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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 19:28

LETTRE OUVERTE à BOZIZE : La table ronde sans exclusive ou votre
démission/
Par le Secrétaire Général de L'Union des Forces Républicaine (UFR)
Lieutenant Florian N'DJADDER-BEDAYA.

Bozizé, je ne suis pas un coupeur de route, encore moins un bandit de grand chemin, ce qualificatif que vous tenter d'inculquer dans la tête de nos compatriotes et à l'opinion internationale ne suffit  pas à leur faire perdre de vue que  je suis un fils du pays et dont l'objectif est le combat pour la PAIX que j'ai engagé pour pallier tous vos manquements quant à votre gestion des affaires de l'État et de sortir le pays de l'ornière.
Vous n'ignorez pas la naissance  du mouvement que je dirige, l'Union des Forces Révolutionnaires (UFR) qui  avec, sa branche armée le Rassemblement des Forces Révolutionnaires (RFR), se sont donné pour mission de veiller sur les Centrafricains dont vous avez hypothéquez le bien-être en ne tenant pas vos promesses notamment en ce qui concerne le payement régulier de leur salaire. Alors que lors de votre investiture le 11 juin 2005 devant le peuple et la nation, vous vous êtes engager à : relancer l'économie
nationale, garantir et assurer la sécurité pour tous, promouvoir  les droits humains.

Or, un an après, votre bilan à la magistrature suprême est loin d'être atteint, au contraire, nous assistons à un recule des acquits.
Aujourd'hui, force est de constater de manière générale qu'aucun de ces
engagements n'ont été respecté.
L'économie centrafricaine est au plus bas, et  les illusions et promesses faites  autour des payements réguliers des salaires à terme échu n'ont été que promesses politiciennes à l'instar de  vos prédécesseurs dont vous aviez condamnez les agissements en son temps pour justifier votre rébellion.

Le peu de salaire que vous avez pu jusqu'alors honoré s'est fait à coup d'endettement auprès des institutions bancaires (BEAC, BICA, CBCA, Banque Maroco-Centrafricaine)...

Au chapitre de l'agriculture et de l'élevage, qui constituent le poumon de l'économie centrafricaine et qui nourrissent directement ou indirectement 85% de la population, sont en net recul, cela du à l'insécurité que vous n'arriver pas à garantir depuis le 15 mars 2003  date de votre arrivée au sommet de l'état par un coup de force, à nos jours.

Le secteur du coton notamment, a subit des régressions drastiques, et nous assistons à une production de moins de 4000 tonnes contre environ 8000 tonnes précédemment, dû au déplacement des paysans victimes d'insécurité.
L'état des lieux du secteur café est encore plus sombre, il se pose un problème de manque de soutient financier aux tenants du secteur et un problème d'écoulement de cette denrée due à la fermeture de notre frontière avec le Soudan qui est l'un des plus grands acheteurs de notre café.

Quant au secteur de l'or et du diamant, les conditions d'attribution des permis d'exploitation ont été faite de manière opacte à des hommes d'affaires douteux qui échappent à tout contrôle car bénéficiant d'une certaine  protection du régime, exemple de prédations, la Société Lobaye-gold et la Gétrard ou se trouvent actionnaire vous Bozizé et votre neveu Sylvain Doutingay, le ministre des mines Au chapitre des droits de l'homme, les multiples violations ont été enregistrées sous votre régime. La justice centrafricaine n'est plus indépendante, conséquence, des multiples sentiments de frustrations dans la société centrafricaine. Depuis votre calamiteuse rébellion, nous
pouvons dénombrer plusieurs cas de violations massives de droits humains et des
exactions divers aussi bien dans la capitale centrafricaine que dans l'arrière pays.
La constitution du 27 Décembre 2004 aussi, a subit  de multiples violations
sous votre régime fasciste.


Bozizé, vous n'êtes pas plus centrafricain qu'un autre, alors pourquoi n'acceptez-vous pas d'allez à la table ronde souhaitée par tous? et manifesté par la marche de la Jeunesse, puis de celle des Femmes de notre pays, des parties politiques de l'opposition , la société Civile...

L'UFR, et les Forces Révolutionnaires, vous rendent désormais responsable des conséquences actuelles et futures qui  nous ont contraints à prendre les armes, le seul moyen de nous exprimer pour le moment , à cause de votre refus à  aller vers une solution pacifique quant aux différentes crises que travers le pays.

Le dialogue politique sans exclusif, regroupant les pouvoirs publics, les partis politiques d'opposition, la société civile et l'opposition armées afin de sauver la république centrafricaine de ces maux, dont vous etes le premier et l'unique responsable.

Bozizé Yangouvanda , n'ayez pas la mémoire courte, je vous rappelle votre interview accordé au journal camerounais « MUTATIONS » et  la presse Internationale ou vous justifiez votre rébellion de 2002 et 2003 comme étant due à l'absence de dialogue politique sous le régime de votre prédécesseur Ange-Felix Patassé ; c'est pourquoi, les fronts politico-militaires exigent un dialogue politique sans exclusif, sous l'égide de l'Union Africaine, car notre pays est au bord du gouffre, et vous représentez un véritable nœud de vipère au sommet de l'état.

Par conséquent, vous avez deux alternatives : le dialogue sans exclusif ou votre démission  inconditionnelle.

Bozize Yangouvanda, les exigences de l'UFR-RFR, restent et demeurent les mêmes, hier et aujourd'hui :

1-LE DIALOGUE POLITIQUE SANS EXCLUSIF ;

2-LE PAIEMENT DE PLUSIEURS MOIS D'ARRIERE DE SALAIRES DES FONCTIONNAIRES, DE BOURSES ET PENSIONS DES RETRAITES ;

3-LE RESPECT ET L'APPLICATION DES DROITS HUMAINS ;

4-GARANTIR LA SECURITE POUR TOUS SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL
;

5-REGULARISER LE STATUT DES ENSEIGNANTS VACATAIRES ;

6-INTEGRER DANS LA FONCTION PUBLIQUE LES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOIS
;
7-LIBERER  SANS CONDITION LES DETENUS POLITIQUES ET LES PRISONIERS
D'OPINIONS, CEUX  ARBITRAIREMENT ARRETES ET DONNER DES SOINS, PERMETTRE
DES VISITES ET  JUGER LES PRISONIERS DE DROIT COMMUN ;

8-LE RESPECT ET L'APPLICATION DE LA CONVENTION DES DROITS HUMAINS ;

9-L'INDEPENDANCE DE LA JUSTICE ET GARANTIR LA LIBERTE DE LA PRESSE, AINSI  CELLE DES DEFENSEURS DE DROITS DE L'HOMME ;

10-L'OUVERTURE D'UNE ENQUETE INTERNATIONALE SUITE  AU GENOCIDE DE PAOUA;

11-LE RESPECT ET L'APPLICATION A LA LETTRE DE LA CONSTITUTION DU 27 DECEMBRE 2004.

Voila donc Bozizé Yangouvanda, je vous donne le choix et la balle est
donc dans votre camp,  surtout, les faits s'imposent, et le dialogue politique reste l'unique voie de sortie de crise.

Fait le, 5juillet 2006

SG de L'UFR-RFR
Lt. N'DJADDER-BEDAYA. F

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Published by UFR - dans REBELLION
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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 17:25

Groupe Alternatif pour la Renaissance Centrafricaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contacts

 

Téléphone : +33 06 22 98 30 68 / +33 06 18 43 43 23

 

E.Mail : garc.comite@free.fr

 

1 - L’impérieuse nécessité de s’engager autrement pour la transformation en profondeur du Centrafrique

 

 

Quarante six années après l’indépendance, les filles et les fils de la République Centrafricaine que nous sommes, engagés au sein du Groupe Alternatif pour la Renaissance Centrafricaine - GARC, disons que l’Histoire de notre pays reste à faire : celle de sa souveraineté, de ses institutions, de ses choix économiques, des droits fondamentaux de ses habitants…

 

 

En ce début  du 21e siècle, la situation de notre pays est humainement insupportable et politiquement inacceptable. De l’avis général, aussi bien des observateurs avertis, des médias nationaux et internationaux que des organisations sérieuses impliquées dans des actions caritatives ou de développement, l’état du Centrafrique est extrêmement dramatique et chaotique. Tous les indicateurs sociaux, économiques et politiques montrent que si rien n'est fait pour infléchir ou arrêter le processus de dégradation, le pays va droit à sa perte, à une implosion certaine.

 

 

Face à l’état de déliquescence de notre pays, nous disons qu’il est urgent d’engager un combat républicain et démocratique afin de provoquer le changement qui puisse permettre un meilleur devenir national. Aussi, nous lançons un vibrant appel à toutes les Centrafricaines et à tous les Centrafricains désireux de prendre leur responsabilité historique de citoyens, leur courage de patriotes et de démocrates à se mobiliser afin d’agir collectivement pour ce grand défi. Il s’agit, ensemble, autour des principes et valeurs de la République , de la Démocratie et du Progrès social, de poser les bases pour la Renaissance Centrafricaine.

 

 

Par ce Manifeste, nous disons à toutes celles et à tous ceux de nos compatriotes qui, comme nous, sont convaincus de l’impérieuse nécessité de s’engager autrement pour la transformation en profondeur de notre pays que cela est possible sur la base de réflexions mûries et des actions militantes concertées au sein d’un vaste regroupement de citoyens. Un regroupement de femmes et d’hommes profondément pacifiques, humanistes et progressistes qui refusent de s’engager dans les violences destructrices et meurtrières pour la prise ou la conservation du pouvoir de l’Etat qu’entretiennent les « politiciens professionnels » et les « militaro-politiciens » centrafricains alliés aux forces occultes extérieures.

 

 

 

 

2 - La République Centrafricaine à l’heure du bilan

 

 

La disparition tragique de Barthélemy BOGANDA, leader historique et incontesté de la lutte de libération des peuples de l’ancien territoire colonial de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) marque la mise en parenthèse d’un grand dessein pour l’Afrique Noire en générale, sa partie centrale et australe en particulier : le projet constitutif de la « République Centrafricaine », étape préliminaire pour la fondation des « Etats-Unis d’Afrique latine » Ce grand ensemble politique qui devait regrouper les Etats actuels du Gabon, du Congo-Brazza, du Centrafrique, du Tchad, du Congo RDC, du Cameroun, du Rwanda, du Burundi, de l’Angola… a été étouffé par les forces de régression sociale et de domination néocoloniale.

 

 

Ainsi, en lieu et place de ce projet panafricain qui aurait sûrement permis l’émergence d’une grande puissance politique, militaire et économique au cœur de l’Afrique, on a substitué, encouragé, imposé l’instauration de micros Etats. Des Etats à la « liberté octroyée », où les principes et les valeurs d’indépendance politique, de souveraineté nationale, d’orientation économique, de choix géostratégique sont intrinsèquement viciés.

 

 

 

Née dans le contexte de cette « liberté octroyée » par l’ancien pays colonisateur, la République centrafricaine dite indépendante va se retrouver territorialement et politiquement réduite à sa portion congrue, en totale opposition avec son projet de constitution initiale. Dès lors, elle a été livrée à une classe politique locale collaborationniste, soumise, prédatrice et criminelle.

 

 

Au mépris de la volonté populaire, des principes démocratiques, du devoir national de garantir la sécurité ainsi que de satisfaire les besoins vitaux du plus grand nombre, les différents régimes qui se sont succédés au pouvoir en Centrafrique sont à la base d’une crise généralisée. Ces régimes se sont inscrits sans exception dans la logique du Système post et néocolonial instauré en août 1960. Un Système politique véritablement inique, dépourvu par essence de toute volonté de progrès économique et de transformation sociale pouvant bénéficier à la grande majorité des habitants du pays qu’il domine, exploite, pille et opprime.

 

 

Pendant les quarante six années d’indépendance, les dirigeants successifs du Centrafrique se sont appliqués à répondre avec grand zèle aux exigences et aux directives de leurs commanditaires, alliés et protecteurs étrangers tout en oeuvrant pour leurs propres et insatiables désirs d’enrichissement personnel. Ces dirigeants et leurs principaux collaborateurs ont excellé (et continuent d’exceller !) dans la manie de s’attribuer d’exorbitants pouvoirs et privilèges au sein de l’appareil politique, militaire, administratif et économique du pays. Ceci dans le seul but de capter les richesses nationales pour la satisfaction des besoins stratégiques d’Etats et de groupes occultes étrangers ainsi que pour s’enrichir et défendre des intérêts strictement privés.

 

 

Aujourd’hui, la situation désastreuse, misérable et tragique de notre pays nous interpelle toutes et tous. Elle est inacceptable et surtout révoltante, d’autant plus que le Centrafrique ne manque pas de ressources naturelles : terres cultivables, réseau hydraulique dense, grand massif forestier primaire, réserves cynégétiques riches, nappes pétrolières, diamant, uranium, cobalt, or, coltan… Le pays dispose aussi d’un énorme capital humain : population à forte majorité jeune, agriculteurs/paysans durs aux labeurs et honnêtes, commerçants/artisans créatifs, cadres administratifs diplômés, universitaires, intellectuels, acteurs sociaux volontaristes...

 

Mais, malgré ses immenses atouts stratégiques, notre pays est toujours plongé dans un marasme indescriptible.

 

 

Le Centrafrique vit dans la misère généralisée à cause essentiellement des actions de déstabilisation, d’oppression et de pillage systématique auxquelles se livrent les forces capitalistiques et néocolonialistes les plus primaires de l’extérieur en parfaite complicité avec leurs collaborateurs et alliés locaux. En effet, près d’un demi-siècle après l’indépendance, le Système à l’origine du blocage et du drame national centrafricain est toujours en place. Il est caractérisé par :

 

 

 

·        La permanence d’une dépendance structurelle à l’ancien pays colonisateur, particulièrement dans les domaines régaliens de la finance, de l’économie, de la défense et de la géopolitique ;

 

 

·        L’installation systématique d’hommes liges au sommet du pouvoir, lesquels gèrent l’Etat par procuration pour le compte de forces minoritaires conservatrices locales et étrangères ;

 

 

·        Une infime minorité de fonctionnaires de l’Etat qui s’accapare 80 à 90% des richesses nationales, transformant le pays en patrimoine exclusif de leur groupe social. Il s’agit de 3 à 5% des agents civils et militaires de la fonction publique qui sont paradoxalement devenus très riches, au point de se proclamer millionnaires pour certains, milliardaires pour d’autres. Ils constituent de fait une « Bourgeoisie de fonctionnaires » Laquelle est totalement improductive. En effet, les membres de cette « Bourgeoisie de fonctionnaires » font de leur statut et position au sein de l’administration publique une situation de rente transmissible de père en fils. Ces rentiers/prédateurs sont particulièrement opposés à tout investissement sérieux et transparent à caractère économique et/ou industriel capable de produire le bien-être pour le plus grand nombre de nos concitoyens. 

 

 

·        Une richesse nationale du sol et du sous-sol hypothéquée, bradée aussi bien par des accords de coopération étatique et institutionnelle opaques, antisociaux et anachroniques que des « contrats spéciaux » liant directement les dirigeants politiques du pays à des individus, des groupes connectés au réseau mondial d’un capitalisme débridé, déshumanisant et criminel ;

 

 

·        Une Armée nationale qui n’existe que de nom. Sans orientation patriotique du fait de l’extrême extraversion du Système politique, les forces armées centrafricaines (FACA) sont en manque cruelle d’une doctrine sécuritaire et de défense de dimension nationale. Par conséquent, elles sont l’objet de toutes les manipulations et instrumentalisations les plus inimaginables ;

 

 

·        Des partis politiques d’opposition de façade qui jouent la même partition que le régime au pouvoir. Ils sont animés, pour l’essentiel, par des opportunistes ayant collaboré avec quasiment tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir depuis 1960. Ces derniers sont les fervents partisans du Système en place qu’ils ne contestent ni dans ses principes et fondements, ni dans ses modes opératoires, et encore moins pour ses multiples dérives et crimes. Les principaux « grands partis politiques centrafricains » n’ont d’idéaux politiques, de projets de société que d’attendre leur tour afin d’accéder au pouvoir de l’Etat avec la bénédiction des mêmes réseaux occultes étrangers qui font et défont les régimes politiques en Centrafrique. Loin de rechercher une assise nationale, d’être porteurs de vraies alternatives sociales, d’engagements militants de terrain, ces partis ne sont en réalité que des caisses de résonance des bons conseils politiques venus d’ailleurs ainsi que des revendications pouvoiristes à caractère familial et clanique de leurs « président-fondateurs » et autres « présidents à vie » ;

 

 

 

·        Le développement et l’entretien chez les Centrafricains de l’esprit misérabiliste, de la mentalité de dépendance, de comportements fatalistes et de sentiments antipatriotiques. Ceci à cause de l’idée construite, propagée et intégrée collectivement depuis la période coloniale sur une prétendue pauvreté du pays. D’aucuns expliqueraient cette fameuse pauvreté du Centrafrique par la présence sur le territoire national d’une kyrielle d’individus et d’organisations d’origine étrangère aux missions et objectifs souvent obscurs : des structures religieuses, des associations humanitaires, des organismes d’aide au développement, des milices privées, des coopérants et experts à tout faire, des hommes d’affaires véreux, des forces de défense et de sécurité d’Etats dits « amis » En clair, un conglomérat d’aventuriers et de structures hétéroclites qui agissent plutôt pour leurs propres intérêts, sans réel contrôle des pouvoirs publics, commettant en toute impunité des exactions en tous genres ;

 

 

·        L’organisation et l’entretien par les agents du pouvoir de la primauté de l’arbitraire sur le droit, de la misère humaine et sociale ainsi que de l’insécurité dans le pays. Ce qui provoque la fuite de milliers de centrafricains les plus formés et intègres : les militants politiques crédibles, les cadres diplômés, les intellectuels… Lesquels se voient condamner à l’exil volontaire ou à l’émigration forcée.

 

 

Face à une situation nationale catastrophique à tous les niveaux, où la population vit dans une misère morale et physique indescriptible, où l’insécurité et l’injustice règnent en maîtres sur l’ensemble du territoire ; il n’est plus possible de continuer à garder un silence complice, donc coupable. Il n’est plus possible de se croiser les bras en priant on ne sait quel Dieu pour qu’il vienne sauver de l’abîme la terre et les hommes de Centrafrique.

 

 

 

C’est pourquoi, nous affirmons avec conviction et une forte détermination qu’il est venu le temps du réveil, le temps de l’action citoyenne, démocratique et populaire pour la Renaissance Centrafricaine.

 

 

3 - Nos références  pour le temps de l’action

 

 

 

Nous considérons et prenons comme modèles référents le message politique visionnaire, le sens du combat patriotique et l’esprit de sacrifice qui ont caractérisé des leaders historiques du pays que sont : BARN GBAKE, KARINOU, BERANDJOKO, BOGANDA… La « vraie histoire » de leur lutte ainsi que celle de l’organisation sociale et politique pré-coloniale de notre pays doivent être prises en compte dans le processus de reconstruction du Centrafrique. En effet, pour nous, toutes les expériences de lutte patriotique ainsi que les faits historiques propres au génie de nos ancêtres constituent une véritable source d’inspiration et d’identification pour la Renaissance Centrafricaine. Notre nation en devenir ne saurait et ne pourrait s’accomplir pleinement qu’autour d’une Conscience historique commune, un destin partagé, une mémoire vivante des grands faits des dignes filles et des dignes fils du pays.

 

 

Nous considérons le combat héroïque et le sacrifice suprême consenti par les « Jeunes Martyrs » de 1979, victimes du régime de Bokassa, comme une flamme inextinguible de l’esprit de résistance à l’oppression et de lutte patriotique de la jeunesse centrafricaine.

 

 

Nous considérons les grands changements socio-économiques et géostratégiques qui s’opèrent aujourd’hui dans le monde, particulièrement en Afrique australe et du centre, en Amérique du sud, en Asie du centre et du sud-est du fait de la fin de la guerre froide et surtout du réveil des nations, des peuples longtemps marginalisés, dominés et opprimés, comme une possibilité historique de progrès en Centrafrique.

 

 

Tout comme, nous considérons, le fait que l’immense majorité des centrafricains aspire à vivre en paix, à co-exister harmonieusement au sein de la Communauté nationale constituée par toutes les composantes ethniques et identitaires du pays comme l’une des raisons objectives permettant d’envisager sereinement la construction d’une nouvelle citoyenneté, d’un nouvel Centrafrique : multiethnique, unifié, solidaire et moderne.

 

 

Nous affirmons notre ferme volonté d’engager une lutte citoyenne et démocratique pour l’avènement d’une Alternance politique globale en Centrafrique. Une Alternance qui puise sa légitimité et ses références dans les réalités du pays profond, dans l’histoire sociale et politique commune à toutes les composantes du peuple centrafricain ainsi que dans les expériences de lutte qui ont été menées par d’autres peuples du monde. Lesquels, opprimés, dominés, exploités se sont levés pour refuser la fatalité en se battant pour la liberté et le droit à une vie individuelle et collective meilleure. 

 

 

Nous proclamons notre attachement à l’esprit de la Renaissance Centrafricaine sur la base de la vision culturelle, sociale et politique des pères fondateurs du Panafricanisme ainsi que des principes et des valeurs ci-après : 

 

 

·        Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,

 

 

 

·        L’indépendance dans l’interdépendance librement choisie,

 

 

·        La reconnaissance et l’affirmation de la pluri-ethnicité comme l’un des fondements de la Nation et de l’organisation de l’Etat,

 

 

·        Le caractère Républicain et laïc de l’Etat,

 

 

·        La démocratie pluraliste et participative,

 

 

·        Le dialogue social et le suffrage populaire comme moyens légitimes et démocratiques de l’accession au pouvoir de l’Etat et de la gestion des collectivités,

 

 

·        Le droit inaliénable de chaque peuple à la libre exploitation et à la jouissance pleine et entière de toutes les richesses de son pays, notamment celles du sol et du sous-sol,

 

 

·        L’économie au service de l’Homme et du bien-être collectif,

 

 

·        Une justice équitable pour Tous.  

 

 

 

 

 

 

 

4 - Les catégories sociales dynamiques comme moteur de la lutte pour la Renaissance Centrafricaine

 

 

Alors qu’elles représentent l’écrasante majorité de la population centrafricaine, les catégories sociales dynamiques qui sont les plus progressistes du pays sont marginalisées. Elles subissent depuis quarante six années, les trahisons, l’injustice sociale, l’antipatriotisme, les crimes économiques et de sang… de la part des différents régimes qui se sont succédés au pouvoir.

 

 

Nous affirmons avec force nous reconnaître et nous positionner résolument dans les luttes de résistance, de survie et de progrès social que mènent au quotidien les véritables forces vives de la nation centrafricaine qui sont :

 

 

 

·        Les paysans et ruraux surexploités et toujours marginalisés ;

 

 

·        Les commerçants des marchés urbains et péris (Wali gala, Koli gala, Boubaguéré…) ;

 

 

·        Les élèves, les étudiants, les diplômés sans emploi, abandonnés à eux-mêmes et inquiets de leur avenir ainsi que de celui de leur pays ;

 

 

·        Les « fonctionnaires et agents appauvris de l’Etat » Alors qu’ils sont des honnêtes et intègres patriotes, l’immense majorité des fonctionnaires civils et militaires se retrouve précarisée et paupérisée par le Système en place, particulièrement du fait de nombreuses années de travail non rémunéré ;

 

 

·        Les patriotes entrepreneurs et artisans qui subissent la concurrence déloyale des affairistes véreux et des prédateurs liés au pouvoir ;

 

 

·        Les écrivains, les artistes et les musiciens souvent déconsidérés, sans protection et soutien de la part des pouvoirs publics alors qu’ils sont les porteurs/vulgarisateurs importants de la Culture et des Arts de notre pays ;

 

 

·        Les organisations sociales, syndicales et politiques attachées aux vraies valeurs de la République , de la démocratie, de la justice sociale et des droits de l’homme. Lesquelles luttent avec conviction et détermination sans compromissions avec le Système en place ;

 

 

·        Les Centrafricains de la Diaspora qui aiment leur pays d’origine et qui sont confrontés à des obstacles inimaginables lorsqu’ils veulent œuvrer, de là où ils se trouvent, pour son épanouissement. Toutes celles et tous ceux de nos compatriotes exilés politiques ou réfugiés qui ne peuvent envisager sereinement un retour au pays de leurs ancêtres pour cause du caractère totalitaire, violent et criminel du Système en place.

 

 

Convaincus du fait qu’aucun combat de transformation sociale durable ne peut se concevoir et se réaliser sans l’adhésion et la participation effective du plus grand nombre de femmes et d’hommes de notre pays, nous nous engageons à œuvrer pour la mobilisation et le regroupement militant des individus, des communautés de base, des organisations dynamiques et progressistes. Un regroupement qui doit transcender les calculs politiciens, les petits clivages partisans en mettant au cœur de sa pensée, de son organisation, de son action : le principe de la lutte acharnée pour une mise à terme du Système politique qui nous a été imposé depuis 1960 et la perspective d’une alternative endogène, proche des aspirations des masses paysannes et populaires de notre pays.

 

 

 

Toutefois, dans le contexte actuel, nous pensons qu’il n’y a nul besoin de constituer un énième « parti politique centrafricain » Lequel serait confondu avec les « partis alimentaires » en place, dont la liste est déjà fort longue. Par conséquent, c’est en citoyens libres, en républicains et démocrates conscients de la nécessité et de la justesse du combat collectif pour la Renaissance de notre pays que nous devons agir. Nous avons l’intime conviction qu’aujourd’hui, seule une action des citoyens visant la conscientisation politique, l’action solidaire et patriotique de proximité est susceptible de créer l’élan populaire indispensable au processus de changement en profondeur du Centrafrique.

 

 

Ainsi, face à l’urgence de la situation nationale, nous entendons nous investir dans la mise en réseau de toutes les forces vives nationales qui agissent de manière démocratique et pacifique pour une rapide alternance face à l’échec consommé et aux dérives totalitaires du pouvoir actuel. En ce sens, nous sommes prêts à réfléchir et à agir avec toutes les personnes, toutes les organisations républicaines qui veulent mettre un terme au régime issu directement de la rébellion militaire ayant débouché sur le putsch du 15 mars 2003.

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Published by GROUPE ALTERNATIF POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE - dans DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 23:19
 

03/07 :RCA: Le président Bozizé reconnaît que le nord du pays est soud contrôle des rebelles

Le nord de la Centrafrique " vit pratiquement sous occupation", a estimé, dans un message radiodiffusé lundi, le président centrafricain François Bozizé cité par une information de Bangui, affirmant que son pays était " attaqué" par des bandes armées à la solde de "puissances étrangères".
La sécurité de la Centrafrique "est gravement menacée dans la partie septentrionale de notre pays qui vit pratiquement sous occupation", a déclaré M. Bozizé. "Depuis quelque temps, notre pays est régulièrement attaqué par des individus sanguinaires et criminels, qui ne disent pas leur nom, mais qui sont, à l’évidence, soutenus par des puissances étrangères", a-t-il poursuivi, désignant implicitement son voisin soudanais et citant les récentes attaques de Birao et Gordil (1 000 et 800 km au nord-est de Bangui).

Le régime du président Bozizé, fidèle soutien de son voisin tchadien Idriss Deby Itno, a dénoncé ces derniers mois plusieurs violations dans l’extrême nord-est de son territoire, situé entre les frontières tchadienne et soudanaise, par des rebelles tchadiens hostiles au pouvoir de N’Djamena et soutenus, selon le Tchad, par le Soudan.

Source: Alwihda -

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Published by ALWIHDA-RFI/WIKIPEDIA - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 23:16
 

04/07 :CENTRAFRIQUE : Bozizé sonne la mobilisation contre la rébellion

Face aux attaques des rebelles centrafricains alliés à ceux du Tchad dans le nord du pays, le chef de l’Etat centrafricain a décidé de prendre le taureau par les cornes. Tous les Centrafricains sont ainsi appelés à s’opposer à ces agressions.

Bangui - Le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, a appelé dimanche ses compatriotes à la solidarité nationale et à l’unité pour faire face aux attaques répétées des rebelles dont la dernière, à Gordil (1.043 km au nord-est) a officiellement fait 14 morts parmi les éléments de l’armée centrafricaine et de la Force multinationale de la Cemac (Fomuc).

« Quand la patrie est en danger, c’est aussi le devoir de tous les fils du pays de contribuer, par tout moyen, à défendre la cause de la patrie », a déclaré le général Bozizé dimanche dans une adresse à la nation. « Votre armée, équipée par les pays amis, est maintenant capable de s’opposer à des agressions, mais les soldats doivent avoir confiance en eux-mêmes et en leur hiérarchie », a-t-il poursuivi, précisant que « les individus indisciplinés et sans courage n’ont pas leur place dans l’armée ». « Quiconque commettra une faute grave devant ou à proximité de l’ennemi sera immédiatement sanctionné et traduit devant les tribunaux compétents », a prévenu François Bozizé en direction des détachements militaires en service dans le nord-ouest et dont le manque d’entrain est source de préoccupation. Les déclarations du président centrafricain interviennent une semaine après les combats les plus violents enregistrés à la frontière avec le Tchad et le Soudan depuis le 14 avril dernier. A cette date, Bangui avait annoncé la fermeture de sa frontière avec le Soudan, accusé de soutenir les rebelles tchadiens du Front uni pour le changement démocratique (Fuc) qui ont attaqué N’Djaména en transitant par le territoire centrafricain.

Source: Alwihda - le soleil

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 23:03
 

04/07 :Rca: Avec des oeillères, Bozizé déclare la guerre francophone au Soudan

Les récentes déclaration de Bozizé montrent à l'évidence que le président Centrafricain est prisonier du complexe de Fachoda et sous l’emprise de la France néo-coloniale.

Après avoir fermé sa frontière avec le Soudan, un pays frère dont nous partageons le destin depuis des millénaires, le président Centrafricain poursuit son erreur en soutenant militairement le despote Tchadien, Idriss Deby, entrainant la nation Centrafricaine dans une deuxième aventure guerrière incertaine, après celle de 2002 dont chacun mesure désormais le caractère désastreux.

L'erreur politique et militaire de la France au Soudan consistait à soutenir le nord-Soudan contre le sud-Soudan de Dr Garang, pariant sur la défaite totale de ce dernier.

De 1967 à 1995, Paris avait utilisé son porte-avion militaire situé au coeur de l'Afrique - le territoire de la République centrafricaine - pour former et équiper les extrémistes Soudanais, commerçant avec des terroristes basés au nord-Soudan, à l’instar de Carlos et de Ben Laden.

Dans les années 1980, le pro-consul Jean-Claude Mansion manipula André Kolingba afin d'utiliser les ressources Centrafricaines pour fournir armements et renseignements divers contre le mouvement de rebellion du Sud-Soudan.

Vers le début des années 1990 une politique cynique et similaire était mise en place au Rwanda, dont la conséquence directe fut le génocide de près d’un million de Tutsis, et Hutus modérés, au Rwanda en 1994.

Si le passage du président Centrafricain Ange-Félix Patassé avait temporairement neutralisé l'influence militaire française dans la guerre de libération du sud-Soudan, on constate que l'actuel occupant du palais de la Renaissance a totalement succombé aux pressions néo-coloniales françaises et est entrain d'emboucher la trompette de la guerre contre le Soudan, pays frère aimé par tous les Centrafricains.

Kigali a évincé Paris du Rwanda, Karthoum l’a fait au Soudan. Centrafrique et Tchad en feront ils de même après la chute de Déby?

Que l'on ne se trompe pas sur la fin prochaine de Paris en Afrique. Kigali avait le premier compris le jeu dupe des politiciens français. La Yougoslavie également avait déja gouté à l'inconsistence de la France, dont le courage politique suit le sens des courants forts du moment. Les politiciens français sont toujours prêts à promettre monts et merveilles, mais ne sont-ils pas les premiers à prendre la poudre d'escampette au premier signe de feu ?

Feu Milosevic, feu Habyarimana, feu Bokassa, feu Mobutu, Saddam pourraient le témoigner à haute voix. N'avaient ils pas le soutien inconditionnel des politiciens et militaires français, qui se disaient prêts à les défendre jusqu' à la dernière balle?

Au premier coup de feu chacun a vu à quelle vitesse les détachements français avaient déguerpi...

Si le président Soudanais Béchir avait du avaler des couleuvres face à feu John Garang, il sait maintenant que c'est la faute aux Français. Il avait cru, à tort, aux promesses de Paris et à son chimérique soutien inconditionnel.

Aujourd'hui, après plus de trois (3) millions de morts dans une guerre civile activement entrenue par la France depuis le territoire Centrafricain, après avoir constaté de visu les dégats importants causés par cette folie meurtrière dans son pays par des fervents pratiquants de la francophonie, les Soudanais savent qu'il leur faut reprendre les choses en main.

Comme le Rwanda, le Soudan a finallement mis fin à l’aventure rocambolesque de Paris sur son territoire.

En réaction, Paris est en train d’utiliser ses pions en Centrafrique et au Tchad et se prépare à lancer une véritable guerre proxy contre le Soudan.

L’absurdité politique et historique des politiciens Centrafricains

Le président Centrafricain doit mettre de l'eau dans son vin français et tenter de le boire très glacé et très lentement, roulant sa langue sept fois dans sa bouche avant de prononcer des menaces contre le Soudan. Il doit comprendre ce que la géo-politique de l'Afrique centrale est entrain de lui enseigner.

Bon gré, mal gré, la France néo-coloniale va accepter sa descente dans les bas- fonds. Elle va accepter l'impuissance de ses sectes francophones en Afrique centrale. Les idéologies de la francophonie ont pourri avec le déclin des Ngoupandé et autres intellectuels du bord de la Seine, qui ont pris en otage le gouvernement Centrafricain, conduisant une politique terroriste digne des Talibans.

En revenant sur le cas du président Centrafricain, l’extrait ci-dessous d’une déclaration radio-diffusée (heureusement captée uniquement dans un rayon de 100 kms autour de Bangui, limitation de puissance d’émission oblige), le lundi 3 Juillet 2006 lève le doute sur l’agression ourdie depuis la France contre le Soudan:

"Il est évident que certains voudraient nous dicter notre attitude vis-à-vis des pays voisins et même nous imposer une politique extérieure, à cent lieux de nos principes républicains", a dit M. Bozizé. Le chef d'Etat en a appelé à "la solidarité nationale" et à "la grande famille francophone d'Afrique centrale".

"Quand la patrie est en danger, c'est bien sûr le devoir des forces de défense et de sécurité de s'opposer aux envahisseurs, mais c'est aussi le devoir de tous les fils du pays de contribuer par tout moyen à défendre la cause de la patrie"...

Encore une ineptie qui démontre à suffisance la terrible pression qu'il subit de la part de la France néo-coloniale. Car, pourquoi n'avait il pas saisi la tribune de l'Union Africaine qui vient de se terminer à Banjul pour faire une telle déclaration ? Pourquoi ne saisit-il pas le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’il croit détenir une preuve de ses allégations ?

Tout le monde le sait, la France impose son diktat en Centrafrique et décide de notre politique extérieure. La Centrafrique est devenue la risée de l’Afrique toute entière.

L’ayant compris, les Centrafricains rejettent en bloc cette chienlit et refusent de se battre contre le Soudan et contre le Tchad.

Le danger pour notre patrie en ce moment vient des valets des colons français qui usurpent la dignité Centrafricaine et sabotent l’Unité africaine en travaillant ardemment avec l’ennemi pour agresser un pays frère : le Soudan.

Le destin historique et spirituel du Tchad, de Centrafrique et du Soudan sont intimement liés

L’ obsession de secourir le soldat Idriss Déby, la tendance maniaque de vouloir agresser systématiquement sur ordre de Paris le Soudan - pays frère que les Centrafricains aiment et supportent à travers leurs prières d'intercession afin que la paix et la concorde leur soit à nouveau accordées selon la bonne grace du Tout puissant Eternel – l’inconsistence de la politique dite francophone de la Centrafrique doivent être dénoncées avec la plus grande vigueur par toutes les forces vives de la nation Centrafricaine.

Le peuple Centrafricain est un peuple épris de Paix et qui vit en harmonie avec les peuples frères du Congo, du Cameroun, du Tchad et du Soudan. Nous, Centrafricains, sommes bénis par Dieu en ce sens que l’Eternel nous ait placé dans le pays de Cush.

Aussi je lance un fervent appel à tous mes frères et soeurs Centrafricains, je les invite à lire dans la Bible le passage relatif au pays de Cush dans Esaie 18.

Méfions nous des philosophies trompeuses de la francophonie quand on sait que la Bible contient une référence aussi explicite de la région dans laquelle nous vivons.

Dans ces conditions pourquoi envoyer nos enfants et nos frères faire une guerre perdue d’avance contre le Soudan, le pays de Cush, dont nous partageons le glorieux destin divin (Esaie 18) ?

Sommes nous plus proches de la France que du Soudan ? Les oeillères placées sur les yeux de Bozizé et Ngoupandé par la France bonapartiste ne peuvent pas rendre aveugles tous les vaillants fils de Centrafrique !

A l’évidence, les Centrafricains refusent le fond et la forme des propos tenus par les autorités Centrafricaines otages de la francophonie sectaire, vindicative et terroriste.

Vous le voyez par vous même : le plan de la France de détruire notre belle Afrique centrale avait commencé au Soudan et au Rwanda. Mais ce plan machiavélique a déja échoué. Car Dieu est avec nous.

Alleluyah !

Combien de morts faudra t-il pour que les Centrafricains se dressent devant ce monstre, baptisé francophonie, qui prone la guerre et la désolation sur la terre de nos ancêtres ?

Honore Yadaba

Réfugié politique Centrafricain, USA.

Source: Alwihda -

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 16:30
Il faut aider le Fuc à se relever et à se tirer de l’affaire !

Bientôt deux semaines, que le Fuc est grippé par un conflit interne qui a fixé l’attention de l’opinion publique et suscité des réactions contrastées de par le monde. En dépit de ce que l’on peut qualifier de cahot que subit le Fuc, les chefs de la rébellion affirme et réaffirment leur volonté commune de poursuivre et d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés qu’est d’extirper le mal tchadien à savoir : le régime d’Idriss Deby. A défaut, bien entendu du dialogue politique rendu impossible entre les acteurs politiques en conflit.

C’est pourquoi, quelque part, nous nous disons qu’il faut aider les forces du changement politique de l’Est du Tchad à surmonter leurs difficultés en cette période pénible.

Nous réalisons aujourd’hui, que dans l’histoire des rebellions armées, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour comprendre l’état d’esprit qui prévaut, empoissonne l’ambiance ambiante et provoque les divergences au sein du groupe.
Il y a entre autres les facteurs endogènes et exogènes ;

-Endogènes : Les incompatibilités humorales entres les personnes issues des horizons différents, l’indiscipline, l’hostilité environnementale, le stresse, la nostalgie familiale ;

-Exogènes : L’opposition française et son soutien indéfectible à Deby, les exigences, contraintes et les réticences de la communauté internationale qui sont à géométrie variable et insaisissables face aux prises des pouvoirs par les armes. Les rebelles deviennent minoritaires dans un contexte démocratique international de plus en plus uniformiser où il faut donner des gages de bonne volonté politique pour accéder au pouvoir par les armes.

Ces éléments précités constituent inévitablement et de façon non négligeable des principaux facteurs bloquants en terme de dysfonctionnement que peut rencontrer une rébellion armée.

Toutefois, nous sommes partis du constat que la crise que traverse le Fuc à l’heure actuelle n’est guère inédite en Afrique, berceau des rebellions armées.
Nous faisons alors allusion à la rébellion ivoirienne qui a connu une déchirure d’une extrême gravité ayant opposé le sergent, Ibrahim Coulibaly à Soro Guillaume,actuel chef des Forces Nouvelles, qui occupent une portion importante du territoire de Côte D’Ivoire. Cette crise n’a nullement perturbé et empêché les rebelles Ivoiriens à tenir tête au régime de Laurent Mbagbo, hyper armé.

La rébellion tchadienne, doit faire taire les petites querelles et se tourner vers l’avenir, en s’inspirant de l’exemple ivoirien.

Aujourd’hui, l’espoir semble bien renaître avec les tractations en cours tendant aux rapprochements des points de vue gelés, pour dissiper l’incident survenu.

Il est très urgent que les deux chefs rebelles tchadiens prouvent aux langues de vipères qu’ils sont maintenant et aujourd’hui plus que jamais capables de faire la paix de brave et de s’inscrire en synergie dans une dynamique pour harmoniser leurs points de vue par la mise en place des actions politiques et militaires.
Aussi, voudrions nous voir les leaders des autres factions armées jouer le rôle de facilitateurs et médiateurs pour encourager le dialogue entre les parties en conflit, en vue d’une refonte globale des mouvements armés de l’Est du Tchad et de rendre possible l’unification.
De même que les autres personnes ressources, les exilés politiques doivent conjuguer leurs efforts pour venir en appoint de toute initiative de cohésion des rebelles Tchadiens.

Il faut donc aider le Fuc à se relever et à se tirer de l’affaire une fois pour toute !

Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne.
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.


Source: Alwihda -

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 15:54

Informations Ouvrières N° 687 - semaine du 14 au 20 avril 2005

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

EXTRAIT DE L´INTERVENTION D´UN DÉLÉGUÉ À LA CONFÉRENCE MONDIALE DE L´ENTENTE INTERNATIONALE, À MADRID

 

"Ce pays peut disparaître de la carte en termes d´identité humaine"


 

Le parti PATRIE demande à adhérer à
l´Entente internationale
 

 

"CERTAINES données spécifiques à la République centrafricaine font que la lutte des classes doit prendre des formes particulières. C´est un pays qui n´a pas d´industrie. C´est un pays vierge. Il y a de la place et de l´espace pour travailler. Cependant, la structure sociale est dominée à 85 % par des paysans, qui travaillent à la houe, encore aujourd´hui, au début du XXIe siècle. C´est, en outre, un pays jeune.

 

Nous avons donc fondé notre organisation politique sur ces deux bases : un monde paysan et une population jeune. Nous comptons sur votre solidarité pour poursuivre cette mission dans notre pays, en Afrique et dans le monde. Nous souscrivons aux conditions de principe adoptées jusqu´à ce jour par l´Entente internationale des travailleurs et des peuples, et c´est pourquoi mon parti demande à adhérer à l´Entente.

 

Nous devons renouveler le sens de la démocratie, en réinvestissant le combat de la lutte des classes ; nous avons la
conviction que c´est la seule voie par laquelle s´affirmeront les droits : le droit d´accéder à un travail, le droit  d´avoir un traitement et des conditions de vie convenables.

 

Merci à l´Entente de nous avoir ouvert la voie de la reconquête, de la dignité de notre peuple, de tous les peuples. »

« La ruée sur le pétrole africain » que dénonçait un ancien économiste de la Banque africaine de développement, dans un article que nous avons partiellement reproduit la semaine dernière dans ce journal, c´est en vérité la ruée sur toutes les richesses de ce continent. Un pillage qui alimente toutes les guerres, qu´on nous présente comme « ethniques », toutes les souffrances des peuples de ce continent ravagé.

 

Non, les peuples d´Afrique ne sont pas victimes d´un sort qui échappe à l´entendement. Ils sont victimes d´un système : le régime de la propriété privée des moyens de production, parvenu au stade de la décomposition, qui cherche sa survie dans la destruction systématique des bases mêmes de la civilisation.

 

C´est ce que dénonce avec force, parmi d´autres militants africains qui ont participé à la deuxième session du Tribunal international chargé de juger les responsables de l´évolution meurtrière imposée aux travailleurs et aux peuples d´Afrique à Madrid, Jean-Pierre Redjekra, ancien leader du mouvement des étudiants et des élèves en République centrafricaine de 1990 à 1993, aujourd´hui vice-président d´un jeune parti politique, le Parti africain pour une transformation radicale des Etats (PATRIE). Nous lui donnons la parole.

 

"La République centrafricaine, comme son nom l´indique, est au coeur de l´Afrique, le plus peuplé des Etats d´Afrique centrale. Un pays de 3 millions d´habitants sur 622 000 km2, qui ploie depuis des décennies sous de grosses difficultés, l´esclavage, l´entreprise coloniale, le régime de terreur de M. Bokassa, que le monde entier connaît pour sa cruauté, et
qui était entretenu par les puissances impérialistes.

 

Des troupes dites "non conventionnelles" tuent et violent.

 

Depuis une quinzaine d´années, une fausse démocratie se développe dans ce pays. Il y a une semaine, des élections présidentielle et législatives ont eu lieu. Mais, tout le monde sait, les travailleurs, les jeunes et les paysans savent que rien ne va changer après cette consultation.

 

Aucun candidat ne remet en cause les responsabilités internes et externes de l´impérialisme sous toutes ses formes. Impérialisme économique, ingérence politique imposés à tout un peuple.

 

Le gouvernement va continuer à obéir aux injonctions de la Banque mondiale et du FMI.

 

Des fils de ce pays et des vendeurs d´armes, qu´ils soient au gouvernement ou pas, vont continuer d´entretenir des troupes dites « non conventionnelles », troupes qui tuent et violent femmes et enfants.

 

Ce pays, dont les frontières ne sont pas protégées, est entouré de pays eux-mêmes en crise. Ceux qui fuient le Soudan viennent en République centrafricaine, ceux qui fuient le Zaïre viennent en République centrafricaine, et, à l´intérieur de la République centrafricaine même, de nombreux conflits sont créés pour entretenir l´insécurité. Et le gouvernement ne fait rien.

 

Ce gouvernement, qui ne fait rien pour le peuple, s´est mobilisé en revanche pour protéger le président Giscard, qui, en plus d´être le rédacteur de la Constitution européenne, est un grand habitué de la chasse en République centrafricaine. A
ces occasions, un bataillon de l´armée est mobilisé pour l´assister et le protéger.

 

Le gouvernement ne fait rien pour le peuple

 

Ce gouvernement se mobilise également pour protéger le baron de Rothschild lorsqu´il vient en République centrafricaine pour observer un peu de façon exotique le paysage et les espèces rares.

 

Si les travailleurs centrafricains, et principalement les jeunes, qui constituent 65 % de la population, ne se mobilisent pas, ne s´organisent pas, ce pays peut disparaître de la carte en termes d´identité humaine.

 

La République centrafricaine ravagée par le Sida

 

La République centrafricaine est au premier rang, en tout cas en Afrique centrale, pour le Sida, avec 10 % de la population affectée. Le produit national brut a été divisé par deux sur les quinze dernières années, tombant aujourd´hui à 260 dollars par habitant.

 

Il faut dire, sans démagogie, que dans les hôpitaux, on ne trouve ni gants, ni seringues. Il y a encore une semaine, j´étais dans les hôpitaux : il n´y avait même pas de médicaments pour soigner la tuberculose.

 

L´espérance de vie réduite aujourd´hui à 43 ans

 

La trithérapie, seul traitement efficace contre le Sida, représente le salaire de six mois pour un cadre, quand les médicaments existent. L´espérance de vie est aujourd´hui de 43 ans en République centrafricaine.

 

Il y a quelques semaines, un expert de la Banque mondiale qui visitait notre pays pour définir le programme d´ajustement structurel est tombé par hasard sur l´un des cimetières de Bangui. Lorsqu´il a vu l´étendue de ce cimetière, il a pensé que, dans ce pays, il y avait une guerre. Et nous lui avons dit qu´effectivement, il y a une guerre : celle des  institutions de Bretton Woods, avec la complicité du gouvernement.

 

Une guerre qui a produit ce cimetière. Une guerre qui fait qu´il y a plus de tombes dans le cimetière que d´habitants dans la ville. Et il existe d´autres cimetières dans cette ville, que ce représentant du capital n´a pas eu l´occasion de voir.

 

Quelle réponse face à ces attaques ?

 

Quelle réponse face à ces attaques de l´ordre capitaliste et impérialiste ? Il y a, d´une part, le mouvement syndical.
C´est l´une des forces sociales de la résistance en République centrafricaine. Le mouvement des étudiants également, depuis vingt ans : c´est d´ailleurs lui qui a fait tomber Bokassa en 1979. Mais il ne peut plus être porteur aujourd´hui à lui seul d´une perspective politique progressiste.

 

La classe politique est aux ordres des institutions de Bretton Woods et la légitimité électorale acquise ces dernières années a été trahie par les partis les uns après les autres.

  

C´est pourquoi, depuis un an et demi, une petite formation politique, qui s´appelle le Parti africain pour une transformation radicale des Etats (PATRIE), a été créée, essayant d´élever les consciences et de porter le combat sur le terrain de la lutte des classes. »

 

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 15:42

CENTRAFRIQUE - Bozizé, ATT et les rebelles


L'attaque dans la nuit du 25 au 26 juin, de la localité
centrafricaine de Gordil, non loin de la frontière du Tchad, qui a
fait cinq morts parmi les soldats de l'armée centrafricaine et une
victime (tchadienne) parmi les troupes de la Cemac, serait l'œuvre
des rebelles du FUC (Front uni pour le changement démocratique)
opposés au régime d'Idriss Déby Itno. C'est tout du moins ce que
l'on affirme à Bangui, de source proche de la présidence, où l'on
ajoute que ce groupe d'environ 250 rebelles, replié dans la réserve
animalière qui entoure Gordil après l'échec de l'offensive contre
N'Djamena les 8 et 9 avril dernier, a tenté de piller la ville afin
de s'emparer des stocks de nourriture et de carburant qui s'y
trouvent. Une trentaine d'entre eux auraient péri dans
l'affrontement.
Installé à Bamako, au Mali, où il a trouvé refuge, le lieutenant
Djadder, chef de l'opposition armée au président centrafricain
François Bozizé, fait entendre un tout autre son de cloche. Selon
lui, ce sont des "révolutionnaires centrafricains", membres de l'UFR
(Union des forces républicaines), qu'il dirige, qui se seraient
heurtés aux troupes loyalistes, et non des rebelles tchadiens.
Djadder, qui a été reçu le 8 juin par le président malien Amadou
Toumani Touré sur intercession de l'un des proches de ce dernier, le
colonel Hamidou Sissoko, affirme avoir soumis à ATT (qui connaît
bien la Centrafrique, où il a dirigé la mission de l'ONU) une
demande de médiation. fin politique et sachant que François Bozizé
rejette par avance toute négociation avec cet ex-sous-officier entré
en rébellion, ATT pourrait bien botter en touche.

(c) JEUNE AFRIQUE N° 2373 - DU 2 AU AU 8 JUILLET 2006

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 19:45
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

 L'ELYSEE ET SES MOTS SUR LE TCHAD ET LA CENTRAFRIQUE :UNE CONTREVERSE


Que la liberté donne aux centrafricains et tchadiens l'opportunité de prendre à bras-le-corps leur destinée démocratique est une preuve de maturité politique. Que les citoyens de ces deux Etats exigent la démission des dictateurs Bozizé et Idriss Déby Itno est un enseignement de grande portée à l'endroit de l'opinion internationale. Que le coup d'Etat de Bozizé qui le porta au Pouvoir de l'Etat, légalisé peu après par des consultations nationales massivement frauduleuses n'est pas démocratique. Que la bonne gouvernance ne se pratique pas dans le régime de Idriss Déby Itno. Un pouvoir ethnique. Que la France confond la démocratie avec les élections dans ces deux Etats. Pour elle, qu'importe que les élections soient manipulées. Controverse de l'Elysée. Confusion des genres. L'Elysée intervient militairement en Centrafrique pour juguler selon lui l'insécurité. A ce propos, l'on prend en compte l'anachronisme de celui-là. L'Elysée n'est plus lucide. L'Elysée a perdu ses capacités de discernement. La Centrafrique veut la démocratie. Elle s'oppose à l'oppression. Elle vilipende la dictature. Le Tchad se veut libre. Il exige que Idriss Déby quitte le Pouvoir de l'Etat Idriss Déby Itno a participé au démantèlement des institutions républicaines en Centrafrique. Il a fait écrouler l'Etat de Droit en participant à la réalisation du coup d'Etat destituant le Président élu au suffrage universel notamment Mr Ange Félix Patassé. Deux Etats. Deux régimes d'oppression. La dictature. Des dictateurs. Des pouvoirs ethniques. Et l'Elysée se propose de les"stabiliser". L'Elysée pense bien faire pour ses intérêts. Mais à longue échéance c'est ruineux. Les citoyens sauront qu'il a oeuvré au détriment de la promotion de la démocratie, la liberté et l'Etat de Droit. Et controverse!

De tous les Etats européens les plus industrialisés, les plus avancés en technologie militaire pour ne pas dire des puissances militaires ; la France y figure. Son rayonnement dans le monde l'oblige à maîtriser la technologie des inventions nouvelles en armement. Une France dit-on puissante. Une France dit-on capable d'assurer la sécurité internationale. Au même moment, une France qui démocratique doit donner des raisons aux Etats du monde entier la chance de connaître et de goûter à la démocratie, la liberté et la prospérité. Une France comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis qui combattent le terrorisme, les dictatures et les tyrans ; implantent dans les Etats de l'Asie du Sud-Est des observatoires pour s'enquérir de l'état de cette région qui suscite la question de sécurité aux fins de l'améliorer. Car, c'est la sécurité internationale dont il s'agit. C'est la sécurité de toute la planète. La géopolitique en donne des reliefs pertinents. Et la démocratie, la liberté et la lutte contre la pauvreté sont devenues la préoccupation majeure de la Communauté Internationale même si certains pensent et ce très mal que c'est pour garantir les intérêts des Etats-Unis d'Amérique. Où est la France dans ce processus de la sécurité internationale? Qu'entreprend-elle pour la prospérité de ses anciennes colonies? Autant de questions que l'on se pose. Au vu de la réalité, la France est spécialiste que de l'Afrique au Sud du Sahara excepté l'Afrique du Sud. Et ce, à raison, parce que cette Afrique-là n'est pas organisée. Elle n'a pas une Armée qui puisse la dissuader. Elle n'a pas d'armes. C'est une Afrique étouffée. Une Afrique coincée. Ainsi cette Afrique-là est le terreau de la France. Jamais ailleurs où la question de la sécurité collective se pose avec acuité. Alors n' ayant pas de philosophie politique qui définit ses actions dans cette Afrique au Sud du Sahara ; elle soutient les dictateurs et perpétue leur règne. Ainsi elle agit. Voilà ce qui explique la controverse de la France par rapport à la réalité politique de l'heure. Pour ce, la Centrafrique et le Tchad sont des exemples à citer à plus d'un titre. Justement de ces deux Etats la France se décide de les "stabiliser". L'Elysée qui tient des propos "concept-valise". Des propos qui n'emportent aucunement la conviction des citoyens de ces deux Etats. L'Elysée veut "stabiliser". Quelle lecture politique peut-on faire de cette décision? Les conséquences sur l' économie et la liberté de choix des citoyens. D'ailleurs sur l'économie c'est la France qui bénéficiaire. Son influence pesant au travers son action dite "stabilisation" mettra à mal les règles de concurrence sur le marché. Toutes les exploitations des ressources stratégiques seront effectuées par la France. C'est ce qui se cache derrière le mot "Stabiliser". Dès lors l'économie ira de mal en pis."Stabiliser" veut aussi dire avoir l'emprise sur, maîtriser, dominer, contrôler, diriger, commander, conduire et décider. C'est le paternalisme ambiant qui se dégage autour de ce concept ideux et inapproprié.

D'emblée, ce qui caractérise ce mot "stabiliser" renvoie à la prééminence des partis uniques d'il y a longtemps. Et dont l'on voit encore les pratiques trop ostensibles. C'est dire, "stabiliser" signifie préserver la dictature dans ces Etats. Soutenir Idriss Déby Itno et Bozizé : les maintenir au Pouvoir de l'Etat. Puis "stabiliser" veut dire éluder l'alternance au Pouvoir de l'Etat. La démocratie en souffrirait car point de liberté. Quand bien même l'amorce de dialogue politique, ou plutôt l'ouverture politique à l'opposition soit une très excellente idée pour les tchadiens, le problème de fond demeurera toujours. Celui de la démocratie au sens de l'alternance au Pouvoir de l'Etat, le meeting-room. Intervenir en Centrafrique dans le cadre du concept "stabiliser", c'est pour tuer des centrafricains. C'est pour annihiler la manifestation de la liberté chez les centrafricains. C'est pour mouler la Centrafrique dans le modèle de régime de Mr Abdou Diouf quand celui-ci était encore au Pouvoir de l'Etat au Sénégal ; c'est de mettre la Centrafrique sur la ligne du régime de Bongo du Gabon.

Le Tchad l'est déjà. C'est pourquoi l'Elysée a choisi de consolider Idriss Déby au Pouvoir de l'Etat par l'entremise de l'ouverture de dialogue à l'opposition. En Centrafrique, l'Elysée force les mains pour perpétuer la dictature ou le règne de Bozizé. Cette démarche on ne peut plus insolite amène à soutenir que l'Elysée se plaît de la dictature dans ces deux Etats. Alors que ce dont ces deux Etats se revendiquent c'est de pratiquer la démocratie. Avoir des élections libres et justes. Une Administration efficace soumise au Droit. Une société dans laquelle le respect des Droits de l'Homme est impératif. La liberté doit présider sur toutes les activités des citoyens. Et l'Elysée fera mieux de contribuer à l'enracinement de la liberté dans ces deux Etats que de collaborer avec des dictateurs. S'il ya une chose que l'Elysée doit "Stabiliser" dans ces Etats, c'est la liberté, la démocratie et le principe de l'opportunité économique aux fins de réduire la pauvreté. La France doit changer de politique. L'Elysée doit transformer sa mentalité. Les centrafricains et tchadiens ont subi de forte mutation au point que les valeurs de la démocratie ne sont pas de vains mots. A dire vrai, l'intervention de la France en Centrafrique et au Tchad signifie que l'Elysée ignore la globalisation. Cette ignorance il veut la distiller dans son précarré. Il appartient aux élites de ce précarré de dire à l'Elysée qu'il s'est mépris. La liberté est une valeur universelle.



par Joseph Nestor Ouamba Patas


Auteur : La Rédaction

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 14:08

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS TRAITEMENTS
CRAINTES DE CONDAMNATION À MORT

Claude Yabanda (h), responsable politique de l'opposition


ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC
AFR 19/003/2006
AU 158/06
ÉFAI
Londres, le 5 juin 2006

Le militant politique de l'opposition Claude Yabanda, arrêté le 29 avril dernier, a été victime de mauvais traitements dans une prison proche de Bangui, la capitale, et risque d'être torturé. Selon certaines informations, il doit être jugé le 6 juin pour des infractions passibles de la peine capitale. Aucune exécution n'a eu lieu en République centrafricaine depuis 1981.

Claude Yabanda milite activement au sein du Front Patriotique pour le Progrès (FPP), parti d'opposition socialiste dont il est haut responsable, et sa famille est liée avec des membres de l'ancien gouvernement. Les autorités l'ont accusé de collaborer avec des groupes armés qui s'efforcent de renverser le gouvernement du président François Bozizé, et l'auraient inculpé d'«atteinte à la sûreté intérieure de l'État», une infraction passible de la peine de mort.

Il a été placé en détention à la Section de Recherches et d'Investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, le principal centre d'interrogatoires pour détenus politiques, puis on est venu le chercher dans sa cellule le 29 mai à 5 heures du matin pour le conduire à la prison de Ngaragba. À son arrivée, on lui a rasé la tête de force avec une lame usagée, un geste qui l'expose à des risques de contamination, notamment au VIH. Dans cet établissement, les conditions d'hygiène sont absolument déplorables. Les gardiens auraient menacé Claude Yabanda de lui réserver un traitement sévère du fait que le procureur de la République l'avait qualifié d'«élément dangereux» dans son dossier.

Le 27 mai, des délégués d'Amnesty International en visite en République centrafricaine ont rencontré Claude Yabanda à la SRI, où il était alors détenu. Le centre de détention était surpeuplé et les installations sanitaires médiocres, et les détenus étaient laissés sans nourriture ou presque. Seuls ceux en mesure de payer – d'eux mêmes ou avec l'aide de leurs proches – pouvaient bénéficier de soins médicaux. Les délégués ont trouvé une situation comparable à Ngaragba, où les détenus étaient obligés d'utiliser des canaux de drainage en guise de toilettes, car les installations prévues à cet effet étaient bloquées. Après le départ de la délégation, des membres du personnel de la prison de Ngaragba auraient dit à Claude Yabanda qu'Amnesty International ne les empêcherait pas de faire de lui ce que bon leur semblait.

INFORMATIONS GÉNÉRALES
Ancien chef d'état-major de la République centrafricaine, le Général François Bozizé s'est emparé du pouvoir en 2003 à l'issue d'un coup d'État, avant de s'autoproclamer président. En mai 2005, il a remporté une élection jugée libre et régulière par les observateurs internationaux. Toutefois, depuis février, son gouvernement a lancé une vague de répression contre ses opposants, faisant arrêter nombre d'entre eux, en particulier ceux soupçonnés d'entretenir des liens avec l'ancien président Ange-Félix Patassé et l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth. Les deux hommes vivent aujourd'hui en exil, le premier au Togo et le second en France, et le gouvernement les accuse de diriger des groupes politiques armés.

Depuis la fin de l'année 2005, les forces gouvernementales sont la cible d'attaques menées par des groupes armés. Ces mouvements ont à leur tête d'anciens membres des forces armées souhaitant retrouver le travail et le statut qui étaient les leurs avant que le président Patassé soit renversé en 2003. Ange-Félix Patassé est soupçonné d'être derrière l'un de ces groupes, les Forces démocratiques pour le peuple centrafricain (FDPC).

Le 29 janvier, un groupe armé d'opposition a lancé une offensive contre une base militaire de la ville de Paoua, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé (nord-ouest du pays). Des soldats, notamment de la Garde républicaine, unité d'élite, ont riposté en tuant des dizaines de civils sans armes. Selon des journalistes qui se sont rendus à Paoua en mars, au nombre des victimes figuraient 17 élèves du lycée de Paoua.

Les homicides perpétrés dans les préfectures voisines de l'Ouham-Pendé et de l'Ouham ont poussé des milliers de civils à fuir vers le sud du Tchad. Plus de 10 000 Centrafricains ont gagné le Tchad depuis le début des opérations lancées par les groupes armés. Des combats de faible intensité continuent d'opposer des groupes d'opposition armés aux forces gouvernementales dans le nord du pays.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en français, en anglais ou dans votre propre langue) :
- faites part de l'inquiétude que vous inspirent les informations selon lesquelles Claude Yabanda doit être jugé pour des infractions passibles de la peine capitale;
- dites-vous préoccupé à l'idée que cet homme ne soit un prisonnier d'opinion détenu sans autre motif que ses activités pacifiques de militant de l'opposition ;
- déclarez-vous préoccupé par le fait que des gardiens de prison ont exposé Claude Yabanda au risque d'une infection au VIH et à d'autres maladies graves en lui rasant la tête de force avec une lame usagée à son arrivée à la prison de Ngaragba ;
- priez les autorités de veiller à ce que cet homme ne soit plus victime de mauvais traitements ou de torture, et à ce qu'il lui soit permis de bénéficier des services d'un avocat et de recevoir les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin ;
- exhortez-les à faire le nécessaire pour rendre les conditions de détention à la prison de Ngaragba conformes aux normes internationales relatives au traitement des détenus, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel la République centrafricaine est partie depuis 1981.

APPELS À :

Ministre de la Justice :
Monsieur Paul OTTO
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux
Ministère de la Justice, BP: 732, Bangui, République centrafricaine
Fax : +236 61 15 79
Courriers électroniques : Paul1otto@yahoo.fr
Formule d'appel : Monsieur le Ministre,

Ministre de la Communication, de la Réconciliation nationale, de la Culture Démocratique et de la Promotion des Droits de l'homme :
Monsieur Jean-Eudes TEYA
Ministre de la Communication, de la Réconciliation nationale, de la Culture Démocratique et de la Promotion des Droits de l'homme
Ministère de la Communication, BP 1290, Bangui, République centrafricaine
Fax : +236 61 59 85
Courriers électroniques : jean-eudes@teya.org
Formule d'appel : Monsieur le Ministre,

Procureur de la République :
Monsieur Firmin FEINDIRO
Procureur de la République, Parquet du Tribunal de Grande instance
BP 2891, Bangui, République centrafricaine
Fax : +236 61 44 78
Courriers électroniques : ffeindiro@yahoo.fr
Formule d'appel : Monsieur le Procureur de la République,

COPIES À :

Directeur de la prison de Ngaragba :
Monsieur Wilita,
Régisseur de la Maison d'arrêt centrale
Maison d'arrêt centrale Ngaragba, Bangui, République centrafricaine

ainsi qu'aux représentants de la République centrafricaine dans votre pays.

PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans JUSTICE
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