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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 00:01
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

A l’approche du 30 octobre 2006: Tout sur le plan Gbagbo-Mbéki. Ce qui gêne Paris
(Soir Info 28/06/2006)
( 28/06/2006)


A quelques quatre mois de la fin du ‘’bonus’’ de douze mois accordé à Laurent Gbagbo à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire, la France aurait concocté un ‘’plan de sortie de crise’’ pour son ancienne colonie. Lequel plan consisterait, à en croire l’hebdomadaire ‘’Jeune Afrique l’Intelligent’’, à mettre en place un ‘’conseil présidentiel’’ pour diriger le pays, duquel seraient exclus tous les candidats déclarés à la présidentielle prochaine, y compris donc l’actuel chef de l’Etat Laurent Gbagbo. Le schéma elyséen pour la Côte d’Ivoire, dit-on, pourrait être discuté à huis clos par des chefs d’Etat africains, en marge du prochain sommet de l’Union africaine (Ua), à Banjul en Gambie, les 1er et 2 juillet 2006. Si Paris presse aujourd’hui la mise en route de son plan ‘’B’’ pour la Côte d’Ivoire, c’est qu’au fond, une contre offensive politico- diplomatique menée, depuis plusieurs mois, par la paire Gbagbo-Mbeki, se concrétise et pourrait contrarier le schéma de l’ancienne puissance coloniale. En effet, le président sud africain Thabo Mbeki, médiateur de l’Ua dans la crise ivoirienne, et son homologue ivoirien Laurent Gbagbo, avaient aussi, depuis l’entame de la transition, un plan pour éviter un blocage imputable au camp présidentiel dans le processus de paix ivoirien. Au bout, il s’agira de réclamer, avec de solides arguments, une nouvelle reconduction du mandat du chef de l’Etat ivoirien si la présidentielle d’octobre 2006 n’avait pas lieu. En tout cas, Thabo Mbeki s’est fortement engagé aux côtés de Laurent Gbagbo pour espérer faire échec au plan ‘’B’’ de Paris. De fait, c’est sur recommandation du président sud africain, confie une source crédible, que le chef de l’Etat ivoirien avait consenti d’énormes sacrifices dans la formation du gouvernement de transition en décembre 2005. C’est presque la mort dans l’âme que Laurent Gbagbo avait accepté d’abandonner l’important ministère de l’Economie et des Finances, avant d’accepter l’entrée, dans le gouvernement, de Louis André Dakouri-Tabley, No2 de la rébellion des Forces nouvelles. Il s’agissait, pour la paire Gbagbo-Mbeki d’enlever à Paris tout argument tendant à accuser le camp présidentiel ivoirien de torpiller la sortie de crise. C’est l’Afrique du Sud qui, apprend-on de bonnes sources, aurait demandé au Premier ministre Charles Konan Banny, de former un tandem avec le président Laurent Gbagbo pour gérer la transition. C’est qu’avant la désignation d’un Premier ministre en remplacement de Seydou Diarra, Prétoria avait exigé de celui qui devait être choisi d’avoir de meilleures relations avec le président Gagbo. En le disant, la médiation sud africaine entendait mettre à l’aise le chef de l’Etat ivoirien dans une transition politique où il était ‘’l’homme à abattre’’ par la France. Aujourd’hui, le tandem Gbagbo-Banny, plutôt profitable, reste encombrant pour l’ancienne puissance coloniale, elle qui avait misé sur ‘’un Premier ministre ivoirien tout puissant’’ et adversaire du président ivoirien. Que non ! Banny semble avoir fait échec au plan français. De plus, les présidents ivoirien et sud africain, de concert, se sont engagés à faire fonctionner toutes les institutions légales ivoiriennes. En février 2006, c’est contre la décision du Groupe de travail international (GTI) de dissoudre l’Assemblée nationale ivoirienne, que l’Afrique du Sud s’était dressée pour marquer publiquement son soutien à Laurent Gbagbo. Le ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, avait été on ne plus clair : “Il est vrai que le Groupe de travail international a estimé que le mandat de l’Assemblée nationale avait expiré. Mais, comme dans le cas de l’expiration du mandat du président Gbagbo, il n’est pas possible de faire avancer le processus de résolution du conflit en Côte d’Ivoire si l’on démantèle les institutions existantes ”, avait indiqué l’émissaire de Thabo Mbeki, qui apportait ainsi un soutien clair et net de la médiation sud africaine au président ivoirien dans sa décision de proroger le mandat des députés ivoiriens. Une décision contre laquelle la ministre française de la Coopération, Brigitte Giradin, membre influent du Gti, s’était dressée. En effet, si elle avait remporté le combat de la dissolution du Parlement ivoirien, la France aurait ainsi de solides arguments pour faire tomber toutes les autres Institutions ivoiriennes, dont notamment la Présidence de la République. Mais l’entêtement du régime Fpi à faire fonctionner l’Assemblée nationale, malgré la décision du Gti, gêne énormément le plan de Paris. Avec le retour des députés de l’opposition dans une Assemblée ivoirienne désormais nationale, c’est un coup dur porté contre le plan ‘’B’’ français, par la paire Gbagbo-Mbeki. A quelques mois de la présidentielle prochaine d’octobre qui ne semble plus sûre, Prétoria refuse, pour l’heure, de se dévoiler, même si au fond, il n’est pas vraiment pour le schéma français. “Il faut se concentrer sur la manière de conduire le processus le mieux possible pour atteindre cet objectif et non se demander ce qu’on fait si on y arrive pas ”, a affirmé, dimanche dernier, le ministre sud-africain de la défense, M. Lekota.




mercredi 28 juin 2006 par Charles TRA BI

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 23:40
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Confusion à Libreville
(Digitalcongo.net 28/06/2006)
( 28/06/2006)


Le Président Omar Bongo voulait prendre contact avec les différentes sensibilités congolaises sur les concertations, il a eu droit à un casse-tête.
Mardi, ce qui avait démarré sous le signe de la rumeur s’est finalement confirmé à Libreville. Le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba a en effet entamé en milieu de matinée, des entretiens séparés avec les leaders politiques congolais dans le cadre de la recherche de l’apaisement du climat politique avant les élections présidentielles et législatives prévues le 30 juillet prochain.

Quelques leaders issus de l’opposition non armée étaient visibles dans la capitale gabonaise. On a signalé, entre autres, la présence de Maître Gérard Kamanda( Fcn ), Hassan Thassinda ( Cad ), Joseph Olenghankoy ( Fonus), Catherine Nzuzi ( Mpr ) et Oscar Kashala( Urec), tous candidats à l’élection présidentielle. Les Vice présidents de la république, Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa ont également fait le déplacement de la capitale gabonaise avant de regagner Kinshasa dans la soirée. Très désiré, le président Joseph Kabila Kabange n’a pas été de la rencontre. A la place, on a plutôt eu droit a une délégation musclée conduite par Olivier Kamitatu Etsu et comprenant de gros gabarits tels que Christophe Lutundula Apala et Justin Marie Bomboko, pour ne citer que ceux-là. L’Archevêque métropolitain de Kisangani et Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Laurent Monsengwo Pasinya, a également été aperçu à Libreville.

Omar Bongo Ondimba, selon des informations parvenues au Phare, a reçu les différents groupes séparément. Il ressort de ces consultations, avons-nous appris, que l’Alliance de la Majorité Présidentielle reste opposée à des concertations synonymes d’évaluation de l’Accord Global et Inclusif. Bien au contraire, son juriste maison Christophe Lutundula Apala a développé à l’intention des hôtes gabonais la thèse selon laquelle la Constitution du 18 février avait évacué le vide juridique, et que par conséquent les institutions issues de l’Accord global tout comme leurs animateurs pouvaient continuer à exercer allégrement leurs prérogatives.

Dans le même ordre d’idées, le patriarche Justin Marie Bomboko a indiqué que la demande générale des Congolais était d’aller tout de suite et dans les conditions contestées que chacun connaît aux élections prévues a partir du 30 juillet prochain. Une sortie, a encore appris Le Phare, qui lui a valu d’être sévèrement interpellé par le Vice-président Jean Pierre Bemba Gombo qui lui a reproché son manque de constance.

Alors que la confusion persistait à Libreville sur la suite de ces consultations, on signalait le retour mardi dans la soirée à Kinshasa des deux Vice- présidents de la République ayant fait le déplacement du Gabon, en l’occurrence Azarias Ruberwa Manywa et Jean Pierre Bemba Gombo. Les autres délégations devaient poursuivre leur séjour à Libreville où l’on prévoyait ce matin, une nouvelle série de consultations avant une grande session prévue pour ce jeudi.

Persistance des divergences…

Loin des tractations de Libreville, à Kinshasa les observateurs avertis s’interrogent justement sur le sens d’un dialogue qui voit se développer plusieurs divergences sur son contenu. Pour l’Alliance de la Majorité Présidentielle et Joseph Kabila, l’utilité d’une telle rencontre réside dans le fait que les protagonistes sont l’opportunité d’harmoniser leurs points de vue sur le calendrier électoral, dans le sens du respect de la date du 30 juillet, et de convier les différents acteurs dans la signature d’un code de bonne conduite. Une approche qui ne partage pas le RCD d’Azarias Ruberwa pour lequel le dialogue doit servir à se mettre d’accord sur la fin de la transition et la manière de gérer l’après 30 juin, de même que sur l’audit a réaliser sur le processus électoral pour plus de crédibilité, d’inclusivité, de sécurité et de transparence. Pour sa part, le MLC soutient à la fois le dialogue et les acquis du processus électoral, notamment la date du 30 juillet. Enfin, réunie autour d’Etienne Tshisekedi, l’opposition politique ne transige pas sur la fin la transition le 30 juin prochain. Raison pour laquelle elle demande ni plus ni moins la requalification du processus pour plus de crédibilité, de sécurité et d’inclusivité.

Silence total à Kinshasa...

On rappelle que la 2ème rencontre du Palais de la Nation prévue pour hier lundi ne s’est pas tenue comme prévu. Le trouble s’est installé davantage dans les esprits des observateurs en apprenant le voyage du président Joseph Kabila pour Bukavu, alors qu’aucun communiqué n’avait officiellement décommandé le rendez-vous.

Tshieke Bukasa/Le Phare



Last edited: 28/06/2006 14:39:12

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 23:22
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Libreville : Le danger de refaire Sun City
(L'Avenir Quotidien 28/06/2006)
( 28/06/2006)


Libreville, une rencontre pour rien. *Car, l’Udps n’acceptera pas tout dialogue qui partirait sur base de maintien de la date du 30 juillet comme celle des élections. *Les délégués vont à Libreville, mais ils n’ont pas le même contour ni le même contenu de ces négociations. *Hier, la même opposition refusait que les négociations aient lieu dans une ville francophone, qu’est ce qui a changé pour que Libreville redevienne intéressant. *Il faut éviter une querelle des « Afriques » dans laquelle le Congo n’aura rien à gagner.

Hier du domaine de spéculation, les concertations politiques entre Congolais sont presque acquises aujourd’hui. Cependant, personne ne sait avec précisions ce qu’en seront le contour et le contenu. En plus des questions sur le contour et le contenu de ces concertations, il y a une question essentielle, celle de savoir à quoi elles vont servir. Ces négociations, honnêtement, sont de trop. Les observateurs découvrent à travers le souci d’aller aux négociations, une tentative de livrer l’Afrique encore une fois dans une lutte d’influence dans laquelle le Congo n’a rien à gagner. Il en est de même des concertations elles-mêmes dans la mesure où elles auraient pour motivation première de faire plaisir à quelques individus en les caressant dans le sens des poils. Et pour cause, ils menaceraient de provoquer l’apocalypse dans le pays. Pour ce faire, ils usent et abusent de menaces et d’intimidations.

Ces négociations, honnêtement, sont de trop. Les observateurs découvrent à travers le souci d’aller aux négociations, une tentative de livrer l’Afrique encore une fois dans une lutte d’influence dans laquelle le Congo n’a rien à gagner. Il en est de même des concertations elles-mêmes dans la mesure où elles auraient pour motivation première de faire plaisir à quelques individus en les caressant dans le sens des poils. Et pour cause, ils menaceraient de provoquer l’apocalypse dans le pays. Pour ce faire, ils usent et abusent de menaces et d’intimidations.

Une voie sans issue pour Bongo

Une chose est pour le président Omar Bongo de commencer les consultations des Congolais en prévision du dialogue politique, une autre est d’arriver au port. On sait que les Congolais ne lui donneront pas cette occasion. Encore faut-il que le président gabonais sache où il va et qu’est-ce qu’il veut obtenir en organisant ce dialogue. S’il le sait, il y a plus de chance que ce qu’il sait et veut, ne soit pas ce que sait et veut Tshisekedi. On est engagé dans la répétition de l’histoire des crises politiques congolaises. Le premier pas de la répétition de l’histoire, c’est le fait que le plus grand demandeur du dialogue n’est pas le plus enthousiaste pour y participer. On aurait voulu que le président de l’Udps se rende en personne à Libreville. Non seulement il exprimerait mieux que quiconque sa pensée, mais aussi ce serait un engagement sans équivoque de sa part. Car, chaque fois que le leader de l’Udps envoie des délégués quelque part, il n’adhère toujours pas aux conclusions qu’on lui apporte. Cela lui permet de rester dans sa position pendant que son parti se décharge sur les émissaires accusés de tous les maux. C’est pourquoi à l’Udps, tout le monde se trompe sauf Tshisekedi. En outre, lorsque Tshisekedi envoie Mubake pour négocier en son nom, ce dernier est obligé de discuter sur des positions arrêtées. On doit d’avance se mettre en tête que le leader de l’Udps n’acceptera pas les conclusions des rencontres de Libreville.

Libreville diabolisé hier

On ne sait pas ce qui a changé en Omar Bongo pour que Tshisekedi lui fasse confiance maintenant. On sait que l’opposition congolaise avait dit niet à toute négociation qui aurait pour centre un pays francophone. Avant Sun City, c’est Libreville qui était prévu. Il en est de même de Cotonou qui était prévu avant Gaborone pour accueillir les travaux préparatoires de ce dialogue. Si à Cotonou c’est la délégation gouvernementale qui avait refusé d’y aller à cause de la démarche utilisée par le facilitateur, à Libreville l’opposition avait justifié son refus par le fait que le pouvoir de Kinshasa étant dans les bonnes grâces de Paris (sic), il fallait éviter que les Congolais aillent se réunir dans un pays considéré comme pré carré de la France. Le même Chirac qu’on voulait éviter de peur qu’il manipule les négociations, on ne sait pour quel intérêt, est toujours là. Il en est de même du président Omar Bongo. Avec le nouveau dialogue à Libreville, les Congolais, les mêmes qui avaient rejeté les facilitateurs et villes francophones sont prêts à opposer les présidents africains. Hier ils étaient pour l’Afrique anglophone aujourd’hui leur cœur bat la chamade pour l’Afrique francophone. Mis à part ces écueils, il est presque sûr que l’Udps n’acceptera pas le dialogue tel que préconisé par ceux qui le convoquent. Car, si les élections ne doivent pas être différées et la transition requalifiée, on ne voit pas pourquoi l’Udps se serait battu pour que ces négociations aient lieu. En outre, si on ne peut pas répondre aux revendications de l’Udps, à savoir, rouvrir les bureaux de vote et organiser une autre transition à gérer consensuellement, pourquoi perdrait-on le temps et de l’argent pour organiser un dialogue sans lendemain ? Car, au lieu d’apaiser les esprits, le dialogue de Libreville ne fera que relancer la crise. Dans certaines circonstances, on doit accepter le conflit afin d’éviter la paix de cimetière. Si les marches et toutes sortes d’agitation permettent à l’Udps d’exister après avoir, par sa faute, raté le train électoral, on ne doit pas le lui refuser.

L’Avenir

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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 19:10
En préparation de l’apocalypse : Le 30 juin, éviter le schéma centrafricain
 


Comment se passera l’apocalypse annoncée le 30 juin par l’opposition ? * On doit soit considérer les menaces de cette opposition comme des paroles en l’air soit les prendre au sérieux. * La tournée de l’Udps en Europe aurait pour but de rencontrer l’Europe non officielle. * L’opposition aurait des contacts avec certains milieux militaires dans le cadre du mercenariat. * Des troubles attendus à Kinshasa afin de nécessiter une force africaine qui aurait pour mission d’appliquer le schéma centrafricain au Congo avec une force africaine qui aiderait les opposants à contrôler le pouvoir.

Ainsi, dans certains milieux plus crédules, on se trouve dans la nécessité de faire des provisions en perspective de cette journée. Après ce qui était arrivé le 30 juin 2005 pour le même motif que la transition devrait se terminer et que les institutions devraient disparaître, le gouvernement peut se dire que rien de bien grave n’arrivera à ce pays. Il suffirait de bien positionner la police pour circonscrire les manifestations. Cela est possible. Mais on devrait se demander si cette opposition est prête à refaire ce qu’elle avait fait et qu’elle sait avoir échoué. L’autre question que l’on peut se poser est celle de savoir ce que cette opposition attend de son action ce 30 juin 2006. Si c’est tout simplement pour mettre les militants dans la rue pour quelques heures et pour voir la vie se poursuivre après comme si rien n’était arrivé, on peut se dire que les manifestations du 30 juin 2006 ne valent pas la peine d’être organisées. Mais l’opposition est-elle naïve à ce point pour tourner en rond ?

De nouvelles stratégies pour plus d’efficacité

Cette fois, il y a lieu d’être prudent dans la mesure où on a affaire à une opposition frustrée, qui fait des négociations une question de vie ou de mort. Car, si cette opposition rate le train électoral actuellement en marche, elle devra attendre 5 ans après. Et même dans ce cas, il lui sera difficile de rattraper le train. Cela veut dire qu’elle devra être à la touche pendant au moins dix ans. C’est pourquoi s’il faut faire arrêter le temps, si elle en a les moyens, cette opposition n’hésiterait pas un seul instant. Si également elle peut jeter le pavé dans la marre, elle le ferait afin que tout le monde parte perdant. Pour se convaincre de cet état d’esprit, on doit tenir compte du fait que l’on n’a pas affaire à une opposition normale, une opposition capable de jouer jeu honnête, en attendant le moment propice pour rebondir. On a plutôt affaire à des gens qui confondent opposition, adversité et haine. Compte tenu de tout cela, on peut croire au schéma apocalyptique que cette opposition annonce. Il est vrai que hier, c’était des menaces pour agiter le spectre de la peur, dans le but d’amener le pouvoir à négocier. Mais, pour ne pas être ridicule, sachant que sa stratégie ne fait plus peur à personne, cette opposition peut faire flèche de tout bois pour paraître crédible, surtout si à l’extérieur du Congo, elle peut trouver une oreille attentive à sa détresse.

La tournée européenne

L’Udps, principal parti politique de cette opposition a dépêché dernièrement une délégation en Europe. Officiellement, c’était pour convaincre les occidentaux de la nécessité d’obtenir l’organisation des négociations politiques qui auraient pour but de marquer un temps d’arrêt dans l’organisation des élections afin de permettre l’implication de l’Udps. Pour ce faire, l’Udps avait-il besoin de déplacer une équipe lorsqu’on sait que les pays occidentaux les plus impliqués dans les affaires congolaises et qui peuvent d’une manière ou d’une autre influer sur les décisions, sont présents dans le Ciat. Il va de soi que ces pays sont informés au quotidien de la situation politique congolaise. C’est cela, selon nos sources qui a motivé le déplacement, non pas pour convaincre ceux qui savent ce qui se passe, mais pour trouver d’autres partenaires. Dans toute société libre, il y a toujours ceux qui ne partagent pas la vision officielle de leurs pays sur les évènements du Congo. La délégation de l’Udps est donc allée chercher des appuis de l’Europe non officielle avec tout ce que cela comporte comme conséquences. Ceci étant, dans certains milieux, on craint que l’Udps ait contacté les milieux pas très orthodoxes qui sont capables d’utiliser tous les moyens, dont les armes pour se faire entendre. On ne doit pas continuer à comprendre comme un bas chantage le discours de l’Udps selon lequel, « puisqu’on ne comprend que le langage des armes, tout le monde va y recourir ». Pour ce faire, la seule possibilité n’est pas d’aller acheter les armes en Europe. Il suffit d’être en contact avec des hors-la-loi, comme Nkundabatware et autre Mutebutsi pour troubler la paix au Congo. Certaines sources parlent des missions de l’Udps à l’Est du pays particulièrement à Bunia, Goma et autres, où des antennes travailleraient avec des officiers étrangers dont des Nigérians et des Ougandais. En prévision du 30 juin 2006 justement, on fait état des soldats dont la morphologie ferait penser aux Nigérians qui seraient partis de l’Est du pays, après rencontre avec l’antenne de l’Udps pour Kinshasa. Que peut-on faire avec quelques dizaines de mercenaires lorsqu’on sait que Kinshasa est à ce jour l’une des villes les mieux gardées du pays. L’objectif de l’opposition, ce n’est pas de prendre la ville, mais de créer des troubles capables de faire comprendre à la communauté internationale qu’elle avait tort de ne pas faire oreille attentive à ses revendications. Tout a pour but d’obliger le pouvoir à négocier.

Eviter toute force africaine au Congo

Si l’engagement des pays européens au Congo est clair, celui des pays africains n’a aucune lisibilité. Avec les pays africains, on ne sait parfois pas ce qui se cache derrière le sourire et le discours d’amitié. Dans les milieux de l’Udps, on ne jure que sur l’envoi d’une force africaine au Congo dans le but semble-t-il, de sécuriser tout le monde. La raison avancée c’est que l’armée nationale et la police seraient partiales et que la force européenne aurait un parti pris. Certains chefs d’Etat africains seraient prêts à appuyer cette thèse. Et le pouvoir congolais, craignent les observateurs avertis, peut subir le sort de Ange Félix Patassé, trahi presque par la force de la Cemac envoyée à sa rescousse. Le même scénario on l’avait également vécu à N’djamena où les soldats zaïrois assistaient passifs à l’avancée des hommes de Habré pour chasser Goukouni Weddeye. Pour que cela marche en Rdc, il faut des troubles à l’occasion de la prétendue fin de la transition le 30 juin2006. Les manifestations devront avoir une ampleur capable de convaincre et justifier l’envoi d’une force africaine. Ce serait tout de même étonnant que l’Afrique, incapable de s’assumer au Darfour par manque des moyens, cherche à ouvrir un front au Congo. Qui financera l’opération et pourquoi ? C’est à peine croyable. Mais le gouvernement congolais doit se comporter en homme averti. Si la proposition d’une force africaine arrivait à lui être faite, il devra y regarder à deux fois avant de dire oui. Cette proposition devrait être prise avec des pincettes à cause de son caractère inapproprié qui pourrait cacher des intentions inavouées. Car, personne ne peut dire que cette force africaine ferait mieux que la Monuc et la force de l’Ue.

L’Avenir

 

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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 18:47
 

27/06 :Centrafrique : Les familles des militaires refusent les pertes au front Nord

 

Les familles et proches parents des soldats Centrafricains ne sont pas prêts d'accepter la mort des leurs, selon un officier d'Etat major ayant requis l'anonymat.
Lors du dernier grand rassemblement au camp de Roux, des dizaines de femmes de soldats ont manifesté en pleurs contre la décision de Bozizé d'ordonner le consignement des quartiers.
En effet, le ministre Centrafricain de la Défense et Président de la République, a signé les ordres d'engagement pour les 12 premières compagnies de la garde présidentielle et du bataillon de soutien.
Malgré la décision de Chirac de fournir un soutien logistique important aux hommes de Bozizé, le Chef d'Etat major des FACA, le Général Gambi, a eu du mal a mobiliser la troupe dont le moral est au plus bas depuis les combats de Tiringoulou, dans la région de Birao.

Revenu d'un voyage éclair et secret aux USA, Gambi est également pointé du doigt par Bozizé qui considère que l'échec de Birao est du en partie à son incapacité à maintenir la chaine de commandement en ordre de marche.

Le vrai problème de l'armée Centraine réside dans l'état de son équipement délabré, dans son encadrement basé sur des officiers vieux et dépassés, ainsi que dans l'inexistence des règles d'engagement. Se battent-ils pour la République ou bien pour le clan Bézambé ? Pourquoi Bozizé et Gambi gardent t-ils au chaud et tràs loin du front leurs proches parents, tandis que les enfants des autres sont envoyés à la boucherie ?

Ainsi les soldats Centrafricains ne sont guàre differents des hommes de la rebellion en ce qui concerne le motifs de la belligerance.
L'opinion internationale ne sera pas étonnée de voir ces soldats rejoindre les rans de la rebellion, comme c'est le cas au Tchad.
Car comment Bozizé peut il s'unir avec la France néo-coloniale pour attaquer des combattants de la véritable indépendance de la Centrafrique ?

Les épouses des soldats se doutent bien du manque de moyen de cette armée en guénilles, craignant que le niveau de pertes en vies humaines ne devienne insuportable à cause de l'inexistence d'hopitaux militaires et de moyens de secours inadaptés à une campagne militaire qui s'annonce longue et pénible à l'avance.
Gambi n'avait-il pas déclaré aux USA que l'armée Centrafricaine allait s'engager à fond dans cette campagne? Ses interlocuteurs aux USA avaient été surpris par sa naiveté. Résultat, l'avion militaire de transport des troupes C130 qu'il était venu chercher ne sera pas opérationel durant la campagne de Birao, et les Transal français ne s'approcheront pas des zones de combat - ayant déja perdu trop d'avions face aux rebelles Tchadiens - ce qui rendra le secours et le ravitaillement très difficile pour les soldats de Bozizé : véritable sacrifice humain inutile de soldats Centrafricains!

Les premières sections arrivées il y a quelques jours sur le front Birao sont entrain de découvrir la supercherie. Les véhicules fournis par la France sont inadaptés au terrain, les ravitaillements en carburant et munitions sont incertains, la rations de survie quasi inexistantes.
Même les soldats de Déby n'y croient plus une victoire face à la rébellion...

Dans ces conditions, une nouvelle défaite militaire dans le nord de Centrafrique signifiera automatiquement la fin de Gambi à la tête des armées Centrafricaines...
Peut être aussi le début de son ralliement à la cause rébelle ?

Les épouses et enfants de soldats ont raison de s'inquiéter pour la vie de leurs proches. Surtout quand on sait qu'avec la négociation tout est possible et sans sacrifier une seule vie humaine.

Honore Yadaba
Réfugie politique Centrafricain, USA

Source: Alwihda -

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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 18:30

Des affrontements ont eu lieu dimanche entre l'armée centrafricaine et des rebelles tchadiens
(Le Matin.ch 27/06/2006)
( 27/06/2006)


De violents combats ont opposé dans la nuit de dimanche à lundi l'armée centrafricaine et les forces de la Cémac à des rebelles tchadiens dans le nord-est de la Centrafrique, faisant de nombreuses victimes, a annoncé mardi le ministère centrafricain de la Défense.

Ces affrontements près de la localité de Gordil, à plus de 800 km au nord-est de Bangui près de la frontière tchadienne, ont fait 71 morts dans les rangs des rebelles tchadiens et 5 parmi les soldats centrafricains et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), a précisé sous couvert de l'anonymat une source militaire centrafricaine.

Selon un communiqué du ministère centrafricain de la Défense, ces combats ont pour origine l'attaque dans la nuit du 25 au 26 juin d'un "détachement de militaires appartenant à la Fomuc (Force multinationale de la Cémac) et aux forces armées centrafricaines qui étaient stationné à Gordil" par "un groupe de rebelles tchadiens fortement armés".

"Les combats qui s'ensuivirent ont été particulièrement intenses, faisant de nombreux morts de part et d'autre", a ajouté le texte, sans faire état d'aucun bilan officiel.

Plusieurs violations du territoire centrafricain par des rebelles tchadiens hostiles au régime du président tchadien Idriss Deby Itno ont été dénoncées ces derniers mois par les autorités de Bangui.


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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 20:19
 

Tchad : la situation se complexifie, l’incertitude plane-t-elle sur le Fuc ?

 

Tchad : la situation se complexifie, l’incertitude plane-t-elle sur le Fuc ?

Comme vous pouvez le constater avec nous depuis quelques jours au regard du climat militaire qui prévaut à l’Est du Tchad, les sympathisants de l’opposition armée tchadienne vivent angoissés,stressés et voient leurs espoir diminuer, s’éteindre puis se fondre comme une neige au soleil. Commandés par un esprit de lucidité et de probité, nous sortons de notre réserve pour apprécier la gravité de la crise.

En effet, le Front Uni pour le Changement Démocratique au Tchad ( FUCD) est frappé de plein fouet par un séisme politique d’envergure semblable à une fracture profonde qui crée une grave frayeur à tous les niveaux. Nous prenons le soin de rappeler que les offensives militaires manquées du 13 avril, ont donné libre cours à toutes les interprétations et spéculations sur l’avenir du mouvement rebelle. Aujourd’hui, tout laisse à croire que les choses se confirment avec ce que nous observons comme le vol en éclat du Fuc en terme de rupture entre le président et son vice-président. Le tribalisme remporte pour une nouvelle fois sa victoire sur les objectifs politiques de l’opposition au Tchad.
Tout d’un coup et sans retenue, les dirigeants du mouvement armé n’ont pu contenir leurs querelles intestines et se sont livrés sans merci en étalant dans la rue et à la portée du commun de mortel leurs divergences souterraines de façon à susciter l’incertitude totale sur une éventuelle cohésion. Car, les rapports se distendent et s’expriment désormais en terme de méfiance considérable.


Pourquoi le Fuc est-il en arrivé à ce niveau?Nul ne peut prétendre détenir la vérité tellement que les versions données par les uns et les autres sont complexes au point que nous n’arrivons pas réellement à cerner le nœuds de la question. Qui a tort et a raison ? Personne ne sait !

Nous pensons qu’il est urgent de faire le diagnostic sur la chance de succès d’une rébellion comme la nôtre repliée sur elle-même à l’Est du Tchad, immobiliste et écornée de diplomatie internationale. Pourtant, dit-on qu’elle a ses représentants à l’extérieur,qui selon les uns se bornent à faire des théories et d’analyses sur la situation politique du pays en se prélassant dans les appartements et autres salon huppés de l’occident, sinon pas du tout aussi.
Il est souhaitable que les gens entament une campagne diplomatique pour se faire entendre au niveau africain et international que de se cramponner aux interventions médiatiques.

Avec ce qui vient de se produire, le Fuc a donné amplement l’occasion au pouvoir de Ndjaména de se réjouir en perdant une partie essentielle de son audience au niveau de l’opinion publique tchadienne, africaine et internationale.

Selon nos sources d’informations, le régime d’Idriss Deby déjà intenable, gagne du terrain et s’organise au niveau national et international.
D’abord, au niveau national ; pour redonner confiance au peuple tchadien face à la paupérisation, le pouvoir a augmenté de 5% les salaires des fonctionnaires dans le but d’apaiser la grogne sociale à laquelle il est confronté. Et vu qu’au Tchad, les gens se préoccupent peu de la politique, il est aussi probable qu’ils oublient vite leur détresse, car une accalmie relative de leur amélioration des conditions sociales pourrait les dissuader et les emmener t à être hostiles et réfractaires au changement politique enfin de compte.




Ensuite, au niveau international ; dans le cadre de son initiative de dialogue politique, le pouvoir de Ndjaména, est entrain en liaison avec une Ong africaine de défense des droits de l’Homme pour l’aider à se tirer de l’affaire en couvant l’aspect des violations des droits humains et lui redorer son blason auprès des partenaires internationaux. Et surtout, lui faire une proposition de sortie de crise politique par la mise en place d’un pacte républicain.

De plus, sur le plan militaire, selon des sources d’informations proches de la base sergent chef Adji Kossei, la France aurait décidé de mater la rébellion tchadienne, fragilisée et affaiblie par la division interne pour laisser la voie libre à une présidence à vie à Idriss Deby.

Face donc à la célérité des événements en cours favorables au régime de Ndjaména ; les rebelles Tchadiens doivent leur survie ; soit à l’unité ou à l’extinction.

Que peut-on alors faire face à un homme retors et intraitable comme Idriss Deby ou l’opposition civile et armée réunies ne parvient toujours pas à venir à bout de son régime pourtant visiblement épuisé ?

Pour notre part, nous demeurons imperturbables quelles que soient, la pression et autres contraintes. Rien ne peut donc freiner notre détermination vers le changement politique au Tchad avec ou sans les rebelles.
Ainsi, nous :
- Affirmons et réaffirmons avec fermeté notre désapprobation et opposition à Idriss Deby et à son régime chancelant jusqu’à son ébranlement pour qu’enfin le peuple tchadien trouve accès à ses droits civiques et politiques, à ses besoins élémentaires auxquels il est privés pour cause de prévarication du même régime ;

- Lançons un appel sonore, vibrant et pressant à l’opposition globale au Tchad à la cessation immédiate de discorde et les convions à la concorde nationale pour sauver le Tchad en péril.

En dépit de la crise qui secoue les mouvements rebelles, nous n’allons pas donner un temps de répit au régime de Ndjaména de pavoiser pour longtemps, les choses finiront par se stabiliser dans bientôt.

Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.








Source: Alwihda -

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 19:41
 

26/06 :Tchad: Antoine Bangui met en garde contre des opérations qui rappellent celles des pratiques coloniales

Front Extérieur de Rénovation
(FER)

COMMUNIQUE

D’importantes opérations militaires tchado-centrafricaines avec l’appui logistique de la France devraient se dérouler au cours des prochaines semaines de juin-juillet dans la région englobant le Sud du Tchad et le Nord de la République Centrafricaine. Il est à craindre que les populations civiles ne deviennent les principales victimes de ce que nous considérons comme une opération de répression.

En soutenant contre la volonté des Tchadiens pendant trois législatures consécutives et de façon inconditionnelle Idriss Déby dont la mauvaise gouvernance et la violence sont pourtant unanimement reconnus, la France porte une grande responsabilité dans la déstabilisation du Tchad et de la sous région de l’Afrique centrale. Les prochaines opérations ne feront qu’aggraver une situation extrêmement préoccupante, s’ajoutant à celle qui prévaut déjà au Darfour.

Le Secrétaire général du FER (Front Extérieur de Rénovation) met en garde l’opinion internationale contre des opérations qui rappellent tristement celles des pratiques coloniales des XIXème et XXème siècles.

On ne le répétera jamais assez, toute répression qui s’accompagne de son lot de morts et de misère développe en retour l’esprit de résistance des populations qui veulent assurer leur survie. Au Tchad, l’expérience de près d’un demi-siècle d’existence internationale a prouvé que le recours à la force n’a ni brisé les résistances, ni apaisé les tensions au sein des populations. En outre, cette pratique de la force bloque toute recherche de solutions globales et durables en niant l’essence politique du problème.

Seuls les Tchadiennes et les Tchadiens détiennent la clé du règlement de leurs problèmes. Ils doivent être libres de choisir eux-mêmes leurs dirigeants. Il s’est créé depuis plusieurs moi un consensus entre les différents protagonistes pour un dialogue politique englobant la société civile, les partis politiques de l’intérieur et de l’extérieur et les politico-militaires pour discuter des principaux problèmes de leur pays, à savoir : le retour de la paix, la sécurité, les nouvelles institutions, les conditions d’utilisation des ressources nationales, dont le pétrole, au profit du développement ainsi que la mise en place d’une transition. C’est un fait nouveau ! Nous demandons à la communauté internationale d’en tenir compte car il traduit une détermination et une prise de conscience des Tchadiennes et des Tchadiens face à leur destin.

Afin de répondre aux aspirations de paix, de liberté et de démocratie du peuple tchadien et dans le souci d’éviter l’extension d’un conflit qui déstabiliserait toute la sous-région, nous appelons la communauté internationale, notamment l’Union Africaine, les Nations Unies et l’Union Européenne, à prêter leur concours aux solutions unanimement proposées.

Le 26 juin 2006

Le Secrétaire général
Antoine Bangui

Source: Alwihda -

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 17:39

MLPC en session ordinaire
(Agence Centrafrique Presse 22/06/2006)



Bangui, 22 juin ( ACAP)- Le 1er Vice Président par intérim du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) (parti d’Ange Félix Patassé), M. Jean Edouard Koyambounou a demandé aux militantes et militants, jeudi 22 juin 2006, à l’ouverture des travaux de la session du conseil ordinaire politique national, à l’hémicycle du ministère des Affaires Etrangères « de taire leurs divergences qui sont sources de division et de frustration ».


La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants des différents partis politiques de l’opposition, entre autres le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), l’Alliance démocratique pour le progrès (ADP), l’Association Londo de Maître Pouzère, l’Alliance pour la solidarité et le développement (ASD) et le MDREC.

M. Koyambounou a exhorté les uns et les autres « à mettre fin aux jérémiades », car a-t-il dit, « il faut moderniser le fonctionnement du parti pour l’adapter aux nouvelles exigences de l’échiquier politique national ».

Il a relevé que « cette modernisation doit passer nécessairement par l’ouverture d’un débat franc, sincère, débarrassé de toute tentative de confiscation de la parole et du culte de la personnalité qui a longtemps freiné l’épanouissement du parti ».

La présente session du conseil politique national du MLPC a pour objectif, de créer un cadre approprié pour une véritable réconciliation de la famille politique.

Il sera également l’occasion pour que tous les militants qui ont écopé de diverses sanctions et qui se sentent lésés, s’expliquent devant les conseillers nationaux.

Les représentants des différents partis politiques d’opposition invités à cette session, ont fait des déclarations souhaitant tous que l’unité et la réconciliation puissent revenir au sein du MLPC.

Ces assises regroupent une centaine de conseillers nationaux de Bangui et de provinces et qui vont se pencher pendant trois jours sur les activités du parti depuis le dernier congrès de juin 2004, le bilan politique et financier, le fonctionnement et le dysfonctionnement du parti, ainsi que l’analyse de la situation générale du pays.


Biongo/ACAP
22 juin 2006

 

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 17:28
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Le premier ministre mercredi devant les députés pour s'expliquer sur le détournement des deniers publics
(Gabonews 20/06/2006)
( 20/06/2006)


Libreville, 20 juin (GABONEWS) - Le premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, sera mercredi devant les députés qui l'ont interpellé au sujet du détournement des deniers publics, a rapporté mardi le quotidien L'union.


L'Union suppose que la rocambolesque affaire de détournement d'argent au Fonds d'expansion des petites et moyennes entreprises (FODEX) sera à l'ordre du jour de cette interpellation.

Le 12 mai dernier, l'ancien administrateur général du FODEX, Jeanne Ngoleine Ossouka a été placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République.

Selon des sources concordantes, Mme Ngoleine Ossouka a été écrouée pour une affaire de détournement de plus de 4 milliards de francs CFA entre 1997 et 2004.

En 2005, Mme Ngoleine Ossouka avait porté plainte à la Police judiciaire (PJ) pour « falsification et gonflement de chèques ». La plainte visait l'administrateur général adjoint du FODEX, Vincent Ntoutoume Emane et le chef comptable, Jean François Akendengué.

Le 24 avril dernier, les deux hommes ont été écroués après une audition au parquet de Libreville. Au cours de cette audition ils ont dénoncé les pratiques peu orthodoxes de leur patronne.

Mme Ngoleine Ossouka a finalement été libérée le 23 mai après avoir payé une caution record de 150 millions de FCFA. Tous ses collaborateurs ont également été libérés sous caution.

Cette affaire a éclaté quelques jours avant l'arrivée à Libreville d'une délégation du Fonds monétaire international (FMI). La mission est arrivée ce lundi pour des discussions qui dureront 15 jours. L'objectif est de parvenir à la conclusion d'un accord triennal qui permettra au Gabon de faire aboutir ses reformes relatives à la diversification de son économie trop dépendante du pétrole.

GN/YLG/AN/06

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