publiques et officielles, il s’organisait à venir à la même heure que le chef de l’Etat. En plus de cela, les imprudences des autres adversaires de Jo­seph Kabila ont fait de JP Bemba le premier challenger.

Alors qu’il était membre à part entière du gouverne­ment et de l’espace prési­dentiel, il a pris des positions pour s’attirer la sympathie des opposants qui en ont fait un de leurs. En recou­rant à lui comme l’exemple des hommes au pouvoir plus attentionné aux problèmes de l’opposition, on en a fait le leader de cette opposi­tion. C’est ainsi que les autres candidats à la prési­dentielle à part Antoine Gizenga se sont mis sous sa coupe.

Il voulait prendre les autres au dépourvu

Pour terminer, le leader du Mlc s’était organisé à damer les pions à ses ad­versaires dont Joseph Kabila. Avant même que la campagne commence, JP Bemba comme vice-président de la république, prend son bâton de pèlerin. Il sillonne le pays, galvanise les foules qui viennent à lui comme membre du gouver­nement. Le moment venu, les images sont utilisées à des fins électoralistes. Il se présente comme l’homme le plus populaire. Exploit qu’il n’a osé rééditer. Ses tour­nées il les commence par l’Est du pays, une façon de couper l’herbe sous les pieds de Joseph Kabila.

Malheureusement, la loi du premier venu ne lui profitera pas. Le discours selon le­quel il était le seul à fouler le sol de l’Est du pays pen­dant que les autres hésitaient encore, n’a pas cons­titué un argument de poids. Ce qui est positif pour le lea­der du Mlc, c’est qu’il avait étudié l’électorat et il savait que l’Est était acquis à Jo­seph Kabila. Il fallait le dé­tourner, sinon le partager. C’est ainsi que JP Bemba arrivant à Goma et Bukavu, au moment où Joseph Kabila n’y était pas encore allé en dépit de l’attente de la population, voulait se donner l’image non seule­ment le plus courageux, mais aussi le plus proche de cette population. Il avait fallu que Joseph Kabila arrive pour que ce discours fonde comme la neige au soleil. C’était l’occasion de confirmer ce que le poète avait chanté : le mensonge prend l’ascenseur alors que la vérité emprunte les escaliers. Mais au finish, les deux se rencontrent. Comme le jour chasse la nuit, la vérité chasse le mensonge.

La bataille des allian­ces gagnée

Malgré son avance du premier tour et la dé­monstration de force face à son challenger actuel, Joseph Kabila a tout fait pour mettre toutes les chances de son côté. Il a battu JP Bemba au jeu des alliances. On peut dire à ce sujet que le vote avait déjà eu lieu et Joseph Kabila l’a emporté haut la main. La signature du protocole d’accord avec le Palu a enlevé à JP Bemba toute la prétention du leader de l’Ouest. Il ne restait plus que Nzanga Mobutu s’ali­gne pour que JP Bemba cesse de se targuer du droit de contrôle de la province de l’Equateur. Selon le discours, il continuait à se prévaloir du contrôle de la capitale.

Pour ce faire, il fait confiance aux agitations visibles de quelques dé­soeuvrés et de quelques ressortissants de la pro­vince de l’Equateur essen­tiellement dans certains quartiers. Le tort de JP Bemba justement, c’est de vouloir faire de cela un pro­blème des ressortissants de l’Equateur. En faisant cela, il oublie que la grande majorité de la population de la capitale se partage en­tre le Bandundu et le Bas-­Congo. Sur cette base il lui sera difficile, très difficile de contrôler Kinshasa avec le rapprochement Gizenga-­Kabila. On ne voit pas com­ment et partant de quelle base ? Objectivement, on ne voit pas JP Bemba ga­gner le deuxième tour de la présidentielle devant Jo­seph Kabila dans la mesure où il n’a fait aucun effort pour consolider le petit ac­quis du premier tour. Il n’a pratiquement pas battu campagne.

A la place, il a ali­gné des individus qui n’avaient pas pu mobiliser pour eux, des conflictuels dont le discours a com­mencé à agacer les individus qui n'avaient pas pu mobiliser pour eux, des conflictuels dont le discours a commencé à agacer les Congolais. 

Une certaine opinion est convaincue qu’après avoir perdu sur tous les ter­rains, JP Bemba ne compterait plus que sur l’envoû­tement de la population. Le diable existe, mais il ne l’emportera jamais sur la lumière.
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 00:44

Un hélico de la Licorne sur le toit de Gbagbo

Le CNRD proteste énergiquement, . La Licorne réagit

samedi 28 octobre 2006 par Le secrétaire général adjoint NYAMIEN N. Messou

 

Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) informe les populations ivoiriennes, les communautés étrangères, en particulier françaises et ouest-africaines qui ont choisi notre pays comme seconde patrie, ainsi que l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), des graves périls que font peser la France et ses troupes armées sur la paix en Côte d’Ivoire. Selon des sources dignes de foi, des forces obscures sous la houlette de la Licorne préparent un gigantesque projet de déstabilisation de la République de Côte d’Ivoire. Plusieurs faits attestent, du reste, des sombres desseins de la France pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique de l’Ouest. Le stationnement d’un hélicoptère de l’armée française pendant 20 minutes, ce vendredi 27 octobre 2006 à 10h05 heures GMT, au-dessus de la Résidence officielle du Chef de l’État, l’invitation pressante faite aux ressortissants français à quitter le territoire ivoirien avant le 31 octobre 2006, les parades indécentes de soldats français dans les quartiers d’Abidjan et son agglomération, l’activation des réseaux dormants de la rébellion et l’infiltration de la capitale économique par des mercenaires proches de La Licorne sont autant de signes qui ne trompent pas. Ce complot préparé et conçu par l’État-major de la Licorne, en plein accord avec l’Élysée, vise à attenter à la vie des plus hautes personnalités civiles et militaires de l’État, donc à renverser le pouvoir légalement et légitimement établi du Président de la République Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo. Le Président français Jacques Chirac et ses sbires préparent bel et bien un nouveau massacre des paisibles populations de notre pays, après les douloureux événements de novembre 2004. Les principaux leaders de la jeunesse patriotique les plus en vue sont également visés par cette vague d’assassinats massifs. Le CNRD dénonce à l’avance ce terrorisme d’Etat et met en garde la Force Licorne contre l’effet boomerang de ses agissements. Il demande à Monsieur Chirac de retrouver ses sens. A défaut, que le Chef de l’État français ait enfin le courage de déclarer officiellement “ sa ” guerre à la Côte d’Ivoire. Il devra alors en assumer pleinement les conséquences devant le peuple Ivoirien, le peuple Africain et l’Humanité.

Fait à Abidjan, le 27 octobre 2006 Pour le CNRD Le secrétaire général adjoint NYAMIEN N. Messou

Vol stationnaire d’un hélicoptère français sur la résidence du chef de l’Etat à Cocody

La réaction de la Force Licorne

Colonel Charles De Kersabiec : « C’est une hallucination »

Un hélicoptère de l’armée française s’est- il vraiment payé le luxe d’aller non seulement survoler la résidence du chef de l’Etat, mais surtout y effectuer un vol stationnaire, par ces temps qui courent ? L’information donnée par le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie ( CNRD ), un regroupement de mouvements proches du président Gbagbo, est si grave qu’elle n’a pas manqué de susciter la réaction immédiate du porte parole de la Force Licorne, le Colonel Charles De Kersabiec. Pour l’officier français, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une hallucination. « Nous n’accordons aucun intérêt à ces élucubrations. Ce sont des informations dénuées de tout fondement », affirme le porte parole. Le Colonel De Kersabiec a souligné que les militaires français ont effectué comme d’habitude des vols sur la région d’Abidjan, mais à aucun moment, ils n’ont survolé la zone dont fait allusion le CNRD. « Ceux qui habitent ce quartier peuvent en témoigner, nos forces n’ont fait aucun survol de ce quartier précis, encore moins de vol stationnaire », a encore tenu à préciser l’officier de la Force Licorne que nous avons joint au téléphone.

Propos recueillis par Charles d’Almeida

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 00:35

27 octobre, 2006

“Le Président BONGO ONDIMBA se comporte comme si le Gabon ne devrait plus exister après lui.”

L Intelligent d Abidjan : Infos en continu - Publie a 5:20 pm

A la lecture du paysage politique actuel, les perspectives d’avenir de ce pays qu’est le Gabon, s’inscrivent dans l’illisibilité la plus totale. Le Président BONGO ONDIMBA se comporte comme si le Gabon ne devrait plus exister après lui. Et cela n’est nullement surprenant : ‘’après moi le déluge’’…Il ne faut pas se leurrer, le Gabon vit une dictature qui ne dit pas son nom étant entendu que la population est prise en otage et n’a pas son mot à dire sur la gestion du PAYS, et cela depuis environ quarante (40) ans, sans discontinuité.surprenant : ‘’après moi le déluge’’…surprenant : ‘’après moi le déluge’’…

Pour comprendre le retour au Gabon des principaux leaders du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), il convient tout de même de comprendre, un temps soit peu, le cheminement de ce mouvement politique depuis sa création jusqu’à ce jour.

Créé d’abord dans la clandestinité en 1998, sous l’appellation ; BDP (Bongo Doit Partir), il est constitué ensuite comme parti politique en juin 2003, à l’issue du congrès dit “congrès de la clarification” de Bordeaux en France, où Daniel Mengara avait été mis en minorité par l’ensemble des congressistes. (Cf. Historique du RDPG).

A l’issue de ce congrès où, sous l’impulsion de la cellule stratégique, la ligne politique avait été redessinée et le mandat avait alors été donné au Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) et à son bureau politique de diffuser la nouvelle idéologie qui s’inscrivait autour des valeurs cardinales de la République.

C’est en ce moment que le Président, Siméon J. Francis EKOGA, a été officiellement invité et reçu au palais présidentiel de Libreville par le Chef de l’Etat Gabonais, Omar BONGO ONDIMBA le 17 juillet 2003, pour un long entretien, et ce après avoir passé une vingtaine d’années d’exil en France.

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), revigoré par des adhésions massives aussi bien en occident qu’en Afrique, s’est redéfini comme un parti ayant pour ambition la conquête et l’exercice du pouvoir d’État.

Pour réaliser cette ambition, le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) se donne quatre objectifs principaux :

1. La conquête d’un multipartisme total et réel;
2. La conquête de la démocratie ;
3. La conquête du pouvoir d’État ;
4. L’exercice démocratique du pouvoir dans l’intérêt effectif du peuple gabonais.

A la lecture du paysage politique actuel, les perspectives d’avenir de ce pays qu’est le Gabon, s’inscrivent dans l’illisibilité la plus totale. Le Président BONGO ONDIMBA se comporte comme si le Gabon ne devrait plus exister après lui. Et cela n’est nullement surprenant : ‘’après moi le déluge’’, comme en Côte d’Ivoire après Houphouët BOIGNY, le Zaïre, devenu RDC après MOBUTU, le Rwanda après HABYARIMANA , tel est manifestement l’attitude du propriétaire du Parti Démocratique Gabonais(PDG).

Mais BONGO ONDIMBA a bel et bien tord. Et à l’allure où vont les choses, il ne rentrera que dans les annales de la médiocrité. Le Gabon ne se souviendra pas de lui. Son nom, son histoire sombre et obscure ne serviront que de contre exemple ; ce qu’il ne faut pas faire en démocratie politique.

Voila un homme à qui Dieu aura tout donné, mais qui de façon lamentable et incompréhensible va échouer inexorablement ! L’histoire de Bongo est invraisemblable.

Et le peuple dans tout cela ? Aux calendres grecques ! Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) décide donc de rentrer au Gabon pour donner au peuple ce qui lui revient de droit : LE POUVOIR. Notre action consiste à faire du peuple, un véritable acteur et auteur de la démocratie gabonaise. Nous ne parlons pas de la démocratie tropicale, que dis-je, équatoriale à l’instar de celle que le système PDG a inauguré au Gabon.

Même “l’Union”, quotidien gouvernemental, s’est érigé en tribune populaire pour sanctionner les turpitudes du camp présidentiel, en tête desquelles l’Affaire de l’île MBANIE, et la Stratégie électorale à mettre en place en décembre prochain.

Evidemment, BONGO ONDIMBA assiste impuissant, au spectacle donné par ses courtisans, soit par média interposé soit par pseudos partis politiques basés à l’intérieur voire à l’extérieur du pays.

Une autre aberration, monstre de la consommation du budget de l’Etat : les parodies d’élections. En toute âme et conscience, s’il en avait, le chef de l’exécutif n’a plus jamais gagné une seule élection au Gabon. Mais pour un semblant de légitimité, il trouve le moyen d’entretenir l’illusion populaire par des mascarades électoralistes. En décembre 2006, la même chose se produira. Et là encore, n’en déplaise à Son Excellence, le Président de la République Gabonaise, Omar BONGO ONDIMBA, candidat à sa propre succession en 2012, les hostilités qui annoncent la fin de son règne mégalomane sont ouvertes.

Aujourd’hui, toutes les composantes politiques s’inscrivent dans la vision de l’après BONGO, et même, dans les sphères stratégiques de décisions, Omar BONGO ONDIMBA, n’est plus une donnée fondamentale. C’est dire que LA TRANSITION est largement amorcée, y compris au sein des instances internationales.

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) participera pleinement à cette gestion transitionnelle du Gabon mais non pas en s’appuyant sur les systèmes savamment organisés par le Parti Démocratique Gabonais (PDG) et ses acolytes mais sur le peuple gabonais lui-même. Il ne faut pas se leurrer, le Gabon vit une dictature qui ne dit pas son nom étant entendu que la population est prise en otage et n’a pas son mot à dire sur la gestion du PAYS, et cela depuis environ quarante (40) ans, sans discontinuité.

Cela fait, presque un demi de siècle que le système en place a eu la latitude de proposer ses projets de société. Ce n’est pas maintenant, que le Président et ses stratèges, à court de projets novateurs peuvent convaincre les gabonais.

Bien au contraire, nous gabonais allons nous souvenir de cette bande de camarades militants du Parti Démocratqiue Gabonais (PDG), comme des gens qui ont voué leur vie à institutionnaliser la médiocrité, le détournement des deniers publics, la consécration de l’impunité, la promotion des castes, le crime politique, l’achat des consciences, subordination des voix disconcordantes et par-dessus tout, les destructeurs des valeurs morales. En lieu et place de la jeunesse sacrée, il laisse une jeunesse sacrifiée, abonnée à l’échec et à la misère.

En outre, les limites affichées par l’opposition Gabonaise, inféodée et subordonnée au régime, façonnée pour donner une légitimité à Monsieur BONGO ONDIMBA, tout en sabordant les actions des partisans du changement, nous montrent que le temps n’est plus aux tapages méphistophélétiques mais à la construction du fait, qui, avouons le, ne peut plus se faire avec la classe dirigeante actuelle. La transition amorcée que nous instituons dès maintenant, va catalyser les mutations relatives à l’alternance démocratique, entendez par là, le changement de régime.

A cet effet, le Président BONGO ONDIMBA, en bon sage africain comme il aime parfois, se faire appeler, gagnerait, à baliser le terrain au lieu de se perdre en conjectures par des visions irréalistes sur son hypothétique désir de se porter candidat encore et à nouveau, chose qui n’émeut plus un seul habitant du Gabon.

Nous disons donc que les partisans du changement, en hibernation depuis lors, poussés par la volonté du peuple, vont dorénavant, décider de ce qui engage le Gabon, plus question de se laisser compter l’histoire de Savorgnan de Brazza et ses compères. Nous nous devons de construire le pays que nous ont laissé nos aïeux.

Comme on dit chez nous, “honte à celui qui ne fait pas mieux que son père”. Rendez-vous est donné au Gabon ! Que Dieu bénisse le Gabon et veille sur ses habitants!

Fait à Paris le 27 Octobre 2006
Siméon J Francis EKOGA
Président du Rassemblement Démocratique
du Peuple Gabonais (RDPG)
Emails : simekoga@rdpg.org www.rdpg.org

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans BONNE GOUVERNANCE
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