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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 13:12
 

30/06 :R.C.A.: communiqué MLPC

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain
(M L P C)
Justice –Liberté -Travail
Fédération Europe Amériques Asie Océanie Moyen-Orient




Le samedi 24 juin 2006, la fédération France/Europe Asie Moyen Orient apprend avec stupeur les résultats des initiatives d’un Certain nombre de camarades suspendus ensuite des actes contraires au règlement intérieur de notre parti. Décision prise par une assemblée générale de notre bureau politique élargi aux membres de notre Conseil Politique National. Sanction qui leur interdit de tout mandat de représentation du parti, d’entreprendre, d’agir, de dire ou de poser des actes au nom du MLPC.
Les camarades sanctionnés entrent en rébellion ouverte, violant les dispositions statutaires et réglementaires de notre parti. Ce qui à suffisance démontre le peu d’esprit militant engagé qui les anime sauf à confirmer leur avidité des aisances du pouvoir égoïste les guidant en leurs actes quotidiens.
Ces militants suspendus et rebelles prennent en catimini l’initiative de se réunir en une pseudo session de notre parti du 21 au 24 du mois en cours en toute illégalité dont - ils la transforment à 2 heures de la fin de leur simulacre entreprise en un fantaisiste congrès.
Il y a lieu de rappeler que notre parti a perdu le pouvoir avec ces camardes au gouvernement à la primature et haute sphère de l’Etat. A ce jour, tout porte à croire, à les entendre ou les voir faire comme s’ils n’avaient pas échoué par le fait de la réussite du coup d’état en l’absence du Président de la République (complicité du coup d’état réussi ou incompétence sont les seuls attributs qui leurs sont connus et murmurés à présent sans oublier les allocutions approximatives, incohérentes et une forte proportion à abuser de la chose publique). Un sérieux et conséquent politique s’ils le sont, il y a lieu avant toute précipitation d’asseoir une démarche d’inventaire, de remise en cause qui s’impose à eux, comme à nous militants du MLPC.
Nos rebelles de camarades viennent de poser des actes criminels, contraires aux valeurs et idéaux de notre parti, actes n’engageant pas le MLPC ni ces militants et de loin notre fédération qui n’a que déférence qu’en notre Président, le camarde Ange Félix PATASSE et les membres de notre bureau politique élus lors du congrès de juin 2004.
Pour éviter toute confusion et amalgames auprès des militantes, militants et sympathisants du MLPC, votre fédération dénonce l’entreprise anti - militante des camarades suspendus de notre parti et confirme avec force que la direction du parti issu des résolutions de notre congrès sous l’autorité du camarade Ange Félix PATASSE revêt sans conteste la légitimité statutaire de droit et ce, conformément à la manifestation de la volonté souveraine de la base.
Militantes et militants du MLPC que nous sommes, démocrates d’esprit et d’option idéologique que philosophique, nous ne pouvons dénier le droit à un centrafricain ou groupe de compatriotes de créer leur parti politique.
Au lieu d’être sources du désordre en notre sein, les camarades suspendus et entrés en dissidence et ayant pour financier et manipulateur Martin ZIGUELE secondés de Marie – Chantal Gabriel Jean Edouard KOYABOUNOU, Jackson MAZETTE, Jean Michel MANDABA etc. … feront mieux de créer leur propre parti politique.
Fort de ce qui précède, la fédération MLPC France/Europe/Amériques/Moye- Orient/Asie/Océanie en appelle aux dissidents de notre parti de vite enregistrer leur nouveau parti politique au ministère de l’intérieur à Bangui, de cesser d’user à des fins lucratives les logos, dénominations, emblèmes et devises de notre parti.
Car notre parti ne peut être réduit à une association des assoiffés du pouvoir composé d’individus en quête de satisfecit primaire, égoïste et ridicule. La grandeur d’un homme politique passe par une discipline, l’observation stricte des règles et dispositions régissant le parti politique dont – il se réclame adhérent ou membre.
Militantes et militants du MLPC l’heure est grave, notre adversaire premier (BOZIZE) du moment a réussit l’inféodalisation de notre parti par l’entremise des fragiles de nos camarades qui n’ont pu résister aux épreuves actuelles.
En ces heures et jours délicats de la lutte politique, nous vous appelons à opter pour une unité déterminée autour de notre Président afin, de sauver la maison MLPC des griffes de ses prédateurs et marchants de satisfaction personnelle qui n’ont pour stratégie troquer le MLPC à l’adversaire.
Notre objectif à atteindre aujourd’hui et demain est de définir avec les filles et fils de Centrafrique un nouveau pacte social et républicain pour le développement de la Centrafrique sous l’autorité de notre Président.
Nous appelons les militantes, militants des cellules, sections, sous – fédérations, fédérations, les organes connexes, les Conseillers Politiques Nationaux ainsi que les membres du bureau politique de ne point reconnaître le nouveau parti politique crée par les dissidents rebelles, résultat d’une longue machination, manœuvre ourdie dans nos dos pour imploser l’invincible MLPC.

Camarades militantes, militants & sympathisants du MLPC ensemble, uni et discipliné nous vaincrons et la démocratie triomphera.

Vive le MLPC
Vive les militantes & militants du MLPC
Vive la démocratie


Fait à Paris le, 24 juin 2006
Le Président Fédéral
Représentant du Président du Parti
Lin BANOUKEPA

Source: Alwihda -

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 23:47
Communiqué à la presse du 4 mai 2006


Pour la libération de Claude Yabanda,
militant Vert arrêté en Centrafrique


Les Verts ont appris avec stupéfaction et indignation l’arrestation le 29 avril à Bangui de Mr Claude Yabanda, militant Vert de longue date, sur la base d’une dénonciation calomnieuse d’«atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » .


Les Verts connaissent suffisamment Claude Yabanda, militant actif des Verts depuis de nombreuses années, démocrate et non-violent convaincu, pour savoir que ces accusations ne peuvent être que mensongères.


Les Verts rappellent que Claude Yabanda était retourné par idéalisme au Centrafrique pour contribuer au redressement d’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique en tant que chef de cabinet d’Abel Goumba, ex-premier ministre et vice-président de la République, leader du FPP, le parti centrafricain auquel Claude appartient également de longue date.


Les Verts ne peuvent ignorer que Claude Yabanda avait dénoncé comme truqués les résultats des élections présidentielle et législatives de mai 2005 qui ont donné la victoire au général François Bozizé, parvenu au pouvoir par un putsch le 15 mars 2003 en renversant l’ex-président Ange-Félix Patassé.


Les Verts ne peuvent ignorer que la probité, la droiture de Claude Yabanda, qui n’a de cesse que de défendre la cause de la démocratie dans un pays qui ne l’a jamais connue, peuvent lui valoir inimitiés et rancoeurs dans la classe politique, ce qui pourrait expliquer l’absurde et grave accusation dont il est l’objet, visant à éliminer un opposant politique. Celle-ci intervient dans un contexte trouble, ou des rebellions au Nord du pays et le pouvoir vacillant du président tchadien Idriss Déby, principal allié de François Bozizé, fragilisent ce dernier.


Les Verts s’inquiètent que le procureur de la République Firmin Feindiro, un proche du président Bozizé, ait déclaré sur RFI que Claude Yabanda a été arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat, alors que le dossier est vide, hors une dénonciation calomnieuse sur laquelle doit prévaloir la présomption d’innocence.


En conséquence, les Verts appellent les autorités centrafricaines à libérer immédiatement Claude Yabanda, victime d’une dénonciation calomnieuse résultant très probablement d’une machination politique, et appellent à une vaste mobilisation en faveur de sa libération.
Pour les Verts

Yann Wehrling, Secrétaire national
Noël Mamère, député
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 22:29

APRES TIRINGOULOU, DE VIOLENTS COMBATS FONT DES VICTIMES AU SEIN DES FACA ET DES FOMUC A GORDIL

Jeudi 29 Juin 2006 - Le Confident.
L'opinion publique nationale et internationale a été informée par communiqué du Ministère de la Défense Nationale que des attaques intenses ont eu lieu à Gordil faisant ainsi, de nombreuses victimes de part et d'autres.
 
Selon ce communiqué, c'est « dans la nuit du 25 au 26 juin 2006 qu'un groupe de rebelles tchadiens fortement armés a attaqué un détachement militaire appartenant à la FOMUC et aux forces armées centrafricaines (FACA) stationné à Gordil dans le Nord-Est du pays ».
Ce même communiqué fait mention de ce que ces évènements d'une extrême gravité démontrent à l'évidence que le sol centrafricain est devenu une véritable terre de combat pour les opposants au régime de Ndjamena mais aussi, le régime de Bangui si on peut compléter.
 
 Ce communiqué de presse du Ministère de la Défense Nationale confirme la performance des équipements militaires utilisés par la rébellion qui sévit dans ces zones. Ce quiconstitue en quelque sorte une alerte maximum à l'endroit des autorités politiques de la RCA qui doivent prendre les mesures qui s'imposent pour parer à l'irréparable. Cependant, au-delà du fait que le Ministère de la Défense nationale ait déploré ces attaques, le commun des mortels continue de s'interroger sur les raisons qui justifient ces attaques à répétition dans le Nord-Est centrafricain.
  • Est-ce pour élire cette zone en une base arrière des rebelles ?
  • Lequel des deux (2) régimes (tchadien et centrafricain) est-il l'objet de déstabilisation de la part de cette rébellion ?
  • Qu'en est-il de la fermeture de la frontière Centrafricano-Soudanaise ?
  • L'option militaire telle que voulue par la hiérarchie militaire de la RCA est-elle encore envisageable ?
Que des interrogations en suspens qui doivent pousser les autorités politico-militaires de notre pays à apprécier s'il y a lieu de continuer l'aventure militaire à ouvrir dans un bref délai, un dialogue franc avec tous les acteurs aussi bien politiques qu'armés pour trouver ensemble une solution durable à cette situation.
Il ne servira à rien de demander à la communauté internationale de faire cesser par un coup de bâton magique, les agressions dont est victime, la République Centrafricaine sachant que cette communauté internationale ne peut venir qu'en appoint aux efforts qui seront entrepris par les belligérants.
Il est cependant judicieux que les autorités centrafricaines puissent prendre conscience qu'un danger certain guette la RCA et que l'aide des pays amis devant nous permettre de défendre notre territoire n'est que leurre. Car s'il était établi que l'aide des pays amis pouvait nous permettre de procéder à la défense de la patrie en danger, comment comprendre que nous ne soyons pas en mesure ni de contrôler l'effectivité des décisions de fermeture de nos frontières aériennes et terrestres avec le Soudan ni, de venir à bout de ces rebelles qui sont en passe d'élire domicile dans le Nord-Est centrafricain.
 
Après Paoua, Birao, Tiringoulou, c'est maintenant le tour de la ville de Gordil qui a défrayé la chronique. Un observateur de la vie politique nationale s'interroge quant à la prochaine ville cible des rebelles après Gordil.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les corps des victimes des attaques de Gordil ont été ramenés à Bangui. Selon les informations officieuses recueillies auprès des administrations hospitalières, il aurait eu 80 morts environ dont 38 centrafricains et le reste est composé des éléments de la FOMUC. Selon la version de la Radio France Internationale, il y a eu 11 morts côtés FACA, 2 côtés des éléments de la FOMUC et 20 morts côtés des assaillants. Signalons aussi que la morgue de l'hôpital communautaire n'étant pas en mesure de contenir le corps de toutes les victimes, certains corps ont été emmenés au niveau du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB). L'information est tellement sensible qu'il faut la prendre avec beaucoup de pincettes en attendant la publication officielle provenant de la hiérarchie militaire Centrafricaine.
Source: Le Confident, quotidient indépendant d'information, Centrafrique
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Published by LE CONFIDENT - dans REBELLION
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 19:32

LES DISCIPLES DE FEU Lt DOGO TORTURENT SES DETRACTEURS



 

La victime Narcisse Samba Ndénguilo
L'on ne dira jamais assez, la RCA reste toujours sous l'emprise des hommes en uniforme qui, depuis le changement politique du 15 mars 2003, s'érigent en véritables bourreaux des centrafricains. Ces populations sont soumises à des comportements insipides plus pires qui datent de l'ère de la pierre taillée si on ose le dire. Les centrafricains, depuis cette date jusqu'à ce jour, vivent dans la psychose et leurs libertés sont réduites voir annihilées du fait des dirigeants qui justifient le comportement de leurs hommes par la défense de l'intégrité du territoire.
En effet, après quelques moments d'accalmie, l'on assiste à une recrudescence des actes de barbaries commises par les compatriotes en tenues et surtout par les ex libérateurs qui ne cessent de semer la terreur au sein de la population civile et ce, au nom des autorités de la place. Ils profitent du laxisme de la haute hiérarchie militaire qui, n'arrive pas à prendre des mesures contre les contrevenants ou les militaires indisciplinés, pour matérialiser leurs entreprises.
Le vendredi 23 juin 2006, le soldat de 2e classe Loulou Ngao Rodrigue qui serait le chauffeur du défunt Célestin trouva le moment propice pour se faire parler de lui. Ngao Rodrigue est voisin de Narcisse Samba Ndénguilo, au quartier Ngbénguéwé dans le 5e arrondissement de Bangui. Ce jour là Narcisse qui est conducteur de taxi, est allé se ravitailler en carburant au niveau de la station service du 4e arrondissement. Curieusement, il voit son voisin Ngao Rodrigue arrivé en compagnie de cinq hommes en civil. Alors qu'il échangeait avec son néveu Yves Rolland, Narcisse Samba a été surpris d'être l'objet d'attaques physiques de la part de Ngao Rodrigue et sa compagnie.
Après la bagarre, Narcisse s'en est tiré avec une déchirure à la lèvre supérieure, il saignait également par le nez, une entorse au bras droit et des hématomes sur le corps car, brutalisé, il a reçu des coups partout. Il doit son salut à l'intervention de la foule qui attendait s'approvisionner en carburant. Profitant des interventions, il a pu se dégager de l'emprises de ses bourreaux pour se cacher dans la pénombre. L'infortuné Narcisse a aussi perdu au cours des échauffourées un portefeuille, des papiers administratifs et une somme de 20.000 Fcfa. Il sera conduit par après à l'Hôpital de l'Amitié où, il va subir des soins. A l'Hôpital, on lui a fait la radiologie de sa tête durement cognée, de sa face et de sa poitrine. Il attend encore la conclusion du diagnostique pour être situé sur ce qu'il a récolté comme dommage sur son corps. Jusqu'au jour où nous mettons sous presse cet élément, Narcisse continue de saigner par le nez.
Tout ceci n'a pas arrêté chez Ngao Rodrigue et ses compagnons leur volonté d'en finir avec Narcisse. Entre temps, Loulou Ngao Rodrigue était passé chez Narcisse à la maison avec ses cinq compagnons le manquer ; ils ont perquisitionné sa maison et ont passé à tabas sa femme. Une seconde fois qu'ils l'ont manqué, ils ont procédé à l'arrestation de ses deux cadets qu'ils ont mis dans le coffre de la voiture utilisée. N'eut été l'intervention des habitants du quartier qui les avaient supplié en leur demandant de régler leurs affaires directement avec Narcisse, ils auraient dû les amener pour quelle direction on ne sait. Ce jour-là, seul Ngao était en tenue avec une arme Kalach en main et les cinq autres éléments étaient en civil. La troisième fois qu'ils ont manqué Narcisse, ils ont arrêté M. Isseine qui habite aussi le même quartier. Ils étaient en train de l'emmener derrière l'aéroport Bangui M'Poko lorsqu'ils ont été surpris par des éléments du détachement français qui vont libérer Isseine de leurs griffes. Malgré cette intervention, Isseine a entre temps reçu des coups avec des blessures. Ce dernier, après consultation a pris un certificat médical de 15 jours d'invalidité.
Au cours de l'arrestation de Isseine, Rodrigue Ngao a eu le temps de lui donner le motif de son acharnement sur ses voisins. Il lui a fait signifier que lors du décès du Lieutenant Dogo, M. Barnabé avait dressé une liste de ceux qui ont applaudi en manifestant leur joie relative à la disparition de cet homme. Il faut signaler que, plusieurs fois, Narcisse a échappé aux tentatives d'arrestation orchestrées par Rodrigue et ses acolytes. Quelquefois, Narcisse était obligé de quitter momentanément sa maison pour éviter les harcèlements du célèbre Rodrigue.
On pensait que les centrafricains étaient enfin libérés des griffes du célébrissime et lugubre Dogo or, celui-ci est toujours resté présent dans la communauté centrafricaine à travers ses disciples. A force de tenir compagnie avec le Lieutenant Dogo, ceux-ci sont convaincus de faire perdurer son œuvre barbare au sein de la société centrafricaine prise en otage par les hommes qui ont accompagné le Général François Bozize lors de sa conquête du pouvoir par les armes. Qui peut comprendre qu'un simple conducteur du feu Dogo puisse se permettre le luxe d'imposer à tout le monde de pleurer la mort de celui-ci?
Ce n'est qu'en Centrafrique qu'on demande à toute une société de célébrer de force le deuil d'un homme qui a semé la terreur, la désolation et des pleures au sein des familles centrafricaine. Centrafrique pays des hors la loi. Centrafrique pays où les droits de l'homme sont foulés aux pieds par ceux-là qui doivent en principe faire la promotion du respect des droits humains. Centrafrique pays où seuls les hommes en tenues ont le droit de faire leur loi. Cette situation doit prendre fin pour que le pays puisse retrouver son rayonnement d'antan.


Jeudi 29 Juin 2006
Modeste J. Poubalandji
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 19:19

M. BOUSSA FRANÇOIS SERAIT-IL COMPLICE DU REBELLE LARMA ?



 



C'est naturellement la question que l'on est en droit de se poser suite à l'arrestation de M. Boussa François, conseiller au syndicat des conducteurs et receveurs des taxis et bus. Le film des évènements se présente de la manière suivante. Le lundi 26 juin 2006, M. Boussa qui ne se reprochait rien s'est rendu à son lieu de travail c'est-à-dire, au syndicat des taximen. Ces confrères qui étaient déjà là lui ont demandé s'il avait des problèmes avec les autorités du pays ? Aucun, répondit M. Boussa François. C'est alors qu'ils vont lui présenter une convocation de la Direction des Services de Police Administrative (DSPA). Sans inquiétude, François Boussa va se rendre à la DSPA pour s'enquérir du but pour lequel il a été convoqué. Il sera soumis à tout un interrogatoire au terme duquel il sera écroué. Les motifs de son arrestation sont entre autres : qu'il aurait partager un verre le 6 juin 2006 à Fodé au Km5 avec le chef rebelle Larma de l'APRD (une des rébellions qui combat le régime de Bangui), qu'il connaît certains éléments rebelles de mouvement de Larma qui se trouveraient à Bangui au quartier Gbaya Dombia et enfin, qu'il était en contact avec un officier de l'APRD qui devrait se rendre en Angola pour ramener des mercenaires qui vont déstabiliser le régime de Bangui. Toute une série de chefs d'accusation qui nous poussent à nous interroger sur la fiabilité de ces allégations que nous qualifions d'emblée de mensongères puisque dénuées de tout fondement. A moins qu'on nous apporte la preuve du contraire. Cette affirmation se justifie dans la mesure où l'on arrive pas à comprendre que le chef rebelle Larmassoum qui avait été arrêté à Bangui et détenu en lieu sûr dans la célèbre prison de Bossembélé puisse curieusement se retrouver à Bangui partager une bouteille à Fodé avec M. Boussa François ? Larma est-il détenteur d'une capacité de dédoublement pour être à la fois à Bossembélé et à Bangui ? A-t-il bénéficié d'une liberté provisoire pour qu'il puisse effectuer ce déplacement et à quelle fin? Peut-on penser qu'il s'agit d'une manœuvre des autorités politiques du pays tendant à accorder une « liberté provisoire » à Larma et le pousser à doigter sous pression tous ceux avec qui il avait été en contact lorsqu'il était rentré clandestinement à Bangui ?
Autant de questions qui demeurent sans réponse et il n'y a que les autorités politiques qui ordonnent aux agents de renseignements de diligenter des enquêtes qui peuvent nous fournir assez d'informations sur cette nouvelle forme de méthode de gouvernement qui ne dit pas son nom à savoir : le recrudescence des pratiques fichistes. C'est ici qu'il y a lieu de se poser la question sur l'efficacité et le professionnalisme des services chargés de fournir des renseignements aux autorités politiques du pays. Cette arrestation que nous dénonçons témoigne à suffisance que les services de renseignements centrafricains ne procèdent nullement à une enquête préalable aux différentes arrestations qui sont opérées dans la ville de Bangui. Et pourtant, le Procureur de la République Firmin Féindiro avait affirmé solennellement que la procédure pénale recommande à ce que des enquêtes soient effectuées avant toute arrestation. Par ailleurs, il n'est un secret de polichinelle que les règles du droit international humanitaire exigent à ce qu'un détenu soit traité avec tous les respects dus à une personne humaine. Or, depuis le lundi 26 que M. Boussa François a été arrêté, aucun membre de sa famille n'a su qu'il se trouve en prison et celui-ci n'a même pas eu droit à la nourriture. Cette arrestation démontre à suffisance que le ciel centrafricain est rempli des faiseurs de fiches qui trouvent un malin plaisir à gagner leur pain quotidien en livrant sur le plateau la tête de certaines personnes qu'ils accusent comme portant atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat. Un policier qui a pris connaissance de l'arrestation de M. Boussa François qu'il connaît d'ailleurs très bien a déclaré sans ambages que le climat politique actuel est délétère car on ne sait pas de quoi sera fait demain. Il se peut selon ce même policier que d'ici demain, ce sera notre tour d'être accusé de porter atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat. Que des fiches, Bangui en connaît.


Jeudi 29 Juin 2006
Harly - Schengen
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 19:14

LE GPPMP DENONCE LES MANOEUVRES POLITICIENNES DE MASSI ET NDITIFEI



 


Ces derniers 72 heures et sous prétexte de vouloir réinventer la majorité présidentielle qui serait inefficace, deux partis politiques et leurs leaders ont proposé à la surprise générale la création d'une « Coordination de la Majorité Présidentielle » pour mieux animer l'action de cette majorité au profit du régime du gouvernement en place.

La démarche pourrait séduire si elle n'émanait pas des Messieurs Charles Massi et Daniel Nditifei Boyssembe, respectivement président du FODEM, ministre d'Etat et président du MDI, Directeur Général de la Banque CBCA. Ces deux personnalités sont bien connues dans la classe politique pour leur hostilité affichée à toute idée de structuration de la majorité présidentielle sur une base juridique et reposant sur une plate forme politique. Il est normal dans ces conditions que ces leaders sortent enfin de leur attentisme et de leurs petits calculs politiques pour se constituer en « Coordination de la Majorité Présidentielle » avec deux membres qui fonctionnent comme des électrons libres prêts à se retirer sur la pointe des pieds en dénonçant leurs accords politiques avec le président François Bozize Yangouvonda.
Or ce dernier, reste à jamais le président de tous les centrafricains et le chef naturel de cette majorité présidentielle dont certains leaders se disputent déjà le Leadership en cachant avec un doigt de la main et surtout avec une proposition brumeuse nommée « Coordination de la Majorité Présidentielle ».

Le GPPMP tient pour sa part à apporter la clarification qui suit : les partis signataires de la Convention créant ce groupe politique n'ont pas attendu l'avis du FODEM et du MDI pour s'engager dans le soutien effectif et fait remarquer au président de la République et à son gouvernement qui le reconnaissent d'ailleurs officiellement. Par ailleurs et de mémoire d'homme, ni le FODFEM ni le MDI n'a jamais signé la convention créant le GPPMP et ne peuvent donc s'en démarquer. Car, on ne peut se démarquer de quelque chose que si on y a adhéré auparavant. Par conséquent, le GPPMP dénonce ce faux procès qui lui est intenté par ses détracteurs et qui fait de la publicité gratuite à deux partis politiques et à leurs leaders en mal de pouvoir et de leadership et surtout détenteurs de projets toujours brumeux qui ne lient politiquement à personne et surtout pas au président de la République. Celui-ci est d'ailleurs considéré par eux comme un simple allié qu'ils peuvent quitter comme ils veulent au nom de leurs intérêts individuels, carriéristes et catégoriels.

Il a été même largement démontré par le passé que ces deux partis et leurs leaders n'ont jamais été capables de bâtir des coordinations politiques durables ni dans l'opposition ni dans la majorité à l'époque des régimes des ex présidents Kolingba et Patassé. A ce titre, ces leaders restent les champions toutes catégories des alliances et regroupements tactiques et factices qui ont pour nom : UFAC, CFD, COODEPO, G11, UFAP, GPPO, CPPO et UFVN sans lendemain avec pour objectif essentiel leur positionnement égoïste et individuel. Qui peut nous démentir aujourd'hui ?

On voit comment des leaders politiques ambitieux et calculateurs qui n'ont jamais réussi une alternance politique crédible peuvent aujourd'hui sans aucun génie politique réinventé une majorité présidentielle taillée à la mesure de leur sournoiserie, de leur sectarisme et de leurs projets occultes dont l'enracinement au gouvernement et dans les fonctions directoriales qui rapportent gros.

Malheur à celui qui ne perçoit pas ici et maintenant que là « Coordination de la Majorité Présidentielle » en gesticulation est un écran de fumée, voire une nébuleuse qui veut en fait occulter dangereusement la véritable question de la majorité présidentielle, de son organisation, de son fonctionnement et de sa consolidation autour du Président de la République, chef de l'Etat et de son programme politique à mettre en œuvre.

Le GPPMP s'est engagé pour sa part dans une dynamique responsabilité de concertation avec toutes les composantes de la majorité présidentielle sans exclusive et n'entend pas se laisser distraire par des chants de sirène des fossoyeurs de l'unité de la majorité. Laquelle doit se réaliser autour du chef de la majorité qui reste indubitablement le Président de la République chef de l'Etat.

En tout état de cause, le GPPMP appelle ses membres et ses LEADERS à rester sereins et souder à ne pas se laisser amuser par une querelle de leadership sournoise et faussement démocratique. Le GPPMP réaffirme par la même occasion son soutien au président Bozizé YANGOUVOUNDA et à son gouvernement et se dit prêt à affronter publiquement ses détracteurs embusqués et frileux dans un débat contradictoire et non dans un monologue radiophonique agaçant.

Fait à Bangui, le 22 juin 2006

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 18:59

PAR QUEL MOYEN PATASSE VA -T-IL RENTRER TRIOMPHALEMENT AU PAYS?



 

Ange Félix Patassé, président du Centrafrique de 1993-2003
Contre toute attente, l'ex Président centrafricain Ange Félix Patassé a surpris plus d'un par sa réaction aussi allergique que dithyrambique. Dans une communication dite présidentielle datée du 17 septembre 2006, Patassé faisant référence à la déclaration de M. Jean Michel Mandaba sur RFI, a lancé une mise en garde à l'endroit de ses « camarades coupables de fautes graves hautement préjudiciables au parti d'avant-garde qu'est le MLPC » et en même temps leur interdit de parler au nom de son parti. Selon ce dernier, « toute tentative par toutes les personnes sanctionnées par la décision N°002/MLPC/CPN/BP/P2006 d'engager des actions au nom du parti MLPC sera considérée comme une usurpation, faux et usage de faux et poursuivie conformément aux textes en vigueur ». Cette déclaration loin de faire l'unanimité, démontre à suffisance que l'ex Président centrafricain en exil forcé au Togo est atteint par le virus du pouvoir car, il continue de croire toujours qu'il retrouvera son fauteuil présidentiel perdu le 15 mars 2003 au profit de son ex Chef d'Etat major François Bozizé.
Cependant, le bon sens aurait voulu qu'on fasse une analyse rétrospective du parcours politique de celui qui continue d'alimenter les débats à savoir, Ange Félix Patassé.
En 1993, suite aux promesses fallacieuses et aux propos démagogiques faites au peuple centrafricain pendant la campagne, Patassé a été démocratiquement élu Président de la République. Après une année de règne, l'agronome a fait découvrir son vrai visage au peuple qui l'a pourtant porté sur les fonds baptismaux. Des crises à répétition dues à la non satisfaction des besoins sociaux ainsi que des scandales financiers ont émaillé son parcours à la magistrature suprême de l'État centrafricain. Il faut citer entre autres, l'affaire William et Soffin qui n'est autre qu'une dette contractée par Patassé lors de son exil au nom de l'État centrafricain et qui devait être remboursée après son élection (environ 12 milliards de Fcfa). Le peuple n'a pas su sur quelle ressource Patassé aurait t-il puisé pour rembourser ces fonds.
Bien qu'interdit par la Constitution du 14 janvier 1995 de s'ingérer dans les affaires, l'on se rendra compte que Patassé s'était laissé noyé par un affairisme qui ne dit pas son nom. On se rappellera volontiers de ses nombreuses sociétés dont l'Omnium des Minerais en Afrique Centrale (OMAC), Colombe Bois, Colombe Mines sans pour autant oublier l'affaire Trans-Oil etc. Sous son régime, ce dernier avait brillé par sa mauvaise gestion de différents dons qui ont été octroyés par les États amis à la République Centrafricaine notamment le don libyen de 55 mille tonnes de carburants, dons japonais pour ne citer que ceux-là. Pour ce qui est de fausses promesses, Patassé avait toujours déclaré qu'il allait payer les fonctionnaires à base de ces fonds qui sont logés dans une banque allemande. Depuis cette annonce, les fonds promis (6 milliards) ne sont jamais arrivés en Centrafrique en son temps. Le comble de malheur, a été l'implication des forces non conventionnelles de Jean Pierre Bemba et mercenaires du capitaine Paul Barril dans un conflit interne qui opposait le pouvoir central à la rébellion du Général François Bozizé. Les conséquences ne se sont pas faites attendre dont les stigmates sont toujours perceptibles de nos jours (vols, viols, assassinats etc.)
Malgré la commission de ces crimes par les forces non conventionnelles sur son peuple, Patassé a poussé l'outrecuidance jusqu'à déclaré sans ambages sur les antennes de RFI que « la population centrafricaine vivait en parfaite harmonie avec les banyamulenge de Jean Pierre Bemba». Cette déclaration fracassante à l'encontre de ceux qui l'ont fait roi en le mettant à la tête de l'État centrafricain a poussé le peuple à se mobiliser pour précipiter son départ en apportant une caution morale à la rébellion de François Bozizé qui aura raison de son règne le 15 mars 2003.
Aujourd'hui, 3 ans après, Patassé annonce son retour triomphal à Bangui. Par quel moyen ? C'est la question qui se pose car, il n'est un secret de polichinelle que l'ex dictateur centrafricain a fait l'objet d'une plainte déposée par la FIDH au parquet de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour des crimes ignobles commis sur le peuple centrafricain.
Pour un observateur de la vie politique nationale, Patassé est capable de tout car, étant exilé à l'époque, il a pu contracter des dettes au nom de l'Etat centrafricain alors qu'il n'était pas encore élu. Ce qui démontre à suffisance que le leader charismatique du MLPC est capable de tout puisqu'il peut pactiser même avec le diable pour arriver à ses fins c'est-à-dire, revenir au pouvoir.
D'aucuns pensent que si le MLPC connaît aujourd'hui une crise profonde qui risque de le diviser, c'est justement à cause des gesticulations de Patassé qui pense que la République Centrafricaine est sa chasse gardée et qu'il est hors de question qu'on se l'accapare comme François Bozizé l'a fait le 15 mars 2003. Cette nostalgie de pouvoir qu'il continue d'affiche à pousser les autorités politiques certainement à enclencher une chasse aux sorcières à l'encontre des dirigeants de son parti dont les mouvements quotidiens sont suivis au peigne fin.
Somme toute, la bataille ne fait que commencer au niveau de son parti le MLPC et les pouvoirs publics doivent restés vigilants pour éviter au pays des crises aux conséquences incalculables.

Jeudi 29 Juin 2006
Harly – Schengen
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 18:55

Fonctionnaires en RCA : Contrôle de l’authenticité des diplômes (Le Soleil 27/06/2006)

Bangui - Le Premier ministre centrafricain Elie Doté a lancé hier à Bangui une opération de vérification de l’authenticité des diplômes des agents de l’Etat afin de les rémunérer en fonction de leur niveau de formation réel, et de lutter contre les multiples fraudes. « Il s’agit pour le gouvernement de maîtriser les effectifs des fonctionnaires et agents de l’Etat (...) et de rémunérer et utiliser les personnels de l’Etat par rapport à leurs diplômes réels », a déclaré M. Doté, espérant ainsi « rendre l’administration performante ». GAMBIE : Report du procès d’un journaliste Banjul - Le tribunal de Kanifing (est de Banjul) a renvoyé au 6 juillet le procès prévu la semaine dernière du journaliste gambien Lamin Fatty poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles », a appris l’Afp hier auprès de son journal. « Le procès devait avoir lieu le 22 juin dernier, mais il été repoussé au 6 juillet à la demande de l’avocat qui souhaite avoir plus de clarification sur la charge retenue contre son client », a déclaré à l’Afp Madi Ceesay, directeur du journal « The Independant ». Arrêté le 10 avril dernier et inculpé le 24 mai, Lamin Fatty, journaliste au bi-hebdomadaire gambien « The Independant », avait été libéré sous caution après avoir été incarcéré pendant deux mois. Le journaliste avait publié une information erronée selon laquelle Samba Bah, ex-ministre de l’Intérieur et ancien directeur des services de renseignements (Nia), avait été arrêté dans le cadre d’une tentative de coup d’Etat contre le président gambien Yahya Jammeh, que le gouvernement avait annoncé avoir déjoué. Le Comité pour la protection des journalistes (Cpj), un organe de défense de la liberté de la presse, a demandé aux autorités gambiennes de « retirer immédiatement toutes les charges » contre M. Fatty.
AFP: © Copyright Le Soleil

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 18:46

LE CABINET DE Me MOUSSA VEKETO VIOLE PAR URBAIN RANDAL



 

Dans ce monde, il y a des gens qui, auréolés de la confiance des autorités politiques du pays, pensent que tout leur est permis au point qu'ils n'hésitent pas un seul instant à fouler au pied les lois de la République, puisqu'ils se croient intouchables. Profitant de leur position à côté du soleil, ils se livrent à tous les jeux non seulement pour se faire du beurre sur le dos des autres mais, également pour imposer leur point de vue sans en mesurer les conséquences. Urbain Randal, l'homme à l'imagination fertile et soi-disant Directeur Général, l'un des partenaires de la société Lobaye-Gold, bien connu du public centrafricain, appartient à cette race de personnalités. Malheureusement pour ce dernier, l'affaire Lobaye-Gold qui a fait couler et continue de faire couler de l'encre et de la salive a révélé au public, la vraie nature de l'homme. Il a servi les régimes Kolingba en passant par Patassé pour se retrouver depuis peu, aux côtés de l'homme fort du 15 mars 2003. M. Randal qui se faisait passer pour un Conseiller et Chargé de Mission à la Présidence de la République, puis Directeur de Protocole du Président de la République au sein de la communauté religieuse Christianisme Céleste, ne servait en réalité que les intérêts de certaines personnalités politiques de notre pays. Conscient qu'il bénéficiait de la protection du centre du pouvoir, Urbain Randal, s'est permis hier matin de porter atteinte au cabinet de Me Moussa Véketo. Il a posé son acte en toute quiétude, ignorant qu'il existe un principe selon lequel, le cabinet d'un avocat est inviolable.
En effet, il était environ 10 h 10 minutes lorsque nous avons assisté aux gesticulations spectaculaires de Randal. Pour la petite histoire, le conseil de Chris Rot a observé un mutisme sur cette affaire qui les met en prise avec Randal qui réclame la paternité de la société LObaye-Gold. Après mure réflexion, Randal et ses commanditaires ont pressenti avoir perdu l'affaire. Ainsi, un ange passa et a vivement conseillé à notre Cher conseiller et Chargé de mission à la Présidence de se déporter au Cabinet de Me Moussa Véketo, avocat du PDG de la société Lobaye-Gold, M. Chris Roth. Il va demander à ce dernier de lui payer les factures de ses voitures mises en location. N'ayant pas obtenu gain de cause et puisqu'il a aussi perdu la confiance de la « main invisible » qui le soutenait, l'adrénaline lui a monté par-dessus la tête. Randal s'est dit, qu'il pouvait encore utiliser les privilèges dont il bénéficie depuis longtemps. Il s'agit de ses relations avec les hauts dirigeants du pays. Suant à grosses gouttes, Randal quitte en catastrophe le bureau de Me Véketo, claque la porte en laissant entendre dans sa furie « vous considérez les gens comme… », puis, il démarre en trombe sa voiture Laguna immatriculé 33.296 BG et disparaît. Un véritable spectacle à la « Raman Kota » et digne des richissimes narcotrafiquants du cartel de Medellin, en Colombie.
Au-delà de cette violation du cabinet de Me Moussa Véketo, nous avons été surpris d'apprendre que des menaces politiques et physiques pèseraient sur la personne de M. Chris Roth ou l'un de ses partenaires accusés de mauvaise gestion lui aurait laissé entendre qu'il devrait coûte que coûte quitter le domicile de M. Zoran et trouver refuge dans un hôtel de la place. On lui aurait déclaré que c'est un ordre qui vient d'en haut. Or, selon nos investigations, des manoeuvres sont ourdies pour dissocier M. Zoran du PDG Chris Roth. Pour quelle cause?
Au demeurant, le pauvre centrafricain, qui tire le diable par la queue pour joindre les deux bouts, n'arrive pas à comprendre que les autorités politiques qui sont les premières à faire des leçons de morale aux autres acteurs de la vie socioéconomique, en ce qui concerne la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance puissent se plonger par personne interposée dans un affairisme qui ne dit pas son nom et qui a des conséquences désastreuses sur le tissu économique centrafricain. A quoi riment les agissements de Randal ?
D'aucuns disent que cela consiste à brouiller les pistes de la gestion opaque et gabégique de la société Lobaye-Gold. Si tel est le cas, comment peut-on combler les manques à gagner enregistrés par l'État suite à la gestion scabreuse par ceux qui ont dirigés cette société ? Oui, le peuple connaît maintenant ces prédateurs qui font mains basses sur ces richesses parce qu'ils jouissent de l'impunité. Même si la justice n'est pas rendue au peuple aujourd'hui, le tribunal de l'histoire triomphera un jour.
Car, comment comprendre qu'un individu de cette carrure puisse remettre en cause les décisions des autorités établies tel le cas de la violation de la décision fermant l'aérodrome de Boda ? Il y a également, l'étiquette qu'il porte sur lui comme étant le Conseiller et Chargé de mission à la présidence de la République, qu'il brandi partout où il passe.
Somme toute, le régime de Bangui doit prendre des mesures énergiques pour trouver une solution juste et équitable en vue de soigner son image. Le Ministère des Mines ayant saisi la justice, il est hautement souhaitable que l'Exécutif laisse le pouvoir Judicaire trancher souverainement cette affaire au lieu de prétendre trouver des solutions politiques. Une chose est sûre, le pays de Boganda a connu des hommes et des femmes qui ont publiquement manifesté leur appartenance aux hommes politiques qui, malheureusement, ne sont pas restés éternellement au pouvoir. A bon entendeur, salut !


Vendredi 16 Juin 2006
Harly - Schengen
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 15:06
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Attaque de rebelles en Centrafrique
(Liberation 29/06/2006)
( 29/06/2006)


Un raid contre un camp de la force multinationale, à Gordil, a fait 33 morts selon l'ONU.
Tchad, Darfour et maintenant Centrafrique... Un nouveau front s'est ouvert dans cette partie de l'Afrique qui s'enfonce, mois après mois, dans l'instabilité chronique, faisant craindre un risque de contagion régionale. Lundi, des rebelles non-identifiés ont lancé une attaque, à Gordil, dans le nord-est de la République centrafricaine, contre un camp de la force multinationale de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Fomuc), où sont également cantonnés des soldats de Bangui. Bilan, selon l'ONU : 33 morts, dont 13 soldats centrafricains et 2 soldats tchadiens de la Fomuc. Vingt assaillants ont également été tués dans ces combats. Selon une source diplomatique française, ils portaient des treillis neufs identiques à ceux des rebelles tchadiens soutenus par le Soudan.

Depuis plusieurs mois, le nord-est de la Centrafrique s'est transformé en foyer d'instabilité. Des rebelles tchadiens et des groupes proches de l'ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé, déposé par l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé, en 2003, écument cette zone désertique. Mais c'est la première fois que des combats aussi violents s'y déroulent.

Récemment, les forces gouvernementales centrafricaines et la Fomuc se sont déployées à Gordil, dans un secteur où, fin avril, un Antonov en provenance du Soudan aurait, selon les autorités de Bangui, déposé des «hommes en armes». Dans un récent rapport, le groupe d'experts International crisis group se demandait si l'échec d'une offensive des rebelles tchadiens, à la mi-avril, sur N'Djaména n'allait pas «inciter» les différents mouvements armés locaux à lancer «une guerre d'usure», notamment à la frontière avec la Centrafrique. Une inquiétude peut-être prémonitoire.


par Thomas HOFNUNG
QUOTIDIEN : jeudi 29 juin 2006

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans REBELLION
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