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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 21:02
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 Liste des mouvements politico-militaires
 
 



L’opposition politique et armée comprend plusieurs organisations dont certaines sont regroupées en alliance. La Rédaction de Bololo a répertorié uniquement les organisations en relation avec l’Union des Forces pour le Changement.

La Coordination pour la défense des droits constitutionnels (CDDC)

* La CDDC est une coalition formée de plusieurs mouvements :

- Alliance des Démocrates Résistants (ADR) (Président : Younous Ibedou Awad ),

- Alliance Nationale de la Résistance (ANR) (Président : Mahamat Abbo Sileck, arrêté au Soudan),

- Front National du Tchad Rénové (FNTR) (Président : Professeur Babikir Ismail ),

- Mouvement pour la démocratie et la justice du Tchad, MDJT/Gico (Président : Habib Ibedou),

- Rassemblement des Forces Démocratiques du Tchad (RFD),

- Rassemblement Démocratique Tchadien ( RDT ) ( Président : Dr. Djembeté ),

- Union des Peuples Tchadiens pour la Reconstruction Nationale ( UPTRN ) ( Président : Abakar Oumar Mahamat ),

- Volcan liberté (Président : Dr. Albissaty S. Allazam),

- Plusieurs personnalités indépendantes.

* Coordinateur, Ahmat Hassaballah Soubiane.


Le Front Uni pour le Changement (FUC)

* Le FUC est une alliance formée par les mouvements suivants :

- Convention Nationale du Tchad (CNT) ( Président : Colonel Abdallah Hassan Allazam (Aljinedi)

- Front du Salut du Tchad (FST), Président : Colonel Mahamat Hassan Inghaz .

- Fidel ( Président Mahamat Ibrahim) ,

- Force pour le Ratissage, le Regroupement et le Redressement du Tchad (FRRRT), Yaya Batit Ali.

- Front National du Tchad Rénové (FNTR) (Président : Professeur Babikir Ismail ),

Le FNTR fait également partie de la CDDC.

- Rassemblement pour la Démocratie et les Libertés (RDL)

(Président: Capitaine Mahamat Nour Abdel kerim),

* - Président : Capitaine Mahamat Nour Abdel kerim

- Vice-Président : Colonel Abdallah Hassan Allazam (Aljinedi).



Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RaFD).

* Le RaFD est une fusion du Socle pour le Changement, l’Unité Nationale et la Démocratie (SCUD) dirigé auparavant par Yaya Dilo, du Groupe du Général Seby Aguid, du Groupe du Colonel Bokhit Ramadan. Les mouvements constitutifs sont donc dissous dans le RaFD.

* - Président : Timan Erdimi,

- Relations Extérieures : Mahamat Abdel kerim Hanno,

- Porte parole : Allafoza Loni.

* Le site tchadactuel est le site non officiel du RaFAD : http://tchadactuel.com



L’Union des Forces pour le Changement (UFC)

* L’UFC est une alliance qui comprend cinq mouvements :

- Conseil Démocratique Révolutionnaire ( CDR) ( Acheikh Ibni Oumar).

- Front Démocratique Populaire ( FDP) (Dr. Mamouth Nahor N’gawara)

- Front Populaire pour la Renaissance Nationale ( FPRN) (Adoum Yacoub),

- Mouvement pour la Démocratie et le Développement ( MDD) (Brahim Mallah),

- Mouvement pour l'Unité et la République ( MUR) (Gaïleth Gattoul Bourkoumandah).

* - Coordinateur National : Dr. Mamouth Nahor N’gawara,

- Coordinateur National Adjoint : Alio Abdoulaye Ibrahim.



Organisations non regroupées dans une alliance

- Action Pour le Changement du Tchad (ACT), Secrétaire Général : Abdel aziz Khoulamallah ,

- Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme ( ACTUS), Secrétaire Général : Dr. Ley-Ngardigal Djimadoum , Une deuxième branche de l’ACTUS est un parti politique existant au Tchad et membre de la CPDC. L’ACTUS membre de la CPDC est dirigée par le Dr. Fidel Moungar.

- Alliance Nationale pour la Démocratie (ANDJ), Mahamat Chérif Jako

- Conseil National pour le Redressement (CNR) Président : Bichara Idriss Haggar . Hissein Koty est la deuxième personnalité du CNR. Site du CNR : http://www.cnrdutchad.com

- Convention Populaire de la Résistance (CPR), Président : Dr. Abdel aziz Kodok.

- Front de Libération National du Tchad / Conseil Provisoire de la Révolution FROLINAT /CPR Président : Goukouni Weddeye , Secrétaire Général : Youssouf Abakar.

- Front de Libération National du Tchad 1ere Armée Président : Mahamat Abba Seid .

- Front Uni pour une Alternance Démocratique au Tchad FU/ADT, Coordinateur : Jean Prosper Boulada .

- Mouvement pour le Changement au Tchad (MCT), Président : Hassan Fadoul Kittir .

- Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad (MDJT) Coordinateur : Choua Dazzi Salah Aboubakar .

- Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD) de Issa Fak i.

- Rassemblement pour le Progrès et la Justice (RPJ), Président Abakar Tolli.

Ce mouvement était dénommé Groupe du 8 Décembre.

- Mouvement pour la Paix, la Reconstruction et le Développement (MPRD) Président : Colonel Djibrine Dassert,

Représentant du MPRD en France et Porte – Parole : Djédouboum Sadoum
- Résistance Armée contre les Forces Anti-Démocrates (RAFAD), le Président du RAFAD était le regretté Camarade Adoum Moussa Seif .

Telssi Renaissance Nationale (TRN) Président : Colonel Michel M’baïlemal,

Responsable de la Délégation Europe et Chargé de la Communication : Lucien Assalbaye.

Le Defi

Bololo.net
[June 20, 2006]

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 20:39

LES DOUANIERS EN COLERE



 

Dans l'allocution faite à l'occasion du premier anniversaire de son accession à la magistrature suprême de l'Etat, le Général Président François Bozizé a déclaré nous citons : « J'encourage le gouvernement à poursuivre l'œuvre d'assainissement des finances publiques en portant un regard spécial sur les douanes, je dis bien un regard spécial sur les douanes qui ne sont pas encore performantes… » fin de citation.
C'est ainsi que le 15 juin 2006, c'est-à-dire cinq (5) jours après ladite déclaration, les douaniers se sont réunis en assemblée générale extraordinaire pour réveiller la conscience des autorités centrafricaines sur la nécessité d'améliorer leurs conditions d'existence et de travail en vue de leur permettre de mieux conduire leur mission et atteindre les performances vivement souhaitées par les tenants du pouvoir.
En effet, depuis l'instauration de l'UNITEC BENIN, le ministre des Finances et du Budget M. Théodore Dabanga et les douaniers ne semblent pas émettre sur la même longueur d'onde.
Le ministre des Finances n'a pas mis à la disposition des douaniers et encore moins de l'Assemblée Nationale, la convention signée entre l'État Centrafricain et l'UNITEC BENIN dans le cadre de la création du guichet unique à Douala. Il n'y a même pas eu au préalable une concertation entre le ministre des Finances et du Budget responsable politique, les Douaniers et les Élus de la nation au sujet de la structure à mettre en place pour sécuriser les recettes de l'État
Aujourd'hui, au sein de la douane centrafricaine, des voix s'élèvent pour soutenir que la baisse du niveau des recettes se justifie par les multiples grèves des transporteurs, l'insécurité qui sévit sur toute l'étendue du territoire en général, dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la république Centrafricaine en particulier, l'absence des moyens logistiques voire la carence en armes.

Ces carences ont plongé les douaniers dans l'incapacité de traquer les importateurs fraudeurs et se protéger contre toute éventualité.
A titre d'exemple, le sous-lieutenant des douanes M. Xavier Andjikomédé qui travaille à Sanguerelime est tombé récemment dans l'embuscade des coupeurs de route et bandits de grands chemins parce que à Bouar, Baboua, Betoko, Nola et Birao les recettes, les bureaux et postes de contrôle n'ont pas d'armes alors que la police et les Eaux et Forêts qui sont des para-militaires ont des armes.
Par ailleurs, les salaires des douaniers affectés à Douala n'ont pas été revus en hausse conformément au niveau de vie du pays d'affectation. L'irrégularité dans le paiement des salaires et le niveau élevé de vie à Douala ont conduit les douaniers à partager des maisons d'habitation et à satisfaire difficilement certains besoins vitaux. En plus des points décrits ci-dessus, il faut préciser qu'il y a des ex-libérateurs qui s'érigent en importateurs de véhicules et marchandises et menacent les douaniers dans l'exercice de leur fonction. Ces ex-rebelles sont connus des dignitaires du régime. De même, les douaniers ont déploré le fait qu'au cabinet du ministre des Finances et du Budget il n'y ait pas un cadre des douanes pour donner des avis techniques à celui-ci.
Tous les points énumérés ci haut sont contenus dans le mémorandum que le syndicat des douaniers centrafricains a adressé depuis 2004 au Premier ministre, au ministre des Finances et du Budget et au Directeur Général des Douanes.
Somme toute, les propos du chef de l'Etat constituent un affront au corps de la douane nationale qui se prépare à une action soutenue notamment un débrayage aux conséquences regrettables.

Mardi 20 Juin 2006
La Rédaction
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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 20:30

UN PROBABLE ET INATTENDU DEPART



 

Inconnu du grand public Centrafricain, c'est Elie Doté qui a inspiré la confiance du Chef de l'Etat le général Bozizé qui n'a pas hésité à lui faire appel pour diriger le premier gouvernement de son mandat. A peine un an de fonctionnement, celui-ci a engagé des réformes qui risquent de ne pas aboutir à cause de l'acharnement de certaines personnalités de la Convergence KNK et celles du GPPMP qui, au lieu de soutenir, mettent toutes batteries en marche pour le faire partir. Ceux qui, pour soutenir Bozizé aux élections présidentielles et législatives de mars et mai 2005 ont mis en place de manière hâtive cette structure pensant qu'elle peut valablement remplacer un parti politique au pouvoir et de ce fait constituer le cadre logique des grandes décisions. C'est dans cette logique que dans le milieu du KNK, tout est mis en œuvre pour procéder à un curetage au sein de l'actuel gouvernement contre toute attente. Seulement l'arbitre Bozizé dont le KNK attend de pied ferme le dernier coup de sifflet ne sait que faire ; quoi choisir entre la passion de ses courtisans et les réformes engagées par Elie Doté qui sont « appréciées par les partenaires au développement ».
L'histoire récente de ce pays a montré que c'est souvent l'entourage immédiat de nos gouvernants qui les enlise et les amène à poser des actes qui ne vont pas dans le sens de l'intérêt général. Le bon sens voudrait que soit mis au premier plan tout ce qui concourt au bien être du peuple Centrafricain.
Aujourd'hui, les difficultés que rencontre la République Centrafricaine se situent à deux niveaux. D'abord, il y' a une absence de volonté politique pouvant permettre aux nouvelles autorités de procéder aux reformes positives afin de marquer une rupture avec le passé pour impulser le développement. Ensuite, il y'a la non maîtrise par les nouvelles autorités des réalités centrafricaines ainsi que la mauvaise utilisation des ressources humaines capables de créer et d'innover pour mieux conduire le peuple vers le mieux être. Enfin, il faut avouer que depuis la transition jusqu'à la période post-électorale, on a assisté à un pilotage à vue.
De tout cela, ce qu'il convient d'observer à la loupe, c'est la divergence d'opinion qui fait une traînée de poudre parmi les gros bonnets du KNK. Elie Doté à défaut d'être enlevé de son poste va devoir son maintien au manque d'unanimité qui règne parmi ceux qui se disent très influents et mieux écoutés au sein du KNK. Tout de même, il y a tâche d'huile et Bozizé doit recourir au discernement et à la sagesse pour tirer son épingle de ce jeu d'intérêt dont les principaux acteurs sont le KNK et le GPPMP.

Mardi 20 Juin 2006
La Rédaction
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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 20:06

CENTRAFRIQUE: L'OPPOSITION MONTE AU CRENEAU



 

vue partielle des leaders de l'opposition. Ph. Yaka/Acap
La salle de banquet du restaurant ‘‘L'Équateur'' a servi de cadre à une conférence de presse organisée par les partis politiques de l'opposition. Il s'agit de l'Alliance pour la Solidarité et le développement (ASD), du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), du groupe de réflexion Löndo, de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et la Révolution (MDREC), représentés respectivement par MM Yomba Eyamo, Koyamene, Edouard Koyambonou, Henri Pouzère, Olivier Gabirault et Joseph Bendounga. On peut noter la présence du représentant des ambassadeurs du Japon, des Etats-Unis et celui du représentant du Bureau de l'Organisation des Nations-Unies en Centrafrique (BONUCA).
Dans les jeux de question-réponses, les différentes personnalités qui ont représenté leur formation politique ont répondu aux différentes préoccupations des hommes des médias. Henri Pouzère de Lôndô qui assurait la police du débat, a dit que le combat de l'opposition est faire en sorte que le pays puisse sortir de l'ornière actuelle donc, il ne se résume pas à un homme. Ce qui les caractérise le plus est la recherche des idées en vue de les combiner pour trouver des solutions politiques pour la relance de l'économie du pays. Concernant le dialogue national, les voix se sont élevées dans l'opposition pour réclamer un dialogue politique. Les leaders de l'opposition ont noté que lors du dernier forum trois éléments ont manqué bien qu'étant ouvert à toutes les couches sociales. C'est justement à ce moment précis qu'un diagnostic a été fait pour étaler au grand jour tous les maux qui gangrènent le fonctionnement de la société centrafricaine. Malheureusement, seulement 10% des recommandations ont été appliquées. Ce qui amène les hommes de la rue à se poser la question de savoir exactement ce qui se passe sur la non application des ces recommandations, gage d'un développement harmonieux des tissus économiques et sociales du pays. Au travers toujours des réponses données, la situation actuelle du pays est extrêmement grave et qu'il faille des thérapeutiques adéquates, ont déclaré les orateurs. Pour ce qui est de la communication dont aucun aspect n'est relevé, Pouzère a répondu que la communication ne constitue pas un élément qui est au centre de leur préoccupation. Toutefois, elle fait partie de la politique globale pour le combat que doit mener l'opposition. En complément d'information, M. Olivier Gabirault a dit que si l'on parle du dialogue national, c'est d'identifier tous les maux qui gangrènent le pays depuis l'indépendance jusqu'à ce jour. Dans cette optique, des solutions d'urgence appelées communément des recommandations fortes sont élaborées pour remettre le pays sur les rails. Malheureusement, il est à déplorer l'exécution de ces recommandations qui ne sont nullement appliquées dans sa totalité. Selon lui, si toutes les recommandations des actes du dialogue national étaient mises en œuvre dans sa totalité, il ne devrait se poser nullement le problème des arriérés de salaires. Les orateurs ont précisé que la corruption est devenue monnaie courante et vient même du sommet de l'Etat, cause même des arriérés de salaires. Ils ont également relevé les magouilles dans toutes les administrations de l'Etat. Dès l'instant où la société est abandonnée à elle-même, les régimes qui se succèdent enfoncent graduellement le pays. Il a dit que si les gouvernants ne donnent pas les leçons de morale aux gouvernés, aucune avancée significative ne peut être constatée.
En effet, sur la question concernant le paniers des ménagères qui sont vides, Pouzère a dit que puisque tout va mal, l'opposition est en train de prendre ses responsabilités afin de devenir de véritables forces de proposition pour permettre au pays de réorienter la politique qui doit nécessairement prendre en compte tous les aspects du pays pour permettre à chaque centrafricain de vivre plus où moins décemment. A la question de savoir comment les partis de l'opposition ont accueilli le discours du chef de l'Etat lors de l'anniversaire de l'an I après les élections, des voix se sont élevées pour l'analyser tout en faisant la différence qu'il existe entre la version en Sango et celle en français. Selon Pouzère, il faudrait avoir une audace politique pour reconnaître que rien ne marche. Il va plus loin en disant que ce discours n'est uniquement réservé pour le président car, il n'est consommable ni à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. De ce point de vue, M Edouard Koyambonou a relevé une équivoque concernant la politique. Il a dit que la politique ne peut être maîtrisé par les néophytes car le Président Bozizé est acculé par une nébuleuse qui se trouve être le KNK composée de ceux qui n'ont aucune expérience politique. Ce qui s'est traduit dans les faits lors des dernières campagnes électorales, où ils sont incapables de défendre un projet de société digne de ce nom. Pour cette raison, puisque n'ayant pas un projet de société crédible, et à force de s'entourer des personnes non chevronnées en politique, c'est ce qui plonge le pays dans ces moments difficiles. Il a ajouté que le dialogue national est constitué des personnes cooptées dont le seul but est de venir applaudir.
Olivier Gabirault qui est revenu sur le dialogue national a dit qu'un dialogue politique s'avère nécessaire pour identifier tous les maux qui bloquent le développent socioéconomique du pays. Discuter politique, c'est justement sortir politiquement le pays de la gestion scabreuse des autorités actuelles. Concernant la déclaration de Bozizé lors de la date anniversaire de sa prestation de serment, Gabirault s'est étonné qu'il s'est délivré lui-même un satisfecit alors qu'il n'y a aucune satisfaction dans les actions posées. Ainsi, le discours du chef de l'Etat a fait l'objet des critiques acerbes lors de cette conférence de presse, lorsque les orateurs déclaraient que le pays a besoin de toutes les tribus, tous les villages. C'est dans ce contexte que Koyambonou a relevé quelques contradictions dans la déclaration du chef de l'Etat par rapport à la tribalisation qui gagne l'administration ces derniers temps.
Relevant la trêve de l'opposition qui a suivi les élections et le réveil dogmatique des partis de l'opposition sans aucun plan Marshall pour la relance de l'économie du pays, Joseph Béndounga a dit que l'opposition centrafricaine est une opposition responsable qui réagit à chaque fois à tous les débordements du pouvoir en place. Il a affirmé qu'aujourd'hui, le pays est mort et enterré et ce qui est vécu sous le règne du Général Bozizé en une année, démontre de la fin de son règne. Il a déclaré que l'opposition ne veut pas être complice de Bozizé parce que le pays ne peut nullement être géré par un aréopage des retraités, de ceux qui sont ramenés de France pour être placés à la commande du pays. Depuis que Bozizé a chassé Patassé du pouvoir a-t-il dit, il a donné de l'argent à ses parents pour créer des partis politiques. Toutefois, cela ne suffirait pas car, ces partis ne sont que l'ombre d'eux-mêmes. Il a par ailleurs précisé que l'économie du pays est complètement à terre ainsi que toutes les unités de génie civile. En rappelant la vie des grands hommes qui ont eu à diriger ce pays à un moment de son histoire, il a dit qu'un pays ne peut pas se développer avec un prêtre philosophe mort dans un accident avion ainsi que pour les autres qui ont été à la tête de ce pays selon leur spécialité. Béndounga a précisé que ceux qui nous ont colonisé, ont apporté que la parole contrairement à ceux des colonies anglophones.
En somme, concernant les actions menées par le gouvernement dont les institutions internationales ont relevé un léger mieux, Gabirault a précisé que ce n'est parce qu'ils sont dans l'opposition qu'ils doivent systématiquement rejeté en bloc les actions menées par le gouvernement. Il a déclaré que le premier ministre Elie Doté n'a pas posé que des mauvaises actions. Le contrôle paiement en est un exemple patent mais qui manque un peu d'objectivité car les résultats ne sont pas totalement mis à la disposition du grand public, également les chiffres fiables ne sont pas disponibles. Il a seulement déploré le fait qu'il n'y a pas de cadre juridique qui entoure cette initiative. Tout de même, il a spécifié que si rien ne marche, il faut dénoncer. Concernant la rébellion, le chef de l'Etat a mis du temps pour la reconnaître (le 15 mars 2006), a-t-il déclaré. Ils ont souhaité que les factions rebelles soient associées au dialogue politique sollicité, a déclaré Pouzère. Si cela était fait entretemps lorsque le Général Bozize était encore dans la rébellion, que le pays ne pourra être à ce stade, a-t-il ajouté.

Mardi 20 Juin 2006
Alexis Remangaï
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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 19:27

DAVID GBETI PORTE-PAROLE DU RDC RACONTE LE CALVAIRE VECU



 

David Gbéti, porte-parole du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Ph. Yaka/Acap
Le Confident (LC) : Récemment, vous avez fait l'objet d'une arrestation. Pouvez-vous nous en donner les circonstances ?
David Gbeti (DG) : J'étais arrêté dans la rue alors que je me préparais comme tout bon citoyen à aller suivre la Coupe du Monde. C'est à ce moment que les militaires bien armés, sont descendus en cascade juste devant l'Union Européenne pour m'entourer et le chauffeur m'a intimé l'ordre de monter rapidement dans le véhicule parce qu'il y a urgence. Puisque j'étais en position de faiblesse, j'ai obtempéré en montant dans ledit véhicule et ils m'ont conduit directement au niveau du commissariat du Port. C'est là-bas qu'on m'a posé une petite question. Le commissaire qui était là, m'a précisé que c'est l'ordre du Procureur Général et lui toujours de dire que c'est depuis 48 heures qu'ils sont à ma recherche. Alors, il m'a posé la question suivante : Reconnaissez-vous avoir organisé une réunion avec les jeunes pour mettre en place un mouvement dénommé ‘‘ Flambeau Centrafricain'' (FLAC) qui pouvait permettre au Président André Kolingba, président fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pour déstabiliser le régime de Bozizé ? J'ai répondu que je suis porte-parole du RDC et je ne me reconnais nullement dans ce titre dont vous faites allusion. S'il faut mener des actions, je le ferai au nom de mon parti qui est une institution politique reconnue de tout le monde. Par conséquent, je suis innocent. Ma réponse a été claire.
LC : quelles sont les actions qu'ont menées les partis politiques et les organisations des défenses des droits de l'homme pour que vous puissiez recouvrer votre liberté aujourd'hui ?
DG : la pression est venue de tous côtés. Parce que comme on a écouté pendant cette conférence de presse, l'opposition a une bonne volonté pour que la paix revienne dans le pays. Mon arrestation a été à la surprise de tout le monde. C'est à l'issue d'une fiche mensongère que j'ai été arrêté arbitrairement. Donc, toutes les forces vives de la nation y compris les organisations des droits de l'homme, l'opposition, la ligue centrafricaine des droits de l'homme ont œuvré pour ma libération. J'ai été également visité par le président du Haut commissariat des droits de l'homme, les confessions religieuses et d'autres amis qui sont des magistrats, avocats. Au Niveau de mon parti, il y a le secrétaire général et l'avocat. Ils ont utilisé la meilleure voix et voilà que je suis libéré et les remercie infiniment.
LC : Est-ce que votre arrestation ne causera t-elle pas une démotivation dans votre militantisme ?
DG : j'étais en grande vacance politique et c'est une manière de me réveiller et de me mettre au travail. Cela fait une bonne publicité pour moi sur les ondes, dans les presses écrites et partout ailleurs. Pendant cette arrestation, j'ai compris qu'il y avait des tendances d'intimidation. On m'a même réclamé la retraite politique. Je crois que je suis habitué à ces genres de tracasserie politique et cela ne peut nullement me décourager ni me démotiver. Je reste le gros chien qui aboie à la porte du Président fondateur André Kolingba. Ils ont tenté de m'arracher pour leur permettre peut être de mettre la main sur le président fondateur, présentement, je suis le fou à ses côtés. Cette arrestation me donne le zèle et me fait gagner des points et je dois défendre l'intérêt général à travers cette institution qu'est le RDC jusqu'à la fin.


Mardi 20 Juin 2006
Propos recueillispar MCNM
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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 13:58
Le plan Ngbanda-Bemba pour déstabiliser la Rdc
(La Républlique 19/06/2006)
( 19/06/2006)


Jour j-44, le compte à rebours a commencé pour l’organisation des élections en Rdc. 33 candidats s’aligneront pour rechercher les suffrages du peuple. D’ores et déjà, des coups divers sont préparés pour empêcher le peuple à se choisir ses dirigeants. Certains veulent casser net le processus en le détournant de son itinéraire pour le pousser vers les négociations. D’autres voudraient relancer la guerre de conquête du pouvoir. Fardc, Monuc, Eufor, ils n’ont que faire. Gare à ce peuple qui va commettre le pêché de ne pas l’élire. Le plan Ngbanda-Bemba de déstabilisation de la Rdc déballé.
Que va-t-il arriver le 30 juin 2006 ? La question est presque sur toutes les lèvres. Car, depuis quelques semaines, certains partis de l’Opposition, dont l’Udps d’Etienne Tshisekedi et alliés réclament l’ouverture de nouvelles négociations en vue de « requalifier » la période de Transition et « apaiser » la tension. Si l’Udps réclame un dialogue parce que ne faisant pas partie des institutions de la Transition et ayant refusé de participer aux élections, les exigences du sphinx de Limete sont récupérées et exploitées « maladroitement » par certains leaders politiques qui figurent au gouvernement et dont les partis se sont alignés pour les joutes électorales.

Un complot se trame

Comme disait le chercheur Charles Tshilombo lors de sa conférence académique devant les journalistes chroniqueurs politiques, « les exigences de l’Udps sont connues, mais les autres partis tournent autour de l’Udps comme des électrons libres ». Cependant, au-delà du débat juridique sur la fin de la Transition et la nécessité d’ouvrir un dialogue politique, certains leaders politiques congolais sont accusés de vouloir préparer un chaos politique en vue de « récolter » les dividendes par la suite si jamais leur plan réussissait.
Parmi ceux-ci, certains milieux politiques et diplomatiques citent Honoré Ngbanda, le dernier Conseiller spécial du maréchal Mobutu. Vivant en exil depuis 1997, Honoré Ngbanda Nzambo-Ko-Atumba multiplie des initiatives en vue, semble-t-il, de « libérer » la République démocratique du Congo de la domination étrangère. On l’a vu réunir des anciens militaires des ex-Faz en Europe pour ce faire. Sur place au pays, celui que les Zaïrois d’hier appelaient « Terminator » pour ses exploits nocturnes, aurait trouvé un relais au niveau du pays. A en croire le journal ivoirien « Le Front », Honoré Ngbanda se serait allié à Jean-Pierre Bemba pour préparer un chaos politique en RdCongo. Le journal ivoirien révèle que « le tandem Bemba-Ngbanda est soupçonné par Kinshasa d’actions subversives au cas où Jean Pierre Bemba ne franchirait pas le premier tour ».

Mieux vaut prévenir que guérir

Conscient du risque que court le pays avant la tenue des élections prévues pour le 30 juillet 2006 et compte tenu des déclarations politiques des uns et des autres, le chef de l’Etat ne lésine pas sur les moyens afin de jouer son rôle de garant de l’intégrité territoriale. C’est dans ce cadre, indique le journal ivoirien, que le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, a invité Léonard She Okitundu, son directeur de cabinet le 8 juin 2006 pour aller remettre une lettre à son homologue ivoirien. Selon le journal « Le Front », Joseph Kabila « a envoyé un message ferme à Laurent Gbagbo sur des actes de déstabilisation de Kinshasa par Honoré Ngbanda ».
Pourquoi le chef de l’Etat congolais a-t-il écrit à Laurent Gbagbo alors que son pays ne partage aucune frontière avec la République démocratique du Congo ? En effet, selon certaines indiscrétions, Honoré Ngbanda ferait partie de nombreux conseillers que compte la Présidence de la République ivoirienne. En plus, d’aucuns se souviendront qu’au lendemain de la chute du régime Mobutu, la plupart des dignitaires politiques, voire militaires avaient trouvé refuge en Côte d’Ivoire. On se rappellera, par exemple, que les Généraux feu Nzimbi, Baramoto et Mavua se sont installés à Abidjan après qu’ils aient été chassés de l’Afrique du Sud où ils étaient soupçonnés de préparer la déstabilisation de la République démocratique du Congo.
L’axe Abidjan-Anciens Mobutistes devrait donc être pris au sérieux. Car, plusieurs sources politiques révèlent que Yoweri Museveni, le parrain politique de Jean-Pierre Bemba, fait partie des Chefs l’Etat africains qui soutiennent le président ivoirien au niveau de l’Union africaine (Ua).
Il faut donc craindre une combinaison Abidjan-Kampala-Gbadolite en ce qui concerne le plan de la déstabilisation de la République démocratique du Congo. C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a délégué son directeur de cabinet auprès de Laurent Gbagbo afin de lui présenter la situation réelle de la RdCongo.
Le numéro un ivoirien a donc comme mission de calmer son « conseiller » congolais. On comprend dès lors pourquoi l’ « Ivoirité » s’est transformée en «Congolité ». Ca sent du Ngbanda à cent lieus.
LR.



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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 13:48

Plate-forme de JP Bemba : la renaissance du mobutisme
(L'Avenir Quotidien 19/06/2006)



La plate-forme de JP Bemba est vide. *On y trouve des chantres du « bembisme » à l?instar d?un « mobutisme » de triste mémoire. * Sans aucun fond idéologique, cette plate-forme est spécialiste de la falsification, du mensonge, de l?injure et de la manipulation. * La preuve c?est qu?elle ne veut pas se reconnaître mobutiste afin de détourner le peuple congolais de son sens. * Honoré Nbganda est le plus grand idéologue de cette plate-forme. * En attendant, il n?est pas question de s?y afficher. * La grande stratégie du leader de cette plate-forme, c?est de jouer la carte des négociations sans y croire afin de s?attirer la sympathie des tshisekedistes qui le considèreraient comme celui qui donne une chance à leur leader.

Au même moment qu?il demande des négociations, le Mlc de Jp Bemba prépare les élections pour le 30 juillet prochain. La preuve c?est la création dernièrement d?une plate-forme politique. Alors qu?on devrait s?attendre à une plate-forme pour obtenir les négociations à tout prix. Il n?y a aucun coup de théâtre dans la mesure où ce qui arrive ne trompe personne. Le Mlc a enfourché le cheval des négociations comme une manière de s?opposer à Joseph Kabila d?abord et ensuite d?attirer l?attention des autres petits partis alimentaires qui considèrent les élections comme un arrêt de mort politique. Par cette stratégie, le Mlc tente ainsi de se faire accepter dans les milieux de l?Udps. La stratégie est liée notamment à cette tournée dans les provinces supposées théoriquement constituer le fief de l?Udps. En effet, on connaît l?Udps et son leader. Incapable d?un discours et des stratégies porteuses des résultats, ils jouent au corbeau, c?est-à-dire à celui qui nourrit les flatteurs. L?Udps n?est pas à son premier coup fourré. Avant la conférence nationale souveraine, tous les mobustistes sont venus se réfugier dans son parapluie pour échapper au jugement du peuple. La conséquence, ce sont les ténors du mobutisme réfugiés à l?Union sacrée de l?opposition radicale (Usor) qui se retrouveront dans la fameuse Urd (Union pour la République et la Démocratie) qui s?est disputée victorieusement le poste de Premier ministre que Tshisekedi considérait comme un droit. C?est en fait ce qu?on avait appelé à l?époque, la « troisième voie » qui avait creusé la tombe politique pour Etienne Tshisekedi. Le leader de l?Udps a fait la même erreur de se fier à ceux qui se considéraient comme ses lieutenants, mais qui, en fait se sont révélés de vrais vautours. A l?issue du Dialogue inter congolais, ils se sont roués sur le charognard politique qu?était l?Udps et son leader pour le dévorer. Dans certains milieux politiques, on continuait curieusement, par mauvaise lecture des signes de temps, à croire à l?Udps et à son leader. On cherchait donc à monter sur les épaules désormais frêle de Tshisekedi pour atteindre le soleil. C?est l?expérience qu?a tenté le Rcd de Azarias Ruberwa. C?est dans même stratégie que s?inscrit le Mlc avec une petite différence qui ne tient qu?à une petite nuance. Si le Rcd, à coup de flatterie voulait se faire allié de l?Udps, le Mlc lui comprend que tout est perdu pour l?Udps et son leader, il faut alors lui arracher ce qui lui restait encore des troupes. C?est ainsi l?Udps ne se retrouve pas dans la plate-forme créée autour de Jp Bemba. Si hier les mobutistes de l?Union sacré se sont avantageusement servi de Tshisekedi comme socle, c?est parce que politiquement cet homme représentait beaucoup de choses. Disons qu?il était populaire. Aujourd?hui, reprendre la même expérience, c?est ignorer que l?Udps et son leader ont tout perdu. Plus réaliste, Etienne Tshisekedi lui-même a préféré prendre la tangente afin de ne pas subir l?humiliation aux élections. Il compte désespérément sur des négociations politiques non pas pour rectifier le processus électoral qui ne souffre d?aucune tare grave, mais avant tout pour tenter de récupérer la popularité perdue. Au lieu que ce soit lui qui récupère, ce sont les autres qui s?emparent de la stratégie afin d?être présents sur le terrain politique. Le seul discours sur les négociations a permis au leader du Mlc par exemple de visiter certains milieux qui le considèrent à tort certes, comme celui qui peut venir à le rescousse de l?Udps et de Tshisekedi. Car, sans la revendication de l?Udps de rouvrir les négociations, certains leaders politiques comme Jp Bemba ne sauraient pas comment se lancer dans la bataille. Cependant, une chose est d?engager la bataille, une autre est de la gagner. Il y a des signes qui ne trompent pas.

Une plate-forme vide Pour gagner les élections, comme l?a toujours dit Yerodia Abdoulaye Ndombasi, on n?a pas besoin des incantations. Car, le vote n?est pas un acte mystique. C?est une opération simple qui consiste à mettre des bulletins dans un panier appelé urne. Après le décompte, c?est celui qui a beaucoup de bulletins qui gagne. La création d?une plate-forme a pour but de mettre ensemble des voix. Cela suppose qu?il faut les avoir. On constate malheureusement que la plate-forme de Jp Bemba réunit des personnes qui n?ont comme qualité que leur propension à l?injure et à la désinformation. La plate-forme de Jp Bemba regroupe des personnes qui jouent aux fous du roi. Comme à l?époque du maréchal, le timonier, le guide éclairé, ceux qui forment la plate-forme de Jp Bemba sont plus des chantres du bembisme que des politiciens. Ils s?inspirent des méthodes du Mpr confondant ainsi des époques. Le Congo vit dans un vrai multipartisme dans lequel tout leader politique n?a pas besoin des chantres mais des politiciens ayant réellement des assises populaires. Il suffit de regarder les grandes gueules de la plate-forme pour comprendre que le Mlc et Jp Bemba construisent des châteaux en Espagne. On sait à quoi cette plate-forme va s?adonner. Elle va multiplier les injures sans dire ce qu?elle fera pour les Congolais une fois au pouvoir.

Le mensonge et la falsification de l?histoire Quel est le fond idéologique de la plate-forme de Jp Bemba ? Si le Mlc, parti politique phare de cette plate-forme n?a aucun fond idéologique, on ne doit pas le chercher dans la plate-forme qui en fait n?est qu?une illusion du large ratissage de la part de ce parti politique. C?est le contraire avec la plate-forme qui soutient Joseph Kabila. On sait avant même qu?elle naisse, quel en est le contour et quel en est le fond idéologique. Qui peut venir à cette plate-forme de Joseph Kabila ? Ceux qui sont dignes d?être appelés patriotes et nationalistes congolais. Par contre les fous du roi de Kawele nouvelle formule (avec la seule différence que le Kawele de Mobutu était dans la province de l?Equateur, celui de Bemba est situé à Maluku) croient que c?est injurieux de rapprocher le clan politique qui soutient Joseph Kabila à Mzée Laurent Désiré Kabila et par conséquent aux Cpp et à l?Afdl. Et pourtant, cette famille politique n?a jamais dit qu?elle s?était démarquée de l?essentiel du fond idéologique et de la pensée de Mzée Laurent Désiré Kabila. Tout ce qui a changé, c?est la méthodologie, compte tenu des circonstances changeantes. Par contre, on retrouve tous les bruts et chanteurs du Mpr Parti-Etat autour de Jp Bemba à qui on impose même la mimique mobutiste. Comme il y a de la honte à être mobutiste, la plate-forme de Jp Bemba ne veut pas s?en réclamer sans pourtant y renoncer. Il y a donc risque pour les Congolais de ressusciter Mobutu. Ainsi par exemple et à titre purement indicatif, on peut citer Mboso, Kisombe, Mukamba Kadiata Nzemba parmi ceux qui constituent cette plate-forme...Il n?y a pas plus mobutiste qu?eux. L?opinion congolaise ne fait aucune illusion. On a affaire à une plate-forme mobutiste, mais qui refuse de se déclarer comme telle. C?est la preuve qu?ils veulent détourner le peuple congolais de son sens en lui créant la surprise de remettre le mobutisme au pouvoir sans le savoir.

Le désarroi On ne le dira jamais assez, les membres du Mlc ne voient pas leur avenir hors du pouvoir. C?est la seule façon d?échapper au jugement et des Congolais et de la communauté internationale. Pour ce faire, tous les mensonges sont des vertus pour arriver au pouvoir. C?est pourquoi, on assiste à un véritable lynchage médiatique où un discours alambiqué, surréaliste et mensonger essaie d?attirer l?attention des Congolais. Pour ce faire, le Mlc veut faire croire au peuple congolais que Honoré Ngbanda, sans doute membre de la plate-forme de Jp Bemba, est un saint. Les Congolais qui lui avaient collé le pseudonyme de Terminator, en mémoire du tueur à gage du film auraient une courte mémoire. L?objectif, c?est arriver à créer la bipolarisation avec le Pprd et Joseph Kabila. Pour ce faire, le Mlc et alliés n?ont ni personne digne, ni discours crédible, ni idéologie, ni projet de société à proposer au peuple congolais. Tout ce qu?ils peuvent faire, c?est de présenter un Joseph Kabila qui serait tantôt tanzanien, tantôt rwandais. Honoré Ngbanda à qui on recourt pour étayer ce discours, fait curieusement preuve de quelqu?un qui ne maîtrise pas le dossier et qui est à l?aise pour en parler justement parce qu?il ne sait pas grand-chose. Un petit exemple. Nbganda ne sait pas que Joseph Kabila a un jeune frère qui le ressemble comme deux gouttes d?eau à tel point que l?on peut parler de son sosie. S?il le savait, Honoré Nbganda ne continuerait pas à soutenir la thèse Joseph Kabila enfant adopté par Mzée à la mort de son père Kanambe qui l?aurait laissé aussitôt après sa naissance. Comment donc, comme demanderait le secrétaire général du Pprd, si tel est le cas, est né Zoé Kabila , fils de Mzée Laurent Désiré Kabila et de Sifa ? Par quelle magie ce fils de Laurent Désiré Kabila et de Sifa ressemble-t-il à un prétendu fils adoptif. C?est le désarroi au Mlc où on s?accroche à plus que rien pour survivre politiquement. Avec un tel thème de campagne, la fameuse plate-forme part perdante. Ils ont l?impression de mener la lutte contre un adversaire corsé. Mais en réalité, ils luttent contre leur propre ombre.

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 13:40

 

 

Renaco et AMP : bipolarisation de la bataille électorale
(Le Potentiel 19/06/2006)
( 19/06/2006)


En face de la Codeco de Pierre Pay Pay et l’Alliance pour la majorité présidentielle, AMP, de Joseph Kabila, il faut désormais compter avec le Regroupement des nationalistes congolais (Renaco) de Jean-Pierre Bemba Gombo, président national du Mlc. C’est autour de ces trois plates-formes que va se jouer la compétition électorale . D’ores et déjà, d’aucuns sont tentés de prédire la réédition du contexte politique qui a prévalu aux premières élections démocratiques au Congo dans les années 60.

Mieux vaut tard que jamais : la classe politique congolaise est en train de prendre la mesure des enjeux politiques. L’approche des échéances électorales suscite l’engouement et favorise entre-temps le regroupement des partis politiques au sein de grands ensembles, mieux des plates-formes électorales. Dès lors le paysage politique se précise progressivement.

Aurait-on compris la leçon de l’union qui fait la force ? En tout cas, la configuration politique actuelle permet de l’affirmer. L’on assiste au rassemblement de principales forces politiques constituées en pôles assez visibles. C’est la preuve que les uns et les autres ont compris que l’on ne peut pas remporter les élections prochaines en y allant en solo ou en ordre dispersé. La naissance de ces alliances est la parfaite illustration que personne ne l’emportera au premier tour.

Après la Convention des démocrates congolais (Codeco) initiée par Pierre Pay Pay et l’Allaince de la Majorité présidentielle de Joseph Kabila, une autre coalition vient de naître. Il s’agit du Regroupement des nationalistes congolais (Renaco). Cette nouvelle plate-forme est l’œuvre du MLC et de quelque 24 autres partis politiques, dont le MDD de Kisombe Kiaku Muisi, le GR de Bofassa Djema, l’Adeco de Jonas Mukamba et la CCD de Lisanga Bonganga.

Le Renaco se veut une plate-forme électorale qui a pour objet la conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir politique en RDC par des nationalistes congolais. La sortie solennelle a eu lieu le samedi 17 juin 2006 au Jardin Botanique de Kinshasa. Selon l’acte constitutif, les 24 partis politiques membres du Renaco s’engagent à soutenir le candidat de leur plate-forme à l’élection au premier et au second tour, s’il échet ; de trouver un arrangement particulier dans le cas où le candidat du Renaco ne se retrouve pas au second tour.

Ils disent dresser une carte électorale commune comprenant les listes harmonisées des candidats aux élections législatives, sénatoriales, provinciales et locales dans les circonscriptions suivant l’ordre déterminé par le conseil du Renaco.

De même, les membres du Renaco conviennent d’unir leurs ressources matérielles, financières et humaines aux fins d’affronter solidairement tous les enjeux politiques communs avant et après les échéances électorales. Cette solidarité est également de mise en ce qui concerne la désignation des candidats Premier ministre, gouverneurs, maires de villes, bourgmestres et chefs des secteurs. Bien plus, les membres du Renaco entendent former la majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Le coordonnateur François Mwamba a fait savoir que le Renaco a aligné 800 candidats à la députation nationale. Aussi, estime-t-il que sa plate-forme pourrait arracher la majorité à l’Assemblée nationale. Ce qui pourrait lui accorder le droit de désigner le candidat Premier ministre. Il fonde les mêmes espoirs pour ce qui est de la majorité au Sénat.

En ce qui concerne la magistrature suprême, le Renaco compte trois candidats. Il s’agit du Mlc Jean-Pierre Bemba, de la Crd Mboso N’kodia Mpuanga et de l’Adeco Mukamba Kadiata Nzemba. Une harmonisation de vues sera envisagée le moment venu, s’est-il empressé de faire savoir pour écarter toute possibilité de conflits à ce sujet.

La création de cette coalition politique, soutiennent ses membres, est mue par une préoccupation : l’indépendance nationale transite par un leadership congolais totalement désaliéné à la tête du pays. Ceux-ci font de la bonne gouvernance leur cheval de bataille, considérant que la mauvaise gouvernance a été la source de conflits, de division, de perte de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

Ils demeurent conscients de la nécessité d’ancrer et de consolider la démocratie comme l’unique voie par laquelle les citoyens congolais libérés par le joug de la dictature, doivent se choisir leurs dirigeants afin de conduire dans la liberté les principales transformations de la Rdc.

COMME EN 1960

De ce qui précède, il sied de noter, plus de 40 ans plus tard, la reconfiguration du paysage politique tel que les pères de l’indépendance l’ont vécu dans les années 60. Force est de rappeler qu’en cette année-là, des plates-formes avaient vu le jour. On avait noté le Cartel qui regroupait des partis politiques tel que l’ Abako, les Lumumbistes derrière le Mnc de Patrice Lumumba, sans oublier le PSA de Antoine Gizenga. Des partis qui ne faisaient pas partie de ces grands ensembles ont eu difficile à s’imposer. Tel le cas de Puna de Jean Bolikango. C’est ainsi que ce dernier avait perdu face Kasa-Vubu lors du vote du président de la République à scrutin indirect, Kasa-Vubu ayant bénéficié des voix des lumumbistes.

Plus tard, il y a eu le Radeco et la Conaco de Moïse Tshombe. Grâce à cette coalition Tshombe a été le chef de file de la majoritaire parlementaire. Et lorsque Kasa-Vubu a ignoré cette majorité en nommant Kimba, Premier ministre, cette nomination a été rejetée au Parlement justement à cause de la majorité détenue par Tshombe. Sauf erreur de notre appréciation, l’on s’attend à une réédition de l’ histoire.

J.KABILA – JP BEMBA

La sortie officielle de Renaco pousse à certaines spéculations sur les candidats les plus en vue. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le Renaco a été constitué pour faire face à l’Alliance de la majorité présidentielle. Donc, il est possible que l’on s’attende à un face-à-face entre J. Kabila, candidat de l’Alliance de la majorité présidentielle et Jean-Pierre Bemba, candidat de Renaco.

Un duel qui s’annonce serré quand on sait que les deux personnalités politiques ont de grandes ambitions. Les deux plates-formes qui les soutiennent accusent les mêmes ambitions et poursuivent les mêmes objectifs. C’est-à-dire, remporter les élections dès le premier tour, et dans l’ hypothèse d’un deuxième tour, s’appuyer sur leurs plates-formes pour sortir vainqueur.

Mais en plus, disposer d’une majorité au sein du Parlement pour former le gouvernement. Qu’en pensent les autres formations et leaders politiques ? C’est l’énigme de toute compétition politique.


Par Le Potentiel

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 13:26
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

Le mariage de Joseph Kabila : une opération de séduction ?
(Afriqu'Echos Magazine 19/06/2006)
( 19/06/2006)


Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila s’est marié samedi. Beaucoup de Congolais voient cette démarche comme une tentative pour gagner le coeur des habitants quelques semaines avant les élections.

Après une cérémonie civile vendredi, le président de 35 ans, habituellement très discret sur sa vie privée, et son amie depuis six ans, Olive Lembe di Sita, 27 ans, ont été unis par des religieux catholiques et protestants lors d’un office retransmis en direct à la télévision.

Si ce mariage met fin aux spéculations autour de la vie privée de Joseph Kabila, beaucoup de Congolais restent sceptiques face à cette cérémonie.




"Ce n’est pas une coïncidence s’il s’est fait bénir par les catholiques et les protestants aujourd’hui", explique un avocat de Kinshasa, "cela devrait l’aider pour les élections".

Le mariage religieux du président Joseph Kabila avec Marie Olive Lembe di Sita, a été célébré, rappelle-t-on, dans leur résidence de Kinshasa en présence de nombreux invités congolais et étrangers. La cérémonie, retransmise en direct par quelques chaînes de télévision, a débuté par une messe solennelle célébrée par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric Etsou, qui a donné la bénédiction nuptiale aux deux époux, tout de blanc vêtus, précise notre confrère Congoplus citant Afriquecentrale.info

La veille, le couple s’était marié civilement au cours d’une cérémonie présidée par le bourgmestre de la commune de la Gombe.

Outre des personnalistés issues du monde politique, diplomatique et religieux de la capitale congolaise, le conseiller politique du président sud-africain Thabo Mbeki, Mme Gumbi, le ministre angolais des Relations extérieures Joâo Bernardo de Miranda et l’opposant politique sénégalais Moustapha Niasse ont assisté à cette cérémonie organisée sous une énorme tente dressée dans la cour de la résidence du chef de l’Etat, elle-même bordée par le fleuve Congo.


Ruberwa, Zahidi Ngoma et le couple Yerodia (à l’avant plan) ont assisté à la cérémonie

Le président de l’Eglise du Christ au Congo (ECC, protestante), Mgr Pierre Marini Bodho, a également béni le couple, en sa qualité de père spirituel de la famille, à l’issue de la cérémonie qui s’est déroulée en présence de trois des quatre vice-présidents de la RDC Yerodia Abdulaye Ndombasi, Azarias Ruberwa et Arthur Z’Ahidi Ngoma. Seul le vice-président Jean-Pierre Bemba Gombo s’est excusé, invoquant des raisons de calendrier personnel, rapporte l’ensemble de la presse kinoise.

Aucun journaliste n’avait été convié, selon le journal ’L’Avenir’

Le couple Kabila a déjà une fille de 5 ans, Sifa Kabila.

Joseph Kabila est devenu président du Congo en 2001, en plein milieu d’un conflit qui de 1998 à 2003 a fait plus de quatre millions de morts. Il a succédé à son père, assassiné, qui avait lui-même renversé le dictateur de l’ex-Zaïre Mobutu Sese Seko. Il est aujourd’hui l’un des 33 candidats à l’élection présidentielle prévue le 30 juillet, le premier scrutin libre depuis 40 ans.

Le refus de Joseph Kabila de parler de sa vie privée et de son passé avaient amené ses opposants à s’interroger sur ses compétences pour gouverner un pays qui se remet difficilement de la guerre.

La campagne électorale débute officiellement à la fin du mois mais de nombreuses insultes et invectives volent déjà entre les prétendants et des candidats de l’opposition se plaignent d’intimidations. | Swissinfo

ARTICLE LIE :

Joseph Kabila et Olive Lembe di Sita, enfin, la corde au cou


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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 13:02
 

19/06 :Rca: QUE SE PASSE-T-IL AU CENTRAFRIQUE ?

Claude Yabanda croit dans la démocratie. Il le paye aujourd’hui dans une geôle obscure de Bangui. Et il vient s’ajouter à " la longue liste " de ceux qui auront été arrêtés, pour " atteinte à la sûreté de l’État " – ainsi que l’on qualifie le simple fait d’être opposant au régime. Le général Bozizé est " en train de transformer la République centrafricaine en une grande prison à ciel ouvert " dénonce Centrafique presse.
Après vingt années passées en éxil en France, un doctorat spécialisé en télécoms, une action militante au sein des Verts, une famille, une entreprise, Claude Yabanda a tout laissé pour retourner à Bangui, en 2003, pour y appuyer le professeur Abel Goumba, devenu brièvement Premier ministre du général putschiste Bozizé.
Depuis les origines de la décolonisation, le professeur Abel Goumba représentait une véritable légitimité, bafouée depuis bien longtemps. Bozizé tentait alors de légitimer son coup d’État en appelant autour de lui " toutes les tendances politiques ", ce qui pouvait sembler original dans un pays où les dictatures auront été plus souvent logées à l’enseigne du parti unique.
Abel Goumba, avec Claude Yabanda comme chef de cabinet, restera à peine plus de huit mois Premier ministre. Il sera contraint d’accepter ensuite la charge symbolique de vice-président. C’était encore trop : Bozizé ne pouvait supporter la présence au Conseil des ministres du vieux sage, même soumis. Il le désignera alors au poste de " médiateur " – où il n’est d’aucun secours, même pour son ancien chef de cabinet, Claude Yabanda, incarcéré depuis plus d’un mois à l’heure où nous écrivons, sans motif légitime.
Claude aurait commis " l’erreur " de critiquer y compris le professeur Goumba, lorsque celui-ci, le 12 mars, au mépris de tout principe démocratique, désignera son fils comme chef de son parti, le parti de Claude, le FPP.
Que dit-on de Goumba ? " Il est vieux " – plus de 80 ans – " et c’est probablement pour ses enfants, ses petits-enfants, qu’il aura renoncé à sa posture historique de leader de l’opposition, et accepté d’être faire-valoir du régime de Bozizé ", sous entendu, pour leur laisser quelque chose – à ses enfants. Le vieux combattant aura renoncé, confirmant la phrase de Brecht, qui veut que seuls ceux qui luttent toute leur vie sont réellement utiles à l’espérance humaine.

Claude, lui, fait partie de ces jeunes, étudiants et lycéens qui, à la surprise générale, se seront soulevés contre Bokassa, jadis, en 1979, provoquant sa chute. Des lycéens qui croyaient dans la démocratie, et parmi lesquels aujourd’hui, approchant de la cinquantaine, certains n’ont toujours pas renoncé.
Bozizé, qui servait dans l’armée de Bokassa chargée de réprimer les lycéens de 79, n’a pas changé de méthode. Il y a moins de deux mois, à la mi-avril, d’autres lycéens manifestaient à leur tour – les enfants de ceux qui ont manifesté en 79 pourrait-on dire, sortis des mêmes lycées que l’on appelle " les lycées des martyrs " en souvenir des nombreux morts que coûta alors la répression. Cette mi-avril, des unités de la police et de la gendarmerie les ont dispersés en faisant usage de grenades lacrymogènes – et en tirant à balles réelles. On sait qu’il y eut des blessés, mais il n’y a pas de bilan de cette répression-là d’une manifestation en soutien à la grève de leurs maîtres qui réclament simplement d’être payés.
En juillet 2003, les résultats des épreuves du bac tardant à être publiées, les lycéens manifestaient de même : les hommes de Bozizé tireront dans la foule d’aspirants bacheliers, faisant cette fois trois morts. Génération rebelle ? En 2001 déjà, les lycéens de Bangui protestaient " d’être debouts ", leurs salles de classes manquant de chaises et de table.

Plus récemment, fin janvier, mais loin de Bangui, à l’extrême nord, à Paoua, après une attaque d’insurgés, les forces gouvernementales, et en particulier des membres de la Garde républicaine, s’en prenaient à la population, tirant là encore sur les lycéens – et sur des enfants. " Des garçons âgés d’une dizaine d’années à peine auraient été tués. " " Un grand nombre des personnes tuées à Paoua et dans les environs seraient des lycéens. Au moins 35 personnes auraient été tuées par les forces gouvernementales régulières " dénonçait Amnesty international. Les associations de droits de l’homme centrafricaines évoquaient une centaine morts, pas seulement des enfants, mais aussi des enseignants, des chefs de village, des paysans, et 1200 maisons brûlées " par la sécurité présidentielle ", six mille personnes ayant dû se réfugier " dans la brousse ".
Les réfugiés se comptent déjà par dizaines de milliers. L’Onu estime de 50 à 70 000, le nombre de personnes déplacées ayant besoin d’assistance. Depuis 2005, la ville de Goré, au sud du Tchad a vu arriver plus de vingt mille réfugiés centrafricains.

" La situation sécuritaire en République centrafricaine demeure précaire depuis la fin du processus électoral, en particulier dans les préfectures de l’ouest et du nord-est du pays " souligne un rapport du Secrétaire général des Nations unis soumis au Conseil de sécurité le 29 décembre 2005.
Si le " processus électoral " n’aura pas apporté de détente, il est à noter que c’est depuis 2003 que le Haut commissariat aux réfugiés comptabilise 30 000 personnes dans les camps gérés par l’ONU au Tchad. Mais tout le monde s’accorde à noter que depuis 2005, c’est-à-dire depuis les élections plus que douteuses qui l’ont confirmé au pouvoir, investi de cette prétendue légitimité le général Bozizé aura nettement fait monter le dégré de violence de ses sbires.

Qui sont donc ces rebelles qu’affrontent les troupes de Bozizé ? Un rapport de l’Union africaine, rendu public fin 2005, décrit des " bandes fortement armées, souvent en tenue militaire, qui, en plus des exactions et des vols, auraient des revendications d’ordre politique et procéderaient à des enrôlements forcés ". Selon ce même rapport, ces groupes armés " seraient composés d’anciens membres de l’unité de la sécurité présidentielle de l’ex-Président Ange Félix Patassé et de démobilisés de l’ancienne rébellion de l’actuel chef de l’Etat ".

On aura remarqué que, dès octobre 2003, un général français, le général Jean-Pierre Perez, était nommé " conseiller en matière de défense " du président Bozizé. " La désignation du général Pérez s’est faite dans le cadre de la coopération, ça n’a rien à voir avec le mercenariat ", semblait avoir besoin de préciser alors une source diplomatique française à Bangui. " La première chose à faire en RCA pour rétablir la situation, c’est de remettre à un niveau satisfaisant la sécurité, non seulement sur Bangui, mais sur l’ensemble du territoire centrafricain ", déclarait pour sa part l’ambassadeur de France au Centrafrique lors de l’entrée en fonction du général Perez.
Suivant la méthode habituelle, les conseillers militaires françafricains concentrent leurs efforts sur la formation d’unités " d’élite ". Là il serait question d’en former " trois ".
Il n’est pas sûr que l’entretien, l’encadrement et la formation de bandes de tueurs soit le meilleur chemin pour garantir l’objectif proclamé d’" un niveau de sécurité satisfaisant sur l’ensemble du territoire ".

Antérieurement, Patassé n’avait pas procédé autrement, cette fois " dans le cadre " d’un contrat de " mercenariat ", avec le bien connu Paul Barril. Chargé de la sécurité présidentielle, celui-ci se voyait même bombardé responsable de la lutte anti-terroriste " intérieure et extérieure " – on était après le 11 septembre.
En même temps que ces fonctions de super-ministre de la " sécurité ", Barril commercialisait des services de " gardiennage " privé – pour arrondir ses fins de mois, peut-être.
L’adjoint de Barril, en ces sombres débuts de XXème siècle, un certain Abdoulaye Miskine, aura gagné son brin de célébrité en semant la terreur, au moins autant que ses compères de l’actuelle Brigade de sécurité présidentielle.

Le vent ayant tourné, Bozizé renversant Patassé, cela leur vaut – à Barril, à Miskine comme à leur commanditaire Patassé –, d’être poursuivis devant la Cour Pénale Internationale. Un arrêt de la cour de cassation de Bangui le confirmait le 11 avril.
L’acte d’accusation leur reproche d’avoir " volontairement donné la mort à plusieurs individus avec préméditations, tortures et sévices, volontairement porté des coups ayant entraînés la mort sans intention de la donner, détenu et séquestré plusieurs individus, recelé des cadavres, pillé et détruit des biens appartenant aux victimes en réunion ou en bande ".
Patassé est accusé d’avoir fait venir des mercenaires de diverses nationalités qu’il a placés sous la direction de Paul Barril – nommé Directeur national de la lutte contre le terrorisme international.
L’acte d’accusation mentionne également une milice, " connue sous l’appellation de Société centrafricaine de protection et de surveillance (SCPS) ", qui sévissait sous les ordres de Victor Ndoubabe et Paul Barril. Victor Ndoubabe, idéntifié par ailleurs comme le " chauffeur " de Patassé, est le quatrième de la liste d’accusés transmise à la Cour Pénale Internationale.
Le cinquième est plus connu : il s’agit de Jean-Pierre Bemba, fameux milliardaire et chef de milice zaïrois. Ses hommes seront particulièrement redoutés à Bangui cette année-là. Selon l’arrêt de la cour de cassation centrafricaine, Bemba devrait au fait d’être devenu entretemps vice-président du Congo-ex-Zaïre de bénéficier d’une immunité. Les élections approchent au Congo – et le criminel françafricain craint de perdre sa précieuse immunité. Propriétaire de plusieurs chaînes de télévision, il fait feu de tout bois pour alimenter autant que faire se peut son unique planche de salut politique : l’ethnisme à outrance.

Ainsi que le remarque la FIDH, " l’ordonnance ne distingue pas la responsabilité pénale de Miskine de celle de Paul Barril ". Et soutient : " À la lumière des pièces du dossier… que pendant les événements de 2002/2003 ils se sont rendus coupables de nombreuses exécutions sommaires et autres infractions ; que les personnes estimées à plusieurs centaines sont victimes des exactions commises " par les deux inculpés. " L’ordonnance mentionne des fosses communes identifiées aussi bien à Bangui que dans les villes de province, ainsi que des cas nombreux d’arrestations illégales ", précise la FIDH.
Le président de la Fédération Internationale desDroits de l’Homme, Sidiki Kaba, dénonçait le " silence assourdissant " du procureur de la Cour internationale, qui ne semble pas pressé de se saisir du dossier de l’officier français. " Son inaction favorise le climat d’impunité ", soulignait-il. Et " son intervention, attendue par les victimes, pourrait au contraire prévenir la répétition de crimes les plus graves ". Le 23 mai, le procureur de la Cour pénale intternationale était justement reçu à Paris par le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, pour évoquer nombre d’affaires en suspend, sur lesquelles " toute la lumière " devrait être faite. Mais le dossier centrafricain n’était pas mentionné dans le communiqué du Quai d’Orsay. Sûrement un oubli.

Le co-accusé de Paul Barril, Abdoulaye Miskine est en passe de devenir encore plus fameux, depuis qu’il a pris la tête d’un mouvement " pour la destitution de Bozizé " – une de ces " bandes fortement armées " que signale le rapport de l’Union africaine. Le " général Miskine " faisait encore parler de lui ce 30 mai, un communiqué parvenant à la presse dans lequel il pouvait se vanter d’avoir eut la peau du chef de la police politique – la SERD, responsable, entre autres, de l’arrestation de Yabanda –, Célestin Dogo. Le corps sans tête de ce " tristement célèbre assassin à la solde de Bozizé " aura été renvoyé à Bangui…
Il semble que Dogo aura été victime de son enthousiasme. Sûr de sa capacité à terroriser quiconque, il était parti face à la rébellion affirmant qu’il saurait reprendre en main les troupes très peu motivées qui revenaient vers Bangui pour réclamer leur solde…
La veille de la mort de son homme de main, Bozizé faisait encore un discours, dans lequel il traitait de " peureux " et de " fainéants " ses propres soldats dont une cinquantaine, du Bataillon mixte d’intervention et d’appui – possiblement une de ces " unités d’élites " dont prend soin le général Perez –, avaient quitté leur poste et avaient regagné la capitale centrafricaine pour y réclamer notamment leur solde – comme les professeurs des lycées de Bangui.

Le moins qu’on puisse observer, c’est que l’objectif proclamé de la mission du général Jean-Pierre Perez – la restructuration de l’armée – aura bien mal été rempli. Comme on voit, un des problèmes principaux entretenus par la pitoyable dictature de Bozizé, aura été la destructuration complète de l’armée. En plus de n’être simplement pas payée, l’armée souffre surtout de l’ethnicisation systématique de ses cadres – tous devant provenir du " village du président " dans cette théorie, partout appliquée, de l’organisation néo-coloniale française.
Dès avant Bozizé, Patassé, – également très entouré de conseillers militaires français comme on a vu –, avait institué le système qui veut que les officiers ayant bénéficié d’une formation de qualité sont relégués dans des positions sans autorité, et remplacé par des individus n’ayant que la vertu d’appartenir au village présidentiel.
Avant Bozizé, et avant Patassé, il y a avait le général Kolingba, dont le grand maître de la Françafrique, Jacques Foccart, disait : " Il s’en sort bien. " Au grand jeu des chaises tournantes que la Françafrique a reservé à la malheureuse République centrafricaine – " centre-à-fric-haine " selon le mot d’un opposant –, de s’être maintenu plus de douze ans au pouvoir, ce n’était pas si mal, aux yeux de celui qui restera comme le concepteur de cette sale façon de faire de la politique.
Dans l’esprit de Foccart, il était tout-à-fait clair que celui qui s’en " sortait bien ", c’était surtout le colonel de la DGSE, Jean-Claude Mantion, le proconsul qui gouvernera le Centrafrique dans l’ombre de Kolingba tout au long de ces années – ou ne faut-il pas plutôt dire que c’était le général Kolingba qui était dans l’ombre de Mantion ?
C’est en tout cas à eux que l’on doit d’avoir inauguré la politique d’ethnicisation systématique de l’encadrement de l’armée.

Si les qualités proprement militaires de l’armée ne sont pas du meilleur niveau, il semble par contre que les méthodes rwandaises – qui constituent l’essentiel de ce que peut enseigner aujourd’hui l’armée française –, puissent encore faire leur effet.
Le 11 mai, les organisations africaines de Droits de l’homme, réunies en Forum, n’auront pas manqué de souligner que " les violations des droits de l’homme persistent avec la particularité qu’elles sont commises par certains éléments des forces de défense et de sécurité appartenant au corps de l’armée affecté à la sécurité présidentielle, le bataillon présidentiel de sécurité “BPS” qui bénéficient d’une totale impunité ".
Faut-il souligner ici que les “conseils” du général Perez et des deux cent militaires français chargés, avec lui, de la restructuration des forces armées, sont destinés en premier lieu…à la formation du dit " bataillon présidentiel " ?

Et tout ça pour quoi ?

L’Onu estime que, " contrairement à de nombreux pays au sud du Sahara, la pauvreté humaine s’est accentuée aux cours des dix dernières années " en République centrafricaine.

Laissons le mot de la fin à un commentateur centrafricain dont le diagnostic est on ne peut plus précis :
" À y regarder de plus près, ce sont bien les pratiques néocoloniales françaises qui plongent ces peuples dans la misère en soutenant des dictatures maquillées ensuite en démocratures et en instituant comme régent du pré-carré des crapules dont les armées se fondent sur un pouvoir clanique dans la plus pure tradition coloniale. "
" Or les médias français, assujettis pour bon nombre au lobby militaro-industriel (80% de l’édition française étant détenue par des marchands d’armes), ne sont pas en mesure de penser cette face cachée de la politique africaine de la France et reprennent en écho le fameux discours néocolonial à l’égard des peuples africains. "
" Quant au système monarchique de la Vème République, il ne permet quasiment aucun contrôle parlementaire de la politique africaine de la France. "

Tout est dit.

Source: Alwihda -

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Published by ALWIHDA - dans POLITIQUE
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