Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 19:32
FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Centrafrique : vers un dialogue Bozizé-rébellion
(Le Potentiel 31/07/2006)
( 31/07/2006)


Le président centrafricain François Bozizé n’a pas exclu d’engager un dialogue avec les groupuscules rebelles qui contestent son autorité et font régner l’insécurité dans le Nord du pays, lors d’une réunion de concertation sur la paix vendredi à Bangui, rapporte CRI. Il a fait cette déclaration au cours d’une rencontre réunissant les corps constitués, partis politiques, forces de sécurité, syndicats, ONG et confessions religieuses et dont le but était de réagir à la proposition de l’opposition démocratique. Celle-ci envisage d’organiser une rencontre avec l’opposition armée afin de monter des stratégies communes. Ce qui a conduit le numéro un centrafricain à dénoncer la complicité de l’opposition démocratique.

Le président centrafricain François Bozizé n’a pas exclu d’engager un dialogue avec les groupuscules rebelles qui contestent son autorité et font régner l’insécurité dans le Nord du pays, lors d’une réunion de concertation sur la paix vendredi à Bangui, rapporte CRI. « L’opposition démocratique a proposé une rencontre avec l’opposition armée. C’est une solution », a déclaré le général Bozizé devant les corps constitués, partis politiques, forces de sécurité, syndicats, ONG et confessions religieuses qui ont participé à cette rencontre.

« Mais l’initiative de cette solution appartient au chef de l’Etat », a-t-il ajouté en conclusion de ces discussions, où plusieurs voix lui ont demandé d’ouvrir des discussions avec les rébellions en gestation qui font régner l’insécurité depuis plusieurs mois dans la moitié Nord de la Centrafrique. « Il faut laisser le chef de l’Etat décider de cela parce qu’il a les moyens que peut-être l’opposition n’a pas. Et en faire un vacarme, cela ne facilite pas la tâche à laquelle s’est attelée l’autorité en question », a poursuivi le chef de l’Etat.

BOZIZE ACCUSE L’OPPOSITION

Il a également dénoncé la « position de complicité » de l’opposition à leur égard. « S’agit-il pour cette opposition de lutte démocratique ou de lutte armée ? (...) il est temps que cette opposition démocratique fasse son choix. Dans quel camp se trouve-t-elle exactement ? », s’est interrogé le président.

En ouvrant les débats vendredi matin, François Bozizé a accusé une «aile» du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le parti de l’ex-président Ange-Félix Patassé qu’il avait renversé en mars 2003, d’«entretenir» ces rébellions, à l’origine d’attaques qui ont fait plusieurs victimes et suscité une sanglante répression. Outre ces rebelles, Bangui a dénoncé ces derniers mois plusieurs violations de l’extrême nord-est de son territoire, aux confins du Tchad et du Soudan, par des hommes présentés comme des rebelles tchadiens hostiles au président Idriss Deby Itno, qui avait aidé le général Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. Plusieurs incidents armés meurtriers ont opposé ces « rebelles tchadiens » à l’armée centrafricaine.

Fin juin, douze soldats centrafricains et deux militaires tchadiens de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) ont ainsi été tués dans l’attaque de leur camp à Gordil (plus de 800 km au nord-est de Bangui).

L’Onu s’est inquiétée au début du mois de «l’impact négatif» des tensions entre le Tchad et le Soudan sur la stabilité de la Centrafrique. En définitive, estime un analyste, seul un vrai dialogue non exclusif pourra aider la Centrafrique à se stabiliser et favoriser, par conséquent , une concorde nationale.
Par Pierre Emangongo

© Copyright Le Potentiel

Repost 0
Published by LE POTENTIEL - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 19:20
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Acceptation des résultats: La CEI contrainte à la transparence
(Le Potentiel 04/08/2006)
( 04/08/2006)


La tension actuelle, consécutive à l’attente précédant la publication des résultats provisoires et définitifs des élections, est compréhensible. Mais il faut craindre que cette période soit mise à profit pour favoriser des dérapages. Pire, l’éclatement du pays. Les regards sont tournés vers la Commission électorale indépendante, CEI.

S’il faut s’appuyer sur les rapports préliminaires élaborés par différentes missions d’observation des élections en RDC, elles ont quasiment abondé dans le même sens. En effet, elles ont relevé que les élections se sont déroulées sur toute l’étendue du pays sans incidents majeurs. Elles ont félicité le peuple congolais pour sa maturité politique, sa volonté d’accepter le changement en votant librement.

Mais est-il qu’elles n’ont pas mis un point d’honneur sur la « transparence » des élections. La raison est toute simple pour autant que dans ces mêmes rapports préliminaires, ces missions d’observation ont épinglé des irrégularités qu’elles ont observées tout au long du déroulement du processus électoral. Elles n’écartent donc pas la thèse de la fraude ou de la tricherie. Tout comme pendant la campagne électorale, elles ont constaté « une campagne disproportionnée ».

Sur ce plan, elles rejoignent les remarques soulevées par différents candidats à tous les niveaux. Ceux-ci ont mentionné les mêmes cas d’irrégularités : double numéro d’enrôlement, électeurs qui n’ont pas voté, des bulletins de vote qui seraient remplis au préalable, et nous en passons. Toutefois, ces missions d’observation ont invité la Commission électorale indépendante à privilégier la transparence tout en insistant auprès des acteurs politiques à ne s’appuyer que sur des procédures légales pour introduire leurs réclamations.

Ce qui revient à dire que si des contestations sont fondées déposées par le candidat et actées devant témoin, elles seront rectifiées par les mêmes procédures prévues par la loi. En attendant, elles ont conclu que jusqu’à preuve du contraire, ces irrégularités ne peuvent pas encore influencer les résultats des scrutins.

LA CEI DEVANT SES RESPONSABILITES

Ces observations sont pertinentes et n’offrent pas de larges marges de manœuvres à la CEI. En effet, le succès total de la CEI réside en ce fait que toutes les parties doivent accepter les résultats des élections. Au regard des rapports préliminaires des observateurs, des récriminations, peut- être précoces émises par les acteurs politiques congolais, la CEI est contrainte à la transparence afin d’éviter de grands dérapages qui pourraient conduire à l’éclatement du pays.

Transparence qui se résume à prendre en compte les observations exprimées par toutes les parties, sans faux-fuyant. Ensuite, associer les témoins des partis politiques, des candidats indépendants, des observateurs, aux dernières étapes du processus électoral. Et si besoin est, évoquer des tendances pour ne pas demeurer « muette ». Ce silence favorise justement toute cette spéculation observée ces derniers jours.

Qu’aujourd’hui que l’on apprenne que la compilation a été suspendue à Kisangani, selon Radio Okapi, et qu’à Kinshasa il n’y aurait plus qu’un seul centre alors que dans les couloirs de la CEI on affirme que l’a ajouté un cinquième en vue d’accélérer les opérations de dépouillement, la soirée électorale organisée par la Ham devrait être une belle opportunité pour des réponses précises à toutes ces questions. Même en ce qui concerne toutes ces urnes que l’on voit pêle-mêle dans l’enceinte de la CEI. Qu’en est-il ? La question reste posée. La CEI est donc placée devant ses responsabilités, partant contrainte à la transparence tous azimuts.

RESPECT DE LA LOI ELECTORALE

Cette transparence mettra rapidement un terme à toute cette spéculation, mais surtout à l’intoxication dangereuse. Par voie de conséquence, tout le monde devra se conformer au respect de la Loi électorale.

Force nous est de relever qu’en son article 100, chapitre Ier, Titre III de la Loi électorale, il est stipulé : « La circonscription électorale pour l’ élection du Président de la République est le territoire national ». Il ne s’agit nullement d’une ville ou d’une province. En plus, l’article 101 précise : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ».

Ce qui revient à dire en d’autres termes que si le Président de la République est élu au premier tour, il le sera au scrutin majoritaire absolu (50 + 1) des suffrages exprimés. En supposant que 24 millions d’électeurs ont voté, pour être élu il faut récolter 12, 5 millions de voix. Dans l’hypothèse d’un second tour, le président de la République est élu à la «majorité relative». Il est supposé pour ce cas, comme cela se passe sous d’autres cieux, qu’il y aurait des abstentions.

Cette exigence de respecter la Loi électorale et la Constitution sera facilement accomplie si, une fois de plus, la Commission électorale indépendante convainc tout au long de ce processus les différentes parties de sa volonté inéluctable de s’appuyer sur la transparence afin de rendre les élections crédibles.

DES CONSEQUENCES POSSIBLES

De ce qui précède, l’acceptation des résultats est consécutive, en priorité, à l’attitude de la CEI. Pour ne prendre que le cas du rapport préliminaire de la Fondation Carter, elle fait observer ce qui suit en ce qui concerne la compilation : « Il semble que la CEI n’ait pas un plan de ramassage adéquat pour assurer la livraison des résultats à tous les CLCR (Centres locaux de compilation des résultats). Dans d’autres cas, les CLCR ont reçu les résultats mais n’ont pas les ressources ou l’organisation nécessaires pour les traiter de manière efficace. Nous faisons appel à la CEI d’accorder une priorité au fonctionnement des CLCR (notamment pour ce qui est du transport des résultats). La compilation des résultats prendra des semaines à compléter, et cela nécessitera de la patience de la part de tous les acteurs, et de la population en général. Les candidats et leurs supporteurs doivent être patients pendant un processus de compilation. Etant donné la nécessité de transparence des résultats de compilation, la CEI doit s’assurer que les résultats définitifs soient publiés pour chaque bureau de vote, de manière à ce qu’ ils puissent être vérifiés par les témoins des partis et les observateurs ».

En acceptant cette observation, la CEI aura convaincu ses différents partenaires. Et pour preuve, lors de la soirée électorale du mercredi 3 août, les délégués des partis politiques, notamment le PPRD, le MLC et le RCD, pour ne citer que ceux-là, ont quasiment abondé dans le même sens, affirmant qu’ils accepteraient le verdict des urnes, « pourvu que le dépouillement soit crédible ».

Il se dégage de ce qui précède que la balle se trouve en priorité, à partir de ce moment, dans le camp de la CEI. Ensuite dans celui des acteurs politiques pour que les résultats soient acceptés par tous. Dans le cas contraire, des hypothèses suivantes sont possibles : la persistance de la crise de légitimité. C’est-à-dire, personne ne reconnaîtra l’autorité de l’autre. Ensuite, en s’auto -proclamant vainqueurs, il ne serait pas du tout surprenant qu’il y ait un « président de l’Est » et « un président de l’Ouest ». Avec possibilité qu’au sein de ces deux camps, surgissent d’autres « roitelets ». C’est l’éclatement de la RDC. La balkanisation et la Communauté internationale ne prendra qu’acte.
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.
Par Le Potentiel

© Copyright Le Potentiel

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
commenter cet article
6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 19:12
FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

En cas de défaite aux élections : JP Bemba, « Ce serait terrible pour le pays »
(L'Avenir Quotidien 05/08/2006)
( 05/08/2006)


Selon Reuters, JP Bemba avait déclaré le 31 juillet, alors que certaines provinces votaient encore, qu’il devançait ses 31 concurrents à la présidentielle. Et le vice-président avait ajouté qu’il n’accepterait pas, selon toujours Reuters, d’être battu par Joseph Kabila auquel cas il estimerait que les élections étaient entachées d’irrégularités.

C’est donc le vice-président Bemba qui, faisant fi de l’interdiction de prédire les résultats, rapporte Reuters, avait annoncé que sur base des résultats annoncés par les assesseurs de son parti politique, le Mlc, il venait largement en tête dans six des onze provinces du pays.

Pendant que les responsables de la Cei estimaient que les opérations de dépouillement ne faisaient que commencer, et vu l’étendue du territoire national, il n’était pas possible d’annoncer les résultats au lendemain du scrutin, le leader du Mlc, annonçant sa victoire, n’était pas en mesure de donner le pourcentage des voix obtenues lui permettant de crier victoire. Interrogé à ce sujet, il a cité plusieurs chiffres « de 40 à 45%, voire 51 », avait-il répondu. Non content de n’annoncer que son score, selon toujours Reuters, JP Bemba avait ajouté que Joseph Kabila n’atteindra même pas 40%. A toutes ces déclarations, continue le confrère, le porte parole de Joseph Kabila n’a répondu qu’en faisant remarquer à Bemba que la Commission électorale indépendante interdisait la publication des résultats fantaisistes.

Fait grave, poursuit l’agence, appelé à dire ce qui en adviendrait s’il n’était pas en lice pour le second tour, JP Bemba a répondu : « Ce serait terrible pour le pays... » Voilà d’où est partie la psychose de la victoire qui serait l’apanage d’un candidat identifié à la nation, au peuple congolais.

Voilà encore un homme à qui le peuple congolais doit tout et qui ne doit rien à ce peuple, à l’image du maréchal du Zaïre.

L’Avenir

© Copyright L'Avenir Quotidien

Repost 0
Published by Avenir - dans POLITIQUE
commenter cet article
6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 19:06
Relations franco-tchadiennes - Paris refuse de recevoir l`opposition armée tchadienne
(TchadForum 03/08/2006)


Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy n'a "pas prévu" de recevoir des représentants de mouvements armés tchadiens cherchant "à prendre le pouvoir par la force" et qui lui avaient demandé une audience, a déclaré hier le porte-parole du ministère.
"Il n'est pas prévu que le ministre rencontre des représentants de mouvements cherchant à prendre le pouvoir par la force", a indiqué à la presse Jean-Baptiste Mattéi. La France avait indiqué mardi qu'elle "étudiait" cette demande d'audience avec M. Douste-Blazy, émanant de l'opposition tchadienne qui a tenté la semaine dernière de prendre la capitale N'Djamena. La "résistance unie", réunissant le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) et le Front uni pour le changement (FUC), avait annoncé dimanche sa décision de "saisir" M. Douste-Blazy. Elle précisait, dans un communiqué, que le but de l'audience serait de "connaître le rôle exact de l'armée française à N'Djamena", d'"obtenir des explications sur les tirs dont ont été la cible, jeudi dernier, nos colonnes, de la part de Mirage F1 français", et de "prendre des mesures conjointes pour éviter le risque d'une confrontation entre la résistance populaire et les troupes françaises". Paris est le principal soutien du président Idriss Deby Itno.


Abidjan.net
[August 03, 2006]


 

© Copyright TchadForum

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
commenter cet article
6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 19:02
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Fin du dialogue politique: "la tenue effective du dialogue politique fait mentir une fois de plus les prophètes de mauvais augures ", assure le Premier Ministre Pascal Yoadimnadji
(Primature-tchad.com 03/08/2006)
( 03/08/2006)


Le dialogue politique pour le renforcement du processus démocratique au Tchad ouvert le 28 juillet 2006 s'est achevé le 02 août 2006. Les participants ont adopté à l'issue de leurs travaux plusieurs résolutions et recommandations concernant le code électoral, la préparation et l'organisation des élections, le statut des Partis politiques et le code de bonne conduite.


Le Président du présidium du dialogue politique, M. Allakéré Arthomas a souligné à la clôture des travaux: " ce grand défi que nous avons relevé ensemble constitue une grande victoire de la démocratie et surtout la preuve incontestable de la maturité de la classe politique tchadienne ".

Selon lui, " les acquis pour le renforcement du processus démocratique sont posés pour améliorer davantage les consultations électorales prochaines ".

M. Pascal Yoadimnadji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement note que " les pertinentes résolutions et recommandations que vous venez de nous présenter, s’inscrivent incontestablement en lettres d’or dans les anales de l’Histoire de notre pays, au même titre que la Conférence Nationale Souveraine de 1993 ".

" Ce travail de toilettage de nos textes électoraux va contribuer, sans conteste,selon le Chef du Gouvernement, à améliorer davantage les consultations électorales à venir dans le sens de plus de transparence et d’équité .

Le Gouvernement prend solennellement devant vous l’engagement de transformer vos résolutions et recommandations en textes législatifs et réglementaires. Vous pouvez être assurés que les résultats de vos travaux ne seront pas rangés dans les tiroirs. Ils feront l'objet de projet de textes légilatifs à soumette à la prochaine session budgétaire d'octobre de l'Assemblée Nationale.

Nous formulons le vœu que ceux des leaders politiques qui, pour une raison ou une autre, se sont abstenus de prendre part au dialogue politique, viennent adhérer à celles ci.

Le Gouvernement reste ouvert au dialogue avec toutes les bonnes volontés qui veulent, dans la légalité républicaine, contribuer au renforcement de la démocratie dans notre pays.

La démocratie est un processus long et fastidieux. Elle se nourrit des dialogues constants entre les acteurs politiques d’un pays.

C’est vous dire que chaque fois que cela est nécessaire, le Gouvernement engagera des discussions avec toutes les forces vives de notre pays pour trouver de solutions aux problèmes d’intérêt national.

De ce point de vue, votre proposition de mise en place d'un mécanisme de suivi dénommé Cadre de concertation des Partis politiques est la bienvenue.

Le Premier Ministre revèle que " le Gouvernement compte organiser après la saison des pluies, les élections communales dans la cinquantaine des communes de notre pays. Ces conseils municipaux seront pour le Tchad, des laboratoires d'expérimentation du processus de décentralisation. Elles donneront l’occasion d’expérimenter la démocratie à la base. C’est une démocratie de proximité qui permettra aux Tchadiens de gérer leurs propres affaires.

Compte tenu des moyens limités dont dispose notre pays, les partenaires du Tchad seront, une fois de plus, sollicités pour aider à faire un recensement général de la population d’où serait dégagé un recensement électoral plus fiable (le dernier recensement démographique remontant à 1993).

De même , les partenaires de la communauté internationale seront sollicités pour des appuis en expertise électorale pour mieux sécuriser les consultations à venir ".
Par Valery Gottingar
jeudi, le 03 août 2006

© Copyright Primature-tchad.com

Repost 0
31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 22:03

Communiqué de presse

 

 

 

Paris, le 31 juillet 2006

 

 

 

« Rencontre de Joseph BENDOUNGA, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), avec la Diaspora Centrafricaine de Paris - France »

 

 

 

En tournée politique en Europe, Joseph BENDOUNGA, Président du MDREC, ancien maire de la Ville de Bangui, rencontrera la diaspora centrafricaine de Paris - France le :

 

 

 

Samedi 05 août 2006 de 14 h 00 à 18 h 00

 

au Centre International de Séjour de Paris - CISP Maurice Ravel

 

6, Rue Maurice Ravel - Paris 12ème

 

(Métro : Bel-Air, Porte de Vincennes, Porte Dorée / Bus 29 : Jules Lemaître/Maurice Ravel  )

 

 

 

Cette rencontre qui se veut citoyenne et démocratique s’inscrit dans la volonté du Comité de liaison du MDREC en Europe en lien avec le Collectif des Centrafricains en France (CCF) de donner l’occasion aux compatriotes de la région parisienne de s’entretenir publiquement avec Joseph BENDOUNGA, l’un des dirigeants de l’opposition démocratique centrafricaine, des questions importantes concernant la situation socio-politique difficile qui prévaut en Centrafrique et les perspectives qu’envisage le Parti MDREC pour sortir le pays de l’impasse.

 

 

 

En effet, nul n'ignore que le Centrafrique connaît de graves crises sociales, économique et politique avec en prime la velléité du régime en place de déclencher une nouvelle guerre au Nord et au Nord-Est. Une guerre visiblement encouragée et soutenue par les régimes dictatoriaux de la sous-région CEMAC et certains lobbys Français. Une guerre dont les motifs invoqués sont peu convaincants et les enjeux loin de répondre aux véritables et légitimes intérêts du Peuple Centrafricain. Au contraire, tout porte à croire que le pouvoir de Bangui et ses soutiens locaux et étrangers veulent donner une énième occasion aux marchands de mort d’écouler leurs stocks d’armes en Centrafrique pour de nouvelles campagnes barbares de tueries massives, de viols collectifs et de génocide.

 

 

 

En voulant, coûte que coûte, se lancer dans cette grande guerre à nos frontières avec le Tchad et le Soudan, le Général-Président BOZIZE voudrait sans doute élargir le champ de l’insécurité et de l’anarchie qu’il a durablement installé au Nord-Ouest du pays (après sa rébellion et le putsch du 15 mars 2003) à toute la zone Nord-Ouest et Nord-Est connue pour être extrêmement riche en nappes pétrolières et minerais stratégiques. Tout ceci dans le but certain de vider cette grande région centrafricaine frontalière du Tchad et du Soudan de ses populations civiles afin de faciliter le travail de pillage à grande échelle des énormes ressources naturelles qui s’y trouvent.

 

 

 

 

 

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

 

 

 

Contact MDREC France :

Tél. : 06 15 81 18 17 - E.mail : parti_mdrec@yahoo.fr

 

Collectif des Centrafricains en France

 

Tél. : 06 88 64 40 61 - E.mail : collectif-des-centrafricains@wanadoo.fr

 

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans POLITIQUE
commenter cet article
28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 10:33
 
26/07/2006
Conseil économique et social
ECOSOC/6236
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil économique et social

Session de fond de 2006 – après-midi


L'ECOSOC EXAMINE LES QUESTIONS SOCIALES ET RELATIVES AUX DROITS DE L'HOMME ET ADOPTE DES TEXTES SUR CES QUESTIONS


Il adopte par vote une résolution au titre des activités opérationnelles


(Publié tel que reçu)


GENÈVE, 26 juillet (Service d’information des Nations Unies) -- Le Conseil économique et social a achevé, cet après-midi, l'examen des activités opérationnelles du système des Nations Unies au service de la coopération internationale pour le développement en adoptant une résolution sur les progrès accomplis dans l'application des décisions de l'Assemblée générale relatives à l'examen triennal des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies.  Il a également adopté des textes sur les questions sociales et relatives aux droits de l'homme.


Dans la résolution qu'il a adoptée par 49 voix pour, une contre et aucune abstention, le Conseil reconnaît en particulier qu'il importe d'examiner plus avant les modalités de financement des activités opérationnelles des Nations Unies, afin d'obtenir suffisamment de ressources sur la base du volontariat et d'accroître la fiabilité et la prévisibilité des ces ressources pour atteindre les objectifs de développement convenus sur le plan international.  Les États-Unis, l'Afrique du Sud (au nom du Groupe des 77 et de la Chine), le Canada et la Finlande (au nom de l'Union européenne) se sont exprimés sur ce texte.


Au titre des questions sociales et questions relatives aux droits de l'homme, le Conseil a adopté quatre résolutions et une décision qui lui étaient soumises pour adoption par la Commission du développement social.


Le Conseil a également adopté une résolution par laquelle ilrecommande à l'Assemblée générale, à sa soixante et unième session, de porter de 70 à 72 le nombre d'États membres du Comité exécutif du Programme du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.  L'Estonie s'est exprimée sur ce texte.


Le Conseil a par ailleurs décidé de prendre note oralement de l'ensemble des rapports soumis, au titre des activités opérationnelles, par les Conseils d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement/Fonds des Nations Unies pour la population, du Fonds des Nations Unies pour l'enfance et du Programme alimentaire mondial.


Également au titre des questions sociales et questions relatives aux droits de l'homme, le Conseil a entendu cet après-midi des déclarations de M. Philip Emafo, Président de l'Organe international de contrôle des stupéfiants; de Mme Judy Chang Hopkins, Haut Commissaire adjointe pour les réfugiés; et de M. Bacre N'Diaye, Directeur de la Division des procédures de droits de l'homme du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, qui a présenté le rapport de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme.


Sont également intervenus dans le cadre du débat général sur ces questions les représentants des pays suivants: Finlande (au nom de l'Union européenne), Tanzanie, Canada, Myanmar, Inde, Fédération de Russie, États-Unis, Pérou, Japon, Indonésie, Bélarus, Bangladesh, Chine, Guinée, Cuba, Pakistan et Inde.  Les représentants de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture et de la Confédération internationale des syndicats libres ont également pris la parole.  Nombre d'intervenants ont évoqué la question du travail forcé au Myanmar, certains ayant à cet égard fait valoir les mesures positives prises récemment par le Gouvernement de ce pays.


Demain matin, à 10 heures, le Conseil se prononcera sur les projets de résolution et de décision dont il reste saisi et qui lui sont soumis par plusieurs organes subsidiaires au titre des questions sociales et questions relatives aux droits de l'homme.  Il procèdera en outre à l'élection de certains  pays à des postes vacants dans divers organes subsidiaires et apparentés de l'ECOSOC.



Adoption d'une résolution au titre des activités opérationnelles


Par un vote à main levé de 49 voix pour, 1 contre et aucune abstention, le Conseil a adopté une résolution sur les progrès accomplis dans l'application de la résolution 59/250 de l'Assemblée générale, relative à l'examen triennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies (projet de résolution E/2006/L.28 révisé oralement) dans laquelle il reconnaît en particulier qu'il importe d'examiner plus avant les modalités de financement des activités opérationnelles des Nations Unies, afin d'obtenir suffisamment de ressources sur la base du volontariat et d'accroître la fiabilité et la prévisibilité des ces ressources pour atteindre les objectifs de développement convenus sur le plan international, notamment les objectifs pour le développement du Millénaire.  Le Conseil souligne en outre que les ressources de base demeurent l'assise des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies et note que le volume global de ces ressources a chuté en 2004, au point que certains objectifs des plans pluriannuels de financement des programmes et institutions spécialisés des Nations Unies n'ont pas été atteints.  Le Conseil fait par ailleurs valoir que les organismes des Nations Unies devraient s'employer systématiquement et globalement à renforcer les capacités nationales de manière à appuyer l'établissement et l'application des stratégies nationales de développement.


Le Conseil encourage aussi les fonds, programmes et institutions spécialisées des Nations Unies à redoubler d'efforts, en concertation avec les gouvernements et conformément à leurs priorités en matière de développement, pour rationaliser leur présence dans les pays en partageant des locaux communs et appliquer le modèle de bureau commun quand il y a lieu.  Il réaffirme qu'eu égard au contrôle national, le système des coordonnateurs résidents a un rôle décisif à jouer en ce qui concerne le fonctionnement effectif des organismes des Nations Unies pour l'aide au développement et qu'il constitue un système efficace de coordination des activités opérationnelle.  Le Conseil économique et social encourage d'autre part la poursuite des efforts faits pour renforcer les capacités nationales au cours du passage de la phase des secours aux activités de développement en adoptant notamment des politiques conçues pour renforcer systématiquement les capacités existantes.  La résolution aborde également des questions liées à la capacité du système des Nations Unies au niveau des pays, à l'évaluation des activités opérationnelles de développement, aux aspects régionaux, à l'égalité des sexes, à l'importance de la coopération Sud-Sud, de même qu'elle étudie le contenu de directives pour le prochain examen triennal d'ensemble.


Le Conseil a par ailleurs décidé de prendre note de l'ensemble des rapports soumis, au titre des activités opérationnelles, par les Conseils d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement/Fonds des Nations Unies pour la population, du Fonds des Nations Unies pour l'enfance et du Programme alimentaire mondial.


Déclarations et explications de vote


M. TERRY MILLER (États-Unis), intervenant avant le vote, a déploré que malgré les efforts des médiateurs, aucun consensus n'ait pu être dégagé sur le projet de résolution relatif à l'examen triennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies.  Les États-Unis estiment que les questions qu'il évoque vont au cœur des efforts de développement.  Les activités opérationnelles sont très importantes aux yeux des États-Unis, qui regrettent la longueur du texte proposé, aux dispositions parfois conflictuelles.  La résolution contient aussi des affirmations et prescriptions imprécises et inappropriées.  Des textes déjà adoptés ailleurs y figurent aussi, et il est inutile d'en répéter les dispositions.  Ainsi, il est faux de dire que toutes les ressources de base sont en diminution, celles de du Fonds des Nations Unies pour l'éducation et l'enfance et du Programme des Nations Unies pour le développement ont par exemple augmenté.  Quant aux « carences » du système, elles devraient faire l'objet d'analyses plus approfondies, a estimé le représentant.  Ce dernier a aussi fait valoir que la résolution cherche à imposer des transferts de technologies, ce qui est illusoire compte tenu du fait qu'il s'agit de propriétés privées.  Il vaut mieux que les efforts de développement s'attachent à créer les conditions-cadres susceptibles d'aider les États à acquérir ces moyens techniques.


M. A. OOSTHUIZEN (Afrique du Sud, au nom du Groupe des 77 et de la Chine) a déclaré que ce projet de résolution reflète la volonté de consensus des coauteurs.  Le Programme des Nations Unies pour le développement a dit, en juin dernier, ne pas être sûr d'atteindre ses objectifs, a fait observer le représentant.


M. ALEXANDER ALINOV (Fédération de Russie) a exprimé ses regrets devant l'absence de consensus autour du projet de résolution.  Le Conseil a pu, au cours de la présente session, confirmer l'efficacité de son action.  La résolution reflète l'approche choisie par le Conseil dans l'application de la résolution de 59/260 de l'Assemblée générale.  Le texte de la résolution, par son articulation, reflète la diversité des moyens d'action du Conseil économique et social pour le développement, a estimé le représentant russe. 


Intervenant après le vote, M. TERRY MILLER (États-Unis) a expliqué le refus de son pays de voter en faveur de la résolution, estimant que le projet ne représente pas bien les tendances réelles en matière de financement, qu'il reste ambigu quant aux responsabilités respectives des États et des institutions des Nations Unies en matière de développement et qu'il présente une vision erronée des modalités des transferts de technologies.  Les États-Unis continueront de travailler avec les institutions des Nations Unies afin que leurs activités soient mieux à même de concrétiser les objectifs de développement, a dit le représentant.


MME CATHERINE BROWN (Canada) a dit avoir voté pour la résolution, regrettant toutefois qu'un consensus n'ait pu être trouvé sur ce texte.  Le Canada estime que l'ECOSOC s'est bien acquitté de sa mission de coordination des activités de développement des Nations Unies.


MME TARJA FERNANDEZ (Finlande, au nom de l'Union européenne) a estimé que cette résolution représente un progrès pour l'application l'examen triennal complet des activités opérationnelles.  L'Union européenne est satisfaite de ce que l'ECOSOC ait su jouer son rôle de coordinateur de l'action pour le développement des Nations Unies.  Dans le contexte des directives politiques, l'Union européenne attend les résultats du prochain examen triennal complet des activités opérationnelles, qui devra être plus efficace pour aider les pays en voie de développement à atteindre leurs objectifs de développement.



Examen des questions sociales et des questions relatives aux droits de l'homme


Présentations et documentation


M. PHILIP O.  EMAFO, Président de l'Organe international de contrôle des stupéfiants, a déclaré que le rapport 2005 de l'Organe était plus particulièrement consacré au développement alternatif et aux moyens d'existence légaux.  Le rapport présente plusieurs succès en matière de développement alternatif ayant permis de réduire de manière importante les récoltes de drogue en Thaïlande, au Laos, en Colombie et au Pérou.  Cependant, il est indubitable que l'approche classique au développement alternatif présente de nombreuses faiblesses, comme par exemple l'approche par projet.  Le rapport appelle à l'adoption d'une approche qui soit moins liée au court terme et davantage interdisciplinaire, impliquant un plus grand nombre de partenaires à tous les niveaux.  En outre, il apparaît que la question du développement alternatif pays peut être limitée aux régions rurales: elle doit être analysée aussi dans les contextes urbains où les drogues illégales sont consommées.  De très nombreux consommateurs de drogues appartiennent aux marges de la société et vivent dans des bidonvilles.  Dans de telles situations, des politiques très ciblées doivent être appliquées pour susciter des opportunités d'emploi légitime et réduire la consommation de drogues.


En ce qui concerne plus particulièrement l'Afghanistan, M. Emafo a fait observer que son Gouvernement avait renforcé ses moyens de contrôle des stupéfiants et renforcé ses capacités institutionnelles.  Des progrès ont aussi été accomplis dans le domaine de l'application de la loi, ce qui a permis d'opérer d'importantes saisies et de démanteler des laboratoires.  Cependant, la production d'opium est encore à un niveau très élevé dans la plupart des provinces traditionnellement impliquées dans cette activité.  L'Organe a demandé au Gouvernement de l'Afghanistan de continuer d'appliquer sa stratégie de contrôle et de travailler en collaboration avec ses partenaires à l'élimination de la production d'opium.  Par ailleurs, a poursuivi M. Emafo, l'Organe constate avec inquiétude que les drogues synthétiques, notamment les amphétamines, représentent une grave menace pour la communauté internationale.  L'Organe encourage les gouvernements à créer un système mondial de recensement de certains composants clés de la production de ces substances, afin d'en limiter le détournement au profit de la fabrication des drogues.  L'Organe se dit inquiet de la croissance du commerce et de la contrebande des drogues par l'intermédiaire de l'Internet et du système postal.  Les gouvernements, a dit M. Emafo, doivent à cet égard renforcer leurs moyens de contrôle nationaux en limitant les points d'entrée des colis et en instituant des contrôles fréquents et rigoureux. 


MME JUDY CHANG HOPKINS, Haut-Commissaire adjointe pour les réfugiés, a rappelé que le Haut Commissariat pour les réfugiés participe à l'initiative ambitieuse de réforme des Nations Unies, notamment en contribuant au renforcement du système de coordonnateur-résident.  Elle a mis l'accent sur l'importance que le HCR accorde à la nouvelle Commission de consolidation de la paix, tant il est vrai qu'il faut s'efforcer de faire en sorte que la paix, parfois fragile, soit consolidée sur le long terme.  Mme Chang Hopkins a rappelé le rôle de chef de file que joue le HCR en matière de protection, de gestion des camps et de mise à disposition d'abris d'urgence pour les personnes déplacées internes.  Elle a souligné que l'Afrique accueille plus de 30% de la population actuelle de réfugiés dans le monde.  Néanmoins, la majorité des personnes en faveur desquelles le HCR intervient actuellement en Afrique ne sont pas des réfugiés mais des personnes déplacées internes, a-t-elle rappelé.


Le travail du HCR est particulièrement délicat lorsque le Haut Commissariat opère dans des environnements post-conflits précaires et dangereux, a-t-elle poursuivi.  De nouveaux déplacements générés par le conflit continuent d'affecter la région du Darfour au Tchad, a-t-elle précisé.  Dans d'autres parties du continent africain, le HCR est confronté à de nouveaux flux de réfugiés du nord de la République centrafricaine vers le Tchad; de l'Érythrée vers l'est du Soudan et l'Éthiopie; et du Togo vers le Bénin et le Ghana, a indiqué Mme Chang Hopkins.  Dans certaines parties de la Somalie, de la Côte d'Ivoire et de la République démocratique du Congo, la violence a continué de provoquer la fuite des gens de leurs foyers; au nord de l'Ouganda, quelque 1,5 million de personnes déplacées se trouvent encore dans des camps surpeuplés et dangereux.  Il n'en demeure pas moins que le HCR peut faire état de progrès importants s'agissant du rapatriement volontaire de centaines de milliers de réfugiés en Afrique, a fait valoir Mme Chang Hopkins.  Elle a souligné que la situation financière du HCR était précaire au cours de l'année écoulée.  Si l'on veut apporter un minimum d'aide aux réfugiés et personnes déplacées en Afrique, le HCR a besoin de davantage de soutien durable de la part de la communauté internationale, a-t-elle conclu.


Présentant le rapport du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme (E/2006/86) M. BACRE NDIAYE, Directeur de la division des procédures des droits de l'homme du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, a souligné que le rapport de cette année porte son attention sur la protection juridique des droits économiques, sociaux et culturels, un aspect souvent négligé des questions économiques et sociales.  Le rapport n'émet pas de recommandations à l'intention de l'ECOSOC, mais préconise des mesures de politique générale destinée à renforcer les droits économiques, sociaux et culturels.  La Haut-Commissaire estime que cet aspect mérite l'attention pour deux raisons: malgré la réaffirmation constante de l'interdépendance des tous les droits de l'homme, les droits économiques, sociaux et culturels sont de fait moins bien garantis que d'autres droits.  D'autre part, on constate que la protection juridique peut être efficace pour assurer la protection des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que le montre la jurisprudence de nombreux pays.  Le rapport tente donc de clarifier les principales formes de protection juridique existantes et de montrer comment les mesures administratives et juridiques peuvent jouer un rôle important pour le rétablissement des droits des personnes lésées.


La protection juridique, a aussi dit M. Ndiaye, exige d'abord la reconnaissance des droits économiques, sociaux et culturels par la législation nationale, ce qui est à l'heure actuelle le cas dans la majorité des États.  Dans une deuxième étape, des recours doivent exister: cours, tribunaux administratifs, mécanismes quasi-judiciaires (institutions nationales des droits de l'homme par exemple) et organes institués par les traités internationaux peuvent constituer autant de voies de droit en cas de violation des droits économiques, sociaux et culturels.  Le rapport ne conclut pas pour autant que la voie juridique est la seule disponible pour la protection de ces droits.  Cependant, elle doit être comprise comme un composant essentiel de toute stratégie nationale de promotion et de protection des droits économiques, sociaux et culturels.


Le rapport du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme(E/2006/86) est axé sur la protection juridique des droits économiques, sociaux et culturels.  Il décrit la façon dont la nature de ces droits s'assimile à celle des droits civils et politiques, notant que dans la conception moderne des droits de l'homme, ceux-ci sont perçus à la fois comme les droits de l'individu d'être à l'abri de toute ingérence de l'État et de tout abus des pouvoirs de l'État – liberté par rapport à l'État – et comme ses droits à l'intervention de l'État – liberté grâce à l'aide de l'État.  Le fait que ces droits soient de nature analogue ne signifie pas nécessairement qu'il faille appliquer la même stratégie pour les protéger tous.  Les stratégies visant à promouvoir et défendre les droits de l'homme devraient être multidimensionnelles et comporter toute une gamme de mesures d'ordre juridique, administratif, financier, budgétaire, social et éducatif.  Toutefois, la protection juridique des droits économiques, sociaux et culturels doit constituer un élément essentiel de cette stratégie, compte tenu en particulier du fait que ces droits sont reconnus dans des traités juridiquement contraignants et qu'il est de plus en plus largement prouvé que la protection juridique est efficace. 


La première mesure à prendre pour assurer la protection juridique de ces droits consiste à les reconnaître dans la législation interne.  Ceci peut se faire grâce à l'incorporation de normes internationales dans l'ordre juridique national et à la reconnaissance des droits économiques, sociaux et culturels dans la constitution ou la législation nationale ou encore, dans des cas limités, par l'appareil judiciaire.  La deuxième mesure consiste à prévoir des voies de recours.  Les tribunaux, tribunaux administratifs, mécanismes quasi judiciaires tels que les institutions nationales qui s'occupent des droits de l'homme ou les organes régionaux ou interrégionaux de suivi de l'application de traités peuvent donner des recours en cas de violation des droits économiques, sociaux et culturels.  Dans ce contexte, la rédaction d'un protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels devrait promouvoir le renforcement de la protection juridique de ces droits.


Dans le domaine des droits de l'homme, le Conseil est également saisi du rapport de l'Instance permanente sur les questions autochtones (E/2006/43, Supplément no 23, E/2006/L.18) et d'autres documents (E/2006/22, Supplément no 2, E/2006/23, Supplément no 3, E/2006/86, A/61/41, Supplément. no 41).


Le Conseil économique et social est en outre saisi de documents sur le développement social (E/2006/11, E/2006/26, Supplément no 6, E/2006/89), la prévention du crime et justice pénale (E/2006/30,Supplément no 10), les Stupéfiants (E/2006/28, A/61/28, Supplément no 8 et E/INCB/2005/1), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (E/2006/3, E/2006/82, E/2006/L.9).


Débat


M. VESA HIMANEN (Finlande, au nom de l'Union européenne) a rappelé que la Commission des droits de l'homme a conclu sa soixante-deuxième session après 60 années de travail consacré à la promotion et la protection des droits de l'homme.  À cet égard, l'Union européenne se félicite du rôle joué par cet organe pour améliorer la protection des droits de l'homme dans le cadre des Nations Unies.  En dépit des critiques dont elle a fait l'objet ces dernières années, cette Commission a réalisé un travail impressionnant en matière d'élaboration de normes, a rappelé le représentant finlandais.  Les toutes dernières réalisations de la Commission en la matière furent le projet de Convention sur les disparitions forcées et le projet de Déclaration sur les droits des peuples autochtones – deux instruments qui ont été adoptés lors de la première session du nouveau Conseil des droits de l'homme, au mois de juin dernier.  L'une des priorités de l'Union européenne consiste à faire en sorte que le système des procédures spéciales mis en place par la Commission des droits de l'homme perdure et soit renforcé par le nouveau Conseil des droits de l'homme, a indiqué le représentant finlandais.  Il a précisé que l'Union européenne continue de soutenir le renforcement de l'ensemble du système de droits de l'homme des Nations Unies.


M. MATERN LUMBANGA (Tanzanie) a dit que son pays pratiquait une politique de portes ouvertes aux authentiques réfugiés et demandeurs d'asile de bonne foi, malgré leur nombre croissant et les conditions changeantes.  Il accueille ainsi plus de 500 000 réfugiés, dont plus de 300 000 vivent dans des camps et reçoivent l'aide du Haut Commissariat pour les réfugiés.  Mais l'aide internationale aux réfugiés est en diminution croissante, a souligné le représentant.  Le budget du HCR a en effet diminué de 20% et le Programme alimentaire mondial se prépare à trancher dans les rations alimentaires dès le mois d'août prochain.  Dans ce contexte, la Tanzanie exprime sa gratitude au Gouvernement des États-Unis, qui a accepté d'accueillir 15 000 réfugiés sur son territoire.  La Tanzanie appelle d'autres États à agir de même.  D'autre part, a poursuivi le représentant, il faut s'inquiéter de la tendance à la diminution des retours volontaires de réfugiés, tendance qui s'explique par des problèmes rencontrés dans les pays voisins, comme le Burundi et la République démocratique du Congo.


La présence d'un très grand nombre de réfugiés sur son sol pose à la Tanzanie des problèmes environnementaux et de développement dans les régions d'accueil, problèmes augmentés par une vague de criminalité et la contrebande d'armes.  Le Gouvernement appelle la communauté internationale à augmenter son aide et remercie en particulier le Danemark pour sa contribution dans le cadre d'un programme de réhabilitation sur six ans.  Un autre grave problème aux yeux de la Tanzanie est celui de la violence à caractère sexiste qui sévit dans les camps.  Le Gouvernement a pris des mesures en collaboration avec ses partenaires internationaux, en particulier le déploiement de forces de police, la formation de travailleurs sociaux à la prévention de tels incidents et la sensibilisation du public à ce problème.


MME CATHERINE BROWN (Canada) a déclaré que son pays est favorable à l'adoption du rapport de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale.  Néanmoins, le Canada est favorable à ce que ce rapport soit adopté à la fin de cette session plutôt que suite à une « procédure silencieuse », faute de quoi les personnes présentes ne pourront pas être dûment informées de son contenu.  Le Canada estime que les projets de rapport doivent être préparés et distribués dans les meilleurs délais afin que les États Membres soient dûment informés.


La représentante canadienne a par ailleurs rendu hommage à l'Organisation internationale du travail pour la patience dont elle a fait preuve s'agissant de la question du travail forcé en « Birmanie ».  En 2000, la Conférence internationale du travail a adopté une résolution qui a servi de point de repère dans ce domaine.  En juin dernier, elle a recommandé de mettre en place des mesures supplémentaires, a précisé la représentante.  Le travail forcé en «Birmanie» relève d'une politique générale adoptée par les autorités « birmanes » et qui constitue une violation des droits de l'homme.  Le travail forcé en « Birmanie » persiste encore aujourd'hui dans ce pays, a insisté la représentante.


Le Président est intervenu pour rappeler que, dans le cadre des procédures du Conseil, il convient d'utiliser les noms officiels des États Membres des Nations Unies.


M. NYUNT MAUNG SHEIN (Myanmar) a estimé que la question du travail forcé ne devait pas être traitée ailleurs qu'au sein de l'Organisation internationale du travail, au sein de laquelle ce problème est déjà traité.  Le représentant a fait valoir que la dernière assemblée de l'OIT avait notamment demandé la poursuite des personnes responsables du travail forcé ainsi que la création d'un mécanisme pour

le traitement des plaintes de travail forcé.  Des consultations sont en cours avec l'OIT sur l'organisation pratique d'un tel mécanisme.  Le Myanmar souhaite ardemment résoudre ces abus et estime que les mesures qu'il prend s'inscrivent dans un processus évolutif qui aboutira d'autant plus qu'il sera encouragé par l'ECOSOC, a dit le représentant.


M. VIJAY TRIVEDI (Inde) a rappelé que la dernière Conférence internationale du travail avait informé ses membres que des consultations entre les autorités du Myanmar et l'OIT avaient été engagées afin d'établir un mécanisme acceptable par tous afin d'éradiquer le travail forcé au Myanmar.  L'Inde estime qu'il s'agit là d'un progrès important, a déclaré le représentant indien.


Le Représentant de la (Fédération de Russie) a rappelé que son pays s'est toujours prononcé pour le renforcement des Nations Unies dans la lutte contre la criminalité.  La Russie accorde la priorité à l'extirpation du fléau criminel en lien avec le terrorisme.  Il veille aussi à éradiquer la traite illicite des femmes et des enfants, par des mesures internationales déjà appliquées dans le droit russe.  La Convention des Nations Unies contre la corruption a été ratifiée, et des travaux d'harmonisation et d'évaluation des lois nationales sont en cours.  La corruption est au cœur du financement du terrorisme international et du trafic de drogues et d'armes, a dit le représentant.  La création de structures régionales comme le GAFI (Groupe d'action financière internationale) est importante pour la lutte contre le terrorisme et ses circuits de financements.  Une conférence internationale ministérielle s'est tenue à Moscou en juin dernier au sujet du trafic de stupéfiants en provenance d'Afghanistan.  Une déclaration a été adoptée qui reflète les axes d'action de la communauté internationale contre ce fléau, prévoyant notamment l'échange systématique d'information entre les États intéressés (producteurs, de transit, consommateurs).  La déclaration pose également la nécessité de lutter contre les «barons de la drogue».  Il s'agit maintenant de concrétiser ces intentions et la Russie est prête à collaborer, pour ce faire, avec tous les partenaires concernés, a conclu le représentant.


M. TERRY MILLER (États-Unis) a souligné que la pratique du travail forcé en «Birmanie» viole la convention n°29 de l'Organisation internationale du travail.  Il a rappelé que les États-Unis ont toujours soutenu les efforts de l'OIT visant à éradiquer la pratique du travail forcé en « Birmanie ».  Si les autorités de ce pays ne font rien pour éradiquer le travail forcé, le recours à la Cour internationale de justice reste une option que l'OIT pourrait envisager.


Le Président est intervenu pour rappeler que, dans le cadre des procédures du Conseil, il convient d'utiliser les noms officiels des États Membres des Nations Unies.


M. DIEGO BELEVAN (Pérou, au nom du Groupe des pays d'Amérique latine et des Caraïbes) a souligné l'importance des activités du Haut Commissariat pour les réfugiés pour la protection des réfugiés et a demandé que le nombre des membres du Comité exécutif du HCR soit augmenté.


M. SHIGERU ENDO (Japon) a indiqué que son pays considère comme un grand progrès le moratoire de six mois sur les procès ou la libération d'un avocat intervenus au Myanmar.  Mais cela reste insuffisant; il faudrait que le Myanmar prenne les mesures appropriées concernant diverses affaires, a-t-il ajouté.  Il faudrait par exemple instaurer d'ici le mois d'octobre prochain un mécanisme

efficace de gestion des plaintes pour travail forcé, y compris le renforcement du bureau de liaison, comme l'a recommandé l'Organisation internationale du travail.  Il faut que la communauté internationale reste engagée en faveur de l'objectif d'éradication du travail forcé.


M. GUSTI AGUNG WESAKA PUJA (Indonésie) a remercié l'Organisation internationale du travail pour son action en vue de l'élimination du travail forcé au Myanmar.  L'Indonésie a pris note de l'intention de ce pays de mettre en pratique les recommandations formulées par l'OIT lors de la Conférence internationale du travail en juin dernier.  Le dialogue doit se poursuivre, a dit le représentant.


M. ANDREI MOLTCHAN (Bélarus) a rappelé que son pays est membre du Conseil d'administration du Bureau international du travail et suit donc de près la question du travail forcé au Myanmar.  Le Bélarus condamne toute manifestation de travail forcé et salue donc les efforts déployés par l'OIT en faveur de l'éradication de ce fléau.  Le Bélarus prend également note de la volonté du Gouvernement du Myanmar d'établir un dialogue constructif sur cette question et de mettre en œuvre les recommandations adoptées en juin dernier par la Conférence internationale du travail.  Ce n'est que sur la base du dialogue et du respect mutuel que l'on peut parvenir à régler ce problème de manière appropriée, a affirmé le représentant du Bélarus.


M. ANDALIB ELIAS (Bangladesh) a dit avoir pris note des communications de l'Organisation internationale du travail concernant le respect par le Myanmar des recommandations de cette organisation.  Les autorités de ce pays devraient collaborer pleinement avec l'OIT pour la résolution du problème du travail forcé, a estimé le représentant.


MME LIU ZHONGXIN (Chine) a rappelé qu'il y a quelques mois, l'Organisation internationale du travail s'est penchée sur la question du travail forcé au Myanmar.  Or, le Gouvernement du Myanmar a réalisé des progrès importants dans différents domaines.  Aussi, le Conseil économique et social devrait-il aider le Gouvernement du Myanmar et l'encourager à poursuivre le dialogue avec l'OIT, a estimé la représentante chinoise.


M. BOUBACAR DIALLO (Guinée) a remercié le Haut Commissariat pour les réfugiés de son action en faveur des réfugiés sur le continent africain.  La Guinée elle-même accueille de nombreux réfugiés provenant des pays voisins, une tâche qu'elle est prête à assumer au nom de la solidarité.  Mais cette tâche n'est pas facile et les coûts engendrés sont très élevés, surtout dans le domaine de la sécurité et des politiques de développement.  Le représentant a lancé un appel à la communauté internationale afin que son pays puisse faire face à cette charge.  Il a encore une fois remercié le HCR pour les efforts qu'il déploie en faveur du rapatriement volontaire des personnes réfugiées, ainsi que pour la coordination qu'il assure entre les différents acteurs régionaux et internationaux.


MME MARIA DEL CARMEN HERREA CASEIRO (Cuba) a dénoncé toute forme de travail forcé, mais s'est interrogée sur l'opportunité d'aborder cette question aujourd'hui au sein de l'ECOSOC alors qu'elle n'a été débattue qu'il y a un mois à la Conférence internationale du travail et alors que le Gouvernement du Myanmar s'efforce d'améliorer la situation dans le pays en coopération avec différents mécanismes.  Cette question devrait donc être examinée au sein de l'OIT, qui reste un organe spécialisé en la matière, a estimé la représentante cubaine.


M. JARL-HAKAN ROSENGREN (Finlande, au nom de l'Union européenne) a rappelé que la situation des droits de l'homme au Myanmar, y compris le recours au travail forcé, fait l'objet de nombreuses discussions dans différentes instances internationales.  L'ECOSOC a déjà abordé cette question en 2001, et l'Union européenne regrette qu'elle soit de nouveau à l'ordre du jour.  L'Union européenne est très préoccupée par les conclusions du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, qui fait état de pratiques de travail forcé systématiques, y compris le recrutement forcé et le travail et l'enrôlement forcés des enfants.  L'Union encourage le Gouvernement du Myanmar à adopter des réformes qui le rendent à même de respecter ses engagements au titre de la Convention internationale sur le travail forcé.  Certes, des mesures législatives ont été promulguées, a dit le représentant de l'Union européenne, mais elles ne sont pas appliquées.  L'Union européenne se félicite d'autre part de la libération récente de Aye Myint, un avocat ayant dénoncé des cas de travail forcé, mais rappelle que l'Organisation internationale du travail avait demandé aux autorités de donner une crédibilité à son moratoire en libérant toutes les personnes emprisonnées au même titre.  L'Union européenne est en faveur de la coopération et du dialogue pour trouver des solutions aux problèmes de droits de l'homme au Myanmar et appuiera tous les efforts consentis par ce pays en ce sens, a dit le représentant.


MME KAISA HEIKKILA (Finlande, au nom de l'Union européenne), a relevé la bonne coopération entre le Haut Commissariat pour les réfugiés et tous les acteurs accordant une aide aux réfugiés, y compris les organisations non gouvernementales, qui participent activement à ses activités de planification.  L'Union européenne appuie les efforts du HCR dans la recherche de solutions durables aux problèmes des réfugiés.  Elle appuie aussi le nouveau rôle du HCR dans le système de direction groupée des activités d'aide humanitaire des organismes des Nations Unies sur le terrain.  Le rôle des coordonnateurs humanitaires dans les pays est très important et le HCR devrait encore renforcer sa collaboration avec eux, a souligné la représentante.  Elle a par ailleurs appuyé la demande de l'Estonie et du Costa Rica d'être nommés au Comité exécutif du Haut Commissariat.


MME INGEBORG BREINES (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture - UNESCO) a souligné que son Organisation a participé à la cinquième session de l'Instance permanente sur les questions autochtones et s'est félicitée de la recommandation faite par l'Instance visant à ce que toute action de suivi soit engagée dans le cadre du Programme d'action pour la deuxième Décennie internationale des populations autochtones, adopté par l'Assemblée générale lors de sa dernière session.  L'Unesco se félicite en outre de l'appel lancé, dans ce Programme d'action, en faveur de la mise en œuvre du Plan d'action de la Déclaration de l'Unesco sur la diversité culturelle.  La représentante a rappelé la recommandation faite par l'Instance lors de sa cinquième session visant à ce que les populations autochtones soient associées à la surveillance des conventions de l'UNESCO.


M. ASAD M. KHAN (Pakistan) a dénoncé la pratique du travail forcé sous toutes ses manifestations.  Il s'est félicité des progrès réalisés par le Myanmar à ce propos ainsi que de la coopération entre ce pays et l'Organisation internationale du travail.


M. M.S. PURI (Inde) a déploré que certains faits mentionnés dans le rapport de l'Instance permanente des populations autochtones au sujet de l'Inde soient hors de propos.


MME ANNA BIONDI BIRD (Confédération internationale des syndicats libres, Fédération internationale du travail) a déploré les violations graves des droits humains et du travail commises au Myanmar.  Mme Biondi Bird a notamment évoqué le problème du travail forcé, dont l'Organisation internationale du travail a plusieurs fois demandé à la junte au pouvoir qu'il soit mis un terme.  Ces démarches sont restées vaines, comme en témoignent l'indifférence des autorités et les développements sur le terrain, le travail forcé ayant pris une dimension systématique et généralisée sous l'impulsion de l'armée.  On compte plusieurs centaines de cas recensés sur tout le territoire de portage, de construction de camps militaires, de nettoyage de champs de mines, de déplacement de villageois.  Les rapports disponibles font également état de nombreux cas de torture, de violences sexuelles, d'enfants contraints au travail ainsi que leur enrôlement dans les forces armées.  Toutes ces pratiques, associées aux mesures de confiscation des terres opérées par les autorités, ont conduit la population au bord de la famine et aux migrations forcées, à l'intérieur du pays et à l'étranger.  Mme Biondi Bird s'est dite cependant encouragée par les pressions dont fait l'objet la junte au pouvoir et émanant de très nombreux acteurs régionaux et internationaux.


Adoption d'une résolution sur le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés


Par une résolution portant sur l'élargissement de la composition du Comité exécutif du Programme du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (E/2006/L.9), adoptée sans vote, le Conseil recommande à l'Assemblée générale, à sa soixante et unième session, de porter de 70 à 72 le nombre d'États membres du Comité exécutif.


M. TONIS NIRK (Estonie) a déclaré que son pays, pays émergent et donateur, membre de l'Union européenne, estime que le HCR joue un rôle irremplaçable en faveur des réfugiés dans le monde entier.  L'Estonie appuie pleinement l'action du Haut Commissaire et contribue à ses activités par des contributions volontaires, que ce soit en faveur du Liban bientôt ou du Sud du Soudan.  L'Estonie estime donc que sa participation au Comité exécutif du Haut Commissariat lui permettra d'améliorer encore sa contribution à la coopération internationale au bénéfice des réfugiés, a fait valoir son représentant.


Adoption de textes soumis par la Commission du développement social


Le Conseil a adopté, sans vote, quatre résolutions et une décision qui lui étaient soumises par la Commission du développement social et qui figurent dans le rapport de cette commission sur les travaux de sa quarante-quatrième session (E/2006/26).


Par une résolution sur la promotion de l'emploi des jeunes (projet de résolution I), le Conseil prend note, entre autres, du rapport du Secrétaire général sur l'analyse et l'évaluation mondiales des plans d'action nationaux en faveur de l'emploi des jeunes.  Il encourage la communauté internationale à apporter un soutien technique aux pays en développement et à les aider à renforcer leurs capacités, selon que de besoin, pour appuyer la mise en œuvre des stratégies de développement nationales, y compris, le cas échéant, des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté qui intègrent l'emploi des jeunes.  Le Conseil encourage les gouvernements qui ont établi des inventaires et plans d'action nationaux sur l'emploi des jeunes à s'atteler à leur mise en œuvre, et ceux qui n'ont pas encore établi leurs inventaires, plans d'action nationaux ou rapports d'activité à le faire dès que possible.  Il encourage en outre les gouvernements à participer à l'élaboration éventuelle par les organes intergouvernementaux compétents de l'ONU de nouveaux indicateurs axés sur la politique à adopter afin de mieux suivre et évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de leurs plans d'action nationaux.  Le Conseil engage vivement les gouvernements à considérer l'emploi des jeunes comme faisant partie intégrante de leurs stratégies globales de développement et de sécurité collective et, dans ce contexte, à prêter une attention accrue à l'engagement formulé dans la Déclaration du Millénaire selon lequel le fait de donner un travail décent et utile aux jeunes est un élément clef pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.  Il encourage les gouvernements à améliorer l'éducation, la formation, la mobilité, l'intégration professionnelle et l'inclusion sociale des jeunes.  Le Conseil recommande que le Groupe consultatif des jeunes du Réseau pour l'emploi des jeunes soit renforcé afin qu'il aille au-delà de son rôle consultatif et permette aux organisations de jeunes de jouer un rôle plus actif au niveau national en vue d'appuyer l'élaboration et l'exécution des plans d'action nationaux. 


Aux termes d'une résolution intitulée « Convention internationale globale et intégrée pour la promotion et la protection des droits et de la dignité des handicapés  » (projet de résolution II), le Conseil se félicite des progrès accomplis par le Comité spécial dans les négociations sur un projet de convention à sa septième session et invite les États Membres et les observateurs à continuer de participer de façon active et constructive aux travaux du Comité en vue de parvenir ainsi à mettre au point le projet de convention et à le présenter à l'Assemblée générale dans les meilleurs délais, pour adoption, à sa soixante et unième session. 


Par une résolution relative aux aspects sociaux du Nouveau Partenariat

pour le développement de l'Afrique (projet de résolution III), le Conseil salue les progrès accomplis par les pays d'Afrique dans la réalisation des engagements qu'ils ont pris dans le cadre de la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique6 de renforcer la démocratie, les droits de l'homme, la bonne gouvernance et une gestion économique rigoureuse, et encourage ces pays à poursuivre, en y associant les parties prenantes et notamment la société civile et le secteur privé, les efforts qu'ils ont engagés dans ce domaine en créant et en renforçant les institutions nécessaires à la bonne gouvernance, et suscitant un climat propre à attirer les investissements étrangers directs en vue du développement de la région.  Le Conseil demande instamment que l'on continue d'œuvrer en faveur de mesures devant permettre de relever les défis que sont l'élimination de la pauvreté et la réalisation du développement durable en Afrique, notamment, le cas échéant, en faveur de mesures d'allégement de la dette, d'amélioration de l'accès aux marchés, d'appui au secteur privé et à la création d'entreprises, d'accroissement de l'aide publique au développement, de stimulation de l'investissement étranger direct et de transfert de technologie.


Aux termes d'une résolution intitulée « Organisation future et méthodes de travail  » (projet de résolution IV), le Conseil décide que le document final de la session d'examen de la Commission se présentera sous forme d'un résumé du Président, établi en étroite concertation avec les autres membres du Bureau, et qu'un texte négocié comportant des stratégies orientées vers l'action sera adopté à l'issue de la session directive.  Il décide également que le thème de la session d'examen et de la session directive de 2007-2008 aura pour intitulé «Promotion du plein emploi et d'un travail décent pour tous», compte tenu des liens étroits qui existent entre l'emploi, l'élimination de la pauvreté et l'intégration sociale.


Le Conseil a par ailleurs adopté une décision (projet de décision I) par laquelle il prend acte du rapport de la Commission pour le développement social sur les travaux de sa quarante-quatrième session et approuvel'ordre du jour provisoire et la documentation de la quarante-cinquième session, tels que reproduits dans cette décision.

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 16:35

A trois jours des élections

Kinshasa sous tension

Par  Le Potentiel

Explosion d’une grenade au marché Central et pression de la marche de l’UDPS

Très vive tension à travers le pays et ce, à cinq jours des scrutins présidentiel et législatifs. «Quoi qu’il en soit des enjeux électoraux, ce climat n’autorise nullement des actes de terrorisme» ou subversifs. Les blessés du marché Central, hier mardi 25 juillet, dans l’explosion d’un engin non identifié, ou la destruction méchante des affiches de propagande des adversaires politiques ne font nullement progresser la démocratie. Pas plus qu’une répression policière disproportionnée contre les manifestants de ce mardi à Kingasani. Ou l’assassinat des journalistes.

Les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne décolèrent pas. Plus d’un demi millier d’entre eux sont encore descendus dans la rue hier mardi 25 juillet, pour dénoncer, comme toujours, les ‘irrégularités’ dans le processus électoral en cours et exiger le report des scrutins ainsi que la requalification du processus sans laquelle il n’y aurait pas d’élections le 30 juillet 2006 en République démocratique du Congo. Contrairement à la précédente, la marche d’hier mardi, a débuté au quartier «Kingasani ya suka» (près de l’aéroport de N’Djili) et devait avoir pour point de chute la 10ème rue Limete, siège du parti.

Sous le coup de 11 heures, les manifestants, encadrés par la Police nationale congolaise, ont longé le Boulevard Lumumba en scandant des slogans hostiles à Joseph Kabila, président de la République et candidat à sa propre succession. Tout au long de leur parcours, ils ont déchiré et brûlé les photos et banderoles de différents candidats aux élections présidentielle et législatives prévues le dimanche prochain. Criant «Le Congo aux Congolais», ils ont accusé la communauté internationale de soutenir les élections dans le but de légitimer le pouvoir de J. Kabila. Jet de pierres contre les forces de l’ordre et pneus brûlés sur la chaussée ont caractérisé la manifestation.

Plusieurs fois contrés par des barrages de la police anti-émeute et dispersés dans leur progression, certains de marcheurs prenaient des voies secondaires pour rejoindre le boulevard Lumumba plus loin et poursuivre ainsi la marche. Un accrochage a cependant eu lieu au niveau du quartier 3, entre les policiers et les manifestants, après l’arrivée des militaires de la Garde présidentielle appelés en renforts. C’est leur présence qui a permis d’éparpiller la manifestation à environ deux km du point de départ car, ils ont tiré en l’air et lancé des grenades lacrymogènes. Bilan : un policier blessé et deux manifestants sérieusement tabassés par les militaires.

EXPLOSION AU MARCHE CENTRAL : 16 BLESSES

Par ailleurs, le marché central a connu hier, tôt dans la matinée, une expérience traumatisante. Pour la première fois de son histoire, le principal centre de négoce de la capitale a enregistré à 9h10, une forte déflagration d’origine criminelle au croisement des avenues Rwakadingi et Plateau, pensent les premiers enquêteurs.

Selon le Dr Vey, médecin chef du département de chirurgie à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, seize blessés graves dont 12 hommes et 4 femmes. Il y a parmi les personnes touchées par l’explosif le lieutenant Atandele Ntumba et un officier des Forces armées de la Rdc dont le nom n’a pas été révélé.

Jusqu’au moment du bouclage de cette édition, on ignorait encore l’auteur et le mobile de cet acte commis à cinq jours des élections présidentielle et législatives, les premières de la Rd Congo depuis 1965. D’après les témoins, un bus plein de passagers a été touché par l’explosion alors qu’il était en marche. D’autres sources allèguent que le bus aurait marché sur une grenade qu’aurait laissé tomber le soldat blessé.

Accident ou acte prémédité, l’explosion relance le débat sur le cantonnement des militaires FARDC exigé par le Ciat. Cette exigence fonde sa légitimité de la répétition des actes criminels enregistrés à travers le pays et visant, à terme, à perturber ou empêcher le bon déroulement des élections du dimanche 30 juillet prochain. Les actes de «terrorisme urbain» qui se multiplient actuellement viennent s’ajouter à un climat délétère, marqué par l’assassinat il y a quinze jours de Mwamba Bapuwa, journaliste indépendant collaborant au quotidien Le Phare, lâchement tué à son domicile de Kinshasa/Matete.

Des intimidations sont également enregistrées dans le camp des candidats tant à la présidentielle qu’à la députation aussi bien à l’intérieur du pays qu’à Kinshasa. La tension qui monte ces derniers jours dans le pays doit être attribuée à deux facteurs politiques. Il s’agit essentiellement de la controverse autour de l’opportunité, ou non, des négociations entre acteurs politiques congolais avant la tenue des élections. L’absence de compromis serait à la base des actes de désespoir observés.

TERRORISME AVEUGLE OU CIBLE

Les partisans des négociations «coûte que coûte» ne manquent pas d’arguments. Ils accusent particulièrement la Commission électorale indépendante (Cei) et la communauté internationale d’avoir mis en place des mécanismes de tricherie en faveur de Joseph Kabila lors des élections. Pour eux, ces élections sont gagnées à l’avance par fraude grâce à un surplus de bulletins de vote, l’emplacement non connu du serveur central, le nombre indéterminé des électeurs.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) est venue enfoncer le clou en se situant dans la même logique que les accusateurs. Mais, le gouvernement ayant éclaté, la mouvance politique de J. Kabila ne l’entend pas de cette oreille. Elle réfute ces arguments en déclarant que le pays a organisé trop de négociations qui n’aboutissent qu’au partage de pouvoir sans consulter le souverain primaire, le peuple. Cette fois, déclarent les sympathisants de Kabila, nous devons aller directement chercher le pouvoir légitime auprès du peuple à travers les élections.

Quant à la CEI, son président affiche une apparente sérénité, ne trouvant rien à se reprocher après avoir expliqué le sens du surplus de bulletins de vote et fait visiter le serveur central en question. La CEI se dit donc déterminée à organiser et à réussir les élections libres et transparentes à la fin de juillet 2006. D’autant plus que des centaines d’observateurs indépendants et institutionnels des élections, aussi bien nationaux qu’étrangers, se trouvent déjà déployés dans les provinces du pays. La Cei est soutenue dans ses efforts par le Ciat (Comité international d’accompagnement de la transition) qui vient de confirmer la date du 30 juillet pour le déroulement des élections en RDC.

En définitive, les divergences d’opinion enregistrées autour de la date des élections montrent bel et bien que la démocratie se joue ici et maintenant. Mais les actes de terrorisme aveugle ou ciblé n’ont rien à voir ni avec le jeu électoral. Ni avec la démocratie.

Repost 0
Published by POTENTIEL - dans POLITIQUE
commenter cet article
26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 16:22

Reprise de la diplomatie tchado-soudanaise et campagne anti-soudanaise ?!

‘‘Le coup diplomatique’’, titre le progrès daté du 13 juillet, qui nous révèle que le ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration Africaine, M. Ahmad Allam-mi, est revenu, dans la nuit du mardi 11 juillet dernier de Khartoum, avec la promesse des autorités soudanaises d’envoyer «incessamment», une délégation au Tchad, ‘‘en vue de mettre sur pied une structure chargée de régler le problème clé de la sécurité à la frontière entre les deux pays’’. Cette nouvelle donne a fait dire au progrès que ‘‘les herbes se coupent sous les pieds’’, et que ceux-ci se chercheraient des abris au Tchad.

‘‘Déby et El-Béchir redevenus frères’’, ironise de son côté n’djaména bi-hebdo qui s’interroge si ‘‘l’axe N’Djaména-Khartoum se réchauffera-t-il dans les jours à venir ?’’. Le journal poursuit en se demandant si ‘‘les injures proférées par Déby à l’endroit de El-Béchir seront-elles passées par pertes et profits par le régime de Khartoum qui espère échapper ainsi au déploiement des casques bleus ?’’. Et de poursuivre plus loin que ‘‘le début de la réconciliation est sans doute à la base des mouvements rebelles tchadiens ces dernières semaines’’ en précisant que ‘‘la troupe de Mahamat Nour a migré vers le Dar Tama tandis que le reste du FUC est allé pus au sud, aux confins de la frontière centrafricaine’’. Et enfin, le bi-hebdo d’analyser que ‘‘les deux mouvements rebelles rentreront dans les rangs si les deux Etats manifestent une réelle volonté de faire la paix’’, mais nuance-t-il ‘‘on attend de voir avant de croire : Déby et El-Béchir se sont appelés frères même au plus fort de leurs divergences’’.

Respect des accords? En tout cas, ce n'est pas sur le président tchadien Idriss Déby qu'il faut compter. A ce propos, l'ex-président centrafricain en sait quelque chose. Depuis plus de deux semaines, une forte délégation ministérielle tchadienne séjourne en Europe et précisement en France, avec pour seule objet de mobiliser l'opinion contre ce que le ministre des Droits de l'Homme appelle "l'impérialisme soudanais". Des milliers d'exemplaires d'un document bien monté avec des photos à l'appui expliquent l'implication de "l'impérialisme soudanais" dans la destabilisation du Tchad.

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 16:20

Compte-rendu de la réunion du 20 juillet 2006 à l’Ambassade du Tchad à Paris entre 6 ministres tchadiens et 5 représentants O.N.G FRANCAISES.

 

Contexte :

 

 Le Tchad a tenu à organiser à l’ambassade du Tchad à Paris une rencontre entre une délégation ministérielle et parlementaire tchadienne et des organisations non gouvernementales françaises qui ont exprimé des prises de position au moment sur les troubles militaires et politiques qui ont frappé le Tchad en avril et mai dernier.

La délégation tchadienne a en effet manifesté son désir d’expliquer les réalités tchadiennes aux ONG françaises qu’elle pense influencées par la communication de l’opposition démocratique et des forces politico militaires.

Ces organisations ont accepté l’entrevue, tout en se montrant surprises de faire l’objet d’une attention supérieure à celle accordée à leurs partenaires tchadiens réunis au sein du Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR) qui avouent éprouver de réelles difficultés à se faire entendre par le pouvoir tchadien.

 

Délégation ministérielle et parlementaire tchadienne est composée de :

 

Ahmad ALLAM-MI, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine

Hourmadji MOUSSA DOUMGOR, Ministre de la Communication et de la Culture, et porte-parole du gouvernement

Abderamane DJASNABAYE, Ministre délégué aux Droits de l’Homme

Asseid GAMAR, Député, porte-parole du MPS

Abdallah TAHA , membre de la société civile

Moukhtar WAWA DAHAB, Ambassadeur en France

 

Délégation des Représentants d’ONG françaises est composée de :

 

Clément BOURSIN, ACAT France

Michel ROY, Secours Catholique

Christophe COURTIN, CCFD

Fabrice TARRIT, Survie

Guillaume FINE, Survie

 

POSITIONS EXPRIMEES PAR LA DELEGATION TCHADIENNE :

 

Reconnaissance du rôle de la société civile dans l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des capacités de tous les acteurs, la promotion de l’Etat de droit et la consolidation du processus démocratique, la participation à la réflexion globale sur l’avenir du pays,... Mais inquiétude quant à l’ingérence des ONG du Nord dans les affaires tchadiennes et méfiance quant à la représentativité et à la neutralité des représentants de la société civile tchadienne. Manque de légitimité du CSAPR aujourd’hui.
 

Validation des résultats du scrutin du 3 mai et critique du boycott mené par l’opposition tchadienne.
 

Défense de la légitimité du régime actuel.
 

Nécessité d’un dialogue national mais priorité au dialogue avec les partis politiques officiels, puis avec la société civile (mais uniquement sur des thèmes qui la concernent). Le dialogue avec les forces politico-militaires, s’il n’est pas exclu ne pourra être de la même nature que celui engagé avec l’opposition démocratique. Condamnation du recours à la force.
 

Refus d’un Forum national de type Conférence Nationale Souveraine organisé par la société civile qui remettrait en cause les institutions tchadiennes. Défense du cadre constitutionnel établi à la suite de la Conférence Nationale souveraine de 1993. Refus d’un gouvernement de transition qui s’apparenterait à une tutelle.
 

Maintien des élections législatives de 2007. Acceptation par le Tchad d’une observation internationale du scrutin et d’une révision du code électoral. Nécessité que l’opposition accepte de participer à l’établissement des listes électorales. Réflexion sur le financement des partis politiques.
 

Dénonciation des rébellions armées, du soutien apporté par le Soudan aux rebelles.
 

Souhait d’une pacification du Darfour et de la frontière soudano tchadienne, au besoin par une force de maintien de la paix internationale. Une demande de positionnement d’une force de protection civile a été initiée auprès de l’ONU.
 

Affirmation du droit à l’auto défense du Tchad et par là même de son droit à utiliser une partie de ses revenus pétroliers pour sa défense annonce d’un accord avec la Banque mondiale quant à l’utilisation des revenus pétroliers suite aux sanctions prises depuis la modification de la loi 001, et (par le député Asseid Gamad) d’un projet de loi visant à supprimer les engagements pris antérieurement pour la gestion des ressources naturelles.
 

Volonté de maintenir l’existence du collège de contrôle de ces revenus.
 

POSITIONS EXPRIMEES PAR LES ONG FRANCAISES:

 

Pour prévenir toute accusation d’ingérence les organisations présentes (l’ACAT France, le CCFD, le Secours Catholique et Survie) se sont contentées de relayer les revendications exprimées par leurs partenaires du CSAPR et de la coalition Publiez ce que vous payez !, à qui elles ont renouvelé toute leur confiance.
 

Préoccupation quant à la détérioration continue de la situation politique et des droits de l’homme au Tchad
 

Constat que les élections présidentielles du 3 mai 2006 ont été organisées dans les mêmes conditions d’opacité que celles de 2001 constat que le soutien des autorités françaises et l’engagement de son dispositif militaire Epervier a été déterminant dans le maintien au pouvoir du gouvernement du Président Idriss Déby
 

Nécessité d’un dialogue politique qui inclue toutes les parties prenantes au conflit, y compris les forces politico-militaires, dont les ONG ne cautionnent en aucune manière les méthodes. Soutien au projet d’organisation d’un Forum National, lequel figure du reste comme un engagement du Président Déby.
 

Dénonciation de la modification de la loi 001 sur les revenus pétroliers, garante d’une utilisation de ces revenus dans l’intérêt des populations. Défense du collège de surveillance et souhait des organisations membres de la coalition Publiez ce que vous Payez ! de suivre les activités de ce collège, de veiller à sa composition, ses moyens en lien avec les associations tchadiennes.
 

Dénonciation de la course à l’armement menée avec le Soudan, lequel n’apparaît pas comme un modèle à suivre en la matière. Le fait que le Soudan ait décidé d’utiliser ses revenus pétroliers pour s’armer n’est pas une raison suffisante pour que le Tchad fasse de même.
 

Nécessité d’une protection accordée aux populations civiles vivant dans l’est du Tchad, du fait du danger de voir la violence communautaire exploser.
 

Importance d’une sécurisation de l’est du Tchad et du Darfour par des forces internationales de maintien de la paix qui pourraient également assurer la sécurité du dialogue national.
 

Mise en place d’une commission internationale indépendante chargée d’enquêter sur les attaques menées contre les civils dans l’est du Tchad.
 

Pour répondre aux accusations d’immixtion dans les affaires tchadiennes, les associations présentes ont précisé que leur rôle était d’être vigilantes quand leurs propres autorités interviennent de façon aussi directe que la France ne le fait au Tchad. De la même façon, la France étant le second contributeur de la Banque Mondiale, il leur paraît normal que la société civile française surveille l’aide apportée par cette institution au Tchad.
 

En guise de conclusion, il a été porté à la connaissance de la délégation tchadienne les résultats de la campagne d’opinion que certaines organisations ont mené pour dénoncer le soutien apporté par la France au régime tchadien, à l’occasion de la crise militaire d’avril et de l’élection contestée du 3 mai. A l’issue de ces mobilisations, il est en effet apparu que les citoyens et les élus français se montrent de plus en plus critiques face au soutien diplomatique ou militaire apporté par leur pays à des régimes comme celui du Tchad. Le débat sur les relations franco-africaines étant déjà ouvert en France, dans la perspective des élections présidentielle et législative de 2007, de nombreuses ONG françaises militent activement auprès des partis et des candidats pour obtenir que la politique de la France sur le continent africain soit enfin inspirée par des principes de transparence et de démocratie.
 

Le plaidoyer des organisations françaises pour la démocratie au Tchad est également mené au plan international, avec des interventions auprès des partenaires de la société civile et les institutions multilatérales.
 

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
commenter cet article

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES