Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 17:18
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Les députés pour le durcissement des conditions d'immigration et d'emploi des français au Gabon  

- Les députés gabonais qui ont interpellé le premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, mercredi, ont réclamé le durcissement des conditions d'immigration et d'emploi des français au Gabon en guise de réciprocité aux tracasseries imposées aux gabonais vivant en France et souhaitant se rendre dans l'hexagone.

Les députés gabonais estiment que la France n'applique pas les conventions conclues avec Libreville en matière de circulation et d'établissement de personnes dans leur territoire respectif. Les élus gabonais dénoncent aussi le fait que Paris est trop « dur » en matière d'embauche des gabonais sollicitant un emploi en France.

Ces députés qui accusent la France d' « arrogance » affirment que les autorités consulaires basées à Libreville « retardent expressément » les demandes de visa même lorsque le dossier exigé est complet.

« Il faut parfois attendre 3 mois pour obtenir une réponse à sa demande de visa », a dénoncé le député Sébastien Ndong Biyoghe lors de la séance retransmise en direct sur les antennes de la radio et la télévision nationale.

« La France accorde le visa à la femme d'un fonctionnaire en stage en France, mais refuse le visa aux enfants du même fonctionnaire qui souhaite effectuer un regroupement familial », a-t-il poursuivi.

Le député a fustigé au passage les « fouilles vexatoires et humiliantes» dans les aéroports français.

Répondant au nom du gouvernement, le ministre délégué aux affaires étrangères, Jean François Ndongou a estimé que le Gabon n'a pas les moyens d' « appliquer la loi de la réciprocité » en vers la France. Il a implicitement reconnu que l'ex puissance coloniale est diplomatiquement plus puissante que le Gabon.

« Comment concilier la politique visant à attirer les investisseurs et les touristes en devenant plus rigide dans la politique d'immigration », s'est interrogé le ministre.

M. Ndongou a rappelé que le 17 août 1960, le jour de l'indépendance du Gabon, la France et Libreville ont conclu une convention sur la libre circulation et l'établissement. Selon cet accord, les français et les gabonais avaient le droit de circuler librement, sans visa, dans les deux territoires. Le document ouvrait droit au principe d'égalité et de réciprocité.

La France a tenté de réviser unilatéralement cet accord mais le Gabon a refuser de ratifier le nouveau document proposé, a-t-il révélé.

C'est finalement en 1992, que l'accord a été révisé. Elle a à nouveau subit une modification en 2002. Paris devait harmoniser ses textes avec ceux de l'Union européenne.

Les citoyens des deux pays sont assujettis à un visa d'entrée dans le territoire de l'autre depuis 1992.

« Mais la France applique cette convention avec plus de rigueur par rapport au Gabon », a encore reconnu le ministre.

Concernant l'emploi des gabonais vivant en France, le ministre a affirmé qu'en réalité les gabonais de France sont en majorité des étudiants. Environ 5000. Tous doivent en principe rentrer servir le pays après leurs études, a-t-il dit.

A propos du refus d'accorder le visa au gabonais, le ministre a indiqué que plusieurs demandes de visa sont rejetées parce que certains gabonais s'inscrivent dans des écoles bidons.

Dans un entretien exclusif à GABONEWS récemment, l'ambassadeur de France au Gabon, Jean Marc Simon, a affirmé que le pourcentage de visas accordé aux gabonais est de 90%.
GN/YLG/AN/06


© Copyright Gabonews

Repost 0
24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 17:11
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

BÉDIÉ-OUATTARA : L’ALLIANCE SE FISSURE
(Fraternite-Matin 23/06/2006)
( 23/06/2006)


Des divergences apparaissent entre les houphouétistes à la veille des consultations générales au point que la plate-forme a une concurrente créée par le RDR.
Les leaders du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, alliance du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA) ne filent plus le parfait amour. A l’initiative du RDR, une nouvelle plate-forme politique va bientôt être portée sur les fonts baptismaux: l’Union des forces pour la démocratie et le changement ou UFDC. Des formations politiques sans envergure, qui sont peu ou prou des satellites du RDR, ont déjà exprimé leur adhésion à ce groupement politique: l’Union des socio-démocrates (USD) de Coulibaly C. Jérôme, l’houphouétiste de gauche, le Parti africain pour la renaissance et l’indépendance (PARI) de l’ancien ministre Daniel Anikpo et du Mouvement populaire ivoirien (MPI, créé par le défunt Téhé Emile) de Yao Sansan et du Parti pour le progrès et le socialisme (PPS) de Mathias Kacou, etc.
Ainsi, le RDR, dans la perspective des consultations générales à venir et particulièrement de la présidentielle, prend ses distances vis-à-vis du RHDP. Il ne rejette pas de voler de ses propres ailes et de faire cavalier seul. C’est à Adama Bictogo, secrétaire national du RDR chargé des Relations avec les partis politiques et fidèle parmi les fidèles d’Alassane Ouattara, qu’est revenue la mission de piloter l’opération de formation d’un groupement politique de soutien à la candidature exclusive du président du RDR.
L’alliance politique créée en grande pompe, à Paris, le 18 mai 2005, n’inspire plus confiance aux Républicains. Aux différends et lourds contentieux que le temps n’a, en réalité, pas réussi à évacuer (nationalité du président du RDR, soutien à la rébellion armée, etc.), les suspicions à la vie dure se sont ajoutées et ont contribué à dégrader, au fil des mois et des actions politiques, les relations entre les deux principaux leaders du RHDP. La candidature unique à la présidentielle à venir, proposée par Anaky Kobenan, a divisé Bédié et Ouattara qu’une sourde guerre de leadership ne rapproche que du bout des lèvres. Le premier n’y avait pas trouvé d’inconvénient, soutenant la proposition du président du MFA; le second, avec l’appui de Mabri Toikeusse (président de l’UDPCI), s’y était ouvertement et vertement opposé, se référant au communiqué final de la naissance du RHDP.
Mais, c’est la gestion de l’actuelle mutinerie parlementaire des députés de l’opposition qui risque d’être la goutte d’eau faisant déborder le vase. Depuis bientôt trois mois, Koulibaly Mamadou, président de l’Assemblée nationale, a suspendu les indemnités et primes des députés qui ont choisi de boycotter les travaux parlementaires au motif que, depuis le 16 décembre dernier, le mandat des députés a pris, constitutionnellement, fin. Le mouvement de grève a commencé à s’essouffler; des députés, affamés, ayant fait défection pour reprendre leur place à l’hémicycle, au grand dam d’Anaky Kobenan qui a invité les alliés à “aller jusqu’au bout”. “On ne doit pas reculer. C’est cela l’engagement politique. Tant qu’on lie l’engagement politique à des avantages matériels, il sera très difficile que dans nos pays, on fasse vraiment de la politique”, a-t-il protesté, avant de s’élever contre les tergiversations du PDCI-RDA et de son président.
Car, alors que Bédié semblait s’accommoder du retour des députés grévistes à l’Assemblée nationale, Ouattara aurait encouragé ceux-ci à maintenir le cap du boycott, sans lâcher prise. A ce titre, il aurait, selon un confrère, donné 40 millions de nos francs aux députés du RHDP. En pure perte. Car, la grève s’est dégonflée comme une baudruche et les élus du peuple signeront, bientôt, leur retour au Parlement. Tirant les leçons de cet échec et de celui du Front républicain (alliance signée en 1995 avec le FPI), le RDR s’attelle à parer au plus pressé et à pallier toute déconfiture. Il se propose donc de créer une structure qui est le sosie du RHDP dans son fonctionnement. L’UFDC a un directoire dont la présidence (d’une durée de trois mois) est tournante. Mieux, elle sera dotée d’un secrétariat permanent exécutif et d’une commission technique.

Auteur: Bi Bally Maurice FERRO

© Copyright Fraternite-Matin

Repost 0
Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 17:02
"Nous démontrerons notre impartialité" (général Viereck)


La force de l'Union européenne en République démocratique du Congo est déployée "en appui à la Mission de l'Onu en RDC (Monuc)" pour veiller en toute "impartialité" au bon déroulement des élections, a déclaré jeudi à Kinshasa le commandant de l'opération de l'UE.

"L'Eufor a pour mission de soutenir la Monuc. Nous démontrerons notre impartialité et veillerons au bon déroulement des élections" présidentielle et législatives prévues le 30 juillet en RDC, a déclaré en français le général allemand Karlheinz Viereck.
"Cela fait 55 ans que j'ai la chance de vivre en paix et en démocratie. Nous sommes convaincus que le peuple congolais mérite ces élections, (...) ses premières élections libres depuis plus de 40 ans. Nous sommes là pour vous", a lancé le général à l'attention de la presse congolaise.

"Il n'y a pas d'agenda caché", a renchérit Aldo Ajello, représentant spécial de l'UE pour la région des Grands lacs africains.

"La force n'est pas ici pour soutenir les expatriés ou appuyer un candidat quelconque. C'est le peuple congolais qui choisira ses dirigeants. Nous sommes là seulement pour éviter les dérapages et décourager tout fauteur potentiel de trouble", a souligné M. Ajello.

Cette force de l'UE, baptisée Eufor RDCongo et placée sous mandat du Conseil de sécurité de l'Onu, sera déployée pendant quatre mois à partir du 29 juillet, soit la durée prévue de la période électorale. Elle interviendra en appui à la Monuc, qui compte près de 18.000 Casques bleus.

Eufor, dont le quartier général est basé à Potsdam (Allemagne), comptera environ 800 hommes dans la région de Kinshasa et 1.200 stationnés en réserve au Gabon, prêts à intervenir dans les 24 heures en cas de problèmes.

A Kinshasa, l'état-major d'Eufor et l'essentiel des troupes seront installés à l'aérodrome de Ndolo, dans la ville, et une centaine de militaires seront positionnés sur l'aéroport international de Ndjili, à environ 20 km du centre-ville.

"J'ai choisi Ndolo pour vous montrer que nous sommes là pour être visibles, au centre de la ville", a expliqué le général Viereck, soulignant que Eufor ne devrait pas être déployée dans l'est du pays, où sont déjà positionnés plus de 12.000 Casques bleus de la Monuc.

"Nous sommes une assurance supplémentaire pour garantir des élections libres et pluralistes. C'est un motif suffisant à notre présence", a affirmé le général Viereck, en réponse à une question sur la nécessité d'envoyer 800 troupes de l'UE alors que la Monuc dispose déjà de 20 fois plus de soldats.

Le commandant de la force, le général français Christian Damay, a expliqué qu'Eufor n'avait pas "la prétention de prendre en charge la sécurisation des élections, mais de participer à cet effort".

En cas de tentative de déstabilisation des institutions ou de troubles graves, les militaires d'Eufor seront amenés à faire usage de leurs armes, "avec des règles d'engagement très strictes", suivant les principes "de nécessité absolue" et de respect de "la proportionnalité", a précisé le général Damay, soulignant que la tache de maintien de l'ordre restait du ressort de la police

Publie le 2006-06-23 02:04:56

© Copyright Congo Tribune

Repost 0
Published by CONGO TRIBUNE - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
commenter cet article
24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 16:55
Une force de la CEEAC pour sécuriser des élections en RDCongo


Le vice-président du Congo- Kinshasa, Azarias Ruberwa, a révélé jeudi que le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, considérait la possibilité d'envoyer une force de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) pour la sécurisation des prochaines élections en RDCongo.

A l'issue d'une visite éclair à Brazzaville, M. Ruberwa a affirmé que cette force serait positionnée à Brazzaville comme une force de dissuasion ou d'intervention, si nécessaire.

M. Sassou Nguesso est également le président en exercice de l'Union africaine (UA) et de la CEEAC.

"Je pense qu'avec tous ces paquets de force, il y aura une sécurité suffisante pour tenir des élections", a dit M. Ruberwa, avant d'estimer que s'il y a des incidents, ils seront rares ou mineurs.

La visite de M. Ruberwa s'inscrit en rapport avec des questions politique et sécuritaire. Il a obtenu l'intérêt et l'implication de M. Sassou Nguesso aux objectifs de la pacification et de l'organisation des élections en RDCongo.

La RDCongo tiendra, le 30 juillet, ses premières élections démocratiques depuis plus de 40 ans. Mardi, le premier contingent de 179 militaires français de la force de l'Union européenne en RDCongo (EUFOR RDCongo) est arrivé à Kinshasa. Fin

 

© Copyright Xinhuanet

Repost 0
24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 02:04

Tchad: Dialogue politique difficile à quelques semaines de l'investiture du président Déby Itno


Par Daniel Etienne
N'djamena

Le gouvernement tchadien peine à nouer un véritable dialogue avec les acteurs politiques à quelques semaines de l'investiture du président Déby Itno réélu le 3 mai dernier au terme d'une élection boycottée par l'ensemble de l'opposition.

L'opposition continue à faire la sourde oreille à l'appel au dialogue lancé par le Président Déby Itno au lendemain de sa victoire électorale.

La France a délégué la ministre de la coopération Mme Brigitte Girardin pour amener l'opposition à accepter ce dialogue.

Accompagnée de Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de l'Elysée, l'émissaire française a rencontré l'ensemble de l'opposition à l'exception du député Yorongar, considéré comme la tête de proue de l'opposition radicale contre le régime du président Déby Itno.

Les observateurs pensent que le comportement de la délégation française à l'égard de la frange de l'opposition dirigée par Yorongar a contribué énormément au blocage actuel et à la radicalisation de l'opposition dans son ensemble.

Le président Déby Itno dont le pouvoir est sérieusement ébranlé par les rebelles semble tenir à ce dialogue. De ce fait, il a mis sur pied il y a plus de deux semaines une commission présidée par l'ancien président du Tchad, le général Félix Malloum.

La commission, appelée comité de Sages, est constituée de neufs membres et a pour rôle de convaincre les opposants à un dialogue avec le régime.

Après deux semaines de contact et d'efforts inlassables, le comité de l'ancien président fait du surplace puisqu'elle est boudée par les opposants.

Pour la Coalition des partis de l'opposition pour la défense de la Constitution (CPDC), coalition d'une partie de l'opposition radicale ayant pour porte parole M. Mahamat Saleh Ibni Oumar et le FAR (Fédération action pour la République) du radical Yorongar, le comité de sages est partisan puisque sur ses neuf membres, huit sont des membres influents du parti au pouvoir.

Les deux composantes de l'opposition, tout en se disant disposées au dialogue prôné par le président Déby Itno, rejettent un dialogue excluant les rebelles comme le veut le gouvernement.

Ils sont soutenus en cela par les associations de la société civile notamment le Comité de suivi et d'appel à la paix, dirigé par l'avocate Delphine Kemneloum Djiraïbé et qui regroupe la presque totalité de grandes associations de la société civile.

Ce comité se bat depuis 2002 pour amener les acteurs de la crise tchadienne à un dialogue franc pour juguler la crise.

A côté de ce comité, un Groupe de réflexion et d'action citoyenne pour la paix (GRAC- Paix) composé d'intellectuels et dirigé par le Professeur Facho Balaam a rendu public un mémorandum il y a 5 jours dans lequel il appelle également à un dialogue inclusif.

Contrairement aux autres acteurs, le GRAC-Paix, créé il y a moins d'un mois, dit « prendre acte de la réélection du Président Déby » même si c'est dans des conditions controversées.

Le GRAC- Paix appelle les Tchadiens à « un pardon mutuel » et à l'arrêt « des hostilités militaires de toutes les parties en conflit sur l'ensemble du territoire national ».

Pour le GRAC- Paix, doivent prendre part à ce dialogue « le gouvernement, les partis politiques, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, les groupes politico-militaires, les personnes ressources dont le pays reconnaît la notoriété, les représentantes des associations féminines, les représentants des associations des jeunes, les représentants des associations des chefs traditionnels, les représentants de la coordination des ONG nationales, le syndicat des employeurs, les associations de défense de droits de l'Homme ».

Malgré ces différents efforts pour le dialogue, rien ne semble bouger. Le gouvernement maintient son refus d'associer à ce dialogue les rebelles.

Les rebelles qui se réunissent en congrès avant la fin de ce mois à Khartoum, promettent de relancer les hostilités.

Déjà, ce mercredi 21 juin dans l'après-midi, des violents combats ont opposé une colonne rebelle aux forces gouvernementales à Kotoro- Foulata à 80 Km d'Abéché.

C'est dans ce climat de tension que le Président Déby Itno sera investi le 8 août prochain pour un troisième mandat.

Repost 0
Published by GABONEWS - dans POLITIQUE
commenter cet article
21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 23:52
JOSEPH KABILA ETAIT A COTE DE KAGAME EN 1994
(Journal Canal Futur 21/06/2006)
( 21/06/2006)


Une photo récente du président rwandais Paul Kagame fait le tour du monde, avec le président congolais actuel, Joseph Kabila, en qualité de garde du corps. Deux camps s’opposent pour défendre la véracité ou non de cette photo de 1995. La famille politique de Joseph Kabila dit qu’il s’agit d’une fabrication destinée à méconduire le peuple congolais sur le passé « énigmatique » du successeur de Laurent Désire Kabila. Afin d’éclairer la lanterne du peuple congolais, nous avons voulu connaître la position du Rev. Pasteur Jean-Paul MOKA, leader et fondateur du Mouvement Psaume XXIII.


JCF : Bonjour Mr. Le Président.
R.P.MOKA : Bonjour Mme Kabeya et toutes mes félicitations pour votre
récent mariage.
JCF : Merci (rire). Joseph Kabila est vu à cote de Kagame sur une photo
de1995 comme garde du corps. En savez vous quelque chose, en votre
qualité de membre de cette famille et de leader politique
congolais opposé a Joseph Kabila ?

RPM : Je ne me considère pas comme membre de cette famille là. J’ai
épousé une femme extraordinaire qui est la niece de Laurent Desire
Kabila mais c’est la que s’arrête les relations entre la famille Kabila
et la famille Moka. Je descends d’une grande lignée de chef, de la
dynastie Binkie qui remonte jusqu’au 12eme siècle à Oman (près de
l’Arabie Saoudite) d’une tribu juive noire très respectable,noble et
royale. Notre lignée s’est installée au Congo à partir du 17eme siècle
et aujourd’hui le peuple Yandzi constitue la majeur partie de la
province du Bandundu. Cette précision faite, je vous confirme que la
photo de 1995 qui circule actuellement sur le net, montrant le
président Paul Kagame accompagné de Joseph Kabila en treillis
militaire noir, est un faux.

JCF : Comment le savez vous ?

RPM : Parce que la vraie photo originale a été prise par Gianluigi Guercia

pour l’agence France presse des studios Gilly. Ce reportage est
également passée sur TV5, en images lorsqu’on a montre le président
Kagame saluant ses troupes en route pour Darfour. Ces bérets verts
rwandais ont été spécialement crées pour le problème du Darfour, c'est-
à-dire en 2005.

Or la photo est datée en 1995. A cette époque la, les bérets verts
Rwandais n’étaient pas fonctionnels. D’ailleurs en ces temps là,
Kagame ne faisait jamais la revue de ses troupes en civil comme sur la
fausse photo de 1995. Joseph Kabila n’a donc jamais été sur cette photo
là.

JCF : Qu’en est il alors de la photo de 1994 ou Joseph Kabila est vu à coté
de Paul Kagame, lors du génocide, en tenue militaire ? Celle là aussi
est une fausse ?

RPM : Celle là est une authentique. Le président Kagame à l’époque est entouré de ses plus fidèles soldats. On y distingue Joseph Kabila, juste du coté droit de Kagame, en regardant la photo. Il porte un fusil. Je ne peux cependant pas dire en quelle qualité, Il s’y trouve. Ce qui est certain est le fait qu’il est dans le cercle rapproché du tombeur de Habyarimana. Il jouit donc d’une grande proximité avec l’armée patriotique rwandaise à cette époque là de sa vie. Il en porte l’uniforme aussi. Quand on sait le rôle qu’il a joué auprès du chef d’état major rwandais James Kabarebe en 1996, on peut facilement deviner les questions que cette photo de 1994 soulèvent auprès non seulement de la population congolaise mais également parmi les décideurs africains et occidentaux qui essayent d’en savoir un peu plus sur le vrai passé de celui qui veut diriger le grand Congo.

JCF : Comment Joseph Kabila s’est il retrouvé dans une telle position privilégiée auprès de Paul Kagame, pour des événements aussi lourds de conséquences pour la région des grands lacs et le monde ?

RPM : Joseph Kabila a commencé ses études supérieures a Kampala, sans les achever. Il a rejoint les forces patriotiques rwandaises qui étaient principalement recrutées dans les rangs des rwandais de l’armée ougandaise. Il avait déjà servi sous le drapeau tanzanien. Il avait le bon profil pour le job, particulièrement dans les opérations d’éliminations. Il était jeune à la recherche d’une vie meilleure. Il avait vu son père lutter dans le maquis. Cet enfant là, a grandi dans les soubresauts des fusils et des révolutions et des meurtres. Il a côtoyé la mort très jeune et sait comment se défendre. C’est un tueur précoce et sans état d’âme.

JCF : Pourquoi le qualifiez vous de « Tueur précoce et sans état d’âme »

RPM : Il a commencé à tuer à un très jeune age, comme gagne pain et je me base également sur des confidences que j’ai reçu du Colonel Eddy Kapend que j’ai eu l’opportunité de rencontrer à Makala. Tout ceci est consigné avec preuve de sa signature dans mon testament.

JCF : Pourquoi dans un testament ?

RPM : Pour deux raisons, la première est que la tradition de transmission de l’histoire est une responsabilité princière dans notre dynastie. La seconde est que j’ai promis au colonel Kapend de ne rien dire, sinon en cas de sa mort et enfin the last but not least, Mr Joseph Kabila a menacé de me « traiter comme il traite tous ses ennemis ». A chacun de se faire son interprétation quand on sait l’arrière plan de ce jeune soldat.

JCF : Quelle est la raison de telles menaces ?

RPM : Il était très fâché de mon commentaire sur la vraie photo de 1994. Ce n’est pas la première fois qu’il cherche mon élimination physique. Les gouvernements Belge et Zambien en savent quelque chose.

JCF : Est-ce le fait du hasard qu’il s’en prenne à vous, après les malheurs des Pasteurs Lukusa, Kutino, Ngoy et les autres ?

RPM : Je ne pense pas. Je pense qu’il est superstitieux. Il semble très nerveux lorsque les pasteurs se mêlent de la politique. Déjà en 2003, une de ses équipes avaient dressé une liste des pasteurs qui devaient être « mis au silence », avant les élections. Je figurais dans cette liste. Je l’ai su grâce à une toute jeune dame qui était nièce d’une des participantes à cette macabre réunion de la Fikin. J’en ai également été prévenu par une ambassade étrangère qui se faisait beaucoup de souci pour moi et m’a même encouragé à quitter le Congo, avant que le pire ne m’arrive. J’avais préféré continuer la propagation du message de Psaume XXIII. J’en ai payé le prix fort le 7 Juillet 2004, lorsque ses soldats nous ont exécutés dans un peloton d’exécution et jeté dans une fausse commune. Nous étions à 12. Je demeure le seul survivant.

JCF : Selon vous, quelle est l’importance de cette photo de 1994 ?

RPM : C’est la clé de la boite à pandore du jeune kadogo Joseph Kabila. Il suffit que des enquêtes sérieuses soient menées à ce niveau et les masques tomberont comme des châteaux de sable.

JCF : Pensez vous que ce soit Ngbanda qui soit à l’origine de la fausse
photo de 1995 ?

RPM : Non, je ne le crois pas. C’est une fabrication des officines de Joseph Kabila, afin de brouiller l’impact de la photo de 1994 qui est une authentique et n’a jamais été contestée par qui que ce soit. Je reproche cependant la légèreté de ceux qui ont diffusé cette photo, sans prendre les précautions de base pour en vérifier l’originalité. On ne peut pas faire du renseignement, en tombant dans des pièges aussi infantiles quand on fait de la haute politique. Une telle négligence peut nuire à notre cause commune. C'est-à-dire mettre fin à l’imposture à la tête de l’état congolais.

JCF : Que conseillez vous au peuple Congolais pour y parvenir ?

RPM : De parler moins et d’agir en silence. Nos adversaires sont passés maître dans cet art « Taisez-vous ! On tue en silence. ».

JCF : Merci Mr. Le Président !

RPM : Merci à vous pour cet entretien.



© Copyright Journal Canal Futur

Repost 0
Published by CANAL FUTUR - dans POLITIQUE
commenter cet article
21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 23:43
 

 

Fièvre xénophobe au Congo-Kinshasa
(Liberation 21/06/2006)
( 21/06/2006)


Après l'ivoirité, la congolité. Attendues depuis plus de quarante ans, les premières élections libres de l'histoire du Congo-Kinshasa, prévues le 30 juillet, ont libéré les démons xénophobes couvant dans un pays meurtri par plus de trois décennies de «kleptocratie» du maréchal Mobutu, suivies de deux guerres qui ont causé, directement ou indirectement, 4 millions de morts en dix ans. Vrais-faux complots, intimidations, procès, arrestations, diffamation, émeutes, la campagne se déroule dans un climat délétère. A tel point que les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU, en visite à Kinshasa, ont effectué une mise en garde. «Les discours sur la "congolité" peuvent être très dangereux», a estimé l'ambassadeur français Jean-Marc de La Sablière, qui a appelé à un «apaisement».

Transition. Si la campagne a pris un tour aussi tendu, c'est que les conditions d'un scrutin transparent et serein sont loin d'être réunies. L'est du pays est sillonné par des bandes armées qui ont essaimé à la faveur de la guerre et les 18 000 Casques bleus de la Monuc ne suffisent pas à contrôler un territoire grand comme l'Europe : en Ituri, sept Casques bleus népalais sont retenus en otages depuis le 28 mai par des miliciens. Pour les élections, l'Union européenne va déployer une force, l'Eufor-RDC, principalement constituée de soldats allemands et français, en appui des Casques bleus (lire ci-dessous). Les trois années de transition, au cours desquelles la plupart des anciennes factions ont siégé au gouvernement, n'ont pas restauré l'Etat. Le Congo n'a ni armée nationale digne de ce nom, ni police, ni justice, ni administration. Le recensement électoral a été mené au pas de charge et un nouveau report des élections est inconcevable. Mais, comme l'a souligné l'ambassadeur français à l'ONU, «les élections ne sont qu'une étape. Il est important que les Congolais continuent à mettre la maison en ordre. Il y a des pratiques qui doivent changer». Une allusion à la corruption endémique qui a ruiné un pays où l'ONU dépense 1 million de dollars par jour.

La principale hypothèque pesant sur le scrutin est le boycott d'Etienne Tshisekedi, 73 ans, chef de l'UDPS et opposant historique de Mobutu. Jouissant d'une réelle popularité, notamment dans son fief du Kasaï, il est resté sourd aux appels de la communauté internationale, estimant ne pas avoir reçu de garanties suffisantes sur la «transparence» des élections. Ses détracteurs l'accusent d'avoir peur d'une défaite dans les urnes. Lui menace de faire descendre ses partisans dans la rue à partir du 30 juin.

Origines tutsies. Faute d'adversaire d'envergure, le jeune président Joseph Kabila, 35 ans, qui avait hérité du pouvoir après l'assassinat de son père, en janvier 2001, pourrait l'emporter dès le premier tour. Sa candidature «indépendante» bénéficie du soutien de son parti, le PPRD, et d'une quinzaine d'autres formations. Son statut de favori et de «chouchou» de la communauté internationale a provoqué une dérive dangereuse de la campagne, qui ne tourne qu'autour de ses supposées origines tutsies. Ce débat sur l'identité de Joseph Kabila, qui a conçu son mariage, ce week-end à la cathédrale de Kinshasa, comme une opération politique, empoisonne peu à peu tout le pays. Aux discours haineux dans les médias répondent arrestations arbitraires de journalistes et de militants des droits de l'homme. L'ambiance est si tendue que l'Association des radios communautaires et associatives du Congo a appelé à une «journée radio silence» pour exiger la sécurisation des journalistes durant le processus électoral. Plus grave encore, dans le Kivu, à l'est du pays, où la «question rwandaise» reste ultrasensible, la propagande pourrait déclencher de nouveaux massacres.


par Christophe AYAD
QUOTIDIEN : mercredi 21 juin 2006

© Copyright Liberation

Repost 0
21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 23:10
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

IDRISS DEBY ITNO MET LES FRANÇAIS SUR TABLE D’ECOUTE
(Afrique Education du 16 au 30 juin 2006)
( du 16 au 30 juin 2006)


Grand buveur de chivas (alors que ses médecins de l’hôpital américain de Neuilly en France) lui ont formellement interdit l’alcool, grand fumeur de blondes alors que son organisme, selon les mêmes médecins traitants, ne supporte plus le tabac, grand croqueur de colas comme tous les grands alladjis bien portants, Idriss Déby, fin mai, a eu une santé bien déclinante. Crachant du sang (il tousse beaucoup), il a refusé de se rendre en France par crainte de coup d’état en son absence. Il faut dire que depuis avril, Idriss Déby Itno qui passe la grande majorité de ses nuits dans la chambre de bonne de Jean-Pierre Berçot, ambassadeur de France au Tchad, ne fait plus confiance même à ses propres proches parents qu’il a lui-même placés dans la garde présidentielle. C’est ainsi que son tout puissant oncle Mahamat Saleh Brahim a, sur sa décision, céder sa place à Abdérahman Barh Itno, neveu de Déby, causant le courroux du premier. Pour le contrôler (Brahim se veut menaçant), Déby l’a mis sur table d’écoute.

En matière d’écoute à N’Djamena, même les Français ne sont plus épargnés alors qu’ils passent pour être ses fidèles alliés. Les tables d’écoute installés à la présidence de la République et à la Cité de l’OCAM, notamment, l’ont été dans le but de les écouter parce que leur fidélité est mis en doute. En effet, Déby ne sait plus sur quel pied dansent les Français depuis que la rébellion de Mahamat Nour a abattu deux avions français dont un Mirage F1 et capturé six militaires et deux pilotes français. Cachés en lieu sûr, ces huit Français, craint-on dans son entourage, pourraient constituer la monnaie de change dans une perspective de neutralité de Paris dans le conflit. Voilà donc la raison pour laquelle, même très affaibli par la maladie, Déby, craignant un coup fourré de ses amis français, a refusé d’aller suivre son traditionnel traitement sur les bords de la Seine, préférant se faire suivre sur place au Tchad.


© Copyright Afrique Education

Repost 0
Published by AFRIQUE EDUCATION - dans POLITIQUE
commenter cet article
21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 20:35
 

 

Arrestations dans les rangs de l'armée
(Gabonews 21/06/2006)
( 21/06/2006)


N'Djamena, 21 juin (GABONEWS) - Plusieurs officiers et hommes de troupe, de la nouvelle garde présidentielle, tous originaires du Sud, ont été arrêtés depuis plus d'une semaine, a appris GABONEWS de sources proches services de renseignement.

Au nombre de militaires arrêtés, indiquent les sources précitées,se trouvent le lieutenant-colonel Charles Djimasdé, officier de garnison du 6ème régiment blindé de la garde présidentielle, le lieutenant Valentin Tolnodji Kaya, officier de discipline du 3ème bataillon blindé du 6ème régiment blindé de la garde présidentielle, l'officier assimilé Justin Djingar Naïka du 3ème bataillon blindé du 6ème régiment blindé (Garde présidentielle), l'adjudant chef Barthélemy Mbatnoudji, chef de bureau de liaison du 6ème régiment blindé, le lieutenant Madjingar Ngardoum Mbomian, chef de section du 1er bataillon de garde du palais présidentiel, du lieutenant Clément Kolgué, chef comptable du 1er bataillon de garde du palais présidentiel et l'adjudant chef Emile Allarabaye, officier de détail de la Garde nationale et nomade.

Ces officiers et sous officiers, accusés de conspiration, ont été arrêtés pour la plupart le 21 mai, indique-t-on, sur ordre du colonel Egrey Mahamat Tébir, commandant le groupement blindé n°3 du 6ème bataillon blindé de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l'Etat (DGSSIE), la nouvelle garde présidentielle.

Ce colonel Egrey M. Tébir, proche du Président Déby Itno, a lui-même été soupçonné d'être trempé dans le coup d'Etat de mars dernier organisé par la Garde présidentielle alors que le président Déby Itno rentrait d'un sommet de la CEMAC à Malabo.

Arrêté, le colonel Tébir a été démis de ses fonctions avant d'être nommé à un nouveau poste de responsabilité dans la nouvelle garde présidentielle.

Cette série d'arrestations fait suite à une première qui a eu lieu au lendemain du raid des rebelles le 13 avril dernier sur la capitale.

Une centaine de militaires dont les colonels Khamis Doukoun et Abakar Gawi ont été arrêtés. Depuis lors, leurs parents affirment ne détenir aucune information sur leur condition et lieu de détention.

GN/MD/YLG/06

© Copyright Gabonews

Repost 0
Published by GABONEWS - dans POLITIQUE
commenter cet article
20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 21:08
 

19/06 :Tchad: Lettre ouverte des ressortissants du Lac et Kanem à Monsieur le Président de la République du Tchad

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République du Tchad

Excellence,

Nous, population de la Région du Lac et du Kanem, venons par la présente, vous exprimer notre ras- le- bol et notre indignation par rapport aux vagues récurrentes des coupeurs de route savamment orchestrées par les responsables administratifs et de la sécurité et autres complices exerçant dans les services de douanes de ces Régions. En effet depuis 2004, les paisibles citoyens de ces régions étaient victimes des coupeurs des routes sur les axes Massakory-Mao, Massakory-Chaddra, Michémiré- Moussoro, N’Gouri-Bol deux fois cette année même et pas plus tard le vendredi et samedi passés, tous les voyageurs de l’axe N’Djaména –Mao et N’Djaména –N’gouri –Bol et Bol -Mao ont été dépouillés de leur bien.


Des centaines des millions ont été soutirés et des brutalités inouïes exercées à ces personnes démunies de tous moyens de défense. Les Administrateurs et les forces de sécurités censés protéger ces derniers, se camouflent soit dans un silence complice, soit dans l’indifférence la plus totale malgré les griefs et protestations moult fois adressés à leur intention. Mais excellence, comment peut-on comprendre que des individus surarmés et dotés des véhicules tous terrains puissent circuler aisément, narguant et défiant toute autorité et se livrer à ce banditisme à l’insu des forces de l’ordre et de sécurité ?

Décidemment il y a anguille sous roche. Prenons par exemple, la première attaque des coupeurs d’avril dernier sur l’axe Isseirom-Bol, les brigands auraient passé la nuit chez un haut responsable de la Région du Lac avant de venir attaquer les commerçants. Mais mal leur en a pris, ils se sont heurtés à la résistance d’un gendarme qui a eu à blesser un des coupeurs mais ne leur a pas empêché de se livrer à leur salle besogne. Il semblerait que ces professionnels de basse manoeuvre avaient abandonné une carte d’identité d’un individu qui est né à Tiné et un téléphone portable. Ne peut-on pas retrouver les traces de ces brigands à travers ces éléments ? Décidemment il y a un réseau fort ancré dans le système des forces de l’ordre et de l’administration publique qui soutient cette filière de la honte et de désespoir. Nous sommes renforcés par cette conviction cette semaine avec les déclarations du Dg de la police qui se prélasse à présenter au public, des fretins voleurs des motos et feint d’ignorer totalement les braqueurs du Financial et de Foraco.


Pour notre part, nous estimons que, nous ne méritons pas ce châtiment, car depuis 2001, les filles et fils de ces régions ont enterré la hache de la guerre et vous accompagne dans le processus de construction et de développement de ce pays. Par contre nous stigmatisons l’attitude complice des autorités administratives, militaires et de la sécurité de ces régions ainsi que les Ministres et Députés irresponsables et cyniques du Lac et du kanem totalement incapables de lever le petit doigt pour dénoncer la détresse humiliante que vivent leurs parents. Et donc pour leur passivité et leur inaction, nous le traiterons de la même manière que ces bandits. Ne pas dénoncer une injustice collective surtout contre les siens est pire que ceux qui en exercent. Les forfaitures et invectives proférées publiquement par le Colonnel Siddick et le Général Mahamat Saleh Brahim de la GNNT à Moussoro contre les autorités traditionnelles et les commerçants sont une insulte collective contre ce peuple fier de sa dignité de son existence. L’histoire tumultueuse de ce pays accorde une place de choix à ces femmes et hommes qui marquèrent de leur empreinte la vie politique et économique de ce pays. De nature pacifique et légaliste, nous tenons d’abord à exprimer par cette lettre notre frustration par rapport aux violations graves des libertés et espérons une prompte réaction de votre part.

Enfin voudrions nous, vous demander excellence, le départ systématique de tous les responsables administratifs, militaires, sécuritaires et autres cadres originaires de ces régions au sein du Gouvernement pour leur culpabilité, leur duplicité et leur indifférence. Que cette filière de grand banditisme soit débusquée, anéantie et les responsables déférés devant les juridictions le plus rapidement possible.

Tout en réitérant notre sympathie et notre attachement à la recherche de la paix et de la quiétude que vous défendez si brillamment, nous vous prions de bien vouloir réserver une suite favorable à notre lettre.

Fait à N’Djaména, le 18 juin 2006

Pour les populations du Lac et du Kanem


M’boh N’djouka Hamidi

 

Repost 0
Published by AM'BOH N'DJOUKA HAMIDI - dans POLITIQUE
commenter cet article

Texte Libre

Recherche

A VOS PLUMES