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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 13:05
 

01/07 :Paris: Y a t-il oui ou non des contacts entre le FUC et le régime de Ndjamena?

 

Plusieurs sources émanant des autorités tchadiennes attestent le rétablissement des contacts entre des hauts dirigeants du FUC. A en croire ces sources, le vice -président du Fuc Aljinedi a reçu une mission de paix envoyée par le président Déby Itno. Composée des personnalités militaires de la communauté arabe, elle est dirigée par le général Bahar Dana, un ancien rebelle du Frolinat. Un deuxième contact a été établie avec le capitaine Nour. Selon les même sources proches de Dawsa Déby, frère du président tchadien, une rencontre discrète a bien eu lieu à Paris avec un des frères du capitaine Nour. Après vérification, Dawsa Déby et le Directeur de l'ANS (police politique) Ismaïl Chaïbou étaient bien en visite à Paris, logés dans les hôtels Méridien et Lafayette. La rencontre était précédée d'une communication téléphonique importante entre le capitaine Mahamat Nour et le président tchadien Idriss Déby. Même si Aljinedi reconnaît son contact avec le régime tchadien, de leur côté, le capitaine Nour et son frère démentent avoir eu un certain contact avec le régime. "Des informations fantaisistes", indique leur représentant à Paris Laona Ngong. Dans un communiqué parvenu à Alwihda, Laona dément "toutes ces allégations", les qualifiant des "produits d'imaginations machiavéliques". Toutefois, le communiqué indique que "le Fuc réaffirme sa disponibilité à tout dialogue sans exclusive avec l'ensemble des partis politiques et la société civile sous supervision internationale". Ce qui est sûr dans ces genres de situation, ni le représentant de Jinedi ni celui de Nour ne serait en mesure de savoir la réalité. Pendant ce temps, les suspicions continuent à éloigner les deux hauts dirigeants du Fuc. Interrogé par Alwihda, le porte parole du Fuc Dr. Albissaty s'est refusé à tout commentaire à propos de ce sujet. "Nous oeuvrons en ce moment aux préparatifs d'une rencontre regroupant tous les politico-militaires et il ne sert donc à rien de se distraire". Il faut rappeler que depuis le 23 juin date à laquelle le colonel Jinedi a dissout par un communiqué le Fuc, des vives concertations se font pour la tenue d’une conférence élargie des leaders des politico-militaires. Tous reconnaissent l’état caduc du Fuc et envisagent la mise sur place d’un organe plus crédible avec des structures plus sérieuses. Le nouveau organe intégrera tous les politico-militaires ayant une présence militaire sur le terrain. Une telle démarche facilitera la réussite de la prochaine conférence de l’opposition qui se tiendra à Paris mi septembre. Cette conférence regroupera l’opposition politico-militaire, les partis politiques et la société civile. Un formulaire de participation est déjà mis en ligne.

Source: Alwihda -

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 12:51
L'Etat major de l'armée exige un dialogue avec l'ensemble de l'opposition y compris les rebelles
(Alwihda 01/07/2006)
( 01/07/2006)


Des officiers remettent un mémorandum au président Déby Itno
Ils réclament un dialogue avec l'ensemble de l'opposition tchadienne.

Des hauts gradés de l'armée tchadienne, pour la plus part de l'Ethnie Zaghawa, celle du chef de l'Etat, ont adressé au Président Idriss Déby Itno en début de semaine un mémorandum dans lequel ils réclament un dialogue politique ouvert à l'ensemble de l'opposition, les rebelles compris, a appris GABONEWS de sources proches de l'armée.

Le mémorandum, qui a été remis au chef de l'Etat par le général Saleh Barkaï, chef d'Etat major adjoint de l'armée, reprend presque point par point les exigences de l'opposition démocratique, indiquent les sources précitées.

Outre la tenue d'un forum de réconciliation nationale sous les auspices de la communauté internationale notamment l'Union africaine, le mémorandum indique que l'armée refusera de combattre si le Président de la République rejette tout dialogue avec son opposition notamment les rebelles.

Au lendemain de la proclamation de sa victoire fin mai par le conseil constitutionnel, le chef de l'Etat a appelé son opposition à un dialogue excluant les rebelles.

L'opposition intérieure a rejeté cette offre, exigeant une réconciliation globale qui prenne en compte les nombreux mouvements rebelles.

Ni la mise sur pied d'une commission dirigée par l'ancien Président du Tchad, le général Félix Malloum pour amener l'opposition démocratique à la table de négociation moins encore la visite de Mme Brigitte Girardin, ministre française de la coopération n'a convaincu jusqu'aujourd'hui l'opposition à accepter le dialogue exclusif prôné par le général Déby Itno.

En dehors de ce mémorandum, plusieurs intellectuels de la tribu du Président, à titre individuel ou en groupe, ont rencontré le chef de l'Etat ces derniers jours pour lui demander d'accepter de négocier avec la rébellion, a appris GABONEWS de sources concordantes.

Près d'une semaine après la remise de ce mémorandum, le chef de l'Etat n'a pas encore réagi.


Source: Alwihda - Gabonews

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 18:28
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Robert Zoellick, avait proposé aux français d’examiner les voies et moyens d’« en finir avec Déby


Ces crises, qui marqueront les dix derniers mois « africains » de l’ère Chirac, ont pour nom Tchad et Côte d’Ivoire. Et aucune des deux n’aura sans doute trouvé de solution définitive, lorsqu’en mai 2007 l’Élysée changera de titulaire. L’une des dernières décisions importantes de Jacques Chirac en la matière aura sans doute été de sauver le soldat Idriss Déby Itno. Au nom de la géopolitique et de la défense des intérêts français dans la région beaucoup plus que pour des raisons affectives certes (le président tchadien n’a jamais été la tasse de thé du Français), mais sauver est bien le verbe qui convient. On sait, bien sûr, que l’armée française a aidé son homologue tchadienne, mais on sait beaucoup moins jusqu’à quel point les Américains étaient décidés à évincer Idriss Déby Itno. Selon de très bonnes sources, quelque temps avant l’attaque de N’Djamena, le 13 avril dernier, et alors que les colonnes du Front uni pour le changement (FUC) progressaient vers la capitale, le numéro deux du département d’État, le secrétaire d’État adjoint Robert Zoellick, avait appelé au téléphone un collaborateur direct de Jacques Chirac pour lui proposer d’examiner avec lui les voies et moyens d’« en finir avec Déby ». Reçu à Paris, le même Zoellick réitère sa requête. Motif : selon la Banque mondiale et les pétroliers américains, ce chef d’État est l’exemple même de la mauvaise gouvernance. Question de son interlocuteur : « Qui voyez-vous à sa place ? » Réponse, confondante, de l’Américain : « Mais c’est justement de cela qui nous voudrions discuter avec vous, nous avons besoin de votre expertise ! » Interloqué, le haut fonctionnaire français lui explique alors que le tombeur d’Idriss Déby Itno ne pourra être qu’un affidé du régime de Khartoum - lequel ne figure pas, c’est le moins que l’on puisse dire, sur la liste des amis des États-Unis. « Zoellick en est resté sans voix, apparemment, il n’avait pas pensé à cela, confie son hôte, à moins que Washington n’ait songé, sans oser le dire, à installer au pouvoir l’un des frères Erdimi, qui mangent dans la main des pétroliers, mais ne représentent rien au Tchad. Toujours est-il que le projet a été abandonné. » Déby Itno, faute de mieux, dit-on à Paris, où l’on ne se fait guère d’illusion sur la validité de sa récente réélection ainsi que sur sa capacité à dialoguer avec son opposition. Déby Itno, plutôt que le « scénario catastrophe » (vu de France) que représenterait l’installation à N’Djamena d’un pouvoir sous influence libyo-soudano-chinoise aux fortes potentialités déstabilisatrices pour toute la région. De passage à Paris à la mi-juin, le ministre soudanais des Affaires étrangères Lam Akol s’est vu tenir un discours à peine plus nuancé. Ce sudiste, qui fut proche de John Garang, a certes juré ses grands dieux que le Soudan n’était pour rien dans la rébellion tchadienne en plein réarmement après sa défaite de N’Djamena. « Lam Akol était constamment flanqué de collaborateurs qui ressemblaient beaucoup à des commissaires politiques, nuance l’un de ceux qui l’ont rencontré ; à ses yeux on voyait qu’il ne croyait guère à ce qu’il disait - mais avait-il le choix ? » (...)

Source: Alwihda - JAI

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 18:22
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Bradage minier : un prototype de crime de haute trahison
(Congolite 29/06/2006)
( 29/06/2006)


29 juin 2006 - L’Indépendance de 1960 continue à faire endosser aux Belges la responsabilité des dysfonctionnements d’ un Pays qui n’ avait pas été préparé pour se gouverner. Après 46 années de prise de conscience politique et plusieurs générations de nationalistes d’universitaires, on assiste à un retour à un asservissement pire que la Colonisation. Mobutu avait un temps zairianisé en confisquant les maisons de commerce des étrangers pour les remettre aux nationaux. Cette fois, les dirigeants rescapés du mobutisme et des guerres civiles de libération, ont inventé l’Histoire à rebours. Ils confisquent et trafiquent les richesses de la Nation pour les remettre aux étrangers et pour l'Etranger. Vendre le pays à vil prix et hypothéquer l’avenir économique est un crime innommable. Les élections sont vantées par tous les candidats. Ils proclament que la guerre a été causée par une crise de légitimité. Ils disent qu’ après le scrutin, le peuple congolais aura pour la première fois, depuis des décennies, des dirigeants légitimes. Ce concept de légitimité acquise après les élections signifie que le pouvoir de Transition était fondamentalement illégitime. Ce concept est même constitutionnel. Les attributs du gouvernement de Transition ont été définies dans le fameux Accord Global et Inclusif signé à Prétoria, le 16 décembre 2002.
Selon ce texte, les objectifs « principaux » de la transition sont : 1. la réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l’intégrité territoriale et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national; 2. la réconciliation nationale; 3. la formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée; 4. l’organisation d’élections libres et transparentes à tous les niveaux, permettant la mise en place d’un régime constitutionnel démocratique et 5. La mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique. A ces objectifs s’ajoute le contexte général et particulier de la transition congolaise. La question des richesses naturelles avait été débattue à Sun City et il avait été décidé de mettre en place la fameuse Commission Lutundula pour balayer le plancher par la validation, le rajustement ou l’annulation des contrats à caractère économique. Les acteurs de la transition avaient une obligation de bonne gouvernance des ressources économiques. Etymologiquement, le terme « Transition » est synonyme de « provisoire » et de période préparatoire à l’exercice d’un véritable pouvoir. Ceci signifie que le gouvernement devait faire le distinguo entre tâches obligatoires et prioritaires, ce qui déterminait également que les autres actions étaient facultatives et accessoires. Jamais l’accessoire ne peut être substitué au principal.

Or après les deux années de Transition de 2003 à 2005 et les deux prorogations au 30 juin 2006, le gouvernement n’a pas réalisé pleinement ou à satisfaction ses 5 objectifs principaux. Dans ce contexte, les matières étrangères à des situations d’urgence et aux nécessités de gestion journalière de la Transition ont un caractère illégitime et anticonstitutionnel. On peut supporter le fait que le budget 2006 voté par le gouvernement provisoire puisse empiéter sur le mandat 2006 des institutions élues; mais c’est pour quelques mois seulement, et il restera la possibilité pour le futur gouvernement de réviser ce budget. Mais cette période de Transition aura permis à un pouvoir d’ essence illégitime et provisoire de distribuer 64 % des réserves minières de la Nation et de brader plus de 300 milliards de dollars américains de ressources de la seule société Gécamines. Ainsi, c'est un régime temporaire qui aura hypothéqué les prérogatives gouvernementales pour des dizaines d’ années à venir. Cela ne peut être accepté. Et tout gouvernement souverain, devra récupérer sa souveraineté en annulant ce fait accompli et les contrats conclus abusivement. Le Congo a hérité de Mobutu d’un système de socialisme d’ Etat, avec la gestion directe des ressources importantes par des entreprises publiques. L’ or, le diamant, le cuivre, le cobalt, l’étain et le manganèse étaient le quasi monopole de l’ Etat actionnaire.

Cette étatisation est décriée, mais elle est institutionnelle. Nul n’a le droit de modifier les institutions du Pays, d’imaginer et d’imposer la privatisation des entreprises publiques sans une information complète du public ou tout au moins la consultation des élus du Peuple ou ceux du Parlement de Transition présumé représenter ce même Peuple. Les richesses minbières appartiennent à la collectivité et chaque congolais en détient 1/60 millionième du capital. Les petits porteurs doivent être informés, et au besoin consultés. L'Indépendance n' est pas l' panage des seuls dirigeants pour justifier des pratiques abusives. Même dans les Démocraties avérées, le pouvoir légitime s’abstient de décider des matières importantes pour les soumettre au référendum populaire. C’ est dire que le principe-même de privatisation, dans un contexte d’ économie étatique est une révolution institutionnelle qui échappe à l'arbitraire d' un gouvernement provisoire. Le gouvernement de Transition, selon l' objectif Nr 5, pouvait tout au plus mettre en place les structures de la privatisation, mais sans prétendre la réaliser pleinement. Un gouvernement, même de Transition doit être avant tout, un gouvernement responsable et qui répond de son action.

La Transition a trouvé une Gécamines avec sa place historique dans les finances, l’économie et le social du Pays, et dans la production mondiale. C’ est le même gouvernement provisoire qui avait reconnu la stature et le statut particulier de la Gécamines en écartant cette firme du partage du gâteau, en sorte que ses dirigeants n’ ont pas été l’ objet de tractations et de représentations politiques. C’ est également ce gouvernement qui a été chargé d’ exécuter le nouveau Code Minier. Cette nouvelle législation avait immédiatement privatisé la Gécamines en faisant perdre à l’ Etat ses droits sur 37.583 KM2 de zones exclusives de recherche et 4.299 KM2 de concessions minières. Et s’ il fallait absolument privatiser, le pouvoir provisoire pouvait le faire sur les dizaines de milliers de kilomètres libérés à cette fin par la Gécamines. Il n’y avait pas de prérogative gouvernementale à faire valoir sur le peu de 1.500 KM2 que l’entreprise publique a gardés. De plus, comme 80 % des réserves de la Gécamines se trouvent dans la région de Kolwezi, la logique d’ une privatisation commandait un repli de la Gécamines sur cette zone et de proposer aux privés les 20 % situés dans les régions de Kipushi, Lubumbashi et Likasi. On aurait même imaginé une première et timide expérimentation d’ une formule de privatisation sur un gisement de Kolwezi. Mais que la privatisation ait été réalisée sur la quasi-totalité des réserves de la Gécamines-Kolwezi était inimaginable et reste inacceptable. Les mines ne sont pas éternelles. Il est donc fondamental d’ évaluer l’ impact des privatisations de la période de Transition sur l’ avenir minier du Congo. Le propos n’ est pas d’ évaluer les retombées financières et sociales qui sont déséquilibrées. La question est simple et directe : y aura-t-il un après Kolwezi dans vingt ans ? Une réponse claire et nette est donnée par le contrat de privatisation où Kinross-Forrest Limited a reçu 75% du capital ainsi que toutes les ressources et installations de la Gécamines autour de la mine de Kamoto et des prestigieuses raffineries de Luilu. L’ étude de faisabilité de ce projet vanté comme exemplaire indique l’ utilisation des réserves minières des riches gisements de Kamoto, T17, Mashamba Est, Mashamba Ouest et Dikuluwe.

Ce document officiel indique clairement que les 20 années d’exploitation s’ étendent de 2007 à 2027. Le gisement T17 est totalement épuisé en 2011. Mashamba Est est entamé en 2009 pour être totalement épuisé en 2023. Mashamba Ouest est exploité à partir de 2020 pour s’épuiser complètement en 2027. Dikukuwe est vidé complètement en 2027. La mine souterraine de Kamoto a la plus longue longévité, mais elle est totalement épuisée en 2024. En un mot, avec Kinross Forrest Limited, devenue Katanga Mining Limited, les richesses naturelles de la Gécamines ont bel et bien été vendues définitivement. A terme, la Gécamines héritera peut-être d' installations en état de marche, mais plus de ressources pour poursuivre au seul bénéfice de l' Etat et de la Nation l’ exploitation minière. Il faut également préciser que KFL étale les investissements en plusieurs phases et les fonds font l' objet d' un remboursement intégral et préalable pendant une période courte d' amortissement de véhicules. Le gouvernement de Transition aura remis les mines les plus riches et les infrastructures de la Gécamines à une KFL qui bénéficiera de 75% des bénéfices pendant 20 années. Mais les gouvernements élus et le peuple récupéreront des coquilles vides. Ce n' est plus l' Indépendance. C'est un crime de haute trahison.

Jean Kyalwe

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 18:09
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Les militaires congolais indignés par les propos du Général Karlheinz Viereck, commandant Eufor.
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Dans une lettre ouverte adressée au Général Karlheinz Viereck, commandant de l'Eufor, les militaires congolais se disent indignés par les propos du général. "Votre déclaration annonce et promet une mort aux citoyens congolais. Il est dès lors facile de conclure que l’Eufor loin de constituer une force de paix s’érige d’emblée en une autre armée d’intimidation et d’insécurité pour les congolais qui doivent se tenir tranquille comme sous la dictature. Il est d’ailleurs facile d’observer que sans qu’il y ait une réelle menace sur le terrain à Kinshasa, ville ayant déjà accueilli et qui accueille en ce moment sans aucune hostilité les éléments d’avant-garde de votre armada, l’EUFOR prépare comme vous l’annoncez clairement, une démonstration des forces militaires disproportionnée par rapport aux besoins réels d’une mission de maintien de la paix dans une ville de Kinshasa ou ailleurs en RDC dans un style de défit voire de provocation à l’endroit d’une population civile pacifique et non armée. Nous devons vous rappeler que, déjà meurtrie par plusieurs guerres imposées qui ont généré plus de 4.000.000 (quatre millions) des morts, la population congolaise et kinoise n’a que faire d’un bras de fer injustifié par la réalité et inutile avec une énième force d’occupation que serait l’EUFOR prête à TUER grâce à la force létale que vous mettrez en place", peut-on lire dans la lettre dont une copie a été déposée en nos bureaux. Ci-dessous, le texte intégral du message des militaires congolais en exil.
Lettre ouverte au Général Karlheinz Viereck Commandant Eufor en RDC

Général,

Nous avons pris connaissance des propos que vous avez tenu au cours de la conférence de presse organisée à Bruxelles le mercredi 14 juin, propos relayés dans les médias dont le Phare édition du 19 juin 2006 (Kinshasa). A la lueur de ces propos, les militaires congolais se sentent interpellés quant à la nature de la mission réelle de l’Eufor en R D Congo pour que l’Union Européenne tolère ce type de discours de la part d’un commandant de la mission. En effet vous clamez sans ambages : « J’ai toutes les forces nécessaires et nous serons crédibles. Nous voulons montrer au peuple congolais que nous sommes ici pour garantir la tenue des élections. Nous devons être visibles à Kinshasa pour avoir un effet de dissuasion et éviter tout problème durant le processus électoral ». « Nos soldats seraient prêts à employer la force létale et nécessaire, si la dissuasion ne suffisait pas, ceci afin de protéger l’intégrité des élections générales qui se dérouleront le 30 juillet ».

Général,

Ces propos sont excessifs, gravissimes, contraires à l’éthique militaire et inquiètent. Ils reflètent d’emblée et rappellent un allemand parlant méchamment à un ennemi dans les moments sombres des années 40. Mêmes les Généraux français (et ils sont nombreux) qui ont eu à commander des forces de paix ou ont souvent été confrontés à des missions autrement plus insurrectionnelles en Afrique depuis les années 60 à ce jour, n’ont jamais usé d’un tel langage aussi méprisant de la vie et de l’homme et qui frôle l’incitation à l’extermination programmée promis au peuple congolais à la faveur de prochaines élections grâce à votre force létale. Cela traduit votre profond mépris des populations congolaises. Dès lors qu’ailleurs des précautions de langage sont prises pour parler des opérations militaires ou de leurs effets nocifs (par exemple effets collatéraux) vous vous exprimez paradoxalement sans aucun scrupule, sans retenue, de manière brute et vous semblez en tirer une grande fierté et suffisance!

Si le but inavoué de la mission EUFOR en RDC est de tester la capacité des Forces de Réaction Rapide, FRR, que l’Union Européenne est entrain de mettre sur pied pour garantir ses interventions à l’étranger, le peuple congolais serait prêt à apporter sa contribution dans un esprit et dans un partenariat gagnant-gagnant qui respecte sa dignité, son intégrité physique et territorial et sa souveraineté, d’autant plus que l’initiative de cette mission de l’Eufor ne relève vraisemblablement pas de la volonté souveraine du peuple congolais mais de la Monuc et de l’UE.

Votre déclaration annonce et promet une mort aux citoyens congolais. Il est dès lors facile de conclure que l’Eufor loin de constituer une force de paix s’érige d’emblée en une autre armée d’intimidation et d’insécurité pour les congolais qui doivent se tenir tranquille comme sous la dictature. Il est d’ailleurs facile d’observer que sans qu’il y ait une réelle menace sur le terrain à Kinshasa, ville ayant déjà accueilli et qui accueille en ce moment sans aucune hostilité les éléments d’avant-garde de votre armada, l’EUFOR prépare comme vous l’annoncez clairement, une démonstration des forces militaires disproportionnée par rapport aux besoins réels d’une mission de maintien de la paix dans une ville de Kinshasa ou ailleurs en RDC dans un style de défit voire de provocation à l’endroit d’une population civile pacifique et non armée. Nous devons vous rappeler que, déjà meurtrie par plusieurs guerres imposées qui ont généré plus de 4.000.000 (quatre millions) des morts, la population congolaise et kinoise n’a que faire d’un bras de fer injustifié par la réalité et inutile avec une énième force d’occupation que serait l’EUFOR prête à TUER grâce à la force létale que vous mettrez en place. Vous foulez ainsi au pied à la fois l’éthique de l’officier que vous êtes, le respect que vous devez avoir vis-à-vis de la vie en général et des populations des zones occupées sous votre commandement. Vous défiez ainsi les règles militaires et les droits humains élémentaires. Mêmes les criminels éventuels ont droit à la vie et à des procès équitables mais ils ne doivent pas être menacés publiquement de mort ou tués selon le bon vouloir de l’occupant Il n’y a plus de Far West au 21ème siècle où les droits de l’homme et l’humanisme priment sur tout.

Il existe un devoir de réserve et de respect aussi bien des prisonniers de guerre que de toute personne dans un territoire occupé. La RDC n’est pas en guerre contre l’UE mais par vos propos et bien d’autres signes vous montrez que votre mission inavouée est donc on ne peut plus claire imposer et protéger les élections, rien que les élections même au prix du sang au peuple congolais qui, à vos yeux et selon votre langage ne compte pas plus que les élections et envers qui vous vouez d’avance une hostilité gratuite et vous ne témoignez aucune compassion ni aucune préoccupation quant à sa misère et détresse quotidiennes.

En effet, si l’Eufor avait le moindre souci pour les populations congolaises, pourquoi ne mobiliserait-elle pas sa « force létale » sur le front EST et Nord-est où on a grandement besoin pour contrer les milices armées qui servissent depuis des nombreuses années et constituent la vraie menace? Ce faisant, l’UE soulagerait et la MONUC et les citoyens des zones troublées. Les militaires congolais constatent que vos propos trop primaires rappellent une certaine époque révolue. Ils tiennent à vous exprimer leur profonde indignation et reprouvent votre langage qui ne diffère en rien des incitations sur la radio mille collines à Kigali appelant au génocide des rwandais en 1994. En effet, « force létale » donne un signal fort et négatif : c’est un permis de tuer accordé à vos troupes. Par ce mauvais signal et ce conditionnement mental violent et la visibilité forcée que vous préconisez, les militaires sous vos ordres pourront constituer des escadrons de la mort contre une population des plus démunies, incapable de se procurer même la plus petite arme pour se défendre ou attaquer. Cette hostilité gratuite que votre message développe en direction d’un peuple libre et souverain est malsaine, injuste et contraire, à la déontologie du métier des armes.

Le peuple congolais ne doit pas être traité en ennemi ou en terroriste à éliminer même illégalement de la planète terre. Loin de se voir livré par la volonté de la Monuc et l’Eufor à une mort promise par un général européen, il a plutôt besoin d’une aide internationale non militaire qui soulagerait sa misère : -soins de santé, -médicaments, - denrées alimentaires, - agriculture, - enseignement, - routes, - emplois etc. Sa protection comme nous l’avons toujours souligné, peut parfaitement être assurée par une armée républicaine moderne locale comme ce fut durant la quarantaine d’années qui ont précédé l’ordre institutionnel actuel. C’est une simple question de volonté et d’option.

Général,

Votre vision d’une mission en RDC avec des militaires conditionnés mentalement pour tuer d’emblée une population non armée vivant dans son pays est contraire à notre philosophie. Votre position et votre langage sapent les efforts que nous avons entrepris et développés depuis des années en direction de la communauté internationale, de hautes autorités et responsables congolais, pour les amener à moraliser et à éduquer les militaires sur le respect des populations, la discipline de feu lors du maintien et la restauration de l’ordre publique et de la paix, l’encadrement pacifique des manifestants etc. comme cela se passe dans vos pays. Votre permis de tuer des personnes en exercice de leurs droits et libertés de citoyen est donc inopportun, gravissime et contraire aux mœurs en cours dans votre propre pays. Cela mériterait une interpellation sous d’autres cieux notamment dans votre pays d’origine! Par ailleurs, votre insistance sur la seule sécurisation des élections et rien que les élections est l’indication d’une déshumanisation des interventions de l’Union Européenne au Congo. A une époque antérieure, vous n’hésitez pas à déclarer « …les militaires allemands qui seront engagés dans le pays pourraient être amenés à tirer sur des enfants soldats. » Quelle gloire morbide ou plutôt quel discrédit pour les armées de l’UE dont les soldats se vantent à priori d’affronter vaillamment des civils non armés et des…enfants soldats! O tempora, O more!

En conséquence, les militaires congolais condamnent cet aveuglement, cette vision étriquée de baroudeur bulldozer, cette promesse de mort gratuite à l’encontre de nos populations qui sont des citoyens en pleine jouissance de leurs droits et de leur citoyenneté comme en UE. Votre attitude qui foule au pied le droit à la vie enfreint gravement l’éthique militaire et n’est pas digne d’un officier général moderne, commandant d’une force d’un ensemble des nations civilisées comme l’Union Européenne.

Votre désignation comme haut responsable d’une opération militaire de l’UE en RDC où les lois sont bafouées, ne vous exempte en rien de l’observance et de l’application stricte de la morale, des lois de la guerre, du droit humanitaire tel que stipulés dans la convention de Genève et de l’éthique militaire que nous avons tous apprise dans vos propres académies militaires. Par vos propos récidivistes peu policés et votre mot d’ordre barbare vous ne différeriez en rien des milices illégales et des chefs de guerre en RDC poursuivis devant la CPI.

Fait à Bruxelles, le 24 juin 2006

Les Militaires Congolais

Transmis aux destinataires et à la presse par :

Dr Lusadusu N, Officier Supérieur, BA Méd-Mil

Pr Mbela T, Officier Supérieur, BA Méd-Mil

Lépold Henri Tita, Officier, Ir Avi-Mil

Paulin Kabuya Mulumba, Officier, Lic EPS

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© Copyright Congolite

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 17:58
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Joseph dit kabila Kanambe en fuite ?... pas encore mais c'est pour bientôt.
 
 


Question: Pourquoi s'interroge-t-on sur l'absence de Monsieur kanambe à Libreville?

Réponse: Hyppolite "kabila" vient de faire preuve de bon sens, pour une fois. Il a pris la direction de Kigali pendant que les congolais prenaient celle du Gabon , quoi de plus normal puisqu'il n'est pas "congorrais" .Sans que pour une fois on aie besoin de le lui préciser , les concertations ne concernent logiquement que les véritables congolais , kanambe ne s'est donc pas senti concerné . Normal.

Il a pris la direction qui lui paraissait la plus appropriée : Kigali eh oui, via l'Est de la RDC (stratégie oblige). La parodie de la "campagne électorale" ne débute que le 29 juin 2006 donc ce n'est évidemment pas cet argument que l'on pourrait retenir pour expliquer ce déplacement dans l'Est du Congo .Ce qui pourrait passer pour un caprice de plus (c’est vrai que bébé jo avait dit "Niet" aux concertations), cache en réalité le malaise de celui qui commence à regretter de son aventure au pays des "BMW"(beer, money and woman)
Le fait est que kanambe a désormais une peur bleue, son mariage ne lui a servi à rien , un bricolage de plus .En effet chaque jour qui passe les congolais lui rappelle que son imposture a été démasquée et les textes sont claires on ne peut prétendre à la magistrature suprême en RDC qu'en étant de père et de mère congolais et non pas en se mariant à une congolaise. La loi est dure mais c'est la loi . Comment ne pas se poser des questions sur la piètre équipe qui l’entoure ! En plus de ses incompétences notoires, de son implication dans l'extermination de nombreux congolais innocents quoi de plus normal qu’il s’entraîne à fuir vers son pays natal.

Top chrono : Combien de temps lui faudra-t-il la prochaine fois ?Le compte à rebours a commencé.

-RDCONGOLIBRE-

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 17:51
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Philippe Mangou rejette tout en bloc / Communiqué de presse relatif à la poursuite du dialogue militaire / Entretien de la presse avec le Général Mangou / Propos du Général Soumaïla Bakayoko (FAFN)
(Le Patriote 30/06/2006)
( 30/06/2006)


La troisième rencontre entre les Etats majors des FDS et FAFN qui au eu lieu, hier, à Bouaké a échoué sur la question de l’Etat-major intégré. Les FDS ont rejeté toutes les propositions des FAFN.

Le visage renfrogné, l’air grave, les participants à la rencontre du dialogue militaire quittent, un à un, la salle de conférence du Ranhôtel qui a abrité la rencontre. En attendant la lecture du Communiqué final qu’un comité est en train de rédiger dans une autre salle, ils déambulent dans la cour de l’hôtel. Personne n’ose s’aventurer à faire des commentaires sur la réunion qui vient de prendre fin. L’expression même des visages présage déjà l’issue de la réunion : l’échec total. Des divergences graves de points de vues, apprend-t-on dans les coulisses, sont apparues entre les deux forces en présence sur les trois points inscrits à l’ordre du jour. A savoir, la mise en place d’un Etat-major intégré de transition, la question de la reconnaissance des grades attribués par Guillaume Soro aux soldats des FAFN en 2005 et celle du paiement des arriérés des soldes des militaires FAFN. Sur toutes les questions qui figurent en bonne place, parmi les préoccupations profondes des Forces Nouvelles, les Forces de défense et de sécurité se sont montrées intransigeantes et intraitables. Elles ont rejeté tout en bloc.
Sur le premier point, les hommes du Général Mangou ne veulent pas entendre parler de l’idée même d’un Etat-major intégré. Ils estiment que le comité de dialogue militaire, mis en place par arrêté du Premier ministre, est un cadre approprié pour défendre les intérêts de chacune des forces en présence. Toutefois, les deux Etats majors ont convenu de soumettre la question au gouvernement qui devra juger de la pertinence de cette structure indispensable aux yeux des Forces Nouvelles et trancher dans les plus brefs délais.
Concernant le second point, les FDS refusent, de façon catégorique, de reconnaître les grades acquis par les soldats des FAFN. Estimant que ces grades-là ne répondent pas aux critères requis pour évoluer normalement dans l’échelle militaire. Pour sa part, le ministre de la Défense qui a présidé la séance a affirmé avoir pris acte et se propose de soumettre la question au gouvernement, seul habilité à trancher.
Sur le premier point relatif au paiement des arriérés de soldes des militaires des Forces Nouvelles, les hommes de Mangou ont encore marqué leur désaccord sous prétexte que les dispositions légales en vigueur, en matière de gestion des finances publiques, ne permettent pas de payer la solde des militaires ayant déserté les rangs.
Les FDS ont, toutefois, manifesté un intérêt particulier à cette revendication pécuniaire exprimée par leurs frères d’armes. Les hommes de Mangou veulent, eux aussi, bénéficier de cette manne financière si les autorités compétentes venaient à accéder à la requête des FAFN : « Si on vous paie vos arriérés, alors qu’on nous paie aussi quelque chose », semblent dire les loyalistes. En fait, ils ne voient pas d’un mauvais œil cette revendication des Forces Nouvelles, tant que cela peut leur profiter.
Pour le reste, les deux forces ont convenu de se rencontrer le jeudi prochain, cette fois-ci, à Abidjan, pour poursuivre les pourparlers sur d’autres points de préoccupations exprimées par les FAFN. Elles se sont, pour finir, engagées à poursuivre les opérations de pré regroupement des ex-combattants, de démantèlement des milices et autres groupements para- militaires.
En attendant, la balle est dans le camp du gouvernement qui devra nécessairement se prononcer sur les trois points rejetés par les FDS s’il tient à réussir le processus DDR aujourd’hui au point mort.
Khristian Kara


Poursuite du dialogue militaire, hier, à Bouaké
Communiqué de presse relatif à la poursuite du dialogue militaire FDS/FAFN du 29 juin 2006 à Bouaké

Le Patriote No. 2025 du Vendredi 30 Juin 2006
La troisième rencontre entre les Etats-Majors des FDS et FAFN, dans le cadre du dialogue militaire entre les deux Forces, s’est tenue au Ranhotel de Bouaké le jeudi 29 juin 2006.
La réunion a été présidée par monsieur le ministre de la Défense. Ont été inscrits à l’ordre du jour les points suivants :

*Etats-Major intégré de Transition
Les FAFN ont présenté cette structure qui leur paraît indispensable pour le retour à la paix en Côte d’Ivoire.
Les FDS ont rejeté toute idée d’un Etat-Major intégré de Transition, estimant que le cadre actuel était approprié.
En l’état, il a été décidé de soumettre la question à l’attention du Gouvernement.

*Grades des FAFN
Les FAFN ont demandé au Gouvernement de prendre en considération les grades donnés à leurs éléments.
Le ministre de la Défense au nom du Gouvernement a pris acte.
Les FDS ont marqué leur refus

*Arriérés de soldes des militaires FAFN
Les FAFN ont souhaité que le Gouvernement leur verse les arriérés de solde.
Les FDS rappelant les dispositions légales en la matière, ont marqué leur désaccord. Toutefois, si la demande devait être agréée, elles ont souhaité pouvoir bénéficier des mêmes mesures.
Les deux parties se sont engagées à poursuivre les opérations en cours;
La prochaine réunion est prévue pour le jeudi 06 juillet 2006 à Abidjan.

Fait à Bouaké, le 29 juin 2006

Propos du Général Soumaïla Bakayoko (FAFN)

Le Patriote No. 2025 du Vendredi 30 Juin 2006
«Cette réunion se situait dans le cadre du dialogue militaire qui vise essentiellement à faire revenir la paix dans notre pays et comme le ministre de la Défense l’a dit, nous avons abordé des sujets très importants. C’est vrai, il s’agit de l’Etat-major intégré, des grades, mais malgré des divergences qui sont compréhensibles, nous n’arrêterons pas, en tout cas au niveau des militaires, de nous rencontrer jusqu’à ce que la paix soit définitive et réelle en Côte d’Ivoire.
Là, je voudrais rassurer les uns et les autres autant que toutes nos populations et la communauté internationale, il n’y a aucune divergence qui puisse nous opposer aujourd’hui à nos frères d’armes qui sont de l’autre côté. C’est ensemble que nous sommes en train de chercher des solutions idoines, des solutions durables et une paix définitive dans notre pays. Nous nous retrouvons très prochainement à Abidjan, c’est dire que nous continuons de discuter de tous les sujets qui sont indispensables pour que, encore une fois, la paix, la vraie paix puisse revenir en Côte d’Ivoire. On peut compter sur les deux armées

Question : Est-ce que les problèmes qui ont été débattus ici à Bouaké sont des conditions pour le retour à la paix ?
Soumaïla Bakayoko : « Non, c’est des sujets. Nous disons que ce sont des sujets de dissension, des problèmes qui intéressent les uns et les autres. Nous en débattons. Nous sommes, j’allais dire, en démocratie donc tout le monde était libre de donner ses opinions sur n’importe quelle question soulevée. Au regard de cela, vous avez entendu, vous avez lu dans le Communiqué final que le problème évoqué par les Forces Nouvelles, en ce qui concerne l’Etat-major intégré, que ce soit proposé au gouvernement de transition qui va analyser toute la pertinence de la proposition faite par les Forces armées des Forces Nouvelles. Evidemment, c’est normal que sur la question, les FDS donnent leur point de vue puisque nous discutons de ce que nous appelons le dialogue. Il en est de même pour les autres sujets, par exemple, les grades. Donc, en aucun cas, ces sujets ne peuvent constituer des préalables pour la poursuite éventuelle du dialogue. Non, c’est pour cela, que le 06 juillet prochain, nous nous retrouvons à Abidjan pour poursuivre le dialogue. Ce ne sont pas des préalables ».


Maïga Idrissa à Bouaké


Entretien de la presse avec le Général Mangou

Le Patriote No. 2025 du Vendredi 30 Juin 2006
Question : Mon Général, vous venez de sortir d’une rencontre avec les FAFN. Quelles sont vos impressions ?
Général Mangou : Il faut dire que la rencontre s’est bien passée. Il y a eu quelques points de divergences comme notamment en ce qui concerne l’Etat-major intégré et en ce qui concerne les grades des FAFN. Et également les arriérés de salaires concernant les FAFN.

Q : A quel niveau se situent les divergences au niveau des grades ?
GM : Les grades des officiers doivent répondre à un certain nombre de dispositions légales. Le Président de la République est le seul habilité à donner un grade. En plus, il y a plusieurs critères qui entrent en jeu en ce qui concerne les grades des officiers. Or là, au niveau des FAFN, nous nous apercevons que les choses ont été faites de manière différente. Il y en a qui ont franchi des paliers. Ils étaient caporaux, ils sont devenus colonels. C’est des situations inadmissibles.
A ce niveau, nous leur avons fait un certain nombre de propositions. Nous savons que des entretiens que nous avons avec eux, chaque jour, qu’il y en a qui ne souhaitent pas rester dans l’armée. A ceux-là, nous avons proposé qu’on leur donne des primes d’installation. Pour ceux qui veulent rester, nous leur proposons une commission spéciale d’avancement à partir de la date du 19 septembre 2002. enfin, le dernier groupe, ceux qui veulent aller travailler dans des ambassades à l’extérieur, qu’on leur permette des affectations à l’extérieur.

Q : Mon Général, ne pensez-vous pas qu’il faille, au nom de la paix, accepter ces grades comme sacrifices ?
GM : Mais, les sacrifices, c’est ce que nous faisons. Nous faisons des propositions. Nous ne pouvons pas accepter ce genre de grades pour causer l’explosion au niveau de l’armée. Vous convenez que, si on donne des grades à ces éléments, ils ont également leurs promotionnaires avec nous à qui il faut aussi donner ces grades également. En ce moment, on aura seulement une armée de commandants avec des commandants, des officiers supérieurs dans les casernes en train de prendre la garde ».


Coulisses

Le Patriote No. 2025 du Vendredi 30 Juin 2006
Une absente remarquée
Le Commandant Ouattara Issiaka dit « Wattao » était absent à la table des discussions. En sa qualité de Sous chef d’Etat-major des Forces Nouvelles, sa non présence à cette importante réunion a été justifiée par une mission à l’extérieur.

Aspect sécuritaire
Les forces impartiales ont mis en place un dispositif sécuritaire impressionnant pour la circonstance, un important dispositif du contingent marocain de l’ONUCI a été déployé tout autour du Ranhôtel, lieu de la rencontre.

La presse disqualifiée
La presse a été priée de se tenir loin de la salle où se tenaient les pourparlers. Pire, l’ordre lui a même été intimé de ne pas « rôder » dans les environs. Ce qui n’a jamais été le cas lors des précédentes rencontres. Cette mesure a même été étendue jusqu’aux gardes de corps des hauts membres de la délégation.

Le numéro de Chérif sollicité
Le Commandant Zadi s’est personnellement déplacé, vers le Commandant Chérif Ousmane, pour lui demander son numéro de téléphone. Le chef de la zone de Bouaké en a profité pour lui demander le sien. Cet échange mutuel de numéro s’est déroulé, pendant que l’on attendant la lecture du Communiqué final.

Les soldats des deux camps ont eux aussi dialogué
Le restaurant ‘’Le provençal’’ a été aussi un espace d’échanges entre les éléments des FDS et FAFN, aux participants à la table ronde. En petits groupes, ils se sont retrouvés pour discuter en toute fraternité autour d’un repas.

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 17:45
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MINI-SOMMET DE L’U.A SUR LA CÔTE D’IVOIRE GBAGBO DIT NON
 
 


Le Chef de l’Etat ivoirien est arrivé hier, à 18h30, à l’aéroport international de Banjul. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Président gambien, Yahya Jammeh, et le président de la Commission de l’Union africaine (U.A), Alpha Oumar Konaré. Du côté ivoirien, le ministre des Affaires étrangères, Youssouf Bakayoko, participe à la 9ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’U.A (28-29 juin). Des assises qui préparent le terrain à la Conférence des Chefs d’Etat qui s’ouvre demain.

Une partie de la trentaine de Chefs d’Etat attendus à cette 7ème session ordinaire a commencé à arriver hier à Banjul. Ils logeront pour la plupart dans des villas situées côte-à-côte dans un complexe dénommé Sanimen-tereng A.U. Au nombre des Présidents arrivés hier se trouvent le Chef de l’Etat nigérian, Olusegun Obasanjo, et le Président en exercice de l’U.A, Denis Sassou Nguesso. Le Chef de l’Etat congolais est accompagné d’une forte délégation, à l’instar de son homologue ivoirien dont la délégation comprend une soixantaine de personnes.
Le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, est attendu aujourd’hui “au plus tard” à Banjul. Il aura certainement la confirmation, à son arrivée, de la ferme opposition de la Côte d’Ivoire à son intention d’organiser, samedi à 16h, un mini sommet sur la crise ivoirienne. “On ne veut pas de mini sommet sur la Côte d’Ivoire. Nous sommes venus à un sommet de l’Union africaine. Nous sommes contre le principe même de ce mini sommet. Le dossier ivoirien n’appartient pas à l’ONU pour que son Secrétaire général convoque un mini-sommet, de plus en marge d’un sommet de l’U.A”, nous a déclaré un diplomate ivoirien. Qui a assuré que la délégation ivoirienne a officiellement donné sa réponse, jeudi, aux services du Secrétaire général de l’Onu.
En effet, nous a expliqué cette source, c’est seulement hier après-midi, à environ une heure de l’arrivée du Président Gbagbo, que le protocole de Kofi Annan a approché la délégation ivoirienne pour l’informer de la tenue de ce mini sommet. Une attitude jugée, non seulement cavalière, mais bien plus, inopportune et suspecte. La délégation ivoirienne ne s’explique pas que Kofi Annan prenne sur lui de convoquer un mini sommet sur la Côte d’Ivoire, d’en établir l’ordre du jour, de choisir les Chefs d’Etat qui y participeront et qui prendront des décisions préétablies. En disant notamment que les élections ne pourront pas se tenir à l’échéance prévue et ainsi imposer un schéma pour l’après 31 octobre.
L’U.A pas associée
Pour la délégation ivoirienne, cette démarche est démobilisatrice à une période où tous les efforts doivent converger pour la tenue des élections le 31 octobre 2006 “même si ce n’est pas une date fétiche”. La partie ivoirienne souhaiterait donc que la communauté internationale, en particulier l’U.A qui a le dossier ivoirien en main, soutienne le processus en cours, notamment le dialogue inter ivoirien, pour qu’on aille au plus tôt au désarmement et aux élections. Alors que le dossier ivoirien n’est pas du ressort de l’ONU mais de l’Union africaine. L’Onu n’intervenant, à la demande de l’U.A, qu’en soutien, surtout financier et logistique.
Interrogé par des journalistes ivoiriens sur ce qu’il pense de ce mini sommet, Alpha Oumar Konaré a expliqué que l’U.A n’a pas été associée à cette initiative. “Nous avons simplement été conviés”. Puis il a ajouté: “Nous attendons l’arrivée de Kofi Annan pour qu’il nous dise ce qu’il souhaite exactement”. Le président de la Commission de l’U.A dit, lui aussi, ne pas s’inscrire dans la perspective d’un report du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire. “Pourquoi voulez-vous absolument qu’il n’y ait pas d’élection? Nous, nous travaillons pour cela (tenue effective des élections, ndlr)”, a conclu Konaré.


Envoyée spéciale à Banjul

Auteur: Michèle PEPE


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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 17:38
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Fiction électorale en Côte d'Ivoire,
(Le Monde 30/06/2006)
( 30/06/2006)


Tout le monde en est convaincu mais personne n'ose l'avouer : il n'y aura pas d'élection présidentielle fin octobre en Côte d'Ivoire. Trop de retard a été pris ; trop d'obstacles subsistent dans le pays coupé en deux depuis près de quatre ans. Il faudra reporter le scrutin d'un ou deux mois selon un scénario optimiste, plus vraisemblablement d'une année voire davantage. La première hypothèse ne serait pas catastrophique ; l'autre pose la question du maintien à son poste du chef de l'Etat, Laurent Gbagbo.

Par peur du vide, la communauté internationale n'en continue pas moins à maintenir la fiction d'une élection à l'automne, conformément au calendrier fixé par les Nations unies. En témoigne le communiqué publié le 23 juin à l'issue de la dernière rencontre du Groupe de travail international (GTI), le club où se retrouvent chaque mois les acteurs africains et occidentaux - dont la France - chargés par l'ONU d'ausculter et de soigner une Côte d'Ivoire malade.

Certes, dans leur dernier bulletin de santé, les bons docteurs évoquent leur "préoccupation" face à un processus électoral qui piétine, mais, effrayés par leur audace, ils parlent quelques lignes plus loin des "progrès réalisés" et soulignent leur "satisfaction". La tonalité générale du communiqué final reste vague, incertaine comme si la communauté internationale n'osait pas tirer les conséquences de la mauvaise volonté de leur patient. Elle est pourtant manifeste.

Connu sous le sigle de DDR, le programme de Démobilisation, désarmement, réinsertion des forces armées et des milices n'a pas commencé. Seul un "pré-regroupement" est amorcé.

Il est encore symbolique. Au lendemain du GTI, des responsables des Forces nouvelles (les anciens rebelles) ont ainsi fait visiter à la ministre française déléguée à la coopération, Brigitte Girardin, un camp de "pré-regroupement" proche de Bouaké, leur "capitale", qui faisait songer à un décor rapidement bricolé. Les quelques dizaines de soldats et de gendarmes cantonnés dans les bâtiments semblaient n'être que de passage.

L'élaboration de listes électorales fiables et incontestables n'est pas plus avancée. Les rares opérations de recensement organisées jusqu'à présent - on parle joliment à leur sujetd' "audiences foraines" - n'ont permis d'ajouter que 3 000 noms d'électeurs au corps électoral. Le chiffre est dérisoire quand il est comparé aux 3 millions d'électeurs nouveaux attendus pour peu que les "audiences foraines" aillent à leur terme.

Or le temps presse. Si l'élection présidentielle doit avoir lieu le dernier dimanche d'octobre, il faudrait publier dans un mois les listes électorales. Le code électoral l'exige. Comment mener à bien, d'ici fin juillet, une opération aussi lourde et politiquement sensible quand le travail de recensement n'a pas encore vraiment commencé ? C'est impensable. Une modification du code électoral est à prévoir.

Le président Gbagbo et son entourage portent une large part de responsabilité dans le retard qui s'accumule. Favorables à une élection présidentielle mais soupçonnés de chercher à en manipuler les règles, ils mènent contre le GTI une sorte de guérilla politique permanente.

Pendant des mois, ils ont contesté la composition de la commission électorale indépendante (CEI), qu'ils jugent trop indocile. Et lorsqu'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU a officialisé, en janvier, la fin du mandat des députés, les proches de M. Gbagbo n'ont eu de cesse de torpiller la décision. Le Parlement leur était acquis. Ils entendaient le conserver. Brandissant la Constitution dans une main, de l'argent dans l'autre, ils ont en partie réussi leur opération. Les députés de l'opposition sont de retour. Mais le gouvernement acceptera-t-il de leur soumettre des textes de loi ?

Repousser en fin d'année le scrutin présidentiel ne prêterait pas à conséquence. En revanche, si le Conseil de sécurité de l'ONU, sur recommandation de l'Union africaine (UA), fixe une échéance plus lointaine, se posera la question des institutions. Autrement dit, qui dirigera la Côte d'Ivoire pendant la période intérimaire ? Reconduire le président en exercice serait périlleux. L'homme est contesté à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Mal élu, il fait figure de président en sursis. Son mandat officiel est arrivé à échéance en octobre 2005, et il ne doit qu'aux Nations unies d'être encore en poste.


REFUS D'UNE SOLUTION INTERMÉDIAIRE


Pour sortir de l'impasse des diplomates préconisent d'opter pour le modèle libérien : fin octobre, la Côte d'Ivoire serait mise sous tutelle de l'ONU comme le fut le Liberia au lendemain du départ du président Charles Taylor. Cette solution radicale a peu de chances d'être retenue. Elle coûterait une fortune en hommes (casques bleus, fonctionnaires onusiens...) et en argent. Surtout, la Côte d'Ivoire n'est pas comparable au Liberia. L'Etat est affaibli mais présent. L'économie ivoirienne est en crise, mais elle existe.

D'où l'idée d'un scénario "à la congolaise". Depuis cinq ans au Congo Kinshasa, le pouvoir réunit tous les anciens chefs de guerre dans le cadre d'une cohabitation élargie. La recette a fait ses preuves puisque, fin juillet, des élections générales vont avoir lieu. Revers de la médaille, le système nourrit l'immobilisme. Le Congo Kinshasa vivote. Aucune réforme n'a été entreprise. L'Etat est aux abonnés absents. Les Ivoiriens, dont les conditions de vie ne cessent de se dégrader, méritent mieux.

Dernière solution, placer à la tête du pays un homme ou une équipe restreinte - des technocrates - qui s'engageraient à ne pas briguer de mandat avant plusieurs années. L'actuel premier ministre, Charles Konan Banny, est le mieux placé pour incarner cette troisième voie : il dirige le gouvernement, mais, à la demande des Nations unies, il a déjà accepté de faire une croix - sans doute provisoire - sur ses ambitions présidentielles.

Cette solution intérimaire a les faveurs de nombre de chancelleries, mais elle se heurte, notamment, au niet du président Gbagbo, candidat déclaré à sa propre succession. Les déclarations récentes du chef de l'Etat - "Notre président ne sera pas nommé comme un gouverneur, par un autre pays" ; "Le sort de la Côte d'Ivoire se décide en Côte d'Ivoire par le peuple de Côte d'Ivoire" - ne laissent aucun doute sur son refus d'une telle solution intermédiaire.

Début juillet, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, sera à Banjoul, en Gambie, pour participer au sommet de l'Union africaine. La Côte d'Ivoire sera au menu des discussions entre chefs d'Etat. Peut-on imaginer qu'une recette miracle en sortira ?

Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 30.06.06

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 17:30
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Dialogue militaire à Bouaké : Echec sur toute la ligne
(24 heures 30/06/2006)
( 30/06/2006)


Les militaires n’ont pu s’entendre sur aucun des sujets inscrits à l’ordre du jour du dialogue militaire. Hier, au Ranhotel de Bouaké, Fanci et FAFN ont montré leurs profondes divergences sur les sujets de l’état-major intégré et la question délicate des grades.

« L’état-major intégré ne veut absolument rien dire.
Pour nous, le cadre actuel nous convient ».
C’est la réponse du chef d’état-major des Fanci, le général Philippe Mangou à l’exposé de son aîné, le général Michel Gueu, sur la vision des Forces armées des Forces nouvelles.
Hier, au Ranhôtel de Bouaké, les deux forces se sont parlé sans s’entendre véritablement sur les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion présidée par le ministre de la Défense, Aphing Kouassi.
Ils ne se sont pas fait de cadeau.
A l’ouverture de la réunion, c’est au ministre général Michel Gueu, qu’est revenu, au nom des Forces nouvelles, d’expliquer le bien-fondé de l’état-major intégré de transition dans la refonte de l’Armée ivoirienne.
Il a proposé la création d’une cellule de commandement mixte placée au dessus des deux états-majors, Fanci et FAFN.
Cette cellule sera en quelque sorte chargée de coordonner les actions des deux états-majors et de suivre la mise en place de la nouvelle armée ivoirienne.
« Négatif », a répliqué l’état-major des Fanci.
Pour le général Philippe Mangou, se sont trop de choses qui vont prendre du temps.
Il a plutôt suggéré aux participants à la réunion de se concentrer sur les actions qui pourraient aboutir.
Les échanges qui se sont déroulés autour de la création de la cellule n’ont pas abouti.
Les forces nouvelles ont fait savoir aux Fanci que la proposition de la création de l’état-major intégré était adressée au gouvernement et non à l’état-major des FDS.
Les deux camps ont tenu à marquer leurs désaccords dans le communiqué de presse.
Finalement, Fanci et FAFN ont convenu de s’en remettre à l’arbitrage du gouvernement.
Pendant plus de quatre heures de réunion (10H 30 à 15h40), les militaires n’ont pas trouvé de compromis sur la situation de la reconnaissance des grades des Forces nouvelles.
Les hommes de Guillaume Soro souhaitent que leurs grades soient reconnus dans la nouvelle Armée.
Réponse sèche du général Philippe Mangou.
« Le président de la République est le seul habilité à donner des grades.
En plus, il y a plusieurs critères qui rentrent en jeu.
Ce n’est pas dans ces cas où des caporaux sont devenus des colonels ».
Pour les Forces nouvelles, l’argument ne prospère pas.
« Depuis quatre ans, nous avons 60% du territoire.
Et nous savons, tous ici, que les ordres de Gbagbo ne s’appliquent qu’au 40% de territoire restant.
Ici, nous ne reconnaissons que Guillaume Soro comme chef.
Nous sommes l’Armée de cette partie du territoire.
Et puis, en matière militaire, le grade consacre l’aptitude à exercer une fonction.
Nous avons fait nos preuves.
Il y a certaines personnes dans cette Armée ivoirienne qui n’ont fait aucun stage, mais qui portent des grades que nous connaissons », nous a confié un officiel des Forces nouvelles.
Le chef d’état-major des Fanci qui est resté sur ses positions a proposé la création d’un comité d’évaluation pour les éléments des Forces nouvelles qui souhaiteraient rester dans l’Armée.
Pour couper certainement court aux discussions improductives, le ministre de la Défense a pris acte de la demande des Forces nouvelles et promis de se référer au gouvernement pour y trouver les solutions.
Au troisième point d’échanges, Fanci et FAFN ont continué leur dialogue de sourds.
La demande de paiement des arriérés de soldes avancée par les militaires Fanci, membres des Forces Armées des Forces nouvelles a laissé un goût amer à la délégation du général Philippe Mangou.
Le patron des Fanci qui s’oppose à cette idée a monté les enchères.
Il exige que ces éléments bénéficient de la même mesure si le gouvernement venait à agréer la demande les Forces nouvelles.
Avant la lecture du communiqué de presse, le ministre de la Défense a tenté de rapprocher les positions des deux parties.
Preuve que les discussions étaient tendues, les questions du démantèlement des milices, du chronogramme et de la démobilisation des 3000 recrues soulevées par le général Soumaïla Bakayoko ont été remises à plus tard.
Certainement le 6 juillet prochain à Abidjan.


Hervé Akache depuis Bouaké
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