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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 17:53
Tchad: Signature entre le Tchad et les USA d'un accord portant sur les services aériens qui permettra aux compagnies aériennes de prendre des décisions commerciales avec un minimum d'intervention de la part du gouvernement

 

 

WASHINGTON, 31 mai 2006 - Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir signé un accord dit "ciel ouvert" avec le Tchad destiné à favoriser le commerce, l'investissement et les échanges touristiques et culturels entre les deux pays. L'accord d'aviation, le 17e du genre avec un pays d'Afrique sub-saharienne, a été signé mercredi à N'Djamena par l'ambassadeur américain Marc Wall et le ministre tchadien des infrastructures Adoum Younousmi, selon un communiqué du département d'Etat américain. "C'est le premier accord portant sur les services aériens entre les Etats-Unis et le Tchad et il permettra aux compagnies aériennes de prendre des décisions commerciales avec un minimum d'intervention de la part du gouvernement", a précisé le communiqué. Cet accord concerne à la fois le transport de passagers et de fret. Il prévoit davantage d'ouverture en matière de liaisons aériennes entre les deux pays concernant les capacités des avions, les fréquences et les prix des vols ainsi que des occasions de mise en commun de leurs systèmes de réservation (code-sharing), selon la même source. Cet accord ciel-ouvert avec le Tchad - 76e pays à signer un tel engagement avec Washington -, permettra également aux compagnies aériennes tchadiennes et américaines d'assurer du transport international de fret sans avoir à passer par leurs pays d'origine, indique encore le communiqué

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 09:50
50 ANS DU 'CLUB DE PARIS': APPEL À LA SUPPRESSION DE LA DETTE DES PAYS PAUVRES
Droits de l'homme Droits de l'homme, Brief

"Nous demandons aux gouvernements créanciers que ce jubilé soit l'occasion de supprimer unilatéralement et sans conditions des dettes des pays les moins avancés parmi les débiteurs" : telle est la requête de la Fédération des organismes chrétiens de service international volontaire (Focsiv) lancée à l’occasion du 50ème anniversaire de la fondation du Club de Paris, le groupe de 19 pays riches, créanciers de pays en voie de développement. Cet anniversaire - écrit Sergio Marelli, directeur général de 'Volontaires dans le monde - Focsiv' dans une note parvenue à la MISNA - doit être aussi l'opportunité "d'un jubilé pour les pays plus pauvres" par l’obtention de la "rémission de la dette" des pays endettés, dont 25 nations africaines sur les 41 pays qui doivent rembourser de l’argent au Club de Paris. La Focsiv souhaite en ce sens la création d'un Club des Pays débiteurs, "un interlocuteur de même valeur et force de négociation avec le Club de Paris" qui "puisse s'asseoir aux tables des négociations internationales" en intervenant dans la lutte contre la faim et la pauvreté. La plupart des pays débiteurs - déjà en situation de graves difficultés économiques ou d'insuffisance alimentaire - utilisent une grande partie de leurs ressources pour payer les intérêts des crédits octroyés, ce qui crée ainsi un lien évident entre famine et dette.
[CO]

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 09:44
 
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO   13/6/2006   12.02 RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
L’ONU APPELLE AU CALME AVANT 30 JUILLET, L’OPPPOSITION À UN DIALOGUE PRÉ-ÉLECTORAL
Politique et économie Politique et économie, Brief

Le Conseil de sécurité des Nations unies est "encouragé" par la préparation des élections générales en République Démocratique du Congo, mais il appelle à "l’apaisement du climat politique" et surtout "au respect de la date du 30 juillet". C’est ce qu’a fait savoir l’ambassadeur français Jean-Marc de la Sablière, qui a guidé pendant deux jours la visite à Kinshasa d’une délégation représentative du Conseil. Pendant que les membres de l’Onu rencontraient dans la capitale les quatre vice-présidents congolais, près de 4.000 manifestants, militants de divers partis politiques, défilaient dans le centre-ville pour réclamer des concertations politiques avant les élections. Pour cette manifestation – précédée hier matin de contestations similaires à Mbuji-Mayi – les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), le parti d’Etienne Tshisekedi déjà protagoniste de plusieurs marches contre la gestion de cette période pré-électorale – ont été rejoints par d’autres formations politiques, comme le Mouvement lumumbiste progressiste (Mlp), la Force novatrice pour l’unité et la solidarité (Fonus), le Parti du peuple pour le progrès du Congo (Pppc) ou encore les "jeunes compatriotes des forces du changement". Les manifestants n’ont pas pu atteindre le Grand Hôtel de Kinshasa où se trouvait la délégation du Conseil : les forces de l’ordre sont intervenues en tirant en l’air et en usant des gaz lacrymogènes et quelques dégâts ont été causés à des voitures et des devantures de magasins. Des sources locales proches de l’Udps - a appris la MISNA - parlent de blessés et de manifestants interpellés, mais ces informations ne sont pas confirmées par la presse congolaise. "Le Conseil de sécurité – a encore déclaré M. De la Sablière se référant à la demande d’un dialogue pré-électoral entre toutes les forces politiques – ne doit pas rentrer dans le jeu politique congolais (…) Si des consultations politiques peuvent se tenir avant les élections comme le réclament certains partis, on ne peut que s’en réjouir, mais cela ne doit pas être un prétexte pour retarder les élections".
[CC]


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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 09:24
AU-DELA DES ETHNIES
(Centrafrique-Presse 14/06/2006)


La Centrafrique interpelle et suscite non sans perplexité la curiosité et l'attention de la Communauté Internationale au travers la crise latente qui la couve. C'est vrai, un passant dit la chose suivante: "la mission de paix se déplace dans le Nord". Un autre qui humblement rétorque: "c'est moins bon", et s'explique; la mission de paix a un sens si et seulement si elle est suivie de l'organisation d'un dialogue sur l'état de la Nation centrafricaine. Au travers cette réaction, l'on entrevoit la perspicacité des citoyens à vouloir se parler et débattre des maux qui enflent le relief déjà bridé de la société.

Ainsi donc, ce qui constitue l'obstacle contagieux à cette volonté de rendre homogène le paysage politique autour - d'une seule idée, l'unique, la seule essentielle:"la Centrafrique" c'est-à-dire ses intérêts-, c'est le pouvoir ethnique. C'est la question des éthnies. Leurs places dans la politique. C'est dire l'ethnie au coeur du Pouvoir de l'Etat. Certes, la Centrafrique a connu de nombreuses expériences on ne peut plus embarrassantes, dégradantes, mortifiantes et humiliantes voici maintenant quatre décennies depuis les indépendances. L'on aurait cru que les politiques, notamment ceux qui aujourd'hui accompagnent et collaborent avec Bozizé devront juguler ce mal aux fins de drainer dans l'esprit et le coeur des citoyens la vertu républicaine celle qui se définit par la transcendance des intérêts de la république.

La transcendance des institutions républicaines.

La transcendance du Pouvoir de l'Etat sur le pouvoir ethnique. Si l'on se réclame de la démocratie, de la liberté et de l'Etat de Droit, l'appartenance ethnique n'est pas un critère d'accéder au Pouvoir de l'Etat( l'on entend: Président de la République par Coup d'Etat, Ministres et Hauts cadres). La modernité doit éduquer ceux qui pratiquent la politique. Modernité qui se traduit dans le mécanisme de la démocratie par ce que d'aucuns qualifient partis politiques. C'est vraiment bête de penser que le pouvoir ethnique conduit à solidifier la cohérence de la politique nationale. A vrai dire, ce pouvoir ethnique corrompt et bien sûr construit la platitude du socle de l'Etat c'est-à-dire l' "intérêt national". Celui-ci disparaît. Aussi, le sentiment d'appartenance à la Nation s'évanouit. Cette gêne nourrit la rébellion. Au surplus, le pouvoir ethnique est le terreau de la corruption, des détournements, des violations des Droits de l'Homme, de la mauvaise gouvernance, des pillages des ressources naturelles. L'Administration au sens moderne est ankylosée, puis à terre. L'économie dans les Etats de pouvoir ethnique est contrôlé par ses membres. Ce qui crée en toute proportion non gardée une économie parallèle où le non-droit préside. A voir la Centrafrique sous le prisme du régime Bozizé, l'on est dans le pouvoir ethnique. Ce régime ignore le dialogue mais croit à une mission de paix. Insolite. Incompréhensible. La crise centrafricaine est un tout. Il y a lieu de prendre en compte les préoccupations actuelles des citoyens.

Au-delà des ethnies; c'est la Centrafrique. Cela dit, le pouvoir ethnique, sa consolidation par la force n'est pas la panacée aux crises centrafricaines. Que ceux qui croient dans la démocratie trouvent dans les partis politiques, les tendances des partis politiques, les courants des partis politiques, les cercles de réflexion des partis politiques et les coalitions des partis politiques le vivier qui oriente vers le Pouvoir de l'Etat, le repoussoir du pouvoir ethnique. En d'autres termes les partis politiques doivent remplacer les groupes ethniques. Ce qui est le charme de la démocratie. Ce qui assoie l'autorité du Pouvoir de l'Etat dans le subconscient des citoyens. Qu'on se le dise, la Centrafrique ne doit normalement pas souffrir des questions ethniques. Ce, au vu de son passé. Celui-ci doit le servir de leçon pour construire un Etat dans lequel le citoyen se sent un national. L'appartenance ethnique devrait plutôt être un patrimoine culturel un outil important qui permet de créer, de dire, de penser dans la diversité. Et s'engageant en politique ce patrimoine culturel doit aider le politique à préserver les intérêts nationaux en l'occurrence ceux des centrafricains. Que le citoyen le sache. Que le politique le détermine. Que l'élite se l'impose. "Au-delà des ethnies ; la Centrafrique". C'est pourquoi, il est raisonnable pour tout le gratin politique centrafricain de voir dans le pouvoir ethnique son malheur. Et de décider des maintenant de la tenue d'une nouvelle plate-forme ouverte à toute la classe politique. L'avenir radieux de la Centrafrique réside dans cette plate-forme. Et l'on doit se le dire et ce, à tout moment que: "Au-delà des ethnies; la Centrafrique", en d'autres termes nos intérêts.


par Joseph Nestor Ouamba Patas


Auteur : La Rédaction
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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:20

CAR: Prime minister declares rule by decree a success


[ This report does not necessarily reflect the views of the United Nations]


Click here to enlarge image
©  Joseph Benamsse/IRIN

Prime Minister Elie Dote

BANGUI, 9 Jun 2006 (IRIN) - Prime Minister Elie Dote of the Central African Republic (CAR) has declared a three-month rule by decree in the country a success, saying it allowed President Francois Bozize to use "emergency measures" to streamline the civil service.

Following a request from the prime minister's office, the CAR National Assembly had authorised Bozize to rule by decree from 1 January to 31 March.

"This operation was spread out to cover all aspects of the country's administration," Dote said on Tuesday during an interview with IRIN. "For example, in the capital Bangui, it allowed us to discover the enormity of the diverse anomalies in the financial management of workers in the public sector."

He added: "The assessment of this period speaks for itself; the results are evident and appreciated by the nation and the international community alike."

The emergency measures included the sacking of three ministers in relation to fraud in the payment of civil servants. The three are Anne Marie Ngouyombo (Tourism); Bernard Gonda (Urban Development and State Buildings); and Job Izima of Communication and National Reconciliation, Human Rights and Democratic Culture.

Dote said the rule by decree also allowed the government to "have a clear idea of the salary mess of state employees and how to bring it under control". After evaluation, he said, the government suspended "a lot" of high-level civil servants and sent their cases to a disciplinary committee.

He said previous governments had always been confronted with the "thorny" issue of payment of salaries and arrears owed to civil servants. He said the administrations of presidents Andre Kolingba, Ange-Felix Patasse and Bozize had all been confronted with settling civil servants' salary arrears that accrued for periods ranging from 29 to 40 months.

"These arrears have existed partly due to dishonesty on the part of the government employees," Dote said.

In terms of good governance and the management of the civil service, Dote said, the rule by decree was aimed at ensuring accountability at all levels of government; guaranteeing transparency; facilitating the participation of all citizens in the governance process and ensuring that the judiciary performed effectively.

It was also aimed at fighting corruption and money laundering, investigating corruption cases and putting in place measures to curb the vice as well as establishing policies and procedures to prevent corruption and entrench a code of ethics for all government employees, Dote said.

The government also used the January-March period to harmonise salary payments to the different categories of workers in the civil service, set a retirement age of 60 years; put in place a policy on replacement of deceased or retired employees; as well as chart strategies on how to deal with the HIV/AIDS pandemic.

 

Centrafrique : Le premier ministre déclare la règle de la gouvernance par décret est un succès pour son gouvernement


[ ce rapport ne reflète pas nécessairement les  points de vues des Nations Unies ]


Cliquez ici pour agrandir l'image
©   Joseph Benamsse/IRIN

Le Premier Ministre Elie Adorent

BANGUI, 9 juin 2006 (IRIN) - premier ministre qu'elie adorent de la République centrafricaine (VOITURE) a déclaré une règle de trois mois par le décret dans le pays un succès, dire il a permis au Président Francois Bozize d'employé des "mesures de secours" d'améliorer la fonction publique.

Après une demande du bureau du premier ministre, l'Assemblée nationale de la RCA avait autorisé Bozize pour régner par le décret à partir du 1 janvier à 31 mars.

"cette opération a été étendue pour couvrir tous les aspects de l'administration du pays," adorent dit mardi pendant une entrevue avec IRIN. "par exemple, dans la capitale Bangui, elle nous a permise de découvrir l'énormité des anomalies diverses dans la gestion financière des fonctionnaires dans le secteur public."

Il a ajouté : "l'évaluation de cette période parle pour elle-même ; les résultats sont évidents et appréciés par la nation et la communauté internationale de même."

Les mesures et sanctions ont touché trois ministres accusés pour des fraudes dans le paiement des fonctionnaires. Les trois sont Anne Marie Ngouyombo (tourisme) ; Gonda de Bernard (bâtiments urbains de développement et d'état) ; et le travail Izima de communication et réconciliation nationale, droits de l'homme et culture démocratique. 

Elie Dote a dit que la gouvernance  par le décret a également permis au gouvernement  d'avoir une idée claire du désordre de salaire des employés d'état et comment le maîtriser". Après une évaluation dit-il que le gouvernement a suspendu "beaucoup" de fonctionnaires à des niveau élevé et varié.Ces derniers ont été mis à la dispositions d' une commission spéciale.

Il déclare que les dits gouvernements précédents avait été toujours confrontés avec la question "épineuse" du paiement des salaires et les arriérés des  fonctionnaires. Il a déclaré que  les gouvernements  de présidents André Kolingba, Ange-Felix Patasse et Bozize ont  tous  été confrontés à des difficultés pour payer  les arriérés de salaires des fonctionnaires qui se sont accrus pendant des périodes s'étendant de 29 à 40 mois.

"ces arriérés ont partiellement en raison existé de la malhonnêteté de la part des employés de gouvernement," adorent dit.

En termes de bon gouvernement et gestion de la fonction publique, adorent dit, la règle par le décret a été visée en assurant la responsabilité à tous les niveaux de gouvernement ; garantir le transparent ; facilitant la participation de tous les citoyens dans le gouvernement de processus et s'assurant que l'ordre judiciaire a exécuté efficacement.

Il a été également question de combattre la corruption et le  cas de corruption ou  blanchissant, d'investigation et mettant en place mesure pour limiter le vice aussi bien que l'établissement des politiques et les procédures pour empêcher la corruption et pour retrancher un code de l'éthique pour tous les employés de gouvernement, adorent dit.

Le gouvernement a également employé la période de Janvier-Mars pour harmoniser des paiements de salaire aux différentes catégories des ouvriers dans la fonction publique, a placé un âge de retraite de 60 ans ; mis en place une politique sur le remplacement des employés décédés ou retraités ; aussi bien que des stratégies de diagramme sur la façon dont traiter le HIV/épidémie du sida.

[ EXTRÉMITÉS ]

 

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:08

LIBERIA: La Présidente limoge plusieurs hauts responsables libériens indélicats


©  Claire Soares/IRIN

La corruption, un fléau à l’origine du déclenchement de la guerre civile qui a duré quatorze ans et ravagé Monrovia, la capitale libérienne

MONROVIA, le 13 juin (IRIN) - Trois hauts responsables du gouvernement et cinq administrateurs civils accusés de malversation ont été limogés dans le cadre de la campagne anti-corruption que mène la Présidente Ellen Johnson-Sirleaf depuis son accession au pouvoir.

Selon la Présidente, ces fonctionnaires ont été renvoyés pour avoir commis des actes « inconvenants » et des actions judiciaires seront engagées contre eux.

Parmi les personnes licenciées figurent Benson Barh, vice-ministre de la Santé, Aaron Mathies, ministre adjoint au Commerce et James Attoh, le président des services de l’aviation civile, ainsi que cinq autres administrateurs civils du ministère des Finances.

« La Présidente réitère l’engagement qu’elle a pris devant les Libériens de combattre la corruption au sein du gouvernement et de se débarrasser des fonctionnaires indélicats », indique le communiqué de la présidence publié dimanche dernier.

Première femme élue à la tête d’un Etat africain, en novembre 2005, Mme Sirleaf, qu’on surnomme la « dame de fer » à Monrovia, s’était engagée à débarrasser le Liberia de la corruption, un fléau à l’origine du déclenchement de la guerre civile qui a duré quatorze ans et contraint la population à ne compter que sur l’aide internationale pour survivre.

La semaine dernière, la Commission anti-corruption avait mis à jour un détournement de près d’un million de dollars américains au ministère des Finances sous le gouvernement de transition. Cette Commission, constituée d’un groupe indépendant d’économistes et d’enquêteurs, a été mise en place pendant la transition au Liberia.

En septembre dernier, les bailleurs de fonds et les partenaires internationaux du Liberia ont élaboré un programme d’aide à la bonne gouvernance et à la gestion économique, le GEMAP – Gouvernance Economic Management Assistance Programme – pour combattre la corruption au sein du gouvernement.

Ce programme, soutenu par la Présidente Ellen Johnson-Sirleaf, prévoit de placer les ministères stratégiques et les entreprises génératrices de revenus - port, aéroport, Douanes, Commission forestière et Trésor public – sous la supervision d’experts étrangers pendant les trois années à venir.

[FIN]

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 23:57

TCHAD: Le Conseil de sécurité exhorte le Président Déby à rétablir ses relations diplomatiques avec le Soudan

LE CHEF DE LA DIPLOMATIE CENTRAFRICAINE J.P NGOUPANDE SERA BIENTOT LA RISEE  DE SES PAIRS AFRICAINS SI DEBY RETABLISSAIT SES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LE SOUDAN COMME L'EXIGE LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES(ONU)


©  Nicholas Reader/IRIN

Des milliers d'enfants sont sans abris après les attaques de milices

NDJAMENA, le 12 juin (IRIN) - En visite au Tchad le week-end dernier, la mission du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a exhorté le Président Idriss Déby à rétablir ses relations avec le Soudan, le pays voisin.

« Nous espérons que la tension entre le Tchad et le Soudan s’estompera », a déclaré le chef de la délégation du Conseil de sécurité, l’Ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Jacques de la Sablière, à l’issue de la rencontre avec le Président tchadien.

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont arrivés à N’djaména après s’être rendus à Khartoum, la capitale soudanaise, au Darfour, la région instable de l’ouest du Soudan, et dans les camps de réfugiés soudanais et de déplacés tchadiens implantés dans l’est du Tchad.

Le Conseil de sécurité avait approuvé le transfert aux Casques bleus de l’ONU du mandat de la force de paix de l’Union africaine (UA) déployée dans le Darfour, mais incapable de mettre fin aux combats dans la région. Toutefois, le gouvernement soudanais s’est dit opposé au déploiement d’une force de paix de l’ONU sur son territoire.

Le Tchad a rompu ses relations diplomatiques avec le Soudan le 14 avril dernier, après l’attaque de la capitale N’djaména par des groupes armés qui, selon le Président Idriss Déby, seraient soutenus par les autorités de Khartoum.

Les co mbats de rue qui ont opposé les rebelles, déterminés à renverser le président tchadien, à l’armée tchadienne, ont fait plus de 300 victimes parmi les soldats et les rebelles.

« Il ne peut y avoir de changement de pouvoir par les armes », a averti M. de la Sablière.

Samedi dernier, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Allami, avait indiqué que son pays allait porter plainte contre le Soudan à l’ONU.

Selon M. Allami, en soutenant à la rébellion tchadienne, Khartoum viole les traités de non agression signés par le Tchad et le Soudan.

Dans l’Est du Tchad, les agences humanitaires estiment à plus de 50 000 le nombre de Tchadiens ayant fui leurs villages après les attaques sanglantes perpétrées par des groupes de miliciens basés pour la plupart au Soudan.

Le gouvernement soudanais a nié toute responsabilité dans les attaques menées à l’intérieur du territoire tchadien, accusant plutôt M. Deby de complicité avec les rebelles de la région ravagée du Darfour, à l’ouest du Soudan.

Hostile au pouvoir en place à Khartoum, le mouvement rebelle de l’armée de libération du Soudan (SLA) s’est ouvertement rangé du côté de l’armée tchadienne et dispose de bases dans les villes de garnison du Tchad.

Quant au groupe rebelle tchadien du Front uni pour le changement (FUC), une coalition de 13 mouvements armés anti-Déby dirigée par Mahamat Nour, un ancien capitaine de l’armée tchadienne, il est basé au Darfour d’où il a lancé régulièrement des attaques à l’intérieur du Tchad.

Outre les entretiens qu’ils ont eus à N’djamena, les quinze membres du Conseil de sécurité se sont rendus dans de camps abritant plus de 30 000 réfugiés soudanais et déplacés tchadiens, près de la Goz Beida, une ville de garnison située à 85 Kms à l’ouest de la frontière soudanaise.

« La Communauté internationale doit reconnaître le poids que porte le Tchad depuis plusieurs années en accueillant des réfugiés sur son territoire. Le Tchad mérite qu’on l’encourage pour cela », a souligné M. de la Sablière.

[FIN]

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 23:38
Observations de l'UFC Sur le projet du Bureau du Dialogue Politique

centrafrique.opinion@yahoo.fr

BREAKING NEWS OF CENTRAL AFRICAN REPUBLIC



UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
59, Rue Koudadzé, Lomnava
BP 62168 - Tél/Fax 221 33 32 -- Lomé - TOGO
http//www.ufctogo.com


Observations de l'UFC Sur le projet du Bureau du Dialogue Politique Intertogolais Relatif à un accord politique global.


Le projet soumis par le Bureau ne reflète pas le contenu des débats ni la volonté d'aboutir à des décisions exprimée par les délégations. Il est irrecevable aussi bien en la forme que dans le fond.

En la forme, l'accord politique global devrait comporter :

1. Un préambule faisant la genèse de la crise à la base du dialogue politique intertogolais et replaçant ce dialogue dans son contexte;
2. Une identification claire et une analyse rigoureuse et sans complaisance des problèmes qui minent le pays et détruisent les fondements de notre nation, leurs causes et leurs conséquences;
3. Une formulation sans équivoque des décisions, mesures et dispositions courageuses et responsables arrêtées par les parties au dialogue pour régler ces problèmes d'une manière juste et durable, conformément aux attentes des populations togolaises;
4. Un engagement ferme des signataires quant au respect rigoureux et à la mise en ouvre efficiente et diligente des décisions de l'accord politique.

Sur le préambule, l'UFC fait observer que:

1) La crise togolaise provient des violations répétées des droits de l'homme et des principes démocratiques commises par le régime en place au Togo depuis plus de quarante ans. Dès 1990, cette situation est combattue plus ouvertement dans le pays par les populations et dénoncée par la communauté internationale qui a fini par imposer des sanctions à l'encontre du Togo.

2) Toutes les solutions de sortie de crise ont échoué parce que foulées au pied et violées impunément par le pouvoir RPT dans son refus systématique de toute alternance démocratique. Ainsi, ce pouvoir a :

- torpillé la transition politique mise en place par la Conférence Nationale Souveraine,
- violé l'Accord-cadre de Lomé (ACL),
- remis en cause le consensus politique sur les institutions par des modifications unilatérales de la Constitution et du cadre électoral,
- tenté de se soustraire à la mise en ouvre des 22 engagements pris devant la Commission de l'UE depuis le 14 Avril 2004 à Bruxelles.

3) Les tentatives pour organiser des élections transparentes et crédibles sous la pression conjuguée des forces démocratiques et de la communauté internationale, se sont toujours heurtées à une instrumentalisation abjecte des institutions de la République qui enlève tout son sens aux scrutins. Ainsi, une Cour Constitutionnelle aux ordres est toujours prompte à valider les fraudes électorales massives tandis que les forces armées et de sécurité sont requises à l'occasion, pour réprimer dans le sang, toute contestation légitime. L'élection présidentielle du 24 Avril 2005 en est l'illustration la plus récente.

Sur le fond, l'UFC estime qu'à l'issue des débats, un consensus devrait être recherché sur les différents points abordés et discutés. Le contenu du document proposé par le bureau du dialogue devrait refléter ce consensus s'il existe. Ce qui n'est pas le cas.

Dans le détail, ce document appelle les observations ci-après.


1. LA RÉVISION DU CADRE ÉLECTORAL

Ce point du dialogue doit couvrir les nouvelles règles consensuelles qui devront régir les prochaines consultations électorales (présidentielle, législatives, locales, etc.). Il vise tous les textes et toutes les dispositions qui touchent directement ou indirectement toutes les élections, où qu'ils se trouvent, dans la constitution, le code électoral et les règlements.

C'est en vain que le projet d'accord se limite aux élections législatives.

L'UFC s'interroge sur la volonté d'enfermer le projet d'accord dans le seul cadre d'élections législatives.


1.1 Les attributions, la composition de la CENI et de ses démembrements.

Attributions
Organiser et superviser les élections et recourir à l'administration sur demande de la CENI.

Composition
Le point (i) est en contradiction avec le point (ii), car dans le point (i) l'administration n'est pas membre de droit. L'administration apportant son concours à la CENI dans l'exécution de ses tâches, on ne comprend pas pourquoi l'administration serait encore membre de droit.

Rien ne justifie l'important déséquilibre en faveur du RPT qui se voit attribuer 5 sièges à la CENI contre 2 sièges pour chacun des autres partis politiques.

On ne comprend pas non plus pourquoi l'administration à qui la CENI doit faire appel se voit encore attribuer 2 sièges.

La composition de la CENI relève d'une loi. On ne comprend pas le décret qui légitimerait le président seul.

Voilà pourquoi l'UFC propose deux (2) représentants par parti et un (1) représentant par association de la société civile, désignés par les parties au dialogue. La présidence de la CENI par une personnalité neutre désignée par les participants.

Démembrements

Les CELI
Les démembrements ont la même structure que la CENI. Les 2 membres de la CELI dont un magistrat (président) octroyés à l'administration ne se justifient donc pas. Les 2 membres à la mouvance présidentielle non plus.

La volonté du pouvoir de contrôler les processus électoraux le conduisent à instrumentaliser la justice.

Les bureaux de vote
Les mêmes observations sur les CELI valent pour les bureaux de vote.

Tous les membres des bureaux de vote sont nommés par la CENI, sur proposition des CELI.

1.2 Les conditions d'éligibilité

Ce point est incohérent et inintelligible parce qu'il supprime une disposition d'un code électoral (5 Avril 2000) qui n'est pas remis en vigueur.
Toutes les mesures discriminatoires introduites dans tous les textes qui organisent les élections aussi bien législatives que présidentielles doivent être supprimées : nationalité, résidence, incompatibilité, etc.

1.3 Le mode de scrutin

Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours a été adopté par référendum en 1992 par le peuple togolais à l'appel de tous les partis politiques. Il constitue un choix des populations. Il a été confirmé consensuellement par toute la classe politique après l'ACL lors des travaux du Comité paritaire de suivi (CPS).

Ce mode de scrutin a été remis en cause unilatéralement, en violation de l'ACL par l'assemblée monocolore représentant une frange de la population, avec une volonté manifeste d'empêcher l'alternance politique.

Voilà pourquoi l'UFC propose le retour au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, approuvé par le peuple togolais.

1.4 Le découpage électoral

S'il est vrai que le dialogue ne peut pas faire le travail technique du découpage, il doit énoncer les règles devant présider à ce découpage. Il faut que :

- le dialogue affirme la nécessité pour le découpage de tenir compte du poids démographique des populations ;
- le dialogue détermine la taille minimum de populations devant bénéficier d'un député ;
- le dialogue recommande des mesures de pondération dans un souci de non exclusion pour que chaque préfecture, quel que soit son poids démographique, ait au moins deux (2) députés.

1.5 Le recensement électoral

Pour le sérieux et la crédibilité du dialogue, le nouveau recensement pour la confection du fichier électoral, doit être opéré avec l'assistance technique et financière de l'Union européenne.

1.6 Les cartes d'électeurs infalsifiables

L'établissement d'une carte d'électeur infalsifiable avec photo ne pose aujourd'hui aucun problème ni technique ni financier ni de délai.
Les pays comme le Ghana et la RDC l'ont mis en ouvre.


1.7 Le montant des cautionnements

Au Togo le cautionnement a été érigé en système de blocage pour les candidatures. Il convient de se mettre d'accord sur des montants raisonnables fixés par le dialogue et non par un quelconque gouvernement.

L'UFC propose les montants suivants :

- 5.000.000 de F. CFA pour la présidentielle
- 50.000 pour les législatives
- Montant à déterminer pour les locales


1.8 L'observation des élections

L'observation des élections est un mécanisme essentiellement technique sans fondement politique. On ne doit pas en profiter pour exclure des observateurs nationaux au motif qu'ils seraient de parti pris.

Au demeurant, dans tous les pays de la sous région, on fait appel à des observateurs nationaux.

Le nombre réduit des observateurs internationaux est efficacement complété par les nationaux bien formés et capables de couvrir tous les bureaux de vote.

La communauté internationale finance la formation et le déploiement des observateurs nationaux. Le dialogue doit décider de l'appel aux observateurs nationaux.

L'UFC propose la présence :

- d'observateurs nationaux,
- d'observateurs internationaux civils et militaires,
- de forces de sécurité pour la surveillance et la sécurité des élections.


1.9 Le contentieux des élections

Autant la révision du cadre électoral concerne toutes les élections, autant le contentieux doit concerner toutes les élections notamment présidentielles et législatives.

Avec la modification de la Constitution issue de la loi du 31 décembre 2002, les organes compétents pour composer la Cour constitutionnelle sont :

- Le Président de la République qui désigne trois membres
- L'Assemblée nationale actuelle monocolore qui désigne six membres.

Une recomposition dans ces conditions n'aura aucun effet sur la crédibilité de la Cour Constitutionnelle.

L'UFC propose que la composition de la Cour Constitutionnelle telle que prévue par la Constitution du 14 octobre 1992 soit restaurée et que les corporations prévues par les dispositions de la Constitution de 1992 désignent les nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle.

La suppression de la sous-commission de la CENI chargée du contentieux n'est pas justifiée, puisque cette sous-commission permet de préparer les dossiers, de réunir et de trier les pièces à communiquer à la Cour Constitutionnelle.

L'UFC propose :

- Le retour de la sous-commission du contentieux de la CENI
- La réforme de la Cour Constitutionnelle

La procédure de contestation des inscriptions ou omissions sur les listes électorales est lourde et inadaptée. La CENI doit maîtriser ce contentieux simple.


1.10 L'accès équitable aux média publics.

1.11 Le quota de sièges pour les femmes

1.12 Vote des forces de l'ordre et de sécurité

Les forces de l'ordre et de sécurité votent le jour du scrutin.


2. RÉFORMES INSTITUTIONNELLES

La modification des pouvoirs du Premier Ministre pour les concentrer entre les mains du Président de la République, l'affaiblissement de l'Assemblée Nationale par la création d'un Sénat dont les membres sont pratiquement désignés par le Président de la République, les conditions d'éligibilité du Président de la République et la suppression de la durée de son mandat, sont des éléments qui ont participé à l'aggravation de la crise politique togolaise.

De plus, aux termes de l'Accord cadre de Lomé (ACL), la Constitution originelle de 1992 a été légitimée et rendue intangible par consensus. C'est en violation de ce consensus que les modifications des pouvoirs du Premier Ministre et de l'Assemblée Nationale ont été introduites par une assemblée monocolore.

Voilà pourquoi l'UFC propose :

- L'harmonisation des textes constitutionnels avec la loi électorale notamment sur les mesures discriminatoires,
- La réforme de la Cour Constitutionnelle,
- La recomposition de la HAAC
- Le rétablissement du Premier Ministre et de l'Assemblée nationale dans leurs prérogatives antérieures.
- La suppression du Sénat, ou la redéfinition de sa mission et le changement du mode de désignation de ses membres.


3. LES PROBLÈMES DE SÉCURITÉ

L'UFC rappelle les raisons qui imposent la réforme de l'armée et la mise sur pied d'une force de sécurité civile, chargée du maintien de l'ordre public.

Il s'agit d'une réforme importante pour les populations et pour l'avenir de notre pays. Elle n'est dirigée contre personne et sera mise en ouvre avec le concours de la communauté internationale.

L'UFC propose des mesures à court, moyen et long termes. Dans l'immédiat, il convient de confier l'expertise de la réforme de l'armée à l'UE et/ou à l'ONU pour étude, en associant les militaires eux-mêmes ainsi que les experts nationaux et internationaux.


* A Court terme :

- Redéfinition de la mission de l'armée et confirmation de sa neutralité politique : l'armée togolaise ne doit plus s'immiscer dans le débat politique,
- Elaboration de nouveaux statuts pour une armée apolitique, républicaine et nationale,
- Mise en place d'un Conseil National de Sécurité
- Mise en ouvre d'une véritable politique de sécurité avec la création de corps spécialisés dans la Police et la gendarmerie,
- Création d'une force autonome de protection des institutions,
- Pour garantir la sécurité des populations : restructuration des forces de sécurité (Police et gendarmerie) placées sous l'autorité du Ministre de l'Intérieur avec des directions civiles et des commandements par un officier de chaque corps.
- Mise en place d'une véritable structure d'une Inspection Générale des Armées,
- Mise en place d'une véritable structure d'une Inspection générale de la Police
- Mise en place d'une véritable structure d'une Inspection Générale de la gendarmerie.
- Sécurisation des élections : création d'une force autonome et démantèlement des milices.

* A moyen et long termes

Identification et séquences de mise en ouvre à la diligence du Gouvernement de consensus puis du gouvernement issu des élections législatives.


4. LE PROBLÈME DE L'IMPUNITÉ

La nécessité de mettre fin à l'impunité est apparue, une fois encore, avec les violations récentes et graves des droits de l'homme, constatées par la communauté internationale, violations qui sont à l'origine de la suspension de la coopération de l'Union Européenne avec le Togo en 1993. Il s'agit d'événements graves pour lesquels il existe des rapports établis par l'Organisation des Nations Unies (ONU), des institutions telles que le Département d'Etat des USA, des Organisations internationales crédibles (Amnesty International, FIDH, ACAT..), etc.

Il ne s'agit pas de faire de l'amalgame, de la confusion et de la démagogie en se référant à une période antérieure à l'accession du Togo à la souveraineté internationale et à des faits qui n'ont rien à voir avec ceux établis en 2005 par la mission des Nations Unies, imputant aux forces armées et de sécurité des massacres de populations au moyen d'armes de guerre.

Conformément :

- à l'engagement 2.6 « de faire poursuivre, par des mesures juridiques ou disciplinaires les auteurs avérés des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et de traitement dégradant et inhumains » et

- aux recommandations de la mission de vérification des faits de l'ONU,

l'UFC propose :

- la mise en place d'une Commission d'identification des auteurs, des commanditaires et des complices des actes de violence de la dernière période électorale.

- la mise en place d'une structure pour engager une procédure Vérité-Justice-Réconciliation.


5. FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES

L'UFC propose une réflexion sur la nécessité du financement des partis politiques, notamment le remboursement des frais de campagne électorale pour les partis qui atteignent lors des élections, un score à définir.


6. RÉFUGIÉS ET PERSONNES DÉPLACÉES

Le retour des réfugiés dépend des conclusions du dialogue et de l'instauration d'un réel climat de confiance dans notre pays.


7. CADRE PERMANENT DE DIALOGUE ET DE CONCERTATION

Principe retenu, mission et composition à définir.


8. MÉCANISME DE SUIVI DE LA BONNE APPLICATION DES DÉCISIONS DU DIALOGUE

- Institutions : ONU, UE, UA, Institutions de Bretton Woods
- Pays : USA, Burkina, Bénin, Ghana


9. FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT

Dans le but d'une mise en ouvre commune de l'accord politique issu du dialogue, l'UFC propose la mise en place d'un gouvernement d'union nationale sur la base d'un accord de gouvernement.


10. DISPOSITIONS FINALES

Le problème fondamental du Togo est le refus de l'alternance politique. C'est à l'épreuve des faits et non sur les déclarations d'intention qu'il faut vérifier la sincérité du gouvernement. En conséquence, c'est par rapport à l'attitude du pouvoir face à cette question qu'il faut évaluer la mise en ouvre des 22 engagements. Or, en situation, lors de la vacance du pouvoir en 2005, le régime a massivement violé les droits de l'homme et les principes démocratiques, alors que les 22 engagements ont été pris pour mettre fin à ces violations relevées par l'UE. Il y a donc lieu de conclure au refus de respecter les 22 engagements et à un échec dans leur application.

La reprise de la coopération de l'UE avec le Togo dépend des conclusions du dialogue et du déroulement satisfaisant des élections législatives, constaté par l'UE (cf. feuille de route du 14 Novembre 2004).


11. LE CONTENTIEUX DE L'ÉLECTION DU 24 AVRIL 2005

Le projet d'Accord soumis par le Bureau du dialogue a délibérément occulté ce point inscrit à l'ordre du jour des travaux et largement débattu.

Pour éviter la réédition des coups de force, l'UFC propose :

- Accord politique pour légitimer les institutions de la République, y compris le Président de la République
- Calendrier pour les prochaines élections législatives et présidentielles.


CONCLUSION

Le projet d'accord soumis par le bureau du dialogue ne traduit pas la profondeur de la crise et ne mesure pas suffisamment les attentes des populations togolaises qui rejettent les pratiques antidémocratiques de discriminations et d'exclusion ainsi que les méthodes de conquête et de conservation du pouvoir par la force.

L'UFC exhorte les tenants du pouvoir à effectuer le sursaut patriotique nécessaire à l'instauration de la démocratie et de l'État de droit au Togo. Il est sans doute temps d'en appeler à un médiateur crédible, pour proposer au dialogue les termes d'un consensus conforme aux valeurs démocratiques et républicaines que nous disons tous partager.

Fait à Lomé, le 08 Juin 2006
Pour le Bureau National,
Le 2ème Vice Président

Amah Gnassingbé

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 22:33
Vers une Bonne Gouvernance au Togo : Un contrôle timide semble être instauré sur l'utilisation des véhicules administratifs et sur la délivrance de bons d'essence
A L'INSTAR DE LA RCA OU LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT ROULENT AVEC DES VOITURES DE LUXES ET PERCOIVENT DES DOTATIONS D'ESSENCE ET PRIMES HEBDOMADAIRES DE FONCTION, LE TOGO DONNE LE TEMPO D'UNE BONNE GOUVERNANCE

 

 Le Togo veut revoir son systeme de gestion des biens de la cité. Un controle "timide" est instauré sur la délivrance des bons d'essence et sur l'utilisation des vehicules administratifs. La circulation des vehicules administratifs à des heures non ouvrables de la journée et la nuit , la delivrance des bons d'essence aux Autorités, à leurs familles proches et lointaines, à leur copines et au gré et au vouloir de certains barons du système en place sont interdites formellement. Ces differentes reformes au Parc National sont l'oeuvre du nouveau Directeur General du Garage Central : le Lt -Col Sam Essolakim, qui fait des mécontents notament parmi les habituels usagers du Garage Central et pour cause .

Le nouveau Responsable du Parc National a entrepris des reformes et a intauré un systeme "efficace" de gestion des vehicules administratifs et des bons d'essence. Le temps où les vehicules de l'Etat servait à transporter la famille, du bois, du charbon et autres est bien fini. M SAM Essolakim veut mettre fin à la gestion calamiteuse du Garage Central et réorganiser la maison.

C'est donc la fin de la récréation pour ceux qui avaient l'habitude d'utiliser les biens de l'Etat en desordre. Il y avait un systeme mafieux qui permettait à certaines personnes de voler du carburant comme bon leur semblait et d'utiliser des vehicules à des fins personnelles et familiales. Les habitués de ces pratiques malsaines ont du mal à adopter de nouvelles attitudes face à la "rigueur" de la nouvelle direction du Garage Central

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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 20:40

Organisme : Conseil de l'Union Européenne

Conclusions du Conseil sur l'Afrique
(2736ème session du Conseil AFFAIRES GENERALES - Luxembourg, 12 juin 2006)

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

Soudan
L'UE oeuvrera en faveur de la mise en oeuvre intégrale et rapide de l'accord de paix pour le Darfour, qui est indispensable pour instaurer une paix et une sécurité durables dans la région et mettre fin aux souffrances de millions de personnes. L'UE demande à toutes les parties de mettre en oeuvre l'accord de paix et se déclare disposée à prendre des mesures à l'encontre de ceux qui entravent le processus de paix. Avec d'autres partenaires de la communauté internationale, l'UE continuera à apporter une assistance en matière de planification, de soutien technique et financier et d'équipement aux composantes militaire et de police de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), afin que celle-ci puisse remplir son mandat aussi efficacement que possible. Dans ce contexte, l'UE tiendra compte également des nouvelles tâches qui découlent de l'accord de paix et de la nécessité d'assurer une transition en douceur de l'AMIS à une opération des Nations unies au Darfour, conformément aux décisions prises par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine le 15 mai 2006 et en pleine coopération avec le gouvernement soudanais. L'UE est prête à répondre favorablement aux demandes de soutien à la mise en oeuvre de l'accord de paix pour le
Darfour, notamment en ce qui concerne le dialogue et la consultation Darfour-Darfour. De même, l'UE continuera à jouer un rôle de premier plan en organisant à Bruxelles, le 7 juillet prochain, une conférence sur l'AMIS. Celle-ci sera suivie d'une conférence des donateurs sur la reconstruction et le développement au Darfour, qui sera organisée par les Pays-Bas en septembre.

Le Conseil appelle le gouvernement du Soudan et toutes les parties au Darfour à lever immédiatement tout obstacle à l'acheminement de l'aide et à cesser de faire obstruction au travail humanitaire et à l'assistance à l'AMIS.

Le Conseil reste vivement préoccupé par le risque de déstabilisation que la crise au Darfour entraîne pour le Tchad et la République centrafricaine, ainsi que par les informations faisant état d'une insécurité croissante dans les camps de réfugiés du Darfour situés au Tchad. L'UE demande au Soudan et au Tchad de respecter pleinement les obligations qui leur incombent en vertu de l'accord de Tripoli du 8 février et de cesser tout soutien direct ou indirect aux groupes rebelles se trouvant dans l'autre pays, afin de contribuer à assurer la paix le long de leur frontière commune.
Le Conseil rappelle qu'il est favorable à des sanctions à l'encontre de ceux qui font obstacle au processus de paix, comme le prévoit la résolution 1591 (2005) du Conseil de sécurité des Nations unies. Il réaffirme qu'il soutient sans réserve l'enquête actuellement menée par la Cour pénale internationale (CPI) sur les violations des droits de l'homme au Darfour conformément au mandat qui lui a été donné par la résolution 1593 (2005) du Conseil de sécurité des Nations unies, et il engage toutes les parties, en particulier le gouvernement du Soudan, à coopérer pleinement avec la CPI.

L'UE réaffirme qu'elle est résolue à continuer de soutenir la mise en oeuvre de l'accord de paix global au Soudan, notamment en participant à la commission d'évaluation. L'UE suit de près l'évolution de la situation en ce qui concerne les pourparlers entre le gouvernement soudanais et le Front de l'Est visant à résoudre les problèmes qui se posent dans l'est du Soudan. Dans le cadre de ces efforts, le représentant spécial de l'UE pour le Soudan continuera à jouer un rôle important pour faire en sorte que l'action de l'UE soit globale et cohérente.

Ouganda
L'UE est prête à contribuer à ce qu'il soit mis fin aux activités intolérables menées par l'Armée de résistance du Seigneur dans le nord de l'Ouganda et dans la sous-région, et à appuyer les efforts visant à améliorer la situation humanitaire dans le nord du pays. Le Conseil appelle le gouvernement ougandais à oeuvrer activement en faveur d'un règlement pacifique du conflit dans le nord de l'Ouganda, en collaboration avec les pays de la région. Les commandants de l'Armée de résistance du Seigneur inculpés par la Cour pénale internationale (CPI) doivent être appréhendés et traduits en justice de toute urgence.

Somalie
L'UE est profondément préoccupée par les affrontements violents qui ont opposé récemment des groupes armés à l'intérieur et aux alentours de Mogadiscio. Ces violences compromettent sérieusement le fragile processus de transition vers des institutions démocratiques. L'UE se félicite des déclarations des institutions fédérales transitoires en faveur de la réconciliation, prend acte de la déclaration de l'Union des tribunaux islamiques et encourage les autres parties en présence à Mogadiscio à adopter une attitude similaire. Elle engage toutes les parties à entamer un dialogue visant à consolider la réconciliation en Somalie, dans l'intérêt de la stabilité du pays et de la sécurité de la population.

Rappelant sa ferme volonté de soutenir le développement des capacités du secteur somalien de la sécurité, l'UE engage toutes les parties à respecter scrupuleusement l'embargo sur les armes et à éviter de déstabiliser davantage un pays où l'on trouve déjà des armes à profusion.

Conformément aux conclusions du Conseil du 20 mars 2006, l'UE continuera à appuyer pleinement tous les efforts déployés par les institutions fédérales transitoires en faveur du dialogue, de la réconciliation nationale, d'une gouvernance stable ainsi que de la reconstruction et de la réhabilitation.

Côte d'Ivoire
Le Conseil demande aux parties de prendre d'urgence toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en oeuvre simultanée des opérations de désarmement et d'identification, indispensable à la tenue, d'ici la fin du mois d'octobre 2006, d'élections libres, ouvertes, régulières et transparentes.
Dans le cadre de sa participation au Groupe de travail international, l'UE continuera à soutenir l'application intégrale de la feuille de route, sous la direction du premier ministre M. Konan Banny, et n'hésitera pas à réclamer que des mesures appropriées soient prises à l'encontre de ceux qui entravent le processus de paix. Parallèlement, l'UE suivra attentivement l'évolution de la situation en Afrique de l'Ouest. Le Conseil rappelle le rôle central que jouent les Nations unies en Côte d'Ivoire.

République démocratique du Congo
L'UE continuera à apporter son concours au vaste processus de transition politique et à contribuer à sa concrétisation, notamment par un soutien aux premières élections démocratiques qui seront organisées depuis plus de quarante ans. L'UE soutient pleinement le calendrier électoral établi par la Commission électorale indépendante et rappelle qu'il n'y a pas d'autre solution que la tenue d'élections. L'UE a apporté une aide financière substantielle à la préparation du scrutin et a prévu de dépêcher une mission d'observation des élections. Elle lance un appel à toutes les forces politiques en République démocratique du Congo (RDC) pour qu'elles maintiennent le cap du changement démocratique et pacifique pendant la période précédant les élections, qui débuteront le 30 juillet. Le Conseil demande à tous les acteurs de participer à la campagne électorale dans un esprit de paix et de réconciliation, et condamne vigoureusement tous les propos incitant à la haine et à la xénophobie. En réponse à une demande des Nations Unies, l'UE déploiera l'opération militaire EUFOR RD Congo, qui est destinée à soutenir la MONUC dans certaines situations. Cette force de dissuasion, qui sera en place pendant la période des élections, comprendra un élément avancé déployé à Kinshasa et une force hors théâtre d'opération. L'EUFOR RD Congo s'inscrit dans la continuité de l'engagement de longue date de l'UE en RDC. Dans le même ordre d'idées, la mission de police de l'UE à Kinshasa (EUPOL Kinshasa) sera renforcée. L'UE poursuivra son soutien à la réforme du secteur de la sécurité par le biais de sa mission EUSEC RDC. Toutes ces activités seront menées en plein accord avec le gouvernement de la RDC. Pour la période suivant les élections, outre le maintien de son soutien à la réforme du secteur de la sécurité, l'UE est prête à participer à des projets à impact rapide pour contribuer aux efforts de reconstruction et de réhabilitation déployés dans l'immédiat, auxquels succéderont des efforts à long terme en faveur du développement durable, tenant compte des principes de bonne gestion des affaires publiques et de transparence. L'UE appuie sans réserve le processus en cours visant à assurer la stabilité régionale par l'organisation à bref délai du deuxième Sommet de la Conférence sur la région des Grands Lacs."

News Press 2006 - 13/06/2006 - 12h36

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