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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 00:19
Désiré Tagro (porte-parole du Chef de l’Etat)
“La Constitution va s’appliquer”

Le Patriote No. 2123 du Vendredi 27 Octobre 2006
« Nous demandons que la décision qui a été prise par l’Union africaine soit respectée. Cette décision a été prise à partir des recommandations de la CEDEAO. Ce qui est demandé au Conseil de sécurité de l’ONU par l’Union Africaine, c’est d’apporter son soutien à la décision de l’Union Africaine et il est observé que l’Union Africaine reste toujours saisie de la question. L’Union Africaine a dit que dans l’accomplissement de sa mission, le Gouvernement peut en toute matière prendre en Conseil des ministres des décisions par ordonnance ou décrets-lois, en particulier le gouvernement peut adopter par ordonnance des mesures appropriées pratiques dans l’esprit de la loi pour accélérer le processus des jugements supplétifs et des certifications de nationalité. La décision de l’Union Africaine dit que toutes ces décisions doivent être prises en Conseil des ministres.

Q : Mais que fait le premier ministre qui a la pleine autorité sur son gouvernement ?
Mais ça, c’est écrit dans la Résolution 1633, c’est écrit dans la Constitution de la Côte d’Ivoire. Ça ne fait pas du Premier ministre le détenteur du pouvoir exécutif. La Constitution de la Côte d’Ivoire est l’expression de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et donc par laquelle la Côte d’Ivoire existe va s’appliquer.
Propos recueillis par K.I. sur RFI 
  B
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 00:12
Nouvelle résolution sur la Côte d’Ivoire : La France arrache le consensus
(24 heures 27/10/2006)


Le projet de résolution français est favorablement accueilli par les membres du Conseil de sécurité. Tous les membres sont d’accord sur les pouvoirs à accorder au Premier ministre.

Petit à petit, le projet de résolution de la France sur la Côte d’Ivoire fait son chemin.
Après le soutien des trois pays africains aux propositions de la France, les autres membres du Conseil ont suivi.
Sur le fond, le projet de résolution reprend les recommandations de l’Union Africaine.
Avec quand même des précisions importantes sur les pouvoirs à attribuer au Premier ministre, Charles Konan Banny.
Les 15 membres du Conseil de sécurité ont apporté « un énorme soutien », selon l’Agence France Presse.
Ce qui réjouit le diplomate français à l’ONU, Jean Marc De la Sablière.
Le diplomate se dit très « encouragé » par le soutien des autres membres.
« Il y a, je pense, un énorme soutien, un soutien très fort au sein du Conseil pour ce projet de résolution.
Certaines délégations avaient des interrogations, mais je suis confiant que nous parviendrons à un bon texte dans les jours qui viennent », a-t-il confié à l’AFP.
En attendant l’adoption probable du texte le mardi, des experts ont travaillé, hier, sur certains détails du texte.
Le Conseil de sécurité réalise que "la situation dans le pays est dangereuse, non seulement pour la Côte d'Ivoire et toute la région, mais aussi pour sa population", a déclaré M.
de La Sablière.
Ce qui explique, selon le Représentant de la France à l’Onu, que tous les membres du Conseil de sécurité estiment que cette nouvelle transition, rendue inévitable par le nouveau report des élections, qui ne pourront se dérouler d'ici le 31 octobre, « doit être la dernière ».
Le Conseil a siégé pendant près de trois heures.
Les membres du Conseil de sécurité ont pu écouter les rapports des deux représentants de l'ONU, Pierre Schori et Gerard Stoudmann.
Il faut savoir que le projet de résolution se fonde sur les décisions de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cedeao) et du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), et s'appuie sur un rapport très dur à l'égard de la classe politique ivoirienne du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.


Hervé Akaché

 

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 23:58
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Bureau Politique du PDCI-RDA, hier- Djédjé Mady, Secrétaire général : “Gbagbo sera responsable de tout ce qui mettrait le pays en péril”
(Le Nouveau Réveil 27/10/2006)
( 27/10/2006)


Le Bureau politique du PDCI-RDA s'est réuni hier au siège du parti à Cocody sous la présidence du Professeur Alphonse Djédjé Mady pour évoquer la situation socio-politique. Avec en toile de fond la question de la transition après le 30 octobre. Après avoir fait le point des différentes négociations (Yamoussoukro-New York-Abuja, Addis-Abeba) le Secrétaire général du PDCI-RDA a demandé au Bureau politique de se prononcer sur la conduite à tenir au cas où la résolution de l'ONU ne prendrait pas en compte les préoccupations essentielles du PDCI-RDA et de ses alliés politiques. Ci-dessous, l'intégralité de ses propos liminaires. Mmes et MM. les vice-présidents, M. l'inspecteur général, M. le président du conseil de discipline, vénérés membres du conseil politique, honorables membres du bureau politique, je voudrais vous saluer au nom du président du PDCI-RDA, le président Henri Konan Bédié qui se porte bien. Nous avons appris des nouvelles partout, mais comme on dit en Afrique c'est dire qu'il aura longue vie. Il sera très bientôt avec nous et nous continuerons ensuite notre route. Il a donc préconisé que nous tenions ce bureau politique aujourd'hui pour des démarches qui ont été faites depuis la dernière fois que le bureau politique s'est ici réuni. Et il a demandé de conduire une délégation aux différentes rencontres pour faire connaître la position du parti dans la gestion de la crise. Et ensuite pour échanger avec vous sur cette situation socio-politique délétère et que le bureau politique puisse indiquer quelques voies à suivre en attendant que la réalité nous amène à des positions suffisamment complexes et que lui-même puisse être de retour. Cela dit, lors de la dernière réunion du bureau politique la déclaration que nous avons faite comportait les points suivants. Comme en 2005, le PDCI, en expliquant les raisons pour les quelles il prend cette position, a encore demandé que dans l'intérêt du pays et pour qu'on sorte de cette crise, il faut que la transition à venir se fasse sans le président Gbagbo comme gestionnaire principal de la transition. Le deuxième point, c'est que le PDCI a demandé que eu égard à l'expérience que nous avons vécue dans les conflits qu'on a voulu créer inutilement entre la constitution et les résolutions de la communauté internationale, la constitution soit suspendue. Si ce n'était pas le cas qu'il soit clairement affirmé qu'en ses points où elle s'oppose aux résolutions, les décisions de la communauté internationale prévalent. Troisième point que nous avons souhaité au PDCI, c'est qu'il faut pouvoir donner au premier ministre les pouvoirs de l'exécutif et lui donner les moyens de les assumer. Quatrième point, compte tenu depuis quelque temps du comportement du médiateur de la crise ivoirienne, le président Thabo Mbeki, le PDCI en accord avec ses alliés, demandait que la médiation de M. Thabo Mbeki connaisse son terme. Cinquième pont souhaité, c'est la main mise totale, l'autorité totale de la Commission électorale indépendante sur le processus électoral. Sixième point, reprendre et continuer concomitamment le processus d'identification et le processus de désarmement de la démobilisation et de la réinsertion avec, compte tenu de la situation particulière que traverse le pays, la possibilité de pouvoir délivrer des certificats de nationalité au cours de ces audiences foraines. Septième point, travailler d'arrache-pied à la réunification du pays, réunification qui aurait pour cible palpable, le redéploiement de l'administration et la reconstruction d'une nouvelle armée républicaine faite des forces de défense et de sécurité et des militaires réguliers des forces armées des forces nouvelles qui ont été amnistiées et qui devraient pouvoir rejoindre l'armée de la république. Ce sont là, les principaux points qui ressortaient de notre dernier communiqué et que vous avez convié au président Bédié pour le faire savoir aux différentes rencontres où le PDCI était invité. Le président Bédié, accompagné donc d'une forte délégation, s'est donc rendu aux Etats Unis pour rendre part à la réunion qui avait été décidée ici en Côte d'Ivoire à Yamoussoukro le 5 Juillet en présence du secrétaire général des Nations Unies, du chef de l'Etat ivoirien, du Premier ministre ivoirien, du président du Rassemblement des républicains, du Secrétaire général des forces nouvelles et du secrétaire général du PDCI qui, ce jour là, représentait le président du parti. C'est ce qui concerne le côté ivoirien. A cette réunion, ont également pris part le médiateur de la crise ivoirienne Thabo Mbeki, le président Olusegun Obasanjo et les ministres des Affaires Etrangères du Congo qui représentant le président de l'Union Africaine, le ministre des Affaires Etrangères du Burkina, le ministre des Affaires étrangères du Mali et le représentant de la Cedeao et l'Union Africaine qui demeurent en Côte d'Ivoire. C'est donc au cours de cette réunion qu'il a été décidé en marge de l'assemblée générale des Nations Unies, qu'un sommet sur la Côte d'Ivoire devrait se tenir. Sommet qui avait pour but de faire le point d'avancement de la feuille de route confiée au premier ministre et en faisant ce point, pouvoir tirer les conclusions qui s'imposaient. De deux (02) choses, l'une : ou le bilan était satisfaisant et on disait qu'on pouvait aller aux élections avant le 31 Octobre. Ou le bilan ne l'était pas et on envisageait un autre schéma après le 31 Octobre 2006. C'est donc à cette initiative ivoirienne et de la communauté internationale qu'on s'est rendu aux Etats-Unis. Mais comme vous le savez, tous ceux qui devraient y prendre part, y étaient sauf le chef de l'Etat qui, après avoir fait des déclarations d'invectives à la communauté internationale que vous avez tous entendues n'était pas à New York. Le 20 Septembre donc s'est tenue au palais des nations à New York cette rencontre où la délégation de PDCI était composée du président du parti, accompagné du secrétaire général et du secrétaire général adjoint chargé des affaires juridiques, le ministre Ahoussou Kouadio Jeannot. Parce que chaque chef de délégation était accompagné de deux (02) personnes. Cependant, la délégation qui était aux Etats Unis comprenait en outre, le vice-président Thiémélé Amoakon, le secrétaire général adjoint chargé des relations extérieures Kacou Gervais et le ministre Adjoumani Kobenan. Sous la présidence du secrétaire général, cette séance était ouverte avec la prise de parole d'abord par le premier ministre qui a donc fait le point d'avancement de la mise en oeuvre de la feuille de route qui lui avait été confiée. L'exposé du premier ministre a été suivi par celui de M. Pierre Schori puis celui de M. Studman le haut représentant aux élections puis par celui du président Sassou Nguesso, président en exercice de l'Union Africaine. La parole a été ensuite donnée au président Henri Konan Bédié, le premier ministre Alassane Dramane Ouattara et au secrétaire général des forces nouvelles Soro Guillaume. Tous les exposés qui ont été faits tant par les Ivoiriens que par les observateurs internationaux neutres ont convergé vers un seul point. C'est que la partie présidentielle avait bloqué le processus. Il faillait pour l'avenir prendre des décisions claires et courageuses. Il fallait une sortie de crise et qui nous évite les pièges du passé. Et ça a été l'occasion pour les différents intervenants de faire leurs propositions en tenant en compte des différents points que j'ai énumérés tout à l'heure, point parmi lesquels, j'ai oublié de vous dire que nous avons proposé que le départ de Gbagbo de la gestion de la transition soit comblé par un conseil de la république qui comprendrait les principaux leaders qui de serviraient ainsi de cadres d'encadrement du premier ministre qui serait seul maître à bord avec le pouvoir de l'exécutif. A la fin de l'exposé, puisque l'assemblée générale se déroulait et que le secrétaire général voulait être aussi en salle des plénières pour écouter l'exposé de certains chefs d'Etat, il a dû s'excuser pour demander au président Sassou Nguesso de continuer la réunion en la présidant. C'est ce qui a été fait. Et le président Sassou Nguesso a donc voulu, a vu des informations qui ont été données, qu'un débat s'instaure pour donner les impressions des uns et des autres. Entre-temps, j'ai oublié un point qui n'est pas anodin. C'est que quand Sassou NGuesso a fini d'exposer, le Secrétaire général a passé la parole à Thabo Mbeki en tant que médiateur pour faire son exposé. Thabo Mbeki s'est contenté de dire que comme le président de l'Union Africaine a pris lui-même en main le dossier de la Côte d'Ivoire, lui, n'avait pas d'autres exposés à faire.
Donc lors du débat, lui qui n'avait pas d'exposé à faire, il a été le premier à intervenir. Pour dire l'une des parties importantes du conflit n'étant pas là, il suffirait que le débat n'ait pas lieu, qu'on prenne acte des différents exposés pour éviter d'aggraver la situation en Côte d'Ivoire. Et que de toutes les façons, des instants de débat vont suivre, puisque le dossier doit retourner à la CEDEAO, à l'Union Africaine avant de revenir au Conseil de sécurité. Devant une telle intervention, ceux qui ont eu à prendre la parole se sont aussi montrés diplomates et ont évité le débat. Le président Blaise Compaoré a dit que de toutes les façons, comme "je serai aux débats, je prends acte. On débattra quand le moment sera venu". C'était à peu près le ton de l'intervention du président Kufuor du Ghana. Et le président de la Commission de l'Union Africaine Oumar Konaré a eu à faire une intervention assez creuse. Mais, si j'ai retenu quelque chose, c'est que je suis très fort. On n'a pas retenu grand'chose. Mais, cela voudrait peut-être dire qu'il faut attendre que Gbagbo soit là. Donc en terme de débat après les exposés, il n'y a pas eu de débat de fond sur les exposés qui ont été faits le jour du 20 septembre 2006. Il faut cependant retenir que contrairement à ce qu'on aurait pu penser, l'exposé de Pierre Schori a été assez franc. Puisqu'il a fait le constat de la situation et a dit en terme clair à la communauté internationale de faire au moins deux choses en ce qui concerne son mandat. De préciser le contenu du mandat des forces de l'ONUCI. Et surtout d'augmenter les effectifs. Parce que si le contenu de ce mandat n'était pas précisé, que les effectifs n'étaient pas augmentés, il considère que la présence des Nations Unies en Côte d'Ivoire est ridicule. Le mot ridicule vient de lui. Le Haut représentant aux élections a également souhaité avoir suffisamment de moyens dans tous les domaines pour être presque seul responsable dans l'arbitrage du processus électoral qui doit avoir lieu. C'est un peu sur ces éléments là que la réunion s'est achevée après près de 4 heures de débat. Mais une chose était constante, c'est l'unanimité des points de vue de tous ceux qui étaient à cette réunion en dehors de Konaré et de Thabo Mbeki sur la responsabilité du camp présidentiel qui en rajoutait en plus de sa désinvolture avec tous les propos qui ont été tenus à l'endroit de la communauté internationale et qui ont été illustrés par son absence physique. De nombreux contacts ont été également pris ensuite par le président Bédié avec des personnalités qui étaient à New York dans ce cadre-là. Contacts auxquels il a ajouté la rencontre avec nos militants aux USA. Donc après un séjour de 72 heures, nous avons dû replier sur Abidjan Via Paris. Et de Paris, on avait arrêté le projet d'aller de Paris à Abuja avant de revenir à Abidjan. Pour cela, des contacts ont été pris par le président Bédié et le premier Alassane Dramane Ouattara. A l'approche du sommet d'Abuja, tous ces contacts concluaient au fait que la position de l'opposition ivoirienne et le dossier ivoirien étaient suffisamment connus par les acteurs qui seraient à Abuja. Lesquels acteurs ne savaient pas encore très bien si Gbagbo allait partir ou pas. Eux qui ont estimé que si par hasard, Gbagbo ne partait pas, et que seule l'opposition était là-bas, cela allait alourdir l'atmosphère pour rien, sans changer le contenu du dossier. Et qu'il était beaucoup plus sage que l'opposition s'abstienne d'être à Abuja. Et nous n'avons pas été à Abuja. Mais entre-temps, comme c'est avant Abuja que Thabo Mbeki était venu chercher Gbagbo à Abidjan pour l'amener à Ouagadougou, cet élément a poussé le Président Bédié et le Premier ministre. Alassane Dramane Ouattara pour concrétiser leur vision de la médiation de Thabo Mbeki à adresser une correspondance au président de la CEDEAO et au président de l'Union africaine avec ampliation au Secrétaire général des Nations Unies. La logique qui a été suivie pour Abuja a été la même que celle qui a été suivie pour Addis-Abeba. Au terme de ces deux rencontres à tutelle qui ont eu lieu respectivement le 06 octobre et le 15 octobre, je pense que nous savons le contenu de la proposition de l'Union africaine aux Nations Unies. Je vous fais l'économie de ce contenu parce que je sais que chacun d'entre nous suit le dossier. Les journaux de la presse l'ont suffisamment publié. Cependant, quand on essaie de faire un certain décompte, on observe que deux points essentiels semblaient prêter à confusion. Le premier c'est que la proposition fait état du maintien de Gbagbo comme Chef de l'Etat pendant douze mois encore. Avec des pouvoirs dévolus au Premier ministre qui devrait pouvoir gouverner par des ordonnances et des décrets-lois. Et qui, quinze jours après avoir pris ces dispositions, aurait la latitude de les promulguer. Il était également fait presque l'impasse sur la relation entre la Constitution si elle demeure et les textes de la communauté internationale. Donc le président Bédié et les leaders du RHDP ont adressé un courrier au Conseil de sécurité de l'ONU pour avoir des éclaircissements sur ces points, sources de blocages. Et ont posé la question de savoir par quel mécanisme les ordonnances et les décrets-lois, devraient être pris en conseil des ministres par le premier ministre. Qui du premier ministre ou du chef de l'Etat préside ce conseil des ministres ? Le premier ministre peut-il prendre ces décisions au cours d'un conseil présidé par le chef de l'Etat ? Cela nous ne semblait pas clair, qu'on nous le précise. Deuxièmement, qu'on nous précise la confusion qu'avaient dans la tête les gens de mauvaise foi sur la primauté de la Constitution de Côte d'Ivoire sur les textes internationaux. Qu'on prenne le courage de suspendre la Constitution pendant cette transition. Et que si ce n'était pas le cas, qu'on affirme d'une manière indiscutable la supériorité des textes de la communauté internationale sur les lois nationales. Tout comme cela est en vigueur dans le droit international. Une autre précision et non des moindres traite également de l'autorité du Premier ministre sur les Forces de défense et de sécurité et les Forces armées des Forces nouvelles unifiées. Alors, on se pose la question de savoir, comme ce résultat de l'unification des forces de défense et de sécurité et des Forces armées des Forces nouvelles n'est pas encore un acquis, à partir du 1er novembre, qui commande les Forces de défense et de sécurité ? Parce que le minimum de moyens d'un premier ministre qui doit faire exécuter des décisions il n'a pas la force républicaine, c'est une vue de l'esprit. Qu'on nous donne des éclaircissements. Et beaucoup d'autres points. Encore que le débat nous permettra peut-être de les évoquer. Donc ce courrier est parti, adressé à tous les pays membres du Conseil de sécurité. Depuis hier, ce Conseil de sécurité est censé avoir débuté ses échanges sur la proposition de décret conduite par la France. On nous a laissé entendre que ces échanges diplomatiques se poursuivraient jusqu'au 30 ou 31 octobre au plus tard. Dates auxquelles la résolution sera votée. Le Bureau politique qui est élargi au Conseil politique est donc appelé cet après-midi a pour objectif d'abord de vous tenir au courant des démarches qui ont été effectuées. Mais en retour, vise à recueillir ses analyses et ses suggestions. Puisque le processus est encore en cours. La résolution n'est pas encore votée. Et la pression diplomatique, la pression de toute nature doit continuer à se faire. Mais le Bureau politique est également appelé à peaufiner sur l'attitude que nos militants doivent avoir. Nous savons que lors de la dernière réunion, nous avons eu à décider que par tous les moyens appropriés, nous devons défendre notre liberté et nos droits comme on l'a fait au mois de juillet lors des audiences foraines bloquées. Ce n'est pas ce principe qui est remis en cause. Le problème qui est posé, c'est qu'en sachant ce que vous savez, c'est-à-dire une Côte d'Ivoire pleine de rumeurs et de tractations, une Côte d'Ivoire où des plans de guerre se mijotent à tous les points de rue, une Côte d'Ivoire où même si vous n'avez pas décidé d'attaquer, on vous attaque, donc vous êtes obligé de répondre. Où une Côte d'Ivoire où vous devez donner le temps de vous préparer pour attaquer si c'est vous qui prenez l'initiative de l'attaque. Cette atmosphère politique mérite également échange avec les membres du Bureau politique élargi au conseil politique. Pour que nous ne soyons, pas surpris. Et que nous soyons nous mêmes dirigeants de ce parti, informés et en alerte maximale avec la stratégie qui conviendrait la mieux pour nous permettre de rester nous-mêmes. Et d'atteindre nos objectifs.
Toutefois, il convient de rappeler le rassemblement que nous avons tenu en RHDP le 15 octobre dernier. Je voudrais vous féliciter pour la mobilisation qui a été réalisée. Et la manière dont ce rassemblement s'est déroulée. L'une des conséquences de ce rassemblement, c'est qu'un autre devrait avoir lieu le moment venu avec la présence de nos chefs. Parce que ce rassemblement risque d'être déterminant. Je crois que c'est de tout cela que nous devons parler en toute responsabilité parce que cela y va de la survie de nos structures politiques. Mais surtout, il y va de l'avenir de la Côte d'Ivoire, des Ivoiriens et de ceux qui vivent en Côte d'Ivoire. Les contacts continuent au plan de la diplomatie. C'est l'une des raisons pour lesquelles le président n'est pas encore là. Parce que certaines choses sont plus faciles à faire ailleurs qu'ici. Cela dit, nous l'aurons très bientôt avec nous en pleine santé. Je pense que j'ai dit ce que j'avais à dire en introduction. La parole va vous être laissée pour nous faire part de ce que vous voulez qu'on dise et au président et à nos militants à la fin de cette séance de travail.
Je vous remercie
Propos recueillis par Djè. K. M

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 11:19
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Le fils Mobutu a quitté la radio où il était retenu
(7sur7 27/10/2006)
( 27/10/2006)


Nzanga Mobutu, allié du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, a quitté vendredi matin la radio de Gbadolite (nord-ouest) où il était retenu depuis la veille, selon la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).

"Nzanga Mobutu a été libéré" peu avant 06H30 GMT (08h30 HB). "Il est à l'aéroport de Gbadolite, pour rallier Kinshasa", a déclaré le bureau de la Monuc à Mbandaka, capitale de l'Equateur, où se trouve Gbadolite.

Le commandant des forces terrestres des FARDC (Forces armées de RDC), le général-major Gabriel Amisi, a confirmé le départ de M. Mobutu de la radio et précisé que les troupes du vice-président Jean-Pierre Bemba, adversaire de M. Kabila au second tour de la présidentielle dimanche, qui encerclaient la radio, avaient quitté les lieux. (belga)
Envoyez cet article Imprimez 27/10/06 10h00

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 01:09
Mémo à l'attention du Président de l'Union pour la Nation, Son Excellence Monsieur Jean Pierre BEMBA GOMBO


En date du vendredi 06 octobre 2006, le Président de l'Union pour la Nation, Son Excellence Monsieur Jean Pierre BEMBA GOMBO a présidé une réunion à laquelle ont pris part son Directeur de Cabinet, le Directeur de sa campagne, Monsieur OLENGANKOY, le Président de la CEI, l'Abbé MALU-MALU, le Représentant de Monsieur Swing, M. Rose MONTEILLE, les Experts de la CEI et ceux de l'Union pour la Nation.
Cette réunion faisait suite à la découverte d'une tentative de fraude sur les listes et bureaux de vote de l'ensemble du pays, publiés le 28 septembre 2006. Il s'agit des irrégularités suivantes:
1. Nombre des bureaux de vote de CEI gonflé;
2. Circonscriptions électorales créées en dehors de celles fixées par la loi électorale n°06/006 du 09 mars 2006 ;
3. l'existence des Centres et Bureaux de vote sans adresses ou adresses incomplètes.
A l'issue de cette réunion, le Président de la CEI a reconnu ces anomalies tout en remettant séance tenante un CD reprenant toutes les listes corrigées (selon lui).
En examinant ce CD, nous avons constaté ce qui suit :
1. Le nombre des Centres et Bureaux de vote de la CEI a été corrigé en se conformant aux bureaux de vote réellement affectés aux Centres de vote.
Ce qui dégage le nombre réel des bureaux de vote de 49.713 au lieu de 74.593 initialement signalé.
2. Les circonscriptions électorales créées en dehors de celles fixées par la loi (Communes en provinces) ont été ramenées au niveau des circonscriptions reconnues par la loi (Villes et territoires).
3. Les Centres et Bureaux de vote sans adresses reconnus précédemment n'ont pas été corrigés. Ces Centres et Bureaux de vote sont répertoriés par provinces suivant les tableaux en annexe.
Il y a lieu de noter, d'une part, que certains Centres et Bureaux de vote ont des adresses mais celles-ci sont souvent incomp1ètes, d'autre part, les noms.
Etablissements n'y figurent pas.

Le tableau ci-après en témoigne:

Tableau des Centres et Bureaux de vote sans noms Etablissements.
En fait, les adresses des Centres et Bureaux de vote ont une grande importance pour faciliter aux observateurs internationaux et nationaux, aux témoins et électeurs de se retrouver avec quiétude le jour des élections présidentielles et provinciales prévues le 29 octobre 2006.
Cependant, certains Centres de vote ont des adresses incomplètes c'est-à-dire on donne seulement le nom du lieu, soit le nom du village, soit de l'avenue ou du quartier sans préciser le numéro exact ou une indication précise de l'endroit où les élections vont se dérouler.
Par ailleurs, ces irrégularités peuvent compromettre dangereusement les élections présidentielles et provinciales, en ce qui concerne l'élaboration et le contrôle des P.V. de dépouillement des élections.
Outre, les remarques relevées, nous tenons également à signaler qu'en dehors des Centres de vote sans adresses, il y a ceux qui portent le même nom plusieurs fois notamment, le Centre TENTE qui est repris 17 fois dans la Province du Katanga, Circonscription de Kolwezi Ville.

Suggestions:

Pour permettre au pays d'avoir des élections dignes et apaisées, nous recommandons au Président de l'Union pour la Nation de :
- solliciter une nouvelle correction des listes des Centres de vote auprès du Président de la CEI et de la MONUC ;
- organiser une mission .de contrôle d'effectivité de ces Centres dans les provinces à problème et ce, dans le meilleur délai;
- exiger au Président de la CEI et de la MONUC de ramener à Kinshasa les kits et les bulletins de vote dispatchés déjà dans les Centres et Bureaux de vote, repris dans la première publication erronée des listes de Centres et Bureaux de vote;
- autoriser l'organisation d'un point de presse à ce sujet enfin de contraindre la CEI et la MONUC à procéder urgemment aux correctifs nécessaires dans les meilleurs délais;
- exiger au Président de la CEI d'afficher la liste d'électeurs devant chaque Bureau de vote et de remettre à l'Union le CD reprenant ces listes afin d'éviter le télescopage dans les Bureaux de vote.
- Vérifier la réimpression localement par la CEI de nouveaux bulletins de vote corrigés alors que nous savons tous que ces bulletins sont imprimés en Afrique du Sud.
- Exiger à la CEI l'arrêt immédiat de la délivrance des duplicata des cartes d'électeurs.
Fait à Kinshasa, le 19 octobre 2006.

Circonscriptions inexistantes (article 143 de la loi électorale)

I. BANDUNDU
- Basoko
- Disasi
- Kazamba
- Lukeni
- Lukolela
- Mayoyo
- Nzinda

II. BAS-CONGO
- Kabondo
- Kalamu
- Muzi
- Nzadi

III. EQUATEUR
- Nolegbe
- Nganza
- Nzulu
- Vangata

IV. KASAÏ OCCIDENTAL
- Dibumbu I
- Dibumbu II
- Kanzala
- Lunkonga
- Mabondo
- Mbumba
- Ndesha
- Nganza

V. KASAÏ ORIENTAL
- Bimpembu
- Kanshu
- Musadi
- Muya

VI. KATANGA
- Dilolo
- Kenya
- Kamalondo
- Kapemba
- Kikula Manika
- Panda
- Rwashi
- Shituku

VII. MANIEMA
- Alunguli
- Kasuku
- Mikelenge

VIII. NORD-KIVU
- Bulengera
- Bungulu
- Karisimbi
- Kimeni
- Mulekera
- Mususa
- Ruwenzori
- Vulamba

IX. PROVINCE ORIENTALE
- Kabondo
- Kisangani
- Lubunga
- Mangobo
- Tshopo
X. SUD-KIVU
- Ibanda
- Kadutu
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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 00:35

A la une
 
Après un 27 juillet sanglant : 27 Octobre 2006 un bain de sang en vue

*Selon des informations en notre possession, le 27 octobre, au cours de son meeting, JP Bemba accusera JP Kabila d’avoir dissimulé l’exécution des prisonniers en évasion. *Le Mlc entend présenter les corps des exécutés au cours de ce meeting. *Pendant ce temps, des soldats du Mlc déguisés en policiers et en soldats de la Garde républicaine tireront dans la foule pour en faire porter le chapeau à J. Kabila. *Voilà comment on s’amuse avec des vies humaines.

Kinshasa vit actuellement un genre de calme qui précède la tempête. Plusieurs faits permettent de voir les indicateurs de sécurité au rouge. Certaines chancelleries occidentales et autres sont en état d’évacuation de leurs ressortissants. L’ambassade de France est plus claire à ce sujet. Elle demande à ses ressortissants d’avoir un comportement spécifique. Eviter les lieux publics et éviter les manifestations de rue...Londres a donné les mêmes recommandations.

Tout est clair qu’il se prépare quelque chose. Mais quoi ? La grande opinion congolaise en doute. La dernière évasion de la prison de Makala est un de ces indicateurs.

Quatorze prisonniers dont l’identité était gardée secrète jusque là ont disparu mystérieusement de la prison. Selon les informations publiées hier par la presse nationale, l’évasion a eu lieu dans la nuit du lundi à mardi. C’est seulement le mardi à 11 heures que l’on s’est rendu compte de la disparition.

Alors qu’on ne connaît même pas encore l’identité des évadés, dans certains milieux dont ceux qui tireraient profit de cette affaire pour des raisons électoralistes. C’est ainsi par exemple, ces milieux parlent des assassins de Mzée qui ne se seraient pas évadés, mais seraient exécutés. C’est l’argument que le leader du Mlc entend développer au cours de son meeting du 27 octobre prochain. Il nous revient que le leader du Mlc saisirait cette occasion pour présenter des corps de ces évadés qui auraient été exécutés. Etonnant tout de même que dans un court laps de temps, le Mlc non seulement a fait des enquêtes et trouvé la piste des évadés, mais aussi et surtout, il a pu récupérer les corps des exécutés. Dommage qu’un tel acte, dans le cas où il serait avéré, ne soit pas porté à la justice, mais soit transformé en un outil de propagande politique. Il y a certes la propagande politique pour justifier ce comportement, mais aussi et surtout, le besoin de mettre fin au processus électoral qui est perdu d’avance pour le Mlc.

Le souci de faire flèche’ de tout bois pousse le Mlc à imaginer des schémas inimaginables. Il nous revient que lorsque seront présentés des corps supposés ceux des évadés qui auraient été exécutés, des soldats du Mlc en tenue de la police et de la Garde Républicaine se mettront à tirer dans la foule. Ces massacres seront mis sur le dos de la Garde Républicaine et par conséquent sur celui du candidat Joseph Kabila. C’est dans ce cadre que s’inscrit la démarche de JP Bemba, qui a toujours rêvé d’une révolution orange de voir le débat entre candidats du deuxième tour se dérouler au Palais du peuple devant une foule nombreuse. C’est en préparation de ces actes qu’une radio, passée maître dans l’art d’intox a annoncé le saccage de Digital par les éléments de GR. Cela s’appelle crime annoncé. Mais avant cela, on crée l’alibi pour qu’on dise à l’opinion que c’est la poule qui avait mangé son œuf. Voilà comment on entend s’amuser avec la vie des Congolais pour le besoin de la conquête du pouvoir. Pendant ce temps, signale la même source, certains ex-Dsp amenés de Brazzaville et d’ailleurs vont tenter de prendre le pouvoir afin de mettre fin au processus électoral. Tout cela avec la participation du terroriste congolais, déguisé en Togolais, nous avons cité Honoré Ngbanda.

Tout le monde est d’avis que le contraire aurait étonné. Car, on ne voyait pas le leader du Mlc se mettre dans la peau de perdant. Car, pendant qu’il avait encore une parcelle du pouvoir, le vide se faisait autour de lui. Qu’arrivera-t-il, une fois loin de la gestion du pouvoir. La situation sera invivable pour un homme qui a pris goût à se servir du pouvoir comme d’un bien privé. Il revient à la communauté internationale d’ouvrir l’œil et le bon dans la mesure où elle veut réellement voir le Congo sortir de la situation d’un pays anormal.

L’Avenir

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 17:52
La démocratie des analphabètes ou comment la Ham aide Kabila à esquiver le débat contradictoire
(Muanacongo 26/10/2006)
( 26/10/2006)


Article 112 de la loi électorale :
« La Haute autorité des médias organise, en sus du temps d’antenne attribué à chacun de deux candidats demeurés en lice au second tour de l’élection présidentielle, des débats radiodiffusés ou télévisés contradictoires, qui permettront à chacun d’eux d’intervenir.
Le nombre, la durée, les horaires des émissions ainsi que les modalités pratiques de leur réalisation sont déterminés par la Haute autorité des médias en concertation avec la commission électorale indépendante. »

Karel de Gucht avait déclaré, lors d’un de ses voyages dans notre pays, n’avoir pas rencontré d’hommes d’Etat digne de ce nom au Congo avant d’aller féliciter le voisin rwandais pour son intelligence. Modeste Mutinga de la Ham vient de lui donner raison.

Cette institution qui s’est montrée intransigeante, voire inquisitrice, envers les médias et hommes politiques véhiculant des messages contraires à l’éthique électorale vient de plonger notre pays dans une épouvante difficilement inimaginable.

Alors qu’une fois de plus l’article 112 de la loi électorale ne souffre d’aucune interprétation, la Ham a tout fait pour manipuler cet article afin de le rendre conforme au souhait de Kabila, ne pas participer au débat contradictoire.

Elle a commencé par proposer trois formats de débats aux deux candidats là où la loi stipule que les modalités pratiques de ce débat sont déterminées par la Ham en concertation avec la Cei. Il n’est nullement question d’une quelconque concertation avec les candidats !

Et devant le blocage prévisible engendré par le camp Kabila, la Ham aurait dû imposer le face à face car plus conforme au principe du débat contradictoire tel que décrit par l’article 112 de la loi électorale.

La Cei de Malu Malu avait déjà sauvé la mise à Kabila en l’enrôlant tout militaire qu’il était. La Ham de Modeste Mutinga vient d’éviter au même Kabila une humiliation certaine en refusant ce qui était juste un débat d’idées où chaque candidat devait défendre son projet politique et contredire, dans la forme et dans le fond, les pensées et dires de son adversaire.

Kabila vient tout simplement de nous donner la preuve supplémentaire que la démocratie des analphabètes est en marche au Congo. Dommage qu’il soit la figure la plus emblématique de cette démocratie et dommage pour le Congo que cette marche soit une marche forcée en reculant. Vraiment dommage!

Jean-Eric Badibanga,
Le 26 octobre 2006

© Copyright Muanacongo

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 18:22
 


L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)

 

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Centrafrique: Pour soutenir les efforts de gestion économique du pays, le gouvernement centrafricain a bénéficié d'un don d'environ 3 milliards de F CFA de la Banque mondiale

BANGUI, 22 oct 2006 - La Banque mondiale (BM) a octroyé un don de 6,8 millions de dollars (un peu plus de 3 milliards de francs CFA) à la Centrafrique afin de soutenir ses efforts de gestion économique, a rapporté dimanche la radio nationale centrafricaine. Ce don "va appuyer la gestion économique, la gestion du secteur minier et la prestation de services dans les zones rurales les plus éloignées", a déclaré le responsable de la BM Nils Tcheyan à la radio après la signature samedi soir d'une convention entre l'institution internationale et le gouvernement centrafricain. "Cela découle de plusieurs actions que la Banque mondiale a menées ici avec le gouvernement centrafricain, pour appuyer le pays dans une période assez difficile", a-t-il ajouté. "Nous espérons pouvoir nous réengager dans un futur proche en RCA (République centrafricaine)", a-t-il conclu. Cet accord a été signé au terme d'une mission de la Banque en Centrafrique, où elle a rencontré le président François Bozizé et plusieurs ministres. Elle devait "déterminer la meilleur façon d'aider la RCA à renforcer les capacités de l'Etat à planifier, exécuter et contrôler ses programmes de développement", en améliorant notamment la gestion des finances publiques et de sa masse salariale. La Centrafrique fait face à une grave crise financière qui l'empêche notamment de payer à temps ses fonctionnaires. La BM a suspendu en 2002 toute aide à Bangui, en raison des dettes contractées vis-à-vis de l'institution financière internationale et jamais honorées. Des programmes sociaux et de lutte contre le sida ont néanmoins continué à être financés par la Banque.

Centrafrique: La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme lance un nouvel appel à la Cour pénale international sur les violences en Centrafrique

PARIS, 12 oct 2006 - La Cour pénale internationale (CPI) doit ouvrir une enquête sur les violences commises contre les populations civiles en Centrafrique, a demandé une nouvelle fois jeudi la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). "L'histoire de la RCA se caractérise par une succession de cycles de violences politique et militaire ayant pour dénominateur et déclencheur communs l'impunité des auteurs des crimes les plus graves", selon un rapport que la FIDH publie après une mission d'enquête à Bangui en juin. Les auteurs soulignent que la population centrafricaine "subit les assauts continus de belligérants, rebelles et loyalistes: exécutions sommaires, viols systématiques contre les femmes, les hommes et enfants, amputations, actes de torture..." La FIDH dénonce "la double peine" infligée aux victimes, à la fois oubliées de la communauté internationale et "stigmatisées" dans leur pays, en particulier celles et ceux qui ont subi des viols, utilisés comme arme de guerre par de nombreux belligérants. "Plusieurs directeurs d'école ont ainsi refusé l'inscription de jeunes filles ou garçons victimes de viols", relève le rapport, ajoutant que d'autres sont victimes de railleries dans les cours de récréation ou vivent dans la honte d'avoir été violés devant leur propre famille. "Cette double peine des victimes n'est absolument pas prise en compte par les autorités centrafricaines", selon les auteurs. Le nord de la Centrafrique fait face ces derniers mois à l'apparition de groupes rebelles opposés au président François Bozizé ainsi qu'à des incursions de rebelles tchadiens en lutte contre le président Idriss Deby Itno, allié traditionnel de M. Bozizé qu'il avait aidé à prendre le pouvoir à Bangui en janvier 2003. Après avoir recueilli de nombreux témoignages de victimes et de rescapés de massacres commis notamment par des mercenaires liés à l'ancien président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, mais aussi par d'autres groupes rebelles ou loyalistes, la FIDH relève que "la plupart des présumés hauts responsables des crimes commis en 2002 et 2003 sont les acteurs du nouveau conflit". Dans ce pays de 3,8 millions d'habitants où l'espérance de vie n'est que de 42 ans, "les multiples conflits ont fait reculer tous les indices de développement", selon les auteurs. Ils soulignent "l'incapacité des juridictions centrafricaines" à juger les auteurs des crimes et rappelle qu'elle avait saisi la CPI dès février 2003, et que l'Etat centrafricain lui avait à son tour demandé l'ouverture d'une enquête en décembre 2004. "Abandonnées par la justice centrafricaine, les victimes ont pourtant le courage de s'organiser et s'accrochent, en dépit des railleries et menaces à l'espoir d'une justice internationale indépendante", selon le rapport. La FIDH estime que la violence en Centrafrique n'est pas "inéluctable", et qu'en ouvrant une enquête, "le procureur de la CPI doit saisir l'occasion d'être à la hauteur de son mandat".

Centrafrique: Les états-généraux de la justice organisés par le gouvernement centrafricain avec l'appui de l'Union européenne qui devaient se pencher sur le reforme de la justice initialement prévus ce lundi ont été reportés à une date ultérieure

BANGUI, 8 oct 2006  - La présidence centrafricaine a annoncé dimanche dans un communiqué lu à la radio nationale par son porte-parole Cyriaque Gonda, le report sine die des états-généraux de la Justice centrafricaine, initialement prévus du 9 au 12 octobre. "La présidence de la République informe les acteurs de la Justice et les autres personnalités que les états-généraux de le Justice devant se tenir du 9 au 12 octobre 2006 sont reportés à une date ultérieure", a annoncé M. Gonda, sans préciser la raison du report. "La Présidence de la République, ainsi que le gouvernement, informent tous les acteurs qu'ils seront tenus informés de la prochaine date de tenue de ces assises très importantes", a-t-il ajouté. Les états-généraux de la Justice organisés par le gouvernement centrafricain avec l'appui financier de l'Union européenne devaient se pencher sur "la réforme de la Justice de la RCA" (République centrafricaine) afin de "rendre cette institution performante, efficace et crédible aux yeux du citoyen, selon les organisateurs. Selon les organisateurs, la justice centrafricaine est notamment confrontée à un manque cruel de moyens matériel et humain.

Centrafrique: L'Union européenne accorde plus de 3 milliards de F CFA  au gouvernement centrafricain pour la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité dans le quartier de Galabadja

BANGUI, 6 oct 2006 - L'Union européenne (UE) et le gouvernement centrafricain ont signé vendredi à Bangui une convention de financement de 5 millions d'euros destinée à des travaux d'assainissement dans un quartier du nord de la capitale, a rapporté la radio nationale. Cette enveloppe d'un montant de plus de 3 milliards de francs CFA servira à la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité (bacs à ordures, kiosques à eau, latrines publiques) dans le quartier de Galabadja, a précisé la radio. "Les travaux d'assainissement de Galabadja s'inscrivent dans l'optique de la réduction de la pauvreté et visent à l'amélioration des conditions de vie quotidiennes de nos populations", a déclaré à l'issue de la signature le ministre centrafricain de la Coopération internationale Sylvain Maliko. Cette convention constitue "le complément indispensable du premier projet que nous avons lancé pour la réhabilitation de la ville de Bangui", a pour sa part indiqué l'ambassadeur de l'UE à Bangui, Jean-Claude Esmieu. "Mais c'est aussi un projet qui va directement aux quartiers en difficulté de la ville de Bangui", a-t-il ajouté. Les habitants de nombreux quartiers de la capitale centrafricaine, régulièrement frappés par les inondations lors de la saison des pluies, sont victimes des conséquences sanitaires de l'insalubrité, qui se manifestent par des forts taux de paludisme ou de fièvre typhoïde.

Centrafrique: les enseignants réclament un préalable de 3 mois d'arriérés de salaire sur l'ensemble des arriérés de l'année 2006 avant la reprise des classes du 2 octobre

BANGUI, 28 sept 2006  - Le principal syndicat d'enseignants de Centrafrique réclame du gouvernement le versement de trois mois d'arriérés de salaire avant la rentrée scolaire du 2 octobre, dans une lettre au ministre de l'Education nationale. Les enseignants "sont prêts à reprendre les cours à cette date (du 2 octobre)", toutefois, ils demandent au gouvernement une attention particulière (...) afin de faciliter la rentrée des classes", écrit la Fédération syndicale des enseignants de Centrafrique (FSEC) au ministre Charles-Armel Doubane. La FSEC demande notamment "le paiement d'un minimum de trois mois sur l'ensemble des arriérés de salaire de l'année 2006". L'Etat centrafricain fait face à une crise financière qui l'empêche de payer régulièrement ses fonctionnaires. Ces derniers perçoivent actuellement leur salaire de janvier 2006. Par ailleurs, la FSEC demande "l'annulation pure et simple des sanctions injustes prises à l'encontre des enseignants" après le recensement-paiement", une opération de recensement des agents de l'Etat menée en 2005, qui avait permis de mettre à jour un grand nombre de fonctionnaires fictifs ou de salaires perçus de manière indue. En cas de refus, le gouvernement a au moins "l'obligation de publier les résultats des autres départements ministériels avant la rentrée", estime la FSEC. Les résultats de cette opération concernant les ministères de la Défense et de la Justice n'ont jamais été publiés. En 2005, des revendications similaires avaient retardé la rentrée de plus de deux mois. Cette année, le syndicat n'a pas officiellement assorti ses demande d'une menace de grève.

Centrafrique: Signature entre les gouvernements marocain et centrafricain de sept accords de coopération portant sur la promotion des investissements, la coopération entre les ministères, l'industrie, la poste et d'autres domaines

RABAT, 26 sept 2006 - Le Maroc et le Centrafrique ont signé mardi à Rabat sept accords de coopération bilatérale au terme de la visite officielle dans le royaume du Premier ministre centrafricain, Elie Doté, a-t-on appris de source gouvernementale marocaine. Ces accords concernent notamment la promotion des investissements, la coopération entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays et la mise à la disposition de la Centrafrique de l'expérience marocaine en matière de la jeunesse et des sports. Les autres conventions bilatérales portent sur l'industrie, la poste, la fonction publique et l'information. Sur ce dernier point, le directeur général de l'Agence marocaine de presse Map, Mohamed Khabachi et son homologue centrafricain ont signé une convention prévoyant l'échange des informations entre les deux agences et la coopération en matière technique et de formation. Les sept accords ont été signés dans le cadre de la commission mixte de coopération présidée par le Premier ministre marocain, Driss Jettou, et son homologue centrafricain, Elie Doté. "Les accords conclus et les décisions adoptées à Rabat témoignent de notre volonté commune de conférer à notre relation une dimension nouvelle", a déclaré à cette occasion M. Jettou. Le chef du gouvernement centrafricain a quant à lui émis le voeu de voir aboutir le projet de liaison aérienne Casablanca-Bangui et la "création d'une compagnie aérienne nationale avec la participation technique et stratégique de la Royal Air Maroc". Il a enfin "soutenu" la proposition du Maroc d'accorder une autonomie au Sahara occidental, une anciennne colonie espagnole objet d'un conflit depuis 1975 entre le royaume et le front Polisario. Ce dernier revendique l'indépendance de cette ancienne colonie - annexée par le Maroc - avec l'appui de l'Algérie.

Centrafrique: une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice pour dénoncer le maintien en détention des personnes acquittées à l'issue d'un procès pour "complot" contre le pouvoir

BANGUI, 18 sept 2006 - Les avocats centrafricains ont entamé lundi une grève pour dénoncer le maintien en détention de quatorze personnes acquittées par la Cour criminelle à l'issue d'un procès pour "complot" contre le régime du président François Bozizé. Réunis autour de leur bâtonnier Me Venance Gomongo, une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice, où une délégation a été reçue par le ministre Paul Otto. "Nous exigeons des autorités judiciaires du pays (...) qu'elles prennent leurs responsabilités afin que ces personnes, qui ont été régulièrement acquittées mais qui demeurent encore détenues illégalement, soient immédiatement libérées", a déclaré Me Gomongo devant la presse. "Les faits qui se sont produits

 
 
 
 
 

où ils étaient toujours détenus lundi, selon leurs avocats.

Centrafrique-: Les fonctionnaires et agents de l'Etat relevant de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDI) au ministère des Finances et du Budget sont mis à la disposition du ministère de la Fonction publique, après la dissolution des Douanes centrafricaines, très critiquées par les bailleurs de fonds

BANGUI, 5 sept 2006 - Les Douanes centrafricaines ont été dissoutes par le président François Bozizé, qui a créé un comité placé sous sa direction et chargé de la réforme de cette administration très critiquée, notamment par les bailleurs de fonds, selon la radio nationale. "Les fonctionnaires et agents de l'Etat relevant de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDI) au ministère des Finances et du Budget sont mis à la disposition du ministère de la Fonction publique", a précisé lundi soir la radio nationale. Des éléments de la gendarmerie et de l'armée étaient déployés mardi autour des locaux de la DGDI et interdisaient l'entrée aux fonctionnaires, a constaté un journaliste. Parmi le demi-millier de fonctionnaires et agents des Douanes, seuls 48 ont été "réquisitionnés" par les autorités pour gérer les affaires courantes, jusqu'à la réforme de cette administration. Les institutions financières internationales ont plusieurs fois dénoncé ces dernières années l'inefficacité du recouvrement des recettes publiques en Centrafrique, lui imputant une part de responsabilité dans la grave crise financière que subit le pays, incapable de payer à échéance ses fonctionnaires, qui attendent actuellement le versement de leurs salaires de janvier 2006. "La décision de dissoudre l'administration douanière et de procéder à sa réforme n'est pas du fait des institutions financières internationales, elle vient des autorités centrafricaines", a toutefois déploré mardi le secrétaire général du Syndicat autonome des douaniers centrafricains (Syndoucaf) Innocent Yakoda. Selon lui, "au lieu de répondre (aux) revendications" des douaniers, le gouvernement "a préféré une fuite en avant pour les contourner". Le Syndoucaf a convoqué les douaniers pour une assemblée générale mercredi. Le président Bozizé a critiqué à plusieurs reprises les performances des Douanes centrafricaines, notamment le 11 juin lors d'un discours à l'occasion du premier anniversaire de son investiture. "J'engage le gouvernement à poursuivre l'effort d'assainissement des Finances publiques, en portant un regard spécial sur les Douanes (...) Je dis bien +en portant un regard spécial sur les Douanes+ qui ne sont pas encore performantes", avait déclaré M. Bozizé. Les agents de cette administration, dont M. Bozizé avait en outre dénoncé "la mauvaise façon de servir", avaient déclenché une grève de trois jours et réclamé des moyens adéquats pour travailler, la révision de leur statut et le paiement d'arriérés de primes.

 
 

 

 

Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté mardi soir une loi sur l'exploitation et l'exportation de l'uranium et du thorium, présents dans le sous-sol centrafricain

 

LIBREVILLE, 30 août 2006 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté mardi soir une loi sur l'exploitation et l'exportation des minerais radioactifs, notamment l'uranium et le thorium, présents dans le sous-sol centrafricain, a annoncé mercredi la radio nationale. La loi qui autorise l'exploitation de ces minerais et définit le cadre de leur exportation vient combler un vide juridique, le Code minier adopté en 2004 ne contenant aucune disposition les concernant. Elle a été adoptée à une large majorité (72 voix pour, 0 contre et 13 abstentions) mais les débats ont été houleux, même au sein de la majorité, certains députés accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur eux. Certains parlementaires ont également reproché au gouvernement d'avoir mis "la charrue avant les boeufs" en signant en 2006 une convention avec la société sud-africaine Uramines pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma (900 km à l'est de Bangui), la première exploitation à grande échelle de ce minerai en Centrafrique. La présence d'uranium dans la région de Bakouma a été mise en évidence par le Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) en 1947, alors que la Centrafrique était une colonie française. Dans les années 60 et 70, l'uranium a été exploité à petite échelle dans des mines à ciel ouvert ne respectant pas les normes de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), a souligné le ministre des Mines, Sylvain N'doutingaï durant les débats, rappelant que les populations et l'environnement avaient alors été exposé à la radioactivité.

 

Centrafrique: L'ex-président centrafricain Patassé, chassé du pouvoir en 2003 par le Général Bozizé, a été condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" et à payer 7 milliards de F CFA de dommages et intérêts

 

BANGUI, 29 août 2006 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a été condamné par contumace mardi à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" par la Cour criminelle de Centrafrique, qui a disjoint le dossier de détournement de deniers publics le concernant. "La Cour déclare Ange-Félix Patassé et (son ex-conseiller) Luis Sanchez coupables de faux et usage de faux" et les condamne "à 20 ans de travaux forcés et à 6 millions de francs CFA (9.100 euros) d'amende", selon le verdict rendu en audience publique. Les deux hommes sont également condamnés solidairement à payer 7 milliards de francs CFA (10,7 millions d'euros) de dommages et intérêts à l'Etat centrafricain. La Cour "retient" également la culpabilité de M. Patassé et d'un autre ancien conseiller Michel Banguet-Tandet, concernant le détournement de deniers publics, mais ordonne la disjonction du dossier, jugé insuffisamment instruit, et le confie à un juge d'instruction qui a deux mois pour le clôturer. La Cour les déclare coupables "mais en l'absence d'informations détaillées sur cette affaire se réserve de rendre une décision immédiatement", a expliqué un juriste. La Cour condamne également l'ancien ministre délégué aux Finances de M. Patassé, Lazare Doukoula, à 20 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics, ordonne la confiscation de tous ses biens "meubles et immeubles" et le condamne à 15 millions de francs CFA (22.900 euros) d'amende et à verser 2 millions de francs CFA (3.000 euros) de dommages et intérêts à l'Etat centrafricain. MM. Patassé, Sanchez et Doukoula sont en outre privés de leurs droits civiques. Les quatre accusés étaient jugés par contumace. Le procès s'est résumé à la longue lecture par la Cour de l'acte d'accusation et de renvoi, qui a pris plusieurs heures. Le tribunal, qui siégeait en l'absence de jurés conformément à la procédure de la contumace, s'est ensuite retirée pour délibérer et a rendu son verdit après seulement 30 minutes. Le cas d'un cinquième accusé, Simon Kouloumba, le seul présent en Centrafrique où il est incarcéré, a été disjoint. Cet autre ex-conseiller de M. Patassé devrait être jugé début septembre. La justice estime à au moins 70 milliards de francs CFA (106 millions d'euros) les sommes détournées au détriment du Trésor public par les accusés. Le produit de la vente de 55.000 tonnes de carburant données en 1999 par la Libye à Bangui, alors alliée du président Patassé, avait notamment disparu, selon la justice. Selon l'accusation, M. Patassé et ses collaborateurs ont également détourné la moitié d'un prêt de 6,6 milliards FCFA consenti par la Libyan Arab Bank en 2000, pour le paiement des arriérés de salaires, bourses et pensions, de même que les montants des hypothèques de certains immeubles appartenant à l'Etat et devant servir au remboursement du prêt. M. Patassé, élu en 1993 et réélu en 1998, a été renversé le 15 mars 2003 par le général François Bozizé, depuis élu président en mai 2005. Interrogé à Lomé, où il vit en exil depuis sa destitution, l'ancien président a "récusé" dimanche la Cour criminelle, estimant qu'"elle n'a ni qualité, ni compétence". "Je suis un président légitime et légal. Nous ne pouvons éventuellement être jugés que par la Haute Cour de justice pour haute trahison. Or l'Assemblée nationale actuelle, issue d'un régime hors-la-loi et putschiste, n'a pas qualité pour siéger en la demeure", a-t-il estimé. En avril, la Cour de cassation centrafricaine a renvoyé M. Patassé devant la Cour pénale internationale (CPI) pour divers crimes et exactions commis en Centrafrique contre des civils centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes, lors de la répression d'une première tentative de coup d'Etat du général Bozizé, venu du Tchad, en octobre 2002.

 

Centrafrique: Le Chef du MLPC, parti d'opposition, Martin Ziguélé, une semaine après son arrivée à Bangui, a appelé à un "dialogue politique"  pour trouver des solutions "durables"

 

BANGUI, 26 août 2006 - L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé, président d'un des principaux partis d'opposition, a jugé samedi "préoccupante" la situation en Centrafrique et a appelé à un "dialogue politique" pour trouver des solutions "durables". "La situation de la République centrafricaine est préoccupante", a déclaré le chef du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). "Il y a lieu de rechercher les voies et moyens aux fins de remédier à tous les maux qui gangrènent notre pays", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse organisée une semaine après son arrivée à Bangui depuis la France où il réside. "C'est pourquoi le MLPC, engagé résolument aux côtés de la Concertation des partis politiques de l'opposition, appelle à un dialogue politique qui permettra de trouver des solutions politiques durables, en vue d'accélérer notre développement dans le cadre d'une démocratie apaisée", a-t-il poursuivi. Premier ministre du président Ange-Félix Patassé lorsque celui-ci fut renversé par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé en mars 2003, M. Ziguélé a estimé que "dans les faits, rien n'(avait) changé" avec les élections présidentielle et législatives de 2005. M. Ziguélé avait été battu par M. Bozizé lors de la présidentielle. "Nous notons l'exacerbation des crispations identitaires, qui se manifeste par un retour au galop d'un tribalisme et d'un clanisme exacerbé et systémique, du népotisme et du clientélisme", a-t-il encore dénoncé, accusant les autorités de "captation des maigres ressources du pays" et de "refus de la concertation". Evoquant la diplomatie centrafricaine, il a estimé que Bangui était "le dindon de la farce" dans le conflit larvé qui a opposé pendant plusieurs mois deux de ses voisins, le Tchad et le Soudan, au cours duquel la Centrafrique s'est en grande partie alignée sur les positions de N'Djamena. M. Ziguélé, reçu par le président Bozizé et le Premier ministre Elie Doté au cours de sa visite à Bangui, a fait savoir qu'il ne s'y installerait définitivement qu'ultérieurement. "Je vais repartir mais je reviendrai un peu plus tard pour rester et préparer le congrès" du MLPC prévu en juin 2007, avait-il déclaré le 18 août à son arrivée à Bangui, sans préciser la durée de son séjour.

 

Centrafrique: à la suite d'une dispute entre des militaires et un groupe de jeunes qui a ainsi tourné à l'affrontement", trois civils ont été tués et deux autres blessé, par balles par des éléments des Forces armées

 

BANGUI, 24 août 2006 - Des éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) ont tué samedi trois civils et en ont blessé deux autres lors d'une "dispute" avec "un groupe de jeunes" qui a éclaté à Kaga-Bandoro, dans le nord de la Centrafrique, a rapporté jeudi la radio nationale. "L'incident est survenu à la suite d'une dispute entre des militaires et un groupe de jeunes qui a ainsi tourné à l'affrontement", a expliqué la radio, précisant que les victimes avaient été "tuées par balles". Elle n'a en revanche évoqué ni le motif ni les circonstances de cette "dispute", qui n'a fait aucune victime dans les rangs des Faca. Le gouvernement centrafricain a dépêché dans cette localité située à environ 400 km au nord de Bangui le ministre de l'Intérieur Michel Sallé pour exprimer son soutien aux familles des victimes. Le ministre a interdit aux membres des Faca le port d'armes en dehors des heures de service. Aucune sanction n'a été rendue publique pour l'instant à l'encontre des militaire qui ont ouvert le feu contre ce "groupe de jeunes". Les militaires centrafricains sont accusés de nombreuses exactions à l'encontre de civils, notamment d'agressions, de racket et parfois de meurtres. Dans les zones où les Faca sont déployées, leur cohabitation avec les habitants est souvent houleuses. Le ministère centrafricain de la Défense a accusé le 11 août quelque 80 militaires qui venaient d'abandonner leur poste dans le nord-est de la Centrafrique d'avoir eu "des comportements inadmissibles" vis-à-vis des populations locales. Le président François Bozizé a déploré à plusieurs reprises en public ces mauvais comportements, assurant qu'ils seraient sanctionnés.

 

Centrafrique: Le Groupe de la BAD accorde au gouvernement centrafricain un don de 4,9 millions de dollars pour le financement d'un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique du pays

 

Tunis, le 22 août 2006 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la République centrafricaine (RCA) ont signé, lundi à Tunis, un accord de don de 3,3 millions d’unités de compte, équivalent à 4,9 millions de dollars américains  pour le financement d’un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique de la RCA.

L’accord a été signé par le vice-président, M. Mandla Sizwe Gantsho, pour la Banque et le Ministre centrafricain de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, en la présence du secrétaire général de la Banque, M. Modibo Touré.

Dans son allocution, M. Gantsho a déclaré que l’accord constitue un moyen de renouer avec la République centrafricaine après plusieurs années, ajoutant que le don apportera une contribution aux efforts visant à consolider le progrès atteint en ce qui concerne les réformes qui permettent déjà à la communauté internationale de renouer avec le pays.

« J’aimerais souligner l’importance que la BAD attache à la reconstruction de votre pays et je salue les efforts et le progrès significatif réalisé par votre gouvernement au cours des quelques mois dans les domaines économique, politique, social et de la sécurité », a-t-il déclaré, ajoutant que les équipes de la BAD et de la Banque mondiale ont mis en place un programme de travail conjoint qui se traduit par une « feuille de route » qui a défini un nombre d’activités convenables au renouement total des partenaires au développement dans le pays.

M. Maliko, pour sa part, a déclaré que son pays se sent honoré par le soutien de la BAD qu’il a décrit comme la conséquence logique de la visite récente du Président Francois Bozize à l’Agence temporaire de relocalisation de la Banque à Tunis où il a tenu des discussions avec le Président de la Banque, M. Donald Kaberuka.

« Nous tournons une nouvelle page dans nos relations avec la BAD. Nous entamons une phase décisive de notre relation », a-t-il souligné.   

  Les objectifs du projet, financé par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, sont de renforcer les capacités de l’administration en matière de planification macroéconomique et sectorielle,  le suivi du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP),  la gestion de la dette, l’élaboration des comptes nationaux et la collecte des données sociales. Ces activités  contribueront à la réhabilitation du système de planification du développement du pays.

 Le coût global du projet est estimé à 3,66 millions d’UC, équivalant à 5,41 millions de dollars américains.  Le don du FAD financera 90 % du project.  Le gouvernement financera le reliquat de 0,36 millions d’UC qui représente 10 % du coût total.
Les opérations du Groupe de la Banque en République centrafricaine ont commencé en 1972. A ce jour, ses engagements y sont de 180,49 millions de dollars américains pour 26 opérations.

Centrafrique: L'Onu et le gouvernement centrafricain ont organisé avec plusieurs partis partis politiques centrafricains une réunion pour tenter de trouver des compromis entre ces partis minés par des dissidences

BANGUI, 21 août 2006 - Le ministère centrafricain de l'Intérieur et le Bureau des Nations unies en Centrafrique (Bonuca) ont organisé lundi à Bangui une réunion avec plusieurs partis politiques minés par des dissidences, afin qu'ils surmontent leurs divergences internes, a rapporté la radio nationale. "Quelles que soient vos divergences vous devez pouvoir trouver (...) des compromis, à travers un dialogue franc, pour éviter des incompréhensions et des impasses dommageables pour votre parti", a déclaré Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi des actes du dialogue national (CSADN) créé après l'arrivée au pouvoir du président François Bozizé en 2003. Le chef du Bonuca, le général Lamine Cissé, en a appelé à la stature d'"hommes d'Etat" des chefs de parti, estimant qu'ils avaient jusqu'ici toujours su adopter "un esprit de dialogue constructif". "Beaucoup de partis politiques vivent une crise aiguë en leur sein", a enfin souligné le ministre de l'Intérieur Michel Sallé, déplorant que "les tentatives de les ramener à l'ordre (...) provoquent des réactions de toutes sortes de la part de leurs dirigeants". Les deux principaux partis d'opposition centrafricains, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) et le Rassemblement démocratique centrafrique (RDC) de son prédécesseur André Kolingba (1981-1993), ont été confrontés à des dissidences après les élections présidentielle et législatives de 2005. Deux autres formations plus proches du pouvoir, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) et le Front patriotique pour le progrès (FPP), connaissent des tensions internes semblables et étaient présentes à la réunion.

Centrafrique: Des dizaines de militaires centrafricains réclamant le versement régulier d'une prime ainsi que des visites plus fréquentes des responsables de l'armée qui avaient déserté leur poste ont été mis aux arrêts par leur hiérarchie

BANGUI, 7 août 2006 - Plus de 80 militaires centrafricains en détachement dans le nord-est de la Centrafrique ont "déserté" leur poste pour protester contre leurs conditions de vie et regagné Bangui, où ils ont été mis aux arrêts par leur hiérarchie, a-t-on appris lundi de source militaire. Ces militaires, dont la désertion n'a fait l'objet d'aucune réaction officielle dans l'immédiat, se trouvaient dans les régions de N'Délé et de Birao, à 800 et 1.000 km au nord-est de la capitale centrafricaine, non loin de la frontière soudanaise. Ils sont arrivés vendredi à Bangui, et réclament le versement régulier d'une prime ainsi que des visites plus fréquentes des responsables de l'armée, selon la source militaire. C'est la troisième désertion d'un groupe de militaires dans le nord-est du pays en moins de trois mois, après celle d'une quinzaine de membres de l'armée il y a une semaine et celle le 21 mai d'une cinquantaine d'hommes détachés à N'Délé, qui protestaient contre le non-paiement de leur solde. Le président centrafricain François Bozizé avait vivement critiqué ces militaires fin mai, en les qualifiant de "peureux" et "fainéants". Frontalier du Tchad et du Soudan, le nord-est de la Centrafrique a été le théâtre en mai et juin de violents combats entre les Forces armées centrafricaines (Faca), soutenues par une force multinationale déployée par les pays de la région, et des hommes armés, identifiés comme des rebelles tchadiens par les autorités de Bangui. A la suite de ces incidents armés, le président Bozizé a limogé début juillet plusieurs hauts responsables des Faca, dont leur chef d'état-major, le général Antoine Gambi.

Centrafrique: Un ancien ministre de la défense du Président déchu Ange-Félix Patassé a annoncé depuis son exil en France la création d'un parti politique, la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP)

BANGUI, 18 juil 2006 - L'ancien ministre centrafricain de la Défense Jean-Jacques Demafouth, qui vit actuellement en exil en France, a annoncé la création d'un nouveau parti politique baptisé la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), selon un communiqué reçu mardi à Bangui. "Ce nouveau parti n'est que la volonté des hommes et des femmes de toutes les régions de notre pays, conscients des échecs successifs, qui entendent offrir au peuple centrafricain l'opportunité de construire dans l'unité, la paix et le dialogue un avenir meilleur", a déclaré M. Demafouth. "Plus d'un an s'est écoulé depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle (remportée par François Bozizé, au pouvoir depuis 2003) que vous avez souhaitée sans exclusive, libre, transparente et porteuse d'espérance", a-t-il poursuivi. "Au lieu de cela, il se produit chaque jour (en Centrafrique) des choses graves qui compromettent la paix sociale, la stabilité et la concorde nationale", a-t-il poursuivi, déplorant que "les indicateurs macroéconomiques ont atteint des minima que l'on a jamais vus" et que "l'insécurité et l'injustice règnent en maître sur l'ensemble du territoire". "Bien que silencieux, je ne suis pas resté pour autant insensible à vos cris et à vos souffrances (...). Les nombreux appels émanant du pays (...) m'obligent aujourd'hui à réagir", a conclu l'ex-ministre du président déchu Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par François Bozizé. En 2001, alors qu'il était ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth avait été accusé par le président Patassé d'une tentative de coup d'Etat ratée et limogé, avant d'être acquitté par la Cour criminelle de Bangui après un an de détention. Aujourd'hui en exil en France, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine pour une série d'assassinats commis en 1999. Prévu fin 2004, son procès avait été ajourné. Candidat à l'élection présidentielle du printemps 2005, il avait réuni 1,27% des suffrages au premier tour, sans avoir obtenu l'autorisation de rentrer dans son pays pour y faire campagne. Il fait depuis quelques mois l'objet d'une nouvelle procédure judiciaire pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Les autorités de Bangui le soupçonnent de piloter des groupuscules rebelles actifs dans le nord du pays et qui ont juré de faire tomber le président Bozizé, ce qu'il a toujours nié. "Il y a exactement cinq ans, j'avais déjà été accusé fallacieusement de la même manière (...). Apparemment, mon existence politique dérange et fait peur à mes adversaires", a-t-il déclaré dans son communiqué, rejetant toute responsabilité dans l'émergence de ces groupes armés.

Centrafrique: Enlevés par des bandits de grand chemin lourdement armés, treize enfants d'éleveurs ont été libérés par éleveurs simplement armés d'arcs et de flèches empoisonnées

BANGUI, 12 juil 2006 - Treize enfants d'éleveurs peuhls enlevés par des "coupeurs de route" dans le nord-ouest de la Centrafrique ont été libérés par des "archers", des éleveurs organisés en groupes d'autodéfense, a annoncé mercredi la radio nationale. Selon la radio, ces "archers", nommés ainsi car simplement armés d'arc et de flèches empoisonnées, ont attaqué un campement de "coupeurs de route", bandits de grand chemin qui dépouillent les voyageurs et pratiquent le kidnapping contre rançon, dans les environs de Nana Bakassa (300 km au nord de Bangui). A l'issue d'un affrontement, les ravisseurs ont été contraints à la fuite, abandonnant leurs treize otages, dont deux filles. Les combats ont fait des blessés de part et d'autre, a indiqué sans plus de précision la gendarmerie. Ces éleveurs se sont constitués il y a plusieurs années en groupe d'auto-défense pour se protéger des coupeurs de route ("zaraguinas") lourdement armés qui écument le nord du pays. Sous le régime du président déchu Ange-Félix Patassé (1993-2003), ils se joignaient parfois aux patrouilles de l'armée traquant ces bandits armés. Le nord de la Centrafrique est confronté depuis plusieurs mois à une recrudescence de l'activité des zaraguinas qui ont multiplié récemment les attaques sur des campements d'éleveurs peuhls. Sept adolescents, enfants d'éleveurs peuhls, enlevés par des zaraguinas dans la sous-préfecture de Bozoum (400 km au nord de Bangui), ont été abattus le 15 juin par leurs ravisseurs, au cours d'une opération militaire destinée à les libérer.

Centrafrique: Dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre la République centrafricaine (RCA) et la France, un soutien logistique important et une aide tactique seront prochainement mis en place au profit des Forces armées centrafricaines

BANGUI, 11 juil 2006 - La France va apporter "un soutien logistique important et une aide tactique" en hommes et matériel à l'armée centrafricaine dans sa lutte contre les bandes armées qui sévissent dans le nord du pays, a annoncé mardi le ministère de la Défense centrafricain, dans un communiqué. "Dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre la République centrafricaine (RCA) et la France depuis l'arrivée au pouvoir du général François Bozizé (en mars 2003), un soutien logistique important et une aide tactique seront prochainement mis en place au profit des Forces armées centrafricaines (Faca), selon ce communiqué. "Cet appui français se matérialisera par la mise à disposition d'un avion français de type C-130 (appareil militaire de transport) qui se chargera d'acheminer la logistique lourde" et "la France dépêchera à Bangui, des officiers d'état-major pour aider l'état-major des Faca dans la planification des opérations qui pourraient être conduites", poursuit le ministère. Des avions français mèneront des "missions d'observation aériennes" sur l'ensemble du pays "et tout particulièrement sur les zones sensibles", ajoute le ministère, affirmant que "dans les tous prochains jours, des avions de chasse français (sillonneront) le ciel de la capitale", Bangui. Outre l'insécurité due au banditisme dans le nord de la RCA, plusieurs incidents armés ont opposé ces derniers mois dans le nord-est du pays les Faca à des combattants présentés par Bangui comme des rebelles tchadiens opposés au président tchadien Idriss Deby Itno, voisin et allié qui avait aidé François Bozizé à prendre le pouvoir. Douze soldats centrafricains et deux militaires tchadiens de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale - Cémac) ont ainsi été tués fin juin dans l'attaque de leur camp à Gordil (800 km au nord-est de Bangui). Le gouvernement centrafricain a attribué la paternité de ce raid à des rebelles tchadiens mais un groupuscule centrafricain hostile au président Bozizé a lui aussi revendiqué cette opération. Fin mai, deux soldats centrafricains avaient péri dans une embuscade non loin de Birao, près de la frontière soudanaise, et, un mois plus tôt, Bangui avait dénoncé le viol de son espace aérien par un avion cargo venu du Soudan déposer dans la localité de Tiringoulou, des "hommes en armes" et du matériel. Début avril, une colonne de rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc) venue du Soudan, avait, selon Bangui, traversé le territoire centrafricain, pour rejoindre le Tchad et mener une offensive, finalement repoussée, sur N'Djamena le 13 avril.

Centrafrique: Dans une circulaire publiée dans la presse locale, le gouvernement interdit de cérémonies officielles jusqu'à preuve de contraire toute tenue de congrès contraire aux règlements intérieurs des partis ou groupements politiques

BANGUI, 10 juil 2006 - Le gouvernement centrafricain va imposer aux factions dissidentes des partis politiques de se constituer légalement en groupe ou parti si elles veulent organiser des réunions ou des congrès, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Michel Sallé. "Tout groupe ou organe dissident ne saurait être reconnu par (le gouvernement), sauf à remplir les formalités légales pour se constituer en un nouveau parti

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 18:16
 


L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)

 

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Centrafrique: Pour soutenir les efforts de gestion économique du pays, le gouvernement centrafricain a bénéficié d'un don d'environ 3 milliards de F CFA de la Banque mondiale

BANGUI, 22 oct 2006 - La Banque mondiale (BM) a octroyé un don de 6,8 millions de dollars (un peu plus de 3 milliards de francs CFA) à la Centrafrique afin de soutenir ses efforts de gestion économique, a rapporté dimanche la radio nationale centrafricaine. Ce don "va appuyer la gestion économique, la gestion du secteur minier et la prestation de services dans les zones rurales les plus éloignées", a déclaré le responsable de la BM Nils Tcheyan à la radio après la signature samedi soir d'une convention entre l'institution internationale et le gouvernement centrafricain. "Cela découle de plusieurs actions que la Banque mondiale a menées ici avec le gouvernement centrafricain, pour appuyer le pays dans une période assez difficile", a-t-il ajouté. "Nous espérons pouvoir nous réengager dans un futur proche en RCA (République centrafricaine)", a-t-il conclu. Cet accord a été signé au terme d'une mission de la Banque en Centrafrique, où elle a rencontré le président François Bozizé et plusieurs ministres. Elle devait "déterminer la meilleur façon d'aider la RCA à renforcer les capacités de l'Etat à planifier, exécuter et contrôler ses programmes de développement", en améliorant notamment la gestion des finances publiques et de sa masse salariale. La Centrafrique fait face à une grave crise financière qui l'empêche notamment de payer à temps ses fonctionnaires. La BM a suspendu en 2002 toute aide à Bangui, en raison des dettes contractées vis-à-vis de l'institution financière internationale et jamais honorées. Des programmes sociaux et de lutte contre le sida ont néanmoins continué à être financés par la Banque.

Centrafrique: La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme lance un nouvel appel à la Cour pénale international sur les violences en Centrafrique

PARIS, 12 oct 2006 - La Cour pénale internationale (CPI) doit ouvrir une enquête sur les violences commises contre les populations civiles en Centrafrique, a demandé une nouvelle fois jeudi la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). "L'histoire de la RCA se caractérise par une succession de cycles de violences politique et militaire ayant pour dénominateur et déclencheur communs l'impunité des auteurs des crimes les plus graves", selon un rapport que la FIDH publie après une mission d'enquête à Bangui en juin. Les auteurs soulignent que la population centrafricaine "subit les assauts continus de belligérants, rebelles et loyalistes: exécutions sommaires, viols systématiques contre les femmes, les hommes et enfants, amputations, actes de torture..." La FIDH dénonce "la double peine" infligée aux victimes, à la fois oubliées de la communauté internationale et "stigmatisées" dans leur pays, en particulier celles et ceux qui ont subi des viols, utilisés comme arme de guerre par de nombreux belligérants. "Plusieurs directeurs d'école ont ainsi refusé l'inscription de jeunes filles ou garçons victimes de viols", relève le rapport, ajoutant que d'autres sont victimes de railleries dans les cours de récréation ou vivent dans la honte d'avoir été violés devant leur propre famille. "Cette double peine des victimes n'est absolument pas prise en compte par les autorités centrafricaines", selon les auteurs. Le nord de la Centrafrique fait face ces derniers mois à l'apparition de groupes rebelles opposés au président François Bozizé ainsi qu'à des incursions de rebelles tchadiens en lutte contre le président Idriss Deby Itno, allié traditionnel de M. Bozizé qu'il avait aidé à prendre le pouvoir à Bangui en janvier 2003. Après avoir recueilli de nombreux témoignages de victimes et de rescapés de massacres commis notamment par des mercenaires liés à l'ancien président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, mais aussi par d'autres groupes rebelles ou loyalistes, la FIDH relève que "la plupart des présumés hauts responsables des crimes commis en 2002 et 2003 sont les acteurs du nouveau conflit". Dans ce pays de 3,8 millions d'habitants où l'espérance de vie n'est que de 42 ans, "les multiples conflits ont fait reculer tous les indices de développement", selon les auteurs. Ils soulignent "l'incapacité des juridictions centrafricaines" à juger les auteurs des crimes et rappelle qu'elle avait saisi la CPI dès février 2003, et que l'Etat centrafricain lui avait à son tour demandé l'ouverture d'une enquête en décembre 2004. "Abandonnées par la justice centrafricaine, les victimes ont pourtant le courage de s'organiser et s'accrochent, en dépit des railleries et menaces à l'espoir d'une justice internationale indépendante", selon le rapport. La FIDH estime que la violence en Centrafrique n'est pas "inéluctable", et qu'en ouvrant une enquête, "le procureur de la CPI doit saisir l'occasion d'être à la hauteur de son mandat".

Centrafrique: Les états-généraux de la justice organisés par le gouvernement centrafricain avec l'appui de l'Union européenne qui devaient se pencher sur le reforme de la justice initialement prévus ce lundi ont été reportés à une date ultérieure

BANGUI, 8 oct 2006  - La présidence centrafricaine a annoncé dimanche dans un communiqué lu à la radio nationale par son porte-parole Cyriaque Gonda, le report sine die des états-généraux de la Justice centrafricaine, initialement prévus du 9 au 12 octobre. "La présidence de la République informe les acteurs de la Justice et les autres personnalités que les états-généraux de le Justice devant se tenir du 9 au 12 octobre 2006 sont reportés à une date ultérieure", a annoncé M. Gonda, sans préciser la raison du report. "La Présidence de la République, ainsi que le gouvernement, informent tous les acteurs qu'ils seront tenus informés de la prochaine date de tenue de ces assises très importantes", a-t-il ajouté. Les états-généraux de la Justice organisés par le gouvernement centrafricain avec l'appui financier de l'Union européenne devaient se pencher sur "la réforme de la Justice de la RCA" (République centrafricaine) afin de "rendre cette institution performante, efficace et crédible aux yeux du citoyen, selon les organisateurs. Selon les organisateurs, la justice centrafricaine est notamment confrontée à un manque cruel de moyens matériel et humain.

Centrafrique: L'Union européenne accorde plus de 3 milliards de F CFA  au gouvernement centrafricain pour la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité dans le quartier de Galabadja

BANGUI, 6 oct 2006 - L'Union européenne (UE) et le gouvernement centrafricain ont signé vendredi à Bangui une convention de financement de 5 millions d'euros destinée à des travaux d'assainissement dans un quartier du nord de la capitale, a rapporté la radio nationale. Cette enveloppe d'un montant de plus de 3 milliards de francs CFA servira à la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité (bacs à ordures, kiosques à eau, latrines publiques) dans le quartier de Galabadja, a précisé la radio. "Les travaux d'assainissement de Galabadja s'inscrivent dans l'optique de la réduction de la pauvreté et visent à l'amélioration des conditions de vie quotidiennes de nos populations", a déclaré à l'issue de la signature le ministre centrafricain de la Coopération internationale Sylvain Maliko. Cette convention constitue "le complément indispensable du premier projet que nous avons lancé pour la réhabilitation de la ville de Bangui", a pour sa part indiqué l'ambassadeur de l'UE à Bangui, Jean-Claude Esmieu. "Mais c'est aussi un projet qui va directement aux quartiers en difficulté de la ville de Bangui", a-t-il ajouté. Les habitants de nombreux quartiers de la capitale centrafricaine, régulièrement frappés par les inondations lors de la saison des pluies, sont victimes des conséquences sanitaires de l'insalubrité, qui se manifestent par des forts taux de paludisme ou de fièvre typhoïde.

Centrafrique: les enseignants réclament un préalable de 3 mois d'arriérés de salaire sur l'ensemble des arriérés de l'année 2006 avant la reprise des classes du 2 octobre

BANGUI, 28 sept 2006  - Le principal syndicat d'enseignants de Centrafrique réclame du gouvernement le versement de trois mois d'arriérés de salaire avant la rentrée scolaire du 2 octobre, dans une lettre au ministre de l'Education nationale. Les enseignants "sont prêts à reprendre les cours à cette date (du 2 octobre)", toutefois, ils demandent au gouvernement une attention particulière (...) afin de faciliter la rentrée des classes", écrit la Fédération syndicale des enseignants de Centrafrique (FSEC) au ministre Charles-Armel Doubane. La FSEC demande notamment "le paiement d'un minimum de trois mois sur l'ensemble des arriérés de salaire de l'année 2006". L'Etat centrafricain fait face à une crise financière qui l'empêche de payer régulièrement ses fonctionnaires. Ces derniers perçoivent actuellement leur salaire de janvier 2006. Par ailleurs, la FSEC demande "l'annulation pure et simple des sanctions injustes prises à l'encontre des enseignants" après le recensement-paiement", une opération de recensement des agents de l'Etat menée en 2005, qui avait permis de mettre à jour un grand nombre de fonctionnaires fictifs ou de salaires perçus de manière indue. En cas de refus, le gouvernement a au moins "l'obligation de publier les résultats des autres départements ministériels avant la rentrée", estime la FSEC. Les résultats de cette opération concernant les ministères de la Défense et de la Justice n'ont jamais été publiés. En 2005, des revendications similaires avaient retardé la rentrée de plus de deux mois. Cette année, le syndicat n'a pas officiellement assorti ses demande d'une menace de grève.

Centrafrique: Signature entre les gouvernements marocain et centrafricain de sept accords de coopération portant sur la promotion des investissements, la coopération entre les ministères, l'industrie, la poste et d'autres domaines

RABAT, 26 sept 2006 - Le Maroc et le Centrafrique ont signé mardi à Rabat sept accords de coopération bilatérale au terme de la visite officielle dans le royaume du Premier ministre centrafricain, Elie Doté, a-t-on appris de source gouvernementale marocaine. Ces accords concernent notamment la promotion des investissements, la coopération entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays et la mise à la disposition de la Centrafrique de l'expérience marocaine en matière de la jeunesse et des sports. Les autres conventions bilatérales portent sur l'industrie, la poste, la fonction publique et l'information. Sur ce dernier point, le directeur général de l'Agence marocaine de presse Map, Mohamed Khabachi et son homologue centrafricain ont signé une convention prévoyant l'échange des informations entre les deux agences et la coopération en matière technique et de formation. Les sept accords ont été signés dans le cadre de la commission mixte de coopération présidée par le Premier ministre marocain, Driss Jettou, et son homologue centrafricain, Elie Doté. "Les accords conclus et les décisions adoptées à Rabat témoignent de notre volonté commune de conférer à notre relation une dimension nouvelle", a déclaré à cette occasion M. Jettou. Le chef du gouvernement centrafricain a quant à lui émis le voeu de voir aboutir le projet de liaison aérienne Casablanca-Bangui et la "création d'une compagnie aérienne nationale avec la participation technique et stratégique de la Royal Air Maroc". Il a enfin "soutenu" la proposition du Maroc d'accorder une autonomie au Sahara occidental, une anciennne colonie espagnole objet d'un conflit depuis 1975 entre le royaume et le front Polisario. Ce dernier revendique l'indépendance de cette ancienne colonie - annexée par le Maroc - avec l'appui de l'Algérie.

Centrafrique: une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice pour dénoncer le maintien en détention des personnes acquittées à l'issue d'un procès pour "complot" contre le pouvoir

BANGUI, 18 sept 2006 - Les avocats centrafricains ont entamé lundi une grève pour dénoncer le maintien en détention de quatorze personnes acquittées par la Cour criminelle à l'issue d'un procès pour "complot" contre le régime du président François Bozizé. Réunis autour de leur bâtonnier Me Venance Gomongo, une quarantaine d'avocats en robe ont observé un sit-in d'une heure devant le palais de justice de Bangui avant de se rendre jusqu'au ministère de la Justice, où une délégation a été reçue par le ministre Paul Otto. "Nous exigeons des autorités judiciaires du pays (...) qu'elles prennent leurs responsabilités afin que ces personnes, qui ont été régulièrement acquittées mais qui demeurent encore détenues illégalement, soient immédiatement libérées", a déclaré Me Gomongo devant la presse. "Les faits qui se sont produits

 
 
 
 
 

où ils étaient toujours détenus lundi, selon leurs avocats.

Centrafrique-: Les fonctionnaires et agents de l'Etat relevant de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDI) au ministère des Finances et du Budget sont mis à la disposition du ministère de la Fonction publique, après la dissolution des Douanes centrafricaines, très critiquées par les bailleurs de fonds

BANGUI, 5 sept 2006 - Les Douanes centrafricaines ont été dissoutes par le président François Bozizé, qui a créé un comité placé sous sa direction et chargé de la réforme de cette administration très critiquée, notamment par les bailleurs de fonds, selon la radio nationale. "Les fonctionnaires et agents de l'Etat relevant de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDI) au ministère des Finances et du Budget sont mis à la disposition du ministère de la Fonction publique", a précisé lundi soir la radio nationale. Des éléments de la gendarmerie et de l'armée étaient déployés mardi autour des locaux de la DGDI et interdisaient l'entrée aux fonctionnaires, a constaté un journaliste. Parmi le demi-millier de fonctionnaires et agents des Douanes, seuls 48 ont été "réquisitionnés" par les autorités pour gérer les affaires courantes, jusqu'à la réforme de cette administration. Les institutions financières internationales ont plusieurs fois dénoncé ces dernières années l'inefficacité du recouvrement des recettes publiques en Centrafrique, lui imputant une part de responsabilité dans la grave crise financière que subit le pays, incapable de payer à échéance ses fonctionnaires, qui attendent actuellement le versement de leurs salaires de janvier 2006. "La décision de dissoudre l'administration douanière et de procéder à sa réforme n'est pas du fait des institutions financières internationales, elle vient des autorités centrafricaines", a toutefois déploré mardi le secrétaire général du Syndicat autonome des douaniers centrafricains (Syndoucaf) Innocent Yakoda. Selon lui, "au lieu de répondre (aux) revendications" des douaniers, le gouvernement "a préféré une fuite en avant pour les contourner". Le Syndoucaf a convoqué les douaniers pour une assemblée générale mercredi. Le président Bozizé a critiqué à plusieurs reprises les performances des Douanes centrafricaines, notamment le 11 juin lors d'un discours à l'occasion du premier anniversaire de son investiture. "J'engage le gouvernement à poursuivre l'effort d'assainissement des Finances publiques, en portant un regard spécial sur les Douanes (...) Je dis bien +en portant un regard spécial sur les Douanes+ qui ne sont pas encore performantes", avait déclaré M. Bozizé. Les agents de cette administration, dont M. Bozizé avait en outre dénoncé "la mauvaise façon de servir", avaient déclenché une grève de trois jours et réclamé des moyens adéquats pour travailler, la révision de leur statut et le paiement d'arriérés de primes.

 
 

 

 

Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté mardi soir une loi sur l'exploitation et l'exportation de l'uranium et du thorium, présents dans le sous-sol centrafricain

 

LIBREVILLE, 30 août 2006 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté mardi soir une loi sur l'exploitation et l'exportation des minerais radioactifs, notamment l'uranium et le thorium, présents dans le sous-sol centrafricain, a annoncé mercredi la radio nationale. La loi qui autorise l'exploitation de ces minerais et définit le cadre de leur exportation vient combler un vide juridique, le Code minier adopté en 2004 ne contenant aucune disposition les concernant. Elle a été adoptée à une large majorité (72 voix pour, 0 contre et 13 abstentions) mais les débats ont été houleux, même au sein de la majorité, certains députés accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur eux. Certains parlementaires ont également reproché au gouvernement d'avoir mis "la charrue avant les boeufs" en signant en 2006 une convention avec la société sud-africaine Uramines pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma (900 km à l'est de Bangui), la première exploitation à grande échelle de ce minerai en Centrafrique. La présence d'uranium dans la région de Bakouma a été mise en évidence par le Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) en 1947, alors que la Centrafrique était une colonie française. Dans les années 60 et 70, l'uranium a été exploité à petite échelle dans des mines à ciel ouvert ne respectant pas les normes de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), a souligné le ministre des Mines, Sylvain N'doutingaï durant les débats, rappelant que les populations et l'environnement avaient alors été exposé à la radioactivité.

 

Centrafrique: L'ex-président centrafricain Patassé, chassé du pouvoir en 2003 par le Général Bozizé, a été condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" et à payer 7 milliards de F CFA de dommages et intérêts

 

BANGUI, 29 août 2006 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a été condamné par contumace mardi à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" par la Cour criminelle de Centrafrique, qui a disjoint le dossier de détournement de deniers publics le concernant. "La Cour déclare Ange-Félix Patassé et (son ex-conseiller) Luis Sanchez coupables de faux et usage de faux" et les condamne "à 20 ans de travaux forcés et à 6 millions de francs CFA (9.100 euros) d'amende", selon le verdict rendu en audience publique. Les deux hommes sont également condamnés solidairement à payer 7 milliards de francs CFA (10,7 millions d'euros) de dommages et intérêts à l'Etat centrafricain. La Cour "retient" également la culpabilité de M. Patassé et d'un autre ancien conseiller Michel Banguet-Tandet, concernant le détournement de deniers publics, mais ordonne la disjonction du dossier, jugé insuffisamment instruit, et le confie à un juge d'instruction qui a deux mois pour le clôturer. La Cour les déclare coupables "mais en l'absence d'informations détaillées sur cette affaire se réserve de rendre une décision immédiatement", a expliqué un juriste. La Cour condamne également l'ancien ministre délégué aux Finances de M. Patassé, Lazare Doukoula, à 20 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics, ordonne la confiscation de tous ses biens "meubles et immeubles" et le condamne à 15 millions de francs CFA (22.900 euros) d'amende et à verser 2 millions de francs CFA (3.000 euros) de dommages et intérêts à l'Etat centrafricain. MM. Patassé, Sanchez et Doukoula sont en outre privés de leurs droits civiques. Les quatre accusés étaient jugés par contumace. Le procès s'est résumé à la longue lecture par la Cour de l'acte d'accusation et de renvoi, qui a pris plusieurs heures. Le tribunal, qui siégeait en l'absence de jurés conformément à la procédure de la contumace, s'est ensuite retirée pour délibérer et a rendu son verdit après seulement 30 minutes. Le cas d'un cinquième accusé, Simon Kouloumba, le seul présent en Centrafrique où il est incarcéré, a été disjoint. Cet autre ex-conseiller de M. Patassé devrait être jugé début septembre. La justice estime à au moins 70 milliards de francs CFA (106 millions d'euros) les sommes détournées au détriment du Trésor public par les accusés. Le produit de la vente de 55.000 tonnes de carburant données en 1999 par la Libye à Bangui, alors alliée du président Patassé, avait notamment disparu, selon la justice. Selon l'accusation, M. Patassé et ses collaborateurs ont également détourné la moitié d'un prêt de 6,6 milliards FCFA consenti par la Libyan Arab Bank en 2000, pour le paiement des arriérés de salaires, bourses et pensions, de même que les montants des hypothèques de certains immeubles appartenant à l'Etat et devant servir au remboursement du prêt. M. Patassé, élu en 1993 et réélu en 1998, a été renversé le 15 mars 2003 par le général François Bozizé, depuis élu président en mai 2005. Interrogé à Lomé, où il vit en exil depuis sa destitution, l'ancien président a "récusé" dimanche la Cour criminelle, estimant qu'"elle n'a ni qualité, ni compétence". "Je suis un président légitime et légal. Nous ne pouvons éventuellement être jugés que par la Haute Cour de justice pour haute trahison. Or l'Assemblée nationale actuelle, issue d'un régime hors-la-loi et putschiste, n'a pas qualité pour siéger en la demeure", a-t-il estimé. En avril, la Cour de cassation centrafricaine a renvoyé M. Patassé devant la Cour pénale internationale (CPI) pour divers crimes et exactions commis en Centrafrique contre des civils centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes, lors de la répression d'une première tentative de coup d'Etat du général Bozizé, venu du Tchad, en octobre 2002.

 

Centrafrique: Le Chef du MLPC, parti d'opposition, Martin Ziguélé, une semaine après son arrivée à Bangui, a appelé à un "dialogue politique"  pour trouver des solutions "durables"

 

BANGUI, 26 août 2006 - L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé, président d'un des principaux partis d'opposition, a jugé samedi "préoccupante" la situation en Centrafrique et a appelé à un "dialogue politique" pour trouver des solutions "durables". "La situation de la République centrafricaine est préoccupante", a déclaré le chef du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). "Il y a lieu de rechercher les voies et moyens aux fins de remédier à tous les maux qui gangrènent notre pays", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse organisée une semaine après son arrivée à Bangui depuis la France où il réside. "C'est pourquoi le MLPC, engagé résolument aux côtés de la Concertation des partis politiques de l'opposition, appelle à un dialogue politique qui permettra de trouver des solutions politiques durables, en vue d'accélérer notre développement dans le cadre d'une démocratie apaisée", a-t-il poursuivi. Premier ministre du président Ange-Félix Patassé lorsque celui-ci fut renversé par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé en mars 2003, M. Ziguélé a estimé que "dans les faits, rien n'(avait) changé" avec les élections présidentielle et législatives de 2005. M. Ziguélé avait été battu par M. Bozizé lors de la présidentielle. "Nous notons l'exacerbation des crispations identitaires, qui se manifeste par un retour au galop d'un tribalisme et d'un clanisme exacerbé et systémique, du népotisme et du clientélisme", a-t-il encore dénoncé, accusant les autorités de "captation des maigres ressources du pays" et de "refus de la concertation". Evoquant la diplomatie centrafricaine, il a estimé que Bangui était "le dindon de la farce" dans le conflit larvé qui a opposé pendant plusieurs mois deux de ses voisins, le Tchad et le Soudan, au cours duquel la Centrafrique s'est en grande partie alignée sur les positions de N'Djamena. M. Ziguélé, reçu par le président Bozizé et le Premier ministre Elie Doté au cours de sa visite à Bangui, a fait savoir qu'il ne s'y installerait définitivement qu'ultérieurement. "Je vais repartir mais je reviendrai un peu plus tard pour rester et préparer le congrès" du MLPC prévu en juin 2007, avait-il déclaré le 18 août à son arrivée à Bangui, sans préciser la durée de son séjour.

 

Centrafrique: à la suite d'une dispute entre des militaires et un groupe de jeunes qui a ainsi tourné à l'affrontement", trois civils ont été tués et deux autres blessé, par balles par des éléments des Forces armées

 

BANGUI, 24 août 2006 - Des éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) ont tué samedi trois civils et en ont blessé deux autres lors d'une "dispute" avec "un groupe de jeunes" qui a éclaté à Kaga-Bandoro, dans le nord de la Centrafrique, a rapporté jeudi la radio nationale. "L'incident est survenu à la suite d'une dispute entre des militaires et un groupe de jeunes qui a ainsi tourné à l'affrontement", a expliqué la radio, précisant que les victimes avaient été "tuées par balles". Elle n'a en revanche évoqué ni le motif ni les circonstances de cette "dispute", qui n'a fait aucune victime dans les rangs des Faca. Le gouvernement centrafricain a dépêché dans cette localité située à environ 400 km au nord de Bangui le ministre de l'Intérieur Michel Sallé pour exprimer son soutien aux familles des victimes. Le ministre a interdit aux membres des Faca le port d'armes en dehors des heures de service. Aucune sanction n'a été rendue publique pour l'instant à l'encontre des militaire qui ont ouvert le feu contre ce "groupe de jeunes". Les militaires centrafricains sont accusés de nombreuses exactions à l'encontre de civils, notamment d'agressions, de racket et parfois de meurtres. Dans les zones où les Faca sont déployées, leur cohabitation avec les habitants est souvent houleuses. Le ministère centrafricain de la Défense a accusé le 11 août quelque 80 militaires qui venaient d'abandonner leur poste dans le nord-est de la Centrafrique d'avoir eu "des comportements inadmissibles" vis-à-vis des populations locales. Le président François Bozizé a déploré à plusieurs reprises en public ces mauvais comportements, assurant qu'ils seraient sanctionnés.

 

Centrafrique: Le Groupe de la BAD accorde au gouvernement centrafricain un don de 4,9 millions de dollars pour le financement d'un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique du pays

 

Tunis, le 22 août 2006 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la République centrafricaine (RCA) ont signé, lundi à Tunis, un accord de don de 3,3 millions d’unités de compte, équivalent à 4,9 millions de dollars américains  pour le financement d’un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique de la RCA.

L’accord a été signé par le vice-président, M. Mandla Sizwe Gantsho, pour la Banque et le Ministre centrafricain de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, en la présence du secrétaire général de la Banque, M. Modibo Touré.

Dans son allocution, M. Gantsho a déclaré que l’accord constitue un moyen de renouer avec la République centrafricaine après plusieurs années, ajoutant que le don apportera une contribution aux efforts visant à consolider le progrès atteint en ce qui concerne les réformes qui permettent déjà à la communauté internationale de renouer avec le pays.

« J’aimerais souligner l’importance que la BAD attache à la reconstruction de votre pays et je salue les efforts et le progrès significatif réalisé par votre gouvernement au cours des quelques mois dans les domaines économique, politique, social et de la sécurité », a-t-il déclaré, ajoutant que les équipes de la BAD et de la Banque mondiale ont mis en place un programme de travail conjoint qui se traduit par une « feuille de route » qui a défini un nombre d’activités convenables au renouement total des partenaires au développement dans le pays.

M. Maliko, pour sa part, a déclaré que son pays se sent honoré par le soutien de la BAD qu’il a décrit comme la conséquence logique de la visite récente du Président Francois Bozize à l’Agence temporaire de relocalisation de la Banque à Tunis où il a tenu des discussions avec le Président de la Banque, M. Donald Kaberuka.

« Nous tournons une nouvelle page dans nos relations avec la BAD. Nous entamons une phase décisive de notre relation », a-t-il souligné.   

  Les objectifs du projet, financé par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, sont de renforcer les capacités de l’administration en matière de planification macroéconomique et sectorielle,  le suivi du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP),  la gestion de la dette, l’élaboration des comptes nationaux et la collecte des données sociales. Ces activités  contribueront à la réhabilitation du système de planification du développement du pays.

 Le coût global du projet est estimé à 3,66 millions d’UC, équivalant à 5,41 millions de dollars américains.  Le don du FAD financera 90 % du project.  Le gouvernement financera le reliquat de 0,36 millions d’UC qui représente 10 % du coût total.
Les opérations du Groupe de la Banque en République centrafricaine ont commencé en 1972. A ce jour, ses engagements y sont de 180,49 millions de dollars américains pour 26 opérations.

Centrafrique: L'Onu et le gouvernement centrafricain ont organisé avec plusieurs partis partis politiques centrafricains une réunion pour tenter de trouver des compromis entre ces partis minés par des dissidences

BANGUI, 21 août 2006 - Le ministère centrafricain de l'Intérieur et le Bureau des Nations unies en Centrafrique (Bonuca) ont organisé lundi à Bangui une réunion avec plusieurs partis politiques minés par des dissidences, afin qu'ils surmontent leurs divergences internes, a rapporté la radio nationale. "Quelles que soient vos divergences vous devez pouvoir trouver (...) des compromis, à travers un dialogue franc, pour éviter des incompréhensions et des impasses dommageables pour votre parti", a déclaré Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi des actes du dialogue national (CSADN) créé après l'arrivée au pouvoir du président François Bozizé en 2003. Le chef du Bonuca, le général Lamine Cissé, en a appelé à la stature d'"hommes d'Etat" des chefs de parti, estimant qu'ils avaient jusqu'ici toujours su adopter "un esprit de dialogue constructif". "Beaucoup de partis politiques vivent une crise aiguë en leur sein", a enfin souligné le ministre de l'Intérieur Michel Sallé, déplorant que "les tentatives de les ramener à l'ordre (...) provoquent des réactions de toutes sortes de la part de leurs dirigeants". Les deux principaux partis d'opposition centrafricains, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) et le Rassemblement démocratique centrafrique (RDC) de son prédécesseur André Kolingba (1981-1993), ont été confrontés à des dissidences après les élections présidentielle et législatives de 2005. Deux autres formations plus proches du pouvoir, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) et le Front patriotique pour le progrès (FPP), connaissent des tensions internes semblables et étaient présentes à la réunion.

Centrafrique: Des dizaines de militaires centrafricains réclamant le versement régulier d'une prime ainsi que des visites plus fréquentes des responsables de l'armée qui avaient déserté leur poste ont été mis aux arrêts par leur hiérarchie

BANGUI, 7 août 2006 - Plus de 80 militaires centrafricains en détachement dans le nord-est de la Centrafrique ont "déserté" leur poste pour protester contre leurs conditions de vie et regagné Bangui, où ils ont été mis aux arrêts par leur hiérarchie, a-t-on appris lundi de source militaire. Ces militaires, dont la désertion n'a fait l'objet d'aucune réaction officielle dans l'immédiat, se trouvaient dans les régions de N'Délé et de Birao, à 800 et 1.000 km au nord-est de la capitale centrafricaine, non loin de la frontière soudanaise. Ils sont arrivés vendredi à Bangui, et réclament le versement régulier d'une prime ainsi que des visites plus fréquentes des responsables de l'armée, selon la source militaire. C'est la troisième désertion d'un groupe de militaires dans le nord-est du pays en moins de trois mois, après celle d'une quinzaine de membres de l'armée il y a une semaine et celle le 21 mai d'une cinquantaine d'hommes détachés à N'Délé, qui protestaient contre le non-paiement de leur solde. Le président centrafricain François Bozizé avait vivement critiqué ces militaires fin mai, en les qualifiant de "peureux" et "fainéants". Frontalier du Tchad et du Soudan, le nord-est de la Centrafrique a été le théâtre en mai et juin de violents combats entre les Forces armées centrafricaines (Faca), soutenues par une force multinationale déployée par les pays de la région, et des hommes armés, identifiés comme des rebelles tchadiens par les autorités de Bangui. A la suite de ces incidents armés, le président Bozizé a limogé début juillet plusieurs hauts responsables des Faca, dont leur chef d'état-major, le général Antoine Gambi.

Centrafrique: Un ancien ministre de la défense du Président déchu Ange-Félix Patassé a annoncé depuis son exil en France la création d'un parti politique, la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP)

BANGUI, 18 juil 2006 - L'ancien ministre centrafricain de la Défense Jean-Jacques Demafouth, qui vit actuellement en exil en France, a annoncé la création d'un nouveau parti politique baptisé la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), selon un communiqué reçu mardi à Bangui. "Ce nouveau parti n'est que la volonté des hommes et des femmes de toutes les régions de notre pays, conscients des échecs successifs, qui entendent offrir au peuple centrafricain l'opportunité de construire dans l'unité, la paix et le dialogue un avenir meilleur", a déclaré M. Demafouth. "Plus d'un an s'est écoulé depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle (remportée par François Bozizé, au pouvoir depuis 2003) que vous avez souhaitée sans exclusive, libre, transparente et porteuse d'espérance", a-t-il poursuivi. "Au lieu de cela, il se produit chaque jour (en Centrafrique) des choses graves qui compromettent la paix sociale, la stabilité et la concorde nationale", a-t-il poursuivi, déplorant que "les indicateurs macroéconomiques ont atteint des minima que l'on a jamais vus" et que "l'insécurité et l'injustice règnent en maître sur l'ensemble du territoire". "Bien que silencieux, je ne suis pas resté pour autant insensible à vos cris et à vos souffrances (...). Les nombreux appels émanant du pays (...) m'obligent aujourd'hui à réagir", a conclu l'ex-ministre du président déchu Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par François Bozizé. En 2001, alors qu'il était ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth avait été accusé par le président Patassé d'une tentative de coup d'Etat ratée et limogé, avant d'être acquitté par la Cour criminelle de Bangui après un an de détention. Aujourd'hui en exil en France, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine pour une série d'assassinats commis en 1999. Prévu fin 2004, son procès avait été ajourné. Candidat à l'élection présidentielle du printemps 2005, il avait réuni 1,27% des suffrages au premier tour, sans avoir obtenu l'autorisation de rentrer dans son pays pour y faire campagne. Il fait depuis quelques mois l'objet d'une nouvelle procédure judiciaire pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Les autorités de Bangui le soupçonnent de piloter des groupuscules rebelles actifs dans le nord du pays et qui ont juré de faire tomber le président Bozizé, ce qu'il a toujours nié. "Il y a exactement cinq ans, j'avais déjà été accusé fallacieusement de la même manière (...). Apparemment, mon existence politique dérange et fait peur à mes adversaires", a-t-il déclaré dans son communiqué, rejetant toute responsabilité dans l'émergence de ces groupes armés.

Centrafrique: Enlevés par des bandits de grand chemin lourdement armés, treize enfants d'éleveurs ont été libérés par éleveurs simplement armés d'arcs et de flèches empoisonnées

BANGUI, 12 juil 2006 - Treize enfants d'éleveurs peuhls enlevés par des "coupeurs de route" dans le nord-ouest de la Centrafrique ont été libérés par des "archers", des éleveurs organisés en groupes d'autodéfense, a annoncé mercredi la radio nationale. Selon la radio, ces "archers", nommés ainsi car simplement armés d'arc et de flèches empoisonnées, ont attaqué un campement de "coupeurs de route", bandits de grand chemin qui dépouillent les voyageurs et pratiquent le kidnapping contre rançon, dans les environs de Nana Bakassa (300 km au nord de Bangui). A l'issue d'un affrontement, les ravisseurs ont été contraints à la fuite, abandonnant leurs treize otages, dont deux filles. Les combats ont fait des blessés de part et d'autre, a indiqué sans plus de précision la gendarmerie. Ces éleveurs se sont constitués il y a plusieurs années en groupe d'auto-défense pour se protéger des coupeurs de route ("zaraguinas") lourdement armés qui écument le nord du pays. Sous le régime du président déchu Ange-Félix Patassé (1993-2003), ils se joignaient parfois aux patrouilles de l'armée traquant ces bandits armés. Le nord de la Centrafrique est confronté depuis plusieurs mois à une recrudescence de l'activité des zaraguinas qui ont multiplié récemment les attaques sur des campements d'éleveurs peuhls. Sept adolescents, enfants d'éleveurs peuhls, enlevés par des zaraguinas dans la sous-préfecture de Bozoum (400 km au nord de Bangui), ont été abattus le 15 juin par leurs ravisseurs, au cours d'une opération militaire destinée à les libérer.

Centrafrique: Dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre la République centrafricaine (RCA) et la France, un soutien logistique important et une aide tactique seront prochainement mis en place au profit des Forces armées centrafricaines

BANGUI, 11 juil 2006 - La France va apporter "un soutien logistique important et une aide tactique" en hommes et matériel à l'armée centrafricaine dans sa lutte contre les bandes armées qui sévissent dans le nord du pays, a annoncé mardi le ministère de la Défense centrafricain, dans un communiqué. "Dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre la République centrafricaine (RCA) et la France depuis l'arrivée au pouvoir du général François Bozizé (en mars 2003), un soutien logistique important et une aide tactique seront prochainement mis en place au profit des Forces armées centrafricaines (Faca), selon ce communiqué. "Cet appui français se matérialisera par la mise à disposition d'un avion français de type C-130 (appareil militaire de transport) qui se chargera d'acheminer la logistique lourde" et "la France dépêchera à Bangui, des officiers d'état-major pour aider l'état-major des Faca dans la planification des opérations qui pourraient être conduites", poursuit le ministère. Des avions français mèneront des "missions d'observation aériennes" sur l'ensemble du pays "et tout particulièrement sur les zones sensibles", ajoute le ministère, affirmant que "dans les tous prochains jours, des avions de chasse français (sillonneront) le ciel de la capitale", Bangui. Outre l'insécurité due au banditisme dans le nord de la RCA, plusieurs incidents armés ont opposé ces derniers mois dans le nord-est du pays les Faca à des combattants présentés par Bangui comme des rebelles tchadiens opposés au président tchadien Idriss Deby Itno, voisin et allié qui avait aidé François Bozizé à prendre le pouvoir. Douze soldats centrafricains et deux militaires tchadiens de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale - Cémac) ont ainsi été tués fin juin dans l'attaque de leur camp à Gordil (800 km au nord-est de Bangui). Le gouvernement centrafricain a attribué la paternité de ce raid à des rebelles tchadiens mais un groupuscule centrafricain hostile au président Bozizé a lui aussi revendiqué cette opération. Fin mai, deux soldats centrafricains avaient péri dans une embuscade non loin de Birao, près de la frontière soudanaise, et, un mois plus tôt, Bangui avait dénoncé le viol de son espace aérien par un avion cargo venu du Soudan déposer dans la localité de Tiringoulou, des "hommes en armes" et du matériel. Début avril, une colonne de rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc) venue du Soudan, avait, selon Bangui, traversé le territoire centrafricain, pour rejoindre le Tchad et mener une offensive, finalement repoussée, sur N'Djamena le 13 avril.

Centrafrique: Dans une circulaire publiée dans la presse locale, le gouvernement interdit de cérémonies officielles jusqu'à preuve de contraire toute tenue de congrès contraire aux règlements intérieurs des partis ou groupements politiques

BANGUI, 10 juil 2006 - Le gouvernement centrafricain va imposer aux factions dissidentes des partis politiques de se constituer légalement en groupe ou parti si elles veulent organiser des réunions ou des congrès, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Michel Sallé. "Tout groupe ou organe dissident ne saurait être reconnu par (le gouvernement), sauf à remplir les formalités légales pour se constituer en un nouveau parti

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 18:07
 
 


L'actualité du
Tchad
(d'après l'Agence France Presse)

 

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Tchad: Les opérations militaires ont repris entre les rebelles tchadiens et le régime de N'Djamena

ADDIS ABEBA, 24 oct 2006 - Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a vivement "condamné" mardi les opérations militaires des rebelles tchadiens contre le régime de N'Djamena et "exigé" leur "arrêt immédiat" . Dans un communiqué, M. Konaré se dit "gravement préoccupé par l'attaque perpétrée présentement contre le Tchad par des éléments armés". Il "condamne dans les termes les plus énergiques cette attaque qui constitue une violation flagrante de l'acte constitutif de l'UA (...) et exige l'arrêt immédiat de cette attaque", poursuit le communiqué. M. Konaré "exhorte les parties tchadiennes à ne pas recourir à la force et à faire usage du dialogue pour régler leurs différends et ce dans le respect de la légalité constitutionnelle". Les rebelles tchadiens hostiles au président Idriss Deby Itno ont repris ces deux derniers jours leurs opérations militaires dans l'extrême est du Tchad, où, selon les autorités françaises, un avion de reconnaissance français a été la cible d'un tir de missile, sans être touché. Dimanche et lundi, les hommes de la toute nouvelle Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), fusion de plusieurs groupes hostiles au régime de N'Djamena, ont successivement investi Goz Beïda, près de la frontière soudanaise, puis Am Timan, à une centaine de kilomètres plus au sud, avant de s'en retirer quelques heures plus tard.

Tchad: La compagnie pétrolière nationale de Malaisie, Petronas, a confirmé avoir conclu avec les autorités de N'Djamena un accord mettant fin à leur litige fiscal et lui permettant de reprendre ses opérations au Tchad

KUALA LUMPUR, 10 oct 2006 - La compagnie pétrolière nationale de Malaisie, Petronas, a confirmé avoir conclu avec les autorités de N'Djamena un accord mettant fin à leur litige fiscal et lui permettant de reprendre ses opérations au Tchad. "La question a été résolue et toutes les parties en sont satisfaites", a déclaré le président de Petronas, Hassan Marican, cité lundi soir par l'agence officielle malaisienne Bernama. Le gouvernement tchadien avait annoncé vendredi avoir conclu avec Petronas et la société américaine Chevron un accord prévoyant la reprise des activités des deux groupes. Aux termes de cet accord, les deux sociétés sont convenues de s'acquitter d'un redressement fiscal consacrant "l'invalidation de l'accord sur les avantages fiscaux signé en 2000" et qui était l'objet du litige, avait indiqué N'Djamena, précisant que Chevron et Petronas avaient "accepté de verser l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2005 et les trois quarts provisionnels de 2006, pour un montant global de 281.649.974,95 dollars". M. Hassan a cependant déclaré à la Bernama que le montant à payer serait "nettement, nettement inférieur" à ce chiffre mais n'en a pas dit plus. Fin août, le président tchadien Idriss Deby Itno avait ordonné la suspension des activités et le départ du Tchad de Chevron et Petronas --deux des trois entreprises exploitant le brut tchadien, avec le groupe américain ExxonMobil-- pour non paiement de l'impôt sur les sociétés. Selon M. Bernama, Petronas va reprendre bientôt ses activités au Tchad.

Tchad: Le gouvernement tchadien et les compagnies pétrolières américaine Chevron et malaisienne Petronas ont conclu vendredi un accord prévoyant la reprise des activités des deux sociétés en échange du paiement de l'impôt sur les sociétés

N'DJAMENA, 7 oct 2006 - Le gouvernement tchadien et les compagnies pétrolières américaine Chevron et malaisienne Petronas ont conclu vendredi un accord prévoyant la reprise des activités des deux sociétés en échange du paiement de l'impôt sur les sociétés, selon un communiqué officiel. Aux termes de cet agrément, les parties ont convenu de "l'invalidation de l'accord sur les avantages fiscaux signé en 2000 dans toutes ses dispositions", accord qui était l'objet du litige. "Un redressement fiscal a été opéré par le ministre des Finances, de l'Economie et du Plan. Les sociétés Chevron et Petronas ont accepté de verser l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2005 et les 3/4 provisionnels de 2006, pour un montant global de 281.649.974,95 dollars", poursuit le texte. "Le gouvernement, tenant compte des bonnes prédispositions de ces sociétés, a accordé un crédit d'impôt exceptionnel de 64 millions de dollars et décide de la levée des mesures sur les opérations de production et de commercialisation du brut de Doba (sud du Tchad, ndlr) imposé le 28 août 2006", ajoute le texte. Fin août, le président tchadien Idriss Deby Itno avait ordonné la suspension des activités et le départ du Tchad de Chevron et Petronas, deux des trois entreprises exploitant avec l'américaine Exxon le brut tchadien, pour non paiement de l'impôt sur les sociétés.

Tchad: Des émissaires des pétroliers Petronas et Chevron sont arrivés au Tchad pour régler leur différend avec les autorités tchadiennes afin de poursuivre leur activité dans le pays

N'DJAMENA, 20 sept 2006 - Des responsables du pétrolier américain Chevron et du malaisien Petronas doivent rencontrer les autorités tchadiennes à N'Djamena pour tenter de régler le différend qui avait mené à la suspension de leurs activités au Tchad, a déclaré mercredi le ministre du Pétrole. Les émissaires de Chevron sont arrivés mardi soir dans la capitale et leurs homologues de Petronas étaient attendus mercredi, a expliqué Emmanuel Nadigar. Les discussions avec les responsables des impôts sont prévues dans les prochains jours. "Les responsables de Chevron et Petronas nous ont écrit en exprimant le désir de venir au Tchad pour (..) régler ce qu'ils doivent au Tchad", a affirmé le ministre. "Le principe du paiement est acquis", a-t-il assuré, précisant que les discussions porteraient sur "le montant" et "l'échéancier" du versement de l'impôt sur les bénéfices des sociétés que le gouvernement réclame aux deux compagnies. Le président Idriss Deby Itno avait suspendu fin août les activités au Tchad de Petronas et Chevron, qui composent, avec l'américain ExxonMobil, le consortium qui exploite le brut tchadien depuis 2003. Accusant ces deux compagnies de ne pas avoir payé l'impôt sur les sociétés, il avait ordonné leur départ du territoire tchadien. Les autorités estiment à 250 milliards de francs CFA (environ 380 millions d'euros) le montant qu'elles doivent à l'Etat. Le président Deby avait également décidé de renégocier la convention qui lie le Tchad au consortium, afin que N'Djamena prenne directement part à la production de l'or noir. "Le paiement des impôts n'exclut en rien la décision du Tchad de renégocier les conventions", a insisté le ministre.

Tchad: L'armée tchadienne a lancé une offensive dimanche contre les éléments de la rébellion du Front uni pour le changement (Fuc) pour les déloger des grottes d'Aram Kolé

N'DJAMENA, 10 sept 2006 - De nouveaux affrontements ont éclaté ce week-end dans l'est du Tchad entre l'armée et les rebelles du Front uni pour le changement (Fuc), dont une offensive éclair était arrivée en avril jusqu'aux portes de N'Djamena, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Selon une source militaire tchadienne, "l'armée a lancé une offensive ce (dimanche) matin" contre des éléments du Fuc regroupés dans les montagnes d'Aram Kolé, à environ 65 km de Biltine, dans l'extrême est du Tchad. Les militaires gouvernementaux ont "délogé les rebelles et se sont emparés des grottes d'Aram Kolé", a-t-on ajouté de même source. Dans un communiqué, le Fuc confirme l'offensive mais affirme avoir mis "en déroute" l'armée. Aucun des deux camps n'avance de bilan. Selon plusieurs sources concordantes, des rebelles du Fuc sont arrivés cette dernière semaine dans cette région montagneuse, située près de la frontière soudanaise. Un responsable tchadien qui a requis l'anonymat a affirmé que "beaucoup de groupes de rebelles tchadiens" auparavant implantés dans l'ouest du Soudan avaient tendance à "basculer vers l'intérieur du Tchad". Il a estimé que ce revirement de situation était intervenu à la suite de la récente réconciliation officielle entre N'Djamena et Khartoum, qui ont renoué leurs relations diplomatiques et se sont engagés, début août, à ne pas s'ingérer dans les affaires du voisin. Des sources militaires ont par ailleurs fait état de l'acheminement par l'armée dans l'est du pays, depuis le début de la semaine, de renforts en hommes et matériel. Le président Idriss Deby Itno est lui-même arrivé dimanche à Abeché, la principale ville de l'est tchadien, mais ses services n'ont pas expliqué la raison de ce déplacement. Les rebelles du Fuc, commandés par le capitaine Mahamat Nour Abdelkerim, hostiles au président Deby, ont lancé au printemps une offensive éclair depuis l'est du Tchad, repoussée le 13 avril aux portes de N'Djamena. Depuis, la rébellion s'est toutefois scindée en plusieurs tendances. Des sources rebelles non confirmées ont également fait état ce week-end de combats au sein même de la rébellion, entre différentes factions.

Tchad: Le président de la Fédération action pour la République (Far), M. Yorogar, declare que les trois ministres limogés samedi pour avoir mal géré le dossier pétrolier ne sont toutefois que "des boucs émissaires qui ne sont pas responsables de cette braderie" de même que les sociétés Chevron-Texaco et Petronas "n'ont rien à se reprocher" et estime que l'or noir tchadien a été "bradé" par des conseillers du chef de l'Etat "sur instruction de M. Idriss Deby"

LIBREVILLE, 29 août 2006 - L'un des principaux opposants tchadiens, Ngarlejy Yorongar, a affirmé mardi que le "donneur d'ordre" de la "braderie" du pétrole du Tchad était le président Idriss Deby Itno, qui a ordonné samedi le départ de deux des trois sociétés étrangères exploitant le brut tchadien. "Idriss Deby reconnaît son tort et nous donne raison", déclare le président de la Fédération action pour la République (Far), deuxième force parlementaire d'opposition, dans un communiqué à Libreville. Dans ce texte, il commente la décision du chef de l'Etat, annoncée le 22 août, de renégocier la convention liant le Tchad au consortium qui exploite depuis 2003 le pétrole tchadien, composé des compagnies américaines ExxonMobil et Chevron-Texaco et de la malaisienne Petronas. M. Yorongar souligne que l'opposition et la société civile accusaient depuis de nombreuses années, "mais en vain", les autorités tchadiennes d'avoir mal négocié les contrats pétroliers. Selon le député d'opposition, les trois ministres limogés samedi pour avoir mal géré le dossier pétrolier ne sont toutefois que "des boucs émissaires qui ne sont pas responsables de cette braderie". De même, Chevron-Texaco et Petronas, dont le président a demandé le départ du Tchad pour non-paiement de l'impôt sur les bénéfices des sociétés, "n'ont rien à se reprocher". M. Yorongar estime que l'or noir tchadien a été "bradé" par des conseillers du chef de l'Etat "sur instruction de M. Idriss Deby". "S'il y a un coupable qui doit répondre de cette braderie, c'est bel et bien le donneur d'ordre", insiste-t-il, appelant le président Deby à "se mettre en congé" et "répondre de ses actes", "au lieu de se livrer à une campagne médiatique contre les partenaires".

Tchad: Le Président Idriss Deby Itno limoge trois ministres ayant eu à gérer le dossier pétrolier après avoir annoncé le départ des sociétés Chevron et Petronas qui exploitent le pétrole tchadien pour non paiement de  l'impôt sur les sociétés

N'DJAMENA, 28 août 2006 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a légèrement remanié lundi le gouvernement en remplaçant trois ministres ayant eu à gérer le dossier pétrolier, comme il l'avait annoncé samedi en ordonnant le départ de deux des trois entreprises du consortium exploitant le brut tchadien. Ces trois ministres sont celui de l'Economie, du Plan et de la Coopération Mahamat Ali Hassan, ex-ministre des Finances, son homologue du Pétrole Mahamat Nasser Hassan et le titulaire de l'Elevage Moucktar Moussa, qui était chargé du dossier pétrolier dans de précédents gouvernements, selon la radio nationale. Le ministère du Pétrole est confié à Emmanuel Nadingar, titulaire de l'Environnement et la Pêche dans l'équipe sortante, et l'Elevage à Rakis Manany, qui fait son entrée au gouvernement. Les portefeuilles de l'Economie et du Plan sont ajoutés au ministère des Finances toujours géré par Abbas Mahamat Tolli, qui se voit adjoindre un ministère délégué à l'Economie et au Plan, dévolu à Ousmane Matar Breme, lui aussi nouveau. M. Nadingar est remplacé à l'Environnement et la Pêche par Dr Haoua Outmane Djame, qui occupait jusqu'alors le ministère de l'Hydraulique pastorale et villageoise, remplacé par un ministère de l'Eau attribué à Abakar Ramadane, entrant. Le président Deby Itno a ordonné samedi le départ du Tchad dès dimanche, pour non paiement de l'impôt sur les sociétés, des sociétés américaine Chevron et malaisienne Petronas, qui formaient avec l'américaine Exxon le consortium qui exploite le pétrole tchadien. Il a également déclaré que "trois ministres qui avaient eu à gérer le dossier pétrolier (devaient) se mettre en congé pour répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes", sans préciser les noms des personnalités visées. Un ministre haut placé y avait reconnu les trois personnalités effectivement limogées lundi. A l'occasion de ce remaniement le ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine Ahmat Allami se voit ajouter le portefeuille de la Coopération internationale à ses attributions.

Tchad: Le Président Idriss Deby Itno a ordonné le départ du Tchad des sociétés Chevron et Petronas, qui exploitent le pétrole tchadien  pour non paiement de l'Impôt sur les sociétés et aussi à trois ministres qui ont eu à gérer le dossier pétrolier de se mettre en congé pour répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes

N'DJAMENA, 26 août 2006 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a ordonné samedi le départ dès dimanche du Tchad de deux des trois sociétés étrangères du consortium qui exploite le pétrole tchadien, Chevron et Petronas, pour non paiement de l'impôt sur les sociétés, a rapporté la radio nationale. "Dès demain, les représentants de Chevron et Petronas doivent quitter le Tchad et fermer leur bureau pour non respect de leur engagement conformément aux clauses relatives au paiement des impôts sur les sociétés", a annoncé le chef de l'Etat dans un discours prononcé à la présidence devant son gouvernement, le bureau de l'Assemblée nationale et les responsables des partis politiques, y compris ceux de l'opposition. "Le Tchad, avec Exxon, géreront le pétrole tchadien en attendant de trouver une solution avec les deux autres partenaires", a-t-il dit. Mardi, le président Deby avait demandé à son gouvernement "de négocier la convention de 1988 avec le consortium pétrolier (américano-malaisien, composé par Chevron-Texaco, ExxonMobil et Petronas) pour lui permettre d'entrer dans la production pour mieux en profiter". Il a déclaré samedi que "les trois ministres qui ont eu à gérer le dossier pétrolier (devaient) se mettre en congé pour répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes", sans préciser les noms des personnalités visées.

Tchad: Le Président tchadien a demandé à son gouvernement de renégocier la convention liant le Tchad au consortium exploitant son pétrole, afin d'entrer dans ce consortium, et aussi de traiter de façon diligente de certaines questions fiscales pendantes avec le dit consortium

N'DJAMENA, 23 août 2006 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a demandé à son gouvernement de renégocier la convention liant le Tchad au consortium international qui exploite son pétrole, afin d'entrer dans ce consortium, selon le communiqué du Conseil des ministres. Le président Idriss Deby Itno a demandé au gouvernement "de négocier la convention de 1998 avec le consortium pétrolier pour lui permettre d'entrer dans la production pour mieux en profiter", indique le communiqué publié mercredi. Il a aussi demandé au gouvernement de "traiter de façon diligente de certaines questions fiscales pendantes avec le consortium pour permettre au Tchad de disposer de toutes ses ressources nécessaires aux financements de ses projets de développement et de réduction de la pauvreté", poursuit le texte. En octobre 2004, la présidence tchadienne avait accusé le consortium américano-malaisien ExxonMobil/Chevron-Texaco/Petronas de ne pas respecter cette convention et notamment de brader le brut tchadien sur le marché. Les relations avec le consortium s'étaient ensuite apaisées. Un dur conflit a opposé N'Djamena et la Banque mondiale après la modification par le Tchad fin décembre 2005 de la loi sur la gestion des ressources pétrolières, adoptée en 1999 sous la pression des bailleurs de fonds. Le différend a pris fin avec la signature d'un accord en juillet. Contacté par l'AFP, le consortium n'a pas souhaité faire de commentaire. "Le président Deby a mis un accent particulier sur le fait que le Tchad doit jouir pleinement de toutes ses ressources pétrolières, minières et autres", ajoute le communiqué du Conseil des ministres. "A travers cette négociation, le Tchad souhaite entrer dans le consortium par le biais de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), entreprise qui veillera aux intérêts de l'Etat", a précisé un responsable du ministère du Pétrole, sous le couvert de l'anonymat. La SHT a été créée en juillet par le gouvernement avec pour mission "la prise en main du secteur pétrolier et l'augmentation de la part de la rente qui revient à l'Etat tchadien en s'associant à l'exploitant". "L'objectif de cette négociation, c'est de permettre au Tchad de participer directement à la production de son pétrole au lieu de se contenter de percevoir juste les 12,5% des revenus totaux de la vente de notre pétrole", prévus par la convention, a également expliqué un responsable du Mouvement patriotique du Salut (MPS), le parti présidentiel.

Tchad: L'Association des victimes des crimes et répressions politiques au Tchad (AVCRP)  déplore l'inertie et le mutisme affligeants des autorités sénégalaises, chargées par l'Union africaine de juger Hissène Habré pour crimes contre l'humanité

LIBREVILLE, 21 août 2006 - L'association des victimes d'Hissène Habré a demandé lundi au Sénégal de lancer "immédiatement" les préparatifs du procès de l'ex-président tchadien, déplorant "l'inertie" de Dakar chargé par l'Union africaine (UA) de le juger pour crimes contre l'humanité. "L'Association des victimes des crimes et répressions politiques au Tchad (AVCRP) déplore l'inertie et le mutisme affligeants des autorités sénégalaises sur le cas de l'ancien président du Tchad", déclare-t-elle dans un communiqué à Libreville. "Si le Sénégal a réellement la volonté de juger Habré, il ne doit plus traîner et doit agir immédiatement avant qu'il ne reste plus aucune victime vivante", ajoute l'association. Début juillet, le Sénégal, qui avait déjà refusé à deux reprises de se saisir du dossier, a accepté à la demande de l'UA de juger Hissène Habré, qui s'est réfugié à Dakar après avoir été renversé en 1990. Le Comité des Nations unies contre la torture avait auparavant demandé en mai aux autorités sénégalaises de juger l'ancien président ou de l'extrader vers la Belgique, où il est poursuivi pour crimes contre l'humanité. Selon l'AVCRP, ce comité avait donné à Dakar 90 jours pour indiquer "les mesures prises pour que Habré réponde de ses crimes". "Il semble que les autorités sénégalaises n'ont ni donné suite à la demande des Nations unies, ni mis en oeuvre la résolution de l'Union africaine", estime l'association de victimes. Elle exhorte le Sénégal à faire connaître "l'état de modification" de la loi devant permettre de juger Habré, le "plan de mise en oeuvre" du processus judiciaire et "le budget nécessaire" à l'organisation du procès.

Tchad: Voici la composition du nouveau gouvernement tchadien formé mardi 15 août 2006 par le Premier ministre Pascal Yoadimnadji, reconduit dans ses fonctions ainsi que plusieurs ministres clés

  

   - Premier ministre: Pascal Yoadimnadji (inchangé)

   - ministre d'Etat, chargé des Infrastructures: Adoum Younousmi (inchangé)

   - ministre d'Etat, chargé de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat: Nourradine Delwa Kassiré Coumakoye (nouveau)

   - ministre d'Etat, chargé des Mines et de l'Energie: Mahamat Ali Abdallah (changement de portefeuille)

   - ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine: Ahmat Allami (inchangé)

   - ministre de la Justice, Garde des sceaux: Abderamane Djasnabaille (changement de portefeuille)

   - ministre de l'Administration du territoire: Ahmat Mahamat Bachir (nouveau)

   - ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération: Mahamat Ali Hassan (inchangé)

   - ministre des Finances: Abbas Mahamat Tolli (inchangé)

   - ministre de la Fonction publique, du Travail et de l'Emploi: Mme Fatimé Tchombi (nouvelle)

   - ministre de la Santé publique: Mme Ngarmbatina Carmel Sou VI (changement de portefeuille)

   - ministre de l'Education nationale: Moussa Kadam (changement de portefeuille)

   - ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle: Dr Oumar Idriss Alm Farouk (inchangé)

   - ministre du Pétrole: Mahamat Nasser Hassan (inchangé)

   - ministre de la Défense nationale: Bichara Issa Djadallah (inchangé)

   - ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration: Routouang Yoma Golom (inchangé)

   - ministre de l'Agriculture: Pahimi Padacké Albert (inchangé)

   - ministre de l'Elevage: Moucktar Moussa (inchangé)

   - ministre du Commerce et de l'Artisanat: Youssouf Abbassalah (changement de portefeuille)

   - ministre de l'Environnement et de la Pêche: Emmanuel Nadingar (changement de portefeuille)

   - ministre de l'Hydraulique pastorale et villageoise: Mme Haoua Outhman Djame (changement de portefeuille)

   - ministre de l'Action sociale: Ahmat Mahamat Zene (nouveau)

   - ministre du Contrôle général de l'Etat et de la Moralisation: Mahamat Bechir Okortomi (inchangé)

   - ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement: Hourmadji Moussa Doumgor (inchangé)

   - ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de la communication: Mahamat Garfa (inchangé)

   - ministre de la Jeunesse et du Sport: Oumar Boukar (inchangé)

   - ministre de la Culture: Mme Dillah Lucienne (changement de portefeuille)

   - ministre du Développement touristique: Brahim Koulamallah (nouveau)

   - ministre de la Solidarité et des Micro-crédits: Mme Mariam Moussa Ali (changement de portefeuille)

   - ministre des Droits de l'Homme: Abdoulaye Ogoum (nouveau)

   - ministre chargé de la Décentralisation: Sauguelni Boniface (nouveau)

   - ministre secretaire général du gouvernement, chargé des Relations avec l'Assemblée nationale: Kalzeube Payimi Deubet (nouveau)

   - ministre délégué auprès du ministre des Infrastructures, chargé des Transports: Goundoul Vikama (nouveau)

   - ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine: Djidda Moussa Outman (nouveau)

   - ministre délégué auprès du ministre de la Santé: Oumar Boukar Gana (nouveau)

   - ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget: Abakar Mallah (nouveau)

   - ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture: Mahamat Maouloud Izzadine (changement de portefeuille)

   - ministre délégué auprès du ministre de l'Administration du territoire: Djerareou Bakita (nouveau)

   - ministre déléguée auprès du ministre de l'Education nationale, chargée de l'Alphabétisation: Mme Albatoul Zakaria (nouvelle)

   - ministre délégué auprès du ministre secrétaire général du gouvernement chargé des Relations avec l'Assemblée nationale: Nadjalta Mirangaye (changement de portefeuille)

 

Tchad: Au cours d'un mini-sommet organisé "à l'initiative du guide libyen Mouammar Kadhafi", les présidents soudanais Omar el-Béchir et tchadien Idriss Deby Itno ont fait part de leur "volonté et engagement solennel" de "mettre un terme définitif à leurs différends par la normalisation immédiate de leurs relations diplomatiques et économiques" 

N'DJAMENA, 8 août 2006 - Le Tchad et le Soudan, en conflit larvé depuis plusieurs mois, ont décidé mardi de mettre un "terme définitif à leurs différends" en normalisant immédiatement leurs relations, selon un communiqué officiel publié à l'issue d'une rencontre entre leurs chefs d'Etat à N'Djamena. Au cours d'un mini-sommet organisé "à l'initiative du guide libyen Mouammar Kadhafi", les présidents soudanais Omar el-Béchir et tchadien Idriss Deby Itno ont fait part de leur "volonté et engagement solennel" de "mettre un terme définitif à leurs différends par la normalisation immédiate de leurs relations diplomatiques et économiques", selon ce communiqué. "La présence du président Omar el-Béchir aujourd'hui à N'Djamena consacre cette volonté de renouer les relations fraternelles entre les deux pays", poursuit le texte signé du ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumgor. Dans un autre communiqué, le gouvernement tchadien a également annoncé le rétablissement dès mardi de ses relations diplomatiques avec le Soudan, rompues depuis avril à son initiative, et la réouverture immédiate de leur frontière commune. "Les ministres des Affaires étrangères du Tchad et du Soudan se retrouveront très prochainement pour régler tous les détails de cette normalisation de toutes les relations aujourd'hui suspendues ou en veilleuse", continue le premier communiqué qui remercie M. Kadhafi pour ses "efforts inlassables". MM. Deby et Béchir se sont rencontrés en marge de la cérémonie d'investiture du président tchadien, réélu le 3 mai à la tête de l'Etat. Le mini-sommet s'est déroulé en présence du président en exercice de l'Union africaine (UA) et chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso et de son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba. N'Djamena et Khartoum s'accusaient mutuellement depuis plusieurs mois de soutenir des rébellions hostiles à l'autre. En décembre, le Tchad s'était dit en "état de belligérance" avec le Soudan et avait rompu le 14 avril ses liens diplomatiques avec son voisin, accusé d'avoir soutenu des rebelles tchadiens qui avaient attaqué N'Djamena la veille. Le dégel avait été amorcé avec la signature le 26 juillet entre les deux voisins d'un accord devant aboutir à la normalisation de leurs relations.

Tchad: Les Chefs d'Etat de la CEMAC se sont réunis hier au Tchad et se sont engagés à apurer leurs arriérés à l'égard de l'organisation et prendre des mesures pour la circulation du passeport CEMAC et la création d'une compagnie aérienne

N'DJAMENA, 7 août 2006 - Le sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) s'est clos lundi après-midi à N'Djamena, peu de temps après son ouverture officielle. La cérémonie d'ouverture, initialement prévue en fin de matinée, avait commencé vers 16H30 locales (15H30 GMT), à l'issue de plusieurs heures de concertations informelles et à huis clos entre les cinq chefs d'Etat présents et le représentant du sixième. Immédiatement après avoir prononcé le discours d'ouverture, l'hôte du sommet et président en exercice de la Cémac, le Tchadien Idriss Deby Itno, a annoncé quelques décisions de portée générale adoptées par les chefs d'Etat, avant de clore la réunion sans autres formalités. Le sommet devait initialement porter sur "la sécurité dans la sous-région", selon une source diplomatique tchadienne, et dans son discours le président Deby a appelé les Etats membres à "renforcer la coopération et prendre des mesures permettant de lutter efficacement contre (...) toutes les formes d'insécurité dans (la) sous-région". Les quelques mesures annoncées ne concernent toutefois pas le domaine de la sécurité. Selon un proche de la présidence tchadienne, une venue possible, mais non encore confirmée, mardi à N'Djamena du président soudanais Omar el-Béchir, avec lequel le Tchad est en conflit larvé depuis plusieurs mois, expliquerait que le sujet de la sécurité ne figure pas parmi les décisions annoncées. Le Tchad avait rompu en avril ses relations avec le Soudan, l'accusant de soutenir des rebelles tchadiens hostiles au président Deby, mais les deux pays ont signé en juillet un accord visant à normaliser leurs relations. Le président Deby, réélu le 3 mai au premier tour, sera officiellement investi mardi à N'Djamena pour un nouveau mandat de cinq ans. Le sommet a décidé de la mise en place du Parlement de la Cémac (prévu par les textes fondateurs) d'ici fin 2006 à Bata, capitale économique de la Guinée équatoriale, et de la mise en circulation "sans plus tarder" du passeport Cémac, initialement prévue en 2003. Les pays membres ont également chargé le Tchad de créer d'ici la fin de l'année la compagnie Air Cémac, attendue depuis 2001, et se sont engagés à apurer leurs arriérés à l'égard de l'organisation. "Nous devons renforcer la coopération et prendre des mesures permettant de lutter efficacement contre le banditisme, la criminalité transfrontalière, les trafics illicites, toutes les formes d'insécurité dans notre sous région", a déclaré le président Deby dans son discours. "Ces mesures concernent notamment l'échange d'informations et il est important que des rencontres périodiques entre nos services soient organisées pour évaluer cette coopération sous-régionale", a-t-il ajouté. Fondée en 2000, la Cémac réunit le Gabon, la Guinée équatoriale, le Congo, le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique. Ces deux pays sont confrontés à des rébellions, respectivement dans l'est et le nord de leur territoire. Les présidents de Centrafrique François Bozizé, du Congo Denis Sassou Nguesso, du Gabon Omar Bongo Ondimba, de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema et du Tchad Idriss Deby Itno étaient présents, ainsi que le président de l'Assemblée nationale camerounaise, Djibril Cavaye Yeguie, qui représentait le président Paul Biya. Ils doivent assister mardi à la cérémonie d'investiture du président Deby, à laquelle sont attendus notamment aussi le leader libyen Mouammar Kadhafi, arrivé lundi à N'Djamena et le président sénégalais Abdoulaye Wade.

Tchad: Dans une déclaration, "le gouvernement de la République du Tchad reconnaît qu'il n'y a qu'une Chine dans le monde, que le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légal représentant toute la Chine et que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois"

N'DJAMENA, 6 août 2006 - Le Tchad et la République populaire de Chine ont annoncé officiellement dimanche la reprise de leurs liens diplomatiques, dans un communiqué commun lu à la radio nationale tchadienne, dans lequel le Tchad reconnaît l'existence d'une seule Chine représentée par Pékin. "Conformément aux intérêts et aux aspirations des peuples tchadien et chinois, la République du Tchad et la République populaire de Chine ont décidé de rétablir le 6 août leurs relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs", annonce le communiqué, signé des ministres des Affaires étrangères tchadien Ahmat Allami et chinois Li Zhaoxing. "Le gouvernement de la République du Tchad reconnaît qu'il n'y a qu'une Chine dans le monde, que le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légal représentant toute la Chine et que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois", poursuit le texte. Le Tchad était jusqu'ici un des six derniers pays d'Afrique, continent où la Chine populaire est de plus en plus présente, à reconnaître l'île de Taiwan, avec qui il entretenait des relations diplomatiques depuis 1997 et la rupture de ses liens avec Pékin. Taipei et Pékin sont engagés dans une guerre diplomatique, cherchant à s'attirer des alliés en leur proposant de généreux avantages économiques. Taïwan, île séparée de fait de la Chine communiste depuis 1949, n'est plus reconnu que par vingt cinq pays, la plupart étant des petits pays d'Afrique, d'Amérique Latine et du Pacifique.

Tchad: Les résolutions issues du Dialogue politique tchadien initié par le Président Idriss Deby Itno et boycotté par les deux principaux partis de l'opposition déposées à l'Assemblée nationale sous formes de projet vont être transformées en textes législatifs et réglementaires

N'DJAMENA, 2 août 2006 - Les résolutions issues du Dialogue politique tchadien seront déposées à l'Assemblée sous forme de projet de loi lors de la prochaine session parlementaire d'octobre, a promis mercredi soir le Premier ministre tchadien Pascal Yoadimnadji en clôturant les travaux. "Le gouvernement prend solennellement devant vous l'engagement de transformer vos décisions et recommandations en textes législatifs et réglementaires ", a déclaré M. Yoadimnadji. "Ils feront l'objet de projets de textes législatifs à soumettre à la prochaine session budgétaire d'octobre de l'Assemblée nationale", a-t-il affirmé. "Ce travail de toilettage de nos textes électoraux va contribuer, sans conteste, à améliorer davantage les consultations électorales à venir dans le sens de plus de transparence et d'équité", a-t-il estimé. Il a annoncé qu'une révision des listes électorales, décidée par les participants au Dialogue, aurait lieu à l'occasion des élections communales - les premières du genre au Tchad depuis le passage au multipartisme en 1990 - que le gouvernement prévoit d'organiser d'ici la fin de l'année. "Compte tenu des moyens limités dont dispose le Tchad, les partenaires du Tchad seront, une fois de plus, sollicités pour aider à faire un recensement général de la population d'où serait dégagé un recensement électoral plus fiable" a-t-il poursuivi. Le dialogue politique entre pouvoir et opposition, organisé sous la pression internationale par le président tchadien Idriss Deby Itno en vue de ramener un "climat politique sain" au Tchad après la présidentielle du 3 mai boycottée par l'opposition, a adopté mercredi plusieurs résolutions concernant les élections, avant de clore ses travaux. Il a rassemblé 54 partis politiques, pour la plupart de faible représentativité, mais a été boycotté par les deux principales composantes de l'opposition.

Tchad: Sur les 78 formations politiques légalisées du Tchad, seules 54 ont pris part à l'ouverture du Dialogue politique initié par le Président Idriss Deby Itno pour apaiser les tensions avec la classe politique

N'DJAMENA, 28 juil 2006 - Le "Dialogue politique" organisé par le pouvoir tchadien en vue d'apaiser les tensions avec ses opposants s'est ouvert vendredi après-midi à N'Djamena, boycotté par les deux principales composantes de l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP. Sur les 78 formations légalisées que compte le pays et invitées à prendre part à ce Dialogue, seules 54 étaient représentées, parmi lesquelles le Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Idriss Deby Itno et les trois autres partis présents au gouvernement, dont le VIVA-RNDP (Rassemblement national pour le développement et le progrès, 5 députés). Les principaux partis membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), la plus importante coalition de l'opposition tchadienne, et la Fédération Action pour la République (Far) étaient absents, comme ils l'avaient annoncé. La CPDC, forte d'une vingtaine de formations dont quatre des cinq principaux partis d'opposition à l'Assemblée, et la Far, deuxième force parlementaire d'opposition, dénoncent la non-participation de l'opposition armée, de celle en exil et de la société civile. Les autres petits partis d'opposition représentés à l'Assemblée (un député chacun) étaient présents. La plupart des partis tchadiens n'ont aucune représentativité sur la scène politique. "La première finalité de ce dialogue politique est de corriger et d'améliorer tout ce qui peut l'être, et aider ainsi à rendre plus juste, plus transparente, plus consensuelle, la pratique démocratique dans notre pays", a déclaré le Premier ministre, Pascal Yoadimnadji en ouvrant le dialogue, en présence du gouvernement, du corps diplomatique et des représentants des confessions religieuses. "En engageant ce dialogue politique, le gouvernement ne cherche rien d'autre qu'un climat politique apaisé", a-t-il ajouté. "Le gouvernement n'a pas de déficit de légitimité contrairement à ce que proclament certains leaders politiques", a-t-il souligné, visant implicitement les responsables de la CPDC et de la Far. Poussé par la communauté internationale et notamment par la France, son principal soutien, le président Deby avait appelé, juste après sa victoire lors de la présidentielle du 3 mai, boycottée par la CPDC et la Far, à un dialogue "interne et tchado-tchadien" avec l'opposition, en vue de ramener un climat politique sain" au Tchad. La CPDC et la Far avaient opposé une fin de non recevoir, réclamant au président Deby, fragilisé depuis fin 2005 par des défections au sein de son régime et plusieurs rébellions dans l'est du Tchad, un "grand dialogue national" incluant "tous les Tchadiens". "Il est tout de même curieux de réclamer à cor et à cri la tenue d'un dialogue avec le gouvernement et quand celui-ci décide de l'organiser, on se rétracte en invoquant des motifs fallacieux", a déclaré le Premier ministre à l'encontre des absents. "Que ceux qui ne veulent pas se joindre à nous aujourd'hui, prennent le temps le moment venu d'apprécier les conclusions de ce dialogue", a-t-il ajouté. A l'issue de son discours, les partis ont commencé à former des commissions qui se pencheront sur divers thèmes, tels que le statut des partis politique, le Code électoral, le recensement électoral, les institutions chargées d'organiser les scrutins, un code de bonne conduite.

Tchad : La Banque mondiale et le Gouvernement tchadien ont conclu, sur l'utilisation des revenus pétroliers, un accord qui élargit la réserve de fonds disponibles pour des programmes profitant aux populations pauvres du pays

N'Djamena: 27 juillet 2006 - La Banque mondiale et le Gouvernement tchadien ont conclu, sur l'utilisation des revenus pétroliers, un accord qui élargit la réserve de fonds disponibles pour des programmes profitant aux populations pauvres du pays. M. Wolfowitz a annoncé la nouvelle au Tchad, après s’être entretenu avec le Président tchadien, M. Idriss Deby, lors d'une escale d'une demie journée dans le cadre de sa tournée africaine. La réunion s’est tenue une semaine après la signature, par les représentants de la Banque et du Gouvernement tchadien, d'un protocole d'accord aux termes duquel le Gouvernement s’engage à consacrer 70 % de ses dépenses budgétaires à des programmes prioritaires de réduction de la pauvreté. Il devrait aussi verser les excédents de recettes dans un fonds de stabilisation pour les générations futures. « L’objet de ma visite consiste en partie à faire comprendre clairement que nous pensons que de nouvelles mesures très

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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