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Centrafrique : argent contre le silence ou l'accord secret entre le pouvoir et l'opposition. Décryptage !



 

Nous avons appris d'une source crédible que l'opposition centrafricaine dite institutionnelle aurait conclu un accord avec François Bozizé, accord aux termes duquel, elle s'engage à se tenir au carreau et le laisser conduire le pays en bateau jusqu'à la tenue du prochain dialogue politique à l'issue de laquelle, il s'engage à son tour à les associer au pillage du pays. Il se serait aussi engagé à leurs verser des émoluments dont le mentant varie, chaque fin du mois et ce depuis son élection en 2005, à tous les chefs de partis représentatif sur l'échiquier politique national.

L'attitude de cette opposition dite institutionnelle face à l'actualité nationale est de nature à confirmer cette hypothèse. Sinon, avec les affaires de gros sous et les scandales orchestrés par Bozizé, on aurait pu déjà assister, comme ce fut le cas à l'époque du régime d'Ange Patassé, à une levée de bouclier. Peine perdue. La bouche qui mange ne parle pas.

Faut-il le rappeler, l'année 2008 s'annonce bien morose pour notre pays. Les princes qui nous gouvernent ont décidé d'institutionnalisé la corruption et d'amplifier la prédation économique et financière au plus haut sommet de l'Etat. Pour s'en convaincre, il suffit seulement d'égrener la liste des scandales qui s'alignent comme les perles du chapelet : au mépris des lois républicaines et de la constitution de la république, François Bozizé s'attribue à lui et ses acolytes, des permis forestiers. Il s'agit des permis forestiers numéro 188 et 189. Cette situation a provoqué la colère de l'ambassadeur de France et du délégué de l'union européenne qui, contre toute attente, sont sortis de la cécité diplomatique de mise à Bangui, pour adresser une lettre à Bozizé. Il faut également ajouter à cette liste de scandales bozizéens, son refus de confisquer le salaire des membres de la cour constitutionnelle. Il a ordonné que le 8ieme mois d'arriérés de salaire 2007, actuellement en cours de paiement ne leurs soient pas versés. Sur quelle base peut-il se permettre ce luxe ? Comme si l'argent provenait de sa ferme personnelle, il en use et en abuse. Pauvre Centrafrique.

Tout ceci se passe au nez et à la barbe de la ribambelle du groupuscule des leaders politiques. Mais rien à y faire. Personne n'ose se prononcer de peur de provoquer le courroux de Bozizé. Aucun homme politique centrafricain ne veut le mécontenter. Car tous rêvent rejoindre la mangeaille nationale. Car comment comprendre et interpréter le sommeil comateux des chefs de partis politique devant la perte de vitesse du régime en place. Bozizé conduit le pays à vau-l'eau au vu et au su de tout le monde, mais personne s'en offusque outre mesure. Aucune déclaration, aucun commentaire ne vient de la part des partis politiques. Même les députés de l'opposition n'en parlent pas. Bozizé et l'opposition sont parvenus à un consensus miraculeux. Et c'est le peuple qui assiste désabusé à cette déconfiture du tissu économique national. La république centrafricaine s'enlise sans que la classe politique s'en aperçoive.

Si en Irak c'était le programme « pétrole contre nourriture », actuellement chez nous en Centrafrique l'opposition institutionnelle et le régime de Bozizé ont institué le système : argent contre le silence pour leur permettre de s'en mettre plein les poches au détriment du peuple martyr. C'est en tout cas le moins que l'on puisse dire.
 

Lundi 14 Janvier 2008
Wa Kodro

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