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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 14:20
Bientôt la reprise des émissions de Télé Centrafrique
(Agence Centrafrique Presse 08/06/2006)
( 08/06/2006)


Bangui, 8 juin (ACAP) La télévision centrafricaine, qui a interrompu ses émissions depuis le 5 mars dernier pour des raisons techniques, devrait les reprendre très prochainement, à la faveur de la coupe du monde de football qui s’ouvre le 9 juin en Allemagne.

Interrogé jeudi par l’ACAP, Le directeur des services techniques de la télévision centrafricaine, M. Philémon Béangaï a confirmé la réception de nouveaux équipements, dont l’installation devrait démarrer le 10 juin prochain et durer 6 jours.

Ce nouveau matériel, dont le coût s’élève à 171 millions F. CFA se compose d’un émetteur de 5 kw (numérique et analogique) et ses accessoires, un mélangeur vidéo, les faisceaux de liaison entre le centre de production et le centre de diffusion situé sur la colline de panthère, un équipement mobile (mallette satellitaire) pour la transmission en directe des événements.

Depuis le démarrage de ses émissions en 1974 jusqu’à leur interruption le 5 mars dernier, la télévision centrafricaine avait fonctionné avec un émetteur de 2kw et un émetteur de secours d’un (1) kw, permettant de couvrir un rayon de 105 km autour de la capitale, Bangui.




Français Biongo/ACAP
08 juin 2006
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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 00:11

LES PROBLEMES QUI TROUBLENT



 

Le Président de la République François Bozizé qui est rentré précipitamment des Etats-Unis hier se fait trop de soucis à propos de son pouvoir qui est vacillant. Il a appris depuis les Etats Unis où il avait pris part au sommet consacré à la réflexion sur les problèmes liés à la lutte contre le VIH/Sida qu'il y a eu, une tentative de déstabilisation de son régime. Depuis son retour, François Bozizé a attaché sa figure pour des raisons que nous ignorons. Il ignore que le pays se développe et n'a pas besoin de connaître des problèmes liés à l'insécurité et surtout des bruits qui risquent de compromettre ce processus. Les grands chantiers initiés par le gouvernement depuis le retour à l'ordre constitutionnel sont imminents et attendent d'être réalisés. Le Président de la République doit savoir que le peuple qui lui a confié la destinée de la nation que le développement du pays qui est chancelant demande l'apport de tous les fils de ce pays, sans exception. François Bozize dans son discours prononcé à Tripoli en Libye estime que le pays va à la dérive et il en a profité pour mendier à bras raccourcis. Cela s'explique par son attitude à vouloir tout négliger pour parvenir finalement à une situation intenable. Les gens, ils sont nombreux et nous écument chaque jour à la surprise générale. Le gouvernement n'entreprend absolument rien pour donner des suffisances à une politique sociale qui manque au pays. Il n'est nullement prescrit quelque part que les grands travaux pensés par le gouvernement et qui seront réalisés dans un laps de temps seront voués à l'échec. Les gens s'estiment heureux quand le pays va très mal. C'est justement l'hypothèse selon laquelle, il n'y a rien de nouveau sous les cieux.
Personne n'est troublé mais nous avons plus peur de l'insécurité qui nous perturbe au quotidien et nous empêche de subvenir à nos besoins vitaux de chaque jour.
Nous analysons l'actualité avec beaucoup plus de lucidité. Ce qui s'explique par les évènements dramatiques qui s'imbriquent et s'entrechoquent dans notre univers actuel.
Le pays est mis sur orbite mais ne parvient pas à décoller. C'est dommage pour un pays qui totalise plus de quarante années de souveraineté.

Jeudi 08 Juin 2006
Marcel Dexter Gazikolguet
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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 23:49

DEMOBILISATION, REINSERTION DES EX COMBATTANTS : UNE OPERATION QUI CONTINUE DE FAIRE DES AGITATIONS



 


L'on se souvient que depuis décembre 2005, le gouvernement centrafricain avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Centrafrique a initié l'opération dénommée « Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants ». Cette opération visait à identifier, recenser les ex-combattants et les réinsérer dans la vie active selon que ceux-ci optent soit pour la vie civile ou leur incorporation à nouveau dans l'armée centrafricaine. Les soubresauts militaro politiques que le pays a connu depuis une décennie, l'absence de paix, l'insécurité totale qui a élu domicile en Centrafrique, les multiples sévices et exactions de toute sorte qu'a subi la population et qui sont commis par les porteurs de tenues, sont autant des raisons valables qui ont présidé à cette opération.
Malheureusement, force est de constater que, c'est tout le contraire que l'on observe durant la mise en œuvre de la première phase de ce projet lequel, n'a pas produit les effets attendus et par contre, a fait plus de mécontents que de satisfaits. Mardi matin, suite à l'annonce de l'instruction ministérielle relative aux modalités de mise en œuvre des opérations d'identification et d'établissement des listes des ex-combattants à démobiliser, des remous de protestation se sont élevés parmi les premiers ex-combattants identifiés et recensés qui ont opté pour la vie civile mais qui attendent que le projet PRAC les prennent en charge pour leur réinsertion.
Selon ces derniers qui se disent mobilisés pour appeler au boycott de la seconde phase du projet, les objectifs fixés en ce qui concerne le financement des projets dont ils seront porteurs n'ont pas été réalisés à la hauteur des attentes et qu'il y a eu beaucoup de cas de détournement associé au népotisme des responsables chargés de la gestion de ce programme. En clair, ils soutiennent que les ex-combattants qui ont réellement été satisfaits ne sont que ceux issus de l'ethnie Baya et qui ont des affinités avec les princes qui nous gouvernent. Selon le plan conjoint d'accélération de ce projet, la fin juin 2006 serait la date butoir pour une évaluation à mi parcours afin de montrer si oui ou non ce programme a connu un succès. Mais avec les mécontentements qui fusent de partout et surtout la déclaration sur les ondes de RFI par Francis Bozizé, Directeur de cabinet du Ministre de la Défense Nationale François Bozizé que l'opération a maille à partir dans les provinces, il y a lieu de se poser la question sur l'effectivité de la poursuite de ce programme. Il est temps que les bavures constatées dans la gestion de cette première phase soit corrigée car à défaut, on risque d'accroître le nombre des mécontents qui pourront alimenter le rang des rébellions en gestation dans le nord et le nord-est du pays.
Par ailleurs, l'on ne le dira jamais assez du comportement de certains compatriotes détenteurs d'une parcelle de pouvoir de gestion et qui, avides de tout avoir, s'enrichissent illicitement sur le dos des autres en mettant en œuvre, des manoeuvres lugubres pour atteindre leur but. Il n'est un secret pour personne que tous ceux qui qui ont appris à manipuler l'arme de guerre ne peuvent s'en débarrasser que lorsqu'ils tombent l'arme à la main. C'est autant dire que les ex-combattants qui ont pris goût des armes n'hésiteront pas à y recourir quand la situation se présente. C'est justement ce qui se passe non seulement au su et au vu de nos autorités politiques et administratives mais aussi des responsables des institutions internationales partenaires au développement du Centrafrique qui ne cherchent pas à le corriger. Cette situation est assez dangereuse et risque un jour d'éclater emportant ainsi le pays hors de son processus de développement. Alors, il est très important que pour la suite du processus opérationnel de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants, que les rôles et les responsabilités des parties prenantes soit bien précisés, que des mesures soient prises pour sanctionner les cas de déviation de sorte que l'impunité qui est le facteur propulseur des faussetés dont est victime le commun des centrafricains soit annihilée.

Jeudi 08 Juin 2006
Grand. Petit-Jean
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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 23:29
 

 

Des rébellions armées en Centrafrique, pour quoi faire?
(Les dossiers de l'actualité de Sangonet 02/06/2006)
( 02/06/2006)


Nous disions plus tôt que la démocratie en Centrafrique n’était pas exclusivement celle de Bozizé, ni celle des députés, même si tous avaient été démocratiquement élus à la suite de consultations libres. Nous pourrions aussi ajouter que la démocratie ne serait pas la chasse-gardée des partis politiques qui avaient rallié le gouvernement de Bozizé. La démocratie appartiendrait à toutes les couches de la société centrafricaine sans distinction aucune. De la même manière, nous avancerons aujourd’hui qu’une rébellion armée ou plusieurs rébellions d’où qu’elles viennent ne devraient pas être considérées comme une forme acceptable de l’expression de cette démocratie, surtout si ces rébellions donnent l’impression de vouloir règler certaines querelles ou des comptes personnelles avec Bozizé en particulier ou avec d’autres personnalités dans le pays.



Ce préalable établi, nous pourrions dire simplement que la démocratie serait un ensemble de prescriptions, acceptée par tous et par chaque citoyen, pour gérer efficacement dans les règles et dans la paix toutes les affaires importantes du pays, afin que les bénéfices que l’on en tirerait profitent à toutes les générations des centrafricains, celles présentes et les autres à venir. La démocratie serait un système qui offrirait aux centrafricains un forum pour débattre publiquement et civilement des problèmes qui les préoccupent; ce système offirait aussi le choix libre de différentes alternatives politiques, puis l’acceptation du consensus quant à ce qui concerne les actions à mener et les méthodes. Malheureusement, de très nombreux fils et des filles du pays avaient crû que l’exercice de la démocratie ne se limitait qu’au choix d’un président et à celui des députés, et, avaient refusé de voir le vaste champ d’application que l’exercice de cette démocratie offrait. Malgré cette incompréhension qui constituerait un lourd handicap que le peuple devrait circonscrire d’urgence, nous pourrons encore dire haut et fort qu’une rébellion armée en Centrafrique, d’où qu’elle vienne, n’offrirait pas aux citoyenx ces options libres, car une rébellion armée ne dicterait que son seul choix idéologique en s’imposant à tous comme la seule et unique option politique. Les citoyens, y compris ceux ou celles qui seraient aujourd’hui dans l’opposition et qui, pour certaines raisons connues d’eux seuls, auraient de la sympatie pour ces rébellions, avaient semblé oublié qu’une rébellion armée apporte toujours avec elle son lot de destruction, de désolation et de traumatisme qui, tous ensemble, auraient des effets pervers et latents sur la société. Par ailleurs, pourquoi ces centrafricains accepteraient l’idée de ces rébellions si, d’entrée de jeu, ces chefs de guerre et ceux qui les soutiennent n’auraient la volonté, ni les moyens financiers, ni les capacités pour reconstruire tout ce qu’ils auraient détruit? Est-ce que ces fils du pays avaient déjà oublié les effets néfastes, causés par la dernière rébellion de Bozizé et de ses hommes? Pourquoi donc Bozizé tarderait aujourd’hui à trouver les solutions aux problèmes pressants des centrafricains?



Enfin, observons un peu plus attentivement la logique des récentes rébellions armées de Miskine, de Djadder et d’autres non encore identifiés à venir. Ne trouvez-vous pas que ces chefs rébelles avaient utilisé le même prétexte que celui des mutineries de l’armée nationale sous le régime de Patassé? Bozizé n’avait-il pas utilisé ce même subterfuge qui avait abouti à son coup d’état? Mais quelle avait été cette logique ou cette ruse? Lorsque l’euphorie du pouvoir leur était montée à la tête, un régime politique en place à Bangui n’était plus sensible, devenait sourd et refusait d’écouter les cris de désespoir des citoyens. Si seulement ces régimes là avaient voulu écouter les cris d’appel à l’aide de leurs concitoyens, puis avaient accepté de rechercher ensemble avec toute la communauté nationale les solutions pratiques aux crises du moment, l’on aurait éliminé ces pretexts et le pays ne serait pas au point où il faille chaque fois ré-écrire la constitution du pays.



Même si une constitution avait établi l’essentiel des prescriptions normatives, chaque régime au pouvoir et ses membres qui avaient les mains plongées dans les pots de miel, s’étaient montrés arrogant en refusant de véritablement donner vie à ce mouvement démocratique, puis de faire participer tous les fils et toutes les filles à la gestion des affaires du pays. Ces régimes avaient estimé qu’écouter les critiques ou les suggestions, reconnaître publiquement leurs erreurs ou accepter de corriger certains actes, seraient simplement faire la démonstration des faiblesses du régime en question. Et les solutions que ces régimes proposaient avaient été de prouver que leur autorité qui avait résulté de l’investiture démocratique, était la finalité. Ces régimes avaient estimé qu’il était important d’affirmer cette autorité en refusant par exemple de se plier aux demandes légitimes des différentes couches sociales, affectées par leur gestion médiocre des affaires, plutôt que d’accorder une quelconque concession. Mais gouvernenr un pays ne signifierait-il pas aussi accepter des responsabilités et vouloir s’en décharger honorablement? Et nous nous étions demandés à quelles écoles ces militaires et ces politiciens avaient appris que servir son peuple se faisait exclusivement par le durcissement de ton ou par le brandissement d’une décision de non-recevoir?



Regardons particulièrement les rébellions armées et leurs conséquences. Dans leurs déclarations officielles de faire tomber le régime de Bozizé, Miskine ou Djadder avaient oublié de préciser au peuple centrafricain qu’ils avaient aussi l’intention, à leur tour, d’être un jour président de la république. Et ils avaient aussi volontairement oublié de dire au peuple ce qu’ils feraient une fois en poste et qui serait différent de la misère dans laquelle Bozizé, son gouvernement et les députés de sa majorité maintiennent le pays. Quels centrafricains nouveaux, hommes ou femmes, auraient-ils avec eux et qui ne feraient pas les mêmes choses que ceux qui sont en place aujourd’hui? Bozizé était entré en rébellion et ses hommes avaient détruit, volé, violé et tué sur leur passage, parce que Patassé ne voulait pas de la tenue du dialogue national. Le dialogue national avait enfin eu lieu. Dites-nous donc ce que Bozizé, son gouvernement et ses députés en avaient fait depuis pour le pays et ses enfants?



Mais dites nous donc qui avait en réalité payé le prix cher de ces rébellions? Nous estimons qu’il ne serait pas juste de la part de ces chefs de guerre de faire porter à de nombreuses familles innocentes les conséquences de leurs fantaisies égocentriques. Mais ne devraient-ils pas plutôt expliquez clairement à leurs frères et soeurs ce qu’ils leur apporteraient par leurs rébellions et qui serait different de la situation d’insécurité et des misères auxquelles Bozizé avait contribué et qu’aujourd’hui son gouvernement aurait du mal à éradiquer! Si ces chefs de guerre avaient des capitalistes, des hommes affaires, des bailleurs de fonds ou encore des marchants de la mort derrière leurs rébellions, nous pourrions suggérer que toutes ces ressources financières destinées à l’achat d’armes et de munitions et à leurs campagnes pour prendre le pouvoir a Bangui, servent plutôt à développer des grandes exploitations agricoles ou d’élevage dans le pays ou à créer des petites unités de production qui assureraient du travail en grand nombre pour ceux qui les suivent dans leurs rébellions et pour les autres fils du pays qui sont chercheurs d’emploi. De telles exploitations pourraient profiter à ces chefs de guerres réconvertis, à leurs bailleurs, et enfin au pays tout entier.



Ces rébellions qui apporteraient encore plus de misère, n’auraient aucun sens dans une démocratie que les fils et les filles de la Centrafrique cherchent ardemment à bâtir. Nous voudrions humblement demander à ces centrafricains de suivre l’exemple de Joseph Bendounga qui, d’une manière très honorable et civique, défend les intérêts des enfants du pays. Même si celui-ci n’est toujours pas entré en rébellion armée, il n’en est pas moins un grand chef et un grand démocrate. Nous suggérerons à ces chefs de guerre de rentrer pacifiquement à Bangui et de se joindre à Bendounga et aux autres pour débattre civilement avec Bozizé et toute la communauté nationale des voies et moyens pour débarasser le pays des zaraguinas, pour renforcer la paix et pour apporter la prospérité à la Centrafrique. Et si un jour prochain, le peuple qui avait élu Bozizé juge enfin que les prestations de celui-ci ne seraient plus acceptables, par cette même voie démocratique, le peuple choisira un autre fils ou une autre fille du pays pour continuer à lancer le défi au sous-développement.



Enfin, si ces chefs de guerre ont du mal à considérer cette alternative pacifiste, nous leur demanderons de se rappeler des rébellions et de leurs conséquences sur les populations civiles dans des pays comme l’Angola, le Soudan, le Congo Démocratique, et le Sierra Leone. Mais si en réalité les centrafricains voudraient régler les problèmes de la destinée de leur pays par les rébellions plutôt que par la démocratie et par les termes de la constitution qu’ils avaient plébiscitée, eh bien qu’il en soit ainsi! Et ce serait dommage!



Jean-Didier Gaïna

Virginie, Etats-Unis d’Amérique
(02 juin 2006)

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 23:20
Les obsèques du Général Ngbale Ambroise
(Agence Centrafrique Presse 06/06/2006)


Bangui, 6 juin (ACAP) Les obsèques du Général de Division Ambroise Ngbalé, Directeur de l’Office National Conventionné des Anciens Combattants et Victimes de Guerre décédé le 23 mai dernier à l’Hôpital Communautaire de Bangui, se sont déroulées mardi à la place d’Arme Martin Lingoupou au Camp Izamo à Bangui, en présence du Président de la République, François Bozizé.

Dans le témoignage rendu à cette occasion, le Général Yangongo a révélé que‘’Le Général de Gendarmerie Ambroise Ngbalé avait un sens de réserve, de modération et de modestie très apprécié de tous les chefs d’Etat que nous avons servis ».

« Sa ferme détermination de très bien faire et de réussir toutes missions d’Etat, son esprit de discipline, sa loyauté, son sens de primauté de l’intérêt supérieur de la nation, l’ont toujours placé très haut dans l’estime de la haute hiérarchie militaire », a conclu le Général Yangongo.

L’oraison funèbre a été présentée par le Général de Corps d’Armée, Alphonse Gombadi qui a d’abord retracé le cursus scolaire du défunt, sanctionné par le Certificat d’Aptitude Professionnel (CAP).

« Séduit par le métier des armes, Ambroise Ngbalé fut admis le 30 novembre 1959 à l’école de la gendarmerie de la zone outre-mer du Centre d’Instruction Militaire de Brazzaville. Il poursuivit ses études de sous-officiers en France (FREJUS). Il est nommé général de division le 31 juillet 1978 », a déclaré M. Gombadi.

Après avoir suivi et terminé les cours de perfectionnement d’élève officier à l’Ecole des officiers de la gendarmerie Nationale (EOGN) de Melun, il revient au pays et exerce de hautes responsabilités au sein de la gendarmerie nationale.

Inspecteur général des forces armées centrafricaines, Commandant du Centre Supérieur d’instruction militaire des FACA à Bouar, Ambroise Ngbalé fut nommé le 24 avril 1979, chef d’Etat-major général de la Défense nationale.

Décédé à l’âgé de 68 ans, Ngbale Ambroise laisse derrière lui une veuve et vingt huit enfants. Il a été inhumé dans son village natal de M’Baïki à 105 km au sud de Bangui.



Sébastien Lamba/ACAP
06 juin 2006

 

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 22:56
Abracadabrantesque U.M.P.C.A
(Centrafrique-Presse 06/06/2006)


Cinq années après Jacques Chirac qui créa l’U.M.P, Bozizé met en place une version tropicalisée sous l’appellation U.M.P.C.A autrement dit, « l’union des mouvements populaires en Centrafrique ».

Presque un nom évènement s’il ne s’agissait pas du parti du président de la république française et désormais « celui » également de l’autoproclamé. Ce dernier né vient s’ajouter à une liste exhaustive d’environ une quarantaine de partis déjà existantes dans un pays de 3 500 000 habitants dont l’indice de développement est l’un des plus bas si ce n’est le plus bas au monde.

L’abracadabrantesque plagiat de l’œuvre de jacques Chirac par Bozizé aurait pu passé inaperçu si nos vaillants et vigilants compatriotes n’avaient pas décelés une manœuvre politicienne de bas étage, de bas instincts, de mauvais goût, maladroite, puérile et irresponsable qui montre une fois de plus les limites d’un homme, d’un régime aux abois et au-delà celles d’un système inapproprié.

La transposition de l’appellation « U.M.P » depuis la métropole en « U.M.P.C.A » en terre centrafricaine ne pose t-elle pas au-delà de l’acte que l’on peut considérer de« plagiat » le problème récurrent de l’émancipation de nos hommes politiques par rapport à la France ?. Hier c’était feu David Dacko qui a eu l’outrecuidance de transformer l’U.D.F « union démocratique français » en « Union Démocratique Centrafricaine ».

Ce manque de création ou plutôt de créativité ne pose t-elle pas au fond la question de l’amateurisme de Bozizé face à la symbolique politique ? Du non maîtrise de la déontologie du métier de politique ? D’une improvisation chronique dû à un manque de projet de société ? Un manque de vision affirmée et affichée ?

Nous aurions rigolé à gorge déployée s’il ne s’agissait pas de notre pays. Hélas ! Mille fois hélas ! Par l’inconscience de Bozizé, nous sommes devenu la risée du monde. Ne sachant quoi répondre à la surprise et à l’interrogation de nos amis.

Avec cet acte, toutes les tares et les insuffisances de l’autoproclamé sont apparues au grand jour. Un exercice de charme pense t-il par conséquent irresponsable dont le seul objectif est d’attirer les faveurs du président de la république française et celui du président de l’U.M.P de France. Les charmés, leur plaire coûte que coûte telle une prostituée afin de pouvoir bénéficier pour une énième fois de quelques subsides et faveurs, notamment en monnaies trébuchantes et autres interventions militaires en ces temps difficiles.

En faisant ce choix de coeur, Bozizé prend parti et position inconsciemment dans la politique française à une année des prochaines élections présidentielles. A un moment ou toutes les incertitudes sont permises. Bozizé joue ouvertement la carte de la droite française. Plus particulièrement celle d’un jacques Chirac en difficile fin de règne et surtout celle d’un certain Nicolas Sarkozy conquérant, un peu démagogue qui rêve d’une immigration choisie, d’une relation entre la France et une Afrique responsable, moins paternaliste. En fait tout le contraire de la pratique bozizéenne.

Gageons que le rêve de Bozizé de faire de l’U.M.P.C.A un parti état est un projet mort-né car l’époque ne s’y prête guère et puis son U.M.P.C.A ne saura se départir ne fut-ce que de son aura toute ethnique même si l’homme du 15 mars est prêt à mettre toute sa fortune pour corrompre et faire adhérer tous les opportunistes et autres « Tê-ka mon Tê-gué.


Auteur : La Rédaction

par Jean Eloi Mandazou

 

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 22:45
Les principales dates dans la vie d'Abou Moussab al-Zarqaoui

 

BAGDAD (AP) - Voici les principales dates dans la vie d'Abou Moussab al-Zarqaoui:

20 octobre 1966: Naissance à Zarqa, en Jordanie, de Ahmad Fadhil Nazzal al-Khalayleh, membre d'une branche pauvre de la tribu bédouine des Bani Hassan.

Années 80: Après avoir mené une vie dissolue et de petite délinquance, il devient militant de l'islam extrémiste et se rend en Afghanistan pour lutter aux côtés des moujahidine contre l'invasion soviétique.

Années 90: regagne la Jordanie où il est arrêté et condamné pour complot contre la monarchie en 1996. En prison, il se radicalise et peaufine son idéologie extrémiste tout en devenant chef de gang.

1999: Bénéficiant de l'amnistie du nouveau roi Abdallah, il retourne en Afghanistan, dans les camps d'entraînement d'al-Qaïda.

2001: Fuit l'Afghanistan pendant l'offensive américaine contre les talibans, et gagne l'Irak en passant par l'Iran.

Octobre 2002: Assassinat en Jordanie du diplomate américain Laurence Foley, considéré comme la première opération terroriste des partisans d'al-Zarqaoui.

Février 2003: Présentant au Conseil de sécurité de l'ONU le dossier américain justifiant la future intervention en Irak, le secrétaire d'Etat Colin Powell avance la présence de Zarqaoui en Irak comme preuve des liens entre Saddam Hussein et Al-Qaïda. Des liens qui seront par la suite mis en doute.

Août 2003: le groupe de Zarqaoui, "Tawhid wal Jihad", lance des attentats-suicide contre le quartier général de l'ONU à Bagdad et les sanctuaires chiites de Najaf, considérés par beaucoup comme le point de départ de l'insurrection irakienne.

Avril 2004: Décapitation de l'otage américain Nicholas Berg, dont les images diffusées sur Internet parachèvent la réputation sanguinaire du chef terroriste.

Juillet 2004: Washington met la tête de Zarqaoui à prix, 25 millions de dollars, soit autant qu'Oussama ben Laden.

Septembre 2004: Décapitation de l'otage américain Eugene Armstrong, également diffusée sur Internet.

Octobre 2004: Zarqaoui prête allégeance à Ben Laden, et rebaptise son groupe "Al-Qaïda en Irak".

Février 2005: Un attentat-suicide à Hillah, revendiqué par Al-Qaïda en Irak, fait 125 morts, soit l'attentat le plus meurtrier de toute l'insurrection.

9 novembre 2005: Le triple attentat-suicide contre des hôtels d'Amman, en Jordanie, fait 60 morts, principalement des musulmans sunnites. Cette opération, dénoncée par d'autres groupes extrémistes, marque un tournant pour Zarqaoui, accusé de s'en prendre à des musulmans innocents.

5 janvier 2006: Les jihadistes de Zarqaoui Al-Zarqawi sont accusés d'une série d'attentats-suicide anti-chiites à Kerbala et Bagdad, qui font au moins 130 morts.

Janvier 2006: La mouvance Zarqaoui annoncé qu'elle rejoint les rangs de l'organisation chapeautant les mouvements de la résistance irakienne, le Conseil (Choura) des moujahidine. Ce geste est considéré comme une tentative de donner un visage plus irakien et plus légitime à Al-Qaïda en Irak, qu'on pense être composé principalement par des combattants arabes non-Irakiens.

7 juin: Zarqaoui est tué avec plusieurs de ses lieutenants dans un bombardement aérien américain. Ses partisans jurent de poursuivre la "guerre sainte". AP

nc/v

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 22:22
jeudi 8 juin 2006, 20h12
 
Le chef d'Al-Qaïda en Irak tué
 
Par Thibauld MALTERRE

 

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BAGDAD (AFP) - Abou Moussab al-Zarqaoui, le chef d'Al-Qaïda en Irak et l'un des principaux chefs de la guérilla, a été tué dans un raid aérien au nord de Bagdad, un coup dur porté au réseau terroriste mais beaucoup reste à faire de l'aveu même des Etats-Unis.

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Signe de la persistance des craintes de violences, Washington a dit que la mort de Zarqaoui n'aurait pas d'incidence immédiate sur le nombre de GI's déployés en Irak et qu'une telle décision dépendrait des conditions sur le terrain, où 35 personnes ont encore péri dans quatre attentats à Bagdad.

Al-Qaïda s'est d'ailleurs engagé à poursuivre le combat contre les forces américaines, dans un communiqué confirmant la mort de l'extrémiste sunnite jordanien dont le groupe est responsable d'attentats meurtriers, de rapts et d'assassinats et qui avait déclaré la guerre aux chiites en Irak.

 

"Zarqaoui a été éliminé", a proclamé dans une conférence de presse à Bagdad le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki sur un ton triomphal, suscitant les applaudissements de l'assistance.

 

"Ce qui s'est passé aujourd'hui est le résultat de la coopération du peuple irakien, qui a facilité une opération combinée des forces de police et de la force multinationale" dirigée par les Américains, a-t-il dit.

 

La mort de Zarqaoui, dont la tête avait été mise à prix pour 25 millions de dollars par Washington, est le plus important revers subi par les forces hostiles à la présence des troupes américaines en Irak depuis la capture du président déchu Saddam Hussein en décembre 2003.

 

Selon le commandant de la Force multinationale en Irak, le général américain George Casey, l'ennemi public numéro un en Irak "a été tué dans un raid aérien contre un repaire isolé à 8 km au nord de Baaqouba (60 km au nord de Bagdad) mercredi à 18H15 (14H15 GMT)".

 

"Le raid a été mené après des renseignements obtenus de hauts responsables de son groupe, selon lesquels il allait participer à une réunion à quelque 8 km au nord de Baaqouba. L'un de ses lieutenants les plus importants, son conseiller religieux cheikh Abdel Rahman, a été tué avec lui", a-t-il dit.

 

"Des unités de la police irakienne sont arrivées les premières sur place. Des troupes de la coalition ont ensuite identifié Zarqaoui grâce à ses empreintes digitales, son visage et ses cicatrices", a-t-il expliqué.

 

L'armée américaine a présenté aux journalistes une photographie montrant le visage en noir et blanc de Zarqaoui, 39 ans, les yeux fermés avec une barbe fournie. Elle a montré des photos du raid dans lequel les renseignements jordaniens ont été impliqués selon Amman.

 

Selon le porte-parole de l'armée américaine, le général William Caldwell, "en plus de Zarqaoui et Abdel Rahman et d'un certain nombre de membres d'Al-Qaïda, une femme et un enfant ont été tués lorsque deux bombes de 250 kg ont été larguées sur la maison" dans le raid.

 

Selon des proches de la famille Zarqaoui, l'une des trois épouses de Zarqaoui y a "probablement" péri. M. Maliki a précédemment fait état de sept personnes dont deux femmes, tuées dans le raid outre Zarqaoui.

 

Des échantillons seront prélevés sur le corps de Zarqaoui à des fins d'analyses ADN, dont "les résultats sont attendus d'ici 48 heures", a ajouté le général Caldwell selon qui l'Egyptien "Abou al-Masri" pourrait succéder à Zarqaoui.

 

Même si l'élimination de Zarqaoui a été présentée comme un grand succès, les Etats-Unis et leurs plus proches alliés ne se font guère d'illusions sur la poursuite des violences en Irak.

 

Le président George W. Bush a déclaré qu'avec la mort de Zarqaoui "l'idéologie de la terreur a perdu un de ses chefs les plus visibles et les plus actifs. La mort de Zarqaoui est un coup dur porté à Al-Qaïda".

 

Mais il a aussi prévenu qu'il fallait "s'attendre à ce que les terroristes et les insurgés continuent sans (Zarqaoui)".

 

Même son de cloche chez son allié britannique, le Premier ministre Tony: La mort de Zarqaoui "représente un coup pour Al-Qaïda. Mais ne nous faisons pas d'illusions. Nous savons qu'ils continueront à tuer".

 

"Bien que le dirigeant désigné d'Al-Qaïda en Irak soit maintenant mort, son organisation terroriste continuera de présenter une menace, car ses membres continueront d'essayer de terroriser le peuple irakien et de déstabiliser son gouvernement", a reconnu le général Casey.

 

M. Maliki s'est dit en revanche optimiste quant à la capacité des forces de sécurité à venir à bout de la violence, surtout après la nomination des ministres en charge de la sécurité attendue depuis plusieurs semaines.

 

M. Bush a salué la formation complétée du gouvernement et annoncé une conférence entre les administrations américaine et irakienne mardi pour examiner l'évolution de la situation en Irak.

 

Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan a parlé de "soulagement" après la mort de Zarqaoui, un ex-délinquant qui avait fait ses premières armes en Afghanistan et accédé à la notoriété avec la diffusion en 2004 d'une vidéo de la décapitation d'un otage américain, qui le présentait masqué tenant le rôle du bourreau.

 

"Le grand Satan est mort et je suis tellement content que j'en oublie la pénurie d'eau et d'électricité", a dit Majid Hachem al-Assadi, un fonctionnaire chiite de Bagdad.

 

Comme ses voisins, il a commencé à distribuer des douceurs alors que les muezzins annonçaient du haut des mosquées "le boucher des adeptes du prophète (les chiites, ndlr) est mort", ou "Zarqaoui, le honni est fini".

 

Côté sunnite, un boucher, Mondher Obeidi, estime que "cela ne va rien changer". "Nous avons mille Zarqaoui qui parcourent les rues, ce sont ceux qui tuent et enlèvent les gens dans l'impunité", dit-il en allusion aux bavures présumées de l'armée américaine en Irak.
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Published by BOMONGO Lucé Raymond - dans TRIBUNE GOUVERNEMENTALE
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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 18:53

JOSEPH BENDOUNGA PROPOSE UNE SOLUTION DE SORTIE DE CRISE EN CENTRAFRIQUE A L'ATTENTION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DU GENERAL FRANÇOIS BOZIZE, DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET DES CHEFS DES ETATS DE LA CEMAC.

Un dialogue politique et non la solution militaire s'impose au Centrafrique



 

Logo du parti MDREC
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Depuis la tentative de coup d'Etat du 03 mars 1982 aux rébellions des 16 avril, 16 mai 1996 et 23 septembre 1997 en passant par les tentatives de putsch du 28 mai 2001 du général André KOLINGBA à celles du général François BOZIZE les 03 septembre 2001 et 25 octobre 2002 pour arriver au putsch du 15 mars 2003, fomenté par le président tchadien Idris DEBY à cause du différent avec le président Ange Félix PATASSE sur l'exploitation de la nappe pétrolifère centrafricano-tchadienne pour placer le Général rebelle, son frère d'arme et cousin François BOZIZE aux commandes de l'Etat Centrafricain,

L'armée centrafricaine, la grande muette est complètement politisée, désorientée et déstabilisée. Les forces armées centrafricaines (FACA), qui devraient être le creuset de l'unité nationale sont devenues des structures tribales aux seins desquelles, le clan BOZIZE se taille la part du lion. La garde prétorienne de BOZIZE (Bérets Verts) véritable machine à tuer la population civile a fait du Centrafrique : un pays où le terrorisme d'Etat, les pires violations des droits de l'homme et les crimes de guerre sont légions.

Hormis le Président David DACKO, tous ses successeurs ont fait de l'armée, le bastion de leur ethnie.

BOKASSA en 1972 après la tentative du coup d'Etat des frères OBOUROU donna à notre armée un visage tribal. Les TOUROUGOU TI BERENGO (soldats de BERENGO) ainsi que les ABEILLES, troupes d'élites, essentiellement constituées des GBAKA et MBATI ont semé la mort et la désolation à Bangui. L'extermination des officiers et les tueries des lycéens en 1979 furent les illustrations d'un règne dont le support fut une armée tribale.

Après la tentative du coup d'Etat radiophonique du 03 mars 1982 par le trio PATASSE-BOZIZE-MBAÏKOUA, le général André KOLINGBA s'était retourné vers son ethnie YAKOMA en la renforçant de leurs alliés des ethnies SANGO et NGBOUGOU pour créer une véritable armée tribale à 80 %.

Le fameux escadron blindé autonome (EBA) de KOMELO au sein duquel les ordres étaient donnés en YAKOMA, s'était illustré dans la répression de la tentative du putsch du 03 mars 1982 sur les populations KABA à PAOUA : 26 villages furent brûlés et la population civile massacrée.

Les démocrates qui militaient pour le multipartisme et la conférence nationale de 1990 à 1992 furent tués. Cette garde prétorienne du Général KOLINGBA tua le Docteur Claude CONJUGO BATOMA ainsi que les jeunes de BOY RABE et de GOBONGO qui furent cueillis comme des singes sur les goyaviers dans la concession de Café SATO. Les quartiers Nord de Bangui furent leurs cibles de prédilection comme le témoignait l'invective du secrétaire d'Etat à l'intérieur Augustin GBANDA : « BOY RABE QUARTIER ROUGE FADE AGA QUARTIER NOIR » BOY RABE, le quartier rouge deviendra un quartier noir.

En 1996, lorsque le régime PATASSE au regard de l'audit parlementaire voulut saisir la justice, les caciques du régime KOLINGBA qui en seraient les victimes avaient réagi par des mutineries en cascade, pour entreprendre une lutte de récupération du pouvoir par les armes. Ainsi, de 1996 au 28 mai 2001, ils feront parler la poudre dans les rues de la capitale centrafricaine qui devint : Bangui la roquette.

Pour combattre le clan KOLINGBA et mettre un terme à son hégémonie sur l'armée nationale, le Président Ange Félix PATASSE sur la demande de son épouse Lucienne PATASSE fit de son beau-frère et ancien allié François BOZIZE : le chef d'Etat major des forces armées centrafricaines (FACA). Ainsi fut née la volonté de renverser la vapeur au sein des FACA pour que les ethnies des préfectures de l'OUHAM et l'OUHAM-PENDE puissent y être majoritaires. Le Général François BOZIZE, créa les milices KARAKO, BALAWA et SARAWI constituées des KABA, GBAYA, MBOUM et DAGBA.

Le gourou de la secte christianisme céleste, le général François BOZIZE se servit de son lieu de culte de GALABADJA comme base de recrutement au sein de l'armée nationale. Les primes générales d'alimentation (PGA) des FACA détournées par le général François BOZIZE, lui permirent de recruter ses adeptes parmi les GBAYA, dont les aptes furent incorporés dans l'armée nationale, ce qui lui permit d'envisager la conquête du pouvoir.

De 2002 à 2004, Idris DEBY, président du Tchad et parrain du Général François BOZIZE entreprit la déstabilisation, la destruction et le pillage systématique de la RCA : les administrations, les écoles, les lycées et collèges, les centres de santé et hôpitaux, le parc automobile national, trois grandes structures de génie civil dont les projets japonais et allemand, des engins de travaux publics de l'Etat et des sociétés privées. Le tissu économique et industriel fut complètement pillé ou détruit : 5 usines d'égrenage de coton furent démontées et emportées au Tchad. Le pillage de la ville de Bangui par les Tchadiens mis à la disposition du Général BOZIZE pour la conquête du pouvoir par son parrain Idris DEBY, du 15 mars au 31 décembre 2003 donna le coup de grâce à l'économie centrafricaine déjà moribonde suite aux dix années de mauvaise gestion par le régime MLPC et les effets néfastes des multiples rébellions et tentatives de putschs.
Ainsi conçues et réalisées, les aventures guerrières des généraux destructeurs KOLINGBA et BOZIZE compromettaient gravement et durablement : la paix, l'unité nationale, la stabilité de l'Etat et le développement de la République Centrafricaine.
Plus de trois ans après le 15 mars 2003, la République Centrafricaine est devenue un no man land où les forces non identifiées, les coupeurs de route, les trois rébellions du Nord et les ex rebelles du Général BOZIZE devenus par la force des armes loyalistes sèment : la terreur, la mort et la désolation.

L'incapacité du Général François BOZIZE à mettre un terme à l'insécurité généralisée et à entamer des négociations avec l'opposition politique et la rébellion armée ainsi que le manque d'un projet de société pouvant permettre à la RCA de renouer avec la croissance et les partenaires au développement emmènent le M.D.R.E.C à demander dès décembre 2005, la démission du général inconscient et incompétent.

Au lieu de nouer le dialogue avec l'opposition civile et armée pour la recherche de solutions de sortie de crise, le général BOZIZE fait parler la poudre. Il multiplie les voyages en Libye, en Afrique du Sud, au Tchad et envoie partout des émissaires pour chercher des soutiens et des armes pour combattre les trois rébellions au Nord. Une partie des maigres revenus centrafricains servent à acheter des armes de guerre en Ukraine et en Afrique du Sud.
La République Centrafricaine se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins par la faute du seigneur de guerre DEBY, son poulain BOZIZE, de la communauté internationale et du syndicat des chefs des états de la CEMAC. L'une de ces deux solutions s'impose au Centrafrique pour un retour définitif de la paix :

1°/ La solution extrême : le général François BOZIZE démissionne. Des élections anticipées sont organisées dans les six mois pour permettre au Centrafrique de se doter de nouvelles institutions,

2°/ La solution de conciliation : le général François BOZIZE reste au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat. Mais il est dépouillé d'une partie de ses pouvoirs en faveur d'un Premier Ministre de consensus.

Dans chacun des deux cas de figures, un dialogue politique aurait préalablement déblayé le terrain et tracer les grandes orientations qui conduiraient la RCA vers une sortie pacifique de la crise née de l'incapacité de BOZIZE à conduire la destinée de notre pays. Toute autre solution ou le statu quo compromettrait l'avenir de la RCA. La communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC doivent cesser de penser à la place des Centrafricains, car le Centrafrique, trois ans après leur choix se retrouve à la case de départ.

Avant les élections regroupées de mars et mai 2005, la communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC disaient à qui voulait les entendre que le Général François BOZIZE était l'homme de la situation, le seul à ramener la paix en Centrafrique. Ainsi, ils ont emmené le général BOZIZE à poser sa candidature et ils ont validé les résultats des élections truquées de mars et mai 2005.

Aujourd'hui, force est de constater qu'un an après le 11 juin 2005, date de prestation de serment du Général BOZIZE après les élections truquée que les bailleurs ne voulaient pas reconnaître parce qu'ils y ont investi des milliards, la RCA est confrontée à de réels problèmes de sécurité et de gouvernance qui, si on n'y prend garde compromettraient définitivement tout espoir de retour à la normale.

La communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC doivent comprendre qu'ils ont échoué et ce qui leur reste à faire, c'est d'assumer leurs parts de responsabilité dans la situation qui prévaut en Centrafrique suite à l'échec de leur homme de main, le général François BOZIZE pour lui demander de démissionner.

Il n'est jamais tard pour mieux agir, la communauté internationale et le syndicat des chefs des états de la CEMAC doivent comprendre cela et offrir aux Centrafricains : une nouvelle chance en les aidant à organiser des élections libres et transparentes sans leur manipulation. Ainsi, le Général François BOZIZE, leur protégé quitterait dignement le pouvoir. La RCA n'a que faire d'un despote n'en déplaise à ses parrains.

La famine et la guerre civile frappent à la porte de la RCA. Lorsque le Centrafrique déstabilisé par le président tchadien Idris DEBY sautera : l'Afrique Centrale tout entière explosera, car les marchands de la mort et les trafiquants de pierres précieuses trouveront une terre de prédilection.

Le Cameroun, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale doivent comprendre que le Président Idris DEBY du Tchad en jetant son dévolu sur le Président Ange Félix PATASSE pour asseoir son hégémonie sur la RCA a ouvert la boîte de pandore et si l'on y prend garde, la sous région CEMAC deviendra un brasier.

Aujourd'hui, DEBY est entrain de payer le revers de la déstabilisation du Centrafrique et DIEU seul sait ce que lui réserve l'avenir. Car on ne peut impunément incendier la maison du voisin et se croire en sécurité.

Un dialogue politique et non la solution militaire s'impose au Centrafrique. Alea jacta est !
Fait à Bangui, le 6 juin 2006

Le président du M.D.R.E.C



Démocrate Joseph BENDOUNGA



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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 12:41

LA TELE QUI NOUS MANQUE



 

Les images qui viennent d'ici et d'ailleurs manquent cruellement aux avides téléspectateurs qui voudraient savoir ce qui se passe dans le monde. Par la radio, la presse écrite et la télévision, le monde est informé de ce qui se passe dans la sphère universelle. Personne ne peut démentir l'attitude de l'homme motivé et intellectuel. La mondialisation suppose une grande pensée pour l'évolution qui doit déterminer notre condition d'existence. Tous ces canaux d'information nous manquent en partie. C'est ainsi que la télévision Centrafricaine, même si elle est circonscrite à la seule ville de Bangui devra être une appropriation du peuple centrafricain qui s'estime être victime des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Nous avons appris qu'à partir du 10 juin prochain, il va y avoir des aménagements sur le plan de l'équipement et de la technicité pour étendre le réseau de la télévision centrafricaine sur un rayon de trois cent kilomètres. La télévision centrafricaine qui nous a manqué pendant trois mois nous revient en grandeur nature. Nous sommes heureux de comprendre que bientôt, nos réalités culturelles nous seront projetées. Le peuple pourra vivre de visu les réalités du pays et ses avatars tels que ce qui se passe à Bossoui où ses richesses sont expropriées par certains franges de bandits de grands chemins.
La télé est un instrument précieux dont les vertus doivent concourir au développement de la culture et de la dynamique du pays qui nous préoccupe tous. Maintenant, il convient de chercher à savoir pourquoi le gouvernement n'a pas mobiliser des techniciens capables d'assurer la maintenance de l'équipement modernisé. Nous avons appris de façon officieuse que plus de soixante personnes partiront de la télévision pour la retraite. Il se pose un problème de formation de personnel pour la relève. C'est une situation assez préoccupante et le gouvernement doit y veiller.


Mercredi 07 Juin 2006
La Rédaction
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